Jazz at Massey Hall - Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach
Jazz at Massey Hall - Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach
Ref.: FAL3410

Une autre histoire du bebop - Un livre de Franck Médioni

Ref.: FAL3410

EAN/ISBN : 9782382834107

Auteur : Franck Médioni

Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

Nb de pages : 234 pages

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Présentation

« Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach, les cinq membres de ce quintette du Massey Hall, les “Big Five”, font partie de ceux qui, avec d’autres (Thelonious Monk, Charlie Christian, Kenny Clarke) fomentent une révolution. Elle va transformer en profondeur cette musique appelée jazz faute de mieux ; c’est une césure dans son histoire : le bebop. »
Franck MÉDIONI

Le 15 mai 1953, sous les voûtes austères du Massey Hall à Toronto, un miracle fugace s’accomplit : cinq titans du bebop se rejoignent pour une unique soirée, comme si le destin avait décidé, le temps d’un souffle, de rassembler les éclats les plus vifs d’une révolution musicale. Tout naît dans le chaos : pas l’ombre d’une répétition, des musiciens qui surgissent à la dernière minute, une salle immense aux trois quarts déserte, car ce soir-là, l’Amérique entière est rivée aux écrans pour le choc titanesque entre Rocky Marciano et Jersey Joe Walcott. Pourtant, dans ce vide apparent, la musique explose. Elle jaillit avec une intensité brute, une spontanéité vertigineuse, une invention collective qui défie les lois du possible. Mingus et Roach, par un coup de génie discret, capturent l’instant sur bande via leur jeune label Debut ; de ce ruban naît l’album légendaire Jazz at Massey Hall, souvent couronné « le plus grand concert de jazz jamais enregistré ». Dernier grand moment du bebop : son feu d’artifice suprême, son chant du cygne éclatant. Le texte de Franck Médioni chante la magie de cette nuit qui saisit l’essence même du jazz moderne : invention à fleur de risque, liberté conquise note après note, beauté brute et sauvage, fête païenne où les corps et les esprits se libèrent.
Patrick FRÉMEAUX

Franck Médioni est journaliste et écrivain. Ancien producteur à France Musique, il a réalisé plusieurs livres d’entretien avec Martial Solal, Joëlle Léandre, Sonny Rollins, Daniel Humair et Michel Portal. Il a écrit plusieurs biographies (Jimi Hendrix, George Gerswhin, John Coltrane, Charlie Parker, Miles Davis et Michel Petrucciani). Et il a dirigé plusieurs livres collectifs (Mystère Monk, Le nom du son, une anthologie jazz et poésie, Les mots de la musique).



