Intégrale Sister Rosetta Tharpe Vol 4
Intégrale Sister Rosetta Tharpe Vol 4
Ref.: FA1304

1951-1953

ROSETTA THARPE

Ref.: FA1304

Direction Artistique : JEAN BUZELIN

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 1 heures 52 minutes

Nbre. CD : 2

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Présentation

La cérémonie du mariage de Sister Rosetta Tharpe, enregistrée en direct devant plus de 20000 personnes, est l’un des plus extraordinaires documents sonores de l’histoire du Gospel. Le volume 4 de l'Intégrale Sister Rosetta Tharpe en un coffret de 2 CD avec livret 24 pages.
Patrick Frémeaux

Droits éditorialisation : Frémeaux & Associés - Histoire de la musique américaine à écouter.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.

This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included.



MARRIAGE PROLOGUE & BENEDICTION/PRAYER • REV. KELSEY WEDDING CEREMONY (Pt.1 & 2) • The SUNSET HARMONIZERS GOSPEL TRAIN • The HARMONIZING FOUR THANK YOU JESUS • SISTER ROSETTA THARPE GOD DON’T LIKE IT - SO HIGH! - SISTER ROSETTA THARPE with RED FOLEY* acc. JAMES ROOTS TRIO/QUINTET : COME UNTO ME • HAVE A LITTLE TALK WITH JESUS* • TELL HIM YOU SAW ME • WHEN I FIRST SOUGHT THE LORD CHANGES - SISTER ROSETTA THARPE with The ANITA KERR SINGERS acc. JAMES ROOTS QUINTET : THE LAST MILE OF THE WAY • PEACE IN THE VALLEY • NEAR THE CROSS • IN THE GARDEN - SISTER ROSETTA THARPE with The SOUTHWINDS acc. JAMES ROOTS TRIO : LET’S TALK ABOUT JESUS - SISTER ROSETTA THARPE & MARIE KNIGHT* with The SOUTHWINDS** acc. JAMES ROOTS QUINTET : OLD LANDMARK* • PRESSING ON* • NEVER LET GO HIS HAND* • ALL ALONE WITH CHRIST THE LORD • LET’S GO ON* • I’LL MET YOU OVER YONDER • HOW WELL DO I REMEMBER** • I JUST COULDN’T BE CONTENTED** - SISTER ROSETTA THARPE acc. KELLY OWENS QUARTET : CRYING IN THE CHAPEL • THERE’S PEACE IN KOREA • FEED ME JESUS • SMILE IT THROUGH."

