Le Voyage de Django - Dominique Cravic & Friends
Le Voyage de Django - Dominique Cravic & Friends
Ref.: FA8506

Ceci n'est pas un disque de Jazz manouche, le nouveau disque des Primitifs du Futur ?

DOMINIQUE CRAVIC & FRIENDS

Ref.: FA8506

Direction Artistique : KENICHI TAKAHASHI

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 49 minutes

Nbre. CD : 1

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Présentation

Des valses de la rue de Lappe aux chansons de Jean Sablon, du swing sur les ondes de la BBC, jusqu’au bop des caves de Saint-Germain, Dominique Cravic et sa troupe retracent l’itinéraire bariolé de Django.
Produit avec maestria pour le label japonais Respect Record, ce disque s’inscrit dans la lignée de l’oeuvre phonographique des « Primduf » (dont on retrouve avec plaisir la bande presque au complet).
Historiographe et poète, Cravic y dépeint l’univers musical qui a teinté la vie du messie de la 6 cordes pendant son séjour sur Terre.
La partition se décline ici en portulan onirique, où la verdine de Django vogue au grée du cabotage, où la valse rencontre le tango, le jazz et le choro...
Il s’agit bien d’un concept album, qui au-delà de rendre hommage à l’oeuvre du guitariste, se penche sur le génie poétique et le langage universel de sa musique.
Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX

Dominique Cravic (guitare, chant), Hervé Legeay (guitare), Jean-Michel Davis (xylophone), Jean-philippe Viret (contrebasse), Daniel Colin (accordéon, bandonéon), Mathilde Febrer (violon), Bertrand Auger (clarinettes), Claire Elzière (chant), Grégory Veux (piano), François Parisi (accordéon).
From the waltzes of the rue de Lappe to the songs of Jean Sablon, and from Swing on BBC Radio to Bop in the cellars of Saint-Germain, Dominique   Cravic and his troupe take us back following the colourful itinerary of Django.
Produced with consummate skill for the Japanese label Respect Record, this album joins the distinguished discography of the band affectionately known as “Primduf” [Primitifs du Futur], here with (thankfully almost) all its members.
On this record, Dominic Cravic, historiographer and poet, provides a portrait of the musical universe which formed a rainbow for the “six-string Messiah” during his short stay on Earth. His score charts the ocean of dreams along whose coasts Django’s gypsy-caravan sailed, anchoring in waltzes, tangos, jazz and the sad songs of Brazil…
Yes, it’s a concept-album but, apart from its homage to the great guitarist’s work, its concerns are the poetic genius and universal language of the Master and his music.

PRODUCTION : KENICHI TAKAHASHI - RESPECT RECORD

PRODUCTION ARTISTIQUE : DOMINIQUE CRAVIC

DROITS : FREMEAUX & ASSOCIES SOUS LICENCE RESPECT RECORDS.

AMOUR DE GITANE [1928] • CARINOSA [1931] • LA PETITE ÎLE [1935] • RENDEZ-VOUS SOUS LA PLUIE [1935] • TOUT LE JOUR, TOUTE LA NUIT (NIGHT AND DAY) [1935] • SWING 39 [1939] • NUAGES [1940] • SWING 42 [1941] • DOUCE AMBIANCE [1941] • SI TU SAVAIS [1943] • POUR QUE MA VIE DEMEURE [1947] • ANOUMAN [1948] • BRAZIL [1953] • CHEZ JACQUET [1960] • LA BELLE ET LE MANOUCHE [1994] • NUAGES (DUO).



