Faut-Il Brûler Freud ? - Michel Onfray
Faut-Il Brûler Freud ? - Michel Onfray
Ref.: FA5298

CONFERENCE DE JUIN 2010 à ARGENTAN

MICHEL ONFRAY

Ref.: FA5298

Direction Artistique : Livret : Lola Caul-Futy Frémeaux

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 2 heures 26 minutes

Nbre. CD : 2

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Présentation

La psychanalyse, Freud, le complexe d’OEdipe, l’inconscient…
Depuis près d’un siècle les idées se répandent jusqu’à atteindre ce statut de vérité générale acceptée par tous.
Pourtant, aujourd'hui, Michel Onfray continue sa contre-histoire de la philosophie et analyse Freud.
En marge de sa grande fresque de la Contre-Histoire au sein de l’Université Populaire de Caen, Michel Onfray nous offre ici une synthèse de l’héritage de Freud du point de vue du philosophe.
L’effet placebo est-il la seule vertu de l’enseignement de Freud, les concepts fondateurs de la psychanalyse permettent- ils de comprendre quelqu’un d’autre que Freud lui-même ?
Face à la controverse, Michel Onfray explique, écrits de Freud à l’appui, sa vision ; il dissèque la philosophie de cette grande figure du XXème siècle pour nous présenter l’homme qui se cache derrière la discipline. Car finalement, la philosophie n’est-elle pas, comme le dit Nietzsche dans sa préface du Gai savoir, l’autobiographie de son auteur ?

Lola Caul-Futy Frémeaux
"La pensée Freudienne n'est qu'une pensée magique"
Michel Onfray

"Le freudisme est une gnose, car il a réponse à tout et fonctionne en système clos : ce qui sort de lui est récupéré par lui comme résistance, refus signifiant la maladie, de sorte qu'on envoie bien vite l'athée au confessionnal sous prétexte qu'il lui faudrait une psychanalyse pour lever le conflit oedipien que sa résistance signale..."

Michel Onfray (Le Point 2010)
"Si Michel Onfray fait lire ou relire les oeuvres de Freud, c'est trés bien."
Michel Prigent (Président des PUF)
"On est loin d'un simple débat opposant les partisans et les adeptes de la psychanalyse, et l'on est en droit de se demander si les motivations marchandes ne sont pas désormais d'un tel poid éditorial qu'elles finissent par abolir tout jugement critique. La question mérite d'être posée."
Elisabeth Roudinesco (Le Monde)
Michel Onfray : Faut-il brûler Freud ? Conférence philosophique du 16/06/2010 à Argentan
Freud est traité dans les cours 15 et 16 de la Contre-Histoire de la Philosophie de Michel Onfray, à paraître en 2011
Production : Lola Caul Futy pour Groupe Frémeaux Colombini SAS.
Droits : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore.



