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INTEGRALE LOUIS ARMSTRONG VOL 2
Réf. : FA1352

INTEGRALE LOUIS ARMSTRONG VOL 2

SUGAR FOOT STOMP 1924 - 1925

LOUIS ARMSTRONG
Direction artistique : DANIEL NEVERS
Label : FREMEAUX & ASSOCIES
Nombre de CD : 3
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Distinctions :
* * * JAZZMAN / * * * * * AUDIO VIDÉO / R 10 CLASSICA RÉPERTOIRE
“Si Louis Armstrong, inventeur du swing et organisateur de l’improvisation en solo, n’avait pas existé, le jazz n’aurait probablement pas connu l’étonnant développement qui fut le sien. C’est principalement à Louis Armstrong, croyons-nous, que le jazz doit d’avoir atteint à l’universel.”
André Hodeir

Les intégrales Frémeaux & Associés réunissent généralement la totalité des enregistrements phonographiques originaux disponibles ainsi que la majorité des documents radiophoniques existants afin de présenter la production d'un artiste de façon exhaustive. L'intégrale Louis Armstrong déroge à cette règle en proposant la sélection la plus complète jamais éditée de l'oeuvre du géant de la musique américaine du XXè siècle, mais en ne prétendant pas réunir l'intégralité des oeuvres enregistrées. La présente édition est dirigée par Daniel Nevers.
Patrick Frémeaux

Après une superbe intégrale Django, Daniel Nevers et les éditions Frémeaux & Associés se lancent dans une nouvelle aventure, encore plus folle, et tout aussi nécessaire : Louis Armstrong. (..) Côté technique, tout a été fait mieux. Le livret est une totale réussite. Daniel Nevers est un indiscutable érudit et sa présentation plaira autant au microcosme du jazz qu'au grand public. C'est bien le but de l'entreprise : Offrir Armstrong à tous. Bravo !
Guy Chauvier - Jazz Classique

Classica - Répertoire pour le volume 1 :
Restauration exceptionnelle avec morceaux remis à la tonalité.
Notice ♥♥♥ (livret illustré très documenté français anglais de 40 pages)
Ce coffret de trois CD devrait faire la une des journaux télévisés : un éditeur français entreprend de publier l’intégrale des enregistrements de Louis Arsmtrong, un des plus grands créateurs du XXè siècle !  Certains documents sont de la plus haute rareté ; ils frottent parfois, malgré une restauration remarquable rendant caduques les éditions précédentes (notamment sur Milestones), à l’exception des anthologies masterisées par John R.T. Davies pour JSP et ceux de Robert Parker pour la BBC. 
A l’idée des autres chefs-d’œuvre qui vont suivre, on salive. Et on salue bien bas cette entreprise folle et magnifique.
Jean-Pierre Jackson – CLASSICA REPERTOIRE. Ce disque à reçu la note R10 de Classica Répertoire.

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS - The Complete Louis Armstrong.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.
This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included.
Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
- "Une vie après la vie..." par Jazz Magazine
"Malgré tous les ouvrages consacrés à ce sujet, on ne sait toujours pas s’il existe une vie après la vie. Heureusement, il existe des certitudes auxquelles on peut se raccrocher. Ainsi, on est certain qu’il existait un Armstrong avant Armstrong. Qu’on ne se méprenne pas : il n’est nullement question ici de (p)réincarnation ou d’homonymie. Plus simplement, Armstrong a enregistré des dizaines et des dizaines de plages publiées sous d’autres noms que le sien (et pour lesquels il n’était parfois même pas crédité). Les deux premiers volumes de cette intégrale en présentent pas moins de 135… Parmi ses principaux employeurs, King Oliver, bien sûr, Fletcher Henderson, Clarence Williams, mais aussi une poignée de chanteuses, dont Ma Rainey et Bessie Smith. A côté de titres qui passionneront surtout les spécialistes, quelques curiosités et surtout de bons, voire de grands morceaux. On pourra ainsi citer, pour le volume 1, "Chimes Blues", "Mabel’s Dream" et "Tears" avec King Oliver, "Shangaï Shuffle" avec Fletcher Henderson, "Texas Moaner Blues" et deux autres titre avec Clarence Williams et Sidney Bechet, ou encore les quatre seuls titres sur lesquels Louis accompagne Ma Rainey. Le volume 2 rassemble deux