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Impressions d’Espagne 1950-1962

Concierto de Aranjuez - Flamenco Sketches - Saetas – Sevilla - Olé
Yepes - Argenta Alicia de Larrocha - Niña de los Peines - Miles Davis - Manolo Caracol
Lolita Triana & Roque Montoya - John Coltrane





Si l’anthologie de Teca Calazans et Philippe Lesage s’intitule « Impressions d’Espagne », c’est qu’elle est la narration symbolique du pays. À la source : l’histoire séculaire des chants et danses du peuple, qui se perpétue au cours du XXe siècle chez les artistes andalous et des autres régions, chez les compositeurs espagnols du monde musical classique mais aussi sublimée dans le regard des grands compositeurs français et des incontournables Jazzmen novateurs de l’époque contemporaine. La couleur hispanique devenue imaginaire mondial.   
Patrick FRÉMEAUX

If this anthology has the title “Impressions of Spain” it is because it is a symbolic commentary on the country. Its source is the secular history of the songs and dances of the Spanish people, a history perpetuated throughout the 20th century, not only by artists in Andalusia and the other regions, and by Hispanic composers in the world of classical music, but also in the eyes of French composers and a few jazz musicians.   
Teca Calazans et Philippe Lesage


Impressions d’Espagne
(1950 - 1962)

Impressions d’Espagne
Il suffit de trois petites notes et d’un simple motif répétitif pour que l’auditeur sache d’instinct qu’il s’agit bien d’un thème musical d’origine espagnole. Le projet de cette anthologie est simple : pointer le dénominateur commun qui se dévide comme un fil rouge entre les mélismes des chanteurs de flamenco, les œuvres des compositeurs du 20e siècle naissant et les versions hispanisantes de musiciens de jazz. Tous puisent leur inspiration et leurs impressions de la terre ibérique dans l’histoire séculaire des chants et danses du peuple.

Les racines populaires :

Les musiques populaires habitent la vie quotidienne, les jours et les nuits, les drames et les joies, les chagrins d’amour, le labeur de la terre, le chant du muletier ou les harangues du marchand de quatre saisons et les festivités dominicales, la religiosité des Passions de la Semaine Sainte de Séville. En deux anthologies magnifiques parues entre 1954 et 1960, le label Hispavox a produit un travail musicologique exceptionnel auquel, de son côté, l’américain Alan Lomax a apporté son écot en sillonnant l’Espagne entre 1954 et 1958 pour des enregistrements de terrain (ici, Ripe Grapes).
L’anthologie folk de Hispavox
L’anthologie du folklore musical d’Espagne est parue en 1960. Elle est la captation de chansons populaires interprétées par des artistes non professionnels. Elle était le résultat de plusieurs années passées à courir d’un bout à l’autre du pays, pour enregistrer, parfois dans des conditions précaires, la couleur singulière que ces chansons acquièrent lorsqu’elles sont données, dans leurs lieux d’élection, par ceux qui la chantent depuis des siècles. Dans cette traduction enregistrée du sentiment espagnol au mitan du XXe siècle, on pourra mesurer l’influence que n’ont pas manqué de laisser les migrations européennes et africaines ; l’agrégat final laissant aussi des traces culturelles hispaniques en Amérique du Sud.
De cette sublime anthologie en quatre LP, nous avons extrait deux airs du pays basque, deux thèmes de la région de Salamanque ainsi qu’une « foliada » galicienne, à quoi nous avons ajouté un « martinetes » andalou interprété par l’immense chanteur gitan Manolo Caracol (un martinetes emprunté au forgeron qui accompagne son chant âpre et solitaire en rythmant ses coups de marteau sur l’enclume). Revenons quelques instants sur ces illustrations. Zortziko est une danse basque dont le nom veut dire « de huit » en référence à la mesure poétique et dont la musique est écrite sur une mesure à cinq temps. L’air présenté ici est un zortziko instrumental en duo sur deux txistus (une flûte de pointe, instrument basque typique) avec accompagnement de tambourins. Tout aussi étrange est Santa Agueda où de jeunes hommes, organisés en groupe et munis de « makillas » (bâtons) qu’ils frappent sur le sol pour marquer le rythme, quémandent des victuailles lors de la fête religieuse célébrée au pays basque un 5 février. Arada, chanson venue de la région du Leon, accompagne les travaux des champs alors que Corrido, toujours de la même région, est une danse où une jeune fille chante et scande deux airs successifs sur la « panderata » (sorte de tambourin). La Foliada do Riotorto galicienne est un chœur festif de jeunes hommes et jeunes filles qui est accompagné par la gaïta, le tambour, le tambour de basque et les « conchas » typiques de Galice – deux coquilles que l’on frotte l’une contre l’autre.