Presse
“DÉCAPANT. Dominique Cravic chante, gouailleur et tendre. Lui et Didier Roussin jouent de la guitare, fils de Django et du dobro américain. Ils sont les pivots de cette tribu de drôles de musiciens branchés sur le jazz, la java, les bandes dessinées, et l’esprit français, pris dans son sens le plus positif, héritage des immigrés italiens et de l’Auvergne conquérante. Guitares, contrebasse, harmonica, banjo, accordéon, cuivres à profusion. Les membres de ce groupe à géométrie variable ont la santé. Qu’ils soient dessinateur de BD (Robert Crumb, le créateur américain de Fritz the Cat), fan de blues (l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau), ou de jazz manouche (Didier Roussin), directeur de label de jazz disjoncté (Patrick Tandin, pour La Lichère), écrivain provocateur et fils de clarinettiste (Marc-Edouard Nabe), les Primitifs traitent de la culture populaire, d’hier et d’aujourd’hui en la regardant dans les yeux. Et envoyez La Femme panthère et l’homme sandwich, l’Amour au couteau, Marie Musette, Marie Putain, Passez la monnaie...! Le swing est irrésistible. Il y a du bonheur en pagaille, de l’ironie, de la bonne humeur corrosive. Avec ces brillants collégiens, tout finit en fanfare (celle du Label La Lichère) : « Un vieux marchait sur le trottoir, sur le boulevard un petit trottin. Viens chez moi, lui disait-il, je te montrerai des choses que tu ne connais pas... » Mais la petite ne fut pas dupe, c’est un classique. Les dessins de la pochette sont signés Robert Crumb.” LE MONDE Discographie :- « Cocktail d’amour » (anciennement Média 7) disponible chez Frémeaux & Associés.- « Trop de routes, trop de trains » (produit par Patrick Tandin pour La Lichère, devenu Frémeaux & Associés – La Librairie sonore), distribution Frémeaux & Associés- « World Musette » (anciennement Sketch – Harmonia Mundi), disponible chez Frémeaux & Associés- « Tribal Musette » (produit par Dominique Cravic et Daniel Richard pour Universal Jazz), distribution Universal France"World musette" par MarianneA 17 ans, ils écumaient la province pour faire danser les mariages. C’était le début des seventies et ces musicos, fous de rhythm’n’blues, rêvaient de porter Otis Redding au fond des campagnes. Mais le métier est le métier : ils leur fallait parfois sacrifier aux usages pour entamer une série de valses chaloupées, de javas et de tangos. La rythmique passait derrière l’accordéoniste; et le jeune guitariste Dominique Cravic s’enchantait malgré lui d’entendre les maîtres du piano à bretelles, souvent plus virtuoses que les jeunes loups du rock. Il en oubliait les certitudes de sa génération, prête à vouer aux gémonies tout ce qui rappelait le bal à papa et la musique à trois temps. Quelque chose était en germe. Pionnier de la renaissance du musette, son copain Didier Roussin (auteur des magnifiques Histoires de l’accordéon) commençait lui aussi à comprendre que la guerre des anciens et des modernes n’aurait qu’un temps, que la musique gagnerait davantage en mariant le Balajo et le Golf Drouot. Dominique Cravic a roulé sa bosse, accompagnant au passage de très bons chanteurs comme Pierre Louki, Monique Morelli ou, plus récemment, Henri Salvador, qui l’avait choisi comme partenaire pour ses derniers disques. Mais Cravic a surtout inventé en 1986 son propre groupe : Les Primitifs du Futur qui pratiquent musicalement le saut dans le temps. […] Amoureux des jeux de mots, Dominique Cravic est aussi l’inventeur du world musette, qui résume ses mélanges personnels d’histoire et de géographie. Car ce guitariste est un collectionneur de musiques populaires des quatre coins du monde. On lui doit de magnifiques compilations de musique brésilienne, malgache, yiddish ou hawaiienne parues (et disponibles) chez Frémeaux et Associés. Benoît DUTEURTREThe story of the Primitifs du Futur begins in 1986, when Robert Crumb was invited to take part in the Angoulême Comic-Book Festival. He stayed on after the event and made Paris his home for a few months, together with his wife and daughter. It's not widely-known that the man who was Pope of the underground comic in the Seventies is also a great admirer of Twenties' and Thirties' recordings – principally blues and country, but also French music like the musette variety popular in Paris. A talented mandolin-player who also plucks the banjo and the ukulele, Crumb was for a long time the leader of a now-legendary group calling itself The Cheap Suit Serenaders. He was introduced to Dominique Cravic, who took him forthwith to visit another mandolin-freak by the name of Jean-Claude Asselin, and the result was a kind of mpromptu “musette jam”. Before Crumb returned to The United States, the whole crew decided that these moments of great utopia should be preserved for posterity. A gleeful Cocktail d’amour was recorded – a famous 10" vinyl now a real collectors' item – containing six tracks that mingled blues and musette with a tender fervour. "Trop de routes, trop de trains" was the first big production (Label La Lichère - Frémeaux & Associés) The group quickly found a name for itself: Les Primitifs du Futur. The droll, provocative paradox in the name was seen by Cravic and Roussin as a deliberate statement of a basically simple conviction: that it was possible to invent a new youth for the past, to make new from old.
