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JAMAICA RHYTHM & BLUES 1956-1961
Réf. : FA5358

JAMAICA RHYTHM & BLUES 1956-1961

THE ROOTS OF JAMAICAN SOUL

Direction artistique : BRUNO BLUM
Label : FREMEAUX & ASSOCIES
Nombre de CD : 2
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Distinctions :
RECOMMANDÉ PAR FRANCE CULTURE / RECOMMANDÉ PAR FRANCE INTER / RECOMMANDÉ PAR FRANCE MUSIQUE / **** ON MAG / * * * * * MONDOMIX / * * * * SOULBAG / ***** BLUES & CO
Les légendaires Chris Blackwell, Clement “Coxsone” Dodd, Duke- Reid, Prince Buster, Edward Seaga, Byron Lee ont commencé ici leurs carrières de producteurs. Influencé par le son de la Nouvelle-Orléans et de Memphis, ce R&B jamaïcain, dont Bruno Blum nous permet de découvrir 44 titres d’exception, est un cocktail unique de blues, boogie-woogie, shuffle, jazz swing, jump blues, soul, gospel, nyabinghi, doo-wop et rock and roll ! Oublié par l’histoire, ce rock tropical qui précède l’arrivée du ska est authentiquement à la racine du reggae. Presque tous introuvables depuis les années 1960, les délices du blue beat originel sont enfin réunis ici.
Patrick Frémeaux

Chris Blackwell, Clement «Coxsone» Dodd, Duke Reid, Prince Buster, Edward Seaga and Byron Lee are all legendary figures, and here they were beginning their careers as producers. Influ-enced by the sounds of New Orleans and Memphis, this Jamaican R&B, featured in 44 exceptional titles selected by Bruno Blum, represents a unique cocktail: blues, boogie-woogie, shuffle, swing jazz, jump blues, gospel, nyabinghi, doo-wop and rock & roll! Forgotten by history, this tropical rock-music preceding the arrival of ska contains the authentic roots of reggae. Many of these seminal bluebeat pieces have been almost impossible to find since the Sixties but, at last, here they are!

DIRECTION : BRUNO BLUM
DROITS : FREMEAUX & ASSOCIES

CD1 :

LAUREL AITKEN (FEAT. ERNEST RANGLIN): BOOGIE ROCK • DENZIL LAING & THE WRIGGLERS: BLOODSHOT EYES • HIGGS & WILSON (FEAT. JOE HIGGS): MANNY OH • THEOPHILUS BECKFORD (FEAT. RICO RODRIGUEZ): EASY SNAPPING • THEOPHILUS BECKFORD (FEAT. ROLAND ALPHONSO): GEORGIE AND THE OLD SHOE • RICO RODRIGUEZ: LET GEORGE DO IT • LAUREL AITKEN: LOW DOWN DIRTY GIRL • LAUREL AITKEN: BABA KILL ME GOAT • DRUMBAGO ALL STARS (FEAT. COUNT OSSIE): DUCK SOUP • THEOPHILUS BECKFORD (FEAT. ERNEST RANGLIN): JACK AND JILL SHUFFLE • DERRICK MORGAN: FAT MAN • DUKE REID’S ALL STARS: PINK LANE SHUFFLE • DERRICK MORGAN (FEAT. DON DRUMMOND): LOVER BOY • LLOYD CLARKE: PARAPINTO BOOGIE • LAUREL AITKEN: JUDGEMENT DAY • BELL’S GROUP: KINGSTON 13 • LAUREL AITKEN: MORE WHISKY • THE FOLKS BROTHERS (FEAT. COUNT OSSIE): OH CAROLINA • OWEN GRAY: CUTEST LITTLE WOMAN • OWEN GRAY: RUNNING AROUND • LAUREL AITKEN: MIGHTY REDEEMER • BUDDY DAVIDSON W / BYRON LEE & THE DRAGONAIRES: KISSIN’ GAL.
