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STELLIO
Réf. : FA023

STELLIO

INTEGRALE CHRONOLOGIQUE 1929-1931

STELLIO
Label : FREMEAUX & ASSOCIES
Nombre de CD : 2
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Distinctions :
DIAPASON D’OR / RECOMMANDÉ PAR REPERTOIRE / SÉLECTION RFI POUR AIR FRANCE
Enfin réunis dans leur intégralité, les premiers enregistrements du clarinettiste légendaire qui révéla la biguine martiniquaise à Paris au début des années 30.
Jean Pierre Meunier, historien et discographe, présente en 2 Cd avec un livret 20 pages (Français, Anglais) l'intégrale (1929 - 1931) de celui qui fût aux antilles ce que Louis Armstrong fût aux USA. 
Claude Colombini & Patrick Frémeaux

"Le plus grand instrumentiste de France."
Benny Goodman

Droits audio : Frémeaux & Associés - French West indies.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.
This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included.
Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
- "Tout à fait passionnant" par Trad Magazine
« Avec ces deux coffrets, nous ne pouvons que réitérer les éloges que nous formulions dans le numéro 34 de notre magazine, suite à la livraison du premier volume de "Biguine". Le Stellio devrait à priori constituer la première étape de l’intégrale de ce fabuleux compositeur et clarinettiste. Dès le début de sa carrière, Fructueux Alexandre dit Stellio, avait déjà ce style à la fois lyrique et explosif qui contribua tant à populariser la musique antillaise en métropole. Le livret, extrêmement bien documenté, clairement rédigé et superbement illustré, est tout à fait passionnant : il faut dire que la vie des groupes antillais des années trente ne manquent pas d’anecdotes truculentes. Nous attendons le volume 2 avec beaucoup d’impatience ! "Biguine" numéro deux est un véritable chef-d’œuvre doublé d’un joli tour de force : il présente 36 repiquages de 78 tours que jamais personne n’avait pensé rééditer. A l’inverse d’une quelconque "redite", il complète à merveille le répertoire du premier volume. On retrouve bien sûr Delouche, Delvi, Léardée, Fanfant… mais la rareté des morceaux choisis, donne une idée encore plus précise de l’ambiance qui régnait autour des groupes antillais dans les bals "nègres" de la rive gauche, à Paris dans les années trente. Nous ne saurions trop remercier Jean-Pierre Meunier de nous donner la possibilité d’apprécier les merveilles de sa collection, et félicitons-le pour la précision du livret. » Robert SANTIAGO – TRAD MAGAZINE
- « Indispensable » par Blues & Rytmn
The complete recordings in chronological order of Martinique-born clarinettist and bandleader Alexandre Stellio, the first to record the beguine in Paris and whose six titles from his debut session hark back to the sounds of his native island prior to the volcanic explosion of 1902 which killed 30000 people and incidentally wiped out the music scene – Stellio, born in 1885, was already playing music and living in French Guyana at the time. The six titles from the October 1929 debut session for Odéon Records were a lot wilder than anything that came later, with the band line-up of Stellio on clarinet, the amazing Archange Saint-Hilaire on trombone, Ernest Léardée on violon (sometimes making it sound like a banjo!) and Victor Collat on violincello, plus Jeanne Rosillette on vocals. The results of this, what may seem unusual, instrumentation are familiar and strange at the same time, akin to the wilder side of New Orleans jazz – possibly a relative of course, though Stellio certainly did listen to and consciously study jazz records prior to his own debut on wax. The remaining titles are (relatively speaking) more conventional, Saint-Hilaire unfortunately abandoning the line-up before the second session took place a couple of month later, with banjo and drums added, whilst Léardée headed out on his own before the third session in September 1930 with Victor Collat switching to piano. Léona Gabriella recorded six titles in July 1931 with Stellio and band behind her for Polydor, but as she was the band singer and crops up on numerous other titles anyway, these fit right in. The band credit for Stellio´s own next session reflected the success he had enjoyed at the Paris Exposition, whilst Tagada-Buguine was the name of Stellio´s own short-lived nightclub in the French capital. The forty numbers are mostly classic biguines, though there are some mazurkas and two Creole waltzes included (of the latter, “Alberte Et André” hints at the classic “La Vie En Rose”, a hit for Edith Piaf in 1946). For those with a taste for vintage jazz or the music of the eastern Caribbean, this is indispensable. Should you fall into the category, the only reason for not buying this is if Frémeaux come up with a complete Stellio box set running up to his death in 1939.