Les anthologies dédiées au Flamenco

En 1954, Hispavox lance Antologia del Cante Flamenco, une magnifique réalisation qui offre un panorama exemplaire du flamenco des origines jusqu’aux années 1950.  Ce coffret légitime le flamenco comme expression d’une tradition collective porteuse d’un idéal. Sous la direction du musicologue Tomas de Andrade et du guitariste Paco del Valle, connu dans le monde du flamenco sous le pseudonyme de Perico el del Lunar (1894-1964), des « cantaores » nés à la fin du 19e siècle comme Bernardo el de los lobitos (1887-1969) croisent ceux dans la force de l’âge de la trentaine comme Roque Montoya (1925-1995). En huit jours et huit nuits, dans un studio madrilène, on recrée le climat idéal qui permet d’exprimer l’expressivité native du flamenco. On ira même jusqu’à enregistrer une fanfare de cornetas y tambores au pas de procession et en plein air, afin de reproduire au plus près le son débordant de la saeta telle qu’elle est donnée lors de la semaine sainte à Séville.
De son côté, à l’apogée de son art, Manolo Caracol (Manuel Ortega Juarez), issu d’une grande famille gitane et superbe voix « afilla », en 1958, se lance dans un projet ambitieux, sous la direction du musicologue Manuel Garcia Marcos. Dans Una Historia del Cante Flamenco, il y reprend tous les chants de base, accompagné du guitariste Melchior de Marchena, qui fut aussi l’accompagnateur de Niña de los peines (Pastora Pavon Cruz), la plus « grande cantaora » de tous les temps, née à Séville en 1890 dans le quartier de Triana et décédée en 1969. Née dans une famille gitane pauvre, analphabète, elle fut l’amie de Manuel de Falla et de Federico Garcia Lorca à qui elle rendit un hommage lors d’un concert à Madrid le 19 août 1937 après que le poète fut assassiné par les forces franquistes.
Il n’est qu’une seule certitude quant aux racines et à l’essence du flamenco : cette forme musicale issue du petit peuple des campagnes, des montagnes et des quartiers citadins pauvres de Séville est née de la rencontre de l’orient et de l’occident en terre andalouse, une terre de brassage où se sont installés au 16e siècle des gitans venus de l’Inde au sein d’une population de brassage ibérique et arabe. L’assertion qui veut associer le flamenco aux seuls gitans n’est donc pas totalement fondée. Se perpétuant dans les cris de la vie quotidienne (le chant du vendeur de fruits de la plage Ripe Grapes) et lors des fêtes, le flamenco ne perd jamais de sa pureté, il assimile ce qui est assimilable à son esprit. Pour en percer les codes, le mélomane doit s’attacher au grain des voix, à l’émotion qui sourd d’un cri primal et privilégier la sensibilité rythmique des tocaores (la guitare flamenca, plus étroite et plus légère, a une dynamique plus violente comme le prouve Sabicas, né en 1912 et décédé en 1990). Quelques précisions musico­logiques : les « palos » ou « cantes » s’articulent autour de rythmes binaires (rumbas, tangos, tientos) ou ternaires (soléas, bulerias, fandangos, siguiriyas ; le fandango englobe les malagueñas).
L’anthologie Hispavox dédiée au flamenco brille de tous les feux de l’Andalousie ; elle ira jusqu’à impacter les esprits de Miles Davis et Gil Evans. Dans Saeta, Miles nous déchire l’âme en reproduisant à la trompette les râles et les mélismes de la chanteuse Lolita Triana et de Roque Montoya aka Jarrito. C’est passionnant de mettre en miroir ces deux versions.

L’omniprésence de l’Andalousie dans les mémoires :
Dans l’aquarelle musicale espagnole, une évidence se dégage : l’Andalousie est omniprésente. Son essence, les sons, les rythmes, les mélodies, les mélismes, les grains de voix, les scansions vocales, les « rasgueados » de la guitare flamenca, les « zapateados » de la danse, les palmas, tout cela s’insinue aussi bien dans les esprits des compositeurs espagnols (Albeniz, de Falla, Granados, Turina) que ceux des français (Ravel, Bizet, Chabrier, Léo Delibes) et des musiciens de jazz (Miles Davis, Gil Evans, John Coltrane et, plus près de nous, Charlie Haden et Chick Corea).

