Duke Ellington - Jungle Nights in Harlem
Duke Ellington - Jungle Nights in Harlem
Ref.: FA5934

1927-1931

DUKE ELLINGTON

Ref.: FA5934

EAN : 3561302593425

Direction Artistique : Alain Pailler & Tony Baldwin

Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

Durée totale de l'œuvre : 1 heures 49 minutes

Nbre. CD : 2

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  • - Recommandé par Le Monde Diplomatique
  • - Le Pied ! Soul Bag
Présentation

Consacré à l’une des figures fondatrices du jazz orchestral, ce coffret réalisé par Alain Pailler et Tony Baldwin explore les années décisives de Duke Ellington, fer de lance de la Harlem Renaissance entre 1927 et 1931. Des premières faces emblématiques (Black and Tan Fantasy, 1927) aux fresques sonores comme Jungle Nights in Harlem (1930), Ellington forge une esthétique “jungle” où se mêlent blues, théâtralité et modernité urbaine. Porté par des solistes majeurs, cet ensemble saisit l’émergence d’un art orchestral en pleine mutation, riche de timbres inédits et d’une puissante expressivité. Restauré avec le plus grand soin, ce coffret restitue toute la richesse sonore des orchestres du Duke, avec une présence et une clarté qui plongent l’auditeur au coeur même de l’époque.
Patrick FRÉMEAUX 



CD 1 : DUKE ELLINGTON & HIS ORCHESTRA : CREOLE LOVE CALL • THE BLUES I LOVE TO SING • BLACK & TAN FANTASIE • HARLEM RIVER QUIVER • EAST ST. LOUIS TOODLE-OO • BLUE BUBBLES • BLACK BEAUTY • JUBILEE STOMP • YELLOW DOG BLUES • TISHOMINGO BLUES • HOT AND BOTHERED. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : THE MOOCHE. DUKE ELLINGTON & HIS ORCHESTRA : THE BLUES WITH A FEELIN’. THE JUNGLE BAND : TIGER RAG. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : FLAMING YOUTH • SATURDAY NIGHT FUNCTION • THE DICTY GLIDE.

CD 2 : DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : COTTON CLUB STOMP. SONNY GREER & HIS MEMPHIS MEN : BEGGAR’S BLUES. THE HARLEM FOOTWARMERS : JUNGLE JAMBOREE. THE JUNGLE BAND : JOLLY WOG. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : HAUNTED NIGHTS • JAZZ LIPS. THE HARLEM FOOTWARMERS : BLUES OF THE VAGABOND. THE JUNGLE BAND : WALL STREET WAIL. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : DOUBLE CHECK STOMP. THE JUNGLE BAND : DOUBLE CHECK STOMP • ACCORDION JOE. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : JUNGLE NIGHTS IN HARLEM • SWEET JAZZ O’MINE • SHOUT ’EM AUNT TILLIE. DUKE ELLINGTON & HIS ORCHESTRA : RING DEM BELLS • OLD MAN BLUES. THE HARLEM FOOTWARMERS : SWEET CHARIOT. DUKE ELLINGTON & HIS COTTON CLUB ORCHESTRA : ECHOES OF THE JUNGLE.