Presse
Auteur, de l’intégrale de référence, Jean Buzelin fait le point sur la vaste discographie de Rosetta Tharpe. « Complete Sister Rosetta Tharpe » (Frémeaux & Associés, 15 CD en 7 volumes, 1998-2012).  Comprend tous ses enregistrements réalisés en studio entre 1938 et 1961 pour Decca, Mercury, Omega, MGM et Verve, ainsi que les live CST et Southland. S’ajoutent les Soundies (films) et nombre de raretés comme les transcriptions radio AFRS-Jubillee, le V-Disc, les 78-tours clandestins Down Beat et le 45-tours Carlton « Marie & Rex », duo avec le chanteur soul Rex Garvin. Y figurent tous ses duos avec Marie Knight, ses enregistrements avec Lucky Millinder et le Sam Price Trio, et les disques de sa mère Katie Bell Nubin. A noter que tous les Decca ont été publiés à l’origine en singles, la plupart en 78-tours, les derniers en 45-tours, et font l’objet de nombreuses rééditions fragmentaires et qui se recoupent. Par SOUL BAG
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Des pans entiers de notre patrimoine sonore sont sauvegardés grâce au travail méticuleux et passionné d'éditeurs indépendants. Voici les secrets d'une bonne réédition musicale.Il y a plusieurs manières de faire du neuf avec du vieux. A l'opposé des compilations et autres best of, produits purement commerciaux, les rééditions musicales sauvegardent le patrimoine sonore. « C'est une ambition muséographique : comme s'il s'agissait de restaurer une abbaye, nous prenons le passé pour le réoffrir au présent », explique Patrick Frémeaux, grand expert en la matière. Un autre spécialiste, Yves Riesel, le patron d'Abeille Musique (le plus important label indépendant de musique classique), abonde dans le même sens : « La réédition est une réappropriation d'un patrimoine culturel. Il s'agit de faire vivre la mémoire discographique. »Un travail de limierLes rééditions sont rarement réalisées par les multinationales du disque, qui, pourtant, ont effectué les enregistrements d'origine. Elles s'en désintéressent parce que les ventes potentielles de ces « vieux » enregistrements sont limitées à court et moyen terme, et que leur modèle économique repose sur des produits à forte rotation permettant de réaliser de grandes plus-values en un temps record. Ainsi, ce n'est pas Pathé Marconi (EMI) qui s'est attaqué à publier une intégrale Django Reinhardt, mais Frémeaux & Associés. « C'est un projet en 20 volumes de 2 CD d'un coût global de 300.000 euros, précise Patrick Frémeaux. Cette somme a été récupérée au bout de sept à huit ans lorsque nous avons commercialisé le 15e coffret. Aucune major ne peut mettre autant d'argent tout de suite et dire à ses actionnaires qu'ils percevront peut-être des dividendes plus tard ! » La plupart des rééditions utilisent des oeuvres tombées dans le domaine public (c'est-à-dire que cinquante ans au moins se sont écoulés depuis la première diffusion). Dans le cas contraire, l'éditeur doit obtenir un contrat de licence de la part du détenteur des droits. Un bon travail de réédition coûte cher. « Stewart Brown, passionné de musique classique et patron du prestigieux label Testament, dépense autant d'argent que s'il produisait un artiste aujourd'hui ! », explique Yves Riesel, qui le distribue en France. « Si l'on veut les meilleures sources, une restauration sonore optimale et un bon livret, le travail de réédition nécessité coûte le même prix qu'une session d'enregistrement d'aujourd'hui en jazz ou en musique du monde, c'est-à-dire environ 15.000 euros », explique Patrick Frémeaux. Rééditer une oeuvre, c'est d'abord un travail de fin limier : il faut trouver la meilleure source sonore possible. L'idéal, bien entendu, est de pouvoir disposer de la bande originale. Il arrive fréquemment que la seule source disponible soit un vieux 78 tours. « Dans 60 % des cas, sur ces vinyles, les morceaux ont été reproduits à une vitesse différente de celle de l'enregistrement initial ! » s'amuse Claude Carrière, mémoire encyclopédique du jazz et producteur de l'émission « Jazz Club » sur France Musique. Une mauvaise vitesse change la tonalité du morceau. C'est un peu comme si, dans le domaine de la peinture, tous les livres consacrés à Monet reproduisaient les « Coquelicots » en violet ! Le premier travail est donc de retrouver la bonne vitesse. Il faut ensuite aller dans un studio spécialisé et nettoyer les scories repérées sur la source. « Il nous arrive de «calmer» des enregistrements trop agressifs de l'époque qui, parfois, saturent », explique-t-il. A force de vouloir enlever les grattements ou le souffle, certains éditeurs finissent aussi par enlever de la musique. D'autres introduisent une « fausse » stéréo et le son perd en précision, comme si les instruments étaient « enrhumés ». Une réédition digne de ce nom s'accompagne forcément d'un travail éditorial considérable. Outre la présentation des artistes et des morceaux, les meilleurs livrets fournissent également les indications sur les solistes : qui joue, quand et sur combien de mesures ? Un vrai travail de bénédictin !Renaud CZARNES - LES ECHOS
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TEMPS FORT - LES EDITEURS DE PATRIMOINE SONORE DEFENDENT LE DOMAINE PUBLICAlors que les producteurs (Snep, SCPP, Ifpi…) réclament l’allongement de la durée des droits voisins, les éditeurs phonographiques de patrimoine s’y opposent, défendant le domaine public et ses enjeux. Leur chef de file, Patrick Frémeaux, PDG et fondateur de Frémeaux et Associés, a remis au ministère de la Culture un «  Mémoire vert » pour alimenter sa réflexion sur ce sujet. La loi du 3 juillet 1985, dite loi Lang, a fixé à 50 ans la durée des droits voisins des producteurs et artistes-interprètes. Une période jugée trop courte par les intéressés qui réclament son allongement à 7 ans (comme en bénéficient les auteurs), inquiets de voir aujourd’hui tous les enregistrements antérieurs à 1951 basculer dans le domaine public. D’où un « lobbying récurrent » des majors, « d’un certain nombre d’artistes, ainsi que des héritiers de nombreux artistes décédés ».Domaine public vs domaine protégéSi la revendication paraît concevable à Patrick Frémeaux « pour permettre à quelques artistes comme Charles Aznavour ou Eddy Mitchell de percevoir plus longtemps leurs droits d’interprètes », « il n’est pas juste en revanche de refuser dans le même temps, la sauvegarde et la mise à la disposition du public de milliers d’artistes dont la réédition n’intéresse pas les majors, faute d’un potentiel commercial important », estime-t-il , en posant « pour un artiste arrivant par exemple à l’âge de 75 ans, la question légitime de ne plus percevoir de droit d’interprète sur une œuvre diffusée au public quand il avait 24 ans ».Il souligne les «  conséquences fatales » de l’allongement de la durée du domaine protégé, qui interdirait au éditeurs de patrimoine de poursuivre leur travail de sauvegarde de notre héritage sonore. Des dizaines de milliers d’œuvres, d’entretiens ou de témoignages enregistrés disparaîtraient ainsi du patrimoine. « Au-delà du préjudice causé à une grande part de l’activité d’édition phonographique, il en résulterait pour le bien public un dommage définitif par la perte de trésors irremplaçables ». De nombreux brevets sont limités à 10 ans. Les dessins et modèles sont protégés entre 5 et 25 ans. La durée du brevet européen est de 20 ans. Et « le domaine protégé des compagnies majors représente aujourd’hui une période 5 fois plus longue que celle accordée aux laboratoires pharmaceutiques pour l’amortissement et l’exploitation exclusive de leurs recherches en tant qu’œuvres de l’esprit », rappelle par ailleurs le mémoire. Pour son auteur, une modification de la loi privilégierait « les intérêts financiers des interprètes et des majors, au détriment de la nécessaire pérennité d’une muséographie sonore ». L’entrée dans le domaine public « permet une relecture historique des courants musicaux et de leurs interprètes, elle donne aussi la possibilité de réinjecter en dehors de l’économie de masse les enregistrements audio assimilés au patrimoine », explique-t-il, en soulignant au passage la raréfaction des fonds sonores (il existe peu de collectionneurs, et ils disparaissent peu à peu) d’où l’importance d’alimenter le domaine public. L’éditeur insiste sur cette notion de patrimoine sonore et regrette que son existence « comme élément de culture et objet d’histoire à part entière » ne soit pas reconnue aujourd’hui par les pouvoirs publics. Il note l’absence d’aide institutionnelle ou de fondation privée pour le maintien, la restauration, la conservation, la restitution au public du fond d’archives sonores (Frémeaux et Associés y consacre en moyenne 1.8 million d’euros par an pour 100 heures de patrimoine musical et 40 heures de patrimoine historique ou de diction) ; tout comme l’absence d’institution ou de lieu de stockage pour les derniers collectionneurs qui cherchent souvent une solution de donation. La BNF (Phonothèque