Deux hommes dans Manhattan (avec Martial Solal)
Deux hommes dans Manhattan (avec Martial Solal)
Ref.: FA5849

Suivi de l’intégrale Christian Chevallier (le Prince du jazz français) 1955-1962

Christian Chevallier

Ref.: FA5849

Direction Artistique : OLIVIER JULIEN

Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

Durée totale de l'œuvre : 3 heures 49 minutes

Nbre. CD : 3

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  • - Choc Classica
  • - * * * Jazz Magazine
Présentation

Surnommé par Jean Cocteau « Le Prince du jazz français », Christian Chevallier (1930-2008) est un pianiste, vibraphoniste et conducteur d’orchestre remarquable, et l’un des plus grands arrangeurs des fifties. Olivier Julien regroupe ici ses premiers albums jazz, en commençant par la formidable bande originale du film « Deux hommes dans Manhattan », avec Martial Solal. Un Christian Chevallier au sommet de son art qui a laissé une empreinte indélébile sur le jazz hexagonal.
Patrick FRÉMEAUX 



CD1 : CHRISTIAN CHEVALLIER ET MARTIAL SOLAL (BANDE ORIGINALE DU FILM DEUX HOMMES DANS MANHATTAN DE JEAN-PIERRE MELVILLE) : SÉQUENCES 1 À 9. CHRISTIAN CHEVALLIER : DREAM TIME • MINOR • A MOUNTAIN SUNSET • QUARTET MIND • NICE JOKE • AURA • SAXOLOGIE • NEW DAY • LES COPEOS • BADINAGE • CONCERTINO • FICTION • NIGHT IN TUNISIA • PIERRE SPEAKING • OLYMPIA • DIZZ DELIGHT • VLINE.

CD2 : ALPHA • B.S.O.P. • FICTION • STREET IN SAINT-GERMAIN • LA CIENEGA • CRYSTAL • CHET • MYTHE • VLINE • BUGGY AND SOUL • MARATHON SUITE • RENDEZ-VOUS À MELBOURNE • MAD DOG • ACK’S DILEMNA • LABYRINTHE • WITCH • MICHEL ANGE • ASANA • AQUARIUM • LES ROIS MAGES • 6+6.

CD 3 : CROQUEMITOUFLE • IL FAIT DES BONDS... LE PIERROT QUI DANSE • LE MUR • SI JE POUVAIS UN JOUR REVIVRE MA VIE • STORMY WEATHER • THE MAN I LOVE • ROUND ABOUT MIDNIGHT • CARAVAN • JUMPOLOGIE (1... 2... 3... JUMP!) • JERICHO • L’AMOUR EST DANS LA RUE (ON THE STREET WHERE YOU LIVE) • J’AURAIS VOULU DANSER (I COULD HAVE DANCED ALL NIGHT) • SUMMERTIME • I GOT PLENTY O’ NUTTIN • BESS, YOU IS MY WOMAN • IT AIN’T NECESSARILY SO • ÇA TOURNE ROND (AFRICAN WALTZ) • WHISPER NOT • JEANNINE • JASMINA • THE MADISON (1ÈRE PARTIE) • THE MADISON (2ÈME PARTIE) • 23. THE BIG M • DRUG STORE MADISON. TITRES BONUS : KENNY CLARKE : DREAM TIME • GOLD FISH • BLACK KNIGHT • JEAN-PAUL.

