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la passion
Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc

CHARLES PÉGUY 
Enregistré en la Cathédrale de Périgueux par Pierre Bellemare  






Matthieu 27/ 33 à 41

A midi, il y eut des ténèbres sur la terre jusqu’à trois heures ; et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : “Eloï, Eloï, lema sabachthani”, ce qui signifie : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?”. Certains de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : “Voilà qu’il appelle Elie!” Quelqu’un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire en disant: “attendez, voyons si Elie va venir le descendre de là.” Mais poussant un grand cri, Jésus expira. Et le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas. Le centurion, qui se tenait devant lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : “Vraiment cet homme était fils de Dieu!” Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, et parmi elles Marie de Magdala, la Marie mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.  

Marc : 15/33 à 41
Quand il fut la sixième heure, l’obscurité se fit sur la terre entière jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri: “Elôï, Elôï, lema sabachthani”, ce qui se traduit : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : “Elôï, Elôï, lema sabachthani”, ce qui se traduit : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” Certains des assistants disaient en l’entendant: “Voilà qu’il appelle Elie!” Quelqu’un courut tremper une éponge dans du vinaigre et, l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui donnait à boire en disant : “Laissez! que nous voyions si Elie va venir le descendre!” Or Jésus, jetant un grand cri, expira. Et le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas. Voyant qu’il avait ainsi expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s’écria: “Vraiment cet homme était fils de Dieu!” Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée; beaucoup d’autres encore qui étaient montées avec lui à Jérusalem.  

Luc : 23/44 à 49
Il était environ midi, quand le pays tout entier fut plongé dans l’obscurité, et cela dura  jusqu’à trois heures de l’après-midi. Le soleil resta entièrement caché. Le grand rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors Jésus poussa un grand cri : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Après avoir dit ces mots il mourut. En voyant ce qui s´était passé, l’officier romain rendit gloire à Dieu en disant : Aucun doute, cet homme était juste. Après avoir vu ce qui était arrivé, tout le peuple, venu en foule pour assister à ces exécutions, s’en retourna en se frappant la poitrine. Tous les amis de Jésus, ainsi que les femmes qui l´avaient suivi depuis la Galilée, se tenaient à distance pour voir ce qui se passait.  

Jean : 19/28 à 37
Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie : J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit. Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, – car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour –, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture fût accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé. Et ailleurs l’Écriture dit encore : Ils verront celui qu’ils ont percé.   

Charles Péguy
Eléments biographiques
Né à Orléans le 5 janvier 1873, Charles Péguy est né dans un milieu très modeste, voire en proie à la précarité. Son père, qui avait souffert cruellement du Siège de Paris, au lendemain de la défaite de 1870, meurt l’année de sa naissance. C’est par sa grand-mère, fabricante d’allumettes, et sa mère, rempailleuse de chaise, que l’enfant est élevé, sans grande tendresse. Il est chétif et son zézaiement lui attire les moqueries du voisinage.  Mais loin de se laisser abattre par une telle fatalité, le jeune Charles compense ses manques affectifs par un formidable appétit de travail et une soif d’apprendre. Il devient bientôt un des plus brillants élève de l’école des Turcies, puis du Lycée d’Orléans. Déjà sensible aux idées sociales – issues de ses réflexions sur ses origines et œuvre des “Hussards Noirs” de la République –, il renonce à suivre les cours d’instruction religieuse et à la faible foi de son enfance jugée puérile : il est athée. En 1891, il entre le lycée Lakanal de Sceaux, puis fait son service militaire (à Orléans). A l’issue de ce dernier, il revient à Paris, où il est interne au collège Sainte-Barbe, et suit les cours de Louis le Grand (1893). Enfin, il entre en 1894 à l’École Normale Supérieure. Là il rencontre Lucien Herr, Henri Bergson, Joseph Bédier et Romain Rolland qui sont ses professeurs. Au contact de ces grands intellectuels sa conviction républicaine s’affirme. Il est taraudé par des questionnements mystiques qui trouvent leur réponse dans militantisme révolutionnaire social. En mai 1895, il adhère au parti. En 1897, il se marie – civilement – avec Charlotte Baudoin, et publie – sous un pseudonyme – sa Jeanne d’Arc, dont il fait une figure socialiste, et fonde, rue Cujas, la librairie et les éditions Georges Bellais.