Norman DARWEN – BLUES & RYTMN
- «Atmosphères à la fois jubilatoires et nostalgiques » par Répertoire
En Mai dernier, le bal créole a fait irruption à l’Olympia. Biguines langoureuses, violons en pleurs, tempo syncopé, atmosphères à la fois jubilatoires et nostalgiques, le concert de la Martiniquaise Gertrude Seinin a rallumé les souvenirs du Paname d’entre-deux-guerres…le Paris des années trente c’étaient aussi les fastes quelque peu exotiques du Bal colonial de la rue Blomet, du Bal de la Glacière ou de la Boule blanche, quand la rive gauche s’enfiévrait sur les notes étincelantes de la clarinette de Stellio ou les riffs rigoureux du trombone d’Alexandre Saint-Hillaire. Cette époque insulaire en métropole, qui connut un autre moment de gloire avec l’Exposition Universelle de 1937, animée par l’orchestre guadeloupéen de Roger Fanfant, on la retrouve dans les trois coffrets de 2 CD que la maison Frémeaux & Associés a publié en 1993-1994, et dans lesquels on entend, parmi d’autres, les voix fines et perçantes des vocalistes antillaises Nelly Lungla, Maïotte Almaby et Léona Gabriel. En hommage à cette dernière et pour célébrer le trentième anniversaire de sa disparition (avec un an de retard, car elle est morte en 1971…), Gertrude Seinin a sorti la compilation de ses cinq premiers albums, dont le premier, paru en 1981, lui avait valu les Maracas d’Or l’année suivante. La chanteuse, qui avait commencé sa carrière avec le projet de relancer biguines, mazurkas et valses, bref la musique traditionnelle et populaire de la Martinique, revient à ses anciennes amours après une parenthèse significative consacrée à la création du genre créole-spirituel, sorte de gospel caraïbéen à l’instar du négro-spiritual afro-américain. Avec 34 titres distribués en deux CD et la participation de la fine fleur des musiciens Antillais (le regretté P. Rosine, F. Donatien, J. Béroard, J.-M. Albicy, D. Dantin…), la vocaliste originaire de l’ancienne Madinina se plonge dans les racines d’un art issu du triangle magique Nouvelle Orléans-Paris-Fort-de-France. « Je suis venue à la musique traditionelle de chez moi, celle datant d’avant 1902, l’année de l’éruption de la montagne Pelée et de la disparition de la ville de Saint Pierre, pour rendre homage à léona Gabriel Soïme, la grande dame de la chanson Martiniquaise, nous a expliquer Gertrude Seinin quelques jours avant son passage à l’Olympia. Aujourd’hui il y a une réhabilitation des anciens talents et des musiques populaires qu’on croyait ensevelies dans le passé mais qui sont toujoursvivantes, ce qui explique le succès de Cesaria Evora ou de Compay Segundo. Alors, je me suis dit : « pourquoi pas les Antilles ? » …Je me souviens de ma rencontre avec Léona Gabriel, qui remonte à l’époque où je faisais partie du groupe Art et Folklore. Léona m’a montré un album plein d’images de sa carrière et de sa vie. Dans les photos qui défilaient devant mes yeux, elle était si belle que je n’ai pas pu cacher mon admiration. Á quoi Léona répliqua, devant Alexandre Nestoret qui était avec nous, à l’origine de cette rencontre : »Maintenant elle ne voit que les ruines, c’est pour cela qu’elle s’étonne… ! ». Élégante, pleine d’assurance, dotée d’une voix belle et étendue sur plusieurs registres, cette chanteuse de la créolité nous rappelle, avec ses sérénades bourrées de tendresse, son swing délicat et ses saveurs sensuelles, l’histoire d’un courant musical qui fait son retour attendu dans le sillage des musiques-du-monde.