CD2 :
OWEN GRAY (FEAT. DON DRUMMOND): SINNERS WEEP • THE JIVING JUNIORS (FEAT. DERRICK HARRIOTT): HIP RUB • THEOPHILUS BECKFORD: SHE’S GONE (MY BABY IS GONE) • LAUREL AITKEN: DRINKIN’ WHISKY • OWEN GRAY: GET DRUNK • ERIC “MONTY” MORRIS: CORN BREAD AND BUTTER • ERIC “MONTY” MORRIS: HUMPTY DUMPTY • DERRICK MORGAN: I’M GONNA LEAVE YOU • DUKE REID’S ALL STARS (FEAT. ROLAND ALPHONSO): WHAT MAKES HONEY • LASCELLES PERKINS: LONELY ROBIN • ROY PANTON: FORTY FOUR • THEOPHILUS BECKFORD: DON’T WANT ME NO MORE • BUNNY & SKITTER (FEAT. DON DRUMMOND): ROCK WITH MY BABY • DERRICK MORGAN: WIGGER WEE SHUFFLE • NEVILLE ESSON (FEAT. CLUE J AND HIS BLUES BLASTERS): LOVERS’ JIVE • LAUREL AITKEN: HEY BARTENDER • THE FOLKS BROTHERS (FEAT. COUNT OSSIE): I MET A MAN • KEITH & ENID: EVERYTHING WILL BE ALL RIGHT • DERRICK MORGAN: LEAVE EARTH • SHENLEY & ANNETTE: MILLION DOLLAR BABY • THE BLUES BLASTERS (FEAT. DIZZY JOHNNY MOORE): DOWN BEAT SPECIAL • THE MELLOW CATS (FEAT. COUNT OSSIE): ANOTHER MOSES.
Liste des articles de presse consacrés à ce CD :
- « Admirablement bien documenté » par Blues & Co
« La Jamaïque a été longtemps une colonie anglaise, de même que les autres îles qui l’entoure : Bahamas, Trinité et Tobago, Haïti, République Dominicaine….
Il parait logique que les jamaïcains aient été influencés par la culture musicale qui venait  tout droit de son grand voisin les Etats Unis d’Amérique. Le jazz, blues, rhythm and blues, doo-wop, gospel, soul et même la country music sont rentrés dans les foyers des habitants de cette île constituée  de descendants d’esclaves venus du continent africain. A la fin des années cinquante, un mouvement rasta revendiquant ses racines africaines est devenu la principale contestation de ce peuple dans le but d’affirmer sa différence culturelle et religieuse. Il a fallu attendre l’arrivée de Bob Marley pour imposer le reggae et le rocksteady issu du Ska : cette marque de fabrique sera la fierté de ce peuple en quête de sa propre identité. Le livret de trente cinq pages admirablement bien documenté par Bruno Blum, explique avec précision cette période (1956-1961) qui marquera une partie de l’histoire de cette nation : celle qui va intégrer le jazz, le rhythm and blues….à d’autres influences venues d’Afrique, d’Amérique latine, Trinidad (calypso), kompa (Haïti) merengue (République Dominicaine)…. Quarante quatre titres ont été sélectionnés pour nous faire vivre tout un éventail de rythmes qui invitent à la danse et à la joie festive. Parmi les principaux artistes, j’ai retenu Theophilius Beckford et son boléro espagnol « Don’t want me no more » ainsi  que le blues « Jack and Jill Shuffle » avec ce solo raffiné et vivifiant de guitare d’Ernest Ranglin ; Denzil Laing and the Wrigglers dans « Bloodshot eyes » d’une base western swing sous  forte influence jazzy épicée avec guitare roucoulante; Drumbago all Stars « Duck soup » fusion afro-jazz et rhythm and blues shuffle ; Derrick Morgan « fat man » qui nous rappelle bien entendu le style joyeux néo-orléanais de l’irrésistible Fats Domino ; Owen Gray « Cutest little woman » aux accents de « I got a woman » du génius Ray Charles dans la tradition des « shouters » avec l’intervention swing du tromboniste Don Drummond ; Laurel Aitken « Hey bartender » une variante du « Hallelujah I love her so » encore un fois de Ray Charles et pour terminer le duo Shenley et Annette « Million dollar baby » qui est un clin d’œil au classique « Kansas city » de Mike Stoller et Jerry Leiber. Si j’ai eu du plaisir à lire le travail de recherches de Bruno Blum, j’ai fortement apprécié les documents sonores réalisés par ce label qui continue sa mission en nous faisant découvrir tous ces trésors plus ou moins cachés de la musique populaire. Je vous conseille fortement l’acquisition de ce coffret qui enrichira votre discothèque. »
