Intégrale Charles Trenet vol.16
Intégrale Charles Trenet vol.16
Ref.: FA096

“Poésie” Rattrapages, inédits, raretés, live (1932-1955)

CHARLES TRENET

Ref.: FA096

EAN : 3448960209625

Direction Artistique : Pascal Halbeher et Vincent Lisita   

Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

Durée totale de l'œuvre : 15 heures 16 minutes

Nbre. CD : 3

Sélectionnez une version :
Grâce à ce pack, vous bénéficiez d’une remise de 20.00 % soit de 9,99 €
Cette œuvre est déjà dans votre panier
Une version numérique de cette œuvre est déjà dans votre panier
Expédié sous 24 à 48h
Présentation

« Charles Trenet n’a pas accédé à la poésie par la chanson. Il a fait don à la chanson de sa poésie. À dix-huit ans, il appartenait à la littérature. Il était reconnu par Max Jacob, par Cocteau, par Fargue, comme “marqué du signe”. S’il a chanté, c’est pour s’enfermer dans un rond de lumière. Parce qu’il refusait de devenir adulte. »
Gaston BONHEUR

L'intégrale Frémeaux & Associés de Charles Trénet réalisée sous la direction de Daniel Nevers, puis de Vincent Lisita et Pascal Halbeher, réunit la totalité des enregistrements phonographiques originaux disponibles auprès des collectionneurs sensibilisés à l'ambition muséographique d'un catalogue raisonné de l’œuvre enregistrée du fou chantant.
Aux enregistrements choisis et commercialisés de l'époque, le directeur artistique présente les alternates qui proposent d'autres versions des mêmes titres.
Cette vocation d'exhaustivité historiographique dédiée au patrimoine sonore phonographique s'accompagne (toujours chronologiquement) de documents radiophoniques, de publicités chantées afin d'éclairer la diversité de la production de l'artiste et de révéler rétrospectivement les raisons de son appartenance à notre mémoire collective.
Patrick Frémeaux & Claude Colombini



CD1 : HÉLÈNE RÉGELLY - orch. dir. Albert VALSIEN : HÉLÈNE (première chanson de Charles Trenet enregistrée, 1932) • ROBERT BURNIER - orch. Ultraphone dir. GUTTINGUER : SAIS-TU ? (du film Bariole) • JEAN DUNOT - orch. Ultraphone, dir. Maurice ANDRÉ : POURQUOI, CES P’TITS TRUCS LÀ ? (du film Bariole) • CHARLES ET JOHNNY : BRUNSWICK, LÉVITAN, THÉ DES FAMILLES, LORY (10 publicités) • MORGANE - acc. piano prob. Edward TAYLOR : LE PRINCE (unique enregistrement connu de Morgane) • GERMAINE SABLON - orch. dir. WAL-BERG : J’AIME UNE RIVIÈRE (inédite sur CD) • JEAN-FRED MÉLÉ - orch. dir. Michel EMER : MA VILLE (inédite sur CD) • HENRI VERTAL, TRIO VOCAL ET FRED ADISON - orch. dir. Fred ADISON : L’AMOUR M’A (inédite sur CD) • CHARLES TRENET - acc. piano et orch. dir. prob. Michel EMER : LE COURRIER DU FOU CHANTANT (rubrique radiophonique) • CHARLES TRENET - acc. orch. Quintette Léo CHAULIAC : LA MER (genèse historique, 1942) • CHARLES TRENET - orch. dir. prob. Henry LECA : POÉSIE (inédite) • COLIN-MAILLARD (inédite).

CD 2 : CHARLES TRENET - acc. pianonon identifié : LA FOLLE COMPLAINTE (maquette) • ENFANT, TA TANTE T’ATTEND (maquette inédite) • CLAUDE TRENET - acc. piano lui-même : FOLIE DU RYTHME (inédite) • CHARLES TRENET - acc. piano prob. Albert LASRY : LES GENDARMES S’ENDORMENT SOUS LA PLUIE (maquette inédite) • CHARLES TRENET - acc. piano et orch. dir. non identifiés : PROSPER... (YOP LA BOUM !) (extrait et poème improvisé) • CHARLES TRENET- acc. piano et orch. dir. non identifiés : HOW MUCH REMAINS OF ALL OUR LOVES ? • MARIE-LOUISE CAUSSAT-TRENET - acc. piano non identifié : C’ÉTAIT... C’ÉTAIT... C’ÉTAIT... (extrait) • CHARLES TRENET - acc. piano lui-même : LES MITES (première version) • CHARLES TRENET - Edición especial de Buenos Aires - Canta Charles Trenet - orch. dir. et acc. guitare non identifiés : BUENAS NOCHES BUENOS AIRES - CABOCLO • CHARLES TRENET : DANS LE BOIS DE CHAPULTEPEC (début de chanson, inédite) - LA BARBE (début de chanson, inédite).

CD 3 : CHARLES TRENET - Théâtre des Champs-Élysées - acc. piano Albert LASRY : UN AIR QUI VIENT DE CHEZ NOUS - AU CLAIR DE LA LUNE • CHARLES TRENET - Récital Salle Pleyel, 3 mars 1947 - acc. piano prob. Janine ROTANTE, orch. dir. Hubert ROSTAING : TOMBÉ DU CIEL (couplet inédit) - LE RETOUR DES SAISONS (version inédite) - SUR LE FIL - CHARLES TRENET - a cappella - LA MER • CHARLES TRENET - Concert Pacra - orch. dir. Ray VENTURA : N’Y PENSEZ PAS TROP • CHARLES TRENET - orch. dir. non identifiée : SEUL DEPUIS TOUJOURS - BERCEUSE - (ALL OF A SUDDEN) MY HEART SINGS • CHARLES TRENET - Théâtre des Champs-Élysées - orch. dir. Paul DURAND : BOUM • CHARLES TRENET - Moulin Rouge - acc. piano Freddy LIENHART : QUAND UN BATEAU BLANC. Sélection de titres parmi les 101 pistes du coffret (discographie complète à l’intérieur).

DIRECTION ARTISTIQUE : PASCAL HALBEHER ET VINCENT LISITA - COLLECTION : DANIEL NEVERS

Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Hélène
    Hélène Régelly
    Charles Trenet
    03:06:00
    2026
  • 2
    Sais-tu... ? « sais-tu qu’il existe sur la terre »
    Hélène Régelly
    Charles Trenet
    03:03:00
    2026
  • 3
    Viens
    Hélène Régelly
    Charles Trenet
    02:24:00
    2026
  • 4
    Sais-tu ?
    Robert Burnier
    Charles Trenet
    03:14:00
    2026
  • 5
    Viens, quitte ce soir cette vie !
    Robert Burnier
    Charles Trenet
    03:11:00
    2026
  • 6
    Ô mon maître !
    Germaine Roger
    Charles Trenet
    02:23:00
    2026
  • 7
    Chœur du ministère
    Interprètes non identifiés
    Charles Trenet
    02:05:00
    2026
  • 8
    À la santé de monsieur bariole
    Interprètes non identifiés
    Charles Trenet
    01:13:00
    2026
  • 9
    Pourquoi, ces p’tits trucs-là ?
    Jean Dunot
    Charles Trenet
    03:08:00
    2026
  • 10
    Chantez mon cœur
    Robert Burnier
    Charles Trenet
    02:52:00
    2026
  • 11
    Bye bye blues
    Charles et Johnny
    Fred Hamm
    00:56:00
    2026
  • 12
    Car ma pensée vous suit partout
    Charlotte Dauvia, Charles et Johnny
    Arthur Freed
    02:19:00
    2026
  • 13
    Fourrures brunswick, trois publicités
    Charles et Johnny
    Charles Trenet
    01:28:00
    2026
  • 14
    Meubles lévitan, trois publicités
    Charles et Johnny
    Charles Trenet
    01:26:00
    2026
  • 15
    Thé des familles, trois publicités
    Charles et Johnny
    Charles Trenet
    01:27:00
    2026
  • 16
    Peinture Lory, publicité
    Charles et Johnny
    Charles Trenet
    00:24:00
    2026
  • 17
    Le prince
    Morgane
    Charles Trenet
    02:48:00
    2026
  • 18
    Le prince
    Claire Franconnay
    Charles Trenet
    02:11:00
    2026
  • 19
    J’aime une rivière
    Germaine Sablon
    Charles Trenet
    03:18:00
    2026
  • 20
    Ma ville
    Jean-Fred Mélé
    Charles Trenet
    02:39:00
    2026
  • 21
    L’amour m’a
    Henri Vertal, Trio vocal et Fred Adison
    Charles Trenet
    03:03:00
    2026
  • 22
    « Les ondes joyeuses »
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:25:00
    2026
  • 23
    Vous êtes jolie
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:36:00
    2026
  • 24
    En quittant une ville
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:12:00
    2026
  • 25
    Il pleut dans ma chambre
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:24:00
    2026
  • 26
    Le courrier du fou chantant
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    03:06:00
    2026
  • 27
    Une noce dans un carrosse
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    01:11:00
    2026
  • 28
    Ô Frédérica
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:13:00
    2026
  • 29
    Ma rivière
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:44:00
    2026
  • 30
    La mer
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    03:25:00
    2026
  • 31
    Poésie
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    02:54:00
    2026
  • 32
    Colin-maillard
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    03:07:00
    2026
  • 33
    Ding dong
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    03:45:00
    2026
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    La folle complainte
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:17
    2026
  • 2
    Enfant, ta tante t’attend
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:36
    2026
  • 3
    Deux mots à l’oreille
    Renée Dayne
    Charles Trenet
    00:03:11
    2026
  • 4
    N’y pensez pas trop
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:34
    2026
  • 5
    Des mots démodés
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:37
    2026
  • 6
    Folie du rythme
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:35
    2026
  • 7
    Quartier latin
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:21
    2026
  • 8
    Nounou tété
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:38
    2026
  • 9
    Tu ne seras jamais pâtissier
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:29
    2026
  • 10
    Grand-maman c’est new york
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:35
    2026
  • 11
    Piver, «la chanson élue»
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:38
    2026
  • 12
    Ève
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:15
    2026
  • 13
    Tombé du ciel
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:25
    2026
  • 14
    Retour à paris
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:30
    2026
  • 15
    Marie-thérèse
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:35
    2026
  • 16
    Une noix
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:47
    2026
  • 17
    La mer
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:04:13
    2026
  • 18
    Piver, «la chanson élue»
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:55
    2026
  • 19
    Les gendarmes s’endorment sous la pluie
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:44
    2026
  • 20
    Prosper...
    Charles Trenet
    Geo Koger
    00:01:26
    2026
  • 21
    Imitations
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:08
    2026
  • 22
    Le théâtre de mademoiselle laplante : le cid
    Charles Trenet
    Pierre Corneille
    00:02:11
    2026
  • 23
    Lunettes amor, publicité
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:47
    2026
  • 24
    Parfums bourjois, deux publicités
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:16
    2026
  • 25
    How much remains of all our loves ?
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:59
    2026
  • 26
    Menuet d’exaudet / fleur bleue
    Charles Trenet
    André-Joseph Exaudet
    00:01:26
    2026
  • 27
    Ma maison
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:27
    2026
  • 28
    C’était... c’était... c’était...
    Marie-Louise Caussat-Trenet
    Charles Trenet
    00:01:25
    2026
  • 29
    Les mites
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:39
    2026
  • 30
    Où irons-nous dimanche prochain
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:19
    2026
  • 31
    Buenas noches buenos aires
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:49
    2026
  • 32
    Caboclo
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:51
    2026
  • 33
    Dans le bois de chapultepec
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:22
    2026
  • 34
    La barbe
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:31
    2026
  • 35
    Chocolat kohler, deux publicités
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:01:53
    2026
  • 36
    J’ai ta main
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:00:52
    2026
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Un air qui vient de chez nous
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:00
    2026
  • 2
    Au clair de la lune
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:09
    2026
  • 3
    Les bœufs
    Charles Trenet
    Pierre Dupont
    00:03:08
    2026
  • 4
    Retour à paris
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:55
    2026
  • 5
    Tombé du ciel
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:30
    2026
  • 6
    N’y pensez pas trop
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:59
    2026
  • 7
    Le retour des saisons
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:32
    2026
  • 8
    Ménilmontant
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:18
    2026
  • 9
    Douce france
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:35
    2026
  • 10
    Sur le fil
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:40
    2026
  • 11
    J’ai ta main
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:12
    2026
  • 12
    Boum
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:16
    2026
  • 13
    Y a d’la joie !
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:05
    2026
  • 14
    La mer
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:15
    2026
  • 15
    Formidable
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:37
    2026
  • 16
    De la fenetre d'en haut
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:51
    2026
  • 17
    N'y pensez pas trop
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:24
    2026
  • 18
    Coeur de palmier
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:03
    2026
  • 19
    Seul depuis toujours
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:27
    2026
  • 20
    Berceuse
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:25
    2026
  • 21
    (All of the sudden) my heart sings
    Charles Trenet
    Harold Rome
    00:03:05
    2026
  • 22
    Boom
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:00
    2026
  • 23
    J'ai ta main
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:20
    2026
  • 24
    L'ame des poètes
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:09
    2026
  • 25
    Retour à Paris
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:02:52
    2026
  • 26
    La mer
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:58
    2026
  • 27
    Quand un bateau blanc
    Charles Trenet
    Charles Trenet
    00:03:06
    2026
Livret