Après le relatif échec de cette première maison d’édition, il fonde, en 1900, les “Cahiers de la Quinzaine”. Il compte ainsi mettre une certaine distance entre lui et le parti socialiste qui veille de très près sur la presse militante. De plus en plus littéraire, cette revue qui publie 299 numéros jusque 1914, accueille Romain Rolland, André Suarès, Daniel Halévy, Anatole France, sans oublier Péguy, dont toutes les œuvres y sont publiées.  Après 1905, une longue réflexion sur les effets de la déchristianisation le conduit – paradoxalement – à une conversion qui s’achève en 1908… Toutefois Péguy ne demeure pas un converti béat et conserve l’esprit d’une forte critique anti-cléricale ! Fort de ses convictions nationalistes, quoique réserviste, Péguy s’engage volontairement dans le premier conflit mondial. Il meurt le 5 septembre 1914 à la veille de la bataille de la Marne, à la tête de sa compagnie, debout face à l’ennemi, frappé d’une balle en plein front dans la plaine entre Villeroy et Neufmontiers en Seine et Marne. “Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle Mais pourvu que ce fut dans une juste guerre.” C’est par ces vers prophétiques que s’achève l’œuvre du lieutenant Charles Péguy. 
Jean-YVES PATTE 
© 2006 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS   


Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle.
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles.
Couchés dessus le sol, à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts dans un dernier haut lieu
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles

Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés.

Charles PEGUY, 
“Eve” (extrait)  

La propre situation de Péguy est exceptionnelle. Qu’on l’aime ou qu’on ne  l’aime pas, peu importe, mais il n’est pas permis de l’ignorer. Dirai-je combien son style m’exaspère, combien je le trouve fatigant et d’une inutile difficulté à force de redites, de retours, d’emprunts maladroits au langage populaire. Style oratoire ou plutôt verbeux. Pourquoi faut-il que Péguy donne sans cesse l’impression qu’il s’adresse à des lecteurs trop bêtes. Il y perd. Au lieu de se faire comprendre il ennuie et endort. Et pourtant Péguy était un homme clairvoyant et juste. Les questions qu’il pose n’ont pas cessé d’être actuelles et d’une actualité terriblement brûlante.
Robert Desnos
Avec l’aimable autorisation de Jacques Fraenkel, pour la succession R. Desnos.  

La Cathédrale Saint-Front de Périgueux
Haut lieu de pèlerinage toujours vivant, étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, siège de l’évêque depuis 1669, cette église perpétue le souvenir de saint Front dont les textes datables du 7e au 13e siècle en ont fait l’évangélisateur du Périgord. Sa renommée a participé au développement du bourg médiéval qui a pris le nom de Puy Saint-Front. Connue de toute l’Europe comme un édi­fice remarquable, l’église actuelle est le résultat de plusieurs siècles de constructions. Son aspect d’église romane à coupoles, organisée sur un plan de croix grecque orientée, est le fruit de la reconstruction au 19e siècle de l’édifice du 12e siècle par Paul Abadie, architecte diocésain, élève et disciple de Viollet le Duc. Ce plan spécifique inspiré des martyriums et lieux saints orientaux comme l’église des saints Apôtres de Constantinople (6e siècle) ou Saint-Marc de Venise (fin 11e - début 12e siècle), s’inscrit aussi dans le contexte des églises à file de coupoles du grand sud-ouest comme Saint-Etienne de la cité de Périgueux, Cahors ou Angoulême.
Abbé Magimel  

“Péguy, l’athée qui a trouvé Dieu…”
Par Jean-Yves Patte
“J’ai horreur de l’éloquence toujours”, proclamait Péguy… et pourtant force est de reconnaître que s’il est un auteur qui maîtrise bien l’éloquence, le gran­diose : c’est Péguy. Desnos d’ailleurs, pourtant son collaborateur et ami aux “Cahier” s’en plaint… Mais il faut l’avouer c’est bien plutôt contre la forme que l’expression véritable. Car la rhétorique, c’est la sclérose de l’expression – déjà Victor Hugo la dénonçait – et qui oserait dire que, chez Péguy l’expression est sclérosée…  Alors la forme? Elle est ici toute poétique. Les répétitions, les mouvements emphatiques ne sont qu’une apparence de rhétorique, mais au fond, elle n’est qu’un outil. Ses contemporains ne s’y trompaient guère : “il est le seul écrivain grandiloquent que nous possédions”…   Péguy refuse un système de parole qui “tourne en rond” sûr de lui-même, mais in fine ne propose que des images toutes faites, des démonstrations imparables… mais qui sonnent un peu creux, pour rester euphémique. Il n’est pas un homme d’appareil, un répétiteur magnifique mais docile. Il fuit d’ailleurs les idéaux sous haute surveillance – la fameuse rhétorique marxiste imposée – des publications socialistes. C’est pour cela qu’il fonde les “cahiers” en 1900, pour la liberté d’accueillir le doute, l’inquiétude… Pourtant à cette époque son credo est encore loin d’être chrétien : “Tous mes compagnons se sont débarrassés, comme moi, du catholicisme. Les treize et quatorze siècles de christianisme donnés à mes ancêtres, et les onze ou douze années d’instruc­tion religieuse accueillies sincèrement, sont passés sur moi sans laisser de traces.” 

