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« Remarquable » par Paris Move
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« On ne présente plus l’éminent Alain Gerber, déjà auteur de maints ouvrages (dont certains chroniqués ICI, ICI et ICI). Directeur de la collection historique “The Quintessence” chez Frémeaux & Co (consacrée à la grande saga du jazz), cet exégète érudit a compilé une bonne douzaine de ses propres livrets écrits à cet effet, pour retracer par le menu l’émergence et la construction de ce courant majeur, à travers l’analyse et la narration des œuvres de certains de ses grands initiateurs: de WC Handy et King Oliver à Earl Hines et Fats Waller, en passant par Jelly Roll Morton, Bessie Smith, Fletcher Henderson et Bix Beiderbecke, tout en liant son essor aux trajectoires parallèles (et pourtant croisées) de Louis Armstrong et Sydney Bechet. Portés par la truculente faconde de l’auteur, ces portraits en mouvement s’accompagnent évidemment de l’exégèse argumentée des titres commentés, et Gerber ne prive pas le lecteur de ses propres élans poétiques (et parfois facétieux), pour retracer a [...]
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« Un éclairage fort précieux » par Couleurs jazz
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« Parmi les moments privilégiés qui ont marqué l’imaginaire des amateurs de jazz figurent le concert de Benny Goodman au prestigieux Carnegie Hall de New York (1938), ceux de Louis Armstrong au Town Hall (1947), de Dizzy Gillespie à la Salle Pleyel (1948), d’Ella Fitzgerald dans la pinède de Juan-les-Pins (1964) et de Keith Jarrett au Blue Note de New York (1998). À cette liste non exhaustive s’ajoute celui présentant sur la scène du Massey Hall de Toronto, le 15 mai 1953, un quintet de rêve constitué des maîtres du bebop : le saxophoniste alto Charlie Parker, le trompettiste Dizzy Gillespie, le pianiste Bud Powell, le contrebassiste Charles Mingus et le batteur Max Roach. C’est cet instant de légende qu’évoque d’une plume alerte Franck Médioni dans un livre intitulé fort justement « Jazz at Massey Hall« . Organisé par des amateurs passionnés de la New Jazz Society (NJS), le concert se déroula sans une campagne de publicité préalable devant un public clairsemé, nombre de spe [...]
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“One of the most unusual compilations of the year” Anything Phono
Catégories : Article de presse ( Article de presse )“One of the most unusual compilations of the year - I’ve covered a number of terrific box sets from the French reissue label Fremeaux & Associes over the years, but when I saw their newest release -The Roots of Rap: 1922-1973 – my interest really peaked. Was I really going to cover “rap” in my column? Well, to my surprise, there are a lot of 78rpm records here. In the compiler’s mind, rap can be any rhythmic spoken word or spoken interlude in a musical recording. There’re gospel quartets, like the Golden Gate Jubilee Quartet’s “The Preacher and the Bear” (1937) and Rev J.M. Gates “Dry Bones in The Valley” (1927. The earliest are two speeches by Jamaican political activist Marcus Garvey (circa 1920) – and there are other Caribbean chant recordings from the 1960. Callers at a square dance are “rappers too! The prisoners from Mississippi’s Parchman Farm (recorded by Alan Lomax in 1947) perform the song “Early in the Morning”. Yes, there are recordings outside the normal focus of this [...]
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« Un trio enchanté » par Paris Move
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« S’il ne nous avait quittés en mars 2004, Claude Nougaro aurait célébré son centenaire dans trois ans. Adoré par beaucoup (…), cet héroïque taureau râblé (et toulousain), dont l’accent chantait déjà avant qu’il ne se mette à chanter lui-même, lègue au patrimoine une œuvre considérable. Et comme son équivalent irlandais, Van Morrison (…), le Claude en question sut s’entourer sa carrière durant. Outre Maurice Vander et Michel Legrand, Eddy Louiss, Michel Portal, Aldo Romano, Bernard Lubat, Didier Lockwood, Richard Galliano, Michel Colombier et Jean-Claude Vannier posèrent leurs balais et leurs baguettes, ainsi que leurs frettes, leurs anches et leurs touches sur ses vers… Il n’est guère étonnant dès lors qu’au regard d’un tel héritage, bien peu d’impétrants se soient risqués à tenter d’en perpétuer le souffle, que ce soit sur les planches comme en studio. C’est pourtant le défi que se sont lancé collectivement Laurent Malot (chant), Franck Steckar (piano, accordéon, trompette, perc [...]
