Fremeaux.com
TITANIC
TÉMOIGNAGES DES SURVIVANTS - SURVIVORS IN THEIR OWN VOICE (1915-1999)









Préface
LE TITANIC, UN MONDE ENGLOUTI
La Belle Epoque est cette période insouciante, du début du siècle au déclenchement de la Première Guerre Mondiale, pendant laquelle l’Europe et l’Amérique du Nord ont vécu dans l’illusion que les progrès d’alors pourraient rapidement instaurer le paradis sur terre : les industries et les économies sont en plein développement, les salariés voient leur condition s’améliorer, l’alphabétisation gagne le plus grand nombre, des inventions techniques font évoluer les communications et la médecine fait de grandes avancées. Ces réalités nourrissent les fantasmes des plus optimistes qui imaginent un XXe siècle sans famine, sans épidémie, sans guerre et sans injustice. Et, durant quelques années, l’illusion contagieuse semble parfaite ; on veut croire à l’avènement d’un âge d’or. C’est la plus douce des propagandes.Aveugles et béates, les Nations ont refoulé dans leurs inconscients les grandes inégalités sociales qu’elles génèrent et entretiennent toujours, le pillage des colonies et l’exacerbation inepte des nationalismes. Alors, c’est toute cette Belle Epoque qui, la nuit du 14 au 15 avril 1912, sombre avec le Titanic dans l’Atlantique Nord, à quelques dizaines de kilomètres de Terre-Neuve.Le Titanic est une illusion qui se brise sur les icebergs, un ancien monde en miniature – où les inégalités sont organisées, compartimentées – qui s’abandonne au frisson de la nouveauté et qui s’emballe jusqu’à sa perte, grisé par les nouvelles techniques.La Grande Guerre transforme le rêve en cauchemar et, pour sa terrible cause, va accélérer le développement de ces techniques (d’armement, de protection, de soins, de communication, d’information...). Cette “vitesse” incontrôlée fera la perte des Empires, issus du dix-neuvième siècle.L’aventure du Titanic est la plus romantique des aventures, mais c’est aussi la dramatique allégorie d’une civilisation qui, pour n’avoir pas voulu affronter ses archaïsmes, vivra les déchirements les plus sanglants.Une fuite en avant pathétique. L’a-t-on enrayée ?
Thomas COMPERE-MOREL
Historial de la Grande Guerre, Péronne - Somme
Grand prix national des musées de France - 1999
© 2000 COMPÈRE MOREL - FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

AVANT-PROPOS
Depuis 1985, le retour du Titanic sous les feux de l’actualité a suscité un intérêt passionné qui fait resurgir dans nos mémoires cortège de rumeurs et chapelets de fausses nouvelles. Frais émoulu des chantiers Harland and Wolff de Belfast où sa construction a duré plus de deux ans, le Titanic est, en 1912, la gloire de la Compagnie White Star Line qui a vanté à l’excès les mérites de son enfant chéri : luxe de son mobilier, sécurité de sa double coque et ingéniosité de ses 15 cloisons étanches ; elles divisent le navire en 16 compartiments pouvant être rapidement isolés les uns des autres en cas de nécessité ce qui, affirme le constructeur, rend le paquebot insubmersible. Jamais un voyage inaugural n’avait été célébré avec autant d’éclat. Le mercredi 10 avril 1912, c’est le départ. Le Titanic, le plus grand, le plus luxueux et le plus moderne de son temps, quitte Southampton à 12 heures, en vitesse réduite, vers Cherbourg, sa première escale. Le tapage publicitaire est rehaussé par la présence à bord d’un grand nombre de célébrités : l’actrice Dorothy Gibson (elle sera, en décembre 1912, la vedette du premier film réalisé sur la catastrophe), Benjamin Guggenheim "le roi du cuivre", Charles Hays, le président de la Compagnie de chemins de fer Grand Trunk Railroad, Isidor Straus, propriétaire des grands magasins de New York, Bruce Ismay, le président de la Compagnie de navigation White Star Line, à qui appartient le Titanic. Il y a aussi Jacob Astor qui possède les grands hôtels de New York, Henry Sliper Harper de la famille des grands éditeurs, Lady Duff Gordon la reine de la haute couture (elle vient d’ouvrir un nouveau magasin à Paris), sans oublier George Widener, des tramways et Arthur Rierson le magnat de l’acier. Il y a même l’aide de camp de William Taft, président des Etats-Unis d’Amérique.Tous s’émerveillent du raffinement de ce palais flottant où tableaux de maîtres et bois rares décorent les appartements spacieux des premières classes. Les suites composées d’un salon et d’une chambre avec salle de bains ont aussi un office pour le valet de pied. L’ameublement est de style, avec prédominance Louis XV et Empire. Pour les amateurs d’exercices, il y a une salle de mécanothérapie, des courts de tennis, un golf et, comble de modernité, une piscine chauffée! Les repas sont servis dans des salles à manger plus luxueuses que celles de l’Hôtel Savoy à Londres.

Les passagers de seconde classe, qui habitent deux ponts plus bas, sont moins gâtés, bien que disposant d’un bon confort. On y trouve souvent, logés, les domestiques des gens de qualité (dames de compagnie, valets de chambre...). Ils communiquent facilement avec les premières, mais n’y sont tolérés que dans l’exercice de leur fonc­tion: le service étant assuré par le personnel du navire. Un véritable rideau de fer sépare les deuxièmes des troisièmes classes où sont cantonnés les émigrants du Titanic ; ils sont plus de 700, relégués dans les fonds du navire. Pour la plupart Italiens, Grecs, Irlandais, Allemands ou Russes. Ils rêvent déjà à leur vie nouvelle sur le continent américain où ils comptent bien faire fortune ; pour eux, c’est le voyage de l’espoir. Ils ont payé 45 dollars pour une couchette dans des dortoirs à 8 places (les femmes à l’arrière du bateau et les hommes à l’avant). A titre de comparaison, la suite B51 de première coûte 4.700 dollars (50.000 dollars d’aujourd’hui). Dans les cales, une cargaison très variée est entreposée d’une valeur globale de 420.000 dollars. 692 membres d’équipage vivent sous l’autorité du Commandant Smith, le ‘Commodore’ de la flotte de la White Star. Edward Smith effectue sa dernière traversée avant la retraite. Après 38 ans d’excellents états de service, il a tenu, en tant que ‘Pacha’, à superviser ce voyage inau­gural: question de prestige... Le Commandant a 62 ans et une grande expérience : il a conduit l’Olympic, le bateau frère, autre géant de la White Star.Le 10 avril, à 18 heures, tous ses feux allumés, le Titanic fait son entrée sur la rade de Cherbourg aux sons de “La Marseillaise”. La ville entière semble s’être donnée rendez-vous sur la digue pour admirer ce chef-d’œuvre de la puissance industrielle. 274 nouveaux passagers montent à bord (144 de première classe) conduits par le transbordeur Nomadic. A 20h10, les ancres sont relevées et le Titanic appareille pour sa deuxième et dernière escale Queenstown (aujourd’hui Cork) en Irlande, qu’il atteint le jeudi 11 avril, à 11h30, après avoir longé la côte Sud de l’Angleterre. 120 nouveaux passagers embarquent (113 de troisième classe), tandis que 1.400 sacs de courrier sont entreposés dans la cale. A 13h30, le Titanic, superbe et imposant, met le cap sur New York avec 2.220 personnes à bord. Toutes chaudières flamboyantes, le paquebot file maintenant à 22 noeuds (40 km/h) ; la mer est calme, le temps est beau et clair. Les trois premiers jours de la traversée se déroulent dans une totale euphorie, mais deux terribles ennemis guettent le navire : les glaces et le brouillard. Plusieurs gros navires ont mystérieusement disparu au cours des années récentes ; ces naufrages sont attribués aux glaces flottantes.C’est au quatrième jour que commencent les difficultés. Le dimanche 14 avril, au matin, plusieurs messages inquiétants arrivent au Titanic.

Les paquebots Caronia, Mesaba, Noordam, Baltic et Amerika, signalent la présence de vastes champs de glace et d’icebergs à environ 250 miles en avant du paquebot. Ces avertissements sont ignorés tandis que le Titanic fend les eaux toujours calmes, à sa vitesse de croisière de 21 noeuds. Le Commandant toutefois fait modifier la route légèrement plus au Sud. Le ciel est sans nuage, la nuit étoilée sans lune. La température de l’air est tombée progressivement de neuf à zéro degrés. Le veilleur Frédérik Fleet est un homme d’expérience. Dans son nid de pies, il veille. A 23h30, une brume légère se lève. Soudain, il aperçoit à 600 mètres un iceberg "par devant". Ainsi commence – il est 23h40 – le cauchemar du Titanic. Un ordre : "A tribord toute", et la collision est évitée! Evitée en apparence seulement! Alerté par un frémissement de la coque, le Capitaine Smith arrive sur le pont. Le navire continue sa route mais, bientôt, il gîte légèrement sur tribord. C’est que l’iceberg a déchiré la coque du géant tel un ouvre-boîtes. Smith donne l’ordre de fermer les cloisons étanches et de procéder à une inspection des parties basses du navire. Rapidement, il est informé de la situation dramatique : l’eau envahit les cales et les chaufferies. Le Commandant convoque le Président Bruce Ismay et ne lui cache pas l’ampleur du désastre. Des passagers curieux montent sur le pont, mais saisis par le froid, ils ne tardent pas à rejoindre les salles de danse, où les orchestres n’ont pas cessé de jouer. Pourtant, le Titanic est perdu. Déjà, les 5 compartiments avant sont envahis par les eaux. Faut-il évacuer ?Des ordres conséquents sont donnés à l’équipage : " Tous sur le pont ! Embarcations à la mer ! Il faut évacuer le navire ! ". Qui des passagers prend conscience alors de la réalité ? Certains croient à un exercice ; le calme et la courtoisie sont de rigueur ; la Comtesse de Rhotes préside le bal organisé dans une salle des premières classes. Une rumeur vient troubler la fête : le Titanic a stoppé ses machines!Les stewards frappent aux portes des cabines, les passagers posent des questions ; on leur répond qu’il s’agit d’un simple incident. Commence alors la lutte entre l’équipage et l’océan pour retarder la fin du navire et secourir les passagers. A 0h30, une voix retentit : " Les femmes et les enfants dans les canots ! ". Des passagères en robe du soir refusent de prendre place dans les chaloupes car la température est glaciale et la mer noire est si loin dessous... Le nombre d’embarcations de sauvetage est loin de correspondre aux besoins de tous ; d’ailleurs, il n’existe encore aucune réglementation internationale. A 0h15, le radio du Titanic a envoyé le signal de détresse, le C.Q.D. (Come Quick Distress) et indiqué sa position estimée de 41°46 latitude Nord, 50°14 longitude Ouest.

Des navires, Le Frankfurt et Le Carpathia, ont répondu à 0h25. C’est alors que Jack Phillips se décide à utiliser le nouveau signal plus simple, imposé par la conférence de Berlin de 1906, le S.O.S. "Save Our Souls" (Sauvez nos âmes). Guglielmo Marconi dont l’invention permettra de sauver tant de vies sur le Titanic, a lié son nom à la télégraphie sans fil. Il fut le premier à installer une station de radio télégraphie pour échanger des informations avec les navires et fit attribuer des longueurs d’ondes spécifiques aux bateaux pour qu’ils puissent communiquer entre eux. Marconi créa aussi une Compagnie privée afin d’équiper les navires d’appareils et de fournir le personnel qualifié. Le dévouement des marconistes força vite le respect de tous. Harold Bride et Jack Phillips, les deux télégraphistes du Titanic, dans l’eau jusqu’aux aisselles, lancèrent des messages jusqu’à 2h17 et ne se jetèrent à l’eau qu’au dernier moment. En s’agrippant à des débris flottants, ils tentèrent de sauver leur vie, mais seul Bride survécut. Comment ne pas rappeler, hélas, le désordre créé par les télégraphistes amateurs, qui, la nuit du drame, vont gêner, par leurs opérations incertaines les efforts de la Compagnie Marconi. Le Président Taft, lui-même, avait dû parcourir en vain des centaines de marconigrammes pour trouver des renseignements précis sur le sort de son conseiller qui se trouvait à bord du navire. Très irrité par le dysfonctionnement de la T.S.F., il dressa avec ses collaborateurs un plan de réglementation pour l’avenir.Et puis, il y a Le Californian, ce navire que l’on disait tout proche. Son Capitaine, Stanley Lord prudent, après avoir croisé des blocs de glace à la dérive, avait décidé de stopper les machines. La rumeur publique le placera près du Titanic la nuit du drame. Il n’aurait rien fait pour porter secours aux désespérés. La Commission d’enquête sénatoriale américaine le disculpera totalement mais, victime d’une malveillante campagne de presse, le malheureux Capitaine fut obligé de démissionner de sa Compagnie la Leyland Line. A 0h45, le canot N°7 tribord est descendu à la mer avec 28 personnes à bord. Les premières fusées de détresse sont lancées. A 1h10, le canot N°8 bâbord est mis à l’eau avec 35 passagers et 4 marins. La Comtesse de Rhotes et sa servante sont à la barre. A 1h20, la mer atteint déjà le nom Titanic inscrit sur l’étrave tandis que le Révérend Thomas Byles confesse les passagers qui se pressent autour de lui. Il en bénira plus de cent.