des trois séances d’enregistrement avec Bessie Smith (soit dix titres, dont une des plus belles versions de "Saint-Louis Blues" jamais enregistrées, suivie d’un superbe "Reckless Blues"), mais aussi "Cake Walking Babies From Home" et "Pickin’ On Your Baby", ainsi que cinq autres titres en compagnie de Bechet avec le Clarence Williams’ Blue Five, ou encore "When You Do What You Do" avec l’orchestre de Fletcher Henderson dans lequel, pour la petite histoire, jouait aussi un certain Coleman Hawkins. Largement de quoi patienter, donc, en attendant la sortie du volume 3 de cette intégrale (avis aux amateurs : profitez donc des soldes pour acquérir un nouveau meuble de rangement…). Abordant l’année 1926, il nous proposera les chefs-d’œuvre enregistrés par le premier Hot Five. Un dernier détail concernant cette collection : Daniel Nevers, dans un des copieux livrets accompagnant ces disques, précise avec quelque coquetterie qu’il s’agira plus d’une "large sélection" que d’une véritable intégrale, quelques titres ayant été omis, pour différentes raisons : qualité technique médiocre, prises indiscernables de celles présentées ou encore enregistrements sur lesquels Armstrong, bien que "probablement présent" est inaudible… Quoi qu’il en soit, cette collection, nous promet son (sérieux) éditeur, proposera "la sélection la plus complète jamais éditée de l’œuvre du géant de la musique américaine du XXème siècle". Une excellente nouvelle, non ?"
Patrick Pommier - Jazz Magazine
- « Louis Armstrong » par le Bulletin du Hot Club de France
       Peu après avoir entamé la publication de l’œuvre complète du génie du jazz, Frémeaux livre le volume suivant sous forme, comme précédemment, d’un coffret de trois CD. Ces quelque 70 enregistrements (tous publiés sous d’autres noms que celui d’Armstrong) furent produits) à New York durant la courte période allant de novembre 1924 à octobre 1925. Ces pressantes sollicitations traduisent l’enthousiasme soulevé par Louis et aussi sa prodigieuse fécondité.
       Les trois premières plages du CD1 le font entendre au sein de l’orchestre Fletcher Henderson. Il expose superbement Everybody loves my baby (sauf le pont), la prise 1, non retenue à l’origine, est pourtant historique puisque la voix de Louis, pour la première fois, retentit au cours de la coda. Cela disparaît dans la prise 3 (plage 2) adoptée alors pour la publication. La nouvelle version de Naughty man permet d’entendre un impressionnant solo de cornet. L’orchestre Henderson se retrouve un peu plus loin dans Mandy make up your mind et, vers la fin, pour I’ll see you in my dreams et Why couldn’t it be poor little me. Les interventions de Louis, d’un accent définitif, flambent dans un environnement sautillant et désuet.
       Dans le reste du CD1, il se produit au sein de petites formations, qui l’incitent à donner sa plein mesure, la plus populaire étant le Clarence Williams’ Blue Five. Ce groupe, dans lequel figure Sidney Bechet, fournit à l’épouse du chef, la chanteuse Eva Taylor, un accompagnement royal par des ensembles menés par un Louis Armstrong souverain : Mandy make up your mind, I’m a little blackbird, Cake walking babies, Pickin’ on your baby. Le seul solo de la série se trouve dans le premier titre et il est dû à Bechet qui utilise un sarrussophone, instrument aussi insolite que monstrueux.
       Ce groupe devient Red Onion Jazz Babies lorsque Lil Armstrong se substitue à Clarence Williams dans le rôle de pianiste. Buster Bailey tient la clarinette dans Terrible blues, contenant le fameux Sidney Bechet revient pour Nobody knows the way I feel dis mornin’ et les deux plages suivantes pour accompagner Josephine Beatty alias Alberta Hunter.  
       Louis donne également le réplique à d’autres chanteuses. Secondé par Fletcher Henderson il s’impose de façon éblouissante dans ses réponses à la plaisante Maggie Jones (Screamin’ the blues) et aussi par ses solos (Anybody here want to try my cabbage, Good time flat blues). Piano et cornet se retrouvent (plus Charlie Green au trombone) avec Clara Smith pour Nobody knows the way I feel this mornin’ dans un accompagnement répétitive moins impressionnant.