DIRECTION ARTISTIQUE : OLIVIER JULIEN

Presse
Deux hommes recherchent dans Manhattan le délégué français à l’ONU qui a disparu. Dans leur quête, au bout de vingt-cinq minutes, ils visitent les studios Capitol où enregistre une chanteuse. Le vibraphoniste est Christian Chevallier. Avec Michel Legrand, Martial Solal, Hubert Rostaing et Jacques Denjean, il fut un des grands arrangeurs français du jazz et de la scène hexagonale. La postérité, parfois injuste, l’a oublié. La Discothèque idéale de CLASSICA n°105 l’a consacré. Il fut surnommé « le prince du jazz français » par Jean Cocteau. Convoquant en studio pour de grandes formations le gratin des musiciens de jazz des années 1950 et 1960, il publia plusieurs albums soigneusement arrangés dont l’écoute un demi-siècle plus tard rend justice à la pertinence des ses compositions originales, à la sobre beauté des ses choix de timbres et à la magnificence des harmonies qu’il met en œuvre, qui représentent toute l’affaire de l’arrangement. Ce coffret prouve sans nul doute que Christian Chevallier fut un de nos grands musiciens français et l’un des tout premiers arrangeurs. C’est aussi l’occasion de réécouter Bobby Jaspar, René Guérin, Jean-Louis Chautemps, le vibraphoniste Fats Sadi, Allan Eager et le contrebassiste Pierre Michelot. Co-auteur, entre autres du « Toulouse » de Claude Nougaro, il fut sollicité par des chanteurs de premier plan (Trénet, Nougaro, Bécaud) et des chanteuses exigeantes (Juliette Gréco, Jeanne Moreau). Sont ici regroupés en trois CD des albums vinyle et des 45 tours devenus rarissimes, véritable trésor discographique où il mit son talent au service d’impeccables grandes formations dont aujourd’hui l’économie rendrait l’existence difficile, ainsi que des quartets et quintets de jazz. Tout sonne actuel, brillant, enthousiasmant. Ce coffret est une indispensable aubaine, d’autant que, cerise sur un délectable gâteau musical, il inclut la musique reconstituée en studio qu’il composa avec Martial Solal pour « Deux Hommes dans Manhattan », le très beau film de Jean-Pierre Melville. Par Jean-Pierre JACKSON - CLASSICA
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Passé le hors d’œuvre assez quelconque de la musique du film « Deux Hommes dans Manhattan » (à la confection duquel Martial Solal vint prêter main forte) et les quatre titres assez bridés du EP 45-tours « Musique pour deux » en quintette avec Bobby Jaspar (fl) et « Fats » Sadi (vib), on passe au plat de résistance avec le LP 25cm « Big And Small » où, d’une face à l’autre, se succèdent big band et quartette (le quintette précédent, moins Jaspar). Si le quartette met mieux en valeur les talents individuels, notamment celui de Chevallier pianiste, ce sont les qualités d’arrangeur de ce dernier qui méritent un détour récompensé par la qualité des pupitres, soit la crème du bop français de l’époque, de Roger Guérin à Jean-Louis Chautemps. Se succèdent sur les deux premiers de ces trois CD les albums « Formidable », « Prince du Jazz Français » (tel que Jean Cocteau surnomma Chevalier) et « 6+6 » où l’on voit le compositeur et arrangeur tutoyer l’héritage de Stan Kenton et ses collègues de la West Coast. Changement de registre avec le troisième CD où, à grand renfort de cordes et de voix (les Angels), on sent poindre l’attrait de la variété qui dominera la suite de la carrière de Chevallier. On serait tenté d’en rester au recueil en 2CD, mieux présenté et documenté, du label Fresh Sound (« Le Prince du Jazz », 2016), s’il n’y avait ici en bonus l’EP 45-tours « Kenny Clarke joue Christian Chevallier » de 1958. Par Franck BERGEROT – JAZZ MAGAZINE
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« Compositeur et orchestrateur d'immense talent, Christian Chevallier donna tout son talent à cet univers que l'on appelait joliment "Variété", façon de dire qu'il y avait tout à la fois du tragique, de la joie, des larmes et du rire à l'affiche des Music-halls. Un monde à fanfreluches et jongleurs, bas résilles et magiciens.La liste est longue des artistes pour lesquels Chevallier composa : la mélodie et l'orchestration de "Toulouse", pour Claude Nougaro, l'arrangement de "Ce soir je te dis tout" pour Gilbert Bécaud, nous les avons déjà célébrés. Mais le triple album que l'excellent label Frémeaux et associés publie rend hommage à celui que Cocteau surnomma "Le Prince du jazz français". Le traitement qu'il donne aux cuivres traduit la passion des musiciens de cette génération pour Duke Ellington, Count Basie, mais encore Stan Kenton - que plus personne ne cite mais qui influença nombre de compositeurs en France.Christian Chevallier traitait aussi les cordes en maître. Alors, ne manquez pas ce triple album à petit prix, vous ne le regretterez pas.Et maintenant, nous attendons avec impatience la suite - notamment Grapelli + cordes, un disque introuvable et formidable, qui démontre que Chevallier était un peu notre Claus Ogerman, autrement l'un des meilleurs au monde. Que les ayant-droits se réveillent un peu bon sang de bonsoir, et qu'ils ouvrent leurs archives au label Frémeaux et associés. »Par Frédérick CASADESUS - MEDIAPART
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 1
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:01:52
    1959
  • 2
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 2
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:02:08
    1959
  • 3
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 3
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:03:23
    1959
  • 4
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 4
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:02:02
    1959
  • 5
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 5
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:01:38
    1959
  • 6
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 6
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:03:17
    1959
  • 7
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 7
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:02:22
    1959
  • 8
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 8
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:02:39
    1959
  • 9
    Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville - Séquence 9
    Christian Chevallier, Martial Solal
    Christian Chevallier
    00:04:24
    1959
  • 10
    Musique pour deux - Dream Time
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:50
    1955
  • 11
    Musique pour deux - Minor
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:30
    1955
  • 12
    Musique pour deux - A Mountain Sunset
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:55
    1955
  • 13
    Musique pour deux - Quartet Mind
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:40
    1955
  • 14
    Big and small - Nice Joke
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:30
    1955
  • 15
    Big and small - Aura
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:38
    1955
  • 16
    Big and small - Saxologie
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:05
    1955
  • 17
    Big and small - New Day
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:34
    1955
  • 18
    Big and small - Les Copeos
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:18
    1955
  • 19
    Big and small - Badinage
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:13
    1955
  • 20
    Big and small - Concertino
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:28
    1955
  • 21
    Big and small - Fiction
    Christian Chevallier, Martial Solal, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:04
    1955
  • 22
    Formidable - Night In Tunisia
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Dizzy Gillespie
    00:05:45
    1955
  • 23
    Formidable - Pierre Speaking
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:51
    1955
  • 24
    Formidable - Olympia
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:02
    1955
  • 25
    Formidable - Dizz Delight
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:04
    1955
  • 26
    Formidable - Vline
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:00
    1955
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Formidable - Alpha
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:03:14
    1956
  • 2
    Formidable - B.S.O.P.
    Christian Chevallier, Pierre Michelot, Bobby Jaspar
    Christian Chevallier
    00:02:50
    1956
  • 3
    Prince du jazz français - Street in Saint-Germain
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:47
    1956
  • 4
    Prince du jazz français - Fiction 2
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:02:40
    1956
  • 5
    Prince du jazz français - La Cienega
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:15
    1956
  • 6
    Prince du jazz français - Crystal
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:02
    1956
  • 7
    Chet
    Christian Chevallier Jazz Quartet
    Pierre Michelot
    00:03:05
    1956
  • 8
    Mythe
    Christian Chevallier Jazz Quartet
    Pierre Michelot
    00:03:08
    1956
  • 9
    Vline
    Christian Chevallier Jazz Quartet
    Christian Chevallier
    00:02:43
    1956
  • 10
    Buggy And Soul
    Christian Chevallier Jazz Quartet
    Christian Chevallier
    00:03:51
    1956
  • 11
    Marathon Suite
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:06:28
    1956
  • 12
    Rendez-vous à Melbourne
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:05:27
    1956
  • 13
    6+6 - Mad Dog
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:04:20
    1957
  • 14
    6+6 - Ack's Dilemna
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:25
    1957
  • 15
    6+6 - Labyrinthe
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:09
    1957
  • 16
    6+6 - Witch
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:41
    1957
  • 17
    6+6 - Michel Ange
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:03
    1957
  • 18
    6+6 - Asana
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:32
    1957
  • 19
    6+6 - Aquarium
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:04:15
    1957
  • 20
    6+6 - Les rois mages
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:03:29
    1957
  • 21
    6+6 - 6+6
    Christian Chevallier, Pierre Michelot
    Christian Chevallier
    00:06:27
    1957
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Croquemitoufle
    Christian Chevallier, Gilbert Bécaud
    Gilbert Bécaud
    00:02:46
    1959
  • 2
    Il fait des bonds… Le Pierrot qui danse
    Christian Chevallier, Gilbert Bécaud
    Gilbert Bécaud
    00:02:30
    1959
  • 3
    Le mur
    Christian Chevallier, Gilbert Bécaud
    Gilbert Bécaud
    00:02:38
    1959
  • 4
    Si je pouvais un jour revivre ma vie
    Christian Chevallier, Gilbert Bécaud
    Gilbert Bécaud
    00:02:25
    1959
  • 5
    Stormy Weather
    Christian Chevallier
    Harold Arlen
    00:03:05
    1959
  • 6
    The Man I Love
    Christian Chevallier
    George Gershwin
    00:02:16
    1959
  • 7
    Round About Midnight
    Christian Chevallier
    Thelonius Monk
    00:02:30
    1959
  • 8
    Caravan
    Christian Chevallier
    Juan Tizol
    00:02:39
    1959
  • 9
    Jumpologie (1... 2...3... Jump !)
    Christian Chevallier
    Pierre Rabbath
    00:02:04
    1959
  • 10
    Jericho
    Christian Chevallier
    Claude Bolling
    00:02:24
    1959
  • 11
    L'amour est dans la rue (On The Streetwhere You Live)
    Christian Chevallier
    Frederick Loewe
    00:02:17
    1959
  • 12
    J'aurais voulu danser (I Could Have Danced all Night)
    Christian Chevallier
    Frederick Loewe
    00:02:20
    1959
  • 13
    Porgy and Bess - Summertime
    Christian Chevallier
    George Gershwin
    00:02:41
    1960
  • 14
    Porgy and Bess - I Got Plenty O' Nuttin
    Christian Chevallier
    George Gershwin
    00:02:30
    1960
  • 15
    Porgy and Bess - Bess You Is My Woman
    Christian Chevallier
    George Gershwin
    00:03:26
    1960
  • 16
    Porgy and Bess - It Ain't necessarily So
    Christian Chevallier
    George Gershwin
    00:02:16
    1960
  • 17
    Ça tourne rond (African Waltz)
    Christian Chevallier
    Galt Mac Dermot
    00:02:08
    1961
  • 18
    Whisper Not
    Christian Chevallier
    Bobby Timmons
    00:03:08
    1961
  • 19
    Jeannine
    Christian Chevallier
    Pearson
    00:02:06
    1961
  • 20
    Jasmina
    Christian Chevallier
    Christian Chevallier
    00:03:37
    1961
  • 21
    The Madison (1ère Partie)
    Christian Chevallier
    Al Brown
    00:02:06
    1962
  • 22
    The Madison (2ème Partie)
    Christian Chevallier
    Al Brown
    00:02:24
    1962
  • 23
    The Big M
    Christian Chevallier
    Jean Schmitt
    00:02:32
    1962
  • 24
    Drug Storemadison
    Christian Chevallier
    Chambers Kenneth
    00:02:43
    1962
  • 25
    Dream Time
    Kenny Clarke, Pierre Michelot, Maurice Vandair
    Christian Chevallier
    00:03:33
    1958
  • 26
    Gold Fish
    Kenny Clarke, Pierre Michelot, Maurice Vandair
    Christian Chevallier
    00:02:47
    1958
  • 27
    Black Knight
    Kenny Clarke, Pierre Michelot, Maurice Vandair
    Christian Chevallier
    00:02:54
    1958
  • 28
    Jean-Paul
    Kenny Clarke, Pierre Michelot, Maurice Vandair
    Christian Chevallier
    00:02:48
    1958
Livret

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intégrale Christian Chevallier  1955-1962

