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INTÉGRALE HENRI SALVADOR 1951-1956, VOL. 3 
LE PETIT INDIEN








Pas vraiment pote avec les dates, l’ami Henri Salvador. Dans son autobiographie Attention ma Vie, parue en 1994 chez Jean-Claude Lattès, il en fournit certes, parcimonieusement, quelques unes. Mais on a intérêt à y regarder de près avant de les prendre pour argent comptant ! Deux ou trois peut-être paraissent échapper à la suspicion : le 18 juillet 1917 évidemment, jour de son « arrivée en gare » comme il dit, à Cayenne en Guyane (et non point en Guadeloupe ou en Martinique, comme il se plut à le laisser croire pendant des lustres). Et aussi bien sûr le 24 janvier 1950, quand il épousa (en secondes noces, déjà) sa petite Jacqueline, qu’il chante ici, qu’il fera dédicataire de son livre et dont il écrira plus tard : « Tout ce qui m’est arrivé de bien, tout ce qu’on peut trouver d’estimable en moi, c’est à elle que je le dois. Elle a mené ma carrière de main de maître et, avec un fainéant de mon acabit, ce ne fut pas facile. Elle était obligée de m’enfermer dans mon studio pour que je compose des chansons… ». Il mentionne encore le 15 août 1952, mais dans le registre grave cette fois : c’est à ce moment-là que mourut sa maman et c’est le genre de fatalité qui ne s’oublie pas. Si l’on voulait chercher la grosse bête, on se demanderait s’il savait seulement, Henri, quel jour de 2003 était mort son frère aîné André, guitariste et chanteur comme lui, ayant comme lui fait l’ouverture du « Jimmy’s Bar », 4, rue Huyghens à Montparnasse, vers la fin de 1936, ayant comme lui (et sans doute plus souvent que lui !) eu l’honneur d’accompagner Django en ce lieu… Ils se ressemblaient comme les jumeaux qu’ils n’étaient pas, avaient la même trogne, le même sourire, le même sens du swing, la même voix douce ou ironique. Impardonnable. Il fallait que la confusion cessât… Pensez : au début, à ce qu’on raconte – mais est-ce bien vrai ? – ils n’avaient qu’une seule guitare pour deux et devaient alterner ! Henri se garde bien de signaler que Johnny Hess, l’ex-partenaire de Trénet (voir le recueil qui lui est consacré : Frémeaux FA-5054), alors vedette et manager du « Jimmy’s » entre autres occupations, leur permit d’en acquérir une seconde et de pouvoir ainsi jouer ensemble ! C’était quand même plus pratique… On pourra apprécier le talent d’André Simon Salvador en compagnie du clarinettiste/saxo­phoniste André Ekyan et de l’orchestre antillais d’Ernest Léardée dans l’album dévolu à ce dernier (Frémeaux FA-5177). On lira avec profit le texte de Jean-Pierre Meunier rendant hommage à l’André oublié. Il semble que vers le milieu des années 1950, celui-ci était encore un habitué du « Jimmy’s ». C’est en tous cas ce que laisse supposer un acétate enregistré sur place, probablement en vue d’une tournée outre-Atlantique qui ne se fit certainement pas.

Mémoire trouée, ce sacré Henri ! Et même, n’ayons pas peur des mots, férocement sélective ! Il affirme avoir horreur de la chronologie, ne pas être à six mois ou à dix ans près. Ennuyeux ça, quand on veut retracer sa carrière et – kolossale entreprise – établir sa discographie. Jacques Lubin, qui l’enregistra souvent pour Radio Luxembourg (voir volume 2 – FA-5010), en sait quelque chose !... D’autant qu’il n’y a pas que les dates qui coincent. Il y a aussi le caviardage ! Un petit coup d’œil sur la dernière page du livret du volume 1 (FA-186), découvre une jolie photo de famille avec maman, papa et, ô bizarrerie, une gamine et un second petit garçon. La fifille, c’est Alice (née en 1915) et l’autre lardon, c’est  évidemment André (né en 1913). Henri, qui tient résolument à passer pour enfant unique, ne les cite à peu près jamais, alors qu’il mentionne tout de même, du bout du porte-plume, sa première épouse, Lili (qui fut pourtant, paraît-il, détestable). En bonne logique, cette photo-là n’aurait jamais dû quitter les bons vieux tiroirs – surtout que photoshop n’existait pas encore quand sortit le bouquin !... On trouvera d’autres photos sympas des deux frangins dans le livret du Léardée ci-dessus signalé… A propos, c’est à l’été de 1929 que la famille Salvador débarqua au Havre pour s’installer à Paris, pas en 1924. Henri n’avait pas sept ans mais douze. Cinq ans, tout de même ! On vous le disait : la mémoire ça vous joue de ces tours… Quelques autres perles, en vrac : Henri affirme qu’au temps du « Jimmy’s », Django l’emmena écouter dans une vague boîte de Montmartre un saxophoniste ténor noir américain du nom de Lester Young. Lequel ne vint pour la première fois en Europe qu’en 1952… Toujours dans le registre des saxo-ténors US de couleur, il n’en démord pas : il jure avoir accompagné le remplaçant de Lester (justement !) chez Count Basie, Don Byas, dans cet obscur orchestre de Biarritz où il avait trouvé de l’embauche, peu après la débâcle du printemps 1940. Byas ne visita pour la première fois le vieux monde – où il se plut d’ailleurs à rester – qu’en 1946, en qualité de membre du big band de Don Redman… Henri aimait bien sa sonorité, tout en estimant qu’il n’avait pas l’envergure d’un Charlie Parker (lequel, rappelons-le, pratiquait plutôt l’alto que le ténor et n’avait guère fait de disques en 1940 !). De qui peut-il bien s’agir ? Si vous étiez jeune amateur de jazz à Biarritz, durant ces bizarres été et automne 40, aidez-nous à percer cet épais mystère…