Luigi ELONGUI - RÉPERTOIRE
- « Une saga essentielle» par Le Figaro
Le Titi réagit à notre dossier « Que reste-t-il de Montparnasse » (notre édition du 10 Mai). Un éclairage qui nous apprend que le carrefour Vavin était aussi le quartier antillais de la capitale. « Au carrefour Montparnasse, écrit Simenon dans « La tête d’un homme », la vie battait son plein, il était midi et demi »…A la façon de Balzac exprimant les hasards de la rue Pangevin, Simenon réduit, lui, La Coupole de 1931, depuis Décembre 1927 l’établissement de proue de Montparnasse ; Le film qu’en 1932 Duvivier tire de « La tête d’un homme » montre le bar « américain » de la brasserie. De belles dames en chapeau cloche juchées sur de hauts tabourets trinquent avec de beaux messieurs à nœud pap’. Arrive Maigret. Encore qu’il soit « de la génération de la brasserie et des bocks », la vieille école, le commissaire essaye un Manhattan mais sans toucher aux olives que Bob, le barman, pose devant lui…Dans ce coin de Paris, note Simenon, la proportion est de quatre-vingts pour cent d’étrangers. Montparnasse quoi ! L’endroit le plus cosmopolite, bariolé, bohème, de Paris,  qui « a vaincu Montmartre parce que Montparnasse, explique Héron de Villefosse, touche au Quartier latin et que c’est toujours la jeunesse étudiante, artiste, étrangère ou non, qui excitera le foyer de la gaieté urbaine ». Même si la défaite de Montmartre serait à étayer, les dessins et tableaux d’époque représentant les terrasses du dôme, de la Rotonde, l’intérieur du Jockey, attestent de la surexistence du Montparnasse de l’entre-deux guerres…Les témoignages concordent, on s »’y amusait. Preuve du tellurisme populaire Parisien, les faux bals apaches faisaient florès. L’instigateur en était dessinateur Paul Colin. Le 20 février 1931, « le trépidant Georges Simenon », selon Odette Pannetier dans « Candide », lui demande d’organiser un bal Anthropométrique pour fêter la sortie de ses derniers romans. Déguisés en hommes et femmes du milieu, mille invités chics s’agglutinent, non chez Bousca rue de Lappe ou à l’As de Cœur rue des Vertus, mais à la Boule Blanche, le bal « nègre » du 33, rue Vavin. Jean-Pierre Meunier, qui édite trois Cd consacrés à la musique antillaise entre 1929 et 1943 à Paris, nous apprend qu’alors la Boule Blanche vibrait au rythme du grand clarinettiste martiniquais Stellio (1885-1939), et à la voix rauque et gouailleuse de la belle Léona Gabriel (1891-1971), tante d’Henri Salvador. Revêche aux cadences créoles, Odette Pannetier remarque néanmoins qu’en dansant, les invités de Simenon « semblaient absolument extasiés ».  Montparnasse a été le lieu privilégié de la musique « z’Antilles » à Paris. Tout avait commencé au bal colonial, 33 rue Blomet. D’après Warnod, sa découverte en revient à Pascin. Juste après le succès de la Revue nègre de 1925 avec Joséphine Baker, le Tout-Montparnasse colonise le lieu. Lancinante, la « boîte à clous » - chacha en créole, les maracas – de l’orchestre du pianiste Jean Rezard-Desvouves donnait la fièvre aux esthètes…Avant de mourir, Ernest Léardée (1896-1988), violoniste puis clarinettiste, l’Oncle Ben’s de la publicité télévisée, a confié à sa femme Brigitte et à Meunier ses souvenirs. Ils permettent de reconstituer l’itinéraire des musiciens antillais à travers Monparno, de la Boule Blanche au Tagada-Biguine du 12, rue de l’arrivée – décoré en 1931 par Colin, tenu par Stellio – rebaptisé le Madinina-bar en 1932, à l’Élan noir du 124, boulevard de Montparnasse, monté fin 31 par Léardée…Liste non exhaustive d’une saga essentielle à Montparnasse encore que trop peu connue…
Claude DUBOIS – LE FIGARO
- «Le fameux Bal Nègre » par Ecouter Voir