Les compositeurs érudits espagnols
De loin, comme Albeniz, qui fantasme de France la mère patrie, ou de près, comme Manuel de Falla, qui était andalou par son père, les meilleurs compositeurs espagnols disent l’essence andalouse, loin d’un pittoresque factice. Marquons donc un temps d’arrêt pour brosser la biographie de quelques - uns des principaux compositeurs du vingtième siècle et leur signature musicale. Qui mieux que le philosophe mélomane Vladimir Jankelévitch peut dire la dimension novatrice d’Isaac Albeniz (1860-1909) dans La Suite Espagnole, dans Recuerdos de Viaje et plus encore tout au long des quatre livres d’Iberia qui sont essentiellement une évocation de l’Andalousie ? Albeniz, qui fut parait-il un prodigieux pianiste, avait effectué jeune un long voyage de deux années de New York à Rio de Janeiro avant de rejoindre le conservatoire de Bruxelles et d’étudier auprès de Felipe Pedrell qui lui transmettra le savoir des thèmes et rythmes populaires espagnols. Proche de l’écriture harmonique d’un Debussy qu’il avait fréquenté pendant une petite vingtaine d’années, « il purifie musicalement, selon Manuel de Falla, les motifs d’inspiration populaire qu’il utilise et les ennoblit moralement ». Evocacion ouvre le cycle des Livres d’Iberia en marquant l’influence arabo-andalouse alors que Asturias, sous-titrée Leyenda, évoque une soléa. Jerez, extraite du Livre IV, interprétée magnifiquement par Alicia de Larrocha en 1962, est considérée comme étant son œuvre la plus difficile à jouer. Albeniz influencera Joaquim Turina et Manuel de Falla (né en Novembre 1876 à Cadix et décédé en novembre 1946, dans un dénuement complet en Argentine). Comme Albeniz, Manuel de Falla fut l’élève de Felipe Pedrell et a résidé à Paris de 1907 à 1914. Ses premières phases compositionnelles embrassent les rythmes et légendes andalous : La Vida Breve, El Sombrero de Très Picos (Le Tricorne, 1917), El Amor Brujo (L’amour Sorcier, pantomime de 1915). Il dira de Noches En Los Jardines de España (1916) que « c’est une impression symphonique « Ce fervent catholique était aussi un défenseur de la république et du patrimoine andalou (avec Garcia Lorca, il a créé le concours de Cante Jondo de Grenade en 1926). Enrique Granados (Juillet 1867 - Mars 1916 ; disparition par noyade en mer de Manche lors de son retour des USA après que le paquebot où il voyageait ait été coulé par un sous-marin allemand) est un autre acteur incontournable du renouveau musical espagnol, marqué d’un élan nationaliste. Ce catalan, également formé par Felipe Pedrell, connaitra une brillante carrière marquée du sceau des Danzas Españolas et des Goyescas (sous - titrées : Los Majos Enamorados, les beaux amoureux ; inspirées des tableaux de Goya). Tout aussi célèbre bien que souvent méprisé par les mélomanes les plus avertis, Joaquim Rodrigo (1901-1999, devenu aveugle à l’âge de 3 ans) est finalement un artiste méconnu. Son œuvre majeure reste le Concierto de Aranjuez pour guitare et orchestre en Ré Majeur, de 1939 (Aranjuez, petite ville de Castille, possède un palais où résidaient les Bourbons) ; de fait, l’éloquence classique puisait son inspiration chez Domenico Scarlatti et Padre Antonio Soler.

Les compositeurs français.

Ils sont plus attachés à une peinture chargée des images traditionnelles que colporte l’histoire ibérique. Chabrier n’innove pas, reste à la surface des choses, avec talent certes, mais il colle un peu à ce que fera Bizet avec Carmen d’après Mérimée. Pour nous évader des versions archi-connues de l’approche opératique, il nous a semblé préférable de valoriser la transposition aux USA, dans le cadre du monde noir d’une usine de tabac pendant la seconde guerre mondiale, réalisée par Otto Preminger. Dans le film Carmen Jones, les rôles principaux sont tenus par Dorothy Dandridge et Harry Belafonte mais la bande son fait appel à des chanteurs de belle envergure (LeVern Hutcherson, Olga James, Pearl Bailey, Marvin Hayes…). Vocalement, le rôle de Carmen Jones est pris par une Marilyn Horne merveilleusement effrontée et sensuelle qui n’avait que vingt ans à ce moment-là et était promise à un bel avenir sur les plus grandes scènes mondiales d’opéra. Le basque Ravel vogue vers d’autres horizons ; en une palette impressionniste que n’aurait pas dédaignée de Falla, comme on peut le vérifier en rapprochant « Dans les Jardins d’Espagne » de ce dernier de « alborada del gracioso » du premier. Gil Evans, qui adorait les couleurs impressionnistes de Debussy et de Ravel, aborde Maids Of Cadiz de Leo Delibes sous cet éclairage harmonique dans l’orchestration qui sert d’écrin à Miles Davis dans l’album Miles Ahead. Il était donc tentant de rapprocher cette version de l’œuvre de Ravel pour conclure le premier CD du coffret.

