« Voici une encyclopédie du jazz qu'on attendait depuis toujours... Car ce livre est simplement tout, sauf encore un autre dictionnaire musical, froid et sans âme ! L'auteur, Pascal Anquetil est un journaliste que tous les jazzmen de plusieurs générations, de l'hexagone (et d'ailleurs), adorent et respectent. Il était aussi à la tête du centre d'information du jazz, qui a offert les données les plus complètes et efficaces que le Wikipédia des temps modernes. Le livre Pourquoi J'aime le jazz ? est fidèle à son sous-titre : Écrits sur le jazz et autres exercices d'admiration. C'est l'oeuvre de toute une vie d'un passionné, admirateur, observateur et acteur de l’univers du jazz. C'est un journal intime, bien préservé, lu à voix haute, accessible à tout public ! Aucun classement historique, géographique ou par style n'est affligé et on peut piocher ce qui nous intéresse à tout moment. La liberté du jazz et la signification de l'improvisation transpirent du début à la fin. Sans prétention et sans fard, Pascal nous dévoile ses sentiments vers la musique de son choix et partage ses expériences, ses favoris parmi les musiciens, disques et concerts, au travers de 5 chapitres et quelques 500 pages, librement présentés. Chapitre 1 : La cause du jazz, qui veut dire la fondation du jazz, sa raison d’être, ses routes et ses passerelles, incluant ses géants, idoles et personnages indispensables. Les questions fondamentales (qu'on ne voit pas souvent évoquées habituellement) sont posées dans un langage élémentaire : Qu'est-ce que le jazz ? Qu'est-ce qu'un jazzman ? ça veut dire quoi « jazzin' the blues » et même « Improvisation ? ». Chapitre 2 : Toutes voix dehors, chapitre inévitable et ici traité dès le début du livre et avec un grand développement. Et quand il dit « toutes voix », il expose toutes les voix, sans discrimination de genre, période et point de départ ! Billie, Ella et Sarah sont au poste mais aussi Abbey Lincoln, Shirley Horn et Diana Krall ainsi que Frank Sinatra et Nat King Cole... Et même Al Green et Screamin' Jay Hawkins !! Et comme bonus il donne enfin une définition cohérente au Vocalese, la mise en paroles, la version « parlée » de solos ou d'orchestrations célèbres. Chapitre 3 : Made in USA, qui commence avec « Le jazz et les gangsters », sous-titré Association de bienfaiteurs du swing !! (Pascal n'est jamais à court de traits humoristiques). C'est évidemment le noyau du sens du jazz et c'est dédié aux « architectes et révolutionnaires » : en première ligne Louis Armstrong (le porte-parole) et Duke Ellington (l'architecte) et les autres figures-clés tel que Thelonious Monk, Miles Davis, John Coltrane, Art Blakey... Et Saint Mingus, musicien et bâtard ! Et on comprend aisément le vocabulaire, les définitions : du bop au West coast en passant par le free. Chapitre 4 : Jazz de France, avec L'école européenne et française que naturellement ouvrent Django Reinhardt et puis Stéphane Grappelli, Michel Petrucciani, Didier Lockwood, mais aussi les héros comme, Barney Wilen, Eddy Louiss et Daniel Huck, surnommé « le jazz est une fête ». Chapitre 5 : Jazz sur le vif (souvenirs de concert d'un jazz fan des sixties). Là encore, le sous-titre expose le contenu de ce segment... Et c'est là qu'on réalise à quel point cette oeuvre est personnelle... Et même privée ! Ce chapitre ouvre carrément avec : « Nous avons beaucoup de chance, mon frère jumeau Gilles (également un grand journaliste) et moi, de découvrir le monde du jazz à l'aube des années 60. Un véritable âge d'or où se côtoyaient encore dans un joyeux télescopage les anciens et les modernes, pour s'initier aux merveilles et surprises de cette belle musique encore rebelle, l'adolescent que j’étais avait trois moyens : la lecture religieuse chaque mois des magazines de jazz ; l'achat de quelques disques, alors objets rares, fort chers et mal distribués ; et bien sûr grâce aux ondes magiques de la radio l’écoute des émissions de jazz. »
Donc si vous n'avez aucun guide/dictionnaire/encyclopédie du jazz, Pourquoi j'aime le jazz serait suffisant pour devenir fin connaisseur et vous garder souriant !!... D'autant plus que sur la couverture du livre on retrouve Dizzie Gillespie avec ses joues gonflées nous indiquant qu'il y a toujours de la place pour de l'humour, festivité et légèreté dans le jazz. »
Par SIR ALI & PASCALE HUMEAU – LE JAZZOPHONE
