Guerre et climat
Guerre et climat
Ref.: FAL3335

Un livre de Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre - Fondements anthropologiques, moraux et politiques de la guerre. Crises politiques, retours de la guerre, recomposition idéologique et mutations des régimes. Une nouvelle grammaire des conflits (asymétries, terrorisme, hybridation), le climat comme facteur de conflictualité planétaire.

Ref.: FAL3335

EAN/ISBN : 9782382833353

Auteur : Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre

Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

Nb de pages : 156 pages

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  • - Recommandé par Le Monde
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Présentation

« Le multilatéralisme permet une plus grande coopération, comme l’illustre par exemple le Traité sur la haute mer, qui formalise un accord entre les États pour protéger la majeure partie de l’espace maritime non souverain. Mais, dans le même temps, l’interdépendance est aussi un vecteur de conflictualité, à travers par exemple la guerre pour les ressources, observable également sur mer. Rappelons-le : l’interdépendance peut pousser à la pacification comme à la guerre. Laquelle va l’emporter ? »
Jean-Vincent HOLEINDRE

Ce livre naît d’un constat rigoureux : les effets du changement climatique ne relèvent plus uniquement de la sphère environnementale. Ils reconfigurent en profondeur la grammaire des conflits, en agissant comme facteurs structurels de déstabilisation stratégique.
Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre mettent ici au jour une transformation silencieuse mais décisive : à côté des conflits pour l’accès aux ressources, ce sont des guerres issues de la dynamique même du dérèglement climatique qui émergent. Sécheresses, effondrement de la production agricole, déplacements de population ou vulnérabilité des infrastructures deviennent des enjeux centraux dans la reconfiguration géopolitique globale. L’intérêt de ce dialogue tient à la confrontation de deux rationalités : celle, critique et éthique, d’une pensée écologique structurée autour des limites planétaires ; celle, stratégique, d’un réalisme nourri de l’histoire longue des conflits. Ensemble, ils bâtissent une typologie des nouvelles formes de guerre — asymétrique, hybride, climatique — et interrogent la pertinence de catégories anciennes comme la dissuasion ou la souveraineté dans un monde où la menace peut être la sécheresse, l’emballement thermique ou la désagrégation territoriale.
Patrick FRÉMEAUX et Claude COLOMBINI

Dominique Bourg, philosophe franco-suisse, spécialiste de l’écologie politique, professeur honoraire à l’Université de Lausanne. Il s’est imposé comme l’un des penseurs majeurs de l’Anthropocène, articulant critique du progrès, transition écologique et refondation démocratique. Auteur d’essais, et directeur de collections aux PUF et Frémeaux PUF, il plaide pour une politique du bien commun à l’échelle planétaire.
Jean-Vincent Holeindre, politiste et professeur à l’université Paris-Panthéon-Assas, spécialiste de la pensée stratégique et des relations internationales. Il a été directeur scientifique de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM). Ses recherches portent sur la guerre juste, le terrorisme et les mutations de la conflictualité en croisant philosophie politique, études stratégiques et éthique des relations internationales.