L’Espagne vue par les jazzmen.
C’est l’expressivité populaire et le sens du tragique sans morbidité du flamenco qui attirent les musiciens de jazz. Dans Olé, John Coltrane s’en tient à l’écriture modale. La dimension répétitive et les boucles font que le long développement hypnotique ensorcèle. Celui qui embrasse à bras le corps le monde ibérique, c’est bien Miles Davis avec son frère d’armes Gil Evans. L’album Sketches Of Spain (croquis d’Espagne ») est un pur chef d’œuvre. Il offre une relecture personnelle du Concierto d’Aranjuez, version adoptée par le grand public et rejetée par le compositeur Joaquim Rodrigo. Leur album est aussi passionnant par leur entendement de la Saeta et de la Solea qui enfreint les règles pour revenir l’air de rien aux codes intangibles du flamenco. C’est littéralement poignant. Si l’on en croit le critique musical Franck Bergerot, Miles et Gil Evans n’en auraient pris connaissance que tardivement. Avec Flamenco Sketches, une des plages de l’album Kind Of Blue, entouré de John Coltrane, Cannonball Adderley, Bill Evans, Paul Chambers et Jimmy Cobb, Miles esquissait les premiers pas qui l’emmèneraient vers l’enregistrement de Sketches Of Spain, l’acmé des amours du jazz et de l’Espagne.
Teca Calazans et Philippe Lesage
© 2021 Frémeaux & Associés



Impressions of Spain
1950 - 1962



Impressions of Spain
Three little notes and a simple, repeated motif suffice: listeners will instinctively recognise a musical theme from Spain. This anthology has the straightforward aim of pointing to the common denominator, unfolding like a simple guideline between the melodies of flamenco singers, the works of composers at the turn of the last century, and Spanish-sounding versions by jazz musicians. All of them drew inspiration and their impressions of Iberia from the secular history of the country’s popular songs and dances.

Popular roots

The music of the people – popular music – inhabits everyday life. It is present in its days and nights, in dramas and joys, and heartaches, in tilling the soil, in the song of the muleteer or a grocer’s verbal onslaught, in Sunday feasts and the celebrations of the Passion of Christ during Holy Week in Seville. With two magnificent anthologies that appeared between 1954 et 1960, the label Hispavox produced an exceptional musicological work to which the American Alan Lomax contributed field-recordings made when was travelling through Spain between 1954 and 1958 (cf. Ripe Grapes).
The Hispavox folk anthology
The above set of traditional Spanish music appeared in 1960, with recordings of popular songs by non-professional singers. These were the results of several years spent crisscrossing the country from north to south to capture – sometimes in precarious conditions – the singular colours that these songs acquired when performed in their own habitat by populations who had been singing them for centuries. In this recorded translation of Spanish “feeling” right in the middle of the 20th century, you can measure the influence left behind by successive migrations from Europe and Africa, and that exodus also left Hispanic cultural traces as far as South America.
From that sublime anthology consisting of four LP records, we have taken two tunes from the Basque provinces, two from the region of Salamanca, and a foliada from Galicia, to which we added an Andalusian martinete by the great gypsy singer Manolo Caracol. The martinete derives its name from a blacksmith’s accompaniment of his bitter, solitary singing at his forge, rhythmically beating his hammer on the anvil. Zortziko is a Basque dance whose name means “in eight”, a reference to the original poem’s metre, set to music in bars of five beats. The tune here is an instrumental duo played on two txistus (a typical Basque instrument resembling a pipe or recorder) accompanied by tambourines. Just as strange is Santa Agueda, in which groups of young men with makillas (sticks) beat the ground in rhythm as they beg for food during the religious festival that Basques celebrate on February 5. Arada, a song from Leon province, accompanies fieldworkers, while Corrido (from the same region) is a dance in which a young girl sings and chants two airs in succession over the sound of a tambourine known as a panderata. The Foliada do Riotorto from Galicia is a festive chorale of boys and girls accompanied by the gaïta bagpipe, the Basque drum and the typical Galician conchas or shells, rubbed against each other.

