-
« Délicieusement surannées » par Télérama
Catégories : Article de presse ( Article de presse )C’était l’époque où l’on ne parlait pas encore de world music, mais de « musique typique ». L’époque de la première vague Cubaine à Paris, juste après la Seconde Guerre Mondiale, dans des cabarets nommés le Big Ben, le Keur Samba, et aussi, déjà, La Coupole. Arrivé en France dans les années 20, le flûtiste, clarinettiste, saxophoniste, compositeur et directeur d’orchestre Filiberto Rico a d’abord joué dans des formations de jazz qui, entre un fox-trot et un charleston, glissaient parfois un son, un danzon ou une rumba. Dans son Rico’s Créole Band, les danses cubaines ne cessent de se cacher derrière le paravent « jazz » en s’associant à d’autres musiques « typiques » comme la samba brésilienne. Le chanteur cubain Oscar Lopez y officie aux côtés d’interprètes français, pour guincher sur des ambiances rétro-kitsch délicieusement surannées, enregistrées en 78 tours (flûtes guillerettes, swing cuivré, maracas endiablées). Ce double album s’arrête en 1951, avant les dérives baloche, en [...]
-
« Merveilles de musicalité » par Jazz Hot
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Voici enfin réédités en CD les fabuleux disques Paris Musette, qui ont signé la sortie d’écrou de l’accordéon, vilipendé depuis des lustres par ceux qui fabriquent l’opinion. Marcel Azzola, Raul Barboza, Jacques Bolognesi, Daniel Colin,Louis Corchia, Jean Corti, Daniel Denecheau, Serge Desaunay, Richard Galliano, Frédérick et Valérie Guérouet, Armand Lassagne, Michel Macias, Martin O’Connor, François Parisi, Marc Perrone, Jo Privat, Joe Rossi, Denis Tuveri, Francis Varis, (sans oublier Jean-Pierre Coustillas pour le bandonéon) autant de noms qui ont permis à l’accordéon de survivre durant une époque où le matraquage sévissait à l’encontre des accordéonistes de qualité. Car, contrairement à ce que l’on pense, les accordéonistes vulgaires ou les amuseurs de foire, eux, étaient les seuls à accéder aux plateaux de télévision pour les rares émissions qui étaient consacrées à cet instrument imminent. Bref, l’accordéon de qualité, celui qui avait suivi les pistes tracées par Gus Viseur o [...]
-
« Un manifeste du poids culturel des musiques populaires » par Le Monde de la Mu
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Le temps enfoui, le temps retroussé…La nostalgie comme prétexte à s’inventer des émotions au présent. Attention, œuvre de salut public. Comme un manifeste du poids culturel des musiques populaires. Jo Privat, bien sûr, qui ouvre le bal ; et Didi Duprat, dont la guitare fut aussi essentielle au musette de Paris que celle de Freddie Green au swing de Count Basie ; et encore Didier Roussin, l’encyclopédiste activiste qui fut l’âme de ces trois volumes à mettre en joie un congrès de neurasthéniques. Tous trois disparus à quelques semaines d’intervalles et dont la vie plaide pour le futur de cette musique à trois temps qui joue la valse aux étiquettes. Car il s’agit aussi bel et bien de création, de bijoux d’arrangements (Les Nocturnes, Titine), de virtuosité ahurissante (Martin O’Connor dans Indifférence, Marcel Azzola dans Rue de la Chine), de préhistoire restituée (La valse des barreaux verts), de contrepoints enchanteurs ((Brise Napolitaine, Alhambra), d’humanité sentimentale (Vent [...]