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Presse
Belle initiative  des éditions Frémeaux, qui d’une part publient la conférence du sulfureux Michel Onfray, intitulée de façon provocante « Fau-il brûler l’art contemporain ? »… nous n’allons pas revenir sur la polémique suscitée par les écrits et dires du philosophe contestataire et libertaire qui entend à présent réhabiliter Camus dans sa juste ampleur (nous en reparlerons). D’autre part, ces mêmes éditions proposent les cours (…) du philosophe et ancien ministre Luc Ferry qui entend, lui montrer les apports incontournables de Freud à la psychologie, et d’autre part sa contribution décisive  à la pensée occidentale… Deux auteurs  que tout oppose, sauf le talent d’orateur et de vulgarisation.B.R. – Le Journal du Médecin
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Conférence philosophique du 16/06/10 à Argentan. Depuis un siècle, les idées émises par Freud se répandent jusqu’à atteindre un statut de vérité générale : le complexe d’Oedipe, l’inconscient, le ça, le surmoi, la psychanalyse… Il est peut-être temps, enfin, d’interroger ces concepts et ces enseignements, de synthétiser l’héritage de Freud et de questionner l’homme lui-même qui passe tout entier dans sa philosophie… Un titre accrocheur pour une conférence qui ne l’est pas moins.Par Jacques VAZEILLE – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES
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"Après Dieu, Michel Onfray déboulonne Freud, le freudisme et les freudiens. Les griefs qu’il récapitule en tête de sa conclusion  (voir l’extrait ci-dessous) sont de trois ordres. Le premier est biographique : Freud aurait eu un comportement malhonnête. En deuxième lieu sa thérapie n’a pas fait ses preuves. Progressiste ou révolutionnaire, Freud ? En aucun cas, objecte Michel Onfray, qui tient à le mettre également en cause sous l’angle de la politique. C’était un fieffé conservateur, gardien des bonne mœurs et partisan de régimes autoritaires.Au terme de cette analyse, une question s’impose : si Freud fut bien cet affabulateur accablé par un lourd dossier ; s’il a bien été un philosophe qui a détesté la philosophie pour mieux déployer sa pensée dans le seul cadre philosophique : s’il a très tôt détesté les biographes parce qu’il savait que cette engeance ferait un jour l’histoire de ce qu’il s’est évertué, lui et ses amis, à présenter sous le signe de la légende ; si son odyssée fut celle d’un « aventurier », selon sa propre confidence, prêt à tout pour obtenir ce qu’il revendique obsessionnellement comme un droit : la célébrité et la richesse, la gloire et la réputation planétaire ;  si sa revendication d’être un scientifique légitimé par la clinique cache la proposition subjective, personnelle et autobiographique d’une psychologie littéraire ; si sa grande passion fut l’inceste et qu’il a étendu son fantasme à l’univers entiers pour en supporter plus facilement l’augure ; s’il a effacé les preuves de capharnaüm théorique et clinique de son trajet pour présenter sa découverte sous forme d’un continuum scientifique linéaire procédant de son seul génie ; si ses entreprises d’écriture autobiographiques, notamment l’Autoprésentation et  Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique, fabriquent cette version féerique d’un homme génial découvrant tout seul le continent vierge de l’inconscient ; si la clinique freudienne fut une cours des miracles pendant des année, y compris celles du divan ; si le psychanalyste a sciemment falsifié les résultats cliniques afin de dissimuler les échecs de son dispositif. Analytique ; si le divan soigne dans la stricte mesure de l’effet placebo ; si l’épistémologie de Freud procède de la seule affirmation performative ; s’il a recyclé le vieux dualisme de la philosophie occidentale en opposant le corps et l’âme sous forme de plasma germinal physiologique et d’inconscient psychique, et ce afin de négliger le premier pour mieux célébrer le second ; si Freud a magnifié la causalité magique, notamment par un usage des facilités symboliques, au détriment de toute raison raisonnable et raisonnante ; si l’aventure viennoise se contente d’incarner, dans son temps, et selon les tropismes du moment, la vieille logique chamanique des sorciers, des mages, des guérisseurs et des exorcistes ; si le pessimisme de Freud lui fait tourner le dos à la philosophie des Lumière et l’installe du côté de ce qu’au XVIIIe siècle on appelait les Antiphilosophes ; si de ce fait, on retrouve Freud soutenant le césarisme autoritaire de Dollfuss ou de Mussolini ; si l’on découvre dans son œuvre matière ontologique à une phallocratie misogyne et homophobe et non à une pensée de la libération sexuelle – alors : comment expliquer le succès de Freud, du freudisme et de la psychanalyse pendant un siècle ?"Par LIRE