       Enfin le CD1 se termine sur trois célèbres plages de Bessie Smith (curieusement non alignées dans l’ordre d’enregistrement). Le pianiste est ici Fred Longshaw. Louis dialogue avec l’impératrice du blues, admirable d’envolée et de sérénité dans Sobbin’ hearted blues, empoignant dans Cold in hand blues où il utilise la sourdine wa wa et prend un chorus en solo et, toujours magistral, dans l’atmosphère différente de You’ve been a good ole wagon.
       Le CD2 s’ouvre sur les deux interprétations marquantes de Bessie Smith, deux chefs-d’oeuvre, St. Louis blues, où Louis partage la peine de la chanteuse et lui propose un dialogue réconfortant et Reckless blues, dont le chant accablé reçoit en écho le jeu du cornet avec sourdine wa wa.
       Suit une séquence consacrée à l’orchestre Fletcher Henderson s’étendant sur onze plages, une musique qui se trémousse de manière peu palpitante mais qui s’illumine lorsque surgit Louis. Il prend un solo, trop court, généralement de 16 mesures dans chaque morceau excepté dans Play me slow où il assure seulement la conduite du dernier chorus (par ailleurs Charlie Green y prend deux bons chorus sur le blues).
       Les chanteuses reviennent terminer ce CD2. Trixie Smith reçoit un accompagnement confus par un groupe dans lequel quelques collègues de chez Fletcher entourent Louis. Parfois il prolonge de façon vibrante les phrases chantées d’une voix acide dans You’ve got to beat me to keep me et Mining camp blues. Dans The world’s jazz crazy, il mène avec autorité le chorus d’ensemble et dans Railroad blues il prend un éloquent chorus sur le blues. Eva Taylor, escortée comme il se doit par le Clarence Williams’s Blue Five, chante d’abord une valse, Cast away, avec un Louis Armstrong fort discret (et un duo langoureux de sopranos Buster Bailey – Don Redman), en revanche il s’impose avec fermeté dans Papa de-da-da.
       La superbe Clara Smith conclut le disque en compagnie de Louis et Fletcher Henderson. Dans Shipwrecked blues, Louis fournit un contre-chant d’une envolée extraordinaire et d’un lyrisme empoignant. Il poursuit de la même manière vraiment exceptionnelle sur Court house blues (avec l’extinction des feux pour introduction). Dans My John blues il partage le contre-chant avec Charlie Green survenu en renfort.
       L’orchestre Fletcher Henderson ouvre le CD3 avec Memphis bound dans lequel Louis mène l’ensemble exposant le thème mais le morceau se termine sur un solo de trompette dû à une nouvelle recrue : Joe Smith. Louis prend, enfin, un long solo de 32 mesures, swinguant avec acharnement, dans When you do what you do et aussi un plus court mais particulièrement détendu et aisé dans Money blues. En revanche, il reste fort discret dans I’ll take her back et aussi, un peu plus loin, dans What-cha-call-‘em blues (solo de trompette par Joe Smith) mais il brille dans Sugar foot stomp où, incisif, il aligne trois superbes chorus.
       Bessie Smith reçoit de nouveau un accompagnement par Louis et Fred Longshaw au piano rejoints par Charlie Green dont la présence réduit l’espace pour les répliques du cornet. On s’éloigne ainsi notablement de l’atmosphère créée par les dialogues de la série précédente, mais cela n’empêche aucunement ces interprétations de sonner magnifiquement, surtout Careless love.
       Le groupe énigmatique des Southern Serenaders semble réunir des musiciens de Sam Lanin et trois ou quatre transfuges de chez Henderson. En fait, la médiocrité de la musique ne rend pas le mystère insoutenable. Ces interprétations n’ont d’intérêt que par le solo de Louis, imperturbablement swinguant au milieu d’un orchestre de polka.
       Un quintette issu de l’orchestre Fletcher Henderson assiste Coot Grant et Kid Wilson, un couple d’artistes de vaudeville alors fort populaires. Ils se placent, évidemment, au premier plan mais leurs dialogues se déroulent sur une musique de fond dans laquelle Louis brille constamment, notamment dans Comme on Coot do that thing où il joue de façon splendide, pratiquement sans interruption, en contre-chant et dans un chorus instrumental. On l’entend aussi continûment et magistralement dans Find me at the greasy spoon. Dans Speak now or hereafter hold your peace et When your man is going to put you down la chanteuse Coot Grant abandonne son partenaire et ne garde à ses côtés que Fletcher Henderson et Louis Armstrong qui ne sonne pas comme de coutume, sans doute à cause d’une sourdine inhabituelle qui restreint son exubérance.