Comme il se doit, Henri omet de signaler qu’en cette époque pour le moins troublée, c’est son frangin qui le recommanda au chef d’orchestre Bernard Hilda, officiant alors en zone dite libre. Sa présence en 1941 dans ce groupe à Nice et à Cannes, permit à Ray Ventura de le repérer et de l’engager pour sa tournée en Amérique du Sud. Ça ne devrait pas s’oublier, ça… Quant à Django, Henri nous apprend avec intérêt qu’« à la suite d’une blessure, on lui avait coupé deux phalanges, il ne jouait qu’avec trois doigts ». On ne nous précise pas quelle main fut ainsi mutilée. Il est exact que, grièvement brûlé dans l’incendie de sa verdine fin 1928, le Manouche perdit l’usage de l’annulaire et de l’auriculaire de sa main gauche. Toutefois, les chirurgiens n’estimèrent pas nécessaire d’enlever tout ça et lui laissèrent ses phalanges, recroquevillées certes, mais toujours là. Stéphane Grappelli affirmait même que, de temps en temps, son partenaire préféré arrivait à se servir de ces doigts pas tout à fait morts… Mais méfiance : la mémoire de Stéphane était elle aussi à éclipses ! Henri Salvador a sûrement joué très très souvent avec le sieur Reinhardt pour ne pas même avoir remarqué que celui-ci était malgré tout en possession de ses dix doigts… Et puis il y a aussi l’« affaire » Ventura. Nettement plus tard, ça : juste avant le beau succès – mérité – remporté par Henri dans son one man show à Pleyel, en 1954. Il était persuadé que l’ex-patron des Collégiens (canal historique), pour lequel il avait beaucoup travaillé en zone « nono », en Amérique du Sud puis en France libérée entre 1942 et 1949 à la fois comme guitariste, chanteur et fantaisiste (voir volumes 1 et 2), lui avait fait un coup tordu par le truchement de Bruno Coquatrix en demandant aux directeurs des casinos de France et de Navarre de ne lui proposer, contrairement aux années précédentes, aucun engagement pour l’été tout proche. En ce temps-là, la tournée des plages et des casinos en période estivale, importante source de revenus pour les gens de la chanson, était rituelle. Et pourquoi un tel blocage ? Tout simplement parce que l’ancien chef voulait qu’Henri revînt dans son orchestre et comptait réaliser ses noirs desseins en l’expédiant méchamment au chômage ! L’ennui, c’est qu’à l’époque où est censé se situer cet épisode, Ray Ventura avait depuis belle lurette cessé de diriger un orchestre de variétés régulier (depuis le 27 mars 1947, pour être précis) afin de se consacrer à la production cinématographique (Hoche Productions) et phonographique (disques Versailles). Pour les enregistrements et les films (Nous irons à Paris, Nous irons à Monte-Carlo…), il se contentait de réunir des musiciens le temps de la séance ou du tournage. C’est ainsi qu’Henri est présent dans les faces de 1948 et fut l’un des invités d’honneur du premier de ces films, en 49 (voir volumes 1 & 2)…

Un poil de délire de la persécution, peut-être, Señor Salvador ? Henri était donc plutôt en froid avec les dates. Il en faut prendre son parti. Et il en est une, surtout, qu’il eût tout particulièrement détestée : le 13 février 2008… C’est que ce 13-là, bien qu’il ne tombât point un vendredi, ne lui fut pas moins fatal et marqua sa sortie de scène. Rien à faire ! On a beau se dire que ça ne peut pas arriver, que quelqu’un qu’on a toujours connu ne peut, tout naturellement, qu’exister toujours. Surtout quand le zèbre en question, après des années de silence, s’était décidé à reprendre le collier, à un âge où d’ordinaire l’on préfère jouir sans entraves d’une retraite bien gagnée à la sueur de la guitare, agrémentée de championnats de pétanque homériques… Pour un gonze affirmant n’avoir « besoin que de peu de sommeil, à peine treize à quatorze heures par jour », c’était on ne peut plus méritoire. On devrait vous en tenir compte, merdre ! Ben non : ça marche pas. Quelle pitié… Au moins, Henri, dans sa nonante et unième année quand même, semble n’avoir pas vu venir le coup, ce funeste 13 février. Pas le genre de ces sinistres « longues maladies » qui font souffrir, parsemées de sales couloirs trop blancs pour être honnêtes. Une bonne petite bouffe, à ce qu’on a dit, avec à la clef une de ces chouettes siestes pépères dont il se délectait… Sympa clin d’œil, ultime pirouette. Belle sortie en somme… Merci.

Salut l’artiste. La bise aux potes.
L’homme qui aimait sa femme mais pas les dates se rappelait-il pourquoi il resta plus de treize mois sans faire de disques, du 4 juin 1951 au 15 juillet 1952 ? Puis près d’un an encore, de juillet 52 à mai-juin 53 ? Trop de boulot sur les scènes des music-halls de Paris et de province, eût sans doute été sa réponse. Pas faux. Et puis, il ne faut pas oublier qu’entre Tout est tranquille (le dernier de juin 51) et Ma petite Jacqueline (le premier – refusé mais refait en vitesse – de juillet 52), il changea de maison de disques. Ou, plutôt, c’est la maison de disques qui le changea d’étiquette : de la vieille Polydor rouge à la jeune Philips jaune, rouge et noire. Une sorte de promotion. A la fin des années 1940, le géant hollandais – qui faisait surtout dans l’électro-ménager et fabriquait donc, entre autres, postes de radio, tourne-disques, voire téléviseurs – se lança à fond dans la production phonographique, histoire d’alimenter ses engins. En France, fin 49, il fit l’emplette de la maison Radiola (pionnière hexagonale de la TSF – également productrice de disques – dès 1921) et, surtout, de la branche française de Polydor, firme naguère liée à la Deutsche Grammophon et plutôt mal remise des récentes cabrioles germano-nazi-collabo. Salvador s’y était fait remarquer dès 1946, au sein de l’équipe Ventura et avait gagné rapidement le droit d’y graver ses premières faces sous son nom (voir volume 1). Puis il était resté, parce qu’on devait lui foutre une paix royale et qu’il n’entrait guère dans sa nature de ramer pour dégotter des contrats plus juteux avec d’autres éditeurs. Après la fusion qui fit de Polydor une simple sous-marque, on passa quelques jeunes prometteurs sur le label principal, Philips, parmi lesquels notre gentil Henri, Lady Patachou et son protégé, ce garçon aussi iconoclaste que moustachu du nom de Georges Brassens… C’est ainsi qu’en juillet 1952, Salvador reprit le fil du discours, avec Ma petite Jacqueline, Ma petite Folie (My Truly, Truly Fair, beau succès outre-Atlantique qui marcha bien en France, surtout dans les versions de Tohama, Line Renaud et Eddie Constantine), Je vous aime, Gade boug’ la (« regarde ce bougre-là »), L’Abeille et le Papillon et Haïti. La dernière chanson, signée Salvador et Bernard Michel, présente une vague parenté avec celle du même titre qu’interprétait Joséphine Baker en 1934 dans le film Zouzou. La première dut être refaite. Quant à L’Abeille et le Papillon, elle est presque aussi célèbre que Le Loup la Biche et le Chevalier (voir volume 2). Les autres en revanche, peu ou pas rééditées, sont pour le moins passées aux oubliettes…