nationale) « n’a jamais témoigné de réelle volonté de mise en valeur et de diffusion du patrimoine sonore ». Les sociétés civiles n’ont pas prévu d’aide au patrimoine, etc. Concurrence déloyaleValeur artistique, travail d’inventaire, relecture de courants musicaux, dimension humaine et socio-historique « qui va bien au-delà de la seule musique », intemporalité du répertoire, mise à la disposition du public, des chercheurs et des enseignants, prodigieux outil de transmission des savoirs… Le mémoire dresse un bilan du domaine public dans ses aspects positifs, mais aussi négatifs, évoquant la « concurrence déloyale »arguent du domaine public pour exploiter sans vergogne les grands noms d’artistes ou les thèmes en vogue en copiant sordidement le travail des véritables éditeurs », à des prix de revient bien inférieurs, au motif que l’œuvre reproduite n’était pas protégée par le droit d’auteur.Pour la création d’une commission d’aideEn conclusion, Patrick Frémeaux considère que le dispositif législatif actuel constitue le « cadre politique parfaitement adapté » à la sauvegarde du patrimoine sonore. Il préconise la création d’une commission d’aide pour favoriser la sauvegarde et la mise à disposition du public des fonds sonores, dont l’importance (artistique, musicologique, ethnologique, historique…) l’emporte sur les critères de rendement financier actuellement pris en compte dans l’édition et la distribution phonographique. Elle aurait parmi ses attributions l’aide aux projets de patrimoine (y compris ceux n’appartenant pas au domaine public) et la création à court terme d’une institution chargée de recueillir et  de sauvegarder des collections de phonogrammes souvent uniques au monde, des fonds sonores non édités (ou très partiellement) qui n’intéressent aujourd’hui aucun établissement public. Son budget serait prélevé sur les droits voisins dont les ressources vont substantiellement augmenter (« les pouvoirs publics ont là une opportunité de donner un signal fort pour la reconnaissance de l’existence même d’un patrimoine sonore ») et versé par le biais des sociétés civiles. « La mise en place d’une telle aide irait de pair avec l’exclusion, pour les producteurs de patrimoine, de tout droit à rémunération sur la copie privée. » La création de cette commission, composée d’éditeurs consacrant au moins 30 % de leur chiffre d’affaires au patrimoine sonore, est une « nécessité », insiste Patrick Frémeaux en posant en condition préalable « la reconnaissance officielle et publique de la notion de patrimoine sonore ». « Il sera ainsi possible (…) d’avoir la garantie durable d’une vraie diversité de l’offre culturelle en limitant les risques de concentration horizontale liés au néolibéralisme de l’économie de marché ». Un marche delaissé par les majorsLe Mémoire souligne « l’indifférence des majors », qui « se désintéressent de ce travail de réédition, sauf en ce qui concerne quelques grands artistes encore populaires au bout de 50 ans » (Piaf, Trenet…) La principale raison est d’ordre économique, compte tenu du volume extrêmement limité des ventes potentielles des disques de patrimoine : de quelques centaines à quelques milliers d’exemplaires sur 5 ans par référence, avec une moyenne de 1 800 ventes cumulées sur 8 ans. Donc des seuils de rentabilité très courts et des plans d’amortissement très long (5 à 7 ans, parfois davantage). « Ce fonctionnement est antinomique avec la logique de l’édition de masse », écrit Patrick Frémeaux. Il évoque par ailleurs les difficultés à obtenir des licences auprès des majors (avec une complexité « qui décourage toutes les maisons de disques »). Certaines se refusent quasi systématiquement à répondre aux demandes des éditeurs indépendants, « même pour des titres qu’elles n’exploiteront jamais ». Autres raisons citées : la paranoïa concurrentielle, la durée de production (certains projets peuvent exiger plusieurs années de recherches, de collectage et de travail éditorial. L’intégrale Django Reinhardt est par exemple planifiée sur … 12 ans !), la difficulté d’accès aux supports originaux (matrices 78 tours, mêmes métalliques) qui entraîne un « travail de fourmi à l’échelle internationale et de très longue haleine », la concentration des catalogues… Pour les éditeurs de patrimoine, un projet législatif qui « renforcerait l’hégémonie des majors » serait contraire à la promotion de la diversité culturelle pour laquelle ils militent. La concentration des catalogues « impose aux éditeurs indépendants une obligation culturelle, pédagogique et morale à l’égard du public ». Gildas LEFEUVRE – MUSIQUE INFO HEBDO
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"Des pans entiers de notre patrimoine sonore sont sauvegardés grâce au travail méticuleux et passionné d'éditeurs indépendants. Voici les secrets d'une bonne réédition musicale.Il y a plusieurs manières de faire du neuf avec du vieux. A l'opposé des compilations et autres best of, produits purement commerciaux, les rééditions musicales sauvegardent le patrimoine sonore. « C'est une ambition muséographique : comme s'il s'agissait de restaurer une abbaye, nous prenons le passé pour le réoffrir au présent », explique Patrick Frémeaux, grand expert en la matière. Un autre spécialiste, Yves Riesel, le patron d'Abeille Musique (le plus important label indépendant de musique classique), abonde dans le même sens : « La réédition est une réappropriation d'un patrimoine culturel. Il s'agit de faire vivre la mémoire discographique. »Un travail de limierLes rééditions sont rarement réalisées par les multinationales du disque, qui, pourtant, ont effectué les enregistrements d'origine. Elles s'en désintéressent parce que les ventes potentielles de ces « vieux » enregistrements sont limitées à court et moyen terme, et que leur modèle économique repose sur des produits à forte rotation permettant de réaliser de grandes plus-values en un temps record. Ainsi, ce n'est pas Pathé Marconi (EMI) qui s'est attaqué à publier une intégrale Django Reinhardt, mais Frémeaux & Associés. « C'est un projet en 20 volumes de 2 CD d'un coût global de 300.000 euros, précise Patrick Frémeaux. Cette somme a été récupérée au bout de sept à huit ans lorsque nous avons commercialisé le 15e coffret. Aucune major ne peut mettre autant d'argent tout de suite et dire à ses actionnaires qu'ils percevront peut-être des dividendes plus tard ! »La plupart des rééditions utilisent des oeuvres tombées dans le domaine public (c'est-à-dire que cinquante ans au moins se sont écoulés depuis la première diffusion). Dans le cas contraire, l'éditeur doit obtenir un contrat de licence de la part du détenteur des droits. Un bon travail de réédition coûte cher. « Stewart Brown, passionné de musique classique et patron du prestigieux label Testament, dépense autant d'argent que s'il produisait un artiste aujourd'hui ! », explique Yves Riesel, qui le distribue en France. « Si l'on veut les meilleures sources, une restauration sonore optimale et un bon livret, le travail de réédition nécessité coûte le même prix qu'une session d'enregistrement d'aujourd'hui en jazz ou en musique du monde, c'est-à-dire environ 15.000 euros », explique Patrick Frémeaux.Rééditer une oeuvre, c'est d'abord un travail de fin limier : il faut trouver la meilleure source sonore possible. L'idéal, bien entendu, est de pouvoir disposer de la bande originale. Il arrive fréquemment que la seule source disponible soit un vieux 78 tours. « Dans 60 % des cas, sur ces vinyles, les morceaux ont été reproduits à une vitesse différente de celle de l'enregistrement initial ! » s'amuse Claude Carrière, mémoire encyclopédique du jazz et producteur de l'émission « Jazz Club » sur France Musique. Une mauvaise vitesse change la tonalité du morceau. C'est un peu comme si, dans le domaine de la peinture, tous les livres consacrés à Monet reproduisaient les « Coquelicots » en violet !Le premier travail est donc de retrouver la bonne vitesse. Il faut ensuite aller dans un studio spécialisé et nettoyer les scories repérées sur la source. « Il nous arrive de «calmer» des enregistrements trop agressifs de l'époque qui, parfois, saturent », explique-t-il. A force de vouloir enlever les grattements ou le souffle, certains éditeurs finissent aussi par enlever de la musique. D'autres introduisent une « fausse » stéréo et le son perd en précision, comme si les instruments étaient « enrhumés ».Une réédition digne de ce nom s'accompagne forcément d'un travail éditorial considérable. Outre la présentation des artistes et des morceaux, les meilleurs livrets fournissent également les indications sur les solistes : qui joue, quand et sur combien de mesures ? Un vrai travail de bénédictin !" RENAUD CZARNES - LES ECHOS