Le Carparthia qui, à 0h25, a capté le message de détresse du Titanic, fait route vers Gibraltar à la vitesse de 11 noeuds. Il se trouve à 58 miles de distance, c’est lui le plus proche. Il change aussitôt de cap et fonce à la vitesse de 17 noeuds vers la position indiquée du navire en détresse. Il est maintenant 1h25. Le canot N°12 bâbord est mis à l’eau avec 40 femmes et enfants; deux matelots prennent les rames. Sur le pont du Titanic les premiers signes de panique se manifestent. A cause de l’impression excessive de sécurité, le Commandant Smith avait négligé de procéder aux exercices de sauvetage organisés d’habitude dans les 24 heures qui suivent l’appareillage. L’inorganisation des secours, le manque d’entraînement de l’équipage aggravent les effets du naufrage ; des scènes héroïques en côtoient d’autres déshonorantes : on se bat pour une brassière de sauvetage ou pour une bouée. La panique se généralise ; si les passagers de première classe ont un accès immédiat aux embarcations, il n’en est pas de même pour les 2e classes et surtout les troisièmes. Les communications de pont à pont sont limitées; des témoins affirment que des gardes, revolvers aux poings, empêchent les émigrants de monter vers le pont supérieur. 1h30 ! Les hélices sont maintenant hors de l’eau. Un quart d’heure plus tard, la salle des machines est entièrement submergée. A 2h, le dernier canot quitte le navire. Sur le pont, l’orchestre interprète son répertoire de Ragtime. La légende persistante lui fait jouer "Plus près de toi, mon Dieu !". Mais, c’est sûrement "Automne" que les passagers entendent dans la nuit glaciale. A 2h17, les derniers signaux de détresse sont envoyés du Titanic. Ils sont captés par le Virginian, puis, ils s’arrêtent brusquement. Une minute encore, les lumières s’éteignent et le navire se brise en deux, tandis qu’une gigantesque clameur s’élève dans le fracas des poutres qui se brisent au milieu des pleurs, des appels au secours, des prières... A 2h20, tel un cercueil géant, le Titanic disparaît et entraîne dans la mort 1.522 personnes. Le naufrage impossible a duré 2h40. Certains canots à moitié vides errent dans la nuit, tandis que d’autres débordent de monde, signe de la désorganisation totale du sauvetage.

Pour comble, marins et officiers craignant de compromettre la stabilité des chaloupes s’ils revenaient parmi les agonisants, ne firent que des essais de pure forme pour recueillir ceux qui, dans l’eau glaciale, survivaient encore. Le bilan de la catastrophe est lourd. 1.522 personnes ont trouvé la mort : 40% en première classe, 56% en seconde, 75% en troisième, 76% pour l’équipage. Les compagnies d’assurance rembourseront le Titanic dans sa totalité à la Compagnie White Star Line, mais seules quelques familles de victimes recevront une indemnité.Par sa seule présence, le Commandant aurait pu galvaniser les malheureux désespérés. Il disparaît lui aussi ; plusieurs versions circulent sur la mort de Edward Smith. Certains l’auraient vu se suicider, à deux endroits différents..., après avoir donné ses ordres : "Restez à vos postes ! Conduisez-vous en Britanniques ! ". D’autres l’ont vu disparaître tenant un enfant dans ses bras. L’officier en second, Charles Lightoller, un marin consommé, resta sur le Titanic jusqu’aux derniers instants. Par miracle, il échappa à deux reprises aux remous du navire et à l’aspiration des courants. Ramené à la surface par des bulles d’air, il réussit à se hisser sur l’un des canots ; soulignons que Lightoller, 28 ans plus tard, fut un héros de la bataille de Dunkerque ; il mourut en 1952. Quand le jour se lève et que Le Carpathia arrive enfin sur les lieux de la tragédie, l’équipage découvre des chaloupes errant sur la mer. Le monde ne sut que plus tard l’ampleur de la catastrophe. Des messages trompeurs avaient fait naître l’espoir. Les faits ne furent connus dans leur véritable horreur qu’au moment où le Carpathia entra dans le port de New York entouré de remorqueurs. 30.000 personnes encombraient les quais et les rues avoisinant le site d’amarrage tandis que les parents des disparus espéraient encore et que la multitude observait en silence. Lorsque les naufragés commencèrent à débarquer, on entendit un long gémissement qui s’amplifia lorsqu’on apprit que le président de la White Star, Bruce Ismay, avait réussi à se glisser avec les femmes dans un des canots. L’excitation et la colère étaient maintenant portées à son comble et la foule se mit à hurler son indignation. Par ailleurs, les autorités portuaires durent faire face à l’atmosphère de crise créée par une campagne générale de dissimulation des faits, le peu d’informations étant livré au compte-gouttes ; pourtant, la radio avait bien rempli son rôle. D’ailleurs, Herbert Samuel, le ministre anglais des Postes, rendait, le 18 avril, devant le Parlement britannique, un vibrant hommage à Marconi, dont " la merveilleuse invention avait sauvé plus de 700 vies ".

Pourtant, la Compagnie White Star avait retenu des dépêches de l’Olympic qui donnaient des renseignements précis sur la catastrophe ; les télégraphistes du Carpathia avaient reçu des ordres de l’ingénieur en chef de la société Marconi afin de ne plus donner de nouvelles. Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, des collectes seront organisées pour venir en aide aux familles des victimes. Un fonds d’assistance aux naufragés fut constitué à Londres et réussit à rassembler 420.000 Livres Sterling, qui soulageront bien des détresses. Le 20 avril, l’Olympic, le frère jumeau du Titanic, est à Cherbourg, son drapeau est en berne. Consternation générale à bord, les officiers portent une cravate noire. Une collecte est organisée : 35.000 Francs sont rapidement rassemblés. Le 17 avril, la Compagnie White Star Line affrète le Mackay Bennett, secondé par le Minia afin de rechercher des cadavres. Le bateau appareille de Halifax et se dirige sur les lieux du drame pour accomplir sa pénible mission. A bord, des employés des pompes funèbres, des embaumeurs, une cargaison de cercueils et un ecclésiastique anglican. Les dépouilles de 306 victimes flottant sur les lieux du sinistre sont retrouvées. Certaines ont été défigurées par les oiseaux ; un homme serrait dans ses bras un enfant de 2 ans. Les cadavres sont ramenés à New York afin d’y trouver un lieu de repos plus digne. 22 corps seront découverts plus tard. Dès le 19 avril et pendant un mois, la Commission d’enquête du Sénat américain procède à l’audition de 82 témoins. Il y fut dit, cyniquement, ce que valait un émigrant au regard d’un banquier et l’on reconnut que 49 enfants de troisième classe avaient péri, tandis qu’un seul de première classe avait trouvé la mort. On démontra aussi que les femmes furent plus dignes et plus courageuses devant le danger. Pour raviver les souvenirs fanés du Titanic, apparaissent, au fil des années, des pièces de théâtre, des films (dès le mois de décembre 1912), des livres par centaines ; on érige des monuments et des statues. En 1913, on compose plus de 500 chansons ; 50.000 partitions sont vendues aux USA en trois semaines  de " Plus près de Toi, mon Dieu, le cantique du Titanic ". Signe du destin ? Prémonition ? En 1898, un écrivain de New York, Morgan Robertson racontait dans son livre "Futilités" le naufrage d’un géant Le Titan. Il heurtait un iceberg et entraînait 1.500 personnes dans la mort ! Il faudra attendre 1985, pour qu’on retrouve, par 3.750 mètres de profondeur, les restes du Titanic, ce bateau qui ne pouvait pas couler ! Et pourtant, la nuit du Titanic continue à hanter l’imaginaire de millions de passionnés d’histoire de la mer. 
José SOURILLAN
© 2000 SOURILLAN - IAS - FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

FOREWORD
Since 1985, when she again became a topical subject, the R.M.S. Titanic has aroused a keen interest and this in turn has brought back to mind a host of doubtful stories and a mass of misinformation.Fresh from the Harland and Wolff yards in Belfast, where she had taken more than two years to build, the Titanic was, in 1912, the pride of the White Star Line and it was all too enthusiastic in extolling the virtues of this its darling daughter : the luxury of her furnishings, the safety provided by her double bottom and the clever design of her 15 watertight bulkheads. They divided the ship into 16 compartments which could quickly be isolated from one another if the need arose and this, so the builders claimed, made the liner unsinkable.Never was a maiden voyage celebrated with such excitement. She sailed on Wednesday, 10 April 1912.  At 12 noon the Titanic, the biggest, the most luxurious and the most up-to-date vessel of her day, set sail from Southampton at moderate speed, heading for Cherbourg, her first stop. The fires of publicity were stoked by the presence on board of a large number of celebrities: the actress Dorothy Gibson (who in December 1912 would star in the first film made about the disaster), Benjamin Guggenheim, the "Copper King”, Charles Hays, president of the Grand Trunk Railway, Isidor Strauss, the owner of New York department stores, and Bruce Ismay, chairman of the White Star Line which owned the Titanic.  There were also Jacob Astor, who owned large hotels in New York, Henry Sleeper Harper, a member of the great publishing family, Lady Duff Gordon, the queen of high fashion (she had just opened a new shop in Paris), not forgetting George Widener the streetcar king and Arthur Rierson the steel magnate. There was even the aide-de-camp of William Taft, president of the United States of America.Everyone marvelled at the refinement of this floating palace where paintings by great masters and rare woods adorned the spacious first class cabins. The staterooms consisting of a sitting room and bedroom with bathroom also had an adjoining cabin for a personal servant. The furniture was period, mainly Louis XV and Empire. For those who enjoyed exercise, there was a gymnasium equipped with all kinds of mechanical apparatus, tennis courts, a golf course and, the last word in modernity, a heated swimming pool !

Meals were served in dining rooms even more luxurious than those at the Savoy Hotel in London.The second-class passengers, whose quarters were two decks lower down, were less pampered but still well provided for. It was on these decks that the servants of the upper class passengers (lady companions, valets, etc.) often had their accommodation. There was easy communication with the first-class decks but they were only allowed up there to perform their duties ; the service was provided by the ships' own personnel.There was a true iron curtain separating the second-class passengers from the third-class accommodation where the Titanic’s emigrants were quartered.  There were more than 700 of these exiles down in the bowels of the vessel, most of them Italians, Greeks, Irish, Germans or Russians. Already they were dreaming of their new life on the American continent, where they were confidently expecting to make their fortune; for them it was a voyage of hope. They had paid 45 dollars for a bunk in the eight-bunk sleeping cabins (women in the after part of the ship and the men forward). As a comparison, first-class stateroom B51 cost $4,700 ($50,000 in today's money). In the holds was stowed a very varied cargo with a total value of some $420,000.The crew, who were under the command of Captain Edward J.Smith, the ‘commodore’ of the White Star Line's fleet, numbered 692. Captain Smith was making his last Atlantic crossing before retiring. With an exemplary service record dating back some 38 years he had insisted, as the grand old man, on overseeing this maiden voyage. It was a matter of prestige. The captain was 62 years old and had had vast experience : he had captained the Olympic, the Titanic’s sister ship and another White Star giant.On the 10th of April, at 6 p.m., with all her lights on, the Titanic entered Cherbourg roads to the strains of “The Marseillaise”. The whole town seemed to have gathered on the esplanade to admire this masterpiece of industrial might. 274 new passengers climbed aboard (144 of them first-class), brought out by the tender Nomadic. At 8.10 in the evening the anchor was weighed and the Titanic sailed for her second and last stop at Queenstown (today's Cork) in Ireland, which she reached at 11.30 a.m. on Thursday the 11th of April after steaming along the southern coast of England.

120 new passengers (113 of them third-class) came aboard and 1400 bags of mail were stowed in the hold.At 1.30 p.m. the Titanic, a proud and majestic sight, set course for New York with more than 2000 people on board. With all her boiler fires blazing, the liner now steamed hard at 22 knots. The sea was calm and the weather fine and clear. The first three days of the crossing passed in total euphoria but there were two fearsome enemies lying in wait for the ship, ice and fog. A number of big ships had disappeared in recent years and their sinkings were attributed to floating ice.It was on the fourth day that the difficulties began. On the morning of Sunday, 14th April, several disturbing messages reached the Titanic. The liners Caronia, Mesaba, Noordam, Baltic and Amerika were reporting the presence of vast fields of ice and icebergs at a point about 250 miles ahead of the liner. These warnings were ignored as the Titanic cut her way though the still calm water at her cruising speed of 21 knots. The captain did however change course slightly towards the south.The sky was cloudless and there was no moon in the star-filled night. The temperature of the air had been gradually falling from nine degrees centigrade to zero. Lookout Frederick Fleet was an experienced man. In his crow's-nest he was keeping watch. At 11.30 p.m. a light mist came up and it was then, suddenly, that he caught sight of an iceberg, 600 yards away, "right ahead".  And so it was, at 11.40 p.m., that the Titanic's nightmare began.An order was given, "hard a-starboard", and the collision had been avoided. But had it?  Alerted by the shudder that went through the hull, Captain Smith came up into the bridge. The ship steamed on but soon it was listing slightly to starboard. The iceberg had ripped open the hull of the giant ship like a tin-opener. Smith gave the order for the watertight bulkheads to be closed and an inspection to be made of the lower areas of the ship.