TELECHARGER LE LIVRET

INTÉGRALE CHARLES TRENET - 16

«Poésie» RATTRAPAGES, INÉDITS, RARETÉS, LIVE

THE COMPLETE CHARLES TRENET (1932-1955)

 

Ce volume est dédié à Henri Chenut (Paris, 1924 - Vichy, 2018), qui a consacré sa vie à Charles Trenet.

Technicien à l’Institut de Météorologie Nationale mais également détective privé, ce passionné de jazz et de poésie découvre le fou chantant à l’adolescence. Il entame son « sacerdoce » de « Trenetologue » absolu : une traque systématique des disques, partitions, programmes, affiches, photographies, périodiques et objets divers, parfois au prix de longues recherches et d’échanges internationaux. Son obsession de l’exhaustivité aboutit à un travail de conservation certes informel, mais décisif ; sans lui, une part considérable de l’œuvre et de la biographie de Charles Trenet serait perdue. Au début des années 2010, sa collection est inventoriée, en vue de son acquisition partielle par la Ville de Narbonne.

Ah, son appartement de Villeneuve-la-Garenne, d’abord au quatorzième, puis au seizième, enfin au dix-septième étage de la même tour « afin de mieux apprécier la rotondité de la Terre » ! Dans son « antre » (la pièce la mieux rangée), autour d’une table, des étagères couvertes des disques du maître et de ses interprètes, dans toutes les langues, des « septante-huit tours » aux CD. Un coin pour ses autres idoles (Yvette Guilbert, Pierre Dudan, Mireille, Jean Tranchant, Jean Sablon, puis Johnny Hess qu’Henri « dépanna » souvent). Sur l’étagère du bas, les incunables : les disques Pyral, gravés à l’époque héroïque avec son comparse Max Schneider ; quelques-uns des six-cents exemplaires de l’introuvable Petit Oiseau de Charles et Johnny, réédité à leurs frais ! ; enfin, la boîte contenant ses galettes les plus précieuses, les chansons du film Bariole que nous rééditons ici dans leur ensemble, pour la première fois depuis 1932... Ses trésors absolus ? L’Île d’Amour, un tableau peint par Charles Trenet offert par sa mère, puis un chapeau de scène, acquis à Bruxelles « à prix d’or »...

Charles Trenet reconnaît en Henri Chenut son « archiviste », l’accueillant comme figurant dans l’émission « Trenetvision » (1973), ou lui proposant le poste de gardien de son futur musée (1986). Pourtant, c’est le besoin irrépressible d’autographes qui empêche leur amitié : Henri sollicite sans relâche le poète... Excédé, celui-ci finit par lâcher : « Je vous interdis de me collectionner » !

Jusqu’à son dernier souffle, Henri Chenut aura déploré que le public retienne seulement les grands succès de Charles Trenet, au détriment des « joyaux méconnus » – les fameuses « chenuades » ! Il aura pris part à d’innombrables projets : livres, expositions, émissions, maison-musée de Narbonne... Sans oublier cette Intégrale, dans laquelle nous sommes fiers de consigner sa voix, enregistrée par lui-même dans les années 1950 avec J’ai ta main.

Cher et précieux ami, c’est le moins que nous puissions faire pour rendre hommage à votre mémoire, à votre personnalité attachante et complexe (vous interrogiez souvent, à la lumière de votre foi, la vanité de votre collection), à votre ténacité, à votre culture, à votre humour, à votre générosité... et, naturellement, à votre esprit fédérateur, sans lequel notre bande d’amis n’existerait pas : nous serions tous restés des trenetistes isolés.

 

Outre les disques du commerce, nous reproduisons ici des prestations radiophoniques de Charles Trenet, issues des archives d’Henri Chenut et de Max Schneider. Amis dès la Libération, ils achètent tout d’abord ces enregistrements directement auprès des stations de radio, avant d’acquérir, vers 1950, leurs propres graveurs de disques. Pour ne rien perdre d’une émission lors du changement de face, ils utilisent les deux appareils simultanément, mais en décalage ! Le coût élevé des disques impose d’en utiliser chaque centimètre : selon la surface disponible, on retrouve sur une même face des débuts ou des fins de chansons, voire des bribes d’autres émissions, parfois gravées à des vitesses différentes. Nos deux acolytes semblent eux-mêmes un petit peu perdus dans les indications souvent lacunaires, qu’ils écrivent sur les étiquettes ou les pochettes ! Il en résulte un certain capharnaüm de près de 300 galettes, doublons compris, que nous avons mis trois ans à inventorier... en recoupant chaque archive, autant que possible, avec la presse et les programmes de l’époque.

Enfin, précisons que les disques Pyral à gravure directe n’étaient pas destinés à la conservation. Si certains sont devenus inaudibles, d’autres constituent, à ce jour, la seule et unique trace non seulement de ces émissions disparues, mais également de plusieurs chansons de Charles Trenet. Nous avons tenu à les sauvegarder malgré leur mauvaise qualité ; une nouvelle fois, Christophe Hénault, du studio Art et Son, a fait des miracles pour rendre audibles ces pépites qui n’avaient pas vocation à dépasser la sphère privée.

On a tout dit des mentors de Charles Trenet, d’Albert Bausil à Perpignan jusqu’à Max Jacob et Jean Cocteau, rencontrés à son arrivée à Paris quand il tentait de faire paraître son premier roman, Les Rois fainéants – resté inédit depuis 1930 jusqu’à sa publication en janvier 2026 chez Frémeaux & Associés. En revanche, le rôle de son beau-père, Benno Vigny, semble sous-estimé. Né Benoît Philippe Weinfeld (Commercy, 1889 - Munich, 1965), il arrive à Narbonne au début de la première Guerre, blessé à la jambe. L’infirmière en chef de l’Hôpital de la Cité, charmée, le présente à sa fille Marie-Louise, épouse Trenet ! Déjà mère d’Antoine et de Charles, cette dernière succombe à cet « homme génial, écrivain de talent, peintre, amant extraordinaire » ; le temps de divorcer puis d’envoyer ses rejetons en pension, elle l’épouse, le découvre en « mari catastrophique[1] », le suit au gré de ses engagements jusqu’à leur divorce en 1942 à Marseille, où elle est devenue « son souffre-douleur[2] ».

Qualifié d’« écraniste à tout faire[3] » par les historiens du septième art, Benno Vigny, durant sa carrière, fournit scénarios et dialogues à plus de vingt productions américaines, françaises, allemandes et tchécoslovaques, de Ssanin (1924) à Der Verlorene (1951). Il connaît le succès avec Tonischka (1930) et Barry (1948), mais surtout avec Morocco (Cœurs brûlés, 1930), adapté de son roman Amy Jolly : die Frau aus Marrakesch, publié à Berlin en 1927 et transmis à Joseph von Sternberg via Marlene Dietrich... Dessinateur, il illustre Sigma de Paul Duplessis de Pouzilhac (1922), La Maison du Chat-qui-pelote de Balzac (1945), Terre des hommes de Saint-Exupéry (1946) et Colas Breugnon de Romain Rolland (1947). Outre Amy Jolly, il publie Nell John (1927), des nouvelles comme La Panthère (1925), puis est à la fois auteur et illustrateur de Mesure pour mesure (1944). Au théâtre, on lui connaît Kœnigsmark, adaptation du roman de Pierre Benoit (théâtre Antoine, 1920), ou Judas (inachevée).