Un peu plus d’un an avant ce transfert qui revêtit une importance certaine et fut sûrement orchestré par Dame Jacqueline, Henri avait donc bouclé son cycle Polydor avec quatre chansons toujours aussi révélatrices de sa quête d’éclectisme. Doucement, doucement se situe dans le registre crooner, de même que Dors mon petit Ange (d’abord titré La Gamme), qui s’adresse plus spécialement aux gentilles têtes blondes. Tout au long de sa belle carrière, Salvador, somptueux cinglé fort avisé, saura toujours charmer régulièrement le jeune public. Le Loup, la Biche et le Chevalier lui avait fait magnifiquement comprendre qu’il ne fallait surtout pas négliger ses admirateurs de demain – j’en étais !... On aura ici, un peu plus tard, un nouvel exemple de ces chansons pour les enfants avec l’adorable Petit Indien (1954). C’est, précise Henri, Maurice Pon qui écrivait ces chansons douces pour les petits : « un grand talent et encore plus de gentillesse »… Quant à l’autre parolier de la clique salvadorienne, Bernard Michel, il se faisait plutôt une spécialité des méga succès – autrement dit les « tubes », comme les baptisera peu après Boris Vian, troisième larron, non des moindres, mais qui en ces années 51-55 reste encore assez éloigné de la petite famille… Le Téléphone (chanson à ne pas confondre avec le sketch du récital de Pleyel) et surtout Tout est tranquille (adaptation du germanique succès Jetz es ist still, devenu en version anglaise It’s, Oh, so Quiet) ressortissent de leur côté de la plus pure veine fantaisiste, avec même, pour Tout est tranquille, un salvateur appel au meurtre sur fond de cyclone déchaîné. L’ère Polydor s’achève en feu d’artifice. Près d’un an donc, entre les premières galettes Philips de juillet 52 et quatre nouveaux titres échelonnés de mai à juillet 1953. On ne les entendit guère en leur temps sur les ondes et, à en juger par la rareté des deux 78 tours, les ventes ne durent point être pharamineuses. Ces faces n’ont, à notre connaissance, pas fait l’objet d’une édition parallèle en 45 et/ou 33 tours. Difficile, pourtant, de clamer que les doux et nostalgiques La Mort passe et Les Oiseaux et les Rêves (avec des textes signés André Maurois), Quand on s’aime à Paris et le charmant En traînant la Savate (alias La Parigote), sont d’une affligeante médiocrité, même si leurs titres n’ont point cette magie accrocheuse que la boîte aurait souhaitée… Nous devons à Dany Lallemand de pouvoir rééditer enfin ces choses peu connues, injustement oubliées.

Fassent les brumeux cieux bruxellois que tout cela ne nous soit point interdit dans un avenir plus ou moins proche et que nous puissions poursuivre librement ce salutaire travail de sauvetage…
Au début de 1954, s’étant assuré depuis l’été précédent le concours du jeune, aussi talentueux que prometteur Michel Legrand, fils de son papa Raymond, frère de sa grande sœur Christiane, en qualité de pianiste, chef d’orchestre et arrangeur, Henri se paya un vrai beau « tube », sous la forme de ce Petit Indien ci-devant mentionné. Gorgée de senteurs antillaises, Elle me donne, l’autre chanson du jour, fut peut-être moins écoutée, mais se vendit quand même fort bien, puisque c’est elle qui figure au verso de ce Philips N 72191 H… Ce ne fut cependant point là l’ultime 78 tours dans la carrière d’Henri Salvador. On en connaît encore au moins trois, commercialisés en octobre 1955 et enregistrés (sur bande magnétique, tout de même !) vers mai et juin de cette année-là. Contrairement à leurs prédécesseurs de 1951-54, ces six titres furent parallèlement pressés sur microsillons en « résine de vinyle, donc pratiquement inusables et incassables » (tu parles !), ainsi que le spécifiaient joliment les pochettes des si légers 45 et 33 tours… Papa Loves Mambo, lancé sur l’autre rive de l’océan par Perry Como, et As-Tu vu Adèle ? (Sweet and Gentle), sont tous deux de lointaine origine, mais les quatre autres arias sortent tout droit de la guitare d’Henri et des plumes inspirées des complices habituels : Bernard Michel pour Le Roi du Fox-Trot (sérieux concurrent du Danseur de Charleston) et Le Roi des Caves (hilarante parodie du blues pur et dur…en français) ; Maurice Pon pour Margaret et Qu’che que ch’est que cha ? (cha-cha-cha auvergnat – histoire de faire la pige au terrifiant Mambo italiano !)… Michel Legrand céda provisoirement la place à Jo Boyer, déjà souvent sollicité, et à André Popp (uniquement pour Margaret), qui se fit un peu plus tard une spécialité d’arrangements bidouillés, délirants (notamment sur certaines chansons de Vian), mais regretta toujours de n’avoir point commis l’invention de ce genre si populaire à laquelle son nom, particulièrement bien choisi, semblait pourtant le prédestiner !