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Impossible de résister au plaisir de vous faire (re)découvrir cette grande voix qui fit à plusieurs reprises froncer le sourcil aux autorités religieuses noires pour s’être aventurée du côté de la musique profane avec l’orchestre de Lucky Millinder. Sur le présent volume de l’intégrale établie par Jean Buzelin, elle est au faîte de sa gloire, et l’enregistrement de sa cérémonie de mariage est l’occasion d’entrer au cœur de l’église noire, accueillie par le prêche du révérend Kelsey. Mais on l’entend également sur ses disques de l’époque, entourée de divers groupes vocaux, de ses plus fidèles comparses, le Sammy Price Trio, le James Roots Quintet, ou de sa partenaire Marie Knight dont la voix savait si bien enlacer celle de son aînée.Par AS – JAZZ MAG-JAZZMAN
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Le label Frémeaux et Associés vient de nous sortir le Vol 4 de la chanteuse de gospel Sister Rosetta Tharpe afin de compléter la collection de la Diva. Ce coffret présente des enregistrements studios et live (son mariage) de la période 1951-1953. Sister Rosetta apparaît tout le long des deux CD en trois avec le célèbre pianiste Sammy Price, en compagnie de Marie Knight, sans oublier sa formation vocale The Rosetta Gospel Singers ainsi que The Anita Kerr Singers et The Southwinds. Une partie du premier CD est consacrée à son mariage avec son manager artistique, Russell Morrison. Cet événement avait fait grand bruit avec les 22 000 personnes venues au Griffith Stadium de Washington en payant le droit d’entrée. On attachera plus d’importance aux 8 premières plages où Sister Rosetta est mis en valeur avec sa formation et la chanteuse Marie Knight. Quant au deuxième album qui retrace les enregistrements allant de 1952 à 1953, il y a un duo avec le chanteur de country et animateur de télévision Red Foley qui en surprendra plus d’un. Je vous invite à écouter « Have a little talk with Jesus », Sister Rosetta et Red Foley sont tous les deux à la fête. Le but de l’opération a été très certainement d’ouvrir les portes du Grand Ole Opry de Nashville à la chanteuse (d’après Jean Buzelin qui a fait une bonne chronique sur la présentation de ce coffret). Enfin vous pourrez comparer le magnifique « Crying in the chapel » qu’elle interprète avec sa superbe voix avec la version d’Elvis Presley et pourquoi pas celle de Little Richard. Ce coffret doit être indispensable aux collectionneurs et aux amateurs de musique Gospel car c’est du bel ouvrage.Bruno MARIE – SUR LA ROUTE DE MEMPHIS
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« (…) Chacune des faces proposées dans ce volume offre un intérêt indéniable, mais la cerise sur le gâteau consiste en la reproduction intégrale de la fameuse cérémonie de mariage entre Rosetta et Russel Morrison, son troisième mari, célébrée en public au Griffith  Stadium de Washington, DC, le 3 juillet 1951, devant un public nombreux. ... » François-Xavier MOULE – JAZZ CLASSIQUE MAGAZINE
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« ... Avec ce nouveau coffret, on assiste à une escalade dans l’audace de la sœur Rosetta qui n’hésite pas cette fois à mettre en scène son propre mariage. Il s’agit pour cette reine du marketing de donner un nouvel élan à sa carrière, alors que les autres représentants d’un gospel en plein essor sont de plus en plus nombreux à lui faire concurrence ... » Sebastian DANCHIN – JAZZMAN. Ce disque a reçu la distinction
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"A la fin de la première chronique, j’exprimais le vœu d’entendre un jour la cérémonie de mariage de Rosetta, et voici que ce document live rarissime constitue le clou de ce volume 4." André FONTEYNE - SOUL BAG
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(...) "La version de Crying In The Chapel qui inspira Elvis." Bernard BOYAT - BLUES MAGAZINE
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"On le voit, la diva du gospel n’est pas en manque d’idées et l’on attend impatiemment la suite de ses aventures musicales pour savoir où son inventivité nous mènera." Sébastien DANCHIN – JAZZ MAN
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« L’importance de cette réédition n’aura échappé à personne, l’intégrale Tharpe proposée ici par Jean Buzelin pour Frémeaux constituant l’édition définitive de l’œuvre de l’artiste beaucoup plus complète maintenant que le début d’intégrale proposé par Document Records il y a quelques années. A recommander sans réserves et à commander sans attendre ! » François-Xavier MOULE – JAZZ MAGAZINE
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"Si j'ajoute le fait que plus des deux tiers des titres sont réédités pour la première fois sur un support CD, je pense qu'en bon fan de gospels vous avez compris que c'est à ne pas rater !" Nicolas MELLIER - BLUES AGAIN
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COUP DE COEUR « Asseyez-vous avant d’écouter ce disque. Sister Rosetta Tharpe, c’est une voix tonique et un jeu de guitare époustouflant. C’est du gospel rauque, âpre, et pourtant fondamentalement joyeux. En son temps (1915-1973), la Sister fut aussi célèbre que Mahalia Jackson, et seul l’essorage commercial du gospel a fait tomber dans l’oubli cette immense chanteuse, à la voix gorgée de blues. Une fois de plus, les éditions Frémeaux, sourciers de la musique noire américaine, ont fait un travail impeccable (livret et qualité sonore). A ne pas rater sur ce quatrième volume de l’intégrale : le fameux concert de mariage de Rosetta en 1951, et quatre duos célestes avec Marie Knight en 1952, dont le fameux Old Landmark. » P.C. - CROIRE AUJOURD’HUI
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    LET THE LOWER LIGHTS BE BURNING
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:03:16
    1951
  • 2
    THERE S A FOUNTAIN FILLED WITH BLOOD
    ROSETTA THARPE
    W COWPER
    00:02:27
    1951
  • 3
    WHAT A FRIEND WE HAVEIN JESUS
    ROSETTA THARPE
    C CONVERSE
    00:02:55
    1951
  • 4
    AMAZING GRACE
    ROSETTA THARPE
    JOHN NEWTON
    00:03:26
    1951
  • 5
    I WANT JESUS TO WALK AROUND MY BEDSIDE
    ROSETTA THARPE
    R H HARRIS
    00:02:50
    1951
  • 6
    ROYAL TELEPHONE
    ROSETTA THARPE
    T RUTH
    00:02:39
    1951
  • 7
    MILKY WHITE WAY
    ROSETTA THARPE
    L COLEMAN
    00:03:29
    1951
  • 8
    HIS EYE IS ON THE SPARROW
    ROSETTA THARPE
    C H GABRIEL
    00:03:28
    1951
  • 9
    ANNOUNCEMENTS BECAUSE
    JOHN JOHN
    G D HARDELOT
    00:04:29
    1951
  • 10
    MARRIAGE PROLOGUE AND BENEDICTION PRAYER
    REV SAMUEL KELSEY
    REV SAMUEL KELSEY
    00:05:10
    1951
  • 11
    WEDDING CEREMONY
    REV SAMUEL KELSEY
    REV SAMUEL KELSEY
    00:07:14
    1951
  • 12
    GOSPELTRAIN
    THE SUNSET HARMONIZERS OF WASHINGTON DC
    TRADITIONNEL
    00:03:15
    1951
  • 13
    THANK YOU JESUS
    THE HARMONIZING FOUR OF RICHMOND
    J W ALEXANDER
    00:04:19
    1951
  • 14
    GOD DON T LIKE IT
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:03:58
    1951
  • 15
    SO HIGH
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:03:58
    1951
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    COME UNTO ME
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:34
    1952
  • 2
    HAVE A LITTLE TALK WITH JESUS
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:00
    1952
  • 3
    TELL HIM YOU SAW ME
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:46
    1952
  • 4
    WHEN I FIRST SOUGHT THE LORD CHANGES
    ROSETTA THARPE
    ROSETTA THARPE
    00:02:29
    1952
  • 5
    THE LAST MILE OF THE WAY
    ROSETTA THARPE
    C A TINDLEY
    00:03:05
    1952
  • 6
    THERE LL BE PEACE IN THE VALLEY FOR ME
    ROSETTA THARPE
    THOMAS A DORSEY
    00:03:06
    1952
  • 7
    NEAR THE CROSS
    ROSETTA THARPE
    W H DOANE
    00:02:58
    1952
  • 8
    IN THE GARDEN
    ROSETTA THARPE
    MILES C AUSTIN
    00:02:41
    1952
  • 9
    LET S TALK ABOUT JESUS
    ROSETTA THARPE
    D ROBEY
    00:02:44
    1952
  • 10
    OLD LANDMARK
    ROSETTA THARPE
    W H BREWSTER
    00:02:21
    1952
  • 11
    PRESSING ON
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:27
    1952
  • 12
    NEVER LET GO HIS HAND
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:31
    1952
  • 13
    ALL ALONE WITH CHRIST THE LORD
    ROSETTA THARPE
    ROSETTA THARPE
    00:02:53
    1952
  • 14
    LET S GO ON
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:25
    1952
  • 15
    I LL MEET YOU OVER YONDER
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:47
    1952
  • 16
    HOW WELL DO I REMEMBER
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:03:02
    1952
  • 17
    I JUST COULDN T BE CONTENTED
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:07
    1952
  • 18
    CRYING IN THE CHAPEL
    ROSETTA THARPE
    ARTIE GLENN
    00:02:28
    1952
  • 19
    THERE S PEACE IN KOREA
    ROSETTA THARPE
    TRADITIONNEL
    00:02:21
    1952
  • 20
    FEED ME JESUS
    ROSETTA THARPE
    M ASHER
    00:03:05
    1952
  • 21
    SMILE IT THROUGH
    ROSETTA THARPE
    ROSETTA THARPE
    00:02:40
    1952
Livret