He was soon informed of how perilous the situation was : water was flooding into the holds and boiler rooms. The captain asked the chairman Bruce Ismay to come up and did not conceal from him the seriousness of the disaster. Some curious passengers came up on deck but, feeling the cold, they lost no time in returning to the ballrooms, where the bands had never stopped playing. Yet the Titanic was doomed. The 5 forward compartments were already flooded with water. Should the ship be abandoned ?The crew were given the appropriate orders : “ Everyone on deck, lower the lifeboats ! We've got to abandon ship !”. Did any of the passengers then realise what was really happening ? Some of them thought it was a practice, calmness and politeness were strictly observed. The Countess of Rhotes was hosting a dance which had been organised in one of the first-class lounges. A distant noise intruded on the festivities ; the Titanic had stopped her engines !The stewards were knocking on the doors of the cabins and the passengers were asking questions ; they were told it was just a minor incident. And then began the battle between the crew and the ocean to save the ship and rescue the passengers. At half past midnight a voice rang out : " Women and children into the lifeboats ”. Ladies in evening gowns refused to get into the boats because the temperature there was freezing and the black sea was so far below...

The number of lifeboats was far too small to meet the needs of all the people involved, but there were still no international regulations on the subject. At 12.15 a.m. the Titanic’s wireless had started sending out calls for help, C.Q.D.'s (Come Quick Distress), the standard  signal in use at the time, and had given her estimated position as 41.46 N, 50.14 W. Two ships, the Frankfurt and the Carpathia, had replied at 12.25 a.m. It was then that Jack Phillips had decided to use the new and simpler signal S.O.S. (Save Our Souls) which had been laid down at the Berlin conference of 1906.The name of Guglielmo Marconi, whose invention would enable so many lives to be saved on the Titanic, had become closely associated with wireless telegraphy. He was the first to set up a radio telegraphy station to communicate with ships and it was he who had had specific wavelengths allocated to ships to allow them to communicate with one another. Marconi had also founded a private company to fit ships with wireless equipment and provide them with telegraphists.The devotion to duty of the Marconi operators would soon earn universal respect. Harold Bride and Jack Phillips, the Titanic’s two telegraphists, in water up to their armpits, would be sending out messages until 2.17 a.m. and would not leap into the sea until the last moment. They tried to save their lives by clutching on to floating debris but only Bride would survive.And, regrettably, we cannot ignore the disruption which was caused by the amateur wireless operators whose fumbling activities on the night of the drama interfered with the efforts being made by the Marconi Company. President Taft himself was very annoyed when he had to pore through some hundreds of Marconigrams to find any reliable information on the fate of his aide who had been on the vessel. Very much annoyed by the failure of wireless telegraphy to do its job, he got together with his advisers to plan regulations for the future.Then there was the Californian, the ship which was said to have been very close by. Its captain, Stanley Lord, acting with caution after encountering drifting ice floes, had decided to stop his engines. Public tittle-tattle put him close to the Titanic on the night of the drama. He was said to have done nothing to get help to the victims. The American Senate's Sub-Committee of Enquiry would totally exonerate him but, as the victim of a witchhunt by the press, the unfortunate captain was obliged to resign from the company he worked for, the Leyland Line.At 12.45 a.m., port lifeboat No.7 was lowered into the water with 28 people aboard. The first distress rockets were fired. At 1.10 a.m. starboard lifeboat No.8 was lowered with 35 passengers and 4 sailors on board and with the Countess of Rhotes and her maid taking the tillers. By 1.20 a.m. the sea had reached the name Titanic written on the prow as the Reverend Byles confessed the passengers who were pressing round him. He would bless more than a hundred of them.

The Carpathia, which had picked up the Titanic’s distress call at 12.25 a.m., had been heading for Gibraltar at a speed of 11 knots. She was 58 miles away and was the nearest vessel. She immediately changed course and charged up towards the indicated position of the beleaguered ship at a speed of 17 knots.It was now 1.25 a.m. port lifeboat No.12 was lowered into the water with 40 women and children in it ; two sailors took the oars. On the deck of the Titanic, the first signs of panic were beginning to show.Because of the overwhelming feeling of safety, Captain Smith had omitted to hold the lifeboat drills which were normally organised in the 24 hours after a vessel sailed. The fact that nothing had been organised for an emergency and the crew's lack of training both made the effects of the disaster more serious. There were scenes of heroism side by side with other, more shameful ones : people fought  for a life-jacket or a buoy.The panic was spreading. The first-class passengers may have had immediate access to the lifeboats but this was not the case for the second-class passengers and especially not for the third-class. There was little communication between the decks. Witnesses stated that guards, revolvers in hand, prevented the emigrants from coming up to the top deck. 1.30 a.m. ! The propellers were now out of the water. A quarter of an hour later and the engine room was entirely submerged. At 2.00 a.m. the last lifeboat left the ship. On deck the band was playing its ragtime repertoire. There is a persistent legend that says it played “ Nearer my God to Thee “ but it is more likely to have been “ Autumn “ that the passengers heard through the freezing night. At 2.17 a.m. the Titanic sent out its final distress signals. They were picked up by the Virginian and then stopped short.One more minute and the lights went out and the ship broke in two as a great hubbub arose caused by the din of breaking girders mingled with the sound of weeping, calls for help, prayers and the rest. At 2.20 a.m., like a gigantic coffin, the Titanic disappeared, carrying with her to their death more than 1500 people. The disaster that could not happen had taken 2 hours and 40 minutes. Some lifeboats were wandering through the night half empty, while others had too many people on board, a sign of how totally disorganised the attempts to save lives had been. And if that were not enough, the sailors and officers, afraid of upsetting the stability of their boats if they ventured back among the dying, made only perfunctory efforts to pick up the people who still survived in the ice-cold water. The death toll of the disaster was a heavy one. 1522 people had died : 40% of the first-class passengers, 56% of the second-class, 75% of the third-class and 76% of the crew.

The underwriters made a full payout to the White Star Line for the Titanic but only a few of the victims' families received any compensation.Simply by his presence the captain would have been able to galvanise the unfortunate and desperate people into action but he too had disappeared. Several stories went the rounds as to how Edward Smith died. Some people said he had committed suicide (in two different places) after giving his orders to “ Stay at your posts ! Be British ! ”. Others had seen him disappear holding a child in his arms. Second Officer Charles Lightoller, a sailor to his fingertips, had remained on the Titanic until the last few moments. By some miracle he made two escapes, first from the eddies created by the ship and then from the suction of the currents. Brought back to the surface by bubbles of air, he managed to haul himself aboard one of the lifeboats. 28 years later Lightoller was a hero of the evacuation from Dunkirk ; he died in 1952.When the day broke and the Carpathia finally arrived at the scene of the tragedy, the crew found lifeboats wandering over the sea. It was only later that the world would learn the extent of the disaster. Misleading messages had raised people's hopes. The facts and their true horror would not be known until the Carpathia entered New York harbour surrounded by tugs. 30,000 people had squeezed onto the wharfs and into the streets close to her berth. The relatives of those who had been lost still held out some hope while the rest of the crowd looked on in silence. When the survivors began to disembark, a long groan was heard and it grew louder when it was learned that the chairman of the White Star Line, Bruce Ismay, had managed to slip into one of the lifeboats along with the women. The agitation and anger now rose to lever pitch and the crowd began to shout its indignation.Elsewhere the harbour authorities were having to deal with a feeling of crisis which had been generated by a general campaign of concealing the facts, what little information there was having been released in dribs and drabs. Radio however had done its job well. On the 18th of April Herbert Samuel, the British Postmaster-General, addressing the House of Commons, paid eloquent homage to Marconi, “ whose marvellous invention had saved more than 700 lives ”. Yet the White Star Line had held on to the messages from the Olympic which gave accurate details of the disaster, while the telegraphists on the Carpathia had received orders from the chief engineer of the Marconi Company to stop giving out any news.In the United States and Britain, collections were organised to help the families of the victims. A fund to assist the survivors was set up in London and managed to collect £420,000, which relieved a great deal of the hardship. On 20th April, the Olympic, the Titanic's twin sister, was at Cherbourg, its flag at half-mast. To the consternation of those on board, the officers were wearing black ties. A collection was organised which soon brought in some 35,000 francs.On 17th April, the White Star Line chartered the Mackay Bennett, assisted by the Minia, to look for bodies.

The ship sailed from Halifax, Nova Scotia, and headed for the scene of the drama to carry out her distressing task. On board there were undertakers' staff, embalmers, a cargo of shrouds and an Anglican priest. The remains of 306 victims floating at the scene of the disaster were recovered. Some had been disfigured by birds and one man was grasping a 2 year old child in his arms. The bodies were brought back to New York to be laid to rest in a more fitting place. 22 more bodies were recovered later on.Starting as early as 19th April and continuing for a month, the Sub-Committee of Enquiry appointed by the American Senate heard 82 witness. Cynics asked what an emigrant was worth compared to a banker and it was noted that 49 children had perished in third-class whereas in first-class there had been only one such death. It was also shown that women were more dignified and courageous when faced with danger.To revive the fading memory of the Titanic there have been, over the years, plays, films (one as early as December 1912), hundreds of books, monuments and statues. More than 500 songs were composed in 1913 and in three weeks more than 50,000 copies of the sheet music of “ Nearer my God to thee, the hymn sung on the Titanic” were sold in the USA.A fateful sign ?  Or a premonition ?  In 1898, a New York writer, Morgan Robertson, told the story in his book “Futility” of the sinking of a giant liner called The Titan. It hit an iceberg and took 1500 people with it to their deaths. We would have to wait until 1985 before a team would find the remains of the Titanic, this ship that could not sink, on the seabed at a depth of 12,460 feet !  Yet the night of the Titanic continues to haunt the imagination of millions of devoted followers of the history of the sea.
José SOURILLAN translated by David MASON
© 2000 SOURILLAN - IAS - FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

C.D. 1
Mercredi 10 avril 1912 à 12h
Départ du Titanic

Pour concurrencer le Lusitania et le Mauretania de la Cunard Line, Bruce Ismay, président de la White Star Line, la deuxième compagnie de navires transatlantiques du Royaume-Uni, fait construire deux bâtiments l’Olympic et le Titanic (un troisième devra suivre, le Britanic) pour rivaliser de luxe et de vitesse avec les autres paquebots. Le jour de la mise à l’eau du Titanic, Mr. Ismay refuse que l’on casse une bouteille de champagne sur l’étrave du navire comme le veut la tradition, refusant de céder, selon ses dires, à de vieilles superstitions de marins.

1/ Sifflets                                                               
Les sifflets retentissent... C’est l’Olympic, le bateau frère du Titanic qui annonce ici son départ *. Ce mercredi 10 avril 1912, c’est le même son que les passagers du Titanic ont entendu au moment de quitter Southampton. Ce sifflet marque le début de notre voyage à bord de ce fabuleux paquebot où fastes et cauchemars vont se mêler tout au long de ces heures tragiques.
* Sifflets supposées de l’Olympic. 
© José Sourillan (sans date)
The whistles are ringing... This is the Olympic, the sister ship of the Titanic, which is informing people of its sailing *. On this Wednesday 10th April of 1912, this is the same sound that the passengers of the Titanic are hearing just as she leaves Southampton.
* Supposed whistles of the Olympic.


2/3 Michel NAVRATIL (fils)
A son bord, Michel Navratil, 4 ans, voyage avec son père Michel et son jeune frère Edmond. Son père vient de les enlever à leur mère. Voyageant sous le nom de Hoffman - un ami de son père dont il a emprunté le passeport - il part s’installer aux Etats-Unis.          
© José Sourillan (1979)
Michel Navratil is almost 4 years old when he travels with his father Michel and his young brother Edmond. Their father has kidnapped them from their mother Marcelle who doesn’t know where the children are. The three Navratil are travelling on the Titanic under another name, ‘Hoffman’, a friend from whom Michel has borrowed his passport before living Nice, the town where the family used to live.

4/5 “Der Untergang der Titanic”
(Rudolf Hook, Alexander Herbakoff)

Cette allégorie met en évidence les inégalités sociales criantes qui existaient au début du siècle. Le Titanic reflète le monde hiérarchisé et compartimenté de l’époque : à l’image de cet ancien monde répond celle du luxe des premières classes face au dénuement de la troisième classe. Un monde amené à disparaître et qui sombrera avec le navire la nuit du 14 au 15 avril 1912. 
© José Sourillan (~ 1920)

Traduction:
La salle à manger du Titanic.
Qui est cette dame là-bas ?
Son élégance et son chic
Font de sa noble personne le véritable gros lot,
On dit qu’elle a quelques 10 millions comme dot,

Celui-là, ce sont des biscuits zurichois à la prune,
Il mange ses 80 millions d’héritage sans gêne aucune,
Et cette dame-là, couverte de diamants,
Elle met de côté quelques 6 millions par an.

Et le monsieur avec qui nous habitons,
il gagne en dollars par an 3 à 4 millions.

C’est de ces hommes fabuleux la noble race
qui habite le luxe de la première classe.
Et le même nombre de gens bien et respectables
Habite la deuxième qui est toujours très confortable ;

Mais, voilà une enfilade dans le pont du milieu - la troisième classe.
Il y a ici des hommes également - ici habite la masse,
Le fumier humain dont ont besoin ceux d’en haut
Pour amasser leurs millions, leurs fonds et leurs dots.