Du côté des « musiques sœurs » du jazz, il convient de noter l’extrême importance des musiques antillaises qui firent les belles nuits de la capitale pendent l’entre deux guerres. Ces musiques étaient magiquement distillées dans plusieurs cabarets dont le plus célèbre était le fameux Bal Nègre de la rue Blomet. Établissement fréquenté par certains surréalistes (Prévert, Desnos, Marcel Duhamel) et si bien chanté par le poète André Hardelet « Des Vénus en flammes de punch / Frottaient la biguine créole / Leur doux contact a fait dresser / - O Blomet Street – des auréoles/ Sur nos espoirs à caresser ». Les plus fameux musiciens antillais « parisiens » de l’époque ont pour noms : Alexandre Stellio et Eugène Delouche ( tous deux clarinettistes, compositeurs, et chefs d’orchestre ), Ernest Léardée (violon), Al Lirvat (trombone), Robert Mavounzy (saxophone). Les rapports entre les musiciens antillais et le jazz furent fréquents. Ainsi le saxophoniste robert Mavounzy, tenu par Charles Delaunay comme un très grand musicien de jazz, fut en France un pionnier du be-bop en même temps qu’il fit avec Al Lirvat les beaux jours du cabaret antillais La Cigale, après la Seconde guerre mondiale. L’instrumentation des musiques traditionnelles antillaises avec la clarinette comme instrument roi, la pulsation particulière des mazurkas, biguines et valses créoles évoquent les « couleurs » des premiers enregistrements du jazz de la Nouvelle-Orléans (Sydney Bechet notamment).
ECOUTER VOIR
- « Moderne et évolutive » par Diapason
L’insularité est souvent un symbole de repli sur soi, de « splendide isolement ». Pour les Caraïbes, le phénomène inverse s’est produit. Dans cet archipel,  les musiques ont toujours su assembler harmonieusement les vieilles mélodies et les danses espagnoles, puntos ou zapteos, avec les rythmes et les rites des confréries à Cuba, où la contredanse de l’ancienne France a également contribué à créer le danzon, alors que valses et mazurkas sont entrées naturellement dans le répertoire de la Guadeloupe et de la Martinique. Le dernier ouvrage de la série consacrée aux musiques du monde par la Cité de la musique et Actes sud (Musiques Cubaines de Maya Roy) nous permet d’entrer dans cet univers, en commençant par les musiques religieuses originaires du Bénin ou du Congo (contrairement aux États-unis, les esclaves de même origine n’étaient pas systématiquement séparés, ce qui a permis aux populations venues d’Afrique de garder, comme au Brésil, une importante partie de leur patrimoine musical). L’évolution des musiques cubaines est clairement expliquée avec, d’abord l’apparition d’instruments européens, comme la guitare ou le tres d’origine espagnole, avant d’arriver aux septetos, où la trompette évoque naturellement l’influence du jazz qui contribuera plus tard à la formation de grands orchestres dont le plus éblouissant fut sans doute celui de Machito. Un CD bien conçu accompagne cet ouvrage d’une lecture aisée. La musique Cubaine est d’une grande richesse et soixante-dix minutes ne permettent pas d’en faire le tour. Le double CD compilé par une autre ethnomusicologue, Isabelle Leymarie, chez le même éditeur (Cuba, 1923-1995), complète intelligemment ce premier choix puisqu’il présente également des enregistrements effectués par l’immigration Cubaine à New York. Malheureusement, aucune des deux parutions ne comporte de témoignages de l’art de la grande chanteuse Celia Cruz ou même de La Lupe, astre fulgurant et sulfureux de la scène de la scène de Nueva York des années soixante. On constate d’ailleurs à ce sujet que la musique d’expression cubaine jouée aux États-Unis nous a longtemps été présentée comme la seule qui soit moderne et évolutive, alors que les musiques d’un Cuba soumis au blocus (complexe de l’insularité !) seraient restées désespérément stagnantes, beaucoup de grands artistes ayant fui le nouveau régime. L’écoute de groupe comme Irakere, l’Orquestra Revé, NG La Banda, Los Van Van ou des descargas (la forme la plus influencée par le jazz) nous prouvent qu’il n’en est rien. Isabelle Leymarie a également publié Musiques Caraïbes, toujours aux mêmes éditions, qui survole l’archipel et permet de mieux comprendre les points communs ou les différences dans ces musiques sœurs. C’est aussi une bonne introduction aux coffrets parus chez Frémeaux & Associés, présentant les musiques des Antilles françaises telles qu’on les jouait au Bal Nègre de la rue Blomet, rendez-vous de l’intelligentsia parisienne des années trente. Ici, la clarinette est reine et ses solistes sont manifestement inspirés par les clarinettistes de la Nouvelle-Orléans avec, au premier rang, Jimmy Noone. Les instrumentistes antillais ont brillamment relevé le défi de leurs confrères louisianais, notamment grâce à Stellio, qui fit connaître la biguine aux parisiens, ne dédaignant pas valses ou mazurkas et même parfois une laghia, comparable à la capoeira brésilienne. Si l’instrumentation évoque les petites formations