« Entre jazz et déconne » par Cri du Coyote

Étonnant, non ? Deux raisons poussent au départ à s’intéresser à la chose : la signature par le label Frémeaux & Associés et le dessin de Siné ; puis on trouve d’autres bonnes raisons (Marc Fosset à la guitare, et dans la liste des amis venus assister à l’enregistrement, Jackie Berroyer et Pierre Etaix. A la guitare aussi son fils Marc Edouard Nabe (qui, heureusement, ne parle ni n’écrit sur l’album !). On peut ranger Marcel dans la catégorie artiste maudit pour avoir toute sa vie nourri une passion pour le jazz et n’avoir été connu que pour son tube Tu veux où tu veux pas ? C’est sans doute très injuste mais, au fond, ça fait plaisir de le voir prendre encore aujourd’hui (86 piges aux cerises !) son pied sur sa musique, avec ses paroles, entouré de bons musiciens (Frémeaux & Associés eût il signé si ça n’avait pas été le cas ? Ses Cd partagent la 4eme de couv’ avec les Primitifs du Futur et les Parisiennes, on donne vraiment dans le kitsch). La voix n’est plus celle d’un jeune homme et Zanini se positionne toujours entre jazz et déconne. Peut être aurait-t-il dû/ pu choisir pour « faire une autre carrière », mais à l’écoute (même sans être fan absolu de jazz) on sent qu’il n’a pas été malheureux, ni d’en jouer ni de déconner ! Et ça fait plaisir parfois à entendre de la clarinette, instrument qui « arrache les tripes », et sa reprise, très jazzy de Que reste t il de nos amours (bien que la voix peine à tenir la note sur un tempo aussi lent). A découvrir pour la curiosité et le plaisir !
JLF – CRI DU COYOTE