Deux hommes dans  Manhattan

Suivi de
l’intégrale

Christian
Chevallier

(le Prince du
jazz français)

1955-1962

 

 

Surnommé par Jean Cocteau « Le Prince du jazz français », Christian Chevallier (1930-2008) est un pianiste, vibraphoniste et conducteur d’orchestre remarquable, et l’un des plus grands arrangeurs des fifties. Olivier Julien regroupe ici ses premiers albums jazz, en commençant par la formidable bande originale du film « Deux hommes dans Manhattan », avec Martial Solal. Un Christian Chevallier au sommet de son art qui a laissé une empreinte indélébile sur le jazz hexagonal.          Patrick Frémeaux

Jean Cocteau honoured him with the title “Prince of French Jazz,” but Christian Chevallier (1930-2008) was content to be a remarkable pianist, vibraphone player and bandleader, as well as one of the greatest arrangers of the fifties. Here Olivier Julien has brought together Chevallier’s first jazz albums, beginning with the wonderful soundtrack he wrote with Martial Solal for Jean-Pierre Melville’s film “Two Men in Manhattan.” The music is a spectacular demonstration of Chevallier’s work at his artistic peak, and this recording has left an indelible mark on French jazz.     Patrick Frémeaux

 

CD1

Christian Chevallier
et Martial Solal
(Bande originale du film Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville) :

 1. Séquence 1           1’52

 2. Séquence 2           2’08

 3. Séquence 3           3’23

 4. Séquence 4           2’02

 5. Séquence 5           1’38

 6. Séquence 6           3’17

 7. Séquence 7           2’22

 8. Séquence 8           2’39

 9. Séquence 9           4’24

 

Christian Chevallier :

10. Dream Time          2’50

11. Minor        2’30

12. A Mountain Sunset          2’55

13. Quartet Mind        2’40

14. Nice Joke  2’30

15. Aura          3’38

16 .Saxologie  3’05

17. New day   2’34

18. Les copeos            3’18

19. Badinage  3’13

20. Concertino            3’28

21. Fiction      3’04

22. Night in Tunisia    5’45

23. Pierre Speaking    2’51

24. Olympia    3’02

25. Dizz Delight         3’04

26. Vline         3’00

 

 

CD2

 1. Alpha        3’14

 2. B.S.O.P.   2’50

 3. Fiction      2’40

 4. Street in Saint-Germain    3’47

 5. La Cienega           3’15

 6. Crystal      3’02

 7. Chet          3’05

 8. Mythe       3’08

 9. Vline         2’43

10. Buggy and Soul    3’51

11. Marathon suite      6’28

12. Rendez-vous à Melbourne           5’27

13. Mad Dog  4’20

14. Ack’s Dilemna      3’25

15. Labyrinthe 3’09

16. Witch        3’41

17. Michel Ange         3’03

18. Asana        3’32

19. Aquarium  4’15

20. Les rois mages      3’29

21. 6+6           6’27

 

 

CD 3

 1. Croquemitoufle    2’46

 2. Il fait des bonds... Le Pierrot qui danse   2’30

 3. Le mur      2’38

 4. Si je pouvais un jour revivre ma vie        2’25

 5. Stormy Weather   3’05

 6. The Man I Love   2’16

 7. Round About Midnight    2’30

 8. Caravan    2’39

 9. Jumpologie (1... 2... 3... Jump!)   2’04

10. Jericho      2’24

11. L’amour est dans la rue (On the Street Where You Live)          2’17

12. J’aurais voulu danser (I Could Have Danced all Night) 2’20

13. Summertime         2’41

14. I got Plenty O’ Nuttin      2’30

15. Bess, you is my Woman   3’26

16. It Ain’t Necessarily So     2’16

17. Ça tourne rond (African Waltz)   2’08

18. Whisper Not         3’08

19. Jeannine    2’06

20. Jasmina     3’37

21. The Madison (1ère Partie) 2’06

22. The Madison (2ème Partie)            2’24

23. The big M 2’32

24. Drug Store Madison         2’43

 

TITRES BONUS :

Kenny Clarke :

25. Dream Time          3’33

26. Gold Fish  2’47

27. Black Knight        2’54

28. Jean-Paul  2’48

 

 

 

Deux hommes dans Manhattan / Christian Chevallier et Martial Solal

Suivi de l’intégrale Christian Chevallier (le Prince du jazz français 1955-1962)

Par Olivier Julien

 

Christian Chevallier est né le 11 juillet 1930 à Angers. Son père est représentant en vins et s’intéresse au piano, à la poésie et à la peinture tandis que sa mère est cantatrice amateure. C’est à l’âge de huit ans qu’il débute l’apprentissage de la musique et intègre le conservatoire de Nantes en 1941. Deux ans plus tard, il décroche le deuxième prix de piano et maîtrise déjà la théorie musicale, le contrepoint et les arrangements. Pendant la guerre, la ville de Nantes est bombardée et la famille Chevallier se réfugie à la campagne ; durant quatre années, le petit Christian ne touchera pas au clavier d’un piano. Il reprend son éducation musicale en 1947 lorsqu’un ami l’introduit à la musique jazz, il s’enthousiasme notamment pour le pianiste Jack Dieval qu’il entend à la radio et décide alors qu’il sera musicien de jazz. À dix-sept ans, il monte à Paris et enchaîne les bals musettes comme pianiste, accompagné d’un accordéoniste et d’un tambour pour gagner un peu d’argent. Si le tango et le paso-doble sont en vogue, le jazz de la Nouvelle Orléans n’est pas en reste et Christian ne tarde pas à y trouver son premier boulot lorsque le jazz band du tromboniste Raymond Fonsèque l’engage pour jouer à Biarritz. Il se produit ensuite avec Don Byas et Bib Monville au Tabou à Paris dans une formation de jazz moderne. Ce n’est pas très payant et il décide alors de s’établir sur La butte Montmartre, , accompagné par le guitariste Raymond Beau, le jazz est remplacé par les chansons à boire. En 1951, c’est Juliette Gréco qui lui offre une deuxième chance en lui proposant de remplacer le pianiste Henri Patterson dans l’orchestre du cabaret théâtre La Rose Rouge à Saint-Germain-des-près. Il y restera quatre ans partageant l’affiche avec le saxophoniste Michel de Villers et le vibraphoniste Géo Daly. Christian souhaite être musicien de jazz et c’est ce que lui permet cet emploi ; en effet il finit ses soirées à jouer des heures avec Bobby Jaspar, Fats Sadi et Jimmy Gourley.

Christian Chevallier écrit ses premiers arrangements pour Geo Daly en 1953 avec l’or­chestre du saxophoniste alto Tony Proteau. Après cela, il est souvent sollicité par William Bouraya, Pierre Michelot, Jack Dieval et pour le programme de radio École française de jazz moderne d’André Hodeir. Le 8 juin 1953, Christian épouse Liliane Konyn dite Buggy qui deviendra très célèbre sous le nom de Vline Buggy comme parolière pour Johnny Hallyday, Claude François, Hugues Aufray, Yves Montand, Michel Sardou et bien d’autres. En 1954, il présente à l’école normale supérieure de Paris un ensemble de sept musiciens jouant ses compositions. C’est sous cette même formation qu’il se produit au Jazz Boom au théâtre Apollo qui réunit la fine fleur du jazz français. À la fin de l’année Henri Renaud lui demande d’arranger ses propres compositions qui seront jouées par un sextet mené par Bobby Jaspar.