Anthologies devoted to Flamenco
In 1954 Hispavox introduced its Antologia del Cante Flamenco, a magnificent production that offered an exemplary survey of flamenco from its origins to the Fifties. This set of records gave flamenco legitimacy as the expression of a collective tradition that transported an ideal. In the hands of musicologist Tomas de Andrade and the musician Paco del Valle (1894-1964), better known in the flamenco world as the guitarist Perico el del Lunar, singers born at the end of the 19th century (like Bernardo el de los lobitos, 1887-1969) found themselves alongside men in their thirties like Roque Montoya (1925-1995). Over eight days and nights, an ideal climate was re-created in a Madrid studio to allow them to express the native eloquence of flamenco. The producers even went so far as to record a band of cornetas y tambores as they paraded outdoors, in order to reproduce as closely as possible the impassioned sound of the saeta that can be heard in Seville during the city’s Semana Santa, or Holy Week.
As for Manolo Caracol (Manuel Ortega Juarez), he was at the peak of his artistry. Born into a large gypsy family, he had a superb, hoarse afillá voice, and in 1958 embarked on an ambitious project led by musicologist Manuel Garcia Marcos. For Una Historia del Cante Flamenco, Caracol took up all the fundamental songs in the repertoire, accompanied by guitarist Melchor de Marchena.
The latter was also the accompanist of the cantaora Niña de los peines (Pastora Pavon Cruz), the greatest singer of all time, who was born in Triana, Seville, in 1890 (she died in 1969). Born in poverty to gypsy parents, Niña was illiterate and became a friend of Manuel de Falla and Federico Garcia Lorca, to whom she paid hommage at a tribute-concert she gave in Madrid on August 19, 1937, after the poet was assassinated by the Franco regime’s forces.
Only one thing is certain when it comes to the roots and essence of flamenco: this music genre introduced by the “little people” of the countryside, mountains and poor neighbourhoods of Seville, was born out of the meeting of Orient and Occident in the land of Andalusia, a cultural melting-pot where gypsy immigrants from India settled in the 16th century amid a crossbreed mix of Iberians and Arabs. So it is not the whole truth to say that flamenco is associated with gypsies alone. Perpetuating itself in the cries and shouts of everyday life (cf. the fruit vendor in the track Ripe Grapes) and in the sounds heard on feast-days, flamenco has never lost its purity and assimilated everything its spirit has been able to absorb. To pierce the secret of its codes, music-lovers must apply themselves to the timbre of flamenco voice, to the emotion that wells up in a primal cry; and they must privilege the rhythmical sensitivity of the tocaores, those who play the guitarra flamenca, a thinner and lighter feeling, but whose dynamics are more violent, as proved by Sabicas (b. 1912 – d. 1990). A few musicological terms: the palos or cantes are articulated around rhythms that are binary – rumbas, tangos, tientos – or ternary, such as the soleas, bulerias, fandangos (including the malagueñas) and siguiriyas.
The Hispavox anthology of flamenco shimmers in the heat generated by the sun over Andalusia, and its brightness would even strike Miles Davis and Gil Evans. With Saeta, Miles’ trumpet tears our soul apart in reproducing the moans and melodies of singers Lolita Triana and Roque “Jarrito” Montoya. It’s enthralling to confront the two versions.

Andalusia’s omnipresence in our memories

The most obvious aspect of any musical watercolour of Spain is the omnipresence of Andalusia. Its very essence, its sounds, rhythms and melodies, its vocal timbres and scansion, the rasgueados from the flamenco guitar, the zapateados in the dances, the handclaps… all of that has insinuated itself into not only the minds of Spanish composers such as Albeniz, de Falla, Granados or Turina, but also those of their counterparts in France – Ravel, Bizet, Chabrier, Delibes – and the greatest jazz musicians, among them Miles Davis, Gil Evans, John Coltrane, Charlie Haden and Chick Corea.