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Avec « le Crépuscule d'une idole », Michel Onfray triomphe en librairie, mais dans les journaux, les critiques pleuvent avec une rare violence : d'Elisabeth Roudinesco à Alain Finkielkraut, et de Jacques-Alain Miller à Alain Badiou, il semble faire l'unanimité contre lui. Même son ancien éditeur, Bernard-Henri Lévy, a très sévèrement condamné sa mise en cause de « l'affabulation freudienne ». Pascal Bruckner, lui, ne s'était jusqu'ici pas prononcé. Dans le cadre de l'enquête publiée cette semaine dans « le Nouvel Observateur », il a répondu à nos questions... l'air plutôt amusé par une telle polémiqueBibliObs.- Que pensez-vous des réactions, très violentes, suscitées par le livre de Michel Onfray dans l'ensemble des journaux français ? Pascal Bruckner.- Il y a d'abord une jalousie inhérente au milieu intellectuel, qui explique cette violence face à son succès. Un succès dont, pour ma part, je me réjouis, parce qu'Onfray est un gros bosseur. En pratiquant une philosophie au bazooka, souvent sans nuances, il a touché quelque chose de profond, qui est la sclérose intellectuelle du monde analytique aujourd'hui. Dans les années 1970, il y avait une circulation entre différents courants, et une production théorique de premier plan ; le livre d'Onfray a réveillé un monde assoupi et dogmatique.BibliObs.- Vous avez donc apprécié son livre ?P. Bruckner.- Oui, même si sa volonté de tuer le père Freud est évidemment assez cocasse : il démontre malgré lui la pertinence des hypothèses freudiennes. En réalité, ce qu'on pourrait plutôt lui reprocher, c'est son côté Charles Bronson, dans « Un justicier dans la ville ». Il y a chez lui la tentation d'un nettoyage éthique rétrospectif : du haut de notre position actuelle, juger les auteurs du passé risque toujours de passer pour une forme d'inquisition a posteriori, pour une façon assez arrogante de verser dans une sorte de maccarthysme philosophique.D'autre part, quand il s'en prend à la « France moisie », il exagère un peu : il est lui aussi un produit de Saint-Germain-des-Prés, je suis bien placé pour le savoir - nous avons le même éditeur ! Sa vocation de justicier le place donc dans une position délicate. Mais au-delà des polémiques, ce que je retiens, c'est qu'il m'a donné envie de relire Freud. Et puis un homme qui suscite de telles passions ne peut être complètement mauvais, il ne peut pas avoir tout faux. Ce qui serait intéressant, à présent, c'est que Michel Onfray fasse la même chose avec Nietzsche, en examinant de près ce qui a permis au nazisme de se réclamer de sa pensée...BibliObs.- Son succès public, qui est assez considérable, ne vous surprend donc pas... P. Bruckner.- C'est précisément parce qu'on lui tape dessus que tout le monde l'achète. Son seul défenseur est l'un des auteurs du « Livre noir de la psychanalyse ». Ça le rend sympathique, ce rôle de bouc émissaire. Ce qui aurait pu lui arriver de pire, c'est l'indifférence... Il a d'ailleurs synthétisé beaucoup de critiques du freudisme qui existaient avant lui, chez Emmanuel Levinas, chez René Girard ou même chez Roland Barthes. Simplement, il leur donne la forme d'un uppercut théorique... Au fond, je pense que beaucoup de philosophes se mordent les doigts de n'avoir pas eu cette idée avant lui !BibliObs.- Est-ce votre cas ?P. Bruckner.- Non, pas du tout ! Quand il y a un succès, je crois qu'il faut s'incliner sans trépigner comme un enfant à qui on a piqué son jouet. Or il a bel et bien levé un lièvre, reconnaissons-le.BibliObs.- Est-ce sous cet angle que vous avez lu sa récente passe d'armes avec Bernard-Henri Lévy, dans les colonnes du « Point » ?P. Bruckner.- Comme souvent quand il y a un règlement de comptes entre intellectuels, c'est d'abord parce qu'ils ont beaucoup de choses en commun : BHL a été l'éditeur d'Onfray, et j'ai toujours été frappé par leur mimétisme physique ; pour la diction, notamment, je pense qu'Onfray a beaucoup pris à Lévy.  Leur querelle est à bien des égards, je crois, une querelle d'orgueil, une querelle d'ego. Mais peu importe : l'essentiel, c'est de bien considérer que ce genre de débat ne peut avoir lieu qu'en France. C'est le dernier lieu au monde où on peut s'écharper pour des idées ! Comme au XVIIIe siècle, en somme, où les philosophes des Lumières s'insultaient déjà très violemment...Propos recueillis par Grégoire Leménager dans le cadre de l'enquête sur Michel Onfray et Bernard-Herni Lévy publiée cette semaine par «le Nouvel Observateur»(C) Le Nouvel Observateur