En 1955, la réputation de Christian Chevallier comme star émergente de la jeune école de compositeurs et d’arrangeurs français, n’est plus à faire. Il fait alors une rencontre décisive en la personne de Pierre Hiegel, musicologue, directeur artistique et producteur, qui l’oriente vers Jean-Paul Guiter, chef du département jazz chez Columbia / Pathé-Marconi. Après un premier disque chez Pathé (45 tours EP 17 cm Pathé 45EA37), il continuera sa carrière discographique chez Columbia avec au prin­temps un premier album Big and small (33 tours 25 cm Columbia FP 1056) sur lequel une face symphonique s’oppose à une face en quatuor. Chevallier a réussi à atteindre ce que beaucoup recherchent : un son américain. Son écriture inspirée par Bill Holman puise également son inspiration dans The Miles Davis nonet ainsi que dans le travail orchestral de Stan Kenton et Count Basie. Il est considéré à cette époque comme le meilleur arrangeur en France et signe alors des arrangements pour Lionel Hampton. Christian retrouve les studios en octobre 1955 pour un nouvel album avec la crème des musiciens de jazz : Formidable (33 tours 25 cm Columbia FP 1067). Il a réuni le premier grand orchestre de l’après-guerre et recevra le Grand prix du disque de l’académie Charles Cros, le prix Django Reinhardt et même le prestigieux Stan Kenton award. Les enregistrements des disques Columbia-Pathé Marconi se font à cette époque rue Jenner dans le treizième arrondissement de Paris, chez le réalisateur de films Jean-Pierre Melville. Ce dernier lui proposera en 1959 d’écrire la musique de son film Deux hommes dans Manhattan qu’il cosignera avec Martial Solal. Après avoir entendu son 45 tours EP (extrait de l’album Formidable) contenant les enregistrements orchestraux de Fiction, Street in Saint-Germain, La cienaga et Crystal, Stan Kenton a écrit Ils m’ont beaucoup plu et je dois vous le dire une fois de plus, j’étais très favora­blement impressionné. Le travail de Christian m’étonne constamment. Il impressionne non seulement Kenton, mais également Miles Davis, Gerry Mulligan, John Lewis et bien d’autres avec ses arrangements et son style si particulier. Jean Cocteau le surnommera Le prince du jazz français. Ses enregistrements regroupent les meilleures solistes de France et de Belgique et il rentre à nouveau en studio en novembre 1957 pour l’album 6+6 (33 tours 30 cm Columbia FPX 144).

C’est à la demande du directeur artistique Jacques Poissson que Christian Chevallier commence alors à arranger, orchestrer, et diriger pour les artistes du label Pathé-Marconi : d’abord Line Renaud, Charles Trenet et François Deguelt. Sa réputation dans le traitement des cordes est rapidement mise en avant dans le domaine de la variété et il mettra ses talents au service de Charles Aznavour, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud, Nana Mouskouri, Henri Salvador, Hugues Aufray et bien d’autres Il signera également des compositions pour Mouloudji, Yves Montand et Georges Moustaki et participera notamment à la musique du fameux Ô Toulouse de Claude Nougaro.

Christian Chevallier crée son propre studio d’enregistrement Célia dans les années quatre-vingt à Savigny sur Orge, où il réside avec sa seconde épouse Franca di Renzio, chanteuse du groupe Les troubadours. À cette époque et durant les dernières années de sa vie, il se consacre à écrire de la musique symphonique à partir de samples. Installé à la fin de sa vie en Normandie, Christian Chevallier est mort le 14 septembre 2008 à Évreux des suites d’un cancer.

 

Olivier Julien

 

 

© Frémeaux & Associés 2023

Texte du verso de l’album Big and small
(33 tours 25 cm Columbia FP 1056) :

On peut dire sans exagérer que pour la première fois en France, un jeune compositeur de talent a réalisé le tour de force de mettre sur pied en quelques répétitions une grande formation dont le swing et la musicalité résisteront aux plus ingrates comparaisons.

Christian Chevallier utilise à merveille un phrasé orchestral basé sur des canevas du plus pur style jazz, et prendre soin d’aérer ses orchestrations de façon à créer des contrastes qui mettent en valeur les solistes.

Au cours de cette session, il y a fusion complète entre la maîtrise instrumentale des meilleurs arrangeurs et compositeurs de jazz contemporain.

Nice joke : Ce morceau est construit sur les harmonies du blues traditionnel. Après une introduction par tout l’orchestre d’une puissance rythmique étonnante, le cor et le premier trombone exposent le thème qui sera repris contrapunctiquement par les trompettes puis par les saxophones. Ensuite, l’orchestre au complet nous mène par un interlude en gradation constante au premier solo de saxophone par Bob Spar. On entend ensuite Roger Guérin à la trompette et Jean-Louis Chautemps au ténor. Tous ces soli sont lancés par des tutti d’orchestre construits sur des rythmes extrêmement swing. Après un break de batterie de Christian Garros, l’orchestre entame une série de riffs-réponses qui poussent le climat jusqu’à une tension maxima.

Aura : Après une introduction d’un effet grandiose par les cuivres à l’unisson, le thème de ce slow développé par Dave Amram au cor semble nous parvenir émergeant de brumes irréelles.

Les cuivres ou suraigu introduisent ensuite une courte paraphrase du saxo-ténor où l’on reconnaît le style si particulier de Bob Spar. Après la reprise du thème par le cor, Christian Chevallier fait une courte apparition au piano, ensuite les cuivres réintroduisent Bob Spar qui termine le morceau en improvisant sur des accords larges de l’orchestre évoquant la sonorité de grands orgues.

Saxologie : La section rythmique de l’orchestre annonce l’entrée des saxophones à l’unisson qui exposent le thème rebondissant, parfaitement adapté à la mobilité de ces instruments, Jean-Louis Chautemps, au ténor, débouche sur un break de tout l’orchestre et prend un chorus remarquable en longues phrases qui planent sur le background des trombones. On entend ensuite un chorus agressif de trompette par Roger Guérin qui emmène l’orchestre jusqu’au déchaînement du riff final que couronne une phrase aérienne des saxophones à l’unisson.

New day : Dans ce morceau Christian Chevallier a donné libre cours à son art du contrepoint en imaginant cette architecture de sons ou chaque partie déroule une ligne mélodique comparable à un solo improvisé. Les soli sont dans l’ordre : de Christian Bellest (tp), Ch. Verstraete (tb), Ch.Beillest (tp), Bob Spar (ténor).

La deuxième face Small, est composée de quatre petites pièces pour quartet. Elles offrent la particularité d’employer chaque instrument avec une égale importance. La basse cesse d’avoir un rôle strictement rythmique, pour s’intégrer étroitement à l’arrangement. Tout en étant conçues dans le même esprit, ces quatre compositions de Christian Chevallier diffèrent entre elles par la forme. Leur structure est basée sur la mobilité constante de la tonalité (Concertino), sur une marche harmonique (Les copeos), soit encore sur l’emploi du contrepoint (Badinage) ou sur la répétition d’un motif de deux mesures (Fiction).

Le souci constant de la recherche musicale dans ces interprétations n’est jamais au détriment du swing. L’audition de ce disque prouve une fois de plus l’originalité de Christian Chevallier dans l’écriture pour petite et grande formations.

Texte du verso de l’album Formidable
(33 tours 25 cm Columbia FP 1067) :

Nos jazzmen, de passage aux États-Unis, trouvent les marques de l’estime la plus vive, éprouvent auprès du public, auprès de leurs confrères, la satisfaction d’être « reconnus ». Certes, les créateurs du jazz sont américains, mais le jazz, en quelque trente ans, s’est insinué, infiltré dans la culture européenne. Sa diffusion, comme l’action souterraine de l’eau, n’a pas toujours été sensible. Elle se manifeste aujourd’hui par le nombre des adeptes, le talent des interprètes, la qualité des productions. De jeunes générations de musiciens se sont levées. En perdant son exotisme, le jazz leur est devenu familier. L’expérience, le succès de Christian Chevallier, replacés dans ce contexte, se laissent comprendre.