Polyglotte, mime, pianiste, Benno Vigny passe pour flamboyant autant qu’insaisissable. Son secrétaire, le futur romancier Willy de Spens, le décrit comme un « génie mondain et, au fond, stérile, il passa partout sans laisser de trace », ajoutant que « rien n’était vrai, rien n’était faux dans le personnage et dans la biographie de Benno Vigny[4] » ! Après l’avoir côtoyé chaque été, Charles Trenet apprend à mieux le connaître en 1928-1929, alors qu’il étudie à la Kunstgewerbeschule de Berlin. Le portrait qu’il en fera plus tard révèle l’influence de cette figure sur sa propre personnalité : « Comme il est badin, flambant, se moquant de tous, imitant chacun sans acrimonie, se levant brusquement de table pour faire des claquettes, mangeant avec voracité, moins qu’il n’en a l’air, très sobre ma foi, mais surtout inimitable raconteur d’histoires et caricaturiste génial[5] »... Marie-Louise évoque une affection réciproque entre l’adolescent et cet « oncle » original, qui sut deviner « le poète en gestation[6] » ; un sentiment confirmé par Willy de Spens, quand il relate l’admiration de Benno pour sa « précocité rimbaldienne[7] ».

Tout ce monde se retrouve à Paris au début des années 1930. Fort du succès de Morocco, Benno Vigny décroche un contrat avec la Paramount. Charles Trenet, avant de trouver sa voie, travaille comme assistant-décorateur puis accessoiriste aux studios Pathé-Natan, à Joinville-le-Pont... Max Jacob et Jean Cocteau l’encouragent à mettre en musique puis à chanter ses poèmes, mais il s’estime « ignorant de la chanson[8] ». Pourtant, à l’occasion, il trousse déjà quelques couplets pour le cinéma : « je les faisais pour des personnes qui les achetaient et qui les signaient. Vous voyez, un peu, ce que je veux dire ? Et j’étais tout étonné de voir que ces chansons marchaient, avaient du succès[9] »...

Au printemps 1932, tandis que le cinéma français expérimente dialogues sonores et numéros chantés, l’occasion de sortir de l’ombre lui est offerte par Benno Vigny. Ce dernier fait une déclaration fracassante : « J’ai trop souvent été trahi par les réalisateurs au point de ne plus reconnaître à l’écran ce que j’avais écrit sur le papier. (...) J’ai décidé d’être le réalisateur de mes scénarios. Aussi, aux studios de Billancourt, le 1er août, je commencerai mon premier film, Bariole, dont j’ai tiré le scénario d’une pièce de M. Jean Clerval[10] ». Bien qu’il soit capable d’écrire lui-même les lyrics[11] de son « opérette filmée », il confie cette tâche à Charles Trenet, puis la mise en musique à la prolifique compositrice Jane Bos[12]. Le jeune homme écrit ainsi huit textes, que vont graver ses premiers interprètes... Notons la date historique du 20 juillet 1932 : il s’agit du premier enregistrement d’une chanson de Charles Trenet, Hélène, par Hélène Régelly avec l’orchestre de Jean Valsien, pour le label Odéon (la chanson ne figurera pas dans le film).

Tourné en août et septembre 1932 aux studios Braunberger-Richebé de Billancourt puis au théâtre Pigalle, Bariole est monté fin octobre. Présenté comme une « comédie musicale sur les milieux ministériels[13] », il brosse le portrait d’un compositeur généreux mais marginalisé par ses méthodes, qui voit son opérette dépendre d’un mécène, entre désillusion, errance et renaissance amoureuse... À sa sortie le 12 mai 1933, l’accueil est enthousiaste, notamment pour les chansons, considérées comme « une des bonnes surprises du film. Les lyrics de Charles Trenet trouvèrent un musicien parfait en Mme Jane Bos, compositeur de race[14] ».

Le film est porté par Robert Burnier, interprète omniprésent durant l’entre-deux guerres ; il grave Sais-tu ?, Chantez mon cœur et Viens, quitte ce soir cette vie[15]. Issues de l’opérette comme lui, Hélène Régelly et Germaine Roger enregistrent également Viens et Sais-tu ?, Germaine Roger ajoutant Ô mon maître ! et Chantez mon cœur, sur un disque gravé en septembre 1932 (Polydor 522414), absolument introuvable à ce jour... Signalons également l’enregistrement de Sais-tu ? par Jovatti, le 5 janvier 1933 (Pathé X94308) : en février 2010, Henri Chenut chargea chacun de vos serviteurs, séparément, d’acquérir ce 78 tours sur un site d’enchères en ligne... La bataille fut rude !

À la découverte de ces voix, on ne peut s’empêcher de souhaiter l’arrivée d’un Charles Trenet pour révolutionner l’Art de la chanson ! D’ailleurs, il ne manquera jamais une occasion de se moquer de cette époque, dans des créations comme Souvenirs d’un chanteur à voix ou Cœur de palmier... Quant à Jean Dunot, acteur et chanteur à ses heures au cinéma ou sur disque (vous ne connaissez que lui, en patron de bistrot enguirlandé par Jean Gabin dans La Traversée de Paris !), il tire son épingle du jeu avec une interprétation de Pourquoi ces p’tits trucs-là ? marquée par le style de Maurice Chevalier. Trois autres chansons émaillent la bobine, mais elles n’ont fait l’objet d’aucune commercialisation sur disque ou sur partition : Les Vocalises de Madame Corette (sans paroles), À la santé de Monsieur Bariole puis Le Chœur du Ministère.

Sous l’impulsion de Benno Vigny, décidément déterminante, Charles Trenet fait éditer ses premières œuvres par Francis Salabert, lequel parraine son entrée à la SACEM le 24 février 1933 – en tant que simple auteur, puisque le jeune homme ne sait pas écrire la musique[16].

Une fois n’est pas coutume, puisque nous avons entamé ce volume avec des chansons de Charles Trenet enregistrées par d’autres interprètes, conti­nuons sur cette lancée, avec ceux qui marquent la transition entre sa carrière de duettiste et ses débuts en solo. On sait que Charles et Johnny ont confié plusieurs de leurs chansons à Jean Sablon et Fréhel (voir FA082) ; une découverte inattendue dans les archives d’Henri Chenut nous donne l’occa­sion de rendre hommage à l’une de ces premières interprètes, bien connue des trenetistes : Morgane, « la tragédienne comique » (selon Georgius). Vrai­sem­blablement rencontrée elle aussi au Bœuf sur le toit, invitée des fameuses émissions du « Quart d’heure des enfants terribles »[17], elle est présentée par la presse comme « une femme du monde que les circonstances ont obligée à devenir artiste professionnelle. D’une voix suraiguë qui atteint aisément le contre-mi, Morgane chante avec le plus grand sérieux, dans le style affecté des cantatrices de salon, des chansons complètement loufoques[18] ». Née Geneviève de Condé (Nancy, 1884 - Draveil, 1967) elle est effectivement l’épouse d’Anatole Courtois du Liscoët, vicomte et inspecteur d’assurances ! Ses plus grands succès ? – Sur la Mer calmée de Madame Butterfly, J’ai mordu dans ta chair, La Catin du village, La Glu, Cocaïne ou Filica Oka... Dans ses souvenirs, Pierre Barillet brosse son portrait : chevelure d’étoupe auburn, maquillage outrancier, tailleurs usés mais bien coupés, chapeaux rafistolés... Altière, « elle ignorait le ridicule. Elle planait au-dessus d’un monde dont les réalités lui étaient devenues étrangères, toute à son rêve et à ses illusions[19] ». Il est probable que l’intervention de Charles Trenet lui a valu le rôle de la vieille dame dans Les Monstres sacrés de Jean Cocteau (1940) ; au printemps 1943, elle figure dans la distribution de son projet d’opérette avec Sacha Guitry, Le Dernier Troubadour... Par la suite, elle part pour l’Amérique... « Je lui ai fait des chansons, note Charles Trenet : La Femme de Fantômas et Le Prince (…) : “Le prince, il m’a eue dans sa couche / Le prince il m’a eue sur sa bouche / Le prince il m’a eue dans son plumard”... Alors elle regardait les gens et elle lançait : “Mais moi, du prince j’en ai marre” ![20] ». C’est cette chanson que nous présentons ici, dans l’unique enregistrement de Morgane parvenu jusqu’à nous, puisqu’elle n’aurait gravé aucun disque commercial, selon Daniel Nevers ; elle est accompagnée au piano probablement par Edward Taylor, un américain « aussi empesé qu’un clergyman à l’harmonium[21] » !

L’unique version commerciale de ce Prince revient par ailleurs à la fantaisiste Claire Franconnay, dans une interprétation beaucoup plus sage, avec Emil Stern à la baguette.

Jean-Fred Mélé, actif sur scène depuis quelques années, enregistre Ma ville sur son quatrième disque en 1937, le premier d’une douzaine d’enregistrements d’œuvres de Charles Trenet (voir FA082)... une chanson que le maître décidera de graver à son tour vingt-sept ans plus tard, avant l’expiration de son contrat chez Pathé Marconi. Henri Chenut, présent dans le studio ce 31 décembre 1964, notera qu’« après avoir chanté le refrain et un couplet, tout à coup il s’arrêta et ne voulut pas continuer. Il nous déclara que certaines paroles ne lui plaisaient plus, par exemple : "Ma ville / C’est tout l’amour et tout le sex-appeal" et qu’il aimait mieux remplacer cette chanson par L’Hôtel borgne qu’il trouvait plus humoristique[22] ».

Avec J’aime une rivière, Charles Trenet fait chanter à Germaine Sablon le seul suicide par noyade de toute son œuvre... Plus tard, à ceux qui verront dans La Mer une invitation à se noyer, il objectera « Quelle connerie ! Pourquoi aurait-on envie de se jeter dans de la beauté ? Dans la beauté on ne se jette pas. En revanche, elle vous éjecte[23] »...

Notons que les enregistrements consignés jusqu’ici sont tous antérieurs au premier passage en studio de Charles Trenet en solo avec Je chante, le 10 décembre 1937.