       Les deux plages ultimes reviennent à Clarence Williams, avec Buster Bailey au soprano et la chanteuse maison Eva Taylor, et donnent l’occasion à Louis se de déchaîner, en particulier dans les derniers chorus.
A.V. – BULLETIN DU HOT CLUB DE FRANCE
- « Extraordinaire importance musicale » par Jazz Classique
Dans notre numéro de novembre 2006 (n° 43), j’ai salué avec beaucoup d’enthousiasme la naissance de cette (presque) intégrale qui laissait sagement de côté quelques prises ou enregistrements mineurs, donnait à entendre une musique correctement restituée présentée agréablement dans un copieux livret où l’on trouvait à la fois tous les renseignements discographiques nécessaires et un texte bien écrit, par Daniel Nevers, maître d’œuvre de l’aventure et excellent vulgarisateur. Le volume deux a conforté ma bonne impression. La qualité sonore est toujours là (même si l’on peut toujours trouver pour tel ou tel titre une meilleure restitution ailleurs, dans les Bessie Smith de chez Frog, par exemples). Ont été écartés deux Sippie Wallace (Baby, I Can’t Use You No More – Trouble Everywhere I Roam), deux Maggie Jones (Thunderstorm Blues – If I Lose Let Me Lose), un Clara Smith (Broken Busted Blues), trios prises de Fletcher Henderson (Mandy – Why Couldn’t It Be Poor Little Me? – Alabamy Bound), trios de Trixie Smith (Mining Camp Blues – The World’s Jazz Crazy And So Am I – Railroad Blues), une de Bessie Smith (Nashville Women Blues) et une de Coot Grant (Find Me At The Greasy Spoon). En revanche, il y a une prise inédite de Naughty Man. Ici, comme dans la prise connue et dans la version enregistrée deux semaines auparavant (titres 16 et 19 du CD 3 du vol. 1), Louis joue en solo les seize premières mesures du dernier chorus. Ces solos présentent des nuances notables, à commencer par le break initial, toujours très réussi et toujours très différent. Côté livret, je ne partage pas toujours les goûts et jugements de l’auteur, en particulier sur Clara Smith, classée dans le catégorie « pas-si-mal-qu’on-a-bien-voulu-le-dire », classement justifié par « Clara Smith, trop souvent qualifié de bêlante, très honorable sur le sombre Shipwrecked Blues et les deux prises de Court House Blues. » Je n’avais jusqu’à présent lu que des éloges de l’admirable Clara. Ces « pas-si-mal » et « honorable » m’ont surpris et momentanément peiné, mais qu’importe, Daniel Nevers a le droit de penser cela et de l’écrire. (…)
Etait-il nécessaire de consacrer autant de consacrer autant de place (deux colonnes !) à une phrase malheureuse qu’Hugues Panassié publia en 1947 à propos de la dernière séance de Louis chez Fletcher ? Le critique avait cru un temps que certains courts passages étaient l’œuvre d’un imitateur d’Armstrong. Mais il avait lui-même rapidement rectifié ses propos, avant même que Daniel Nevers n’écoute ses premiers disques de Fletcher Henderson… Il était par conséquent totalement inutile de s’interroger un demi-siècle plus tard sur l’identité du trompettiste imitateur. C’est se faire mousser à bon compte que de reprocher à Hugues Panassié ses erreurs d’identification des années trente et quarante, quand on sait la dureté avec laquelle Panassié jugeait son travail de cette époque, quand on sait aussi que Panassié a corrigé lui-même la plupart de ses erreurs. Dans de nombreux domaines discographiques, Panassié est parti de rien, a dû faire avec les témoignages erronés de nombreux musiciens qu’il a pris la peine d’interroger, etc. Nous devons tous beaucoup à ce travail de défrichage colossal. A côté de ça, Hugues Panassié a fait des choix, émis des jugements, pris des positions que l’on n’est pas forcé de partager. On peut le critiquer, bien sûr, je ne m’en suis d’ailleurs pas privé. Mais s’appuyer sur cette phrase écrite en 47 pour lui reprocher violemment sa « surdité » à propos de Louis Armstrong n’est pas très malin. Fallait-il revenir, pour les contester, sur les recherches et les réflexions