Il faut voir aussi dans la réussite de Christian Chevalier le fruit du goût, de la foi et du labeur. Rien ne se crée de bon sans la ferveur. Rien ne se crée de bon non plus sans un effort patient et persévérant, sans la recherche d’une « technique » qui prend, lorsqu’elle est possédée, l’apparence de la facilité naturelle. Les musiciens français se sont mis au travail. La dernière difficulté, le dernier obstacle, celui du grand orchestre, est surmonté. Comme Tony Proteau, comme André Persiany, Christian Chevallier parvient à faire sonner un groupement à l’américaine. La mise en place rythmique, l’homogénéité des sections, le timbre riche et profond de l’ensemble des voix, ne sont plus l’apanage des formations d’outre-atlantique. On s’attendait à ce que cela vint un jour témoigner des progrès de notre jazz : c’est chose faite : grâce aussi au département jazz de Pathé-Marconi.

Les référenda publiées par la revue Jazz Hot en janvier 1956, donnent à Christian Chevallier la place de premier arrangeur et premier conducteur français. Trois mois de préparation, trois séances pour la mise au point, quatre jours pour la gravure, ont permis la réalisation d’un disque qui confirme et souligne sa valeur personnelle. D’une façon générale, l’orchestration se présente sous la forme d’un accompagnement fugué par rapport à la mélodie des solistes. L’auteur connaît Walter Fuller, John Lewis, Gerry Mulligan. Le leader a su, en outre, donner à l’orchestre toute la vigueur et la souplesse désirables, qui servent l’écriture soignée, variée, intelligente.

À aucun moment la masse instrumentale n’a subi d’amputation. L’improvisateur quitte son groupe et ne le quitte pas, brode et s’accompagne lui-même : autre miracle de la technique – d’enregistrement cette fois. Le procédé du re-recording, dont l’emploi en ce domaine est absolument nouveau en France, a rendu possibles les fixations séparées des solos et des parties d’orchestre, le placage ensuite de ceux-là sur celles-ci. Grâce à cet habile montage, les pupitres des cuivres et des saxos jouent toujours à effectif complet. En vérité la tentative vise et atteint un double but : le maintien du maximum de la plénitude sonore bien sûr, mais encore l’utilisation libre des meilleures exécutions collectives et des interventions individuelles les mieux venues.

Ces interventions individuelles, excellentes, contribuent, pour une part majeure, à l’intérêt de l’entreprise. Six musiciens que l’on entend ici en solo, arrivent en tête des mêmes référenda qui couronnèrent Chevallier. Leur réunion constituerait presque un all star combo de l’année. Tous s’expriment dans le langage moderne du jazz et bénéficient d’un très beau soutien orchestral dont il faut, sans réserve et sans exception, féliciter les responsables. L’audition des œuvres plaide d’ailleurs en leur faveur mieux que tout commentaire.

Night in Tunisia : la célèbre composition gillespienne, est traitée à la manière du grand orchestre de Dizzy. Cette musique chatoyante, colorée, ressuscite la pittoresque période du jazz afro-cubain. Les deux thèmes sont exposés adroitement – le premier, un anatole à trois motifs entrecroisés ; le second, de douze mesures faisant interlude. De pesants silences sont ménagés de çà, de là, que déchirent en tornades les trombones, les saxos et les trompettes dans le suraigu. Sarane Sandernagor accompagne Roger Guérin, Benny Vasseur, et Bob Spar en guaracha et, au cours de son long solo de bongo, nuancé, contrasté, mêle des rythmes modernes et des rythmes séculaires, à la manière du fameux Chano Pozo.

Pierre speaking, harmoniquement mouvant, allant du mineur au majeur et inversement, est un concerto qui met en vedette Pierre Michelot. Sa sonorité polie et vibrante, la sureté de son doigté, l’exactitude de son tempo, son sens remarquable de l’harmonie le situent tout en haut de la hiérarchie des bassistes français. L’interprétation orchestrale est ici exemplaire des oppositions voulues entre moments de décontraction, de nonchalance et des moments de réveil en sursaut, d’attaque incisive, tout ceci étant conçu de telle sorte que les instruments s’expriment toujours dans l’espace le plus caractéristique de leur tessiture.

Olympia, s’ouvre en un thème de 32 mesures, en do majeur. Roger Guérin s’octroie un chorus et met en valeur son phrasé rigoureux, sa sonorité tendre. Bob Spar prend également un demi-chorus et, vers la fin de l’œuvre, Christian Chevallier place une série de phrases de quatre mesures entrecoupées de motifs orchestraux. L’écriture, riche, recherchée, paraît presque surabondante à force d’ingéniosité.

Au verso du disque, Dizz delight, l’une des pièces les plus atta­chantes, dispense une musique vivante, qui tourne vigoureusement dans la tradition du jazz de Basie. On retrouve les effets obsessionnels, les riffs dynamiques du style Middle-West mais l’architecture orchestrale demeure complexe et habile : les phrases s’enchevêtrent s’interpénètrent si intimement qu’il ne saurait être question de parler d’un thème. Sandernagor délaisse le bongo pour le vibraphone : la phrase est légère, la sonorité proche de celle de Terry Gibbs. Christian Bellest s’est acheminé depuis la libération vers un style souple et aéré : il joue avec bonheur, précédant Chevallier, qui emprunte spirituellement des tournures chères à Jean-Sébastien Bach. Initiative louable : les trois interprètes, tendant à n’employer que des notes d’égale valeur, sans accentuation, ont cherché, semble-t-il, une sorte d’unité stylistique.

Nous sommes loin de la touffeur, de l’atmosphère brûlante du jazz gillepsien, loin aussi du climat musical de Kansas-City, avec Vline. Le souffle frais de la West-Coast passe dans cette œuvre agréable où l’on entend à découvert Christian Bellest, Jean-Louis Chautemps et Bob Spar. Chautemps, qui a subi l’influence d’Al Cohn et de Zoot Sims, exécute un court mais brillant solo « brother en ». Bob Spar, en dépit de conceptions différentes s’exprime dans un style assez semblable, détendu et qui ne pèse pas.

Le très joli thème d’Alpha coule avec grâce, on éprouve ici encore, ais d’une façon particulièrement nette, cette impression de mobilité, de versatilité msicale qui a sa raison sans doute dans le mode d’accompagnement soulignant tous les temps de la mesure. Emportées par un vif courant rythmique, les notes dansent et fuient comme les bouchons qu’on jette au gave. Jean-Louis Chautemps et Christian Chevallier, précèdent, dans les soli, Benny Vasseur, trombone de grande classe, et qui joue avec son habituelle élégance.

B.S.O.P., comme Pierre Speaking, l’entente entre le soliste et le groupement – partiellement due au re-recording – est assez extraordinaire. Les ponctuations de l’orchestre, toujours inatten­dues, fragmentent un étonnant discours. La beauté feutrée du timbre, le foisonnement des idées, le swing nonchalant de Bob Spar élèvent ce musicien à la hauteur d’un Allan Eager ou d’un Brew Moore. Les maîtres des États-Unis sont rejoints, un élève dont personne ne conteste plus l’autorité, l’aisance, la verve créatrice. Le jazz parisien, nous le disions, est en bonne voie.     Lucien MALSON

 

Texte au verso du single Formidable
(45 tours EP 17 cm Columbia ESDF 1128) :

Un critique de musique classique disait au sujet de l’écriture en matière de jazz : Elle devient classique et ce n’était pas une boutade, la musique de Christian Chevallier en est le plus pur exemple : ce jeune chef d’orchestre, compositeur, pianiste, arrangeur vient d’obtenir le titre unique d’artiste le plus couronné de l’année 1956.

En effet l’Académie Charles Cros présidée par Mr Marc Pincherie, rapporteur Franck Ténot, lui décernait le grand prix 1956 catégorie JAZZ pour son volume Formidable ! – Le 25 juin à la piscine Deligny devant le tout-Paris du jazz – le maitre Jean Cocteau remettait à Christian le diplôme Django Reinhardt 1956. Rappelons que Guy Lafitte avait obtenu ce prix en 1954, et Martial Solal en 1955.

L’académie du jazz présidée par André Hodeir lui decernait ce prix recherché... Le lendemain un télégramme de New-York signé Stan Kenton lui annonçait que l’ensemble de son œuvre avait été retenu par le grand compositeur devant une foule de concurrents. Le prix Stan Kenton était créé et attribué à celui qui le méritait le mieux.