Il est à craindre que Dame Chronologie ne soit de nouveau ici quelque peu bousculée car, après moult cogitations, il nous a semblé assez logique de faire figurer sur le premier CD tout ce qui, survivance d’un passé glorieux, avait vu le jour en 78 tours, cha-cha-cha auvergnat compris (Philips N 72292 H)… En conséquence, le second disque sera consacré à la modernité : le microsillon. En réalité, cela permet de ne point fragmenter le récital de Pleyel (déjà terriblement soumis, en ces temps de grande barbarie, aux impitoyables ciseaux des monteurs) et aussi d’inclure un bel inédit de la même période. Et tant pis s’il nous semble que les trois chansons nouvelles (sur quatre) pour les enfants – La Belle au Bois dormant, Pierrot et Colombine, Cendrillon (bien avant la collaboration de copain Henri avec l’empire Disney) – sorties sur le 45 tours Philips 432047 fin novembre 55, durent être enregistrées le même jour que Margaret (titre curieusement solitaire dans la suite des numéros de matrices), donc vers le mois de mai. La présence là encore d’André Popp à l’accompagnement plaide en faveur de cette supposition. Évidemment : l’accès aux feuilles de séances, aurait résolu la question et fourni les bonnes dates… Histoire de clore le chapitre, on trouvera les quatre témoignages d’ouverture de la prolifique année 1956 : encore un 45 tours avec, pour une fois, aucune collaboration de Michel et Pon… En revanche, Il n’y a plus d’Amandes fait apparaître le nom d’un jeune inconnu, Georges Moustaki et Pas encore ceux d’Alain Goraguer pour la musique et de Boris Vian pour les paroles. Un tournant, quoi…

Un autre tournant avait déjà été négocié à la fin du printemps 1954, quand, affirme-t-il, les casinos des lieux de vacances se fermèrent tous systématiquement pour une mystérieuse raison devant le fringuant Henri (lire ci-dessus). Le responsable du complot, démasqué des années plus tard, ne serait donc autre que le méchant vilain Ventura (Ray), désireux de récupérer son ex-guitariste-chanteur-fantaisiste dans un orchestre qu’il ne dirigeait plus depuis quelque sept ans ! Henri précise tout de même que le coup se fit par l’entremise de Bruno Coquatrix et, là, il n’est peut-être pas tout à fait parano : celui-ci n’aimait pas beaucoup le talentueux garçon qui avait refusé un peu plus tôt d’inaugurer le nouvel « Olympia » dont il venait de se rendre acquéreur. Après tout, tant mieux : son refus permit à Gilbert Bécaud de se mettre sur les rangs… Mais pourquoi diable impliquer Ventura dans la combine ? Quand celui-ci avait besoin d’un guitariste-chanteur, il pouvait réquisitionner son propre neveu, le jeune Sacha Distel – un élève d’Henri, soit dit en passant… Lequel Henri se sentait sûrement mieux du côté de l’« ABC » où il remportait régulièrement de gentils succès depuis 1948-49 et où, ce qui renforce sa tendresse pour l’endroit, Jacqueline en vacances à Paris mais déjà sur le retour direction Alexandrie, était venue l’entendre pour la première fois… Jacqueline n’est jamais repartie et Henri a souvent refait l’« ABC » – établissement qui, rappelons-le, avait en d’autres temps (1938) et en une seule soirée consacré la gloire de Trenet… Il y participa même (Henri, pas Charles !) au début des années 1950, en compagnie de Raymond Bussières et d’Annette Poivre, à une revue intitulée Autre Chose, conçue en partie par Pierre Dac et Francis Blanche. Au cours du même spectacle le débutant Raymond Devos interprétait des sketches écrits en collaboration avec Roger Pierre. Affiche pas mal !

Au moment où éclata l’« affaire des casinos interdits », Salvador venait justement de se payer un nouveau tabac à l’« ABC » et dans une suite de tournées lointaines. Impossible pour les directeurs de salles, casinos et autres, de l’ignorer. Jacqueline prit le taureau par les cornes et décréta que puisque il y avait pénurie d’engagements, rien n’empêchait son artiste d’époux de louer une salle connue et d’y donner un récital à sa façon… Bonne idée, mais risquée et… chère. La « salle Pleyel » correspondait parfaitement aux critères : connue, bien située, susceptible, tout comme « Gaveau » ou « Carnegie Hall » à New York, d’être louée par tout un chacun – soit n’importe qui ! – dès lors que l’intéressé a les sous et les bonnes dates. C’est ainsi qu’Henri Salvador put faire son premier one man show et, selon ses propres termes, se trouva « propulsé au stade de grande vedette »… Dans la foulée, raconte-t-il, « on a loué le théâtre Daunou, puis celui de l’Étoile, de nouveau l’ABC et le théâtre des Capucines qui était juste en face de l’Olympia. On est resté ainsi pendant six mois sur Paris ». Quant à savoir quand ce feu d’artifice Pleyelien eut lieu et combien de temps il dura… Aucune date dans le bouquin, c’était fatal. Dans une promo radiophonique (station non repérée – modulation d’amplitude et grandes ondes, bien entendu), le présentateur (pas davantage identifié) mentionne le 18 juin, date ô combien symbolique, sans préciser l’année – de toute évidence 1954, vu l’époque (mars 55) à laquelle Philips sortit son 33 tours souvenir. Il ne parle également que d’une seule soirée, à partir de 21 heures, alors qu’Henri en dénombre quatre. Il est néanmoins possible que, devant l’affluence inespérée, on ait joué les prolongations. Le même présentateur affirme encore que la vedette débarque «d’un coup d’aile du fond de l’Europe » et qu’il va incessamment sous peu repartir mener « la plus grande revue d’Italie » : pour un gars soi-disant sans engagements, un tableau de chasse pas si désespéré ! A moins que ce ne soit un truc pour faire croire aux affameurs que l’histrion a tout plein de boulot, malgré les infâmes entreprises de déstabilisation. Bien fait ! Lui, en tous cas, signale surtout les six mois d’activités sur Paris… Qui aurait donc suivi Henri Salvador au jour le jour durant l’an 1954 ? Ajoutons, à l’endroit de cette promo au son particulièrement médiocre, récupérée tout à fait par hasard sur un vieux magnétophone perclus de ronflette et à la vitesse douteuse, qu’Henri y interprète le même pot-pourri de ses succès que celui donné au cours du récital. Mais au lieu du big band beau réuni et dirigé par Michel Legrand, il n’a ici que le seul soutien de sa guitare…