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Dans «le Crépuscule d’une idole», le philosophe s’attaque de façon argumentée à la figure de Sigmund Freud, accusé d’avoir fabriqué une science à l’aide de manipulations.[...] Nietzsche est resté son «ami». Marx aussi, mais marié à l’anarchiste Proudhon. Freud non. Et ce désamour est né, entre autres, de la lecture du Livre noir de la psychanalyse, qui lui a «dessillé les yeux». Dès lors, il a décidé de relire Freud, tout Freud, ses livres et ses correspondances, et s’est convaincu que les «cartes postales freudiennes» qu’il lisait lui-même à ses élèves des classes de philosophie - à savoir «Freud a découvert l’inconscient tout seul à l’aide d’une auto-analyse extrêmement audacieuse et courageuse»,«la psychanalyse procède d’observations cliniques, elle relève de la science»,«le complexe d’Œdipe est universel»,«Freud a découvert une technique qui, via la cure et le divan, permet de soigner et de guérir les psychopathologies»,«la conscientisation d’un refoulement obtenue lors de l’analyse entraîne la disparition du symptôme»,«la psychanalyse est une discipline émancipatrice», etc. - que ces cartes postales, donc, n’étaient que le résultat du travestissement de l’histoire réelle du freudisme en légende. D’où la thèse, défendue dans le Crépuscule d’une idole, d’une «histoire nietzschéenne de Freud, du freudisme et de la psychanalyse», dans laquelle le freudisme est une production littéraire ou une philosophie (vitaliste) - «ce qui n’est pas rien» - qui, comme toute philosophie lue en nietzschéen, «est la confession autobiographique de son auteur». La psychanalyse, écrit Onfray, «est une discipline vraie et juste tant qu’elle concerne Freud et personne d’autre», dans la mesure où elle tient à «la transformation des instincts, des besoins physiologiques d’un homme en doctrine ayant séduit une civilisation», et aux «mécanismes de l’affabulation ayant permis à Freud de présenter objectivement, scientifiquement, le contenu très subjectif de sa propre autobiographie - en quelques mots, je propose ici l’esquisse d’une exégèse du corps freudien…»[...] Si la psychanalyse n’est que l’autobiographie de Sigmund Freud, comme le soutient Onfray, elle révèle un homme bien peu… légendaire. Mais, depuis Freud, la psychanalyse, en dépit de toutes les critiques, a connu un essor considérable. On ne peut pas seulement expliquer son succès par le fait qu’elle a «fait entrer le sexe dans la pensée occidentale», qu’elle s’est instituée en «église» protégée par ses dévots, que le «freudo-marxisme» (Reich, Marcuse, les enfants de Mai 68…) lui a donné une patine «plus séduisante», ou qu’elle se trouve à présent en syntonie avec le culte narcissique du Moi que célèbre l’individualisme libéral. Ses praticiens, dont on ne peut pas penser qu’ils soient tous incapables de reconnaître un «effet placebo», peuvent attester son efficacité pour soulager les souffrances ou délier les «nœuds» qui empêchent de bien vivre. Ses concepts sont utilisés par tout le monde - y compris par Onfray, qui, par exemple, à propos du rapport de Freud à Nietzsche parle de «meurtre du père» - et elle est devenue l’une des langues de notre culture. Aussi n’est-il pas sûr que la bombe lancée par Onfray parvienne à la «pulvériser» : cela est aussi difficile que de vouloir éliminer les racines latines du français ou de l’italien.(C) Libération - Robert MAGGIORI
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Le philosophe Michel Onfray publie un essai féroce, « le Crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne » et "Faut-il brûler Freud ?" (Conférence à Argentan). Julia Kristeva, psychanalyste et auteur des « Nouvelles maladies de l'âme », lui répond.Le Nouvel Observateur. - Michel Onfray, votre nouvel essai, « le Crépuscule d'une idole », suscite un débat très médiatisé. Abordons la question centrale posée par votre livre. Vous soutenez que la psychanalyse freudienne est présentée, non comme l'hypothèse d'un homme, mais comme une vérité d'ordre général. Pour vous, le freudisme n'est qu'« une vision du monde privée à prétention universelle ». Pourquoi ?Michel Onfray. - En effet, la légende prétend ceci, elle se contente d'épouser la version donnée par Freud lui-même de son aventure en son temps : la psychanalyse serait une « science » à mettre en perspective avec celles de Copernic et de Darwin puisque, vexé de n'avoir pas obtenu le Nobel en 1917, Freud se pose lui-même la couronne sur la tête en affirmant que l'humanité a connu trois blessures narcissiques considérables : la première avec Copernic, qui enseigne que la Terre n'est pas au centre du monde, contrairement à ce qu'enseigne le christianisme, mais que le Soleil occupe la place centrale. La deuxième avec Darwin, qui montre que l'homme procède d'un singe et n'est pas la créature de Dieu qui signerait la perfection de la Création. La troisième avec Freud lui-même, qui prouverait que la conscience ne fait pas la loi en chacun, que le moi n'est pas maître chez lui, mais que l'inconscient fait la loi. Or cet inconscient est présenté comme une découverte majeure par Freud, mais elle n'est jamais susceptible d'une définition digne de ce nom dans les 6000 pages de l'oeuvre complète... Dès que la raison s'avance, l'inconscient