Depuis janvier 1956 un referendum organisé par la revue Jazz-Hot donnait à Christian la place de premier arrangeur et premier conducteur français.

Le disque que vous écoutez a demandé trois mois de préparation, quatre séances d’enregistrement, une somme de travail incroyable a été fournie par chaque pupitre. L’orchestration se présente sous la forme d’un accompagnement fugué par rapport à la mélodie du soliste. Ces solistes contribuent pour une part très importante à la réussite de l’entreprise. Six musiciens que l’on peut entendre arrivant en tête des mêmes referenda qui couronnèrent Christian. Leur réunion constitue le All stars combo de l’année 1956. Bobby Jaspar qui vient d’obtenir en aout 1956 la première place au referendum international des critiques de la revue Down-Beat prend la majeure part des chorus de saxo-ténor. Benny Vasseur 1er trombone, Pierre Michelot bassiste n°1, etc., etc. mais l’audition des œuvres plaide d’ailleurs en leur faveur mieux que tout commentaire.

 

Texte au verso de l’album 6+6
(33 tours 25 cm Columbia FPX 144) :

On ne présente plus Christian Chevallier, considéré depuis 1955 comme l’arrangeur français n° 1. I1 obtint avec son premier disque Formidable le Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros, puis le prix Django Reinhardt et ensuite le premier prix Stan Kenton. Ce jeune compositeur, qui a étonné Stan Kenton, Miles Davis, Gerry Mulligan, John Lewis, a réalisé une multitude d’arran­gements et son style s’est imposé. Avec l’album Formidable (Colum­bia FP 1067) Christian Chevallier réalisait le pre­mier grand orchestre de l’après-guerre et provoquait une foule de réac­tions. Depuis, chaque nouveau volume de Christian Chevallier est un événement dans le monde du jazz. André Hodeir, brillant défenseur du jazz moderne et grand spécialiste en la matière, a bien voulu étudier pour nous ce nouvel album. C’est un hommage. de plus adressé par un compositeur à notre vedette n° 1 du jazz ! Jean-Paul Guiter.

S’il est vrai que le jazz européen reflète assez fidèlement, dans ses diverses nuances, les principales tendances du jazz d’outre-Atlantique, il faut bien reconnaître que Christian Chevallier est notre meilleur arrangeur et compositeur. Comme jadis Socrate prouva le mouvement en marchant, Chevallier entreprit un jour de démontrer qu’il y avait à Paris assez de bons musiciens de jazz pour, former un grand orchestre de complexion Kentonienne, je veux dire : capable de jouer, et de bien jouer, des arrangements dont la facture et le style n’étaient pas sans rappeler l’œuvre du fameux spécialiste californien Bill Holman. Cette preuve ne fut pas perdue pour tout le monde puisque, dans les mois qui suivirent, d’autres chefs d’orchestre parisiens, forts de ce premier succès, reprirent à leur compte une expérience similaire. D’où la floraison de « grands orchestres » qui a caractérisé le jazz français récent, par opposition à celui de l’immédiat après-guerre où la tentative de Tony Proleau était un phénomène isolé. Avec ce nouvel album, 6 + 6, Christian Chevallier explore un domaine encore mal défini, à mi-chemin entre le grand orchestre et l’orchestre de chambre. L’ensemble se compose d’une trompette, d’un bugle, d’un trombone, d’un cor, de quatre saxophones : alto, ténor, baryton ‘et basse, d’un vibraphone, d’une guitare, d’une contrebasse et d’une batterie. Dans une des plages, Christian Chevallier intervient lui-même au piano. L’écriture d’un tel groupe se rapproche nécessairement plus de celle de l’orchestre de chambre que de celle du grand orchestre, conditionnée par la prépondérance d’un pupitre de cuivres d’au moins six unités. On ne s’étonnera done pas que Christian Chevallier ait trouvé ses sources dans les expériences réalisées par des jazz groups tels que le fameux orchestre Miles Davis Capitol, plutôt que chez Kenton ou Basie. En fait, et quoi qu’on en ait écrit, l’expérience des arrangeurs du groupe Davis conditionne encore, pour un temps, l’esthétique de l’orchestre de chambre, dans le jazz. En addition à l’écriture qu’on pourrait appeler de masse légère héritée de Gil Evans et Gerry Mulligan - écriture qu’il utilise avec souplesse et ingéniosité - Christian Chevallier introduit quelquefois, par exemple dans la réexposition finale du thème 6 + 6, l’écriture contrapunctique à deux ou trois voix. Il en résulte une heureuse alternance dans la structure orchestrale. Par rapport à ses œuvres plus anciennes, on observe chez Christian Chevallier un souci beaucoup plus affirmé de la forme, à partir de ce recueil. Écoutons par exemple Les rois mages où le thème, d’abord exposé par le cor, se jazzifie peu à peu, comme gagné par la contagion des backgrounds (ou motifs d’accompagnements) qui finit par le contraindre en quelque sorte à s’exprimer sous une forme purement jazzistique qu’il n’avait pas au début de l’œuvre. Écoutons aussi le curieux thème asymétrique de Witch, et celui de Mad dog avec l’effet d’élongation qui, sur la fin, en intensifie l’intérêt mélodique et dynamique. Dans Jack’s dilemna deux temps alternent ; dans Aquarium, le dédoublement final du temps met en valeur l’entrée majestueuse des saxophones graves ; dans Labyrinthe, le temps ne s’affirme que peu à peu : autant de détails significatifs de l’évolution de Christian Chevallier. Mais, à notre avis, Chevallier va plus loin lorsqu’il conçoit, sur un plan plus général, la structure de « 6 + 6 » ou de Aquarium comme un tout indissociable du thème. Le thème d’Aquarium se trouve ainsi morcelé et projeté par fragments, qui deviennent des interludes, dans le corps même de l’œuvre. Dans « 6 + 6 », le seul blues de cet album, un second thème, exposé vers le milieu de l’œuvre (après le solo de bugle), revient par fragments lui aussi, enfermer dans des périodes asymétriques les solos de guitare et de piano. Michel Hausser (vibraphone) et Ack Rooyen (trompette) se partagent Mad dog et Michel Ange. Ces deux excellents musiciens, très appréciés dans les milieux parisiens du jazz, seront sans doute, pour le publie, la révélation de ce disque. On y entend également un jeune guitariste qui semble promis à un brillant avenir : Pierre Cullaz, fils de Maurice Cullaz, l’un des plus anciens « fans » français. Le jeune ténor Georges Grenu et le chevronné baryton William Boucaya, deux saxophonistes français, qu’on entend trop rarement en solo, apparaissent à leur avantage dans Mad dog, Les rois mages (pour le premier) et Aquarium (pour le second), Jo Rasko où Poppy Aldegon (alto), et Armand Migiani (basse) complètent le pupitre des saxes. La sonorité émouvante de Roger Guérin, l’un des meilleurs solistes français du moment, s’épanouit dans 6 + 6 et Aquarium (où ses solos précèdent ceux d’Ack Van Rooyen, trompette, et culmine dans Asana. Dans cet album, Guérin délaissa provisoirement la trompette pour le bugle, instrument pour lequel il a une secrète prédilection. Notons toutefois que c’est Aimé Barelli qui tient le bugle dans les ensembles de Mad dog et de Witch. Nat Peck interprète avec son habileté coutumière le solo écrit de Labyrinthe et l’exposition de Witch où sa sonorité s’allie finement à celle de la guitare. Georges Barboteu, qui est considéré comme l’un des tout premiers cornistes français, fait apprécier son timbre unique dans Les rois mages. Pierre Michelot et Christian Garros animent, de leur pulsation bien contrôlée, un soubassement rythmique auquel Christian Chevallier demande moins, et c’est une conséquence naturelle du type d’écriture adapté ici, qu’il n’en attendait dans ses œuvres pour grand orchestre. Enfin, Chevallier, lui-même, fait, au piano une apparition dont on regrettera la brièveté dans 6+6.   André HODEIR

 

 

 

Two Men in Manhattan / Christian Chevallier and Martial Solal

Followed by the complete works of Christian Chevallier (The Prince of French Jazz 1955-1962) 

by Olivier Julien

 

Christian Chevallier was born in Angers, France, on 11 July 1930. His father was a sales rep who sold wines, but also played piano and had a passion for poetry and painting; as for Christian’s mother, she used to sing, but not professionally. When Christian was eight he began learning music, and he attended the Music Conservatory in Nantes beginning in 1941. Two years later he won the second prize for piano, after mastering music theory, counterpoint and arranging. Nantes was bombed during the war and the Chevallier family sought refuge in the countryside; the young Christian wouldn’t touch a piano keyboard for four years. He took up his music education again in 1947 when a friend introduced him to jazz, and he became a genre enthusiast after hearing pianist Jack Dieval on the radio. It made Christian decide to be a jazz musician.

