« Une riche analyse » par La Revue juridique de l’environnement

« Issu de l’analyse de 290 études scientifiques, l’ouvrage Santé et agriculture(s) explore les impacts de l’agriculture biologique sur la santé humaine, en les comparant à ceux de l’agriculture conventionnelle.

En collaboration avec l’INRAE et l’INSERM, cet ouvrage est dirigé par Natacha Sautereau, agronome et coordinatrice du pôle Durabilité-Transition à l’Institut de l’agriculture et de l’alimentation biologiques (ITAB).

Faisant état des connaissances scientifiques relatives aux conséquences de l’agriculture biologique sur la santé humaine, l’ouvrage traite une diversité de questions : de la signification des labels bio et du système de notation nutritionnelle Nutri-Score jusqu’aux enjeux des pathologies chez les agriculteurs exposés aux pesticides.

La première partie explore les effets des intrants, des aliments, des additifs et des nanoparticules sur la population, spécifiquement sur plusieurs populations professionnelles et riveraines particulièrement exposées, ainsi que sur les femmes enceintes et les enfants. Si les atouts de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle dans l’usage de produits phytosanitaires apparaissent très clairement en termes d’impacts induits sur la santé, les auteurs mettent en lumière qu’il serait encore nécessaire d’interdire un grand nombre d’additifs (nitrates, nitrites…) dans l’agriculture biologique.

Concernant les questions de contamination biologique, de la qualité nutritionnelle et de l’ultra-transformation des aliments, la deuxième partie aborde les différences d’externalités sanitaires entre les aliments bio et non bio, en prenant en compte l’ensemble du régime alimentaire.

La dernière partie de l’ouvrage offre enfin une riche analyse des liens entre les régimes alimentaires biologiques et les impacts sur la santé, explorant notamment les risques de diabète, de cancers et de plusieurs autres pathologies sur les populations.

Au terme de cet état des connaissances, l’ouvrage permet de combler le manque de données sur la thématique, tout en concluant sur la nécessité de mener une étude de plus grande ampleur sur les produits disponibles sur le marché français afin de comparer les produits bio et conventionnels en termes de qualité nutritionnelle et de formulation. »

Par Fouzia LAKHLEF – REVUE JURIDIQUE DE L’ENVIRONNEMENT