COMPLETE SISTER ROSETTA THARPEVOL. 4 fa1304

COMPLETE SISTER ROSETTA THARPE
1951-1953
INTÉGRALE SISTER ROSETTA THARPE
VOL. 4


Au tournant des années 50, la musique religieuse afro-américaine, et les gospel songs en particulier, vivent ce qu’on a appelé plus tard leur âge d’or. Non que cela signifie un renouveau de la ferveur spirituelle comme cela s’est traduit à plusieurs reprises tout au long de l’histoire du peuple noir américain depuis les débuts de l’esclavage, mais plutôt parce que les chants religieux participent des grands changements musicaux qu’a engendrée l’après-guerre. La population, qui s’est largement urbanisée, réclame des rythmes nouveaux tout en restant attachée à ses racines. Si le jazz, en pleine mutation, perd une partie de son public d’origine, celui-ci se retrouve dans l’une ou l’autre des formes qui constituent cet agglomérat hybride que le métier appelle rhythm and blues, et la musique sacrée doit s’adapter à ces formes nouvelles qu’elle a d’ailleurs souvent initiées.Ainsi, à la fin des années 40, quelques retentissants morceaux s’installent aux premières loges des hit-parades Rhythm & Blues (R&B). C’est la période des plus grands succès commerciaux de Sister Rosetta Tharpe dont l’art se trouve parfaitement en phase avec les tendances du jour. Mais, comme chacun sait, le marché des musiques populaires (pop, R&B, on dirait en France : variétés), tout en exploitant jusqu’à la corde ce qui se vend, réclame sans cesse du nouveau (nouveaux rythmes, nouvelles danses, nouveaux chanteurs, nouvelles sono­rités…) pour assurer son succès et sa rentabilité. Au contraire des chants sacrés qui, comme le blues, évoluent peu car leur essence, immuable, solide et profonde, s’inscrit au cœur même de l’âme noire.Sister Rosetta Tharpe connaît donc ses plus grands succès entre 1945 et 1949(1). Mais pour durer, il lui faut maintenir sa popularité en élargissant ses cibles.
Comme elle l’avait fait le 20 février 1951(2), la chanteuse, sans sa guitare, retrouve les jours suivants en studio l’organiste Larry Johnson et les Rosette Gospel Singers(3) pour quatre nouveaux morceaux s’inscrivant dans une veine semblable : des hymnes anciens susceptibles de toucher à la fois un auditoire conservateur, la classe moyenne noire et un nouveau public blanc qui commence à écouter Mahalia Jackson mais n’est pas encore prêt à entendre des gospel songs authentiques plus agressifs et trop “nègres” à ses oreilles. Rosetta reprend d’ailleurs Amazing Grace qu’avait enregistré Mahalia trois ans auparavant. À noter que dans cette interprétation, la soliste des Rosettes, Lottie Henry, dialogue avec Rosetta. Ce travail (de commande ?) de qualité il faut le reconnaître, consciencieusement achevé, le trio de Sammy Price s’installe, la chanteuse branche sa guitare, et sa partenaire privilégiée, Marie Knight, la rejoint. La suite du programme consiste alors en des reprises de gospel songs qui sont encore sur toutes les lèvres : le puissant I Want Jesus To Walk Around My Bedside et le très enlevé Royal Telephone créés par les Selah Jubilee Singers en 1939, ainsi que Milky White Way, le morceau des Trumpeteers (N°8 dans les charts R&B en 1948), qui est resté l’un des grands succès de l’histoire du gospel enregistré, chacun s’empressant de l’ajouter à son répertoire. Le quatrième titre, le vieil His Eye Is On The Sparrow dont Marie et Rosetta avaient fait une version rythmée deux ans plus tôt sous le titre He Watches Me(2), est repris ici sur un tempo plus “classique”.
Quant à Sammy Price, qu’on n’avait pas entendu au piano avec Rosetta Tharpe depuis plus d’un an et demi — sans doute était-il en froid avec elle(4) —, il apparaît plus lointain que d’habitude.Mais le véritable événement, le coup médiatique comme on dirait aujourd’hui, celui qui est destiné à faire du bruit et à remettre Sister Rosetta Tharpe tout en haut du piédestal (et en même tant porter un coup à la concur­rence), va être la cérémonie en grandes pompes de son mariage.Le remariage(5) de Sister Rosetta Tharpe avec Russell Morrison, son road manager, agent artistique chez Decca et ancien manager des Ink Spots entre autres, dépasse à la fois la cérémonie religieuse où sont conviés famille et amis et la fête bon enfant qui suit. Il faut saisir l’occasion pour organiser un véritable show, assez démesuré pour l’époque, qui aura lieu au Griffith Stadium de Washington, moyennant un prix d’entrée pour le public de 90 cents à 2,50 dollars. Affaire rentable puisque le 3 juillet de cette année 1951, environ vingt-deux mille personnes se pressent dans le stade, ainsi que le rapportent le grand magazine noir Ebony et le Pittsburgh Courrier qui relatent l’événement avec maints détails sur la robe nuptiale (blanc immaculé !) et sur le tapis, également blanc, large de 200 pieds. Après les présentations et une ouverture chantée par Vivian Cooper(6), le mariage est célébré par le révérend Kelsey, le fameux évangéliste “radio” de la Temple Church of God in Christ de Washington(7) tandis qu’un évêque appose sa bénédiction aux deux époux. Après la cérémonie proprement dite et sur une immense estrade, Sister Rosetta chante un duo avec Marie Knight, un autre avec sa mère, Katie Bell Nubin(8) et interprète plusieurs morceaux avec les Rosettes dont une reprise de God Don’t Like It. Elle présente également les Sunset Harmonizers, de réputation locale, et les Harmonizing Four, encore à l’aube d’une belle carrière.
Le tout se terminant sous un gigantesque feu d’artifice. Dire que les principales rivales de Rosetta Tharpe, Mahalia Jackson en tête, furent ravies de l’événement, relève de l’euphémisme.La cérémonie du mariage ainsi que des extraits musicaux de cette mémorable journée furent rapidement exploités sur quatre 78 tours avant d’être réunis sur un 33 tours 25 cm. Nous avons tenu à rééditer, pour la première fois depuis sa publication, l’intégrale de ce disque rare en son entier, un document exceptionnel.Voilà donc la carrière de la chanteuse-guitariste relancée. Elle tourne abondamment avec ses Rosettes et son pianiste James (ou Jimmy) Roots, qui est devenu son accompagnateur régulier depuis 1949 suite à des problèmes d’argent avec Sammy Price. Problèmes qui entraînèrent une sérieuse brouille au moment où ce dernier apprit que Rosetta présentait au public le pâle, dans tous les sens du terme, Jimmy Roots comme étant Sammy Price lui-même !(4) Clyde Wright, alors membre de Selah Singers, se souvient d’une grande tournée nationale avec Rosetta Tharpe dans les années 49/50, ce qu’atteste l’affiche reproduite dans ce livret (où l’on ne s’embarrasse pas avec l’orthographe des noms propres !). D’autres quartettes vocaux masculins l’accompagnent également dans ces tournées, notamment les Sensational Nightingales et, surtout, les Dixie Hummingbirds, son chœur préféré dont elle adore le soliste, le jeune Ira Tucker sur lequel elle fait forte impression. « Vous ne pouvez vous imaginer comme je les aime. Je les connais très bien car j’ai beaucoup travaillé avec eux (…) Écoutez bien le soliste, c’est Ira Tucker, leur chef. C’est le meilleur chanteur masculin religieux que je connaisse », disait-elle à Jacques Demêtre dans la revue Jazz Hot en 1957.Les 10 et 11 janvier 1952, la chanteuse est de retour en studio accompagnée par un ensemble instrumental comprenant le guitariste Grady Martin qui, durant plusieurs séances, va souvent se substituer à Rosetta.