This allegory emphasises the striking social inequalities between the different social classes during the Edwardian era. It was a world based on a hierarchical system ; in the same way, the different compartments of the Titanic are very separated. There are no contact between the different desks. This old world, just like the Titanic, will disappear at the beginning of the First World War.


6/7 Berthe LEROY-BOURLARD                  
Première escale : Cherbourg. Le navire accueille 274 nouveaux passagers. Comme beaucoup de riches personnes de l’époque, les Douglas voyagent avec leur gouvernante française chargée, entre autres choses, de perfectionner leur français. Berthe Leroy-Bourlard est encore une toute jeune fille lorsqu’elle embarque à bord du Titanic. Issue d’un milieu modeste, elle observe les merveilles qui défilent devant ses yeux. Et, même si elle n’est pas souvent associée à tout ce faste, elle rêve devant toutes ces beautés.     
© Radio Suisse Romande (1er décembre 1968)
First  port of call : Cherbourg. Mr. and Mrs. Douglas, a rich American couple is travelling with their maid, a French young lady, who is in charge of improving their French language. From a humble family, Berthe Leroy-Bourlard is marvelling at the beauties and the luxury of the ship as she embarks at Cherbourg. Even though she is generally not allowed to take part in the parties and the festivities.

8/9 Edwina TROUTT-MAC KENZIE             
Edwina Troutt-Mac Kenzie rentre aux Etats-Unis chez sa sœur. Son billet est retenu sur l’Océanic pour le 13 avril. La grève des mineurs anglais bloque l’approvisionnement du charbon. Afin de permettre le voyage inaugural du Titanic, la White Star Line réquisitionne le charbon de nombreux autres bateaux. C’est ainsi que la traversée de l’Océanic est annulée et Mrs. Mac Kenzie est enregistrée alors comme passagère du Titanic...         
© A.B.C. (21 novembre 1969)
Edwina Troutt-Mac Kenzie is returning to her sister’s and has taken her passage out on the Oceanic. For the moment, there is a coal strike in England. So the White Star has to requisition the other various boats to transfer coal to the Titanic in order to start her maiden voyage. That is how Edwina Mac Kenzie was transferred. This is quite by chance that she is travelling on the Titanic... 

10/11 La gouvernante de Mrs. STONE
Le Titanic est maintenant tout proche de Terre-Neuve. Fastes et splendeurs sont de rigueur sur le pont des premières classes : les fêtes se succèdent à une cadence effrénée où chacun rivalise d’élégance. Pourtant, le danger est là. Des icebergs ont été signalés par d’autres paquebots. Quelques heures avant le naufrage, la gouvernante de Mrs. Stone ressent une angoisse confuse, un pressentiment.
© José Sourillan (1953)
The Titanic is steering for New york, its final destination. She is reaching the Newfoundland. On the first deck, there are a lot of balls with a famous orchestra. The women are very elegant, the food is exquisite. Nevertheless danger is not far : icebergs have been signaled  by other boats. A few hours before the disaster, the governess of Mrs. Stone  feels a foreboding. 

12/13 Charles LIGHTOLLER    
Dimanche 14 avril ; des messages inquiétants signalent au Titanic la présence d’icebergs. L’officier en second, Charles Lightoller, qui survivra au naufrage, nous en parle.  
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
This is Saturday the 14th of April, disturbing messages are indicating to the Titanic the presence of icebergs. Listen to the explanations given by the second Officer, Charles Lightoller.

14/15 La gouvernante de Mrs. STONE
Vers 23 heures, Mrs. Stone et sa gouvernante partent se coucher. Soudain, c’est le choc, un choc effroyable qui les jette hors du lit. Sorties précipitamment de leurs cabines, un officier les enjoint à les regagner. Cependant, elles comprennent que quelque chose de grave vient de se produire. Elle aide Mrs. Stone à s’habiller, puis revêt sa ceinture de sauvetage et s’enfuit sur le pont vêtue de sa robe de chambre.          
© José Sourillan (1953)
At about 11 p.m., Mrs. Stone and her governess are going to bed. She has still a  foreboding. Suddenly a violent collision : they are  falling from their beds. They rush out of their cabins, but an officer enjoins  them to get back to their bedroom. The governess, however, has understood that something serious has just happened. She helps Mrs. Stone to dress herself. Then she puts the lifebelt on her dressing gown and runs away on the deck. 

16/ Chanson / Song : “ Sinking of the Titanic ”    
© José Sourillan (1915-1920)

17/18 Berthe LEROY-BOURLARD            
Berthe Leroy-Bourlard, elle aussi, dort paisiblement dans sa cabine lorsqu’elle croit entendre le bruit de l’orage. La lumière s’éteint. C’est alors la précipitation: en chemise de nuit, elle s’enfuit sur le pont  avec son gilet de sauvetage et parvient à grimper dans l’un des canots. Les cris et les pleurs sont effrayants. Des hommes sautent à la mer.          
© Radio Suisse Romande (1er décembre 1968) 
Berthe Leroy-Bourlard is sleeping in her cabin when suddenly she hears a terrible noise. She believes that it is the sound of a storm. But very quickly, the lights on board go out. She rushes out on the deck. With her life jacket she succeeds in getting on one of the life boats. Screams of anguish, tears, men overboard, panic....

19/20 Monsieur PHILIPONA                
Monsieur Philipona est le seul membre suisse de l’équipage à bord. Au service de la direction, du capitaine et des hôtes de ce dernier, il nous raconte comment il a quitté le navire l’un des derniers.   
© Radio Suisse Romande (4 février 1957)
Mr Philipona is the only Swiss man of the Titanic’s crew. He is in Captain Smith’s service. During the disaster, he leaves the boat at the last moment.

21/22 Michel NAVRATIL (fils)
Tout d’un coup Michel et son frère sont réveillés par leur père. Avant même de comprendre quelque chose, ils se retrouvent dans les bras de ce dernier et d’un inconnu venu l’aider. Quelques secondes après, ils sont dans un canot au milieu de plusieurs femmes. Juste le temps pour son père de glisser quelques mots aux enfants à l’attention de leur mère, le canot est déjà dans l’eau. Rapidement, il s’éloigne et, avec lui, l’image de son père.  
© José Sourillan (1979)
Suddenly Michel and his brother are being waked up by their father. One minute later they are in the latter’s and a stranger’s arms. Immediately, they are being put in a life boat with several women. Their father has just the time to tell them some kind words to the attention of their mother and the lifeboat is already far from the Titanic. This is the last time that the children have seen their father alive.

23/24 Agnès SÄNDSTROM                          
Agnès Sändstrom, une passagère suédoise, voyage à bord du Titanic avec ses deux enfants. Elle part retrouver son mari aux Etats-Unis. Le choc a été violent. Il faut maintenant partir au plus vite.   
© Sveriges Radio (14 avril 1982)

Traduction:
“ Il est revenu frapper à la porte de la cabine pour nous dire de mettre nos gilets de sauvetage. Alors, j’ai dit : “ Comment faire, alors que j’ai un enfant dans les bras et un autre qui me tient la jupe ? ”. J’ai pris une ceinture sur le bras en pensant la mettre plus tard sur la petite ”.

Agnès Sändstrom, a Swedish passenger, is travelling on the Titanic with her two children. She is going to the United States to join her husband.

Translation :
“ He is coming back in our stateroom to tell us to put our lifebelts. So, I said: “How can I ? I’ve got one child  in my arms and the other one hanging on to my skirt”. So I’ve taken one lifebelt in my hand thinking I’ll put it on to my youngest child later ”.


25/26 Le C.Q.D. (Come Quick Distress)          
Signal de détresse en vigueur à l’époque, le C.Q.D. est envoyé en direction des autres navires.         
Droits réservés (date inconnue)
At 12.15 pm the Titanic’s wireless begins to send out calls for helps: the C.Q.D. (Come Quick Distress) the standart signal in use.

27/28 Le S.O.S. (Save Our Souls)                             
Quelques minutes plus tard Jack Philips, l’un des deux télégraphistes, décide d’utiliser le nouveau signal de détresse, adopté à la Conférence de Berlin en 1906 et plus simple que le C.Q.D. : le S.O.S. 
Droits réservés (date inconnue)
A few minutes later, Jack Philips, first wireless operator, decides to use the new and simpler signal S.O.S., which has been laid down at the Berlin Conference in 1906.

29/30 Guglielmo MARCONI  (1874-1937)
Le physicien italien réalisa les premières liaisons de courtes portées puis transatlantiques par ondes hertziennes. Il avait installé sur certains navires des postes radio et des équipes spécialisées pour expédier des messages vers la terre et les autres bateaux.

Traduction :                                             
“Je suis heureux de pouvoir évoquer en quelques mots les expériences des premières retransmissions radiotélégraphiques à grandes distances que j’ai expérimentées et portées à bon terme à travers l’Océan Atlantique, le 12 décembre 1901.Les expériences confirmèrent, de façon positive, que la transmission et la réception des ondes électriques n’étaient pas limitées aux petites distances (c’était la conviction de tous les scientifiques de l’époque), mais que, plus encore, elles pouvaient être utilisées pour communiquer entre le Vieux et le Nouveau Monde et probablement être utilisées pour de plus grandes distances encore”.     
© José Sourillan (décembre 1931)

Guglielmo Marconi, the Italian physicist, achieved the first long waves, transatlantic and then short waves wireless transmissions. This invention would enable many lives to be saved on the Titanic.

31/ Chanson/ Song : “Every man to his post”.
© José Sourillan (1915-1920)

32/33 La gouvernante de Mrs. STONE
Déjà, le pont s’incline. Des femmes, certaines en robes de bal, d’autres à peine vêtues, tentent de monter dans les canots. Les officiers, avec fermeté, les font embarquer avec leurs enfants. Les couples se déchirent: les uns refusent une séparation trop difficile, comme les Strauss. Mr. Astor parvient à faire partir sa toute jeune épouse assommée par le chagrin. Mr. Guggenheim, après avoir aidé les femmes à embarquer, revêt son habit et attend la mort une rose à sa boutonnière...     
© José Sourillan (1953)
The deck is heeling over. Panic is everywhere. Mrs. Stone is watching these women in evening dress or in housecoat. The officers are helping people to get into the lifeboats. The separations from the husbands are very poignant.

34/35 Rose ICARD
Il faut maintenant coûte que coûte quitter le navire. On se rue vers les derniers canots. C’est le Capitaine, lui-même, qui aide Rose Icard à monter dans l’un d’entre eux. Il faut ramer et ramer encore afin de s’éloigner vite du navire en train de sombrer. Quelques minutes plus tard, les lumières du navire s’éteignent définitivement. La vie a quitté le Titanic à jamais englouti.
The passengers have to get on the lifeboats at any price. The Captain Smith is helping Rose Icard to climb on one of them. She has to row very quickly in order to go away from the sinking boat. Dreadful screams can be heard in the night. A few minutes later, lights are going out definitely. There is a sudden and horrible silence.        
Droits réservés (~ 1950)

36/ Chanson / Song : “ Plus près de Toi, mon Dieu ! ” 
© José Sourillan (1915-1920)

37/38 Michel NAVRATIL (fils)
Une froide noirceur entoure Michel et son frère. Le sommeil le gagne progressivement. Ce n’est qu’à l’aube que l’enfant se réveille et aperçoit un paquebot qui vient vers eux. Blotti dans un sac, il est hissé le long de la coque du navire sur le pont du Carpathia.        
© José Sourillan (1979)
A dark and icy night is surrounding Michel and his brother. He begins to fall asleep. At dawn, he wakes up and catches sight of a ship. A few hours later, he is at last on the deck of the Carpathia.

39/40 Edwina TROUTT-MAC KENZIE                    
Edwina est dans la même barque que les enfants Navratil. Ordre est donné de se diriger vers une lumière blanche que l’on distingue au loin. On chante : “Pull for the shores sailors ”. Après avoir débarqué les rescapés, on demande aux membres d’équipage de retourner vers le Titanic en vue de ramener d’autres rescapés.         
© A.B.C. (21 novembre 1969)
Edwina and the two little French children are in the same boat. From a distance she could plainly see a white light. Orders are given to the crew : “ Head for that ligh !, Empty yours boats and return to this ship ! ”. During the cries of the sinkings, Bailley is ordering his men to sing “ Pull for the shores sailors ”.  

41/42 Berthe LEROY-BOURLARD       
Les communications de pont à pont sont difficiles. Berthe, en chemise de nuit, erre dans ce dédale de couloirs. Dans sa précipitation, elle n’a enfilé qu’une pantoufle. Elle parvient de justesse à se glisser dans un canot au milieu du chaos général. L’orchestre imperturbable joue “Plus près de Toi, mon Dieu ! ”. Les cadavres entourent son canot, tandis qu’au loin on distingue encore très bien l’iceberg.
© Radio Suisse Romande (1er décembre 1968)
Berthe is losing her way amidst this labyrinth of corridors. She has only one slipper on and her nightdress. Finally, she is just climbing up in a lifeboat. Despite the screams, the men who are diving into the cold, are able to see the orchestra keeps on playing its favorite tune : “ Plus près de Toi, mon Dieu ! ”.