Par Bruno MARIE – BLUES & CO
- « On peut conseiller ce double disque ne serait-ce que pour le livret de Bruno Blum » par On Mag
« Qu’est-ce qu’il y avait avant le reggae ? Le ska. Bon d’accord, et avant le ska ? Ah, vous êtes comme moi ? Eh bien, il y avait ça. Jamaïca - Rhythm & Blues, de chez Frémeaux & Associés, nous présente, en un double CD l’une des racines, et non des moindres du rock. Un mélange de blues, de boogie-woogie, de shuffle, de jazz swing, de jump, de soul, de gospel, de nyabinghi, de doo-wop et de rock. Car la dimension africaine (les fameux tambours africains), baigne ce rhythm & blues d’une énergie telle que le rock à la Tommy Steele ou Vince Taylor paraît bien fade à côté. C’est que, derrière cette musique, il y a le mouvement rasta et les revendications raciales qui se font jour. C’est-à-dire l’écho de ce qu’un Marcus Garvey réclamait depuis les années ’10 à Harlem : le retour en Afrique des Afro-Américains qui le voulaient. Destinées à une population locale qui n’avaient pas un sou pour acheter des disques américains, ces chansons étaient enregistrées pour être diffusées dans les sound systems, des salles de bal bon marché, ce qui explique qu’on ne les connaît pas en France. Pourtant, tout y est, envolées de saxes, breaks superbes, piano à la Fats Domino, etc. on y découvre d’excellents chanteurs, des artistes doués, peu connus chez nous, mais de qualité. Comme le guitariste Ernest Ranglin, qui inventa le ska et me le fit découvrir un jour, à Istanbul. Les paroles ne sont pas encore politiques comme elles le seront dans le ska, mais se cantonnent aux soucis de l’heure, comme en témoignent les titres, «More Whisky », « Drinkin’ Whisky », « Get Drunk » ou « Hey Bartender », « Bloodshot Eyes ». Ce n’est pas toujours féministement correct, mais c’est avant tout fait pour danser, et, accessoirement, se sentir fier d’être un homme, même noir. Ce qui, à l’époque, n’est pas rien. On est loin de Richard Anthony et de sa nouvelle vague, n’est-ce pas ? On peut conseiller ce double disque même aux sourds profonds, ne serait-ce que pour le livret, de Bruno Blum, qui en 23 pages d’une analyse pertinente, devrait remettre les pendules à l’heure pour nombre de commentateurs du rock qui n’ont jamais rien compris à ce phénomène. »
Par Michel BEDIN – ON MAG
- « Faces très rares et toutes délicieuses » par Vibrations
Bruno Blum continue son exploration  des musiques de l’arc caraïbe avec une égale constance  dans le sérieux de la présentation et le plaisir de l’écoute. Après un premier volume consacré au mento jamaïquain, il est temps de visiter ici le faisceau d’influences dont la grande île se fit le réceptacle, tiraillée entre racines africaines, identité caribéenne et fascination état-unienne. Il faut dire que les rythmes  (blues, gospel, rock et même country)  de la grande marmite d’une Amérique à portée d’ondes radio et grande productrice phonographique y furent particulièrement bien reçus.  Comme en témoignent ces faces très rares  et toutes délicieuses où brillent, entre autres, Theophilus Beckford, le grand tromboniste Rico et le coruscant jeune Ernest Ranglin.