d’Irakli à propos du moment où Louis Armstrong était passé du cornet à la trompette ? Irakli avait consacré quatre pages à cette question dans le livret du huitième volume de l’intégrale Armstrong de Masters of Jazz. Avec beaucoup d’érudition, de logique… et de prudence, il était arrivé à la conclusion que ce changement intervenait entre les deux premières séances du Hot Five. Il aurait fallu détenir une nouvelle pièce à verser au dossier pour le rouvrir. Tout ce que propose Daniel Nevers repose sur sa seule écoute : « A présent admettons-le, l’écoute des gravures de l’an 1926 n’est pas toujours très convaincante. Si l’on a bien l’impression qu’il est effectivement trompettiste dans les faces du 28 avril par Erskine Tate et les Lill’s Hot Shots, le reste de la production – juin et novembre – laisse supposer que, quoi qu’il ait pu déclarer longtemps après, il a repris son bon vieux cornet ! A moins, évidemment, que la technique Okeh, pas vraiment très en pointe cette année-là, ne crée la confusion. » Irakli avait pourtant prévenu, il est impossible à l’écoute de ces faces de distinguer la trompette du cornet. Lors d’une assemblée générale de Jazz Classique, je me souviens avoir demandé à Irakli, Marc Richard et Dan Vernhettes, trois praticiens de la trompette (et du cornet) s’ils étaient capables de distinguer un cornet d’une trompette dans un enregistrement. Tous trois s’accordèrent pour dire que, s’il était possible, dans certaines situations, de reconnaître une trompette, dans la plupart des cas, cette distinction était impossible. Pour corroborer ceci, voici une anecdote édifiante. En 1994, Irakli et son Hot Four enregistrèrent un disque remarquable dans lequel, contrairement à ce qui est dit au dos du CD, le trompettiste joue du cornet, à l’exception de trois morceaux. Irakli a récemment voulu retrouver les titres dans lesquels il avait utilisé sa trompette. Il a réécouté le CD et fut incapable de formuler la moindre hypothèse fiable… Heureusement, il avait, depuis l’époque de ces enregistrements, conservé des papiers où ces renseignements figuraient. Comme il s’agit d’un enregistrement moderne, de belle qualité, réalisé dans un seul studio, ceux qui croient pourvoir différencier la trompette du cornet dans les enregistrements de 1926 devraient commencer à s’entraîner avec celui-ci.
(…)  
P.S. : Faut-il encore souligner l’extraordinaire importance musicale de ces faces ? Les nouveaux amateurs se doivent de les découvrir. Quant aux autres, à côté d’un plaisir toujours renouvelé, ils rafraîchiront leurs connaissances et feront même certainement des découvertes. Il a y tant de richesse accumulées dans ces premières séances de Louis Armstrong ! Philippe Baudoin, par exemple, m’a signalé qu’il venait, grâce à cette édition, de réécouter toutes les faces où joue le merveilleux pianiste Hersal Thomas et qu’il ne se souvenait pas avoir remarqué précédemment l’intro du Special Delivery Blues de Sippie Wallace. Le tout jeune Hersal joue là, en avant première, le début du Pinetop’s Boogie Woogie !
Guy CHAUVIER – JAZZ CLASSIQUE 
- « Des bijoux, on vous dit ! » par Prestige Audio Vidéo
NOTRE AVIS ♦♦♦♦♦
Avec le tome 2 de cette titanesque intégrale, voici encore des pépites d’or pur, que les mordus de jazz apprécieront. Ainsi, la première intervention vocale de Louis, en étrange point final de « Everybody Loves My Baby » : trois phrases jappées plus que chantées, mais montrant bien qu’il vivait le jazz. Ou bien cet échange, sur « Mandy Make Up Your Mind », avec un Sidney Béchet au sarrussophone (mais oui, madame) où le cornet de Louis (ce dont il joue au long des trois CDs) donne la réplique aux « pon-pon-pon-pon » d’un Béchet déchaîné. Ou bien les blues, avec l’Impératrice Bessie Smith, Maggie Jones, Josephine Beatty, Clara Smith, Trixie Smith, Eva Taylor, « Coot » Grant, Wesley Wilson ou les instrumentaux à danser avec l’orchestre de Fletcher Henderson. Des bijoux, on vous dit !