DIRECTION ARTISTIQUE : ALAIN PAILLER & TONY BALDWIN

Presse
« Les faces Victor et Brunswick proposées par ce coffret furent enregistrées entre 1927 et 1931, quand Duke Ellington, alors à l’affiche du Cotton Club considéré comme un symbole du mouvement Harlem Renaissance, mettait au point les canons du style jungle qui allait le rendre célèbre. Appréciée d’un public blanc sensible aux couleurs artificielles d’un exotisme de pacotille, « cette jungle imaginaire, plus proche de celle de Kipling ou du Douanier Rousseau, que de toute autre forêt vierge », restituait dans l’esprit du Duke l’atmosphère trépidante des grandes métropoles américaines sur fond de Prohibition (Philippe Baudouin, Le Nouveau Dictionnaire du jazz, Ed. Robert Laffont). Pour réussir dans cette entreprise, Duke Ellington va utiliser au mieux les effets expressionnistes pratiqués par les virtuoses de la sourdine et du style wa wa que sont le trompettiste Bubber Miley et le tromboniste Joe ʺTricky Samʺ Nanton, tous deux impeccablement accompagnés par la batterie équipée de gongs de l’inventif Sonny Greer et le jeu percutant en slap du contrebassiste Wellman Braud. Signalons que l’on trouve ces procédés dans le jazz de l’époque, le coup de génie d’Ellington étant d’avoir su exprimer, à partir d’alliages sonores inédits, toute la palette des talents de ses musiciens (Harry Carney, Arthur Whetsol, Freddy Jenkins, Cootie Williams, Johnny Hodges, Barney Bigard…). Par un juste retour des choses, cette approche trouvera un prolongement naturel dans le chant « instrumental » d’Adelaide Hall (Creole love call) et de Baby Cox (Hot and bothered). On remarquera que le blues tient une place prépondérante dans le répertoire du groupe, soit sous sa forme canonique (Black and Tan Fantasy), soit en colorant de son esprit des titres comme The mooche ou Echoes of the jungle. Après 1931, Duke Ellington voguera vers de nouveaux horizons tout en continuant à exploiter l’esthétique du style jungle (voir le coffret de quatre CDs “Duke At His Very Best/Legendary Works 1940- 1942” publié aux éditions Frémeaux & Associés). Accompagnés d’un livret rédigé par les spécialistes Alain Pailler et Tony Baldwin, ces enregistrements témoignent, dans les meilleures conditions d’écoute, de la première période faste de l’orchestre d’Ellington et d’un grand moment du jazz. Indispensable. » Par Alain TOMAS – SOUL BAG
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« Août 1972, Manhattan, nord de Harlem : le documentariste afro-américain William Greaves convie dans la demeure du jazzman Duke Ellington, au 935 St Nicholas Avenue, les derniers acteurs de la Harlem Renaissance, cinquante ans après les débuts de ce bref et considérable mouvement qui agita la vie intellectuelle, artistique et politique afro-américaine et caribéenne des années 1920. Le Duke, absent, qui en fut l’un des fers de lance, décédera en 1974 (1). Greaves filme les conversations. On croise le photographe James Van Der Zee, l’acteur Leigh Whipper, le pianiste et compositeur Eubie Blake, l’artiste muraliste Aaron Douglas. Se côtoient, se répondent et parfois s’asticotent les proches de Marcus Garvey — comme Thomas Harvey, qui dirige alors l’UNIA-ACL (2) fondée par ce premier — et le militant socialiste historique Richard B. Moore. Les débats et enjeux d’autrefois s’activent… Poètes, historiens, journalistes, éditeurs, compositeurs et producteurs sont aussi de sortie, guillerets, souvent émus : certains ne se sont pas recroisés depuis un demi-siècle… » Par Jean-Christophe SERVANT – LE MONDE DIPLOMATIQUE
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« Harlem, situé sur les hauteurs de Manhattan, à New York, doit son nom à une ruée des riches hollandais venus construire leurs résidences tout en haut de la colline au début du 20e siècle. La crise immobilière les vit s’enfuir laissant, notamment sur la 8e avenues au-delà de la 125e rue, de très belles constructions et d’autres pas tout à fait terminées. Par un processus étrange de retournement, cet arrondissement devint le ghetto africain-américain. Au début des années 1920 la mutation est accomplie. Le lieu, par une sorte de pied-de-nez, allait réunir jazz, poésie, littérature, photographie