LIVRE 234 PAGES

Presse
« Dans l’Amérique des années 1950, où le racisme se lovait comme une ombre tenace dans les rues du Sud comme dans les recoins du Nord, cinq hommes noirs montèrent sur la scène du Massey Hall, à Toronto, le 15 mai 1953. Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach – cinq flammes du bebop – ne venaient pas seulement jouer : ils venaient affirmer, dans un éclat de notes et de silences complices, une dignité que le monde blanc s’obstinait à leur refuser. » C’est Patrick Frémeaux, l’éditeur de cet album et de ce livre, qui résume ainsi l’importance de ce concert qui, pour la première et la seule fois, réunissait ces grands du jazz. Mais tout le monde s’accorde à le dire. Au-delà de l’impact politique de cette réunion, la soirée fut exceptionnelle. « Ce concert fait partie de l’histoire », écrit Franck Médioni. « Il vaut son pesant de cacahuètes salées (Salt Peanuts est un des morceaux joués ce soir-là, NDLR). Il donne à entendre la magie du jazz, salée, sucrée. Aucun chantage à l’émotion, la musique pure. » Et encore : « Ce soir-là, au Massey Hall, ils se retrouvent. Il y a la grande joie des retrouvailles et le plaisir de l’instant de la musique dans l’urgence du dire. Le jazz est une musique de l’urgence, puissamment urgente. Mais ses acteurs, par pudeur, par simplicité, par intelligence, feignent la légèreté. » Dans Jazz at Massey Hall, le livre, Franck Médioni raconte ce concert, cette musique qui « jaillit avec une intensité brute, une spontanéité vertigineuse, une invention collective qui défie les lois du possible ». Et en même temps raconte le bebop, ce jazz rythmé, énergique, aux grilles harmoniques fournies et mouvantes, enthousiasmant et lancinant, qui est né de la lassitude du swing policé et des big bands des ballrooms, et de la radio. Ces cinq-là en sont les créateurs et en forment l’essence même. Dans Jazz at Massey Hall, l’album, on découvre ce concert. Il avait été enregistré. C’est un document historique et bien plus que cela : c’est de la joie pure. En sept morceaux, le quintet affirme sa modernité radicale : Perdido, Salt Peanuts, All the Night You Are, 52nd Street Theme, Wee, Hot House et le célébrissime Night in Tunisia. « Très probablement un des plus grands concerts de jazz jamais enregistrés », dit Franck Médioni.  L’éditeur y a ajouté la prestation solo du batteur Max Roach et le concert du trio Bud Powell, avec Charles Mingus et Max Roach, de la même soirée. On se trouve donc, à l’ écoute, comme au Massey Hall, il y a 73 ans. Moins l’ambiance, la sueur, la fièvre. Mais la musique est toujours aussi belle, aventureuse, forte, surprenante, magique, sincère et créative à tout instant. Avec cette puissance de l’invention collective, de l’interactivité permanente et le jaillissement éblouissant des solos de Parker, Gillespie, Powell sur la pulsation de Mingus et Roach. Certes, cet enregistrement n’a pas la qualité technique de ceux d’aujourd’hui. Mais qu’importe, ce qui compte c’est la spontanéité, la fulgurance, l’incandescence, la joie. Et là, on est vraiment magnifiquement servis. » Par Jean-Claude VANTROYEN - LE SOIR
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« Parmi les moments privilégiés qui ont marqué l’imaginaire des amateurs de jazz figurent le concert de Benny Goodman au prestigieux Carnegie Hall de New York (1938), ceux de Louis Armstrong au Town Hall (1947), de Dizzy Gillespie à la Salle Pleyel (1948), d’Ella Fitzgerald dans la pinède de Juan-les-Pins (1964) et de Keith Jarrett au Blue Note de New York (1998). À cette liste non exhaustive s’ajoute celui présentant sur la scène du Massey Hall de Toronto, le 15 mai 1953, un quintet de rêve constitué des maîtres du bebop : le saxophoniste alto Charlie Parker, le trompettiste Dizzy Gillespie, le pianiste Bud Powell, le contrebassiste Charles Mingus et le batteur Max Roach. C’est cet instant de légende qu’évoque d’une plume alerte Franck Médioni dans un livre intitulé fort justement « Jazz at Massey Hall« . Organisé par des amateurs passionnés de la New Jazz Society (NJS), le concert se déroula sans une campagne de publicité préalable devant un public clairsemé, nombre de spectateurs potentiels étant restés devant leurs postes de télévision pour voir la retransmission, depuis le Stadium de Chicago, du championnat du monde de boxe poids lourds opposant Rocky Marciano à Jersey Joe Walcott. Si la réussite commerciale de cette téméraire initiative ne fut pas au rendez-vous, sa qualité artistique fut époustouflante comme le montre l’enregistrement du concert proposé ici dans son intégralité avec le « solo absolu » de batterie de Max Roach (Drum Conversation) et les versions complètes de Perdido et Wee. Une précision : Comme le signale Jean Buzelin, Charles Mingus, qui avait récupéré les bandes du concert pour les publier sur son label Debut, réenregistra en studio sa partie de contrebasse jugée peu audible qu’il mixa en overdubbing au matériau d’origine. Si on peut regretter l’absence d’une bibliographie mentionnant des références historiques sur le sujet comme « Quintet of The Year » de Geoffrey Haydon (Aurum Press, 2002) ou « Cool Blues. Charlie Parker in Canada, 1953 » de Mark Miller (Nightwood Editions, 1989), des chapitres présentant fort utilement la genèse du bebop et la carrière des acteurs du concert, ajoutent encore à la qualité de l’ensemble. Tout aussi bienvenus sont les commentaires de musicien(ne)s interviewés par l’auteur comme Franck Amsallem, Antoine Berjeaut, Laurent bataille, Joe Lovano, Christophe Monniot, Alexandra Grimal, Christophe Marguet, Fabrice Moreau, Matthieu Donarier, Enzo Carniel, Stéphane Kerecki qui apportent sur cet instant unique de l’histoire du jazz un éclairage fort précieux. Bref, nous avons là le jazz dans sa liberté, sa splendeur et sa magie. » Par Alain TOMAS – COULEURS JAZZ
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