La juge-t-on trop digne, trop distinguée à présent, pour la laisser s’accompagner elle-même comme une “vulgaire” holy roller singer des grands chemins ? Au demeurant très bon instrumentiste, Grady Martin, avec un phrasé plus coulé et plus jazzy, imite si parfaitement Rosetta qu’il est parfois difficile de distinguer l’un de l’autre. Durant cette session, Rosetta Tharpe dialogue avec elle-même dans Come Unto Me et interprète un duo avec Red Foley, célèbre chanteur de country pop et de country gospel —  il a eu du succès avec Peace In The Valley, avec Just A Clother Walk With Me… — connu également comme animateur de télévision. Il est sous contrat depuis 1946 avec Decca pour qui il a réalisé une série de country boogies. Ce duo sympathique, qui relève d’une stratégie commerciale, va ouvrir à la chanteuse les portes du « Grand Ole Opry », le show radio country de Nashville diffusé dans tout le pays et où les apparitions de chanteurs et musiciens noirs ne sont pas fréquentes.Elle enregistre également quatre titres avec le concours des Anita Kerr Singers, une chorale mixte, peut-être blanche, dans une veine nettement tournée vers le marché pop: deux negro spirituals composés au XIXe siècle, un gospel hymn bien connu de Charles Tindley (The Last Mile Of The Way) et une adaptation du Peace In The Valley de Thomas Dorsey. Pouvons-nous avoir l’audace d’écrire que la pétulante Sister n’apparaît pas tout à fait dans son élément au milieu de cette atmosphère un peu guindée ? Mais elle chante toujours aussi merveilleusement et le résultat ne manque pas de grandeur.Moins de deux mois plus tard, Sister Rosetta Tharpe met en boîte avec les Southwinds(9) une reprise du gospel Let’s Talk About Jesus, morceau créé un an auparavant avec succès par les Bells of Joy. À Jacques Demêtre, qui lui faisait écouter un autre titre de ce quartette masculin alors célèbre, la chanteuse répondait : « Je préfère de loin le disque qui les a lancé : Talk About Jesus où on entend une merveilleuse voix de basse (…). L’un d’eux s’appelle Littlefield, je me souviens maintenant. »(10)
À la fin de l’année, toujours avec la même équipe instrumentale, Rosetta Tharpe enregistre à nouveau huit titres dont quatre avec Marie Knight qu’elle n’avait pas retrouvé sur disque depuis près de deux ans. Instantanément le duo fait merveille. «Nous avons travaillé ensemble pendant des années, disait-elle encore à Demêtre, et nous avons parcouru tellement de chemin ensemble à travers tous les Etats-Unis, au Mexique et au Canada. C’est une très bonne chanteuse et nous nous complétions fort bien.» Nul n’en disconviendra à l’écoute de ces superbes pièces pleines de dynamisme que sont Old Landmark, de W. Herbert Brewster, ou Let’s Go On. Rosetta chante deux morceaux “seule avec le Christ” (All Alone With Christ The Lord) et deux autres avec les Southwinds.Notre quatrième volume s’achève avec quatre faces tournées en juillet 1953 avec des accompagnateurs différents. Rosetta interprète des gospel songs originaux, dont un There’s Peace In Korea d’actualité, et Feed Me Jesus dont elle chante à nouveau les deux voix. Elle reprend également Crying In The Chapel, création du chanteur de country & western Darrell Glenn, chantée par June Valli pour le marché pop et par Sonny Til & The Orioles, lesquels en font une sorte de negro spiritual doo wop qui entre dans les charts R&B le 25 juillet (deux jours avant l’enregistrement de Rosetta) pour y rester la bagatelle de quinze semaines dont quatre à la première place. Le disque grimpe également à la 11e place des meilleures ventes pop, fait encore rare à l’époque pour des artistes de couleur. C’est cette version qui, dans l’histoire, va rester comme l’un des grands tubes des fifties, reprise, après Rosetta, par une multitude de chanteurs, Elvis Presley et Little Richard en tête. Les quelques interventions de guitare qui ponctuent deux de ces quatre morceaux laissent augurer encore de magnifiques moments dans un avenir proche où notre Sister retrouvera Marie Knight, Sammy Price et les Harmonizing Four avant de s’embarquer bientôt pour le Vieux Continent…       
Jean Buzelin
Auteur de Negro Spirituals & Gospel Songs, Chants d’espoir et de liberté (Éd. du Layeur/Notre Histoire, Paris 1998)
© 2006 Groupe Frémeaux Colombini SAS
(1) Si l’on considère ses disques classés dans les meilleures ventes R&B, Sister Rosetta Tharpe est à cette époque l’artiste de gospel la plus populaire du pays devant Marie Knight, Mahalia Jackson, Roberta Martin et Clara Ward, pour ne citer que des chanteuses.
(2) In Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 3 (FA 1303).
(3) Les Rosette Gospel Singers ont enregistré plusieurs disques sans Rosetta de 1949 à 1952 pour Decca et Atlantic.
(4) Si l’on en croit les propos rapportés par le pianiste à Dan Kochakian in Sam Price/Do You Dig My Jive (Whiskey, Women, and… KM-704).
(5) Russell Morrison est le troisième et dernier mari de Rosetta Tharpe qui avait épousé très jeune le pasteur Thorp(e), d’où son nom de scène, puis brièvement en 1945 Forrest Allen, un agent artistique de son milieu.
(6) La chanteuse Vivian Cooper, malgré d’indéniables qualités, n’a pas effectué de réelle carrière phonographique. Elle apparaît plusieurs fois en duo avec Marie Knight et a enregistré quelques faces sous son nom pour Decca en 1949/50 (In Gospel, Sisters & Divas, FA 5053).
(7) Le Rev. Kelsey, extraordinaire preacher, a fait sensation en 1948 avec sa renversante interprétation de Little Boy. Devenu évêque, il a effectué une tournée en Europe en 1965.
(8) Il est curieux de constater que ni Marie Knight, ni à un degré moindre, Katie Bell, ne figurent sur le disque souvenir de la cérémonie. S’il ne peut s’agir d’un problème de droits puisqu’elles enregistrent chez Decca, est-ce une volonté délibérée des producteurs ou bien l’enregistrement live n’était-il pas techniquement exploitable ?
(9) Quartette de modeste réputation, les Southwinds n’ont enregistré que deux faces pour Fury.
(10) Il s’agit du ténor A.C Littlefield, l’auteur du morceau, qui chante le lead vocal.