156 PAGES

Presse
« Ce livre écrit par Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre bouscule nos anciennes représentations de la guerre et des conflits en y incorporant un acteur supplémentaire et déterminant : le climat. Pour être plus complet, le climat et la rareté. Dans sa remarquable préface, Patrick Frémeaux (éditeur de sciences humaines, philosophie et histoire) donne le ton. Il souligne deux évidences, rarement explicitées avec tant de clarté : la fin de la guerre froide sur laquelle nous pensions tous bâtir, à marche forcée, une nouvelle démocratie, dite libérale, puis le constat plus patent que jamais, que nous vivons dans ce monde un jeu à somme nulle, dû à la raréfaction des ressources. La conséquence en est l’effondrement des mythes du salut, de la justice universelle et de l‘abondance pour tous. Désormais note Frémeaux, les conflits militaires se déroulent dans un fond de conflit écologique global, où le climat devient un facteur stratégique essentiel. La nature réagit aux coups que nous portons sur le vivant. Dominique Bourg reprend cette image de Goya, ou deux lutteurs enlisés dans le sol qu’ils piétinent, sombrent ensemble dans une mort commune. L’ouvrage présente trois parties, sous la forme d’un dialogue entre Dominique Bourg, philosophe, spécialiste de la pensée écologique dont il analyse les impacts au sein de la démocratie et Jean-Vincent Holeindre professeur et politiste, spécialiste de la pensée stratégique et des relations internationales. Dans la première partie, le dialogue permet de cerner la conjoncture internationale. Nous ne vivons plus dans l’espoir d’un monde d’abondance qui nourrirait une société pacifiée à l’échelle internationale. L’époque laisse libre cours aux rapports de force entre nations. La limite des ressources ayant rouvert les appétits des grandes puissances et leurs désirs de conquêtes territoriales, pour une plus large appropriation des richesses, devenues plus rares (c’est le cas des terres rares, militairement essentielles). La planète devenant de plus en plus difficile à habiter, le repoussoir que constituent les migrants devient plus violemment exprimé et réprimé. (…) D. Bourg explicite l’aspect écologique de la donne internationale avec le cas du Yémen et de la Syrie où en raison de la sécheresse, plus d’un million de paysans ont dû se déplacer. Et J.-V. Holeindre de constater que depuis la fin de la guerre froide, ce sont les guerres civiles au sein des sociétés qui constituent le phénomène déstabilisateur majeur des relations internationales et qui, de surcroît, génèrent des effets écologiques dévastateurs. (…) En découle la seconde partie, intitulée « Guerre et société » qui aborde la notion de guerre face à l’idée de crime. La guerre étant vue comme un état particulier de la société ou le crime n’est ni interdit, ni réprouvé, mais devient une obligation. Ce paradoxe est tel, qu’il appelle à une nécessaire préparation des esprits, telle qu’elle fut montrée dans le magnifique film de M. Haneke Le ruban blanc qui prépara la population allemande à la venue de la guerre de 1914. D. Bourg pose ensuite la question du sens à attribuer au retour éventuel de la guerre sur une planète finie, aux ressources limitées et dont l’habitabilité est en voie de réduction. Car la guerre aujourd’hui contamine l’ensemble des sphères de l’action humaine. Réaliste, J.-V. Holeindre ne voit pas la guerre uniquement sous l’angle de la négativité, mais comme le reflet de la complexité des sociétés et leur caractère plastique et évolutif. (…) Enfin, la troisième et dernière partie est consacrée à l’interface guerre-climat. Le cadre dans lequel se déroule la guerre est celui d’un climat déréglé qui s’intensifie. Ce n’est hélas pas une donnée nouvelle que les armes ont des effets durables sur la planète. On pense à l’usage du napalm au Vietnam ou aux obus sans cesse retrouvés dans l’est de la France. Mais aujourd’hui les perturbations climatiques qui s’amplifient, réduisent l’espace vivable dans un monde de plus en plus peuplé et exacerbent les tensions dues aux migrations. Comment gérer ces problèmes ? Le multiculturalisme est confronté à une contradiction entre la nécessité de coopérer et la survenance de nouvelles tensions interétatiques. J.-V. Holeindre insiste sur le caractère global des problèmes, amplifié par le rétrécissement des aires de vie et le simple fait note D. Bourg que l’atmosphère est brassée en trois semaines. La solidarité s’impose qu’on le veuille ou non, il n’y aura pas des petits isolats de population aptes à se protéger de ses voisins. Les zones sûres n’existent plus, car les problèmes évoqués n’ont ni frontière, ni passeport. (…)  En conclusion, le point fort de ce remarquable échange est que toute guerre s’adresse aussi à la nature et qu’elle s’adresse à l’ensemble de l’humanité, considéré comme communauté universelle. L’interdépendance devrait pousser à la pacification… comme à la guerre. L’avenir tranchera. Ce livre est publié à la mémoire de Jean-Paul Deléage (1941-2023) qui était physicien, historien de l’écologie, professeur à l’université d’Orléans et co-fondateur de la revue Écologie & Politique. » Par Daniel KUNTH - LES CAHIERS RATIONALISTES
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« Le thème de la guerre et du climat est devenu classique et a fait l’objet de nombreux exposés et études depuis une vingtaine d’années. C’est au cours d’un débat nourri que l’abordent Dominique Bourg, philosophe franco-suisse, expert de l’écologie politique, et Jean-Vincent Holeindre, politiste, spécialiste de la pensée stratégique et des relations internationales, qui a été directeur scientifique de l’Irsem. C’est après avoir effectué un tour d’horizon de la conjoncture internationale, et examiné les rapports entre guerre et société qu’ils en viennent au sujet central. Ce préalable n’est pas inutile tant la description des phénomènes climatiques extrêmes est effrayante, ceux-ci ayant l’effet de guerres contre la nature. Des pluies Kärcher de 762 mm en un jour comme on a pu l’observer à Valence en octobre 2024, des mégafeux avec une colonne de fumée s’élevant en Australie à 34 kilomètres d’altitude, un taux d’humidité de 50 % avoisinant la saturation. Or, une hausse de 1 degré entraîne un surcroît d’humidité potentielle de 7 % ! Et surtout des températures à 50 degrés qui exigent l’absorption