Fred Adison, complice dès l’époque Charles et Johnny (voir FA081), édite L’Amour m’a avant de l’enregistrer avec son fameux orchestre, duquel il détache le Trio vocal et surtout Henri Vertal (qui semble guitariste autant que chanteur, danseur ou jongleur au sein de la formation !). Trois derniers couplets, bien présents sur la partition, sont prudemment écartés : ils évoquent un Monsieur qui sent l’eau de Cologne au Bois de Boulogne, les duettistes Hitler et Benito, puis les amoureux dans le bocage[24]...

Deux Mots à l’oreille, avec Des Mots démodés (voir plus bas), est l’une des deux chansons de Charles Trenet éditées par Robert Salvet. Frère d’André (qui cosignera Mourir au printemps avec notre poète, voir FA094), il vient de créer sa maison d’édition à Marseille et s’apprête à lancer un jeune chanteur issu de l’orchestre de Fred Adison, un certain Georges Ulmer... Si la partition éditée en 1942 annonce que Deux Mots à l’oreille est « une création de Lucienne Boyer », il faut attendre 1946 pour que Renée Dyane l’enregistre. Charles Trenet a écrit ces nouvelles paroles sur la musique d’une chanson abandonnée, Au clair de la Terre. Amusez-vous donc à les chanter sur l’air du refrain : « Au clair de la Terre, mon amour / Au clair de la Terre, nuit et jour / Quel est ce charmant mystère ?[25] »...

Dans le précédent volume, nous évoquions l’une des
obsessions d’Henri Chenut et de Max Schneider : faire déchiffrer, par des pianistes, les partitions de leur idole restées inédites... En 1947, ils rencon­trent Claude Trenet, demi-frère de Charles et musicien talentueux (voir FA093). Âgé de vingt ans, il est à peine plus jeune qu’eux et les accueille probablement dans le magasin de musique familial, rue Saint-Sulpice ; ensemble, ils gravent une tren­taine de faces, arrivées jusqu’à nous ! Nous avons écarté les chansons enregistrées par Charles Trenet lui-même, avant ou après cette session, ainsi que les compositions personnelles de Claude. Notons que Vous souvenez-vous grand-maman, publiée par Daniel Nevers, date de cette séance ; elle est donc interprétée non par Charles Trenet, mais bien par Claude (FA090).

Nous avons retenu cinq faces.

Des mots démodés, deuxième chanson éditée par Robert Salvet (1943), est présentée sur la partition comme « une création de Charles Trenet et de Jacques Pills »... Or, nous ne la connaissons que par cette version informelle de Claude. Les deux suivantes rappellent le passage de Charles Trenet aux Folies Bergère dans « La Revue des Quatre millions », en 1944 : si Folie du rythme accompagnait son entrée en scène, il enchaînait ensuite avec Quartier latin, une création qu’il n’enregistrera qu’en 1968 avec l’orchestre de Claude Bolling (album « Chansons sans époque ») ; nous avons retenu cette version car Claude Trenet y interprète les couplets, absents de la version studio car sans doute trop marqués par le contexte de l’Occupation... Notons que Charles Trenet semble ne pas avoir mis fin à ce contrat aux Folies Bergère « au bout de quelques jours », puisque la presse l’annonce dans cette revue pendant un mois, à partir du 20 avril 1944 ! Dans ses Souvenirs, Paul Derval, le directeur de l’établissement, n’évoque aucune rupture de contrat, seulement le refus de Charles Trenet de se laisser imposer une tenue de scène assortie à celle des danseuses, bleue et argent... À laquelle il préféra un costume de sport et des souliers jaunes[26] ! Nounou tété, improvisation délirante partagée avec Gabriel Arnaud à La Varenne à la fin de la Guerre, rappelle les chansons d’enfance du fou chantant, comme Le Piano est fermé à clé, Okahana, Le Diable est tombé dans la soupière ou L’Asticot l’astiquaire. Elle est à situer dans le contexte de la comptine Une Vache sur un mur, qui fait partie du répertoire de scène de cette année 1947 (voir FA087). Tu ne seras jamais pâtissier, enfin, n’est connue que par un « piano », la partition d’un pianiste-accompagnateur de Charles Trenet, obtenue Dieu sait comment par Henri Chenut... c’est certainement le support qu’il fournit à Claude ce jour-là.

Après le demi-frère, après le père et son violon déjà intégrés au volume 13 (FA093), nous demandons à présent la mère ! Dès le début des années 1950, Marie-Louise Caussat-Trenet devient une figure médiatique indissociable de son fils : elle est la vedette de « Ses jeunes années », une série d’émissions diffusée en décembre 1950 et janvier 1951 (Programme parisien, le dimanche de 19h15 à 19h30)[27]. Ses souvenirs y sont entrecoupés des œuvres du fiston, qu’elle déclame sur fond de piano, comme cet extrait de C’était... c’était... c’était..., six ans avant son enregistrement en studio !

 

Mais venons-en à celui qui intéresse cette Intégrale depuis trente ans, sans interprète intermédiaire : Charles Trenet ! Vous aurez noté quelques curiosités en amuse-bouche, comme Car ma pensée vous suit partout avec Johnny Hess et Charlotte Dauvia (adaptation du succès américain All I Do Is Dream Of You) ; Ô Frédérica, improvisation radiophonique avec Léo Chauliac à Bruxelles, durant laquelle ils échangent leurs rôles et se présentent comme Léo Trenet et Charles Chauliac ; ces variations sur Bye bye blues (avec Johnny Hess), ou sur le Menuet d’Exaudet – une fantaisie déjà esquissée dans le film Je chante ; puis cet hommage à Maurice Chevalier autour de Prosper (Yop la boum !) prolongé en poème pour l’occasion...

Devant le micro, Charles Trenet rechigne rarement à interpréter de simples bribes de chansons, qui ne passeront jamais la porte d’un studio, des éditions Raoul Breton ou de la SACEM ! C’est le cas d’Une Noce dans un carrosse, « improvisée » au piano pendant le film Frédérica ; de La Barbe, ou de Dans le bois de Chapultepec, inspirée par son récent voyage au Mexique... Le refrain des Mites, en gestation depuis dix ans, est capté par Radio Lausanne en 1951, tel qu’il l’enregistrera quatre décennies plus tard dans l’album « Fais ta vie » (voir FA093).

Plusieurs maquettes, certainement issues du cercle privé de Charles Trenet (mais comment diable Henri Chenut et Max Schneider ont-il acquis ces disques ?!), révèlent des chansons au moment de leur composition. Deux d’entre elles semblent accompagnées par le piano quelque peu désaccordé de La Varenne : Enfant ta tante t’attend, surréaliste et débridée, restera curieusement sans suite... contrairement à La folle Complainte, captée au moment de son édition en 1945 (Salabert), mais six ans avant la version studio, laquelle sera amputée d’un couplet – officiellement pour respecter la durée d’une face de 78 tours, alors que cette version de travail, complète, tient pourtant sur un 78 tours ! Quant aux Gendarmes s’endorment sous la pluie accompagnée d’un seul piano, elle semble contemporaine de l’enregistrement des Compagnons de la Chanson (1948, voir FA086) ; Charles Trenet ne la gravera lui-même qu’en 1973 (album « Chansons en liberté »). Enfin, dans cette version de travail de Grand-maman c’est New York, il s’accompagne lui-même au piano.

Parmi ces maquettes figure une découverte qui tient du Monument Historique : une version primitive de La Mer, durant laquelle Charles Trenet est « accompagné par Léo Chauliac », selon l’indication manuscrite ! Outre le piano, on distingue une formation qui rappelle instantanément les sessions bruxelloises de mai 1942, au cours desquelles notre fou chantant et le quintette de Léo Chauliac, essayent des chansons en gestation dans une ambiance de jam (voir FA084)... Et que trouve-t-on au verso de ce 78 tours, nous vous le donnons en mille ? – Précisément deux titres de ces sessions bruxelloises : L’Héritage infernal (identique au disque commer­cial Rythme C5042, non reproduite ici), puis une prise alternative de Ma Rivière (que nous vous livrons)... Ces recoupements nous permettent de situer cette version de La Mer à mai 1942, soit un an avant la date de composition traditionnellement admise ! Elle pourrait renvoyer à ces numéros de matrices orphelins, relevés par Daniel Nevers, qui ne correspondent à aucun des disques commercialisés par la Sobedi sous le label Rythme[28]... Nous ne répéterons pas les circonstances de la composition de La Mer dans ce train, en présence de Léo Chauliac qui en relève la musique mais qui ne la cosigne pas... Précisons, en revanche, que lorsque Charles Trenet l’interprète en public à cette époque, le succès n’est pas au rendez-vous : « C’était un restaurant des Champs-Élysées et je chantais cette chanson-là... Et je l’ai chantée deux soirs. On m’a dit "ce n’est pas votre genre ; votre genre, c’est le genre swing, chantez-nous des choses rapides". Et moi, je voulais faire une chanson lyrique, mais lente : pour montrer qu’on pouvait faire, avec une chanson lente, quelque chose qui déchaîne un petit peu l’enthousiasme[29] ». À l’écoute de cette première mouture, on peut comprendre cet insuccès ! Charles Trenet cherche encore son interprétation : il a conscience de la monotonie du deuxième couplet, qui est une répétition littérale du premier... Ainsi, il attaque dans un registre relativement grave (en Sib) puis bascule en Do#, soit un saut d’un ton et demi, tout à fait inhabituel pour lui qui progresse par demi-tons ! Pour accéder au standard, sans doute lui faut-il attendre les arrangements d’Albert Lasry, qui fixera la tonalité en Do puis ajoutera les chœurs de Raymond Saint-Paul au deuxième couplet... et cosignera la musique, mais c’est une autre histoire !

Le LP « Canta Charles Trenet - Edición especial de Buenos Aires », rarissime pressage argentin du label Odéon (LPM 10301), présente huit chansons[30], dont six des enregistrements studio d’octobre 1952 et de février 1953 (voir FA089), que le « Muchacho de Paris » présente en espagnol. L’ensemble s’ouvre avec un indicatif dans les deux langues : Buenas Noches Buenos Aires ; on trouve plus loin le premier enregistrement studio de Caboclo[31] en portugais, déjà interprétée en France sous le titre O Tropeiro, durant l’émission « Autour du monde » du 29 juillet 1951 (FA089) ; Charles Trenet la gravera en 1972 sous son titre définitif, Danse Copoeira (album « Joue-moi de l’électrophone ».