par Bruno Guermonprez – Vibrations
- "Le vent du changement" par REGARDS
"C’est l’histoire d’une Île des Caraïbes de l’Empire britannique, majoritairement peuplée de descendants d’esclaves africains, de pauvres immigrants irlandais, et de quelques Asiatiques. Au cœur des quartiers populaires et des ghettos de sa capitale, des soirées en plein air résonnent au son des derniers titres arrivés par bateaux de la Nouvelle Orléans, ou encore captés sur les radios US. Les premiers producteurs enregistrent des galettes locales directement inspirées de ce qui se passe chez l’oncle Sam. Les stars jamaïquaines s’appellent alors Derrick Morgan, le Cubain Laurel Aitken ou encore Owen Gray. Bien avant le reggae, et même le ska, le vent du changement soufflait donc déjà dans les haut-parleurs de Kingston."
Par KING MARTOV - REGARDS
- « It is a fine record » by Blues & Rhythm
"Just like busses… For many years Jamaican r&b languished largely forgotten, an occasional article or radio show being it in terms of exposure (Hi Tony Rounce, last time I heard ‘Kissin Gal’, included here, you were spinning it on Stuart Colman’s radio show – thirty years ago, was it ?). Now with the public domain time-span having elapsed, it is nearly as difficult to keep up with what is coming out, as it is to sort out the intricacies of the Jamaican record companies that originally issued this material. This double set contains 44 titles and unlike say, the BlueBeat series reviewed in B&R 268 which contains plenty of doo-woop and ballad styled material, the focus here is almost excusively on up-tempo rocking items – or at least mid-tempo shuffles, and with walking basses a plenty. Some of these titles are at risk of becoming over familiar – Laurel Aitken’s ‘Boogie Rock’ makes a great opener, it is a fine record, but the rapidly developing problem is that everyone includes it. Less well-known – to me at any rate – is Dezing Laing’s ‘Bloodshot Eyes’, which could come from either Wynonie Harris or Hank Penny, though my money is still on the former, and The Jiving Juniors’ ‘Hip Rub’, with influences from The Coesters and early 60s New Orleans r&b. Nice to hear Duke Reid’s All Stars’ ‘Pink Lane Shuffle’ and The Blues Blasters’ ‘Down Beat Special’ too, both with a sound that hards back to the early 1950s, and a young Owen Gray (he’s still active) referencing Rosco Gordon and Big Joe Turner on ‘Running Around’. A couple of choices do not really fit the remit – Laurel Aitken’s ‘Baba Kill Me Goat’ certainly is not r&b (though I do like the way that Laurel’s piano break approximates the banjo in mento), and The Folkes Brothers’ well-known ‘Oh Carolina’ is more important for its neo-African drumming than the r&b connection ; ditto ‘The Mellow Cats’, ’Another Moses’. There’s no real problem with the rest ; despite my description earlier it really is quite a variety of sounds. Check your shelves and see how much of this material you already have. There is no denying that this all excellent music, and if you have previously enjoved Jamaican r&b, you’ll certainly thrill to this set."
Par Norman DARWEN - BLUES & RHYTHM
- "44 titres d'exception" par Reggae.fr
"Le polyvalent Bruno Blum est à l'origine d'un nouveau coffret double CD à mettre entre les mains de tous les passionnés de musique jamaïcaine. "Jamaica Rythm & Blues 1956-1961" rassemble 44 titres d'exception témoignant des premiers enregistrements "made in Jamaica". Influencé par le son de la Nouvelle-Orléans et de Memphis, ce R&B jamaïcain est un cocktail unique de blues, boogie-woogie, shuffle, jazz swing, jump blues, soul, gospel, nyabinghi, doo-wop et rock and roll !