P.S. Personne ne semble d’accord pour reconnaître en Albert Ammons le pianiste qui accompagne Rosetta Tharpe au Carnegie Hall en 1938 (cf. Vol. 3). Tout avis perspicace sera le bienvenu quant à l’identité de ce mystérieux pianiste; Count Basie qui est photographié avec Rosetta ? Peu probable…
Nous remercions chaleureusement Daniel Gugolz (avec l’aide de Hans Maitner et Fritz Mülhöcker), Jacques Morgantini, Per Notini et Michel Pfau qui nous ont prêté l’essentiel des disques originaux réédités dans ce volume et dont plus des 2/3 n’avaient jamais été réédités depuis leur première parution.
Photos et collections : Jacques Morgantini/Pierre Allard, Michel Pfau, X (D.R.).  
Photo de couverture : collection Jacques Morgantini.  
english notes
In the late 50s Afro-American music, especially Gospel, enjoyed what would later become known as their golden age. This was not due to a sudden resurgence of the religious fervour that had played such an important role in American Negro history since the early days of slavery, but rather as a result of the huge changes that took place in musical taste in the post-war years. While much of the rural population had become urbanised and clamoured for a new type of music they still remained closely attached to their roots. While jazz, that was rapidly changing and developing, had lost some of its original audience, it was still present in one or other of the styles that contributed to the new rhythm and blues offshoot. Religious music now had to adapt itself to some of these musical forms that, moreover, it had often initiated.Thus, in the late 40s some outstanding titles reached the top of the R & B hit parades. This was when Sister Rosetta Tharpe had some of her biggest commercial hits for her style was completely in line with what people wanted to hear. However, it is widely recognised that pop music, while exploiting to the hilt anything that sold well, was always on the look out for something new (new rhythms, new dances, new singers, new sounds…) to ensure success and profitability. Unlike religious songs that, in the same way as the blues, evolved very little for their essence was solid and unchanging, rooted as it was in the heart and soul of black Americans.So Sister Rosetta Tharpe had already enjoyed her biggest hits between 1945 and 1949(1). But, to make sure her popularity lasted she had to widen her scope. A few days after 20 February 1951(2), the singer returned to the studios, without her guitar but with organist Larry Johnson and the Rosette Gospel Singers(3) for four new titles in a similar vein: old hymns that appealed to both the conservative black middle class and a new white audience that was beginning to listen to Mahalia Jackson but was still not ready for authentic Gospel songs that they found too aggressive and too “black”. Rosetta reprised Amazing Grace that Mahalia had recorded three years earlier.
On this version the Rosette’s soloist, Lottie Henry, enjoys vocal exchanges with Rosetta on an excellent track. Then Rosetta plugs in her guitar and is joined by the Sammy Price trio and her favourite partner, Marie Knight. The remainder of the programme is made up of well-known Gospel songs: the powerful I Want Jesus To Walk Around My Bedside and the spirited Royal Telephone created by the Selah Jubilee Singers in 1939. Then the Trumpeteers’ Milky White Way (N° 8 in the R & B charts in 1948), one of the hugest hits in the history of recorded Gospel that sold like hot cakes. Marie and Rosetta had made a rhythmic version of the fourth title, the old His Eye Is On The Sparrow two years previously under the title He Watches Me(2) but the tempo here is more classic. Sammy Price, who hadn’t played piano with Rosetta for over eighteen months—he had probably fallen out with her(4)—seems to stay more in the background than usual.But the event that was destined to take everyone by storm and put Sister Rosetta Tharpe back on top (and strike a blow at the competition at the same time) would be the huge show she made of her wedding. Sister Rosetta Tharpe’s third marriage was to Russell Morrison(5), her road manager, artistic agent for Decca and ex-manager of the Ink Spots among others. This became something more than just the religious ceremony, to which family and friends were invited, and the party that followed. This was the opportunity to organise a real show, something over the top for the times, at the Griffith Stadium in Washington where the public paid from 90 cents to 2 dollars 50 entrance. A profitable venture for, on 3 July 1951, twenty-two thousand people crowded into the stadium as was reported in the popular black magazine Ebony and the Pittsburgh Courrier which described the ceremony, including a detailed description of the wedding gown (immaculate white!) and the equally white, 200 foot wide carpet. 
After the introductions and an opening vocal from Vivian Cooper(6), the wedding was conducted by the Reverend Kelsey, famous Evangelical “radio voice” of the Temple Church of God in Christ in Washington(7), while a bishop blessed the happy couple. Following the ceremony itself, on an enormous stage, Sister Rosetta sang a duo with Marie Knight, another with her mother Katie Bell Nubin(8) and interpreted several pieces with the Rosettes, among them a reprise of God Don’t Like It. She also introduced the Sunset Harmonizers, well known locally, and the Harmonizing Four, still starting out on their successful career. The show ended with a gigantic firework display. It could hardly be said that Rosetta’s principal rivals, led by Mahalia Jackson, were delighted by this event.The wedding ceremony and musical extracts from this memorable day were quickly produced on four 78s before being assembled on a 33r.p.m. You will find the whole of this rare disc reproduced here in its entirety, for the first time since it was issued — an exceptional document.          Now Rosetta’s career was well and truly relaunched. She toured frequently with the Rosettes and her pianist James (or Jimmy) Roots, who had become her regular accompanist since 1949 following money problems she had with Sammy Price. These caused a serious row when the latter learnt that Rosetta had been introducing the pale (in all senses of the term) Jimmy Roots to the audience as Sammy Price himself!(4) Clyde Wright, then a member of the Selah Singers, recalls a big national tour with Rosetta in 1949/50, featured on the poster reproduced in this booklet (obviously correct spelling of the performers’ names was not a priority!). Other male voice quartets also accompanied her on these tours, notably the Sensational Nightingales and, above all, the Dixie Hummingbirds, her favourite choir. She adored their soloist, the young Ira Tucker, on whom she made a strong impression. In the Jazz Hot magazine in 1957 she told Jacques Demêtre: “I can’t tell you how much I like them. I know them very well because I’ve worked with them a lot (…) Just listen to the soloist, that’s Ira Tucker, their leader. He’s the best male religious vocalist I know”.
On 10 and 11 January 1952, the singer was back in the studios accompanied by an instrumental ensemble that included guitarist Grady Martin who, on several sessions, replaced Rosetta. Was she now considered too dignified, too distinguished to accompany herself like any common holy roller singer? For all that, Grady Martin, an excellent musician with a more jazzy approach, imitated Rosetta so well that it is sometimes difficult to tell one from the other. During this session Rosetta sings both voices on Come Unto Me and interprets a duo with Red Foley, famous Country pop and Country Gospel singer—his Peace In The Valley and Just A Closer Walk With Thee had both been hits—and TV presenter. Under contract to Decca since 1946, he had cut a series of Country boogies. This easy-listening duo, made for commercial reasons, opened the doors for Rosetta to the “Grand Ole Oprey”, the Nashville Country music radio show, broadcast throughout the States, and which did not often feature black musicians or singers.She also recorded four titles with the Anita Kerr Singers, a mixed choir, maybe white, in a style clearly aimed at the pop market: two Negro spirituals composed in the 19th century, a well known Gospel hymn by Charles Tindley (The Last Mile Of The Way) and an adaptation of Thomas Dorsey’s Peace In The Valley. Dare we suggest that the exuberant Sister does not appear totally at ease in this somewhat stilted atmosphere? However, she sings as marvellously as ever and the end result is not lacking in splendour. Less than two months later, with the Southwinds(9), Sister Rosetta Tharpe recorded a reprise of Let’s Talk About Jesus, with which the Bells of Joy had had a hit the previous year. The singer told Jacques Demêtre, who played her another track by this now famous male quartet: “I prefer the record that started them out, Talk About Jesus, on which you can hear a wonderful bass voice (…).
One of them was called Littlefield. I remember now”.(10)At the end of the year, still with the same instrumental backing, Rosetta Tharpe recorded a further eight titles, four with Marie Knight with whom she had not recorded for nearly two years. The duo was an instant success. “We worked together for many years (again talking to Demêtre) and we covered a lot of road together throughout the States, Mexico and Canada. She’s a very good singer and we complement each other very well”. Nobody can deny this after listening to such superb pieces as Old Landmark by W. Herbert Brewster or Let’s Go On. Rosetta sings two titles alone (All Alone With Christ The Lord) and two others with the Southwinds. This Fourth Volume closes with four sides cut in July 1953 with various backings. Rosetta sings original Gospel songs, including the topical There’s Peace In Korea and Feed Me Jesus on which she again sings both voices. She also reprises Crying In The Chapel, written by Country and Western singer Darrell Glenn, sung by June Valli for the pop market and by Sonny Til & The Orioles who transformed it into a sort of doo wop Negro spiritual which made the charts on the 25 July (two days before Rosetta’s recording) and remained there a total of fifteen weeks, four of them at the top. The record also climbed to 11th place in best pop sales, a rare event at the time for coloured performers. This version would remain one of the outstanding hits of the 50s, taken up after Rosetta, by numerous singers, not least Elvis Presley and Little Richard. The brief guitar interludes on these four titles augur well for a brilliant future when Rosetta would meet up again with Marie Knight, Sammy Price and the Harmonizing Four before taking off for Europe… 
Adapted from the French text of Jean Buzelin by Joyce Waterhouse
Notes:
(1) Considering the number of her records listed among the best R&B sales, Sister Rosetta Tharpe was at the time the most popular Gospel performer  in the country, ahead of Marie Knight, Mahalia Jackson, Roberta Martin and Clara Ward, to quote just the vocalists.
(2) In Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 3 (FA 1303).    
(3) The Rosette Gospel Singers made several records without Rosetta between 1949 and 1952 for Decca and Atlantic.
(4) If we are to believe the words of pianist Dan Kochakian in Sam Price/Do You Dig My Jive (Whiskey, Women and … KM-704).
(5) Russell Morrison was the third and last husband of Rosetta Tharpe who had married Preacher Tharp(e) when she was very young (hence her stage name), then briefly in 1945 Forrest Allen, an artistic agent.
(6) Singer Viviane Cooper, in spite of her undeniable gifts, never had a real recording career. She appeared several times in duo with Marie Knight and recorded a few sides under her own name for Decca in 1949/50 (On Gospel, Sisters & Divas, FA 5053).
(7) The outstanding preacher, Reverend Kelsey, created a sensation in 1948 with his stunning interpretation of Little Boy. After becoming a bishop, he toured Europe in 1965.
(8) It seems curious that neither Marie Knight, nor to a lesser extent, Katie Bell, appear on the souvenir record of the wedding. This may have had something to do with recording rights as both of them were under contract to Decca, but might it have been deliberate on the part of the producers or was the live recording not technically good enough ?
(9) The little known Southwinds only recorded two sides for Fury.
(10)The tenor A.C. Littlefield, composer of the piece, who sings the vocal lead.