Mais Péguy est un homme inquiet. Non d’une vague angoisse qui l’étreindrait jusqu’à la suffocation, mais d’une inquiétude constructive. C’est avec fougue qu’il se lance dans le socialisme, comme avec ardeur qu’il se lance dans la cause dreyfusarde (1898). Mais en aucun cas, il ne veut se laisser enfermer. Ses prises de positions déroutent ses contemporains, ses amis, ses collègues. Il est farouchement patriote, ne croit guère en une Internationale chimérique non plus qu’au pacifisme. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit qu’il s’était lancé, en 1897, dans la rédaction d’une Jeanne d’Arc.  Cette Jeanne là incarne la France, mais elle est farouchement socialiste. Fille du peuple, elle répond aux aspirations du peuple : la liberté face à l’oppresseur. Il faut bien dire que dans la France amputée de l’Alsace et de la Lorraine, cette figure là, mise à l’honneur par un grand nombre d’auteurs, à de quoi répondre à toutes les questions, les angoisses d’identité nationales qui parcourent toutes les couches de la Société.   Les Voix entendues ? L’athée qu’est Péguy à ce moment là balaye la question d’un geste ample : ce sont les voix de la conscience, celle du combat, de la révolte. Farouche sa Jeanne d’Arc est dédiée “ à toutes celles et à tous ceux qui seront morts de leur mort humaine pour l’établissement de la république socialiste universelle ”.  Déclaration qui avait trouvé son origine dans nombre d’articles issus des penseurs socialistes : “Elle est des nôtres... Que l’Eglise nous la laisse.” (Lucien Herr, 1890)  Puis en 1910, Péguy revient à Jeanne d’Arc, avec la publication du “Mystère de la charité de Jeanne d’Arc”. Mais il y a eu un long entre-temps. Un entre-temps tortueux et lumineux à la fois qui conduit l’athée à une conversion hautement proclamée en 1908.  

La menace d’une nouvelle guerre franco-germanique, les effets de la déchristianisation radicale – et les effets de la loi se séparation des églises et de l’état en 1905 – font renaître lentement, par un processus intime, Péguy à la Foi. Mais ce serait faire beau jeu des inspirations de Bergson, des lectures de Theillard de Chardin, de la découverte de saint Thomas d’Acquin, de la conscience de tout ce que le socialisme et la mission originelle de l’église ont en commun, en particulier dans l’honneur des plus démunis… Sa rencontre le philosophe chrétien Jacques Maritain – qui collabore aussi aux “Cahiers de la Quinzaine” – et leur amitié est encore décisive dans la conversion de Péguy.  C’est ainsi qu’en septembre 1908, Joseph Lotte qui va rendre visite à Péguy prostré chez lui, malade et épuisé, reçoit le premier la bouleversante confidence. “A un certain moment il se releva en s’appuyant sur son coude, les yeux pleins de larmes et dit : “Je ne t’ai pas tout dit... j’ai retrouvé la foi... je suis ca­tholique!”.  Dès lors Péguy est affolé de l’état de déchristianisation du monde : “Puisqu’ils n’ont pas la force d’être de la nature, ils croient être de la grâce. Puisqu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient être de Dieu. Puisqu’ils n’ont pas le courage d’être d’un des partis de l’homme, ils croient être du parti de Dieu. Puisqu’ils ne sont pas de l’homme, ils croient être de Dieu. Puisqu’ils n’aiment personne, ils croient aimer Dieu”. Sa mission est de réveiller la Foi qui menace de s’éteindre. Pourtant il ne manque pas de décocher quelques flèches contre une église endormie… ce qui ne manque pas de faire réagir certain cardinaux qui trouvent cet anti-cléricalisme de “bon aloi”.  C’est alors, comme le soulignent ses détracteurs, qu’il va commencer “à harasser sa génération”! Fatigue dont de longues années de purgatoire littéraire seront la punition !   