 

He moved to Paris when he was seventeen and, to make a little money, he played piano in “musette” dancehalls accompanied by an accordionist and a drum. The tango and the paso-doble were still in fashion then, but New Orleans jazz wasn’t far behind, and Christian found his first regular work when trombonist Raymond Fonsèque hired him to play in his band in Biarritz. Christian later went on to appear with Don Byas and Bib Monville at the Parisian Tabou club (this time in a modern jazz group) but it didn’t pay too well, and the pianist soon found himself settled up in Montmartre where, with Raymond Beau accompanying him on guitar, they substituted drinking-songs with jazz tunes.

In 1951 he got a new start when Juliette Greco asked him to consider replacing the pianist Henri Patterson in the house band at La Rose Rouge, a cabaret theatre in Saint-Germain-des-Prés. Christian stayed there for four years, sharing the bill with saxophonist Michel de Villers and vibraphone player Géo Daly. Chevallier had always wanted to be a jazz musician and that was what his new job gave him: after work at the cabaret, he would spend hours playing jazz with Bobby Jaspar, Fats Sadi and Jimmy Gourley.

 

Christian’s first arrangements were written for Geo Daly in 1953 and recorded with the group led by alto-player Tony Proteau. Afterwards he was widely solicited by William Boucaya, Pierre Michelot or Jack Dieval to appear on André Hodeir’s radio show École française de jazz moderne. On 8 June 1953, Christian married Liliane Konyn, who was destined to become well-known as a lyricist under the name Vline Buggy (she wrote for Johnny Hallyday, Claude François, Hugues Aufray, Yves Montand, Michel Sardou and many other French artists.) Then in 1954, at the École Normale Supérieure in Paris, Chevallier appeared with a seven-piece group playing his own compositions. That same group went on to play in the Apollo Theatre’s Jazz Boom production that featured the finest instrumentalists in French jazz. At the end of that year Henri Renaud asked him to arrange some of his compositions for performance by a sextet led by Bobby Jaspar.

 

By 1955, Christian Chevallier’s name as an emerging star among the new generation of French composers and arrangers was no longer a secret, and he had a decisive encounter with Pierre Hiegel, a musicologist, artistic director and producer who introduced him to the head of the jazz department at Columbia/Pathé-Marconi, Jean-Paul Guiter. After making a first record for Guiter with Pathé (45rpm 7”EP Pathé 45EA37), Christian pursued his recording career at Columbia: in the spring he would release a first 10” LP entitled Big and Small (33rpm Columbia FP 1056) that featured one side that was symphonic, with a quartet session on the other. Chevallier had succeeded in finding something that others had been looking for: an American sound. His writing, influenced by Bill Holman, also drew inspiration from Miles Davis’s Nonet recordings, and also the work of the orchestras led by Stan Kenton and Count Basie. Christian was considered that era’s best arranger in France, and he soon had arrangements for Lionel Hampton to his credit. He went back into the studios in October 1955 to make a new album with some of the best musicians around, a disc entitled Formidable (33rpm 10” Columbia FP 1067). He put together the first post-war big band, and won the “Grand Prix du Disque” awarded by France’s Académie Charles Cros, the Django Reinhardt Prize, and even a prestigious Stan Kenton Award.

 

Those were the days when Columbia-Pathé Marconi recor­dings were made at the studios of filmmaker Jean-Pierre Melville (housed in a building on the rue Jenner in the 13th arrondissement of Paris.) In 1959, Melville invited Chevallier to write the music for his film Two Men in Manhattan, which Christian cowrote with pianist Martial Solal. Stan Kenton listened to an excerpt from the album Formidable on a 45rpm EP that included Christian’s orchestral arrangements of Fiction, Street in Saint-Germain, La cienaga and Crystal, and the American bandleader wrote, “I liked them very much and I have to say once more that they made a very favourable impression on me. Christian’s work surprises me constantly.” It impressed others as well: Miles Davis, Gerry Mulligan, John Lewis and many more would appreciate Chevalier’s particular style as an arranger. Jean Cocteau would nickname him “The Prince of French Jazz”. His recordings brought together the best soloists to be found in France and Belgium, and Christian returned to the studios in November 1957 to record the album 6+6 (a 33rpm 12” LP Columbia release, FPX 144).

 

Christian Chevallier next took up a new career at the request of the Pathé-Marconi label’s artistic director Jacques Poissonat, and worked as an arranger, orchestrator and conductor with Line Renaud, Charles Trenet and François Deguelt. Christian’s reputation as a strings arranger was rapidly featured in pop music, and he would put his gifts to use on records by Charles Aznavour, Juliette Greco, Gilbert Becaud, Nana Mouskouri, Henri Salvador, Hugues Aufray and many others. He also wrote songs for Mouloudji, Yves Montand and Georges Moustaki, and notably contributed to the music of Claude Nougaro’s famous hit Ô Toulouse.

 

In the eighties, Christian Chevallier set up his own recording studio named Célia in Savigny-sur-Orge outside Paris, where he lived with his second wife Franca di Renzio, who sang with the group Les Troubadours. He would devote this final period in his life to writing symphonic music based on samples. He died of cancer in Évreux, Normandy, on 14 September 2008.

 

Olivier Julien

 

© Frémeaux & Associés 2023

 

 

 

Christian Chevallier

CD1

Christian Chevallier et Martial Solal -
Bande originale du film
Deux hommes dans Manhattan
de Jean-Pierre Melville

1 - Séquence 1 (Christian Chevallier / Martial Solal)

2 - Séquence 2 (Christian Chevallier / Martial Solal)

3 - Séquence 3 (Christian Chevallier / Martial Solal)

4 - Séquence 4 (Christian Chevallier / Martial Solal)

5 - Séquence 5 (Christian Chevallier / Martial Solal)

6 - Séquence 6 (Christian Chevallier / Martial Solal)

7 - Séquence 7 (Christian Chevallier / Martial Solal)

8 - Séquence 8 (Christian Chevallier / Martial Solal)

9 - Séquence 9 (Christian Chevallier / Martial Solal)

33 tours 25 cm Columbia F.P. 1126 - 1959

Christian Chevallier et son orchestre dont :

Bernard Hulin : trompette

Albert Raisner : harmonica

Martial Solal : piano

Christian Chevallier : vibraphone

Art Simmons : piano

Paul Rovère : basse

Kansas Fields : batterie

Christian Chevallier et son quintette -
Musique pour deux

10 - Dream Time (Christian Chevallier)

11 - Minor (Christian Chevallier)

12 - A Mountain Sunset (Christian Chevallier)

13 - Quartet Mind (Christian Chevallier)

45 tours EP 17 cm Pathé 45EA37 - 1955

Bobby Jaspar : flûte

« Fats » Sadi : vibraphone

Christian Chevallier : piano

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

 

Christian Chevallier et son quartette - Big and small

14 - Nice Joke (Christian Chevallier)

15 - Aura (Christian Chevallier)