P.S. No-one seems to agree that Albert Ammons is the pianist accompanying Rosetta Tharpe at the Carnegie Hall in 1938 (cf. Vol. 3). Can anyone enlighten us as to the identity of this mysterious pinaist? Count Basie who is photographed alongside Rosetta ? Not very likely…
Our grateful thanks to Daniel Gugolz (with the help of Hans Maitner and Fritz Mülhöcker), Jacques Morgantini, Per Notini and Michel Pfau who lent us most of the original records reissued in this volume. Over two thirds of them have never been reissued since they first appeared.
Cover photograph : collection Jacques Morgantini.
CD1
1. LET THE LOWER LIGHTS BE BURNING (Trad.) 80593
2. THERE’S A FOUNTAIN FILLED WITH BLOOD (W. Cowper) 80594
3. WHAT A FRIEND WE HAVE IN JESUS (J. Scriven - C. Converse) 80595
4. AMAZING GRACE (J. Newton) 80596
5. I WANT JESUS TO WALK AROUND MY BEDSIDE (BEFORE I DIE) (R.H. Harris) 80597-A0
6. ROYAL TELEPHONE (T. Ruth) 80598-A0
7. MILKY WHITE WAY (L. Coleman) 80599-A0
8. HIS EYE IS ON THE SPARROW (C.D. Martin - C.H. Gabriel) 80600-A0
9. ANNOUNCEMENTS/BECAUSE (E. Teschemacher - G. d’Hardelot) 81626-A
10. MARRIAGE PROLOGUE & BENEDICTION/PRAYER (S. Kelsey/Wells) 81627-A
11. WEDDING CEREMONY Pt. 1 & 2 (S. Kelsey) 81628-A/81629-A
12. GOSPEL TRAIN (Trad.) 81568-A
13. THANK YOU JESUS (J.W. Alexander.) 81631-A
14. GOD DON’T LIKE IT (Trad. - arr. R. Tharpe) 81632-A
15. SO HIGH ! (Trad. - arr. R. Tharpe) 81633-A
(1-4) Sister Rosetta Tharpe (vo), acc. Larry Johnson (org), The Rosette Gospel Singers (on 1, 2, 3) : poss. Sarah Brooks (soprano vo), Lottie Henry (soprano, vo duet on 4), poss. Barbara Johnson, poss. Erma Wallace (contralto vo). New York City, February 21, 1951.
(5-8) Sister Rosetta Tharpe (g, vo) & Marie Knight (vo), acc. Sam Price Trio : Sammy Price (p), Abie Baker (b), Herbert Cowans (dm). NYC, same date.
Wedding Ceremony of Sister Rosetta Tharpe and Russell Morrison :
(9) John Massey, Frances May White (announcements), Vivian Cooper (vo), unknown (org).
(10) Rev. Samuel Kelsey (speech), Bishop Wells (benediction, prayer), unknown (p)(org).
(11) Rev. Samuel Kelsey (speech), Sister Rosetta Tharpe, Russell Morrison (comments), unknown (org).
(12) The Sunset Harmonizers of Washington, DC : poss. Carl Coates and unknown (male vo quartet), unknown (g)(dm).
(13) The Harmonizing Four of Richmond : Thomas Johnson, Lonnie Smith (tenor vo), Joseph Williams (baritone vo), Levi Hansley (bass vo), unknown (g)(dm).
(14-15) Sister Rosetta Tharpe (g, vo), The Rosette Gospel Singers (vo), unknown (p)(org)(dm). Griffith Stadium, Washington, DC, July 3, 1951.
CD2
1. COME UNTO ME (Trad.) 82119
2. HAVE A LITTLE TALK WITH JESUS (DR) 82120
3. TELL HIM YOU SAW ME (DR) 82136
4. WHEN I FIRST SOUGHT THE LORD CHANGES (R. Tharpe) 82137
5. THE LAST MILE OF THE WAY (C.A. Tindley) 82121
6. THERE’LL BE PEACE IN THE VALLEY FOR ME (T.A. Dorsey) 82122-A0
7. NEAR THE CROSS (F.J. Crosby - W.H. Doane) 82123-A0
8. IN THE GARDEN (C. Austin Miles) 821240
9. LET’S TALK ABOUT JESUS (A.C. Littlefield - D. Robey) 82348
10. OLD LANDMARK (W.H. Brewster) 83690-A
11. PRESSING ON (Trad.) 83691-A
12. NEVER LET GO HIS HAND (DR) 83695-A
13. ALL ALONE WITH CHRIST THE LORD (R. Tharpe) 83696-A
14. LET’S GO ON (Trad.) 83697-A
15. I’LL MEET YOU OVER YONDER (DR) 83699-A
16. HOW WELL DO I REMEMBER (DR) 83700
17. I JUST COULDN’T BE CONTENTED (DR) 83701
18. CRYING IN THE CHAPEL (A. Glenn) 84911
19. THERE’S PEACE IN KOREA (DR) 84912
20. FEED ME JESUS (R. Tharpe - M. Asher) 84913
21. SMILE IT THROUGH (R. Tharpe) 84914
(1-4) Sister Rosetta Tharpe (g on 1, 4, vo, re-recording on 1), acc. James “Red“ Roots (p), Grady Martin (elg), Jack Shook (g on 3, 4), Bobby Moore (b), Farris Coursey (dm), Red Foley (vo duet on 2). NYC, January 10, 1952.
(5-8) Sister Rosetta Tharpe (vo), acc. James Roots (p), Alfred Miller (org), Grady Martin (elg), Jack Shook (g), Ernie Newton (b), The Anita Kerr Singers (mixed vo group). NYC, January 11, 1952.
(9) Sister Rosetta Tharpe (vo), acc. James Roots (p), Grady Martin (elg), Ernie Newton (b), Farris Coursey (dm), The Southwinds (male vo quartet). NYC, March 5, 1952.
(10-13) Sister Rosetta Tharpe (vo, poss. g on 10) & Marie Knight (vo on 10, 11, 12), acc. James Roots (p), Grady Martin (elg), Jack Shook (g), Ernie Newton (b), Farris Coursey (dm). NYC, December 6, 1952.
(14-17) Sister Rosetta Tharpe (vo, poss. g on 15, 16, 17) & Marie Knight (vo on 14), acc. same, The Southwinds (vo on 16, 17). NYC, December 7, 1952.
(18-21) Sister Rosetta Tharpe (g on 19, 21, vo, re-recording on 20), acc. Fletcher Smith (p), Kelly Owens (org), Johnny Williams (b), Gene Brooks (dm). NYC, July 27, 1953.


CD Complete Sister Rosetta Tharpe Vol 4 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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