Michel BEDIN – PRESTIGE AUDIO VIDEO
- « Un événement discographique et historique majeur » par Répertoire Classica
Restaurations exceptionnelles, Notice ♦♦♦.
Ce deuxième volume de l’intégrale entreprise par Patrick Frémeaux et Daniel Nevers comprend essentiellement les faces new yorkaises de Louis avec Fletcher Henderson, Clarence Williams et plusieurs chanteuses du temps, dont onze plages fabuleuses avec l’immense Bessie Smith (voyez en particulier Saint Louis Blues ou Careless Love !). Au-delà du choc provoqué par la résurrection de ces galettes légendaires (dont certaines très rares), entendre un Louis Armstrong de 23 ans aux côtés d’un Coleman Hawkins de 20 ans ou d’un Sidney Bechet de 27 ans est réellement poignant, tant l’époque du Harlem des années 1920, semble éloignée des fastes digitaux de la nôtre, incomparablement plus inauthentique, tant aussi l’on sent poindre l’improvisateur de génie dans les contre-chants mis en œuvre derrière les chanteuses ou lors de la plupart des solos du jeune Louis (voyez celui, mythique, de Sugar Foot Stomp, ou ceux, moins célèbres mais stupéfiants de Alone At Last, Find Me At The Greay Spoon ou Livin’High). Les phrasés s’affinent, l’invention mélodique s’affirme : tout cela éclatera dès novembre 1925 lors des séances avec le Hot Five (qui seront incluses dans le coffret n° 3). Cette intégrale constitue un événement discographique et historique majeur, fait partie des acquisitions prioritaires, d’autant que la restauration sonore est exemplaire et l’information contenue dans le livret précise, documentée et nullement barbante.
REPERTOIRE CLASSICA
Liste des crédits sur ce CD :
Palmer J, Fletcher Henderson And His Orc , Williams Spencer, Dixon Charlie, Redman Donald Don, Williams C, Armstrong Louis, Kahn G, Straight C, Clarke G, Turk R, Meyer G W, J Johnston, Razaf A, Dowell E, Waller T, Jones Maggie Maggie, Henderson Fletcher, Delaney P, Delaney T, Overstreet W B, Higgins B, Smith Clara, Troy H, Reynolds P V, James B, Jones I, Layer , Davis , Bradford P, Gee J, Longshaw F W, Balcom , Smith Bessie, Handy W C, Nelson , Vincent , Pease , O'flynn , Hagen , De Sylva , Green B, Henderson R, Mont J, Short A, Heagney B, Grainger P, Smith Trixie, Easton S, Stewart J, Brown J, Todd C, Huff W.h. W H, Blythe J, De Rose P, Banta F, Johnson , Parish , Leslie E, Monaco J V, Coleman , Eller , Leader , Horsley G, Oliver J, Roberts S L, Gilbert L W, Baer A, Fio Rito T, Wilson K W, Grant Leola B. Coot, Simmons R, Belledna A, Pinkard M
CDPisteTitreArtiste principalAuteurDuréeEnregistré en
11Everybody loves my baby 1Fletcher Henderson And His Orc Palmer J00:02:581924
12Everybody loves my baby 2Fletcher Henderson And His Orc Palmer J00:03:021924
13Naughty manFletcher Henderson And His Orc Dixon Charlie00:02:401924
14Terrible bluesArmstrong LouisWilliams C00:02:451924
15Santa claus bluesArmstrong LouisKahn G00:02:351924
16Mandy make up your mind 1Armstrong LouisClarke G00:03:021924
17Poor house bluesArmstrong LouisWilliams Spencer00:03:021924
18Anybody here want to try my cabbageArmstrong LouisRazaf A00:03:151924
19Screamin the bluesArmstrong LouisJones Maggie Maggie00:03:111924
110Good time flat bluesArmstrong LouisWilliams Spencer00:03:081924
111Mandy make up your mind 2Armstrong LouisClarke G00:03:081924
112I m a little blackbird (looking for a bluebird)Armstrong LouisClarke G00:03:161924
113Nobody knows the way i feel dis mornin 1Armstrong LouisDelaney P00:02:471924
114Early every mornArmstrong LouisOverstreet W B00:02:491924