Jeanne d’Arc et la Passion 
Avec le du “Mystère de la charité de Jeanne d’Arc” Péguy revient sur son ancien texte… Mais cette fois il y a tant d’ajouts que la philosophie du texte ne est complètement bouleversée. Les méditations, les prières, tirent l’œuvre vers un drame lyrique. Il transforme son texte en une marche vers Dieu. Au centre se trouve la Passion soufferte par Jésus.  Passion terrible. Non seulement dans sa violence, mais aussi dans l’aspect infamant du supplice, dégradant. Par son verbe raboteux, incantatoire, semblant toujours revenir sur lui-même et pourtant toujours différent, Péguy nous fait voir l’inmontrable, le drame de souffrance avec pour pont culminant le cri de douleur et d’angoisse qui s’échappe de la poitrine du crucifié. De ce cri Péguy fait le point de départ de la révélation, tout découle de lui, tout revient à lui. Pour nous rendre encore plus sensible toute cette sauvagerie, Péguy nous place au côtés de Marie, la mère de Jésus impuissante qui vit la mise à mort de son fils, vit cette aberration nécessaire.  Et Péguy sait faire sentir la banalité de cette femme qui supporte l’insuportable et ne sait pas encore qu’elle va devenir pour toujours la mère de Dieu.  Des mots simples, rocailleux, maladroits viennent à nous dans leur dénuement et nous happent dans la spirale, nous font vivre l’invivable. C’est un drame ordinaire, c’est un récit de colère, c’est un récit qui prend à rebours les visions prophétiques et nous interroge au présent.  Tant d’efforts pour que se réveille au cœur de l’homme un reflet de la flamme di­vine. 
Jean-YVES PATTE 
© 2006 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS   

Présentation de Pierre Bellemare
Je devais avoir aux alentours de vingt ans quand mon beau-frère Pierre Hiegel a enregistré le texte de Charles Peguy consacré à la Passion du Christ. En l’écoutant j’ai, sans doute, eu le choc poétique et culturel le plus fort de ma vie. Apres cette audition, rien n’a plus jamais été pareil. Le temps a passé, l’interprétation de Pierre réalisée en 78 tours devenait microsillon puis CD mais elle gardait sa durée originelle de 35 minutes, due essentiellement aux contraintes techniques de l’enregistrement sur cire par plage de 5 minutes. En relisant “le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc”, d’où est extrait la Passion, j’ai ressenti le désir de lire plus largement le texte original, le CD permettant d’écouter aujourd’hui jusqu’à 75 minutes sans interruption.  Je suis depuis quelques années installé en Périgord et l’abbé Magimel m’a fait découvrir la cathédrale de Périgueux. Cette construction romane, en forme de croix grecque, m’a paru propice à la lecture du texte de Péguy et c’est ainsi que cette nouvelle version a vu le jour. Un grand merci à Mr Darcos , maire de Périgueux, qui a bien voulu arrêter la circulation la nuit de l’enregistrement pour éviter un accompagnement intempestif de Mobylette… et merci aux techniciens de France Bleu Périgord qui ont réalisé le disque que vous allez entendre. En compagnie de Marie je vous propose de suivre le chemin fondateur de notre civilisation.
Pierre Bellemare 
© 2006 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS 

Association JP3M
“Jeunes du Périgord pour le 3e millénaire”

Objet social : exercer une ac­tivité charitable, éducative, sociale et sanitaire; exercer et promouvoir toutes activités culturelles pour les jeunes afin de favoriser les échanges internationaux. M. Pierre Bellemare aban­donne sa royaltie interprète de ce disque au profit du Père Alain Boudery, Prêtre des Missions Etrangères de Paris (P.E.P. 128 rue du Bac 75007 Paris) présent en Thaïlande. L’argent lui sera remis au profit des enfants du Peuple des Karen, à la frontière entre Birmanie et Thaïlande, présents dans les camps de réfugiés et dans des villages en pleine montagne, à 700 km au nord-ouest de Bangkok.  

discographie
01. Si le fils de l’homme…    3’16
02. Plus que les deux larrons…    2’43
03. Il revoyait l’humble berceau de son enfance    5’02
04. Il avait été un bon ouvrier    4’20
05. Parce qu’il avait commencé sa mission    3’17
06. Voilà ce qu’il avait fait de sa mère    4’27
07. Ce qui était curieux…    6’01
08. Non seulement elle pleurait    4’13
09. Elle pleurait, elle pleurait…    4’08
10. Quel dommage    3’18
11. Petits enfants, petits tourments    4’29
12. Et voilà quelle était la récompense    2’56
13. Et lui en lui-même se disait…    4’39
14. Les marchands, il comprenait encore    4’29
15. Qu’était-ce donc que l’homme ?    3’21
16. C’est que le fils de Dieu savait…    3’44   

Ecouter la passion Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc CHARLES PÉGUY (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.


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