et verra se côtoyer Zora Neale Hurston, romancière, essayiste, anthropologue, Langston Hughes, Carl van Vechten mais aussi les truands comme Owney Madden qui acheta l’endroit à Jack Johnson, champion de boxe, pour en faire un rendez-vous de la haute société venue s’encanailler à Harlem. Il lui donna le nom de Cotton club, une référence marquée du sceau de Jim Crow – une incarnation du racisme. Sur scène se produisaient tous les grands artistes africain-américains, sous la houlette, dans un premier temps, de Duke Ellington et son orchestre. Il leur aura fallu apprendre vite et être efficace pour accompagner, composer et se mettre en scène. Comme le montre les photos de l’époque, Sonny Greer, le batteur de l’orchestre, avait le sens de l’apparat : pas seulement une batterie, mais des gongs et autres instruments de percussion qui l’entouraient. Juché sur un promontoire, il dominait l’orchestre. C’est lui qui allait permettre à l’orchestre de dissimuler ses manques. Le Cotton fut un terrain d’expériences et de créations. Plus encore, comme le dit « Harlem Renaissance », il allait intéresser la radio elle aussi en construction – elle est née au début des années vingt – en proposant des « en direct du Cotton club » faisant connaître le Duke Ellington Orchestra dans tout le pays et au-delà. Duke, dans ses mémoires, « Music is my mistress » raconta le concours où les circonstances avaient gagné pour qu’il soit l’orchestre de maison. Duke, à la recherche de musiciens pour étoffer son groupe arriva en retard à la présentation – une sorte de concours, de cutting contest comme on disait alors – comme la personne qui devait choisir l’orchestre… L’art d’être au bon endroit au bon moment. Une prison dorée mais prison quand même. L’orchestre ne pouvait bouger dans un premier temps, exclusivité de Madden. Tout manquement pouvait être puni de mort… Jim Crow allait frapper durement à un autre niveau : les Noirs sur scène, les Blancs dans le public. Un mélange détonnant, la clientèle, des gens huppés et… les gangsters de tout poil. Duke, avec ses groupes – les noms changeaient mais pas les musiciens – enregistre dès 1924 mais ne construira véritablement son orchestre que dans le cadre du Cotton Club. Un style spécifique, bien dans le contexte de ces années, le jungle, la jungle des villes où se rencontre à chaque coin de rue – « corner » – un prédateur ou deux doublé souvent d’un raciste, la jungle pour toutes les populations reléguées dans des ghettos. Duke – surnommé ainsi par ses condisciples à l’école à cause de ses costumes – allait construire ce style avec l’aide de son trompettiste – qui mourra de tuberculose et d’alcool en 1932 – « Bubber » Miley et sa sourdine wa-wa. Les sons de la ville, le grognements des êtres humains sont utilisés dans cette musique qui pourrait s’appeler concrète. Alain Pailler et Tony Baldwin ont élaboré ce coffret : « Duke Ellington, Jungle Nights, Harlem 1927-1931 » pour faire revivre les premiers temps de l’orchestre et de l’univers d’Ellington, un des grands compositeurs toutes catégories confondues. Il ne faut pas rater cette rencontre, un rendez-vous amoureux avec le « Harlem Renaissance » qui, bien sûr, n’a pas duré : la crise des années 30 allait sonner le glas de la surprise culturelle que fut ce lieu en enfonçant le ghetto dans sa pauvreté et l’isolement. » Par Nicolas BENIES – SNES-FSU (culture)
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« Ce nouveau coffret projette l’auditeur un siècle en arrière, dans une Amérique où la ségrégation battait encore son plein, en dépit du XIIIème amendement de la Constitution, qui y avait aboli l’esclavage en l’an 65 du précédent. Au cœur de sa déjà bouillonnante capitale culturelle, au terme des désormais mythiques roaring twenties, la scène musicale bruissait d’un exotisme racialisé où éclosaient des substantifs fleuris tels que Cotton Club, Black & Tan ou Jungle Band, transposant au sein de certains clubs huppés une discrimination plus “civilisée” en apparence que celle qui sévissait dans les anciens États esclavagistes. À un public monochrome Blanc se pavanant au bras de ses légitimes (voire de ses maîtresses), des orchestres Noirs en frac (et parfois