115Cake walking babies (from home) 1Armstrong LouisSmith Clara00:03:151924
116Nobody knows the way i feel dis mornin 2Armstrong LouisDelaney P00:03:081925
117Cake walking babies (from home) 2Armstrong LouisSmith Clara00:02:581925
118Pickin on your babyArmstrong LouisReynolds P V00:03:221925
119I ll see you in my dreams 1Fletcher Henderson And His Orc Kahn G00:02:511925
120Why couldn t it be poor little me 1Fletcher Henderson And His Orc Kahn G00:02:571925
121Sobbin hearted bluesArmstrong LouisLayer 00:02:571925
122Cold in hand bluesArmstrong LouisGee J00:03:101925
123You ve been a good ole wagonArmstrong LouisBalcom 00:03:231925
21The saint louis bluesArmstrong LouisHandy W C00:03:041925
22Reckless bluesArmstrong LouisGee J00:02:571925
23I ll see you in my dreams 2Armstrong LouisKahn G00:03:011925
24I ll see you in my dreams 3Armstrong LouisKahn G00:03:001925
25Why couldn t it be poor little me 2Armstrong LouisKahn G00:03:001925
26Why couldn t it be poor little me 3Armstrong LouisKahn G00:02:551925
27Bye and byeArmstrong LouisNelson 00:02:571925
28Play me slow 1Armstrong LouisO'flynn 00:03:051925
29Play me slow 2Armstrong LouisO'flynn 00:03:071925
210Alabamy bound 1Armstrong LouisDe Sylva 00:03:071925
211Alabamy bound 2Armstrong LouisDe Sylva 00:03:041925
212Poplar street bluesArmstrong LouisMont J00:03:001925
21312th street bluesArmstrong LouisHeagney B00:02:561925
214You ve got to beat me to keep meArmstrong LouisGrainger P00:03:031925
215Mining camp bluesArmstrong LouisSmith Trixie00:03:021925
216Cast awayArmstrong LouisEaston S00:02:581925
217Papa de da daArmstrong LouisWilliams S00:03:051925
218The world s jazz crazy and so am iArmstrong LouisHuff W.h. W H00:03:001925
219Railroad bluesArmstrong LouisSmith Trixie00:02:551925
220Shipwrecked bluesArmstrong LouisWilliams Spencer00:03:141925
221Court house blues 1Armstrong LouisSmith Clara00:03:141925
222Court house blues 2Armstrong LouisSmith Clara00:02:561925
223My john bluesArmstrong LouisDowell E00:03:081925
31Memphis boundArmstrong LouisDe Rose P00:02:571925
32When you do what you doArmstrong LouisJohnson 00:03:011925
33I ll take her back if she wants to come backArmstrong LouisLeslie E00:03:061925
34Money blues 1Armstrong LouisColeman 00:03:011925
35Money blues 2Armstrong LouisColeman 00:02:591925
36Nashville women s bluesArmstrong LouisLongshaw F W00:03:391925
37Careless love blues 1Armstrong LouisHandy W C00:03:151925
38Careless love blues 2Armstrong LouisHandy W C00:03:161925
39J c holmes bluesArmstrong LouisHorsley G00:03:031925
310I ain t goin to play second fiddleArmstrong LouisBradford P00:03:231925
311Sugar foot stompArmstrong LouisArmstrong Louis00:02:461925
312What cha call em bluesArmstrong LouisRoberts S L00:02:491925
313I miss my swissArmstrong LouisGilbert L W00:03:001925
314Alone at lastArmstrong LouisKahn G00:03:091925
315You dirty mistreaterArmstrong LouisWilson K W00:02:551925
316Come on coot do that thingArmstrong LouisGrant Leola B. Coot00:02:555
317Have your chill i ll be here when your fever risesArmstrong LouisWilson K W00:02:551925
318Find me at the greasy spoonArmstrong LouisWilson K W00:02:561925
319Speak now or hereafter hold your peaceArmstrong LouisWilson K W00:02:581925
320When your man is going to put you downArmstrong LouisWilson K W00:02:561925
321Just wait til you see my baby do the charlestonArmstrong LouisWilliams C00:02:491925
322Livin highArmstrong LouisBelledna A00:02:321925
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