43/ Chanson / Song : “ Plus près de Toi, mon Dieu ! ”          
© José Sourillan (1915-1920)

44/45  Arthur HAY                                                
Pour échapper à la mort, Arthur Hay, steward, n’hésite pas à sauter par-dessus bord dans la mer glaciale. Il parvient à s’agripper à un radeau et suivront alors 8 heures d’attente interminable.  
© A.B.C. (6 juillet 1979)
Arthur Hay is a bedroom steward. He stands up in the boat pit and jumps from 200 feet high. He lands on his head on the ice. At last, he clings to a raft and has to wait  for 8 hours before his rescue.

46/47 La gouvernante de Mrs. STONE

Lentement, sous la faible lueur des lanternes, les barques s’éloignent. La gouvernante de Mrs. Stone ne lâche pas le Titanic des yeux. Il brille de mille feux puis, soudain, des cris horribles... L’obscurité et le silence ont eu raison du navire.        
© José Sourillan (1953)
Under the glimmers of  the lantern, the lifeboats are moving slowly away from the Titanic. Mrs. Stone’s governess stares at the ship : it is bright, but suddenly horrible screams... and then nothing but obscurity and silence.

48/ Chanson / Song : “ Wreck of the Titanic ”   

© José Sourillan (1915-1920)

49/50 La gouvernante de Mrs. STONE
Arrive le petit matin. Certains canots retournent sur les lieux du naufrage. Plus rien ne laisse deviner l’horrible tragédie qui s’est déroulée au cours de la nuit. Transis de froid, les rescapés attendent la venue d’un navire. Le Carpathia, un paquebot qui s’est dérouté, recueille enfin les miraculés. Chacun laisse éclater sa douleur.     
© José Sourillan (1953)
Early in the morning, some lifeboats are going back at the place of the tragedy. But no trace of other survivors. Paralysed with cold, survivors are waiting for the arrival of a rescuer ship. Early in the morning, the Carpathia which has diverted, is visible. A few minutes later, though it is the end of this long wait, it is also the beginning of the despair for the survivors who have lost their family.

51/52 Berthe LEROY-BOURLARD     
Après avoir ramé toute la nuit, Berthe est recueillie à bord du Carpathia. Comment vivre après une telle épreuve ? Elle est demeurée au service de Mrs. Douglas, qui avait perdu son mari dans la catastrophe. Elle, qui selon ses propres dires, se considère comme ‘une miraculée’, revit souvent cette nuit et des images douloureuses la hantent alors à nouveau.
© Radio Suisse Romande (1er décembre 1968)
Berthe has to row during all the night. At dawn, the arriving in the Carpathia is the end of her sufferings. But, during all her life she will think of the miracle of her sea rescue and relive the horrible scenes of this tragedy.

53/54 Joseph ROSENBLATT
“ La prière des Morts ” interprétée ici par le célèbre chantre Joseph Rosenblatt.
“ The prayer for the Deads ”, interpreted by the famous cantor Joseph Rosenblatt.      
© José Sourillan (1915-1920)

55/56 Extrait d’une émission de radio après la sortie du film “Titanik”.
Le film allemand “ Titanik ” de Walter Douglas, en avril 1943 (trente ans après le naufrage) est un film de propagande.       
© Radio Berlin (1943)
This extract of radio broadcasting comes from a German film “ Titanik ”. Produced in April 1943, it is a propaganda film.

57/58 Michel NAVRATIL (fils)
Nombreux sont les enfants orphelins : les Navratil sont recueillis par une famille américaine de la région de Philadelphie. Des articles les concernant paraissent dans la presse. Grâce à cela, leur mère parviendra à les retrouver et à venir les chercher aux Etats-Unis.  
© José Sourillan (1979)
A lot of children have lost their parents. Michel and his brother Momo are sheltered by a very kind American family near Philadelphia. Articles about the children were published and at last their mother found them and joined them in the USA. 

59/60 Elisabeth NAVRATIL *      
(petite fille de Michel Navratil / Michel Navratil’s grand-daughter)
La vision angoissée du naufrage persiste au sein des familles de rescapés. Rares sont les victimes dont les corps ont été retrouvés. S’ils l’ont été, les visages étaient défigurés, les yeux arrachés... Elisabeth Navratil nous explique d’où lui vient sa peur incontrôlable des oiseaux.    
© Institut des Archives Sonores (10 septembre 1999)
In the families of the survivors, the vision of this tragedy will always remain. Only a few bodies have been found on the Ocean : their faces were disfigured, their eyes were pulled off. Michel Navratil’s daughter explains that her fear of birds comes from the story of her grandfather.

L’épave du Titanic repose à plus de 3.750 mètres sous le niveau de la mer. Retrouvé en septembre 1985, il manque toute la partie arrière, qui se trouve 800 mètres plus loin. En 1986, l’Alvin, sous-marin américain, longe le côté bâbord de l’épave et entre dans les premiers étages du navire. En 1987, l’IFREMER, grâce à son Nautile, doté d’un bras  mécanique, recueille des objets du navire dans un panier. 
The Titanic’s wreck is lying on the Ocean depths at more than 3.750 meters under the sea level. She has been discovered in September 1985, but all the back part of the ship lacks. In 1986, American submarine ‘Alvin’ goes along the port side of the wreck and enters into the first decks of the ship. In 1987, the IFREMER, thanks to the ‘Nautile’, equipped with a mechanical arm, picks up articles from the Titanic. 
* Elisabeth NAVRATIL est l’auteur  de “Les enfants du Titanic”, Hachette Jeunesse  

61/62 Paul-Henri NARGEOLET   
C’est le silence et le recueillement lorsque Paul-Henri Nargeolet et ses équipiers arrivent à proximité de l’épave. Ces chercheurs de l’IFREMER ont visité de multiples fois l’épave du paquebot qui gisait là, telle une gigantesque sépulture qui n’avait encore livré aucun de ses secrets.      
© Institut des Archives Sonores (10 septembre 1999)
When P.-H. Nargeolet and his associates arrive near the wreck, all is quiet. When the IFREMER searchers several times visited the ship, which was lying just as a gigantic burial place,they were deeply impressed.   

63/64 Paul-Henri NARGEOLET    
Les différentes plongées de P.-H. Nargeolet ont permis la visite d’une partie du navire, notamment à partir du grand escalier vers l’avant et les cages d’ascenseurs, dans la salle à manger avec les différents emplacements des tables, dans les cales avant et le PC radio. Ce sont les objets remontés du fonds qui, en quelque sorte, redonnent vie au bateau.     
© Institut des Archives Sonores (10 septembre 1999)
Thanks to several divings, P.-H. Nargeolet allowed the world to have a better idea of life on the Titanic.

65/ Chanson / Song : “Be British”     
© José Sourillan (1915-1920)

66/67 Paul-Henri NARGEOLET      
Sur chacune des cheminées du Titanic il y avait un jeu de sifflets en bronze, dont deux fonctionnaient. Le troisième ne fonctionnait pas. La quatrième cheminée, de même que les quatrièmes sifflets étaient de fausses cheminées et de faux sifflets. Le jeu des trois sifflets ajoutés au collecteur qui amenait la vapeur pèse environ 360 kilos. Le sifflet principal pèse 110 kilos.
© Institut des Archives Sonores (10 septembre 1999)
At the time of their manufacture, Titanic’s whistles were the largest ever constructed. On every chimney of the Titanic there were a set of bronze whistles. Only two of them worked ; the third set didn’t. The fourth chimney and its whistles were false. They were sounded just fifteen times during the ship’s life. Three set of whistles have been come back up to the surface.

68/69 Sifflets authentiques du Titanic                         
Authentic whistles of the Titanic

En 1998, à Saint-Paul, à proximité de Minnéapolis, on a refait vibrer et vivre ces sifflets devant une foule de près de 150.000 spectateurs. L’émotion était intense, d’autant plus qu’elles ne retentiront plus jamais. Ecoutez les sirènes du Titanic !         
© R.M.S. Titanic, INC. (15 février 1999)
In 1998, at Saint Paul, Minnesota, decompressors brought these whistles to life again. 150.000 people were present at this event. The whistles won’t be blown again as they are very damaged.  

C.D.2
1/ Whistles
The whistles are ringing... This is the Olympic, the sister ship of the Titanic, which is informing people of its sailing *. On this Wednesday 10th of April 1912, this is the same sound that the passengers of the Titanic are hearing just as she is leaving Southampton.
* Supposed whistles of the Olympic. 
Reserved rights (no date)

Les sifflets retentissent... C’est l’Olympic, le bateau jumeau du Titanic qui annonce ici son départ *. Ce mercredi 10 avril 1912, c’est le même son que les passagers du Titanic entendent au moment de quitter Southampton.                
* Sifflets supposées de l’Olympic.

2/3 Eva HART
She is with her parents. They are heading to Canada where they intend to live in Winnipeg. Her mother is unhappy about it. They don’t intend to go on the Titanic : they had their passages booked in the Philadelphia in the first place. But because of a coal strike, they were transferred to the Titanic.
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
Eva Hart voyage avec ses parents, qui partent s’installer au Canada. A la suite d’une grève des mineurs, la famille, qui devait voyager à bord du Philadelphia, se retrouve embarquée sur le Titanic. 

4/5 Edith ROSENBAUM-RUSSELL
Edith Rosenbaum-Russel is a fashion writer. She is going on the Titanic but she has misgiving : she doesn’t want to take the ship. Before taking the boat, she has visited a clairvoyant : she has predicted that she was going to lose everything she owned and suggested her not to go on a ship. She’s writing a letter to her secretary saying that the boat was a ‘beautiful monster’. She has a dreadful feeling that she will never arrive in America with that ship...    
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
Edith Russell est une journaliste de mode. Depuis qu’elle sait qu’elle va embarquer à bord du Titanic, de mauvais pressentiments l’assaillent. Il faut dire qu’une voyante lui a prédit qu’elle allait perdre tout ce qui était en sa possession et lui a recommandé de ne pas prendre la mer...

6/7 Edwina TROUTT-MAC KENZIE
Edwina Troutt-Mac Kenzie is 27 years of age and is on second class passenger list. Mrs. Keene, who shares her stateroom, is always saying that this boat will never reach New York...        
© A.B.C. (the 21th of November 1969)
Edwina Troutt-Mac Kenzie, une jeune femme de 27 ans, partage sa cabine de seconde classe avec Mrs. Keene. Cette dernière se plaint d’avoir tout perdu, son porte-monnaie, son rosaire, mais surtout elle affirme sans cesse que ce bateau n’atteindra jamais les côtes américaines...     

8/9 Mrs. Frederick KENYON
On the evening, Mrs. Kenyon and her husband Frederick have dinner for their anniversary : they are marvelling the refinement of this floating palace. Their table is bedecked with flowers, then, the steward is bringing over a huge bottle of wine for them. Later, the Captain Smith comes and congratulates them. 
© Reserved rights (~ 1960)
C’est l’anniversaire des Kenyon. Ils se rendent dans la  splendide salle à manger et admirent la magnificence du paquebot. Leur table est fleurie, une bouteille de vin leur est offerte. Quelques instants plus tard, le Capitaine Smith vient, en personne, à leur table afin de les féliciter. Une rencontre mémorable... 

10/11 Mrs. Frederick KENYON
The first three days of the crossing are passing in total euphoria. But, on Sunday evening, difficulties are beginning. Several liners are reporting the presence of icebergs ahead of the Titanic. The Kenyons are in their stateroom when suddenly they hear a sort of bump. They understand something wrong is happening. Partially dressed, they are going out of their cabins. The corridors are filled with people. The stewards are telling them : “Don’t be excited ! We have struck an iceberg but everything’s all right, everything will be all right ! ”.
© unknown (~1960)
Dimanche soir. Les Kenyon sont à présent dans leur cabine. Soudain, un bruit sourd retentit. Immédiatement, ils comprennent que quelque chose de grave vient de se produire. Dans les couloirs, c’est la précipitation. Juste le temps d’enfiler un manteau sur les vêtements de nuit. Les stewards les enjoignent à regagner leurs cabines puisque, selon leurs dires, tout va bien et que rien de grave ne peut se produire...

12/13 Charles LIGHTOLLER
The second officer Charles Lightoller is sleeping in his cabin at the moment of the blow. Ten minutes after the sound of the last bell, a cry “ Ice right ahead! ”. The Titanic is taking the blow along the starboard side, masses of ice are falling on the foredeck. The ship is now pierced below the water line in no less than six compartments. Nothing could save her.    
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
L’Officier en second, Charles Lightoller, dort dans sa cabine au moment du choc contre l’iceberg. Il entend les sons de la cloche suivi de ce cri : “ Iceberg droit devant!”. Déjà, la masse de glace a ouvert la coque du navire sur une longueur supérieure à celle de six compartiments. Plus rien ne peut désormais sauver le navire.

14/15 Edith ROSENBAUM-RUSSELL
Edith is rushing on the deck. The whole deck is covered all over with a mountain of ice. A green mountain. Lot of people are picking up the ice to make snowballs...         
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
Edith atteint le pont entièrement recouvert d’une montagne de glace. Une montagne toute verte. Tout autour d’elle, on s’amuse à ramasser la glace pour en faire des boules de neige...

16/17 Edwina TROUTT-MAC KENZIE
She is now on the deck : her face is as white as a sheet. She’s asking some men : “There are no matter with the boat, we have just grazed an iceberg. Put on your lifebelts , but this is only a precautionary measure”.            
© A.B.C. (the 21th of November 1969)
Edwina, le visage livide, se trouve maintenant sur le pont. Ses questions restent sans réponse. Un problème ? “ Non ”, lui répond-on. On a juste heurté un iceberg... La consigne est passée d’enfiler les gilets de sauvetage, mais cela n’est qu’une simple mesure de précaution.