Spanish classical composers
Whether distantly (like Albeniz, who fantasised that France was his motherland) or more closely like Manuel de Falla (born in Cadiz), the greatest Spanish composers have expressed the soul of Andalusia while avoiding facility and the picturesque. Here follows a brief biography of some of the principal composers of the 20th century together with their musical signatures.
Who better than music-lover and philosopher Vladimir Jankelévitch to describe the innovative dimension of Isaac Albeniz (1860-1909) in his Suite Española, in the Recuerdos de Viaje or, even more so, in the four Books of Iberia? All of which are essentially an evocation of Andalusia. Albeniz seems to have been considered a prodigious pianist, and as a young man he undertook a two-year voyage from New York to Rio de Janeiro before attending the Brussels Conservatory where he studied under Felipe Pedrell. The latter would hand down his knowledge of Spain’s popular rhythms and melodies. Writing music that approached that of a Debussy in harmony – Albeniz was close to him for some two decades – Isaac, according to de Falla, “musically purified the popularly-inspired motifs he used, and ennobled them morally.” Evocacion opens the cycle of Iberia’s four Books by marking the Arab-Andalusian influence, whereas Asturias, subtitled Leyenda, is reminiscent of a solea. Jerez, taken from Book 4 and magnificently performed by Alicia de Larrocha in 1962, is considered the most difficult of the composer’s works for a pianist to play.
Albeniz would influence Joaquim Turina, but also Manuel de Falla, who was born in 1876 and died in November 1946 in Argentina, completely destitute. Like Albeniz, de Falla studied with Felipe Pedrell, and he lived in Paris from 1907 to 1914. His first phase as a composer embraced Andalusian rhythms and legends: La Vida Breve, El Sombrero de Très Picos (The Three-Cornered Hat, 1917), El Amor Brujo (Love, The Magician, a ballet from 1915). Of his piece for piano and orchestra, Nights in the Gardens of Spain (Noches En Los Jardines de España, 1916) de Falla would say: “It is a symphonic impression.” A fervent Catholic, he also defended the Republic and the Andalusian heritage (creating with Garcia Lorca the Cante Jondo competition in Granada in 1926).
Enrique Granados (b. July 1867 - d. March 1916) drowned in the English Channel on his return from the USA when the steamer on which he was a passenger was sunk by a German submarine. Granados is another inescapable actor in the renaissance of Spanish music that followed the rise in nationalism. Born in Catalonia, and also trained by Pedrell, he enjoyed a brilliant career on which two works put the seal: his Danzas Españolas and his Goyescas (subtitled Los Majos Enamorados or, The Gallants in Love, inspired by Goya’s paintings.)
Often celebrated, yet often also scorned by connoisseurs among music lovers, is Joaquim Rodrigo (1901-1999), who lost his sight at the age of three. Less well-known than the others above, by far his major work remains the Concierto de Aranjuez for guitar and orchestra in D Major, which he composed in 1939 and named after the town in Castille. Rodrigo’s classical eloquence draws its inspiration from Domenico Scarlatti and Padre Antonio Soler.

The French composers
Composers from France seem to have been more attached to paintings that carry the traditional images that are part of Iberian history. Chabrier didn’t innovate and remained on the surface, although not without talent, but gradually he would approach what Bizet would do with Carmen, based on Mérimée. To escape the hackneyed versions of the operatic approach, we thought it preferable to focus on the American transposition, in the setting of the dark world of a tobacco factory during the Second World War, as directed by Otto Preminger. In the film Carmen Jones, the leading roles are played Dorothy Dandridge and Harry Belafonte, but the soundtrack called for more impressive vocalists, notably LeVern Hutcherson (Belafonte’s singing voice), Olga James, Pearl Bailey and Marvin Hayes. Vocally, the Carmen Jones role was taken by a wonderfully insolent and sensual Marilyn Horne, aged a mere twenty at the time yet promised a handsome future on the greatest opera stages in the world. Ravel, born a Basque, sailed towards other horizons with an Impressionist palette that de Falla wouldn’t have disdained, as you can hear if you compare Ravel’s Alborada del gracioso with Nights in the Gardens of Spain. And what can be said of Gil Evans, who adored the Impressionist colours of Ravel and Debussy? He arranged Léo Delibes’ Maids Of Cadiz for Miles Davis with the same approach to harmony and gave the trumpeter a perfect setting; his version alongside Ravel’s work deserves its place in closing the set’s first disc.

Spain through the eyes of jazz

The popular expressiveness of flamenco, and its sense of tragedy with no unhealthy interest associated, are what attract jazz musicians to the genre. In Olé, John Coltrane contents himself with an examination of modal composing. The repetitive dimension and its loops make the long hypnotic development spellbinding. Miles Davis and brother-in-arms Gil Evans took more than a firm hold on Iberia with their album Sketches Of Spain, which is no less than a masterpiece. It provides a personal reading of the Concierto d’Aranjuez, a version that was widely accepted but disowned by composer Joaquim Rodrigo. Their album is also thrilling through their understanding of the Saeta and the Solea, which breaks the rules in going back innocently to the intangible codes of flamenco. It is literally poignant. If music critic Franck Bergerot is to be believed, Miles and Gil Evans didn’t know of its existence until later. And with Flamenco Sketches, a track from the Davis album Kind Of Blue, made in the company of John Coltrane, Cannonball Adderley, Bill Evans, Paul Chambers and Jimmy Cobb, the trumpeter took his first steps towards recording Sketches Of Spain, a pinnacle for lovers of jazz and Spain.
Teca Calazans et Philippe Lesage
Adapted from the French text by Martin Davies

© 2021 Frémeaux & Associés




Impressions d’Espagne
(1950 - 1962)