métissés) dispensaient alors des musiques enjouées aux rythmes souvent endiablés, et sur les travées de l’ensemble d’un Fletcher Henderson (qui dominait alors le marché), un jeune pianiste et band leader de Washington, débarqué en 1923 dans la Grosse Pomme, se produisait au Kentucky Club de Broadway à la tête de ses propres Washingtonians. Surnommé le Duke en raison de ses excellentes manières, Edward Kennedy Ellington était issu de la petite bourgeoisie noire de la capitale fédérale, et avec l’appui de son trompettiste Bubber Miley, il ne tarda pas à assembler une formation de premier ordre, parvenant à prendre au Cotton Club la relève d’un Henderson fort dépourvu par la défection de son arrangeur vedette, Don Redman. C’est précisément à cette période fondatrice (que d’aucuns désignent encore comme son premier âge d’or) que le tandem Alain Pailler et Tony Baldwin consacre ce coffret. Sans conteste l’un des érudits les plus affûtés en Dukologie, Pailler n’en est certes pas à son coup d’essai en la matière, puisque après avoir déjà publié trois ouvrages sur la question, il a notamment assuré la direction artistique de l’anthologie “Plaisir d’Ellington” pour la même maison, ainsi que celle du magistral quadruple CD “Duke At His Very Best/ Legendary Works 1940- 1942”, et la mise à jour de sa propre (et non moins foisonnante) exégèse, “Duke Ellington En Son Chef-d’Œuvre” (tous deux parus simultanément il y a deux ans et demi, et dûment chroniqués ICI). Outre la présence de maints standards incontournables de son répertoire, alors en plein essor (“Creole Love Call”, “The Mooche”, “Saturday Night Function”, “Jungle Jamboree”, “Wall Street Wail”, “Jungle Nights in Harlem”, “Echoes Of The Jungle”, “East St. Louis Toodle-Oo”…), ce recueil de 36 titres se distingue par son inestimable travail de restauration sonore. Alors que la plupart des rééditions de ce type de matériel donnaient, jusqu’à récemment encore, l’impression surannée d’ouïr d’antiques 78 tours qui grattent via le pavillon réduit d’un poste de radio à lampes, c’est un régal que de pouvoir à présent distinguer avec une scintillante clarté, sur le “Haunted Nights” du 16 septembre 1929, le chorus de banjo de Fred Guy, ainsi que ceux de Cootie Williams, Teddy Bunn et Barney Bigard, et sur la plage titulaire de ce recueil (datée du 4 juin 1930) celui du patron, de même que ceux de Bigard, Johnny Hodges, Joe Nanton et Freddy Jenkins… Au point que l’on se surprend à vérifier s’il ne s’agit pas là d’une habile transcription stéréo! Ajoutons à la corbeille de ces louanges l’indispensable livret détaillé qui s’en avère le compagnon dédié, et vous réaliserez bientôt avec ravissement et stupéfaction que le Duke et son orchestre peuvent désormais se produire en direct, avec un relief inespéré et à volonté, dans votre salon. Si après ça, on se demande encore à quoi bon exister… »Par Patrick DALLONGEVILLE – PARIS MOVE
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Au moment de la Renaissance de Harlem (1918-1930), des artistes affirment l'identité afro-américaine. Harlem est réputée comme la capitale de la culture noire, et Duke Ellington en est l'un des acteurs majeurs, notamment sur la scène du Cotton Club, où il est engagé pour trois ans en décembre 1927. Il fait alors usage de ce que l'on pourrait appeler la mythoparodie, un détournement de la saga de Tarzan initiée par le feuilletoniste Edgar Rice Burroughs. Le jungle jazz, dont il est le pionnier, mélange l'ironie à l'invention musicale. Feulements et rugissements, plaintes et stridulations sortis des cuivres et de la bouche d'Adelaide Hall font grincer les codes d'Hollywood et de ses tarzâneries de mâle blanc herculéen. Pionnier du genre, notre « génie ducal » accompagne avec ses nombreux orchestres des chorégraphies sur fond de forêt vierge en carton-pâte. Du Cotton Club au Ziegfeld Theatre en passant par le Fulton — où il est rejoint par Maurice Chevalier —, il fait entendre des instruments à la voix animale et des pièces emblématiques telles que East St. Louis Toodle-Ooh, Black & Tan Fantasy et bien sûr, The Mooche. Trente-six chandelles — comprenez trente-six titres étourdissants de beauté convulsive — composent ce programme d'une facture sonore particulièrement soignée et richement présenté par Tony Baldwin et Alain Pailler, ce dernier étant l'oreille absolue de Duke Ellington. Guy Darol – Jazz Magazine