On y retrouve des artistes tels que Derrick Morgan, Ernest Ranglin, Rico Rodriguez, Laurel Aitken et beaucoup d'autres..."
par REGGAE.FR
- « Un portrait lumineux… » par JAZZ NEWS
La publication d’un coffret consacré au rhythm & blues de Kingston vient confirmer l’étroit cousinage entre les cultures afro-américaines et jamaïcaines, dont la conséquence directe a été la naissance du reggae.

Au milieu des années cinquante, au moment où les Afro-Américains se lancent dans la lutte contre la ségrégation et la reconnaissance de leurs droits civiques, les Antilles britanniques se battent pour leur indépendance. En Jamaïque, le mouvement rasta pilote la contestation en prônant un retour en Afrique largement inspiré de la doctrine édictée par Marcus Garvey à Harlem, au lendemain de la Grande Guerre.
Cette fascination pour l’Amérique noire ne se limite pas à la politique, elle trouve un prolongement musical logique que soupçonnaient les amateurs de rhythm’n blues, et dont Frémeaux & Associés apporte la preuve avec le double CD Jamaica – Rhythm & Blues 1956-1961.Bien servi par le travail éditorial de Bruno Blum, les 44 enregistrements réunis ici dressent un portrait lumineux du rôle joué par le rhythm’n blues dans l’apparition du reggae.
La première caractéristique de la musique populaire de l’île est son afro-centrisme, preuve d’une Black pride d’avant-garde. Si le géant du disque RCA n’a pas jugé utile de diffuser ses produits auprès des couches populaires jamaïcaines du fait de leur faible pouvoir d’achat, les enregistrements d’Elvis sont néanmoins accessibles sur les ondes des radios américaines entendues depuis Kingston ; loin d’y souscrire, les musiciens jamaïcains se reconnaissent infiniment mieux dans l’érotisme sans fard et la truculence vestimentaire des stars de l’Amérique noire, ainsi que l’illustre l’adulation d’un Lee « Scratch » Perry ou d’un Owen Gray pour Little Richard, son exubérance scénique, ses tenues chatoyantes et sa coiffure conk extravagante. L’autre caractéristique du rhythm & blues jamaïcain, directement artistique, est son affinité avec une nonchalance « méridionale » qu’il partage largement avec les productions noires de Memphis et de La Nouvelle Orléans. L’influence des Memphians B.B. King et Rosco Gordon (le best-seller de ce dernier en 1951, « No More Doggin’ », est plagié par Owen Gray sous le titre « Running Around ») et de champions du rhythm’n blues néo-orléanais tels que Roy Brown, Fats Domino, Sugar Boy Crawford ou Professor Longhair est flagrante, alors que les stars de l’Amérique noire de New York ou de Californie intéressent sensiblement moins les créateurs jamaïcains.
La preuve que l’appropriation du rhythm’n blues par les musiciens de Kingston n’est pas affaire de plagiat nous est donnée par cette forme de discrimination stylistique ; coloré par une inspiration rythmique et mystique directement héritée de l’Afrique, le penchant des Jamaïcains pour la musique populaire afro-américaine sudiste traduit au contraire une volonté de s’appuyer sur une atmosphère familière (la musique black de la Nouvelle-Orléans est perméable de longue date à la culture de la Caraïbe) en donnant naissance à un rhythm’n blues, paresseux et sensuel, spécifiquement jamaïcain. A terme, cette autonomie de pensée va devenir le moteur de l’évolution des sonorités propres aux productions jamaïcaines. Au lieu de poursuivre sur le chemin de l’imitation en adoptant la grammaire de la soul music naissante, les musiciens de l’île vont s’émanciper avec le ska et le rocksteady qui lanceront, en moins d’une décennie, les bases du reggae.