Dans les années 1930, le meuble de radio conquiert les foyers, accompagné bientôt par Charles Trenet, poète de son temps. Le 14 janvier 1934, Le Coq catalan mentionne « Un quart d’heure avec les duettistes Charles et Johnny », la première émission à leur nom, diffusée sur le Poste parisien. Engagés par Marcel Bleustein-Blanchet lors de la création de Radio-Cité, Charles et Johnny s’adonnent à la chanson, aux sketches et aux imitations, mais également à la réclame. Jacques Canetti n’avait-il pas coutume de dire que Charles Trenet était un « produit de Radio-Cité » ? Notre débutant comprend immédiatement le potentiel de ce média : « sa vogue foudroyante ne fera que grandir chaque jour, car elle correspond à ce besoin de rêve et d’infini qui peut, seul, nous faire oublier notre vie trop quotidienne[32] »...

Au cours de passionnantes séries d’émissions qui lui sont entièrement dédiées, il va alterner chansons et confidences, comme dans « Les Ondes joyeuses », qui donnent un aperçu de ses activités radiophoniques à ses débuts (Poste parisien, le mardi à 20h20, dès le 10 juin 1938). Accompagné d’une petite formation (probablement dirigée par Michel Emer), il interprète ses succès tout neufs – Il pleut dans ma Chambre, Vous êtes jolie, ou En quittant une ville dans sa version complète –, puis propose une rubrique surréaliste, « Le Courrier du fou chantant » ! Les critiques ne tardent pas : « on commence à se lasser d’entendre toujours les mêmes chansons, et les réalisations un peu longues (...) sentent l’essoufflement[33] » ! Prenons la défense de Charles Trenet : durant cette folle année 1938, en plus des tournées et du cinéma, il présente trois autres émissions hebdomadaires sur Radio-Cité : « Le music-hall du dimanche », « D’la joie dans l’air » puis « Boum »...

« L’Alphahet de la Famille », créée en 1942 à la demande du Commissariat Général à la Famille, est diffusée à l’heure du déjeuner dominical sur la Radiodiffusion Nationale. Elle met en scène une mère dont le mari est prisonnier ; avec un dictionnaire, elle fait découvrir des lieux culturels à ses trois enfants (Georges, Françoise et Claude), en présence d’artistes invités. Le 18 juin 1944, Charles Trenet « accompagne » la famille au Salon de l’Imagerie. L’émission est diffusée en différé, étant donné qu’à cette date, notre poète se trouve alité à la clinique de Neuilly suite à sa blessure à la jambe par balle, le 15 juin[34]... Il offre ici trois interprétations ébouriffantes avec une petite formation, probablement dirigée par Henry Leca. Colin-maillard, exclusivement connue par cet enregistrement, n’a jamais été ni éditée, ni enregistrée ; elle est déjà ancienne, puisque son unique mention date du deuxième passage à l’A.B.C. en 1938[35]. Pas d’enregistrement non plus pour Poésie, bien qu’elle fasse l’objet d’une partition (Salabert, 1945)... Quant à cette version de Ding dong, particulièrement réussie, elle est donc antérieure de près d’un an à la version studio (FA085).

« La Chanson élue », diffusée sur Radio Luxembourg dès le 15 avril 1948 et parrainée par les cosmétiques L.T. Piver, propose chaque jeudi à 20h15, Charles Trenet comme invité unique. Il y présente ses nouvelles chansons, et les auditeurs élisent leur préférée... Seules sept galettes Pyral sont arrivées jusqu’à nous... mais en mauvais état ; elles couvrent partiellement trois émissions, avec des doublons. Christophe Hénault a pu sauver Ève, Tombé du ciel, Retour à Paris (septième émission), puis Marie-Thérèse, Une Noix, La Mer (huitième émission). Notons qu’Une Noix et Marie-Thérèse ne seront respectivement gravées que trois et six ans plus tard (FA088 et FA090), preuves supplémentaires que les chansons étaient longuement rodées avant d’être définitivement fixées.

Charles Trenet profite de certains passages radio pour livrer des couplets absents des enregistrements commerciaux. Si certains figurent sur les partitions – à l’instar de En quittant une ville, Tombé du Ciel, Cœur de palmier ou ceux de Ma Maison gravés par les Compagnons de la Chanson –, d’autres, comme ceux d’Où irons-nous dimanche prochain, s’avèrent totalement inédits.

Enfin, dans le précédent volume, nous avons déjà évoqué How Much Remains Of All Our Loves ?, la traduction littérale de Que reste-t-il de nos amours ? que Charles Trenet a lui-même troussée... La voici dans son intégralité (« Les Chansons de l’automne », 1950), bien antérieure à I Wish You Love – l’adaptation qu’en fera Albert Askew Beach, et qui deviendra un standard.

À la radio, on le sait, Charles Trenet insuffle sa poésie jusque dans la publicité. Dès l’adolescence, il s’est essayé à cet art, détournant poèmes et chansons dans Le Coq catalan, notamment pour le Banyuls Vall d’Or... En 1935, engagé avec Johnny Hess à Radio-Cité par Marcel Bleustein-Blanchet, il interprète plusieurs slogans chantés, notamment pour les proches du patron – le fourreur Jacques Brunswick et ses beaux-frères Lévitan. Difficile de savoir si Charles Trenet est l’auteur de tous ces textes, mais il confie « ça me rapportait, je vous le dis franchement, cinq-cents francs par publicité, ce n’était pas énorme, mais j’en étais bien content parce qu’enfin, tout de même, ce n’était pas tellement difficile à faire[36] » ! Nous ajoutons dix réclames de cette période à celles que Daniel Nevers a déjà publiées (FA082). Par la suite, devenu vedette, Charles Trenet prête sa voix à de nombreuses marques, adaptant ses grands succès (Amor, Kohler), ou créant des indicatifs pour les émissions radiophoniques auxquelles il participe (Piver, Bourjois). Cette pratique, encore nouvelle en 1948 et importée des États-Unis par notre poète, frappe les journalistes : « en France, jusqu’à présent, la publicité était faite exclusivement par les speakers[37] ».

Repéré pour ses talents d’imitateur dès le « Quart d’heure des enfants terribles », Charles Trenet multiplie durant les années 1950 « de malicieux clins d’œil à Suzy Solidor, Damia et Cocteau », selon Daniel Nevers (voir FA082, FA089). Avec l’imitation de Sacha Guitry, que nous ajoutons ici, nous obtenons une idée de son numéro au cabaret Le Melody à Marseille où, tout nouveau soliste, le fou chantant cherchait son « genre » en 1936-1937[38]. Inspiré par son entourage perpignanais, il croque également Madame Cormary, vieille dame qui parle en catalan[39]... puis, plus emblématique de la mythologie Trenet : Mademoiselle Laplante ! Apparue dans Le Retour des saisons (1947) avec sa voix singulière, elle connaît son acmé en 1971 avec Implorante Laplante (album « Fidèle »). Si Charles Trenet affirme qu’elle a bel et bien existé, il la décrit parfois comme « un être mystérieux, sans forme ni visage, qui hante sa villa de La Varenne[40] », parfois identifié à l’un ou l’autre de ses proches – voire à son chat ! Gaston Bonheur la rattache à la « mythologie vaguement fanée[41] » d’Albert Bausil, tandis que Pierre Barillet y voit une transposition de « Monique Plantier, une belle fille joyeuse et blonde, nouvelle venue dans la petite bande dont elle fit longtemps partie[42] ». Au début des années 1950, avec « Le Théâtre de Mademoiselle Laplante », elle devient la protagoniste d’une séquence radiophonique régulière : Charles Trenet y interprète seul, à plusieurs voix, des scènes classiques... comme cet extrait du Cid !

 

Dès ses débuts, Charles Trenet participe à des radio-crochets comme « Le Music-hall des jeunes » ou « Les Fiancés de Byrrh », qui connaissent un grand succès sur les ondes. À la différence des séances en studio, ces émissions sont enregistrées devant un public enthousiaste, pour ne pas dire conquis... puisque l’entrée y est gratuite ! Les directeurs de music-halls finissent d’ailleurs par s’en inquiéter, Mitty Goldin (directeur de l’A.B.C.) en tête : « On peut ainsi craindre, la crise aidant, que le public ne se détourne des spectacles payants quand il en a de gratuits à volonté (…) Je ne comprends pas l’utilité de ces émissions[43] ». Il est permis de ne pas être d’accord avec lui !

Les enregistrements publics réunis ici proviennent exclusivement de la radiodiffusion. Qu’il s’agisse de tours de chant ou d’un récital à part entière, ils offrent un témoignage précieux de l’artiste dans la première partie de sa carrière.

« Le Festival de la Qualité française », organisé le
8 décembre 1945 au théâtre des Champs-Élysées, est retransmis le lendemain sur le Programme national (17h30 à 20h). Charles Trenet, accompagné d’Albert Lasry puis de l’orchestre de Charles Munch, y interprète deux chansons récemment enregistrées, Un Air qui vient de chez nous et Au clair de la Lune, puis Les Bœufs dans sa version la plus ancienne, bien moins étoffée que celles que nous connaissons !

En janvier 1947, au cours de l’émission « Music-hall de Paris » (Programme national), il n’est pas encore très à l’aise avec N’y pensez pas trop, pourtant déjà confiée à la cire... et malgré le soutien de son complice Henry Leca au piano.

« Rendez-vous in Paris », enregistrée en public au Concert Pacra fin 1947 ou début 1948 à destination du public américain[44], témoigne déjà du statut international de notre poète. Cette émission s’inscrit dans le cadre du North American Service of the French Broadcasting System (1931-1974) : produits à Paris avec des animateurs français anglophones (ici Coco Aslan), les programmes sont envoyés à New York, transférés sur 33 tours et distribués gratuitement à deux-cents stations américaines, grâce à des fonds du plan Marshall. Charles Trenet, accompagné par l’orchestre de Ray Ventura, profite de ce tour de chant pour lancer quatre nouveautés : De la Fenêtre d’en haut, Retour à Paris (non reproduite), N’y pensez pas trop et surtout Cœur de Palmier, dans sa version intégrale.