de la Nouvelle –Orléans, avec l’apport fréquent d’un violoncelle, on est frappé par le rôle original du trombone dont les roulements ne sont pas sans rappeler les frappes du gwo-ka, ce tambour fabriqué à l’origine (paraît-il) avec des barils de viande salée et qui connaît actuellement un renouveau dans les Antilles francophones. Si l’on ne trouve pas d’enregistrements du légendaire Vélo, dont la mort suscita à Pointe-à-Pitre l’émotion de toute la population,  on se référera à deux gravures réalisées dans des villages de la Guadeloupe (Le gwoka. Soirée léwoz à Jabrun, OCORA C 560030 et Soirée léwoz à cacao, OCORA C 560031) qui témoignent de la vitalité de cette musique un moment menacée, mais qui a su suivre la vieille exhortation créole « kembé wed, ou pa moli » (tiens bon, ne faiblis pas).
Henri LECOMTE - DIAPASON
- « Stuningly beautiful » par The New York Times
At the same time in Paris, Alexandre Stellio, the clarinet virtuoso from Martinique, was recording and playing beguines that are often stuningly beautiful, and clearly related to the New Orleans style. His band frequently featured a banjo and a trombone, and contrapuntal improvisation. One tune on a two-Cd set issued last year, « Stellio, le créateur de la biguine à Paris » (Frémeaux), « Ah ! Gadé Chabine La » pokes fun at a woman for being easy and a liar ; i t was the carnival hit of 1927. Stellio’s work helps round out the musical picture of the early parts of the century, while showing that musicians from the Americas where listening to the same music and coming to some of the same conclusions about how it should sound.
THE NEW YORK TIMES
- « La symbiose entre jazz et biguine » par Jazzman
Une réédition formidable qui met enfin en lumière l’éclosion de la biguine à Paris dans les années trente ( « Biguine 1929-1940 », Frémeaux)… […] La biguine est née dans ces terres néo-colonisées que sont les Antilles français (Guyane, Guadeloupe, Martinique). Les musiques issues de ces « poussières d’îles », métissages complexes et spécifiques, seront les fers de lance de la reconstitution de communautés fragmentées et déracinées. Une musique, une dérision du quotidien, une déviation des codes culturels coloniaux par l’accentuation rythmique (et polyrythmique), la fusion de l’emprise du terroir et de la palilalie des musiques à tradition orale. Biguine et jazz, tous deux afro-américains, reposent sur les mêmes fondements sociaux. Il semble à tous ces titres que jazz et biguine soient des musiques jumelles. Elles ne l’ont que tardivement reconnu. Nos îles, isolées l’une de l’autre et toutes tendues vers leurs métropoles respectives, vivront un développement culturel à « faible convergence » comme l’a écrit Denis Constant, avec trois axes musicaux que l’on peut retrouver sur chacune d’entre elles. D’abord les sources Africaines : Laghia, Bel-air, Lérose, Calenda, Haute-taille…Ensuite une inspiration européenne : valse, quadrille, mazurka, boléro, biguine. En fin, une musique à tendance syncrétique ou fusionnelle : cadence-lypso originaire de Haïti, afro-cubain. L’intérêt, le rapprochement naturel entre Caraïbes et États-unis est à l’origine de l’enrichissement mutuel de ces musiques. Se rappeler du contexte, le grand mouvement panafricaniste des années vingt, mené par les philosophes et les politiques (Marcus Garvey). Mais ce rapprochement n’eut pas lieu autour du golfe du Mexique. C’est Paris, lieu de convergence des jazzmen américains et des musiciens antillais, qui a servi de décor. Peu d’éléments de mémoire nous restent des années d’avant guerre, en ce qui concerne la biguine, si ce n’est par la tradition orale perpétrée notamment dans les « vidés » du carnaval…Nous savons qu’elle a mûri à Saint-Pierre (en Martinique), Basse-Terre et Pointe-à-Pitre (en Guadeloupe). En revanche des témoignages sur le renouveau de cette musique depuis 1920 sont précis et parfois gravés (le disque compilation « Biguine » ou le livre sur Ernest Léardée La biguine de l’oncle Bens de Jean-Pierre Meunier et Brigitte Léardée aux Éditions Caribéennes). Les grands précurseurs du renouveau de 1929 à 1940, que l’on retrouve sur « Biguine », furent Stellio, Lancry, AlLirvat, Léona Gabriel, etc. Cette compilation des 78 tours de l’époque contient un livret remarquable de concision et de d’histoire, et j’y ai réellement