16 - Saxologie (Christian Chevallier)

17 - New Day (Christian Chevallier)

18 - Les copeos (Christian Chevallier)

19 - Badinage (Christian Chevallier)

20 - Concertino (Christian Chevallier)

21 - Fiction (Christian Chevallier)

33 tours 25 cm Columbia FP 1056 - 1955

14 à 17 :

Fred Gérard, Christian Bellest, Roger Guérin, Lucien Juanico : trompettes

Nat Peck, Charles Verstraete, André Paquinet : trombones

Dave Amram : cor anglais

Jean Aldegon, Bobby Jaspar, Jean-Louis Chautemps : saxophones ténor

Armand Migiani : saxophone basse

William Boucaya : saxophone baryton

Christian Chevallier : piano

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

18 à 21 :

« Fats » Sadi : vibraphone

Christian Chevallier : piano

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

Christian Chevallier et son orchestre - Formidable

22 - Night in Tunisia (Dizzy Gillespie, arrangements Christian Chevallier)

23 - Pierre Speaking (Christian Chevallier)

24 - Olympia (Christian Chevallier)

25 - Dizz Delight (Christian Chevallier)

26 - Vline (Christian Chevallier)

CD2

1 - Alpha (Christian Chevallier)

2 - B.S.O.P. (Christian Chevallier)

33 tours 25 cm Columbia FP 1067 - 1956

Fred Gérard, Christian Bellest, Roger Guérin, Henri Vanek, Robert Fassin, Vincent Casino, Fernand Verstraete : trompettes

Benny Vasseur, Michel Paquinet, André Paquinet, Gaby Villian : trombones

Armand Migiani, Jean Aldegon : saxophones alto

Bobby Jaspar, Jean-Louis Chautemps : saxophones ténor

William Boucaya : saxophone baryton

Christian Chevallier : piano

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

« Fats » Sadi : vibraphone et bongos

Christian Chevallier et son grand
orchestre - Prince du jazz français

3 - Fiction (Christian Chevallier)

4 - Street In Saint-Germain (Christian Chevallier / Joseph Warfield))

5 - La Cienega (Christian Chevallier)

6 - Crystal (Christian Chevallier)

45 tours EP 17 cm Columbia ESDF 1132 - 1956

Fred Gérard, Christian Bellest, Roger Guérin,
Robert Fassin, Fernand Verstraete : trompettes

Billy Byers, Henri Talourd, Charles Verstraete,
Roger Caron, Gaby Villain : trombones

Jean Lesniewski : tuba

René « Micky » Nicholas, Jean Mercadier : saxophones altos

Allen Eager, Jean Grenu : saxophones ténors

William Boucaya : saxophone baryton

Armand Migiani : saxophone basse

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

Stéphanie Wise : voix

Christian Chevallier jazz quartet

7 - Chet (Pierre Michelot)

8 - Mythe (Pierre Michelot)

9 - Vline (Christian Chevallier)

10 - Buggy and Soul (Christian Chevallier)

45 tours EP 17 cm Columbia ESDF 1139 - 1956

Roger Guérin : trompette

André Paquinet : trombone

Hubert Fol : saxophone alto

Arthur Motta ou Christian Garros : batterie

The Angels : voix

Christian Chevallier et son grand orchestre

11 - Marathon suite (Christian Chevallier)

12 - Rendez-vous à Melbourne (Christian Chevallier)

45 tours SP 17 cm Columbia ESDF 1148 - 1956

Christian Chevallier et son orchestre - 6+6

13 - Mad Dog (Christian Chevallier)

14 - Ack’s Dilemna (Christian Chevallier)

15 - Labyrinthe (Christian Chevallier)

16 - Witch (Christian Chevallier)

17 - Michel Ange (Christian Chevallier)

18 - Asana (Christian Chevallier)

19 - Aquarium (Christian Chevallier)

20 - Les rois mages (Christian Chevallier)

21 - 6+6 (Christian Chevallier)

33 tours 30 cm Columbia FPX 144 - 1957

Ack van Rooye, Christian Bellest : trompette

Georges Barboteu : cor

Roger Guerin, Aimé Barelli : bugle

Nat Peck : trombone

Jo Hrasko, Jean Aldegon: saxophone alto

Georges Grenu : saxophone tenor

William Boucaya : saxophone baryton

Armand Migiani : saxophone basse

Michel Hausser : vibraphone

Christian Chevallier : piano

Pierre Cullaz : guitare

Pierre Michelot : basse

Christian Garros : batterie

 

CD 3

Christian Chevallier joue avec Gilbert Bécaud

1 - Croquemitoufle (Gilbert Bécaud)

2 - Il fait des bonds...Le Pierrot qui danse (Gilbert Bécaud)

3 - Le mur (Gilbert Bécaud)

4 - Si je pouvais un jour revivre ma vie (Gilbert Bécaud)

45 tours EP 17 cm Columbia ESRF 1201 - 1959

Christian Chevallier : piano

autres musiciens inconnus

Christian Chevallier et son orchestre avec les Angels

5 - Stormy Weather (Harold Arlen, Ted Koehler)

6 - The Man I Love (George Gershwin / Ira Gershwin)

7 - Round About Midnight (Thelonious Monk)

8 - Caravan (Juan Tizol / Duke Ellington)

45 tours EP 17 cm Columbia ESRF 1213 - 1959

Christian Chevallier : piano, vibraphone, timbale, marimba

Paul Rovère : basse

The angels : voix

Christian Chevallier et son orchestre

9 - Jumpologie (1... 2... 3... Jump !) (Pierre Rabbath)

10 - Jericho (Claude Bolling)

11 - L’amour est dans la rue (On the Street Where You Live) (Frederick Loewe)

12 - J’aurais voulu danser (I Could Have Danced all Night) (Frederick Loewe)

45 tours EP 17 cm Columbia ESRF 1258 - 1959

Christian Chevallier : piano, vibraphone, marimba

The angels : voix

autres musiciens inconnus

Christian Chevallier et son orchestre - Porgy and Bess

13 - Summertime (George Gershwin)

14 - I got Plenty O’ Nuttin (George Gershwin)

15 - Bess, you Is my Woman (George Gershwin)

16 - It Ain’t Necessarily So (George Gershwin)

45 tours EP 17 cm Columbia ESRF 1316 - 1960

Christian Chevallier : piano

autres musiciens inconnus

Christian Chevallier et son orchestre

17 - Ça tourne rond (african waltz) (Galt Mac Dermot)

18 - Whisper Not (Bobby Timmons)

19 - Jeannine (Pearson)

20 - Jasmina (Christian Chevallier)

45 tours EP 17 cm Columbia ESRF 1370 - 1961

Bernard Vitet : bugle

Jean-Louis Chautemps : saxophone alto

Christian Chevallier : piano

Christian Chevallier
et son orchestre avec les Angels

21 - The Madison (1ère Partie) (Al Brown)

22 - The Madison (2ème Partie) (Al Brown)

23 - The big M (Jean Schmitt / CarynVictor / Nancy Becker)

24 - Drug Store Madison (Kenneth Chambers)

45 tours EP 17 cm Columbia - ESDF 1431 - 1962

Christian Chevallier : piano

musiciens inconnus

TITRES BONUS :

Kenny Clarke joue Christian Chevallier

25 - Dream Time (Christian Chevallier)

26 - Gold Fish (Christian Chevallier)

27 - Black Knight (Christian Chevallier)

28 - Jean-Paul (Christian Chevallier)

45 tours EP 17 cm Columbia - ESDF 1222 - 1958

Roger Guérin, Ack Van Rooyen, Jean Liesse: trompette

Benny Vasseur, Nat Peck : trombone

Pierre Gossez, Tony Scott, Mickey Nicolas , Hubert Fol, Jean Algedon saxophones alto

Georges Grenu : saxophone ténor

Armand Migiani : saxophone basse

Maurice Vandair, Raymond Fol : piano

Pierre Michelot : basse

Kenny Clarke : batterie

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