Quoiqu’il en soit, les gens de chez Philips, à pied d’œuvre, ne manquèrent pas de profiter de leur avantage, car la firme disposait toujours d’un studio d’enregistrement permanent dans l’enceinte même des salles Chopin - Pleyel. Même pas besoin de sortir les amplis et les lourds magnétos pour les trimballer en camion à l’autre bout de la ville ! Deux, trois raccords, quelques micros, et le tour fut joué. Il n’était pas encore très courant d’éditer sur disques de tels récitals par des artistes de variétés. Toutefois, Pathé-Marconi avait déjà sorti en 1952 deux 33 tours - 25 centimètres, par Trénet en scène, où il manquait tout de même pas mal de choses (voir intégrale, volume 8 – FA 088). En 53, Odéon fit mieux avec le récital d’Yves Montand à l’Étoile, arrivant à en faire tenir l’entièreté sur un album de deux 33 tours - 30 centimètres, cette fois (voir intégrale Montand, volume 3 – FA 5178)… Henri Salvador était en bonne compagnie. Mais il est certain qu’un seul petit 25 centimètres, même en 33 tours (soit moins d’une heure d’audition), ne représente absolument pas la totalité du spectacle. Une sélection, tout au plus… Interrogé à plusieurs reprises, Henri a bien confirmé que son show durait au moins le double, mais s’est montré incapable de dire où diantre pouvaient se trouver les chutes… On peut craindre qu’elles ne se trouvent plus nulle part. Néanmoins, nous avons la certitude que les quatre sketches – Gin et Télévision (quelque peu emprunté à « Red » Skelton), La Leçon de Comédie, Le Téléphone et Le Rire (reprise en public de la mouture studio de 1948) – groupés sur le 45 tours Philips 432125 NE (« 5ème série – Henri Salvador s’amuse », agrémenté d’un texte manuscrit de Boris Vian où il est dit que Salvador est un éléphant), sorti en novembre 1956, soit deux ans et demi après le spectacle, proviennent bel et bien de celui-ci… Bizarre, en vérité, d’avoir ainsi séparé le parlé du chanté, car il existait forcément dans le déroulement de la représentation un équilibre entre les deux genres, jouant de l’alternance. Il eût été plus simple de ne point la rompre en éditant l’ensemble sur une galette d’un diamètre supérieur. Mais en ce temps-là, les maisons de disques hésitaient encore, dans les domaines de la danse, de la chanson et du jazz, à recourir au format 30 centimètres, en général réservé à la musique proclamée « sérieuse ». On craignait que les amateurs de choses plus légères n’aient point l’idée d’aller farfouiller dans les bacs de grands disques à l’aspect si effrayant ! Pourtant, le double album Odéon de Montand ci-devant mentionné, bien qu’assez cher, se vendit comme des petits pains et resta des années au catalogue…

Nous avons donc tenté, ici, de faire alterner sketches et chansons, là où cela semblait possible, sans cependant être tout à fait sûr que l’ordre est le bon. D’autant que, même en procédant ainsi, on se doute bien qu’il doit encore manquer pas mal de choses et que l’équilibre demeure instable… La partie chansons – enfin, ce qu’il en reste – mêle évidement, comme dans toute entreprise de ce type, l’ancien et le nouveau. L’ancien se retrouve tout naturellement dans le Cocktail des Succès (fin de la face 1, dans l’édition originale), pot-pourri qui enchaîne Saint-Germain-des-Prés, Si jolie, Le Portrait de Tante Caroline, Qui sait… qui sait…qui sait, Ma Doudou, Le Pas du Facteur, Clopin clopant, Le Loup, la Biche, etc., même si Ciel de Paris et Ma petite Jacqueline sont un poil plus récents. Le Petit Indien, Je vous aime et Le Petit Souper aux Chandelles, donnés en entier, accusent déjà, eux aussi, un peu de bouteille et leur inclusion paraît donc indispensable. C’est le Be-Bop, Ma Chansonnette et Le Scaphandrier devaient être aussi de la fête, mais le dernier cité s’est probablement perdu dans les profondeurs du cerveau de sa belle… Côté récent, Papa Loves Mambo, As-tu vu Adèle ? ou Margaret furent certainement sollicités. Ici, on ne trouvera que Elle me donne. En revanche, Encore un Verre de Fine de Michel Emer (l’homme de L’Accordéoniste et du Disque usé, tout de même !) et Ne me laissez pas comme ça, de François Charpin et Bernard Michel, comptent parmi les nouveautés qui n’auront pas droit à leur version studio. La chouette surprise, c’est le Boum ! de Trenet revu et corrigé selon les canons be-bop (avec rafales de « ool-ya-koo » à la clef), qui ouvre le bal et déchaîne un orchestre au petit poil, débordant de vie, plein à ras bords des meilleurs jazzmen du cru. Michel Legrand n’avait pas regardé à la dépense pour imbriquer les petits plats dans les grands… Henry Cording et Vernon Sinclair sauront s’en souvenir : Mig Bike (car c’était lui) est au coin du bois, bien prêt à y foutre le feu – encore que, nul ne l’ignore, il soit formellement interdit de fumer en jouant du hautbois. Un dernier mot, pour la route, de la jolie rareté dénichée par Dany Lallemand, non point au coin d’un bois, mais au cœur des archives du défunt pianiste-compositeur, Alec Siniavine, accompagnateur attitré de Jean Sablon pendant des années. Ce délicat Bungalow du Bengali (CD 2, plage 1), enregistré en privé, Henri ne l’a pas, non plus que bien d’autres airs tombés dans l’injuste oubli, repris dans sa phonographie officielle. On peut se demander pourquoi. D’autant que quelques collègues – dont André Claveau – n’ont pas hésité, eux, à en donner leur version. Mais au fond qu’importe, puisque nous pouvons tout de même l’entendre. Aujourd’hui, certes. Mais dans un an ?
Daniel NEVERS
© 2009 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini

Remerciements : Philippe BAUDOIN, Olivier BRARD, Jean-Pierre DAUBRESSE, Alain DÉLOT, Yvonne DERUDDER, Pierre LAFARGUE, Dany LALLEMAND, Jacques LUBIN, Henri CHENUT, Gilbert PILON, Maurice PON, Gérard ROIG, Gérard ROUSSEL, Pierre-Yves SORIN

english notes
Henri Salvador was not one for dates.  There are some mentioned in his autobiography Attention ma Vie, published in 1994, but they must be taken with a pinch of salt.  Two or three are more certain:  18 July 1917, his date of birth and of course 24 January 1950 when he (re)married, this time with Jacqueline, to whom he was forever thankful as she took his career in hand.
But did he know exactly when his elder brother died in 2003?  We can’t be sure.  Guitarist and singer André was present, like Henri, for the opening of ‘Jimmy’s Bar’ in Montparnasse, in late 1936 and again like him, had the honour of accompanying Django Reinhardt in this venue.  People could have mistaken them for twins – the same face, smile, sense of swing and sweet or ironic voice.  And as the tale goes, at first they shared but one guitar and it was Johnny Hess, Trenet’s ex-partner and manager of ‘Jimmy’s’ who helped them to get another one so they could play together.  André Simon Salvador’s talent can be appreciated in Ernest Léardée’s West Indian orchestra, playing with clarinettist/ saxophonist André Ekyan (Frémeaux FA-5177).
Indeed Henri had a very selective memory which puts spokes in our discographical wheel.  If we return to the liner notes of Volume 1 (FA-186), we find a pretty family pic with Mummy, Daddy and, strangely enough, a little girl and a second boy.  The girl was Alice (born in 1915) and the lad was André (born in 1913).  Henri, who had always wanted to appear as an only child, hardly ever mentioned them.  And while on the subject of his childhood, we must point out that the Salvador family arrived in Le Havre to settle in Paris in summer 1929 and not 1924.  Henri was twelve and not seven.  His memory was again wavering.Henri also forgot to add that during this period, it was his brother who recommended him to band leader Bernard Hilda.  As a member of this group in 1941 while it toured Nice and Cannes, Ray Ventura spotted him and hired him for his South American tour.

Clearly Henri disliked calendars, but one precise date – the 13 February 2008 – proved fatal for the man we believed to be immortal.  In his ninety-first year, after a good meal and the subsequent siesta, he departed.  A good way to go. Did he remember why he didn’t record for over thirteen months – from 4 June 1951 to 15 July 1952?  And then again nothing from July 52 to May/June 53?  He would have pro­bably answered that he was too busy in the Parisian and provincial music-halls.  True enough.  But he also changed labels.  Or, to be more precise Henri switched to the principal label of the company, from the old red Polydor to the young black, red and yellow Philips.  In the late forties, this Dutch giant – which also manufactured household appliances – decided to go for the phonographic sector, and merged with Radiola and the French branch of Polydor.  Philips took on some promising talent from the sub-label, including Henri, Patachou and Georges Brassens.  In July 1952 Salvador came out with his Ma petite Jacqueline, Ma petite Folie (My Truly, Truly Fair), Je vous aime, Gade boug’ là, L’Abeille et le Papillon and Haïti.  Excepting Haïti and L’Abeille et le Papillon, these tunes are now more or less forgotten. Just over a year before this transfer, Henri had wound up his Polydor cycle with four revealingly eclectic songs.  Doucement, dou­ce­ment falls in the crooner repertoire as does Dors mon petit Ange (initially entitled La Gamme). During his long and rich career, Salvador always attracted the younger members of the public.  Le Loup, la Biche et le Chevalier (see Volume 2) is an excellent example of how one mustn’t neglect the future fans.  Here, we will soon discover another song for children, his adorable Le Petit Indien (1954).  Maurice Pon signed these sweet songs.  In the Salvador gang, another songwriter, Bernard Michel, specialized in his big hits – Le Téléphone and in particular Tout est tranquille (adapted from the German Jetz es ist still which, in English, became It’s, Oh, so Quiet).  The Polydor era thus ended in splendour.

So almost a year went by between the first Philips discs of July 52 and the four new titles spread from May to July 1953.  They were rarely broadcast over the radio and judging by their rarity, their marketing success was minimal.  Yet we cannot be too harsh with these nostalgic pieces – La Mort passe and Les Oiseaux et les Rêves (lyrics signed by the serious fiction and non-fiction author André Maurois), Quand on s’aime à Paris and the charming En traînant la Savate (alias La Parigote) – even if the label had hoped for more sales. In early 1954, assisted by the young and talented pianist, band leader and arranger Michel Legrand, son of Raymond, Henri came out with a true hit, Le Petit Indien, as mentioned above.  With its West Indian notes, Elle me donne, the other tune of the day, had less impact but sold well as it was on the ‘B’ side of this Philips N 72191 H.  However, this was not his ultimate 78, at least another three were released in October 1955. Papa Loves Mambo, originally sung by Perry Como, and As-Tu vu Adèle? (Sweet and Gentle) have distant roots and but the other four tunes were Henri originals with lyrics inspired by his regulars:  Bernard Michel for Le Roi du Fox-Trot and Le Roi des Caves;  Maurice Pon for Margaret and Qu’est che que ch’est que cha? (parodying the supposed accent of the Auvergne).  Michel Legrand temporarily stepped aside for Jo Boyer and André Popp (only for Margaret).  The three (out of four) new songs for youngsters – La Belle au Bois dormant (The Sleeping Beauty), Pierrot et Colombine and Cendrillon (Cinderella), released on an EP in late November 55, must have been cut on the same day as Margaret, in May.  To close this particular chapter, four titles opened 1956, a very prolific year, including Il n’y a plus d’Amandes featuring the name of a young newcomer, Georges Moustaki and Pas encore with its music written by Alain Goraguer and lyrics by Boris Vian.  A turning point.