18/19 “Der Untergang der Titanic” (Rudolf Hook, Alexander Herbakoff)
The Titanic represents the perfect picture of a hierarchical system, as she is partitionned like the society of the dying Edwardian era. The rich and the poor are equal in front of such a frozen monster. Social barriers collapse when death comes.          
© José Sourillan (~1920)

Translation:
"  Everybody out ! The women and the children first ! "How many are rushing in their nightgowns, uncovered,In the cold night that is waiting for them outside ?Those who stay in cry, run and pray with all their strengthTheir eyes are empty – horrible overflow of  insanity in the brain.One grabs each other and one hugs, one screams in the ears the terrible word : " Lost !

"And the animal made out of ice, white, cold and terrifying,Comes nearer and nearer with an appalling creaking.The first , the second, the third class –Stagehands and billionnaires gathered in a whole massPushing one and other on the edge of the boat and in its dinThe eyes dim to the approaching horror.And above the boat is gliding the monstrous mouth of the icebergIt  is coming and it plunges its fangs in the bridge – A crack !


Le Titanic reflète un monde hiérarchisé, compartimenté à l’image de la société de l’époque. La catastrophe entraîne dans la mort les plus pauvres comme les plus riches. Les barrières sociales s’effondrent. Chacun est à égalité face à ce monstre  de glace.

20/21 Harry TODD
Harry Todd is a steward on the Baltic. He is asleep in his cabin. Suddenly the crew has to assemble in the second-class dining saloon. This is for grave news : the Baltic has just received a marconigram from the Titanic : she has struck an iceberg, the engine room’s flooded. She’s seriously disabled. They can’t believe it ! 
© A.B.C. (the 14th of April 1972)
Harry Todd est steward à bord du Baltic. Endormi dans sa cabine, il est convoqué avec ses collègues dans la salle à manger des secondes classes. Les nouvelles sont graves : Le Baltic vient de recevoir un marconigrame en provenance du Titanic : il a heurté un iceberg et les chambres des machines sont déjà sous l’eau. Il peut à peine y croire !

22/23 Margaret O’NEIL
The engines are stopping. Margaret O’Neil with her two sisters are getting up and putting their clothes on. An officer are telling them to get their lifebelts on and then, to pack their suitcases... Nobody are telling them where to go and where to stay. And the temperature is so cold on the deck...
© Reserved rights (~1960)
Les machines s’arrêtent. Margaret O’Neil et ses deux soeurs enfilent rapidement des vêtements chauds. Munies de leurs valises et de leurs gilets de sauvetage, elles se rendent sur le pont. Elles errent sur le navire sans que quiconque ne leur indique réellement où aller.

24/25 Joseph BAUXHALL
Joseph Bauxhall is fourth officer on the Titanic. He is having a look around in order to find any damage : no noice and no damage. On the deck, there is a man who is holding a piece of ice but Joseph is wondering where he got it from. Then he reports to the Captain : “ I don’t see any sign of damage, not even a glass port broken ”...  
© A.B.C. (the 16th of April 1979)
Joseph Bauxhall, quatrième officier, est envoyé inspecter le navire pour voir l’étendue des dégats. Après avoir visité les troisièmes classes, il se retrouve sur un pont où se trouve un homme avec de la glace dans la main. Il a beau chercher, il ne trouve pas la provenance de cette glace. De retour auprès du Capitaine, il lui fait son rapport : “ Je ne vois aucun signe de dommage, il n’y a même pas un hublot brisé ”...          

26/27 Edwina TROUTT-MAC KENZIE
As Edwina is about to return to her stateroom, the purser is calling out : all the passengers have to put on their lifebelts and get up on the boat deck. But the crew is saying that it is only a precaution. The cries of women and the heartbreaking scenes are terrible...   
© A.B.C. (the 21th of November 1969)
Un officier conseille à Edwina de regagner sa chambre. Or, à ce moment, les haut-parleurs enjoignent les passagers à se munir de leurs gilets de sauvetage et de se rendre sur le pont. Ceci n’est qu’un exercice, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. Cependant, la panique gagne les couloirs.

28/29 Frederic DENT-RAY

The dining room steward Frederic Dent-Ray is going to his quarters on the E deck to get a warmer overcoat. Arrived on the D deck, he catches sight of men who are ransacking all the valuables in the pursers’ offices...
© Reserved rights (~1960)
Le steward Frédéric Dent-Ray se rend sur le pont E afin de prendre son manteau. C’est alors qu’en passant sur le pont D, le pont des officiers, il aperçoit des hommes en train de piller les quelques objets de valeur que contiennent ces chambres, les enfouissant rapidement dans leurs sacs...

30/31 Frank J. GOLDSMITH Junior
Frank is 9 years old. His mother is putting him his overcoat. A ship surgeon is asking them if they have life preservers because they may have to go in a life boat. So his mother is pulling three preservers down, one for him, one for his father and one for herself.  
© Reserved rights (~1960)
Frank Goldsmith Junior a 9 ans. Il est avec ses parents dans leur cabine lorsqu’un officier frappe à la porte et leur conseille de revêtir leurs gilets de sauvetage au cas où ils auraient à monter dans un canot de sauvetage...

32/33 The C.Q.D. (Come Quick Distress)
At 12.15 a.m., the Titanic’s wireless starts sending out calls for helps : the C.Q.D. (Come Quick Distress) the standart signal in use.          
© Reserved rights (no date)
A 0h15, les premiers signaux de détresse sont envoyés du Titanic. Il sagit encore du C.Q.D. (Come Quick Distress), le signal de détresse utilisé jusqu’alors.

34/35 The S.O.S. (Save Our Souls)
A few minutes later, Jack Philips, one of the two wireless operators, decides to use the new and simpler S.O.S. signal, which has been laid down at the Berlin Conference in 1906.       
© Reserved rights (no date)
Quelques minutes plus tard, Jack Philips, l’un des deux télégraphistes, décide d’utiliser le nouveau signal de détresse adopté à la Conférence de Berlin en 1906 et plus simple que le C.Q.D. : le S.O.S.

36/37 Guglielmo MARCONI (1874-1937)
Guglielmo Marconi, the Italian physicist, achieved the first long waves, transatlantic and then the short waves wireless transmissions. This invention would enable many lives to be saved on the Titanic.       
© José Sourillan (December 1931)

Translation:
“ I’m glad to be able to relate in a few words the experiment of the first short waves wireless transmissions. I’ve made and brought to a successful conclusion across the Atlantic Ocean on the 12nd of December 1901. The experiment confirms positively that the transmission and the reception  of waves were not limited to the short distances (at the time, the scientists were convinced of this) and furthermore that they can also allow to communicate between the Old and the New World and probably would be used for longer distances ”.

Le physicien italien réalisa les premières liaisons en ondes courtes par ondes hertziennes.38/ Song / Chanson : “ Stand to our post ! ”    
© José Sourillan (1915-1920)

39/40 Joseph BAUXHALL
The fourth officer, Joseph Bauxhall, is making an inspection of the lower areas of the ship. He is trying to go into the first-class entrance from the lower deck, from the foredeck, but the watertight doors are closed. So he climbs up all the ladders and goes up over the promenade deck and then down through the main saloon entrance, where he finds the band which is beginning to tune up...          
© A.B.C. (the 16th of April 1979)
Joseph Bauxhall est envoyé pour inspecter l’étage du bas du navire. Le charpentier lui explique que quatre écoutilles sont déjà détruites et que la bâche N°1 s’enfle de plus en plus. La salle des postes se remplit d’eau. Son parcours est rendu difficile du fait de la fermeture des portes des cloisons étanches. En traversant le salon principal, il aperçoit l’orchestre en train d’accorder ses instruments. 

41/ Song / Chanson “ Be British ”   
© José Sourillan (1915-1920)

42/43 Washington DODGE Junior
Washington Dodge Junior is on the deck in his pyjama with his parents. He is rather excited when he gets into a lifeboat with his mother. Though his father is not by his side, he doesn’t realize the gravity of the situation. Suddenly, in the lifeboat some women are asking to come back and trying to rescue people who are already struggling in the sea. But some of the sailors answer that it would be too dangerous. 
 © Archives Nationales du Canada (1955-1959)
Washington Dodge Junior, cinq ans, est sur le pont en pyjama avec ses parents. Malgré le vacarme qui l’entoure, il est tout excité à l’idée de monter dans le canot de sauvetage avec sa mère. Son père n’est pas auprès de lui, mais il ne réalise pas immédiatement la gravité de la situation. Certaines femmes réclament de revenir vers le paquebot afin de recueillir les hommes qui, déjà, se jettent à l’eau, mais les sauveteurs refusent trouvant que cela serait trop dangereux.    

44/45 Eva HART
Eva Hart is travelling with her parents. Among the crowd, her father is putting Eva and her mother into a boat and is standing back so that someone else can get in. He makes no attempt to follow his relatives and the boat is moving away. It’s a so long way down to the sea...     
© Archives Nationales du Canada (1955-1959)
Eva Hart et ses parents sont sur le pont au milieu de la cohue générale. Le père d’Eva parvient à la faire monter avec sa mère dans un canot. Il se recule rapidement pour laisser passer d’autres personnes. A aucun moment, il ne tente de rejoindre ses proches et, déjà, le canot glisse le long de la paroi du navire dans la nuit froide. 

46/ Russian version of “ Nearer my God, to Thee ! ”          
Version russe de “ Plus près de Toi, Mon Dieu ! ”.        
  
© Michael Gunrem/Dietr Schulze (1915-1920)

47/48 John BUTLER
As a quartermaster, John Butler is placed in charge of No.7 lifeboat with 40 people aboard. He is asked to put back in order to pick up some more passengers. As he refused to do it, people are beginning to insult him.      
© A.B.C. (no date)
En tant qu’officier John Butler est placé dans le canot N°7 : il a la charge des 40 passagers se trouvant à bord. A peine s’est-il éloigné du navire que, déjà, des passagers réclament de faire demi-tour afin d’aller rechercher d’autres survivants. Ayant refusé de le faire, il commence à se faire insulter.

49/ Song / Chanson “ Sinking of the Titanic ”
© José Sourillan (1915-1920)

50/51 Edwina TROUTT-MAC KENZIE
When Edwina was on the ship, there was no panic, but once on the lifeboat, she could hear the screams of death. On the boat, she saved a little baby. But, she will discover the name of the child few years later on “Today’s Show” broadcasting.      
© A.B.C. (the 21th of November 1969)
Une fois à bord du canot de survie, Edwina entend des cris horribles et effrayants... Dans ses bras, elle tient un petit enfant inconnu. Ce n’est que quelques années plus tard, qu’elle découvrira au cours d’une émission télévisée “ Today’s Show ”, le nom de cet enfant. 

52/53 Agnès SÄNDSTROM
Young Agnès Sändstrom, a 24 years old Swedish lady, is trying to leave the boat with her two young children.
© Sveriges Radio (the 14th of April 1982)

Translation :
“ In my lifeboat, there were 65 places, but we were 85 passengers. We had to push back a man because we were already too many. The man who pushed  the other, was so afraid that his hairs became white in one hour...”.   

Agnès Sändstrom, une passagère suédoise et ses deux enfants tentent de rejoindre au plus vite le pont. 

Traduction :
“Dans ma chaloupe, il y avait 65 places, mais nous étions 85 passagers. Nous avons dû empêcher un homme de monter à bord, car nous étions déjà beaucoup trop nombreux. L’homme qui l’a repoussé, en a été tellement épouvanté que ses cheveux sont devenus blancs en une heure...”.

54/ Danish version of the song « Nearer my God, to Thee ! »     
Version danoise de “ Plus près de Toi, mon Dieu ! ” 

© Michael Gunrem/Dietr Schulze (1915-1920)

55/56 Margaret O’NEIL
2.00 a.m., it is dark in the boat where Margaret is. But, the lights of the ship still enlighten the ocean. Suddenly, two explosions : the water just reached the hot boilers... The screaming are starting and people are trying to get out. The Titanic sinks immediately after that.      
© Reserved rights (~1960)
Il fait très sombre dans le canot de Margaret. Cependant, les lumières du navire éclairent encore l’océan. Soudain, deux explosions : c’est l’eau qui vient d’atteindre les chaudières bouillantes. Le navire s’éteint alors à jamais, des cris épouvantables retentissent. Le Titanic s’enfonce dans l’océan.  

57/58 Song / Chanson “ Autumn ”      
© Dr. Richard Copeman (1915-1920)

59/60 Mrs. Frederick KENYON
She keeps on rowing all the night. Towards daylight, she notices a ship. Finally they are coming up with the Carpathia and are lifted aboard. Being so exhausted, she’s carried by the crew up to a stateroom with another family and put to bed.
© Reserved rights (~1960)
Toute la nuit, Mrs. Frederick Kenyon rame avec les autres passagers. Ce n’est qu’aux premières lueurs de l’aube qu’elle aperçoit un navire qui vient à leur rencontre. Il sagit du Carpathia qui les recueille peu de temps après. Epuisée, elle est transportée dans une cabine afin de prendre un peu de repos. 