recule. Immodeste, Freud ajoute même que, de ces trois sciences (astronomie, science naturelle, psychanalyse), la sienne inflige la blessure narcissique la plus profonde à l'humanité ! Version officielle, donc : la psychanalyse est une science construite de haute lutte par l'introspection qu'est l'autoanalyse de Freud présentée par les hagiographes comme une performance intellectuelle inégalée ! Alors qu'elle n'est en fait que la réactivation d'une vieille pratique antique relevant des fameux exercices spirituels... En fait, je propose une lecture nietzschéenne de Freud et, m'appuyant sur la préface du « Gai Savoir », qui affirme qu'une philosophie est toujours l'autobiographie de son auteur, qu'elle en constitue les confessions, j'invite le lecteur à me suivre dans le mécanisme de cette construction d'une discipline privée, d'une psychologie littéraire, d'une doctrine existentielle personnelle présentée comme une théorie universellement valable en vertu de la seule extension du désir de Freud à la totalité du monde. Pour le dire plus trivialement, Freud prend ses désirs pour la réalité et assène que ce qu'il affirme est vrai pour le monde entier du simple fait qu'il l'affirme. La méthode n'est guère scientifique, convenons-en..Julia Kristeva. - Il y plus de cent ans, Freud, un petit-fils de rabbin, humaniste et psychiatre, relit les mythes confrontés aux fantasmes de ses patients et aux siens. La psyché des Grecs, le nèphèsh des juifs, l'anima des chrétiens deviennent une co-présence du développement de la pensée et de la sexualité. Aux antipodes de l'automatisation en cours de l'espèce humaine, et contre la métaphysique qui persiste à isoler la chair et l'esprit, Freud affirme ce message universel : nous sommes en vie si et seulement si nous avons une vie psychique. Certains n'en reviennent pas ! Le complexe d'Oedipe, levier de ce remaniement, varie selon les sexes, les structures psychiques et les civilisations, mais reste l'organisateur de la vie psychique. La sexualité - Freud ne cédera jamais sur ce point - ne « biologise pas l'essence de l'homme » car elle est doublement articulée : détermination biologique et liens symboliques construisent l'être parlant dans la suite des générations. Fait de langage, votre sexualité vous échappe : poussée inconsciente, tout le plaisir est là. « Dès qu'on parle on fait du sexe, il suffit d'écouter », dit Freud. Conséquences universelles de la coprésence sexualité-pensée : le transfert, moteur du lien analytique par lequel vous transférez votre mémoire passionnelle au présent pour redonner vie à votre « appareil psychique ». Subjectif, Freud s'arrache aux préjugés et pense les pesanteurs de la tradition. Son constat « la femme tout entière est taboue » sonne la fin des civilisations patriarcales. L'intensité de la relation précoce fille-mère l'amène à conclure que « la bisexualité est bien plus accentuée chez la femme que chez l'homme » et à modifier son premier oedipe. Klein, Lacan, Winnicott, Bion et d'autres développent la vitalité de ce work in progress qui accompagne le psychique jusqu'au prépsychique.(C) Nouvel Observateur
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Freud sa vie, sa pensée, son oeuvre, son héritage
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:06:21
    2010
  • 2
    A l'origine de ma démarche
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:09:22
    2010
  • 3
    La légende freudienne
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:07:51
    2010
  • 4
    Contre la légende, l'histoire
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:14:51
    2010
  • 5
    Une autobiographie controlée
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:10:24
    2010
  • 6
    L'histoire familiale qui forge l'homme
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:10:20
    2010
  • 7
    Le complexe d'Oedipe
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:12:24
    2010
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    En amont de la psychanalyse
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:07:55
    2010
  • 2
    Errance thérapeuthique
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:09:37
    2010
  • 3
    L'inconscient, une fiction idéaliste
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:11:23
    2010
  • 4
    La pensée magique
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:08:47
    2010
  • 5
    Le divan et l'argent
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:09:23
    2010
  • 6
    La psychanalyse ne guérit pas
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:06:38
    2010
  • 7
    Son positionnement politique
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:13:23
    2010
  • 8
    Faut-il brûler Freud ?
    Michel Onfray
    Michel Onfray
    00:08:09
    2010
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