-
Un cadeau utile aux jeunes parents! par Notes Bibliographiques
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Premier volume, sur trois, d’extraits d’émissions faites à France Inter par la pédopsychiatre Francoise Dolto, en 1977. Ces émissions se déroulent sous formes d’interviews par Jacques Pradel. Françoise Dolto répond aux auditeurs sur les questions que se posent les parents sur leurs jeunes enfants et sur les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs relations avec eux. Partant des lettres individuelles elle élargit le débat et traite les questions par thèmes : la naissance, la famille, la jalousie, la propreté et l’école. Son premier souci est le bien et la défense de l’enfant mais elle fait confiance à l’intuition parentale. Ces émissions destinées à un large public ont eu un très grand succès. Françoise Dolto s’y exprime d’une voix claire, dans un vocabulaire simple et s’y révèle une femme humaine et positive. Un cadeau utile aux jeunes parents! (Livret joint avec bibliographie, discographie et interviews sur la genèse des émissions). NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
-
« Tout va très bien (Madame la marquise)» par Phonoscopies
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Quelque chose nous dit qu’on ne connaîtra jamais la véritable origine de cette chanson, pas plus que celle du chant des partisans (voir n°51). Dans le livret CMH 35 (Frémeaux & Associés), J.C. Averty lui consacre 124 lignes, que nous résumons ainsi : l’idée aurait été fournie à Paul Misraki par Louis Gasté dans le train conduisant l’orchestre Ventura de Douai à Gand. « Il s’agit, bien sûr, d’une histoire belge », précise J.C. Averty. C’est dans un hôtel de Nîmes, le 6.05.35, que sont rapidement mis au point l’écriture et l’arrangement de la chanson…Elle sera enregistrée le 22 Mai 1935, ainsi qu’en témoignent les archives Pathé, puis déposée à la SACEM le 3.07.1935 (paroles et musique : Paul Misraki). Mais Bach et Laverne (surtout ce dernier d’ailleurs…) revendiquent l’antériorité de l’idée, ayant en effet enregistré le 28.05.1931 soit quatre ans auparavant, un sketch « Tout va bien » (Odéon 238.800). un accord intervient rapidement à l’amiable et un second dépôt à la SACEM, effect [...]
-
« D’une grande pertinence » par Le journal de Montréal
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Après l’anniversaire de la mort de Django, on a rassemblé une collection de titres de jazz gitan produits ou réédités depuis 1933 par le labels français La Lichère et Frémeaux et Associés. Le coffret regroupe l’ensemble du phénomène du jazz gitan inventé par Django de même que d’autres genres qui (comme le swing manouche plus contemporain, la valse musette ou la musique tzigane) s’y apparentent, d’où son intérêt. Le premier CD se concentre sur toutes les époques de la carrière du compositeur guitariste manouche tandis que le deuxième trace son héritage, alors que la famille Paris Musette et les guitaristes plus jeunes sont à l’honneur. Une compil très diversifiée et d’une grande pertinence ! YB-JOURNAL DE MONTREAL
-
Une gloire emblématique
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Dans son célèbre film Annie Hall, Woody Allen balance cette réplique : « Quand même les français ont eu beaucoup de courage pendant l’occupation allemande : supporter pendant quatre ans les chansons de Maurice Chevalier ! » Soit, à l’époque des Zazous, le jazz américain était interdit et notre « Momo » national était une gloire emblématique, un personnage officiel, à peine contesté par un nouvel arrivant comme Charles Trenet… Le mérite du premier volume de cette anthologie historique consacrée à Maurice Chevalier est donc de remonter le temps d’une guerre à l’autre, après 1918, pour nous faire redécouvrir la fraîcheur, l’humour intact du « Titi de Belleville ». Un tube comme « Dans la vie, faut pas s’en faire » date de 1921 ! Et Maurice chantait « Les Jazz Bands » dès 1920. Pour l’époque, c’était « de la bombe, papa » ! Alors ne confondons pas les générations et rendons à Maurice Chevalier ce qui lui revient… Christophe DESHOULIERES –
-
« Une révélation » par Phonoscopies
Catégories : Article de presse ( Article de presse )Pour nous, une révélation…Ce DVD, d’une durée exceptionnelle de 215 mn, comporte l’ultime récital de l’artiste à l’Européen (35 chansons entrecoupées de courts textes), suivi d’un long entretien enregistré six mois avant sa disparition, dans lequel Pierre Varenne dit Louki (26.07.1920-21.12.2006) raconte sa carrière qui, de l’horlogerie, l’amènera au théâtre avec Beckett, puis à la chanson, avec le succès de « La môme aux boutons ». Sans avoir jamais sollicité qui que ce soit, ce grand modeste, qui ne revendique qu’un certificat d’études, obtiendra l’estime de Georges Brassens, écrira pour des dizaines d’interprètes, et finira par publier des ouvrages pour enfants. Dans son style « poétique et farfelu », il y a du Bobby Lapointe, du pierre Dudan (qu’il admirait), du Trenet (celui de « vous oubliez votre cheval ») et aussi du Jamblan.PHONOSCOPIES