de 3 litres d’eau par jour : peut-on faire la guerre dans de telles conditions ? Si l’on s’avoisine des 32 °C avec un taux d’humidité à 60 % on s’approche de la zone mortelle. Dans ces conditions, une hausse de la température terrestre moyenne de 2 °C décalera tout et bouleversera les conditions du combat à moins que l’on n’envisage l’emploi quasi exclusif de robots, de drones et d’autres machines. Ce serait un bouleversement, mais auquel on commence à se préparer fort vraisemblablement. L’autre aspect abordé par les deux auteurs, plus classique, est l’utilisation de la nature pour lutter contre l’adversaire en faisant usage de tous les moyens « weaponisation of everything ». Dès les années 1950, Américains et Soviétiques ont cherché à mettre au point des techniques pour utiliser localement le climat dans le but d’affaiblir l’ennemi. Ces techniques d’une certaine manière sont encore employées, mais sont-elles vraiment efficaces et n’assisteront pas dans les années à venir à leur perfectionnement ? Ensemble ils bâtissent une typologie des nouvelles formes de guerre, asymétrique, hybride, climatique, cybernétique en s’interrogeant sur la pertinence des concepts anciens. À leurs yeux la menace provient de la sécheresse, de l’emballement thermique, de la désagrégation territoriale, autant de sources de conflictualité diffuses, éparses, mais autant d’obstacles auxquels les forces armées devront s’adapter en permanence. Ce court essai n’est que le début d’une réflexion qui devrait s’étendre en incluant des spécialistes émanant de nombreuses disciplines, autant de défis à relever. » Par Eugène BERG – REVUE DEFENSE NATIONALE
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« Tout le monde a encore en tête la déclaration du chef d’état-major des armées, le général Mandon, concernant le fait qu’il faut se préparer « à accepter de perdre nos enfants »… et Matignon s’apprête à dévoiler le guide « Tous responsables » destiné à former la résilience populationnelle française face à la recrudescence des risques systémiques, dont la guerre. Dans leur dialogue, Guerre et climat. Fondements anthropologiques, moraux, retours de la guerre, recomposition idéologique et mutations des régimes (Frémeaux & Associés, 2025), Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre échangent sur les nouvelles modalités de la guerre, quand le climat redevient un acteur majeur de la conflictualité. La guerre est « de retour », nourrie par la fragilisation des démocraties, l’appétit autoritaire des grandes puissances et le déclin de la promesse progressiste. L’idéal de paix par le commerce s’est effondré. La mondialisation, loin d’ouvrir les régimes, a consolidé les économies de guerre : la Russie finance ses missiles avec son gaz ; la Chine durcit son contrôle ; les États-Unis ont basculé dans une diplomatie où le « deal » fait office de doctrine belliqueuse. Le monde redevient un jeu à somme nulle, où « survivre, c’est vaincre » (Raymond Aron). Dans ce paysage, l’habitabilité même de la Terre se délite : mégafeux, vagues de chaleur, pollutions invisibles, effondrements de montagnes. Les tensions migratoires, la raréfaction des ressources, l’empoisonnement des fleuves ou la géo-ingénierie délirante participent d’une « reconfiguration planétaire » où la guerre contre la nature redéfinit le politique. Les auteurs décrivent aussi le basculement d’un monde post-guerre froide vers une désoccidentalisation. La guerre interétatique ne suffit plus : nous évoluons vers une forme de guerre civile généralisée où le crime est institutionnalisé. L’exemple russe en Ukraine est central : la violence extrême est normalisée, intégrée au projet politique, utilisée pour racheter des criminels et galvaniser une population travaillée par la propagande. S’ajoute une dynamique globale : bellicisation de l’économie, appétits territoriaux des anciens empires dans un monde sans croissance, multiplication des conflits internationalisés (Ukraine, Syrie, Yémen, Gaza). Les auteurs rappellent que les précédentes déstabilisations syriennes ou yéménites ont eu pour moteur initial une sécheresse extrême, préfiguration de ce que deviendra une planète à + 2 °C. Bourg et Holeindre replacent la guerre dans le cadre des limites planétaires : altération de l’habitabilité, réduction des surfaces viables, intensification des événements extrêmes. La mondialisation apparaît alors comme une guerre au climat, une guerre au vivant. Et la diplomatie, encore largement construite sur le seul paradigme interétatique, peine à saisir un problème « sans passeport » (Kofi Annan). » Par Cynthia FLEURY – L’HUMANITE
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« (…) Un petit livre qui décrit comment « les peuples s’échauffent littéralement sous les mégafeux et les vagues de chaleur », comment l’écologie a été captée par les plus cyniques et comment l’enjeu n’est plus de promettre le paradis mais d’éviter l’enfer. Comme le disent les auteurs, « sur une planète sous contrainte écologique, la guerre devient plus probable ». Et il n’est plus surprenant, mais toujours ahurissant, que le climat « devient à la fois un objet de guerre et un acteur des conflits » Selon les auteurs, à côté des conflits pour l’accès aux ressources, ce sont des guerres issues de la dynamique même du dérèglement climatique qui émergent. Sécheresses, effondrement de la production agricole, déplacements de population ou vulnérabilité des infrastructures deviennent des enjeux centraux dans la reconfiguration géopolitique globale. » Par Philippe CHAPLEAU – OUEST FRANCE
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« (…) Cette interdisciplinarité permet tout a la fois croisement des références et la pluralité des approches et des perspectives, au service d’une pensée complexe et stimulante. Vous analysez avec justesse, dans votre préface, la transmission du ressort politique des conflits, qui tendent de plus en plus à naître des dérèglements climatiques. Votre appel à une transformation de « notre rapport à la confidentialité [et] au pouvoir » dessine des perspectives intéressantes pour freiner le développement des « guerres climatiques », ainsi que vous les définissez, et pour recréer du lien dans notre société. » Par Yaël BRAUN-PIVET – PRESIDENTE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
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