À propos de tournées aux Amériques, signalons la série d’émissions « On dîne », diffusée en novembre et décembre 1949, chaque samedi à 20h30, sur le Poste Parisien : pendant la longue absence de Charles Trenet, grâce au miracle des ondes, « nous pouvons l’entendre bavarder, raconter des anecdotes et chanter, comme si l’Océan Atlantique était à peine plus large que la Marne, à La Varenne[45] » ! Henri Chenut et Max Schneider, enfin équipés de leur matériel d’enregistrement domestique, ont gravé Seul depuis toujours, All Of A Sudden My heart sings ainsi que la plus récente Berceuse, malheureusement sans noter la date ou le lieu de leur captation en public... C’est lors de ce rendez-vous radiophonique que sont également rediffusées les chansons du récital de mars 1947 à la salle Pleyel (voir plus bas).

Le 11 novembre 1951, durant l’émission « Festival Lux » enregistrée pour Radio Luxembourg au théâtre des Champs-Élysées, Paul Durand a composé « une orchestration entièrement nouvelle[46] » pour le tour de chant de Charles Trenet. Une seule nouveauté (L’Âme des poètes) et trois succès (Boum, J’ai ta main, puis La Mer que nous n’avons pas reproduite car incomplète), sous le patronage de Lux, le savon des stars !

Le 15 octobre 1953, Charles Trenet participe au fastueux « Gala des Douze Cents », organisé au musée du Louvre et diffusé en direct à la télévision. Précurseur des spectacles télévisés, le programme suscite la critique : les artistes, installés sur le grand escalier et dominés par la Victoire de Samothrace, apparaissent « pauvres et pénibles, ramenés à la proportion de l’écran T.V.[47] »... Le 23 octobre, l’émission est retransmise sur le Poste Parisien ; Charles Trenet ayant promis une nouveauté, Max Schneider et Henri Chenut sont à l’écoute, fébriles, dès 20h30. Leur idole, accompagnée par l’orchestre de Jacques Météhen, interprète seulement Retour à Paris, La Mer puis La jolie Sardane (absente ici, car incomplète)... Damned ! Quid de la chanson inédite ? – « J’avais pensé composer un tango en l’honneur de la Vénus de Milo, déclare Trenet. Son titre était Viens dans mes bras. Mais je n’ai finalement pas osé[48] » !

Dernier des tours de chant reproduits ici, un passage au Moulin Rouge en 1953 (l’étiquette du disque ne nous en dit pas plus...), peut-être durant l’émission « Feu d’artifice » sur Radio-Luxembourg. Charles Trenet y chante Le Roi Dagobert « version 1953 » (absente ici, car incomplète), puis Quand un Bateau blanc, présentée comme ayant « vingt jours », ce qui, pour une fois, est probablement vrai puisqu’il l’a enregistrée le 19 octobre 1953 !

Le 3 mars 1947, Charles Trenet se produit à la salle Pleyel, lors d’un récital organisé au profit des Œuvres de mer. Rentré des États-Unis plus tôt que prévu suite à des différends avec Bill Miller (le directeur de l’Embassy Club à New York), il a pu repousser la reprise de sa tournée outre-Atlantique au 18 mars. Entre-temps, après un séjour à Megève, il a improvisé une tournée sur la Côte d’Azur ; à Nice, privé de pianiste, on lui a recommandé Janine Rotante, prodige de vingt ans[49]. « Pendant deux mois, Janine et Charles ne se quittent plus : Monte-Carlo, Cannes, Marseille, Toulon, la salle Pleyel enfin, où elle entre pleine d’émoi[50] »... en lieu et place d’Albert Lasry, pourtant annoncé au programme[51] ! Les pistes reproduites ici constitueraient l’unique témoignage sonore connu de cette pianiste... L’orchestre d’Hubert Rostaing intervient en ouverture de la première et de la deuxième partie, puis souligne certains passages du récital, au cours duquel Charles Trenet interprète « une trentaine de chansons, des nouvelles et des anciennes, devant une foule délirante qui lui a fait un accueil triomphal[52] ». Inutile, donc, de préciser que nous n’en présentons qu’un extrait... Parmi les nouveautés absentes ici, figurent notamment Le Violon du Diable et Marie-Marie.

Le Poste Parisien diffuse ce récital une première fois le 23 mars 1947, puis le retransmet au compte-goutte en novembre et décembre 1949, dans l’émis­sion « On dîne » (déjà évoquée plus haut), chaque samedi à 20h30. Le récital est-il rediffusé dans son intégralité ? Nos deux opérateurs ont-ils capté, avec ces pistes reproduites ici, l’intégralité de ce qui a été rediffusé ? Nous l’ignorons...

Enfin, deux curiosités : La Mer et Formidable, interprétées à la fin d’un récital non identifié, mais aisément datable de la fin des années 1940, puisque Formidable appartient au répertoire de cette époque. Charles Trenet s’y prête au jeu des rappels… a cappella, après le départ de son accompagnateur !

Ainsi, tout en marquant le trentième anniversaire de cette Intégrale Charles Trenet initiée par Daniel Nevers en 1996, ce volume 16 nous donne l’occasion de sauvegarder les galettes Pyral gravées par Max Schneider et Henri Chenut, voici près de quatre-vingts ans... C’est, au fond, le point final de la quête de leur vie.

Disques rares, improvisations, maquettes ou cap­ta­tions radiophoniques uniques... Chacun de ces documents – ou plutôt de ces « chenuades » ! –, chaque interprète, chaque témoignage de sa carrière internationale, révèle l’énergie créatrice de Charles Trenet et vient élargir le panorama de son Œuvre, toujours avec l’exhaustivité en ligne de mire !

Nous voici au cœur de la démarche de Frémeaux & Associés : sauvegarder et transmettre le patrimoine sonore, dans le respect de ceux qui l’ont préservé – et que certains tenaient pour « dingues ».

So long, Mister Chenut !

Pascal Halbeher et Vincent Lisita

© 2026 Frémeaux & Associés

[1] - Marie-Louise Caussat-Trenet et Charles Trenet, Mes jeunes Années racontées par ma mère et par moi, Paris, Robert Laffont, 1978, p. 63-64.

[2] - Jacques Charles Senez, « Une Petite histoire littéraire ; Mémoires », dans Agone, 01/09/1993, p. 99-100.

[3] - Claude Beylie et Philippe d’Hugues, Les Oubliés du cinéma français, coll. 7e art, Paris, Cerf, 1999, p. 200.

[4] - Willy de Spens, L’Agonie des hobereaux : Derniers étés, Paris, Table ronde, 1975, p. 241, 250.

[5] - Marie-Louise Caussat-Trenet et Charles Trenet, op. cit., p. 132.

[6] - Marie-Louise Caussat-Trenet et Charles Trenet, op. cit., p. 64.

[7] - Willy de Spens, Le Hussard malgré lui, Paris, la Table ronde, 1976, p. 141.

[8] - A2, Charles Trenet tel qu’en lui-même, 17/08/1981.

[9] - TSR, Carrefour, 27/11/1965.

[10] - Excelsior, 17/06/1932.

[11] - On lui doit les lyrics de plusieurs chansons, mis en musique par Willy Engel-Berger, notamment pour le film Quatre dans la tempête (Karl Anton, 1930) ; son plus grand succès : Servus Du… (musique de Robert Stolz, 1912).

[12] - Jane Bos, pseudonyme de Jeanne Malka-Meunier (1897-1975). Née à Marseille, fille d’une professeur de piano, candidate malheureuse au prix de Rome de musique en 1924, elle a composé une cinquantaine de musiques de films, des pièces pour piano et pour orchestre, ainsi qu’une trentaine de chansons pour Albert Préjean, Alibert... mais surtout pour Lucienne Boyer, notamment Dans la Fumée.

[13] - La Semaine à Paris, 18/05/1934.

[14] - Excelsior, 15/02/1933.

[15] - Par la suite, à l’occasion d’un séjour à Perpignan, Charles Trenet propose Rengaine d’amour à Robert Burnier, sans succès (Le Coq catalan, 15/04/1933).

[16] - Il y sera admis comme mélodiste en 1939, puis comme compositeur en 1950.

[17] - Durant les deux premières émissions, enregistrées le 23/07/1935, elle interprète Les Housards de la garde et Je l’aime parce qu’il est grand... Daniel Nevers note que ces enregistrements sont perdus.

[18] - Sept jours, 06/06/1943.

[19] - Pierre Barillet, Quatre années sans relâche, Paris, de Fallois, 2001, p. 113-114.

[20] - Richard Cannavo, Monsieur Trenet, Paris, Lieu Commun, 1993, p. 124.

[21] - Pierre Barillet, op. cit., p. 112. Edward Taylor est également présent lors des deux premières émissions du « Quart d’heure des enfants terribles » (enregistrées le 23/07/1935) : il y interprète en solo Je suis un Ange et Vive la République.

[22] - Y a d’la joie !, Journal des Amis de Charles Trenet, janvier-février 1965.

[23] - L’Express, 13/11/1992.

[24] - Les paroles peuvent être consultées dans l’ouvrage de Jean-Paul Liégeois, Y a d’la joie : intégrale des chansons - Charles Trenet, Paris, Raoul Breton - Cherche midi, 2013, p. 383-384.

[25] - ORTF, L’Invité du dimanche, 18/05/1969.

[26] - Paul Derval, Folies-Bergère : souvenirs de leur directeur, Paris, Éditions de Paris, 1954, p. 142.

[27] - Ses jeunes années, elle les publie au même moment en feuilleton dans la revue Radio-Télévision, un texte qui aboutira au recueil Mes Jeunes années racontées par ma mère et par moi (op. cit.).

[28] - « Que diable pouvait-il y avoir sous les numéros 16264, 16266, 16268, 16309 à 16314 ? » se demandait Daniel Nevers...

[29] - France Inter, Radioscopie de Charles Trenet, 04/10/1972. Il s’agit probablement du cabaret Sa majesté du restaurant Ledoyen.

[30] - 1. Buenas noches Buenos Aires ; 2. Ramillete de alegria (Bouquet de joie) ; 3. Font-Romeu ; 4. La linda Sardana (La jolie Sardane) ; 5. Su Señora la Lluvia (Madame la Pluie) ; 6. Primavera en Rio (Printemps a Rio) ; 7. Caboclo ; 8. ¿ Donde vas cada Noche ? (Où vas-tu chaque nuit ?).