There had been a previous turning point in spring 1954 when the casinos in holiday resorts suddenly snubbed Henri.  As disco­vered years later, and according to the somewhat paranoiac Salvador, this ridiculous plot had been instigated by the wicked Ray Ventura, wanting to recuperate his ex-guitarist-cum-singer in a band he had stopped heading some seven years back!  The plot may have been first hatched by Bruno Coquatrix who hardly appreciated the talented Henri for refusing to participate in the opening of the new ‘Olympia’ which he had acquired.  But why did he draw Ventura in these misdoings, when the latter could have called upon his nephew, the young Sacha Distel (one of Henri’s disciples). Henri undoubtedly felt more at ease at the ‘ABC’ which had welcomed him since 1948-49.  But as there was a dearth of contracts, Jacqueline decided that her husband should rent a well-known venue and present his personally modelled recital.  This was a good idea, but was risky and costly.  The ‘Salle Pleyel’ was a suitable hall and could be hired by anyone, in the same way as Carnegie Hall.  Thus Henri Salvador gave his first one man show and, as he himself said, he ‘shot up to being a big star’.  While at it, they also rented the Daunou theatre, then that of the Etoile, the new ABC and the Theatre des Capucines.  We are unsure of the Pleyel dates, no mention was made in his book. In an unidentified radio ad, the unidentified announcer mentioned 18 June, obviously in 1954.  He mentioned just one perfor­mance although Henri counted four.  Perhaps the public demand led to a prolongation.  The same announcer affirmed that the star had just returned from the ‘deepest parts of Europe’ and was to soon leave for ‘the biggest revue of Italy’.  For someone seeking contracts, life seemed pretty good.  Unless this was simply a publicity stint.  Henri sang exactly the same cocktail of hits as in his recital, in the same order, but just accompanied by his guitar.

The guys from Philips were forever ready, having a recording studio in the Chopin – Pleyel concert halls. Alas, they were not totally au fait with the recording of variety artists and produced a mere LP (lasting under one hour), so a part of the show is missing.  However the four sketches – Gin et Télévision (slightly borrowed from ‘Red’ Skeleton), La Leçon de Comédie, Le Téléphone and Le Rire – issued on the Philips single 432125 NE (‘5th series – Henri Salvador s’amuse’) with the hand-written text of Boris Vian, released in November 1956, two and a half years after the show, are indeed extracts from the performance.  In all evidence, the company had decided to separate the spoken and the sung. Here we have tried to alternate sketches and songs as best as possible, though cannot be sure that the original order is correct, and knowing that some pieces are missing.  The song category – or what remains – mixes old and new.  The older part includes Cocktail de Succès, a pot-pourri comprising  Saint-Germain-des-Prés, Si jolie, Le Portrait de Tante Caroline, Qui sait … qui sait … qui sait, Ma Doudou, Le Pas du Facteur, Clopin clopant, Le Loup, la Biche, etc although Ciel de Paris and Ma petite Jacqueline are slightly more recent.  The complete versions of Le Petit Indien, Je vous aime and Le Petit Souper aux Chandelles, which were also a little long in the tooth, are also indispensible additions.  On a more recent note, the punters undoubtedly cried out for Papa Loves Mambo, As-tu vu Adèle? and Margaret, but here we only find Elle me donne.  On the other hand Encore un Verre de Fine by Michel Emer (the man behind L’Accordéoniste and Le Disque usé) and Ne me laissez pas comme ça by François Charpin and Bernard Michel are some of the novelties which were to never have a studio version.  An overhauled version of Charles Trenet’s Boum! opens the party  with a spirited orchestra including some of the very best jazzmen.  Michel Legrand had been generous for the occasion, and was already resembling Mig Bike accompanying Henry Cording (Salvador’s rock ‘n’ roll pseudonym).  To conclude, we must mention the pretty rarity found by Dany Lallemand in the archives of pianist-composer, Alec Siniavine, Jean Sablon’s regular accompanist for many years.  This delicate Bungalow du Bengali (CD2, track 1) was a private recording which Henri had never interpreted in his official phonographic career.  Why ever not, we may wonder, as some of his colleagues, including André Claveau, came out with their versions.  No matter, at last this tasty morsel can be sampled.
English adaptation by Laure WRIGHT from the French text of Daniel NEVERS
© 2009 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini

DISCOGRAPHIE / DISCOGRAPHY
Tous titres enregistrés à Paris / All titles recorded in Paris
DISQUE / DISC 1
1. DOUCEMENT, DOUCEMENT (H. Salvador-B. Michel) (Polydor 560.342/mx.1423-2ACP) HENRI SALVADOR et son trio rythmique (g, b, perc) – 4/06/1951
 2. DORS MON PETIT ANGE (H. Salvador-M. Pon) (Polydor 560.342/mx.1424-3ACP)
 3. LE TÉLÉPHONE (R. Lucchesi-H. Giraud-A. Rouvre) (Polydor 560.341/mx.1425-3ACP) 
4. TOUT EST TRANQUILLE (Lang-Reisfeld-Bonnet) (Polydor 560.341/mx.1426-1ACP) HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre – 4/06/1951
 5. MA PETITE FOLIE (R. Merrill-J. Plante) (Philips N 72106H/mx.2195-1ACP)
 6. JE VOUS AIME (H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72109H/mx.2196-2ACP)
 7. GADE BOUG’ LA (H. Salvador) (Philips N 72121H/mx.2197-2ACP)
 8. L’ABEILLE ET LE PAPILLON (H. Salvador-M. Pon) (Philips N 72109H/mx.2198-3ACP)
 9. HAÏTI (H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72121H/mx.2204-2ACP)
10. MA PETITE JACQUELINE (H. Salvador-M. Pon) (Philips N 72106H/mx.2205-2ACP) / HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre (5, 6, 9, 10) – 15 & 17/07/1952 / HENRI SALVADOR et sa guitare (7 & 8) – 15/07/1952
11. EN TRAÎNANT LA SAVATE (La Parigote) (Philips N 72158H/mx.2551-1ACP) (H. Salvador-M. Pon)
12. QUAND ON S’AIME À PARIS (H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72158H/mx.2552-2ACP) HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre –  ca. mai/May 1953
13. LA MORT PASSE (H. Salvador-A. Maurois) (Philips N 72174H/mx.2655-4ACP)
14. LES OISEAUX ET LES RÊVES (H. Salvador-A. Maurois) (Philips N 72174H/mx.2656-3ACP) HENRI SALVADOR et sa guitare - ca.juillet/July 1953
15. LE PETIT INDIEN (H. Salvador-M. Pon) (Philips N 72191H/mx.3120-3ACP)
16. ELLE ME DONNE (Ah Ah)(H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72191H/mx.3121-6ACP)
HENRI  SALVADOR avec MICHEL LEGRAND et ses rythmes – ca.févr./Feb.1954 / 17. PAPA LOVES MAMBO  (Philips N 72276H/mx.3685-2ACP) (A. Hoffman-B. Reichner-D. Manning-A. Hornez)
18. LE ROI DU FOX-TROT (H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72275H/mx.3686-2ACP)
19. LE ROI DES CAVES (H. Salvador-B. Michel) (Philips N 72275H/mx.3689-2ACP)
20. MARGARET (H. Salvador-M. Pon) (Philips N 72276H/mx.3698-1ACP) / HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre (17,18,19) – ca. mai /May 1955 / HENRI SALVADOR avec ANDRÉ POPP et son orchestre (20) – ca. mai/May 1955
21. AS-TU VU ADÈLE ? (Sweet and Gentle) (O. Portal-J. Loysel) (Philips N 72292H/mx.3795-1ACP)
22. QU’ECH QUE CH’EST QU’CHA ? (Cha-cha-cha auvergnat) (Philips N 72292H/mx. 3796-?ACP) (H. Salvador-M. Pon) / HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre – ca. juin/June 1955
23. RÉCITAL EXPRESS (Pot-Pourri de succès) (Radio / Broadcast) Saint-Germain-des-Prés (L .Ferré) / Si jolie (M. Philippe Gérard-E. Marnay) / Le Portrait de Tante Caroline (P. Misraki) / Qui sait… qui sait… qui sait (O. Farrès-J. Larue) / Le Pas du Facteur (Mireille-J. Nohain) / Ma Doudou (H. Salvador-B. Michel) / Clopin-Clopant / (P. Dudan-B.Coquatrix) / Ciel de Paris (P. Dudan) / Ma petite Jacqueline (H. Salvado-M. Pon) / Le Loup, la Biche et le Chevalier (H. Salvador-M. Pon) / Avec un tout petit Rien (R. Lucchesi-G. Koger-A. Salvet) / HENRI SALVADOR et sa guitare + Présentation - ca. Juin/June 1954

DISQUE / DISC  2
 1. LE BUNGALOW DU BENGALI (A. Siniavine-Jamblan) (acetate-enr.privé/private rec.) HENRI SALVADOR & Trio (violon, piano, perc.) – prob. 1954
 2. BOUM ! (C. Trenet) (LP Philips N 76038 R - a)
3. LE PETIT INDIEN (H. Salvador-M. Pon) (LP Philips N 76038 R - a)
4. GIN ET TÉLÉVISION (H. Salvador) (EP Philips 432125 NE - a)
 5. ELLE ME DONNE (Ah ! Ah !)(H. Salvador-B. Michel) (LP Philips N 76038 R - a)
 6. COCKTAIL DE SUCCÈS (LP Philips N 76038 R - a) Saint-Germain-des-Prés (L. Ferré) / Si jolie (M. Philippe Gérard-E. Marney) / Le Portrait de Tante Caroline (P. Misraki) /  Qui sait… qui sait… qui sait… (O. Farrès-J. Larue) / Le Pas du Facteur (Mireille-J. Nohain) / Ma Doudou (H. Salvador-B. Michel) / Clopin-Clopant (P. Dudan-B. Coquatrix) / Ciel de Paris (P. Dudan) / Ma petite Jacqueline (H. Salvador-M. Pon) / Le Loup, la Biche et le Chevalier (H. Salvador-M. Pon) / Avec un tout petit  Rien (R. Lucchesi-G. Koger-A. Salvet)
7. TÉLÉPHONE : Le Distrait / Le Râtelier (M. Pon-B. Michel) (EP Philips 432125NE - b)
 8. ENCORE UN VERRE DE FINE (M. Emer) (LP Philips N 76038 R - b)
 9. JE VOUS AIME (H. Salvador-B .Michel) (LP Philips N 76038 R - b)
10. LA LEÇON DE COMÉDIE  (H. Salvador-B. Michel) (EP Philips 432125 NE - a)
11. LE PETIT SOUPER AUX CHANDELLES (P. Misraki) (LP Philips N 76038 R - b)
12. NE ME LAISSEZ PAS COMME ÇA (F. Charpin-B. Michel) (LP Philips N 76038 R -b)
13. LE RIRE - Salvador s’amuse ! (H. Salvador) (EP Philips 432125 NE - b) RÉCITAL HENRI SALVADOR à Pleyel / Accompagné par MICHEL LEGRAND et son orchestre – prob. 18/06/1954
14. LA BELLE AU BOIS DORMANT (H. Salvador-B. Michel) (EP Philips 432047 NE - a)
15. PIERROT ET COLOMBINE (H. Salvador-B. Michel) (EP Philips 432047 NE - a)
16. CENDRILLON (H. Salvador-B. Michel) (EP Philips 432047 NE - b) HENRI SALVADOR chante pour les enfants / Avec ANDRÉ POPP et son orchestre – ca. Sept. 1955
17. PAS ENCORE (A. Goraguer-B. Vian) (EP Philips 432083 NE - a)
18. IL N’Y A PLUS D’AMANDES (H. Salvador-G. Moustaki) (EP Philips 432083 NE - a)
19. BONJOUR SOURIRE (H. Salvador-P. Tarcali) (EP Philips 432083 NE - b)
20. L’OMBRELLE ET LE PARAPLUIE (H. Salvador-P. Tarcali) (EP Philips 432083 NE - b) HENRI SALVADOR et sa guitare (17, 18, 20) / HENRI SALVADOR avec JO BOYER et son orchestre (19) – ca. févr./Feb. 1956

CD LE PETIT INDIEN - INTÉGRALE HENRI SALVADOR 1951-1956 VOL. 3 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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