On le sait, le succès planétaire de cette école a fortement marqué la musique populaire de la planète, à commencer par le rhythm’n blues afro-américain des années soixante-dix dont certains créateurs se retrouvaient dans les affirmations afrocentriques du reggae. Derrière l’ironie, cette parabole de l’imitateur imité illustre la façon exemplaire dont la diaspora africaine du Nouveau Monde a su imposer sa différence en se nourrissant de la diversité de son propre imaginaire.
par Sébastian Danchin – JAZZ NEWS
- « Bienfaisantes radiations » par Mondomix
« C’est un vide crucial qui se trouve comblé par la parution de ce double CD. Au milieu des années 50, lassés de devoir importer des disques américains, la poignée de propriétaires des sound systems qui font danser Kingston franchit le pas de la production. Leur modèle : le rhythm & blues américain voisin, particulièrement les shuffles et leur syncope propice aux déhanchés  sur le pistes, qu’ils demandent aux musiciens  de particulièrement accentuer. Les producteurs ? Coxsone Dodd, Prince Buster, Duke Reid, Edward Seaga. Les musiciens ? Roland Alphonso, Rico Rodriguez, Don Drummond, ou Ernest Ranglin, qui délivre ici moult  lignes de guitare à haute tension. Les 44 enregistrements présentés n’étaient plus disponibles depuis les années 60. Leur importance historique n’a d’égale que l’humeur bonhomme qui s’en dégage, prémices à toutes les bienfaisantes radiations qui émaneront bientôt de la Jamaïque. »
Mondomix
- «Excellente initiative » par Sur la Route de Memphis
Je faisais partie des initiés avant même cette parution, mais celle-ci est des plus bienvenues car elle ne recoupe que très peu (6 titres sur les 44) les deux compilations britanniques couvrant ce style, parues sur Sequel et Proper. Bruno Blum a donc fait les bons choix, en plus de rédiger un livret digne d’intérêt. Ceux qui s’intéressent, peu ou prou, aux musiques de la Nouvelle Orléans retrouveront des sonorités très Fats Domino ou Shirley & Lee au fil des morceaux, plus un peu de musique antillaise, des instrumentaux entre r’n’b et jazz trad, un teen rock, deux doowops, deux titres influencés par la country, histoire de rompre la monotonie. Excellente initiative
Par Bernard BOYAT - SUR LA ROUTE DE MEMPHIS
- « Une très belle compilation… » par Soul Bag
Après des compilations sur les musiques caribéennes (calypso, goombay, mento), Frèmeaux s’attarde en Jamaïque avec un double CD consacré au rhythm and blues local, qui évoluera naturellement vers le ska, le rock steady puis le reggae. 44 titres pour prendre conscience de l’influence, via les radios et les disques, du R&B de la Nouvelle-Orléans mais aussi et surtout de Memphis, de l’importance des animateurs locaux qui ont su contourner les obstacles, prix élevé des disques importés en l’absence de circuit officiel de distribution, déficience des infrastructures publiques, en construisant les fameux « sound systems » pour jouer les « dub plates », sans oublier de tenter de verrouiller le système à leur profit. Le livret fouillé de Bruno Blum met tout cela en perspective depuis la musique mento, le lien avec l’Ethiopie et le mouvement rasta, l’apport de la culture locale aux musiques importées, chant, forte présence du trombone, des tambours, en passant par la mise en avant de la basse en raison de la mauvaise qualité des sounds systems, jusqu’à l’apparition des premiers noms importants, Laurel Aitken, Count Ossie, Prince Buster, Desmond Dekker, Don Drummond. Musicalement, c’est du R&B grand teint, sommairement produit, mais d’un niveau tout à fait comparable à ce qui se fait aux Etats-Unis, avec d’excellents chanteurs et solistes. Le rythme chaotique de Roscoe Gordon est étonnamment présent, et lorsque les temps marqués au piano le seront par la guitare ou le trombone, c’est le ska qui prendra son envol. Une très belle compilation à laquelle on espère une suite pour mesurer l’influence éventuelle du doo-wop sur le ska, il y en a clairement chez Desmond Dekker, et de Bo Diddley, souvent cité, sur le reggae.