reconnu et retrouvé l’âme de nos îles…Ensuite, après 1945, de Robert Mavounzy à Bib Monville, en passant par Alain Jean-Marie, Mario Canonge ou Chyco Jehelman, la biguine s’est enrichie de la musicalité des harmonies modernes. Le traitement des mélodies, les découpages rythmiques, les possibilités d’improvisation sont autant d’emprunts à la culture, à l’esprit jazz. […] Aujourd’hui, la symbiose entre jazz et biguine s’accentue, autour des musiciens déjà cités avec bien sûr Alain Jean-Marie qui a réalisé tout récemment un merveilleux « Biguine Reflexions ». Après avoir goûté la musique fusion, Alain Jean-Marie joue bebop, puis jazz classique…Il fouille aujourd’hui dans notre patrimoine antillais à la recherche de la « machine à remonter le temps », selon son expression. Avec Malavoi, groupe phare « tout public », l’impact déborde les plus ardents défenseurs d’une approche jazz.
Claude SOMMIER - JAZZMAN
Liste des crédits sur ce CD :
Stellio Alexandre, Orchestre Antillais , Martinique , Orchestre Du Bal Antillais , Leona Gabriella, Orchestre Stellio De L Exposition Coloni , Leona Gabriella , Orchestre Tagada
CDPisteTitreArtiste principalAuteurDuréeEnregistré en
11En sens uniques svpStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:251929
12Ah gade chabine laStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:331929
13Mussieu satan facheStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:141929
14Sepent maigreStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:041929
15Yaya moin ni l agentStellio AlexandreMartinique 00:02:521929
16Mussieu dollarStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:271929
17Quand memeStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:591929
18NanaStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:091929
19En l ai mone laStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:541929
110Georgi nanaStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:021929
111Paris biguineStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:441929
112Memee la creoleStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:301929
113L echelle pouleStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:291930
114Zafe co idaStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:201930
115NinonStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:271930
116Femme qui douStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:171930
117AgoulouStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:251930
118Bonjour locaStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:001930
119A si pareStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:161930
120Soigne i ba moinStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:081930
121Marie clemenceStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:421930
122SurrahStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:071995
21Vini oue couli aStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:461931
22Bossu a bossu co ouStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:081931
23Oue oue oue oueStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:461931
24Ah gade yo cheStellio AlexandreLeona Gabriella 00:02:471931
25Oh douce martiniqueStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:521931
26Grand tomobileStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:421931
27Ce con ca ou yeStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:471931
28Ah mi roroStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:561995
29Ti bourrique assou la l veeStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:591931
210Alberte et andreStellio AlexandreStellio Alexandre00:03:011931
211La nuitStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:571931
212Pomme cannelleStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:581931
213L echelle pouleStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:581931
214Corossolle doudouStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:391931
215Balcon fleuriStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:521930
216Femme qui douStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:571930
217Paris biguineStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:381930
218FinotteStellio AlexandreStellio Alexandre00:02:481995
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