[31] - « Caboclo » désigne un métis issu de l’union entre européens blancs et amérindiens. Charles Trenet prétend avoir rencontré sur la plage de Rio, soit « une jeune femme », soit « un toréador » auxquels on aurait volé les vêtements ; il les aurait aidés en leur prêtant soit « la robe de bal de sa mère », soit « un vieil imperméable » ! En remerciement, l’un ou l’autre lui aurait offert cette chanson...

[32] - Semaine Radiophonique, 29/05/1938.

[33] - Radio-Liberté, 02/12/1938.

[34] - L’émission est enregistrée soit au théâtre du Ranelagh, soit au Moulin de la Galette.

[35] - Semaine Radiophonique, 29/05/1938.

[36] - Canal +, Y a d’la joie ! (t. 1), 1989.

[37] - La Vie catholique, 20/06/1948.

[38] - Il imitait alors Jean Sablon, Sacha Guitry dans un extrait très librement inspiré de sa pièce Mozart, Suzy Solidor dans Un Chapeau au théâtre de Miguel Zamakoïs, Reda Caire, puis déclamait des poèmes de Cocteau et de Jules Supervielle... Voir Artistica, 28/06/1941.

[39] - « Hier, un soldat est venu à la maison. Il a dit "j’ai faim", alors je lui ai préparé un lit. Et après, il m’a dit "j’ai sommeil", alors je lui ai donné un peu de pain, un peu de vin, un peu de jambon et un peu du beurre. Et là, il m’a dit "bonne vieille ! Qu’est-ce que tu fais ?" ». Madame Cormary est certainement parente d’Henri Cormary, chroniqueur au Coq catalan avant de devenir chef de département à l’Institut pédagogique national. Charles Trenet réitérera cette imitation à la télévision (ORTF, Mes jeunes Années, 24/01/1973).

[40] - Noir et blanc, 19/09/1951.

[41] - Gaston Bonheur, « Albert » dans Tramontane, mars-avril 1947, Perpignan, p. 125.

[42] - Pierre Barillet, op. cit., p. 253. Monique Pointier est la fiancée de Charles Trenet durant quelque temps ; elle débute dans ses premières parties, sous le pseudonyme de Monique Laplante (France Dimanche, 19/10/1947).

[43] - Radio 49, 01/01/1949.

[44] - Notre disque porte une étiquette de WKCR, la station de radio de l’Université de Columbia, qui le diffuse le 9 mars 1948.

[45] - Radio 49, 11/11/1949.

[46] - Cinémonde, 11/11/1951.

[47] - Point de vue Images du monde, 22/10/1953.

[48] - Paris-Match, 24/10/1953.

[49] - Janine Rotante (Nice, 1926 - Paris, 1948) est fille d’un pianiste et chef d’orchestre, puis d’une violoniste. Élève de Gabriel Trousset, prix d’excellence au Conservatoire de Paris à douze ans, elle se distingue très tôt dans le boogie-woogie et le jazz, jouant pendant la Guerre dans plusieurs clubs devant des militaires américains, puis se produisant avec Bernard Peiffer (sur la Côte d’Azur) et avec Louis Frosio (Afrique du Nord). Considérée comme l’une des meilleures pianistes de jazz et comme une concurrente sérieuse d’Yvonne Blanc, elle aurait gravé huit titres pour le label italien CETRA, dont peut-être Tea for Two (Jazz Hot, 02/1949). Lors de ses débuts au cabaret Chez Carrère, asphyxiée par un chauffe-eau défectueux, elle décède dans l’appartement de Jacqueline Batell (dont la chanson Espoir, a été enregistrée par Charles Trenet en 1942, voir FA084).

[50] - Ici Paris, 09/09/1947.

[51] - Cette information est attestée par Jazz Hot, 11/1947.

[52] - Point de vue Images du monde, 11/03/1947.

DISQUE / DISC 1

(2-10 : du film Bariole)

HÉLÈNE RÉGELLY - orch. dir. Albert VALSIEN

20/07/1932

  1. HÉLÈNE (mx. KI 5493-1 / 78 RPM Odéon 250.267) 03’06

(C. Trenet - J. Meunier)

  1. SAIS-TU... ? « SAIS-TU QU’IL EXISTE SUR LA TERRE » (mx. KI 5696 / 78 RPM Odéon 250.268) 03’03

(C. Trenet - J. Meunier)

  1. VIENS (mx. KI 5496-1 / 78 RPM Odéon 250.268) 02’24

(C. Trenet - J. Meunier)

ROBERT BURNIER - orch. Ultraphone dir. GUTTINGUER

Septembre 1932

  1. SAIS-TU ? (mx. P76041 / 78 RPM Ultraphone AP839) 03’14

(C. Trenet - J. Meunier)

  1. VIENS, QUITTE CE SOIR CETTE VIE ! (mx. P76042 / 78 RPM Ultraphone AP839) 03’11

(C. Trenet - J. Meunier)

GERMAINE ROGER - orch. dir. non identifiée

Septembre 1932

  1. Ô MON MAÎTRE ! (BM, coll. Henri Chenut / Max Schneider) 02’23

(C. Trenet & A. Salvet - J. Meunier)

INTERPRÈTES NON IDENTIFIÉS - orch. dir. non identifiée

Septembre 1932

  1. CHŒUR DU MINISTÈRE (BM, coll. Henri Chenut / Max Schneider) 02’05

(C. Trenet - J. Meunier)

INTERPRÈTE NON IDENTIFIÉ - orch. dir. non identifiée

Septembre 1932

  1. À LA SANTÉ DE MONSIEUR BARIOLE (BM, coll. Henri Chenut / Max Schneider) 01’13

(C. Trenet ? - J. Meunier ?)

JEAN DUNOT - orch. Ultraphone, dir. Maurice ANDRÉ

Novembre 1932

  1. POURQUOI, CES P’TITS TRUCS-LÀ ? (mx. P76106 / 78 RPM Ultraphone AP913) 03’08

(C. Trenet - J. Meunier)

ROBERT BURNIER - orch. Ultraphone, dir. Maurice ANDRÉ

Novembre 1932

  1. CHANTEZ MON CŒUR (mx. P76109 / 78 RPM Ultraphone AP913) 02’52

(C. Trenet - J. Meunier)

CHARLES ET JOHNNY

Ca. 1935-1936 - émission radio non identifiée

  1. BYE BYE BLUES 00’56

(F. Hamm, D. Bennett, B. Lown, C. Gray)

CHARLOTTE DAUVIA & CHARLES ET JOHNNY

31/10/1935 - Poste Île-de-France, émission radio «Le Quart d’heure des enfants terribles»

  1. CAR MA PENSÉE VOUS SUIT PARTOUT (78 RPM Moderne Publicité, 9e concert) 02’19

(A. Freed, R. Valaire & J. Valmy - N. H. Brown)

CHARLES ET JOHNNY

Ca. 1935-1936 - prob. Radio-Cité, émissions radio non identifiées

  1. FOURRURES BRUNSWICK, TROIS PUBLICITÉS 01’28

(C. Trenet - J. Hess)

  1. MEUBLES LÉVITAN, TROIS PUBLICITÉS 01’26

(C. Trenet - J. Hess)

  1. THÉ DES FAMILLES, TROIS PUBLICITÉS 01’27

(C. Trenet - J. Hess)

  1. PEINTURE LORY, PUBLICITÉ 00’24

(C. Trenet - J. Hess)

MORGANE - acc. piano prob. Edward TAYLOR

Ca 1935-1936 - émission radio non identifiée

  1. LE PRINCE 02’48

(C. Trenet - C. Trenet & Arcady)

CLAIRE FRANCONNAY - orch. dir. Emil STERN

06/11/1936

  1. LE PRINCE (mx. 3008HPP / 78 RPM Polydor 512.786) 02’11

(C. Trenet - C. Trenet & Arcady)

GERMAINE SABLON - orch. dir. WAL-BERG

01/06/1937

  1. J’AIME UNE RIVIÈRE (mx. OLA 1844-1 / 78 RPM Gramophone K7942) 03’18

(C. Trenet - A. Matas & P. Parès)

JEAN-FRED MÉLÉ - orch. dir. Michel EMER

28/10/1937

  1. MA VILLE (mx. A542955 / 78 RPM Polydor 512955) 02’39

(C. Trenet - C. Trenet & P. Misraki)

HENRI VERTAL, TRIO VOCAL ET FRED ADISON - orch. dir. Fred ADISON

10/05/1938

  1. L’AMOUR M’A (mx. OLA 2545-1 / 78 RPM Gramophone K8160 03’03

(C. Trenet - P. Parès)

CHARLES TRENET - acc. piano et orch. dir. prob. Michel EMER

1938 - Poste Parisien, émission radio «Les Ondes joyeuses»

  1. «LES ONDES JOYEUSES» (annonce début) (78 RPM studio, sans indication) 00’25
  2. VOUS ÊTES JOLIE (78 RPM studio, sans indication) 02’36
  3. EN QUITTANT UNE VILLE (J’ENTENDS) (78 RPM studio, sans indication) 02’12
  4. IL PLEUT DANS MA CHAMBRE (78 RPM studio, sans indication) 02’24
  5. LE COURRIER DU FOU CHANTANT (78 RPM studio, sans indication) 03’06

CHARLES TRENET - acc. piano lui-même

1942 - film Frédérica

  1. UNE NOCE DANS UN CARROSSE 01’11

CHARLES TRENET ET LÉO CHAULIAC

1942 - émission radio non identifiée (Belgique)

  1. Ô FRÉDÉRICA 02’13

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

CHARLES TRENET - acc. orch. Quintette Léo CHAULIAC

Prob. 28-29/05/1942

  1. MA RIVIÈRE 02’44

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

  1. LA MER 03’25

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - orch. dir. prob. Henry LECA

18/06/1944 - Programme National, émission radio «L’Alphabet de la famille»

  1. POÉSIE (BM, coll. Henri Chenut / Max Schneider) 02’54

(C. Trenet - C. Trenet & H. Leca)