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« Savoureux » par Jazz Magazine
Catégories : Article de presse ( Article de presse )« S’il n’est pas, à proprement parler, une autobiographie, ce savoureux Abécédaire raisonné, signé par Pierrejean Gaucher, est cependant parcouru de biographèmes au sens où Roland Barthes désigna, en 1971, des éléments de vie personnelle, un assemblage de détails et de goûts. En 335 pages, le compositeur et guitariste Pierrejean Gaucher délivre des inflexions qui concernent sa relation au jazz et au rock, ces territoires mêlés, une connaissance sensible d’Erik Satie, de Stravinsky, de Jeff Beck et de beaucoup d’autres. Le créateur d’Abus Dangereux, une formation qui accueillit Randy Brecker, Stéphane Belmondo et Olivier Hutman fut aussi l’inventeur du quintet qui célébra, en pionnier, la musique de Frank Zappa dont témoignent « Zappe Zappa » en 1998 et « Zappe Zappa | Live In Stollwerck » en 2002, deux albums incontournables pour l’amateur profond d’un musicien et libre penseur sans aucune comparaison. Bien plus que des hommages, ces disques commentent l’engagement d’une musique e [...]
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« Voyez son style, goûtez ses mots » par Jazz Magazine
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Patrick Frémeaux a recueilli un choix de textes d'Alain Gerber venus éclairer, avec ceux-chevet de Daniel Nevers et Alain Tercinet, une série de coffrets, dont l'intégrale chronologique de Louis Armstrong, figure centrale de cet ouvrage qui questionne le jazz à partir de la Louisiane négrière. Berceau du jazz premier ? Chercheur-trouveur, Alain Gerber chahute les idées reçues. Louis Armstrong ne serait pas l'inventeur du scat singing, mais assurément du solo. Il questionne, problématise, fait l'exégèse des lieux communs. Satchmo, Jelly Roll Morton, Sidney Bechet, Bessie Smith, Fats Waller, Fletcher Henderson, Bix Beiderbecke, Earl Hines (et beaucoup d'autres en vérité) font l'objet d'un exercice de stèle à coup d'étourdissantes punchlines et d'une grande puissance d'image. À propos de Bix Beiderbecke : « Il fut ce voyageur sans bagages pour qui la vraie vie, de toute façon, ressemblait à une valise sans poignée. » À propos de Fats Waller : « Il lançait son rire comme un seau d'ea [...]
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« Trente-six titres étourdissants de beauté convulsive » par Jazz Magazine
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Au moment de la Renaissance de Harlem (1918-1930), des artistes affirment l'identité afro-américaine. Harlem est réputée comme la capitale de la culture noire, et Duke Ellington en est l'un des acteurs majeurs, notamment sur la scène du Cotton Club, où il est engagé pour trois ans en décembre 1927. Il fait alors usage de ce que l'on pourrait appeler la mythoparodie, un détournement de la saga de Tarzan initiée par le feuilletoniste Edgar Rice Burroughs. Le jungle jazz, dont il est le pionnier, mélange l'ironie à l'invention musicale. Feulements et rugissements, plaintes et stridulations sortis des cuivres et de la bouche d'Adelaide Hall font grincer les codes d'Hollywood et de ses tarzâneries de mâle blanc herculéen. Pionnier du genre, notre « génie ducal » accompagne avec ses nombreux orchestres des chorégraphies sur fond de forêt vierge en carton-pâte. Du Cotton Club au Ziegfeld Theatre en passant par le Fulton — où il est rejoint par Maurice Chevalier —, il fait entendre des i [...]
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« Ce premier texte d’envergure » Par l’Indépendant
Catégories : Article de presse ( Article de presse )La ripaille plutôt que le travail, telle est l’image qui colle à la peau adipeuse des rois fainéants. Ces clampins d'un autre siècle, assis sur un trône parce qu'ils n'avaient comme compétence qu'un atavisme mérovingien. Ils ont aussi inspiré le plus célèbre des Narbonnais : Charles Trenet. Ne cherchez pas dans sa discographie, mais dans celle de Bourvil, puisque le Fou chantant ne les a pas chantés mais — fait plus rare — il les a écrits. Il prend la plume en 1929 à Berlin pour les esquisser, et les terminera l'année suivante à Font-Romeu. Charles n'a que 17 ans lorsqu’il monte à la capitale avec ses 200 feuillets sous le bras, mais essuie le refus des éditeurs de l’époque. En 2026, le destin est réécrit et l’ouvrage paraît chez Frémeaux & Associés - Pollen. Y figurent une longue présentation et une biographie du natif narbonnais rédigées par Vincent Lisita. Historien d'art et enseignant, celui-ci explique, dans un entretien accordé à L'Indépendant, la redécouverte du manuscrit, [...]