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« Sublimissime "Jungle Nights" de Duke. Je connaissais tout ça par coeur, et depuis plus de soixante ans : j'ai été émerveillé quand même ! Il y a, chez Ellington, des choses que j'admire davantage (on les trouve dans ton "At His Very Best") mais depuis toujours et sans changement à mesure que défilent les décennies, ce sont ces très urbaines jungleries qui me touchent le plus. Alain Pailler et Tony Baldwin ont fait là de l'excellent travail d’édition restauration. »Alain Gerber (ex producteur de jazz sur France musique)
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Creole Love Call
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:12
    1927
  • 2
    The Blues I Love To Sing
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:04
    1927
  • 3
    Black & Tan Fantasie
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:06
    1927
  • 4
    Harlem River Quiver
    Duke Ellington
    Jimmy McHugh
    00:02:47
    1927
  • 5
    East St. Louis Toodle-Oo
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:36
    1927
  • 6
    Blue Bubbles
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:11
    1927
  • 7
    Black Beauty
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:53
    1928
  • 8
    Jubilee Stomp
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:36
    1928
  • 9
    Yellow Dog Blues
    Duke Ellington
    W. C. Handy
    00:02:51
    1928
  • 10
    Tishomingo Blues
    Duke Ellington
    Spencer Williams
    00:02:56
    1928
  • 11
    Hot And Bothered
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:17
    1928
  • 12
    The Mooche
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:32
    1928
  • 13
    The Blues With A Feelin’
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:17
    1928
  • 14
    Tiger Rag - Part 1
    Duke Ellington
    Harry De Costa
    00:02:52
    1929
  • 15
    Tiger Rag - Part 2
    Duke Ellington
    Harry De Costa
    00:02:52
    1929
  • 16
    Flaming Youth
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:15
    1929
  • 17
    Saturday Night Function
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:02
    1929
  • 18
    The Dicty Glide
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:10
    1929
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Cotton Club Stomp
    Duke Ellington
    Johnny Hodges
    00:02:53
    1929
  • 2
    Beggar’s Blues
    Duke Ellington
    Barney Bigard
    00:03:18
    1929
  • 3
    Jungle Jamboree
    Duke Ellington
    Fats Waller
    00:03:01
    1929
  • 4
    Jolly Wog
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:05
    1929
  • 5
    Haunted Nights
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:13
    1929
  • 6
    Jazz Lips
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:17
    1929
  • 7
    Blues of the Vagabond
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:08
    1929
  • 8
    Wall Street Wail
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:51
    1929
  • 9
    Double Check Stomp
    Duke Ellington
    Barney Bigard
    00:02:54
    1930
  • 10
    Double Check Stomp
    Duke Ellington
    Barney Bigard
    00:02:53
    1930
  • 11
    Accordion Joe
    Duke Ellington
    Joe Cornell
    00:03:01
    1930
  • 12
    Jungle Nights In Harlem
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:53
    1930
  • 13
    Sweet Jazz O’Mine
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:41
    1930
  • 14
    Shout ’Em Aunt Tillie
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:56
    1930
  • 15
    Ring Dem Bells
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:57
    1930
  • 16
    Old Man Blues
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:03:06
    1930
  • 17
    Sweet Chariot
    Duke Ellington
    Duke Ellington
    00:02:51
    1930
  • 18
    Echoes of the Jungle
    Duke Ellington
    Spencer Williams
    00:03:28
    1931
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