CD1
1) Evocacíon (Albeniz)    5’31
Alicia de Larrocha (piano) - LP Iberia, livre I - Hispavox - HH 1089.90 Octobre 1962
2) Preludio (Asturias) (Albeniz)    6’21
Alicia de Larrocha - (Piano) - LP Isaac Albeniz : Obras para Piano - Cantos de España - Hispavox, 1959
3) Concerto de Aranjuez (Allegro con Spirito) (Joaquim Rodrigo)    5’59
4) Concerto de Aranjuez (Adagio)    10’02
5) Concerto de Aranjuez (Allegro Gentile)    5’23
Narciso Yepes (guitare) et Orchestre National d’Espagne sous la direction de Ataulfo Argenta
Decca SXL 2.091 - 1957
6) Danse Espagnole N° 5 Andaluzia (Granados)    3’56
José Iturbi (piano) - Columbia SAXF 106 - Janvier 1959
7) Danza de la Vida Breve (Manuel de Falla)    3’00
Magda Tagliaferro (piano) - Ducretet - Thomson 300 C114 - Mai 1962
8) Will O’ The Wisp (El Amor Brujo) (Manuel de Falla)    3’48
Miles Davis, arranged and conducted by Gil Evans - LP Sketches of Spain, Columbia - CS 8271 - Mars 1960
9) Preludio in E Major (Torroba)    1’51
Julien Bream (guitare) - Westminster XWN 18. 137 B / Septembre 1955
10) Danse Espagnole n° 12 (Granados)    5’42
José Iturbi (piano) - Columbia SAXF 106 - janvier 1959
11) Fandango del Candil (Granados)    5’27
Alicia de Larrocha (piano) - LP Los Majos Enamorados - Hispavox –HH 1084-85-1961
12) Danza Española n° 10 (Granados)    3’51
Narciso Yepes (guitare) - Decca 215 076 / 1954
13) The Maids Of Cadiz - (Leo Delibes)    3’39
Miles Davis, arranged and directed by Gil Evans - LP Miles Ahead - Columbia CL 1041 - 6 mai 1957
14) Alborada del Gracioso (Ravel)    7’38
Orchestre de la Radiodiffusion Française sous la direction de André Cluytens - Pathé-Marconi
EMI 1552723 - Octobre 1962

CD2
1) España (Chabrier)    6’25
London Symphony Orchestra, direction Ataulfo Argenta - Decca SXL 20-20 - Décembre 1956
2) Dat’s Love (Habanera) (Bizet)    3’43
Marilyn Horne - LP Carmen Jones - RCA - ARL 1-OO46 - 1954
3) Flamenco Sketches (Miles Davis)    9’25
Miles Davis (trumpet), Julian « Cannonball » Adderley (alto sax), John Coltrane (tenor Sax), Bill Evans (piano), Paul Chambers, double bass), Jimmy Cobb, (drums) - Août 1959, LP Kind OF Blues - Columbia CS 5163
4) Ripe Grapes (street cries)    1’04
Collectage d’Alan Lomax à Séville - Westminster W-9804 -1954
5) Tiro Pedra por la Calle (soleares de Enrique El Mellizo)    3’17
Manolo Caracol, guitare : Melchior de Marchena « Una Historia del Cante Flamenco » Hispavox HH10-24
6) Malagueña del Mellizo    2’32
Pericon de Cadiz, guitare : Perico El del lunar - Antologia del Cante Flamenco - Hispavox - 1954
7) Con el fandango orgulloso (Callejon, Torres y Molina)    1’18
Fandango de Huelva - Niña de los Peines - Guitare : Melchior de Marchena - La voz de su amo, 7 EPL 13314 - 1950
8) Leyenda (Asturias) (Albeniz)    6’06
Narciso Yepes (guitare) - Decca 215.076 - Avril 1954
9) Rumores de la Galeta (Malagueña) (Albeniz)    3’12
Narciso Yepes (guitare) - Decca 215.076 - Avril 1954
10) Solea (Gil Evans)    12’16
Miles Davis (trumpet), arranged et conducted by Gil Evans, LP Sketches of Spain - CBS 32023 - 1960
11) Nuits dans les Jardins d’Espagne (Au Generalife) (Manuel de Falla)    9’22
Gonzalo Soriano (piano), et Orchestre National d’Espagne ; direction Ataulfo Argenta -Decca SXL 2.091 / 1957
12) Concierto de Aranjuez (Joaquim Rodrigo/ version Miles Davis - Gil Evans)    16’15
Miles Davis (tp, flh)), arranged and conducted by Gil Evans ; Ernie Royal, Bernie Glow, Louis Mucci, Taft Jordan ou Johnny Coles (tp), Dick Hixon, Frank Rehak(tb), Jimmy Buffington, John Barrows, Earl Chapin (cor) ; Jimmy Mc Allister ou Bill Barber (tuba), Al Block, Harold Feldman (fl)Roméo Penque (hautbois),Danny Bank(bcl)Jack Knitzer (basson),Janet Putman (harp),Paul Chambers (b), Jimmy Cobb (dr), Elvin Jones, José Mangual (perc).
Enregistrement novembre 1959, publication : 18 juillet 1960/ LP Sketches of Spain - CBS 32023 - 1960
13) Motivos Arabes (Castello)    2’47
Sabicas (guitare) - LP Fiesta Flamenca - RCA- A 130 234 - 1961