  1. COLIN-MAILLARD (78 RPM studio 7/272, n°83) 03’07
  2. DING DONG (78 RPM studio 17/248, n°69) 03’45

(C. Trenet - C. Trenet & H. Leca)

DISQUE / DISC 2

CHARLES TRENET - acc. piano non identifié

Ca. 1945-1946

  1. LA FOLLE COMPLAINTE (maquette) 03’17
  2. ENFANT, TA TANTE T’ATTEND (maquette) 02’36

RENÉE DYANE - orch. dir. Marcel CARIVEN

06/06/1946

  1. DEUX MOTS À L’OREILLE (mx. CPT 6087-1 [M3 108200] / 78 RPM Pathé PA 2375) 03’11

(C. Trenet - C. Trenet & G. Luypaerts)

CHARLES TRENET - acc. piano Henry LECA

(31 ?)/01/1947 - Programme national, émission radio «Music-Hall de Paris»

  1. N’Y PENSEZ PAS TROP 02’34

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CLAUDE TRENET - acc. piano lui-même

Ca. 1947

  1. DES MOTS DÉMODÉS 02’37

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

  1. FOLIE DU RYTHME 00’35

(C. Trenet - C. Trenet & J. Chatanay)

  1. QUARTIER LATIN 02’21

(C. Trenet - C. Trenet & H. Leca)

  1. NOUNOU TÉTÉ 00’38
  2. TU NE SERAS JAMAIS PÂTISSIER 02’29

CHARLES TRENET - acc. piano lui-même

Ca. 1947-1948

  1. GRAND-MAMAN C’EST NEW YORK (maquette) 02’35

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - orch. dir. non identifiée

27/05 & 03/06/1948 - Radio-Luxembourg, émission «La Chanson élue»

  1. PIVER, «LA CHANSON ÉLUE» (annonce fin et indicatif) (78 RPM studio 3/72, 4e émission) 01’38
  2. ÈVE (78 RPM studio 1/69, 7e émission) 03’15

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. TOMBÉ DU CIEL (78 RPM studio 2/68, 7e émission) 03’25

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. RETOUR À PARIS (78 RPM studio 4/68, 7e émission) 03’30

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. MARIE-THÉRÈSE (78 RPM studio 1/70, 8e émission) 03’35

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. UNE NOIX (78 RPM studio 2/71, 8e émission) 03’47

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. LA MER (78 RPM studio 3/70, 8e émission) 04’13

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. PIVER, «LA CHANSON ÉLUE» (annonce fin et indicatif) (78 RPM studio 3/70, 8e émission) 00’55

CHARLES TRENET - acc. piano prob. Albert LASRY

Ca. 1948

  1. LES GENDARMES S’ENDORMENT SOUS LA PLUIE (maquette) 03’44

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - acc. piano et orch. dir. non identifiés

Ca. 1950 - émissions radio non identifiées

  1. PROSPER... (YOP LA BOUM !) (extrait et poème improvisé) 01’26

(G. Koger & V. Telly - V. Scotto) - (C. Trenet)

  1. IMITATIONS (Madame Cormary et Sacha Guitry) 01’08

(C. Trenet, S. Guitry)

  1. LE THÉÂTRE DE MADEMOISELLE LAPLANTE : LE CID 02’11

(P. Corneille)

  1. LUNETTES AMOR, PUBLICITÉ 00’47

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

CHARLES TRENET- acc. piano et orch. dir. non identifiés

17/10, 22 et 29/11/1950, 10/01/1951 - Radio-Luxembourg, émission radio «Chansons de l’automne»

  1. PARFUMS BOURJOIS, DEUX PUBLICITÉS 01’16
  2. HOW MUCH REMAINS OF ALL OUR LOVES ? 01’59

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

  1. MENUET D’EXAUDET / FLEUR BLEUE (variations) 01’26

(A.-J. Exaudet - C.-S. Favart / C. Trenet - C. Trenet)

  1. MA MAISON 02’27

(C. Trenet - C. Trenet & B. Koltchanovsky)

MARIE-LOUISE CAUSSAT-TRENET - acc. piano non identifié

Déc. 1950 - Poste Parisien, émission radio prob. «Ses Jeunes années»

  1. C’ÉTAIT... C’ÉTAIT... C’ÉTAIT... (extrait) 01’25

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - acc. piano lui-même

24/09/1951 - émission Société suisse de Radiodiffusion

  1. LES MITES 01’39

CHARLES TRENET - acc. piano prob. Freddy LIENHART

28/02/53 - Poste Parisien, émission radio «Paris reçoit à l’hôtel de Brancas»

  1. OÙ IRONS-NOUS DIMANCHE PROCHAIN 03’19

CHARLES TRENET - Edición especial de Buenos Aires - Canta Charles Trenet - orch. dir. et acc. guitare non identifiés

1953

  1. BUENAS NOCHES BUENOS AIRES (mx. LD 35069 / LP Odéon LPM 10301) 00’49
  2. CABOCLO (mx. LD 35070 / LP Odéon LPM 10301) 01’51

CHARLES TRENET

Avril 1954 - émission radio non identifiée

  1. DANS LE BOIS DE CHAPULTEPEC 00’22

CHARLES TRENET

12/06/1954 - RDF, émission radio non identifiée

  1. LA BARBE 00’31

CHARLES TRENET - acc. piano et orch. dir. non identifiés

Ca. 1955 - émission télévision non identifiée

  1. CHOCOLAT KOHLER, DEUX PUBLICITÉS 01’53

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

HENRI CHENUT - a cappella

Ca. 1955

  1. J’AI TA MAIN 00’52

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet)

DISQUE / DISC 3

CHARLES TRENET - Théâtre des Champs-Élysées - acc. piano Albert LASRY

08/12/1945 - Programme National, émission radio «Festival de la Qualité française»

  1. UN AIR QUI VIENT DE CHEZ NOUS (78 RPM studio, n°545/75) 02’00

(C. Trenet - C. Trenet & G. Luypaerts)

  1. AU CLAIR DE LA LUNE (78 RPM studio, n°546/74) 03’09

(C. Trenet - J.-B. Lully)

  1. LES BŒUFS (78 RPM studio, n°547/78) 03’08

(P. Dupont - G. Rossini & C. Trenet)

CHARLES TRENET - Récital Salle Pleyel, 3 mars 1947 - acc. piano prob. Janine ROTANTE (ou Albert LASRY), orch. dir. Hubert ROSTAING

12, 19, 26/11 et 03/12/1949 - Poste Parisien, émission radio «On dîne»

  1. RETOUR À PARIS 03’55

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. TOMBÉ DU CIEL 03’30

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. N’Y PENSEZ PAS TROP 03’59

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. LE RETOUR DES SAISONS 03’32

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet & A. Lasry)

  1. MÉNILMONTANT 03’18
  2. DOUCE FRANCE 03’35

(C. Trenet - C. Trenet & L. Chauliac)

  1. SUR LE FIL 02’40

(F. Blanche - C. Trenet & J. Gacon)

  1. J’AI TA MAIN 03’12

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet)

  1. BOUM 02’16

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet)

  1. Y A D’LA JOIE ! 02’05

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet & M. Emer)

CHARLES TRENET - a cappella

Ca. 1947-1948 - émission radio non identifiée

  1. LA MER 02’15

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. FORMIDABLE 02’37

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - At the old Concert Pacra - orch. dir. Ray VENTURA

Ca. 1947-1948

  1. DE LA FENÊTRE D’EN HAUT (LP studio Cinemart, Program n°31,
    North American Service of the French Broadcasting System) 02’51

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. N’Y PENSEZ PAS TROP (LP studio Cinemart, Program n°31,
    North American Service of the French Broadcasting System) 02’24

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. CŒUR DE PALMIER (LP studio Cinemart, Program n°31,
    North American Service of the French Broadcasting System) 03’03

(C. Trenet - C. Trenet & H. Leca)

CHARLES TRENET - orch. dir. non identifiée

Nov.-déc. 1949 - Poste Parisien, émission radio «On dîne»

  1. SEUL DEPUIS TOUJOURS 02’27

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. BERCEUSE 02’25

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. (ALL OF A SUDDEN) MY HEART SINGS 03’05

(H. Rome - H.-L. Herpin)

CHARLES TRENET - Théâtre des Champs-Élysées - orch. dir. Paul DURAND

11/11/1951 - Radio-Luxembourg, émission radio «Festival Lux»

  1. BOUM 02’00

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet)

  1. J’AI TA MAIN 02’20

(C. Trenet & R. Breton - C. Trenet)

  1. L’ÂME DES POÈTES 03’09

CHARLES TRENET - Musée du Louvre - acc. piano Freddy LIENHART - orch. dir. Jacques MÉTÉHEN*

15/10/1953 - Poste Parisien, émission radio «Gala des Douze Cents»

  1. RETOUR À PARIS 02’52

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

  1. LA MER* 03’58

(C. Trenet - C. Trenet & A. Lasry)

CHARLES TRENET - Moulin Rouge - acc. piano Freddy LIENHART

1953 - Radio-Luxembourg, émission radio prob. «Feu d’artifice»

  1. QUAND UN BATEAU BLANC 03’06

REMERCIEMENTS

Georges El Assidi, Véronique Cabut, Henri Chenut †, Max Schneider †, Élisabeth Duncker, Pierre-Henri Ardonceau, Norman Barreau-Gély, Françoise Chalade, Serge Elhaïk, Sylvie Lajus-Cossou, Dany Lallemand, Philippe Latger, Hervé Le Guil, Étienne Manchette, Sabrina Marère, Lionel Michaux, Jean-François Pitet, Lukas Rys, Jean Séraphin †, David Silvestre, Paula Urgell.

Grâces soient rendues à Christophe Hénault, qui n’a pas sombré dans la folie malgré nos demandes incessantes, et tant de nuits passées à restaurer ces kilomètres de sillons...

commander les produits Frémeaux ?

par

Téléphone

par 01.43.74.90.24

par

Courrier

à Frémeaux & Associés, 20rue Robert Giraudineau, 94300 Vincennes, France

en

Librairie ou maison de la presse

(Frémeaux & Associés distribution)

chez mon

Disquaire ou à la Fnac

(distribution : Socadisc)

Je suis un(e) professionnel(le)

Librairie, disquaire, espace culturel, papeterie-presse, boutique de musée, médiathèque…

Contactez-nous