61/62 Agnès SÄNDSTROM
Translation:
“ After we have been rescued by the Carpathia, I was in a state of shock. I’ve screamed. I was asked if I’ve lost relative. Not any ! I’ve asked where the children were. Someone told me that they have got milk. They were yet asleep. I think it’s strange that I’ve survived. But I’ve faith in God : I’ve been saved by His will because I’ve experienced a lot of events after that ”.
© Sveriges Radio (the 14th of April 1982)

Traduction :
“ Lorsque j’ai été recueillie par le Carpathia ,j’étais en état de choc. On me demanda si j’avais perdu des proches. “ Personne ! ”, ai-je répondu. J’ai demandé où étaient les enfants et l’on m’a dit qu’ils avaient reçu du lait et qu’ils étaient maintenant couchés et endormis ”.  

63/64Joseph ROSENBLATT
“The prayer for the Deads”, interpreted in Hebrew by the famous cantor Joseph Rosenblatt.
© José Sourillan (1915-1920)
“La prière des Morts” interprétée ici en Hébreu par le célèbre chantre Joseph Rosenblatt.

65/66 Captain LORD
Stanley Lord, the Captain of the Californian, was said to have done nothing to get help for the Titanic. He’s explaining that a count man and two officers on the bridge have said that nothing was in sight. Though he was totally exonerated, the unfortunate Captain became the victim of a witch hunt by the press.
© Reserved rights (~1960)
Stanley Lord, le Capitaine du Californian, fut accusé de ne pas être venu en aide au Titanic. Cependant, les officiers présents sur le pont indiquèrent qu’il n’y avait rien en vue. Bien que la Commission d’enquête sénatoriale l’ait totalement blanchi, il eut à subir une telle campagne de presse qu’il dut quitter la Compagnie.  

67/68 Elisabeth NAVRATIL*
(grand-daughter of Michel Navratil / petite-fille de Michel Navratil)

The White Star Line chartered the Mackay Bennett to look for the bodies of the victims. The remains of 306 victims floating at the scene of the disaster were recovered. Some had been disfigured by birds. The anxiety of the survivors and  their relatives has never faded out. Her father only remembered the happy souvenirs of this tragedy : the first dinner on the wonderful dinning room, the impression of liberty and beauty on the first deck, the last message that the father gave for her mother before Michel and Edmond were rushed into the last lifeboat... 
© Institut des Archives Sonores (the 10th of September 1999)
Elisabeth Navratil évoque le destin tragique de sa famille. 
* Elisabeth Navratil is the author of “Les enfants du Titanic”, Hachette Jeunesse Editions.

69/70 Paul-Henri NARGEOLET
On September 1985, the French American expedition discovered the Titanic’s hull resting in two sections on the floor of the North Atlantic Ocean at a depth of 12.460 feet. Paul-Henri Nargeolet dove 40 times to inspect the remains. In spite of the ravages of time and erosion, he would be able to photograph the ship interior smashed corridors and rotted staircases. One day, he recovered a bag with some musical instruments. They found the name of the owner of this bag and didn’t find this name on the list of the passenger. Two months later, they found an American family, the Shout. They were watching a videotape when they saw their name on the videoscreen. They contacted the R.M.S. Titanic, INC. to give information about this man : he gave his bag to a friend of him. He had to take the Titanic but, at the last time, he changed because he wanted to meet his girlfriend in the USA, so he prefered to take a faster ship. Nevertheless, he left his bag on the Titanic.      
© Institut des Archives Sonores (the 10th of September 1999)
Lors d’une de ses plongées, Paul-Henri Nargeolet a découvert un sac contenant des instruments de musique. Le nom inscrit sur le sac ne figurait pas sur la liste des passagers. Ce ne fut que deux mois plus tard que ce mystère fut résolu. Lors d’une émission télévisée concernant le Titanic, une famille américaine vit apparaître son nom sur l’écran. Elle contacta la R.M.S. Titanic, INC.L’homme, dont le nom était inscrit sur le sac, l’avait confié à un ami. Suite aux grèves des mineurs, il préféra prendre un navire plus rapide que le Titanic, afin de retrouver plus vite sa petite amie aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’il n’embarqua jamais à bord du navire. Mais son sac y est resté. 

71/72 The whistles of the Titanic / Les sifflets du Titanic
On 15th of February 1999, on occasion of a gathering of devoted followers and historians in Minneapolis, one of the whistles of the Titanic recently recovered from the sea was blown again. The whistles won’t be blown again. We invite you to listen to it now !  
© R.M.S. Titanic, INC. (the 15th of February 1999)
Ce rendez-vous exceptionnel a permis a plus de 150.000 personnes d’écouter vibrer les sifflets du Titanic, récemment sortis de l’eau. L’émotion était intense, d’autant plus qu’elles ne retentiront plus jamais. Ecoutez les sirènes du Titanic !

DISCOGRAPHIE
C.D. 1
1 -  Sifflets supposés de l’Olympic                                 (0’07)
2/3 -  Michel NAVRATIL fils                                     (0’38)
4/5 -  “Der Untergang der Titanic”                             (1’09)
6/7 -  Berthe LEROY-BOURLARD                      (1’49)
8/9 -  Edwina TROUTT-MAC KENZIE                         (0’33)
10/11 - La gouvernante de Mrs. STONE                       (1’20)
12/13 - Charles LIGHTOLLER                                    (0’35)
14/15 - La gouvernante de Mrs. STONE                        (1’26)
16 - Chanson “Sinking of the Titanic”   
                         (0’38)
17/18 - Berthe LEROY-BOURLARD                                  (0’47)
19/20 - Monsieur PHILIPONA                                    (0’56)
21/22 - Michel NAVRATIL fils                                  (1’10)
23/24 - Agnès SÄNDSTROM                               (0’46)
25/26 - Le C.Q.D.                                       (0’16)
27/28 - Le S.O.S.                                             (0’23)
29/30 - Guglielmo MARCONI                                         (0’48)
31 - Chanson “Every man to his post”                          (0’58)
32/33 - La gouvernante de Mrs. STONE                            (2’21)
34/35 - Rose ICARD                                      (0’50)
36 - Chanson “Plus près de Toi, mon Dieu”                (0’54)
37/38 - Michel NAVRATIL fils                                         (0’57)
39/40 - Edwina TROUTT-MAC KENZIE                             (0’33)
41/42 - Berthe LEROY-BOURLARD                                      (2’03)
43 - Chanson “Plus près de Toi, mon Dieu”                 (1’46)
44/45 - Arthur HAY                                             (0’53)
46/47 -  La gouvernante de Mrs. STONE                         (0’47)
48 -  Chanson “Wreck of the Titanic”                    (1’20)
49/50 - La gouvernante de Mrs. STONE                         (1’04)
51/52 - Berthe LEROY-BOURLARD                                      (1’27)
53/54 - Joseph ROSENBLATT                                   (1’24)
55/56 - Extrait d’une émission de radio                          (1’27)
57/58 - Michel NAVRATIL fils                               (1’33)
59/60 - Elisabeth NAVRATIL                                     (2’12)
61/62 - Paul-Henri NARGEOLET                                            (0’48)3
63/64 - Paul-Henri NARGEOLET                              (2’48)
65 - Chanson “Be British”                                   (0’50)
66/67 - Paul-Henri NARGEOLET                                            (2’54)
68/69 - Les “sifflets” du Titanic                                   (0’21)                                                         
Durée totale : 44’02’’

C.D. 2
1 - Supposed whistles of the Olympic                            (0’17)
2/3 - Eva HART                                               (1’22)
4/5 - Edith ROSENBAUM-RUSSELL                     (1’48)
6/7 -  Edwina TROUTT-MAC KENZIE                            (0’51)
8/9 -  Mrs. Frederick KENYON                               (1’39)
10/11 - Mrs. Frederick KENYON                                     (1’27)
12/13 - Charles LIGHTOLLER                                    (0’58)
14/15 - Edith ROSENBAUM-RUSSELL                             (1’18)
16/17 - Edwina TROUTT-MAC KENZIE                                 (0’41)
18/19 - “Der Untergang der Titanic”                           (1’36)
20/21 - Harry TODD                                                   (0’45)
22/23 - Margaret O’NEIL                                     (1’40)
24/25 - Joseph BOXHALL                                 (2’16)
26/27 - Edwina TROUTT-MAC KENZIE                          (0’45)
28/29 - Frederick DENT-RAY                                    (1’35)
30/31 - Franck J. GOLDSMITH Jr.                                           (0’41)
32/33 -  The C.Q.D.                                              (0’17)
34/35 - The S.O.S.                                               (0’14)
36/37 - Guglielmo MARCONI                                (0’48)
38 - Song “Stand to our post !”                           (1’13)
39/40 - Joseph BAUXHALL                              (1’25)
41 -  Song “Be British”                                     (2’06)
42/43 - Washington DODGE Junior                             (1’06)
44/45 -  Eva HART                                               (1’00)
46 - Russian version of “Nearer my God, to Thee !”                   (1’05)
47/48 - John BUTLER                               (0’57)
49 -  Song “Sinking of the Titanic”                         (2’06)
50/51 - Edwina TROUTT-MAC KENZIE                              (0’41)
52/53 - Agnès SÄNDSTROM                                     (0’59)
54 - Danish version of “Nearer my God, to Thee !”                (2’09)
55/56 - Margaret O’NEIL                               (0’41)
57/58 - Song “Autumn”                                      (2’15)
59/60 - Mrs. Frederick KENYON                               (0’51)
61/62 - Agnès SÄNDSTROM                                     (1’02)
63/64 - Joseph ROSENBLATT                                         (1’26)
65/66 - Captain LORD                              (0’37)
67/68 - Elisabeth NAVRATIL                                     (3’18)
69/70 -Paul-Henri NARGEOLET                           (2’29)
71/72 - The “whistles” of the Titanic                         (1’08)                                                       
Playing time : 49’49’’

Paul-Henri NARGEOLET, Capitaine de Frégate (R)
1964 Entrée dans la Marine Nationale. Il consacre sa carrière d’officier de Marine à la plongée sous-marine, au déminage et à l’intervention sous-marine profonde.
1975 Adjoint au Commandant des forces de déminage du Canal de Suez. Cette opération de déminage aboutira à la réouverture du canal, le 5 juin 1975.
1986 Il quitte la Marine Nationale et intègre l’IFREMER (Institut Français pour la Recherche et l’Exploitation de la Mer) comme responsable des sous-marins Nautile et Cyana.
1991 Directeur du Département des engins sous-marins et chef du service technique du centre IFREMER de Toulon. Il participe comme chef de mission ou chef des opérations à une trentaine de missions scientifiques ou techniques.
1987 Chef des opérations sur le Titanic en 1987, 1993, 1994.
1996 Il quitte l’IFREMER et rejoint la société Aqua+, filiale de Canal Plus dont il est actuellement le Directeur exécutif. Cette société est équipée d’un “studio mer” composé d’un navire de recherche de 60 mètres l’Ocean Voyager, équipé d’une plate-forme hélicoptère et de deux sous-marins dotés d’une coque sphérique en acrylique pouvant intervenir jusqu’à 1000 mètres de profondeur. Il dirige à bord des opérations aux Seychelles, à Singapour, en Grèce et dans l’Atlantique.
1996 Participation, au titre d’Aqua+, à l’opération sur l’épave du Titanic dont il est avec un Américain, le co-chef de l’expédition.
1998 Il totalise actuellement plus d’une trentaine de plongées sur l’épave du Titanic. Pour ces missions, l’Ocean Voyager doté de son robot et des moyens vidéo d’Aqua+ permet la réalisation d’un programme de six heures concernant le Titanic.
1999 Chef de mission d’une opération aux Philippines sur l’épave d’un navire anglais coulé en 1773 et sur l’épave du Yamato, cuirasser japonais coulé en 1945.

Paul-Henri NARGEOLET, Frigate Captain (R)
1964 Entered the French Navy. His carrer as a naval officer involved him in diving, minesweeping and deep-sea exploration.
1975 Second-in-command with the Suez Canal minesweeping forces. These minesweeping operations led to the re-opening of the canal on 5 June 1975.
1986 He left the French Navy and joined IFREMER (French Research Institute for the Exploitation of the Sea), where he was placed in charge of the Nautilus and Cyana submarines.
1991 Director of the Submarine Division and Head of the IFREMER centre’s technical department in Toulon. He was involved in around thirty scientific and technical assignments as head of expeditions and operations.

1987 Head of operations on the Titanic in 1987, 1993 and 1994.
1996 He left IFREMER to join the Canal Plus subsidiary, Aqua+, of which he is currently Executive Director. The company’s “sea studio” houses the Ocean Voyager, a 60-metre exploration vessel, equipped with helipad and two submarines, fitted with spherical acrylic hulls, capable of reaching depths of up to 1000 metres.He went on to direct on-board operations in the Seychelles, Singapore, Greece and the Atlantic.
1996 As part of his work for Aqua+, he headed an expedition to the wreck of the Titanic, together with an American.
1998 To date, he has made over thirty dives to the wreck of the Titanic using the Ocean Voyager’s unmanned submersible and Aqua+ video equipment on the assignments to produce a 6-hour programme about the Titanic.
1999 He headed an expedition to the Philippines to explore the wreck of an English ship sunk in 1773 and the wreck of the Yamato, a Japanese battleship sunk in 1945.