Par Christophe MOUROT – SOUL BAG
- « Un monde musical fascinant » par ABS Magazine
Il fallait bien qu’un jour on s’intéresse enfin au rythm & blues qui se développa dans les Caraïbes anglophones, la Jamaïque en particulier, influencé par ce qui se passait à Miami (à deux heures d’avion), à New Orleans et aussi à Memphis dans les années 50 et 60 (*). Le mouvement Rastafari et les tambours liturgiques rastas entrent dans la danse et une foule de musiciens locaux suivent les traces des musiciens US de R&B comme Professor Longhair, Ray Charles, le duo Shirley & Lee, Roy Brown, Fats Domino, Jackie Brenston, Wynonie Harris (Denzil Laing reprend ici son Bloodshot eyes) et bien d’autres encore : il faut écouter, entre autres, Theophilius Beckford dans easy snapping, Laurel Aitkin dans Hey Bartender, Owen Gray dans Cutest Little Woman, Higgs & Wilson dans Manny Oh, etc. Des musiciens de grand talent se révèlent comme Ernest Ranglin à la guitare (Jack & Jill Shuffle), T. Beckford au chant et au piano (She’s gone), Roland Alphonso au sax (Pink Lane Shuffle), Derrick Morgan au chant (Fat man, Lover boy), etc. Jazz, rock’n roll, musique latine, country music sont eux aussi populaires en Jamaïque, ainsi que la musique gospel très présente, même si elle est arrangée à la sauce R&B : Judgement day et Mighty Redeemer (Laurel Aitken), Sinner’s weep (Owen Gray) et même Another Moses des Mellow Cats et I met a man des Folk Brothers avec Prince Buster qui portent des messages bibliques, mais d’un point de vu rasta. Pas mal de shuffles aussi dans le R&B jamaïcain, ce rythme syncopé hérité du boogie woogie qui conduira au ska puis au rock steady et enfin au reggae (dès 1968) : parapinto boogie (chanté par Lloyd Clarke), mais surtout des instrumentaux : Duck soup des Drumbago All Stars Pink Lane shuffle des Duke’s Reid’s All Stars, Corn bread and butter d’Eric « Monty » Morris ou Down beat special des Blues Blasters, etc. Il faut savoir que cette musique a un seul but : faire danser. Or la grande masse des Jamaïcains est pauvre, donc sans tourne-disques trop chers, souvent même sans radio à la maison non plus, seulement dans les bars (qui captent des stations de Miami) et dans les nombreuses salles de danse où règnent les dee-jays vedettes qui se débrouillent pour avoir des disques US en exclusivité, lesquels inspirent les orchestres locaux. En outre, beaucoup de producteurs sont aussi grossistes en alcool pour ces bars d’où le nombre de morceaux dédiés à la divine bouteille : Drinkin Whisky, More whiskey et Hey Bartender (Laurel Aitken), Get drunk (Owen Gray), etc. C’est un monde musical fascinant et peu connu que nous font découvrir Bruno Blum et Patrick Frémeaux, un monde très machiste au regard de la quasi absence de femmes dans ces faces (à part Anette Clarke en duo avec Shenley Duffus dans Million Dollar Baby). All aboard…
Note(*) : C’est dans l’air du temps et plusieurs compagnies s’y attèlent comme Frémeaux & Associés, mais aussi Fantastic Voyage, etc.