CD3

1) Zortziko (musique populaire basque)    0’51
Deux Txistus (flûte de pointe) et tambourin - Anthologia del Folklore Musical de España - Hispavox - 1960
2) Arada (musique populaire du Leon)    3’19
Vocal Masculin Anthologia del Folklore Musical de España - Hispavox - 1960
3) Corrido (musique populaire du Leon)    2’03
Voix femme et panderata (tambourin) Anthologia del Folklore Musical de España - Hispavox - 1960
4) Foliada de Riotorto (musique populaire de Galice)    1’34
Chœurs mixtes, gaïta, tambour, tambour de basque et « conchas » Anthologia del Folklore Musical de España - Hispavox - 1960
5) Santa Agueda (musique populaire basque)    2’43
Chœur masculin et « makillas » (bâtons) - Anthologia del Folklore Musical de España - Hispavox - 1960
6) Mis Dicas No Eram Na (Martinetes - Andalousie)    2’03
Manolo Caracol, guitare : Melchor de Marchena - Hispavox HH 1023 - 1958
7) Saetas (popular)    9’03
Roque Montoya aka Jarrito et Lolita Triana y Banda de cornetas y tambores - Hispavox 40 30113 - 1954
8) El Polo (popular)    2’50
Niño de Almaden, guitara : Perico el del lunar - Antologia del canto flamenco - Hispavox 1954
9) Marianas (popular)    3’08
Bernardo el de los lobitos - guitare Perico el del lunar - Anthologia del canto flamenco - Hispavox 1954
10) Soleares (Castelo)    3’07
Sabicas (guitare) - LP Fiesta Flamenca RCA A 130 234 - 1961
11) Fandanguillo (Turina) Narciso Yepes (guitare) - Decca 215 076 - 1954    4’43
12) Jerez (Albeniz)    8’37
Alicia de Larrocha (piano) - LP Iberia, Livre IV - Hispavox, HH 1089-90/1962
13) Sevilla (Albeniz)    4’01
José Iturbi (piano) - Columbia SAXF 106, janvier 1959
14) Saeta (Gil Evans)    5’08
Miles Davis (trumpet), arranged and conducted by Gil Evans - LP Sketches Of Spain - Columbia CBS 32023 / 1960
15) Olé (John Coltrane)    18’14
John Coltrane (soprano sax), George Lane (flute) Freddie Hubbard (trumpet), Mc Coy Tyner (piano), Reggie Workman (bass), Art Davis (bass), Elvin Jones (drums) - Atlantic SD 1373 /25 Mai 1961



Comment choisissons-nous nos directeurs artistiques chez Frémeaux ?
Après réconciliation de leurs compétences et de leurs ADN !
Le père de Philippe Lesage était le cousin germain du compositeur espagnol Roberto Gerhard qui avait des ascendances suisse et alsacienne. Le nom entier « à l’espagnole » et en catalan du compositeur est Gerhard i Ottenwaelder ; la grand-mère paternelle de Philippe Lesage était une Ottenwaelder. Le père de Roberto était vigneron d’origine bâloise et c’est lui qui est venu s’installer en Catalogne ; un frère de Roberto fut ministre du gouvernement catalan lors de la guerre civile, avant d’émigrer au Mexique ; l’autre frère a perpétué le vignoble. Roberto Gerhard fut l’élève de Enrique Granados, de Felipe Pedrell et l’unique élève espagnol de Schoenberg. Il n’a jamais remis les pieds en Espagne après 1939 et a vécu au Royaume-Uni où son travail fut largement reconnu comme il le fut aux USA. Le père de Philippe Lesage lui a vaguement parlé de cette parenté durant son adolescence. Ce n’est pourtant que depuis une dizaine d’année que notre directeur artistique prend la mesure de son talent et de sa notoriété : après un article dans « Diapason » lors de la parution de nouveaux enregistrements de ses œuvres après avoir réalisé des dizaines d’anthologies pour Frémeaux & Associés.
Ce lien familial expliquerait-il la fascination de l’auteur pour l’Espagne ? Ce dernier avoue à son éditeur que cette passion tient plus à un voyage scolaire en Andalousie en classe de Première. Un choc immense dans la mosquée de Cordoue, devant le Generalife et l’Alhambra pour celui qui était déjà un fou d’histoire.
Patrick Frémeaux


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