INSTITUT DES ARCHIVES SONORES
Gardien de la mémoire sonore de l’histoire contemporaine, l’Institut des Archives Sonores restitue aujourd’hui ce patrimoine culturel dans une présentation vivante et polyphonique.Son choix éditorial répond aux exigences de la durée, de la disponibilité de certains documents autres que ceux de sa propre collection, des personnalités importantes qui, depuis la fin du XIXe siècle, n’ont pas pu ou pas voulu être enregistrées. Toutefois, il a choisi de toujours présenter les témoignages ou discours en version originale afin de permettre de ressentir l’authenticité et l’émotion dans la voix des orateurs. Certains documents, anciens ou mal enregistrés, conservent leurs défauts d’origine, mais compte-tenu de leur intérêt et du charme des sons de l’époque, sont publiés tels quels accompagnés d’un livret avec traduction.

Historial de la Grande Guerre de Péronne
Situé dans l’enceinte des fortifi­cations du château de Péronne, “l’Historial de la Grande Guerre de Péronne” est un musée trilingue international d’histoire comparée qui présente des espaces magnifiques conçus par l’archi­tecte Henri-Edouard Ciriani, et sur plus de 4000 m2, l’his­toire de la Grande Guerre sous l’angle d’une approche culturelle, sociale, militaire et avec pour toile de fond l’agonie de l’ancien monde et la véritable nais­sance du XXe siècle. Ses fonds sont riches de plus de 15000 objets civils et militaires complétés par des œuvres d’art (Otto Dix, Tribout, Gir, Gillot, Méheut, Zinoview...) et par des souvenirs personnels de Georges Duhamel, de Fernand Léger et de bien d’autres.    L’Historial est doté d’un centre de documen­tation, d’un centre de recherche internatio­nal (03.22.83.54.13) et d’un service éducatif (03.22.83.54.14).A l’exemple des grands musées construits dans le monde depuis 20 ans, à Washington ou ailleurs, l’His­torial de la Grande Guerre est parmi les lieux de mémoire les plus sobres et les plus émouvants qu’il soit permis de visiter.

The Historial started off as a concept.  Today, it is an international museum, funded partly by the European Development Fund, which presents the history of the First World War as seen through the cultural, social and military angles, the watershed which led to the destruction of the old, established order and the birth of our century.80 years on, it is difficult to assemble a collection worthy of this vocation.  Between 1988 and 1992, we therefore put together a unique collection of 100 original drawings, both all paintings and watercolours, including a complete portfolio of 50 etchings by Otto Dix, “der Krieg” (one of only 5 or 6 complete and intact portfolios known to exist in the world), a series of drawings by H.G. Tribout, over 30 paintings by Jonas, and works by Gir, Gillot, Meheut, Zinoview, etc.All in all, we have amassed some 15.000 civilian and military relics, which we are adding to continually through our acquisition policy, which has been operating since the opening of the museum.They include personal mementos and works by famous artists who witnessed the horror of the War: G. Duhamel, B. Mahn, A. Zinoview, L. Jonas, F. Léger, and others, each of whom adds a little more to our understanding of what took place through their eyewitness accounts.The Historial museum also has some 70 hours of archive film footage, part of which are screened on the 56 video booths dotted around the museum.The various themes dealt with are systematically covered from the German, British and French points of view, and give a glimpse of:- The front (military equipment and facilities)- The rear (the war as seen through the eyes of women and children, all of whom were “mobilised” by the War Effort).Letters, everyday objects and posters sometimes have a stronger evocative power than speeches. A large collection of vouchers, post-cards, books and periodicals, photographs, souvenir albums and sundry documents from the time, held in the archive centre, help to build a picture of the international dimension of this world-wide conflict as presented by the museum.They afford a glimpse into the lives of the men and women who lived during the war, a look at humanity at war, which is how the events of the time must be presented if we are to truly gain an understanding of the XXth century.


Ecouter Titanic (livre audio) © Frémeaux & Associés - Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.

Vous pouvez acheter ce produit :
- Chez votre disquaire (distribution Socadisc) ou chez votre libraire (distribution Frémeaux & Associés) ou par téléphone au 01 43 74 90 24.
- Sur lalibrairiesonore.com Acheter ce produit
- Sur librairie-audio.comAcheter ce produit

Fremeaux


Je suis :

Un particulier Un libraire

Un disquaire Une bibliothèque
 meublenatureok.gif

Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux
Je souhaite recevoir
le catalogue
Catalogue Frémeaux
Catalogue Frémeaux

Les livres sonores à l'écoute
templatefrmeaux_correc16.jpg
Fremeaux
Grand prix In Honorem
de l'Académie Charles Cros
pour son oeuvre d'éditeur

Fremeaux

VOIX DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
VOIX DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
La fondation du Parti communiste français a mis en scène, sous nos lattitudes, l’un des...

TITANIC
TITANIC
L'Institut des Archives Sonores & Frémeaux & Associés donnent à écouter,...

MICHEL ROCARD
MICHEL ROCARD
Avec une grande liberté de parole, au travers d’anecdotes révélatrices et de...

MARCEL CERDAN - LA BIOGRAPHIE SONORE
MARCEL CERDAN - LA BIOGRAPHIE SONORE
Marcel Cerdan ( Documents parlés historiques par Denis Soula et Joël Szpindel ) Coffret 3 CD +...

MARC CHAGALL
MARC CHAGALL
Interview historique de Marc Chagall (INA).

Vous savez, "je ne suis pas un fabriquant de...

L’ESPRIT ANARCHISTE DE LA COMMUNE A MAI 68
L’ESPRIT ANARCHISTE DE LA COMMUNE A MAI 68
Du Triomphe de l’anarchie de Charles d’Avray à Ni Dieu ni maître de Léo...

LORSQUE L'ENFANT PARAIT INTEGRALE DE L'ANTHOLOGIE RADIOPHONIQUE
LORSQUE L'ENFANT PARAIT INTEGRALE DE L'ANTHOLOGIE RADIOPHONIQUE
Il y a presque 30 ans, France-Inter, c’était une première, prenait le risque de confier...

LES VOIX DE L'AVIATION (1890-1938)
LES VOIX DE L'AVIATION (1890-1938)
Véritable panorama sonore des premières heures de l’aéroplane, Les Voix de...

LES FORCES FRANCAISES LIBRES 1940-1945
LES FORCES FRANCAISES LIBRES 1940-1945
Témoignages de résistants sur 3 CD produit par Paroles Images et Sons...

LEON BLUM PRESENTE PAR LIONEL JOSPIN
LEON BLUM PRESENTE PAR LIONEL JOSPIN
Refusant résolument, je le cite : “le contraste entre le faste des uns et le dénuement...

LE ROI ARTHUR FIGURE HISTORIQUE OU LÉGENDAIRE ? - UNE BIOGRAPHIE EXPLIQUÉE
LE ROI ARTHUR FIGURE HISTORIQUE OU LÉGENDAIRE ? - UNE BIOGRAPHIE EXPLIQUÉE
Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie du...

LE CORBUSIER
LE CORBUSIER
« La renommée de Le Corbusier est telle que son seul nom symbolise une sorte de renaissance...

LA SEPARATION DE L' EGLISE ET DE L' ETAT
LA SEPARATION DE L' EGLISE ET DE L' ETAT
Adoptée en décembre 1905, la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat met fin...

LA FRANCE DU XIXE SIÈCLE DE 1814 À 1914 - UN COURS PARTICULIER DE EMMANUEL FUREIX
LA FRANCE DU XIXE SIÈCLE DE 1814 À 1914 - UN COURS PARTICULIER DE EMMANUEL FUREIX
Pour la première fois, l’éditeur des savoirs, les Presses Universitaires de France, et la...

LA FRANCE DES LUMIÈRES ET DES RÉVOLUTIONS DE 1715 À 1815 - UN COURS PARTICULIER D'OLIVIER COQUARD
LA FRANCE DES LUMIÈRES ET DES RÉVOLUTIONS DE 1715 À 1815 - UN COURS PARTICULIER D'OLIVIER COQUARD
Pour la première fois, l’éditeur des savoirs, les Presses Universitaires de France, et la...

HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL 2 (COLLECTION PUF-FRÉMEAUX)
HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL 2 (COLLECTION PUF-FRÉMEAUX)
Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent des cours particuliers sur...

HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL 1 (COLLECTION PUF-FRÉMEAUX)
HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE VOL 1 (COLLECTION PUF-FRÉMEAUX)
Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent des cours...

HISTOIRE DE LA LITTERATURE (PUF) 7 coffrets 35 CDs (FA5513 à FA5519)
HISTOIRE DE LA LITTERATURE (PUF) 7 coffrets 35 CDs (FA5513 à FA5519)
HISTOIRE DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE (COLLECTION PUF-FRÉMEAUX)
COURS PARTICULIERS DE ALAIN VIALA

HISTOIRE DE LA BIBLE (COLLECTION PUF FREMEAUX)
HISTOIRE DE LA BIBLE (COLLECTION PUF FREMEAUX)

Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent des cours...


FRANCOISE DOLTO - LORSQUE L'ENFANT PARAÎT VOL 2
FRANCOISE DOLTO - LORSQUE L'ENFANT PARAÎT VOL 2
Ecouter vraiment Françoise Dolto s’adressant au grand public permettra de rectifier bien des...

FRANCOISE DOLTO - LORSQUE L'ENFANT PARAÎT VOL 1
FRANCOISE DOLTO - LORSQUE L'ENFANT PARAÎT VOL 1
Ecouter vraiment Françoise Dolto s’adressant au grand public permettra de rectifier bien des...

EDITEUR DE GOSPEL (RFI)
EDITEUR DE GOSPEL (RFI)
Entretiens sur le Gospel avec Patrick Frémeaux par Joe Farmer entrecoupés d'une quinzaine...

DIOGÈNE, UN PHILOSOPHE CONTRE LA CITÉ - UNE BIOGRAPHIE EXPLIQUÉE
DIOGÈNE, UN PHILOSOPHE CONTRE LA CITÉ - UNE BIOGRAPHIE EXPLIQUÉE
Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie de...

CYRANO DE BERGERAC - EDMOND ROSTAND
CYRANO DE BERGERAC - EDMOND ROSTAND
Le disque de référence sur l'histoire sonore du théâtre.
Enregistrements...

ARTS - L’ANTIQUITÉ GRECQUE - UN COURS PARTICULIER DE CAROLE TALON-HUGON
ARTS - L’ANTIQUITÉ GRECQUE - UN COURS PARTICULIER DE CAROLE TALON-HUGON
Qu’est-ce que l’art ? Comment s’est-il constitué et défini à travers...

ANTHOLOGIE DU XX eme SIECLE
ANTHOLOGIE DU XX eme SIECLE
Les supports de communication modernes semblent souvent amnésiques face à la quantité...

ABEL GANCE ENREGISTREMENTS HISTORIQUES
ABEL GANCE ENREGISTREMENTS HISTORIQUES
Dans l’histoire du cinéma, certaines oeuvres sont indissociablement liées à...

ABDOU DIOUF
ABDOU DIOUF
On n’est pas homme d’Etat, si longtemps, sans laisser transparaître des défauts dont...

ABBE PIERRE
ABBE PIERRE
50 ans après l' appel de l'hiver 54, l'Abbé Pierre enregistre ses paroles historiques de paix...

11 NOVEMBRE 1940
11 NOVEMBRE 1940
87 témoignages de Maurice Schumann, Amiral Philippe de Gaulle, Gérard Calvi, Jean de Lipkowski,...

Logo Radio France  Logo INA
 
Logo RFI
Logo PUF 
 
logo-facebook.gif

Rechercher dans le catalogue Frémeaux
Toutes les catégories :
Advertisement
Titre_integrale_onfray.gif
Net Cosmos + Decadence.jpg
Titre_Nouveau_Catalogue.gif
net_cat_202021.jpg
Titre_Legrand.gif
Net Legrand.jpg
Titre_Galerie.gif
Net EXPO Noel 2020 - Galerie F&A.jpg
Titre Noel 2018.jpg
NET Proust.jpg
Titre Figure de l'histoire.gif
Pub Net Figures Histoire.jpg
Inédits
net_live_in_paris_6v_coltrane.jpg
Feuille Nouveautés

Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Dictionnaire des Artistes
Présentation

• Pourquoi fremeaux.com ?
• Autorisations Cinéma, TV, musées...
• Une culture d'entreprise
• Charte qualité

Mémoires et études
Edité par Fremeaux et Associés
visuinternetdompublic.gif
Le patrimoine
sonore en
danger!
Interview de
Patrick
Frémeaux

Mémoires et études


Titre_Histoire.gif
Collection Histoire de France
Titre_Publicite.gif
Pub Net Cat. LibSonore 200pixels.png
Philosophie | Sciences Humaines | Histoire | Livres sonores | Contes | Enfants de 2 A 5 ans | Enfants de 6 A 11 ans | Son de la nature | Collection the quintessence | Jazz
Intégrale Django Reinhardt | Blues | Country & Rockn Roll | Gospel | Chanson française | Les cinglés du music hall | World Music | Classique | Frémeaux & Ass. Télévisions
Mentions légales - Recommander ce site - Ajouter aux favoris - Nous contacter - © 2006 Frémeaux et Associés
20, rue Robert Giraudineau - 94300 VINCENNES - FRANCE - Tél : +33 1 43 74 90 24 - Fax : +33 1 43 65 24 22
templatefrmeaux_correc69.gif