Par Robert Sacré – ABS magazine
Liste des crédits sur ce CD :
Laurel Aitken/ernest Ranglin, Ruddy Abrahams, Lorenzo Aiken, Denzil Laing & The Wrigglers, Clayton Penny Herbert, Higgs & Wilson, Joe Higgs, Roy Wilson, Theophilius Beckford/rico Rodriguez, Theophilus Beckford, Theophilius Beckford/roland Alphonso, Rico Rodriguez, Emmanuel Rodriguez, Lorenzo Aitken, Drumbago All Stars/count Ossie, Roland Alphonso, Theophilius Beckford/ernest Ranglin, Derrick Morgan, Duke Reid's All Stars, Lloyd Clarke, Bell's Group, The Folk Brothers/count Ossie, John Folks, Owen Gray, Buddy Davidson W/byron Lee & The Dragonaires, Owen Gray/ Don Drummond, The Jiving Juniors/derrick Harriot, Derrick Harriott, Eric Monty Morris, Eric Morris, Morgan Derrick, Duke Reid's All Stars/roland Alphonso, Lascelles Perkins, Lacelles Perkens, Roy Panton, Bunny & Skitter/don Drummond, A.robinson, Neville Esson, The Folks Brothers, Keith & Enid, Stewart, Campbell, Shenley & Annette, Shenley Duffus, The Blues Blasters/dizzy Johnny Moore, Clement Dodd, The Mellow Cats/count Ossie
CDPisteTitreArtiste principalAuteurDuréeEnregistré en
11Boogie rock Laurel Aitken/ernest Ranglin 00:02:331959
12Bloodshot eyes Denzil Laing & The Wrigglers 00:02:331958
13Mammy oh Higgs & Wilson 00:02:291960
14Easy snapping Theophilius Beckford/rico Rodriguez 00:02:561958
15Georgie and the old shoe Theophilius Beckford/roland Alphonso 00:03:371958
16Let george do it Rico Rodriguez 00:03:161961
17Low down dirty girl Laurel Aitken 00:02:431960
18Baba kill me goat Laurel Aitken 00:02:351959
19Duck soup Drumbago All Stars/count Ossie 00:02:381959
110Jack and jill shuffle Theophilius Beckford/ernest Ranglin 00:03:011959
111Fat man Derrick Morgan 00:02:211960
112Pink lane shuffle Duke Reid's All Stars 00:03:191959
113Lover boy Derrick Morgan 00:02:431959
114Parapinto boogie Lloyd Clarke 00:02:421961
115Judgement day Laurel Aitken 00:02:541960
116Kingston 13 Bell's Group 00:03:371960
117More whisky Laurel Aitken 00:03:081961
118Oh carolina The Folk Brothers/count Ossie 00:02:411959
119Cutest little woman Owen Gray 00:02:181960
120Running around Owen Gray 00:02:131960
121Mighty redeemer Laurel Aitken 00:02:491960
122Kissin' gal Buddy Davidson W/byron Lee & The Dragonaires 00:02:401960
21Sinners weep Owen Gray/ Don Drummond 00:02:281961
22Hip rub The Jiving Juniors/derrick Harriot 00:02:111961
23She's gone my baby is gone Theophilus Beckford 00:02:421961
24Drindin' whisky Laurel Aitken 00:02:381960
25Get drunk Owen Gray 00:02:011961
26Corn bread and butter Eric Monty Morris 00:02:151961
27Humpty dumpty Eric Monty Morris 00:02:541960
28I m gonna leave you Derrick Morgan 00:02:081960
29What makes honey Duke Reid's All Stars/roland Alphonso 00:02:091960
210Lonely robin Lascelles Perkins 00:03:241961
211Forty four Roy Panton 00:02:271961
212Don't want me no more Theophilus Beckford 00:02:491959
213Rock with my baby Bunny & Skitter/don Drummond 00:03:201959
214Lover's jive Derrick Morgan 00:03:021961
215Wigger we shuffle Neville Esson 00:02:171959
216Hey bartender Laurel Aitken 00:02:351961
217I met a man The Folks Brothers 00:01:591961
218Everything will be all right Keith & Enid 00:02:191961
219Leave earth Derrick Morgan 00:02:351961
220Million baby dollar Shenley & Annette 00:02:391961
221Down beat special The Blues Blasters/dizzy Johnny Moore 00:03:211961
222Another moses The Mellow Cats/count Ossie 00:02:331961
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Last Updated: Monday, 22 December 2014 22:58
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