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Dans la série « Les contes de Cravic », véritable collectionneur sonore et musicien polyglotte, voici une nouvelle rêverie au pays de Django. Attention ! Comme l’indique un sticker sur la pochette du CD, « ceci n’est pas un disque de jazz manouche ». en effet, avec malice et poésie, Dominique Cravic, entouré de son big band familial constitué en grande partie des Primitifs du Futur, évite de tomber dans la commémoration pour cheminer sur les traces du compositeur et non celles du guitariste et créateur du style manouche. Il imagine, ne reconstitue pas : comment suivre un homme aux semelles de vent ? Du swing au musette, des valses de la rue de Lappe au bop des caves de Saint-Germain, en passant par le tango et le choro, Cravic & friends voyagent dans le temps et l’espace, joyeusement tassés dans la verdine de Django. Coup de cœur.Par ACOUSTIC GUITAR
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Le label japonais Respect Records a souvent fait appel à Dominique Cravic et sa bande pour enregistrer des galettes « typiques » comme « French Café Music » ou « Rencontre à Paris ». Celle-ci – la plus ambitieuse et la plus réussie – s’attache à montrer des aspects pas toujours connus de la carrière musicale du guitariste manouche. On y découvre des thèmes musette qu’il interprétait adolescent, rue de Lappe, d’autres où il accompagnait le gratin swing de la chanson française poétique années 30-40 (Trenet, Johnny Hess, Mireille, Jean et Germaine Sablon) et plusieurs de ses compositions (dont un très beau et électrique « Anouman »). « Jazz vintage » ou « world musette » on retrouve tout au long de cet album la pâte unique et jubilatoire des Primitifs du futur.Par Jean-Pierre BRUNEAU – JAZZ NEWS
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Univers personnel remarquable, celui de Dominique Cravic l’est aussi. Dans la foulée de Django Reinhardt, auteur de la moitié des thèmes sollicités, il combine les musiques de l’accordéoniste Jean Vaussade, de Charles Trenet, Georges Ulmer et Mireille en un tranquille festival à la prenante nostalgie où brille particulièrement une version renversante de « Anouma », suavement arrangée. Ce « Voyage de Django »est davantage qu’un disque, c’est une mémoire qui ne flanche pas, elle chante. Par CLASSICA
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Signé du guitariste Dominique Cravic, « Le Voyage de Django » est un recentrage des Primitifs du futur autour d’un parcours biographique partant de la période musette de Django (où brillent le xylo de Jean-Michel Davies et les accordéonistes Daniel Colin et François Paris) à « Anouman » et passant par les collaborations avec Jean Sablon(occasion pour Cravic de donner de la voix) et passant part tubes et raretés des années jazz, avec Mathilde Ferber (vln), Hervé Legeay (g), Bertrand Auger (cl, arrt) et Jean-Philippe Viret (b).Par JAZZMAN - JAZZMAG
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« Encore un hommage à Django », direz-vous ? Oui mais là, attention, c’est concocté par Dominique Cravic (guitare, chant) et sa bande des Prim’dufs quasi au complet : Hervé Legeay (guitare), Jean-Michel Davis (xylophone), Jean-philippe Viret (contrebasse), Daniel colin (accordéon, bandonéon), Mathilde Febrer (violon), Bertrand Auger (clarinettes), Claire Elzière (chant), ainsi que Grégory Veux (piano) et le trop rare François Parisi (accordéon). Royalement servi par ce casting de rêve, Dom Cravic suit le parcours de Django, des bals musette dans lesquels il débuta durant les années 1920 (« Griserie, Carinosa ») jusqu’aux clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés des années 1950 (« Brazil » où Colin et Parisi envoient fusée sur fusée). Il y a aussi de belles chansons avec lesquelles le grand manouche s’illustra dans les années 1930 aux côtés Jean Sablon et de quelques autres : la délicieuse « Petite île » merveilleusement chantée en duo par Claire et Dom, ce dernier interprétant avec le même bonheur « Rendez-vous sous la pluie » dans une formule guitare, piano & contrebasse. Claire, quant à elle, nous bouleversant sur « Tout le jour toute la nuit ». On retrouve des tubes du quintet du Hot Club de France : « Swing 39, Swing 42, douce ambiance » (dans un bel arrangement de Bertrand Auger). François Parisi, très inspiré (monsieur Kenichi Takahashi de Respect Records, s’il vous plait, faites-lui enregistrer un disque), interprète une magnifique version solo de « Nuages ». À signaler également : « chez Jacquet », valse de Django remarquablement envoyée par un quartet de rêve (Parisi, Cravic, Legeay, Viret) le méconnu « Pour que ma vie demeure » dans une version de toute beauté, illuminée par la clarinette de Bertrand Auger et un chorus aux petits oignons d’Hervé Legeay. Ou « Anouman, dans un sublime arrangement signé là encore Bertrand Auger. Pas de reconstitution dans ce disque mais une évocation intelligente et personnelle, entre swing et poésie. Pour finir, l’équipe reprend « La belle et le manouche », chanson swinguée compôsée par Dominique Cravic pour les Primitifs il y a vingt ans. Bravo à Respect Records pour la parution de cette merveille. Sans doute l’un des plus beaux hommages à la musique de Django.Par Jean-Pierre MARIE – ACCORDEON & ACCORDEONISTE
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Dans la  série « Les contes de Carvic », génial collectionneur sonore et musicien polyglotte, voici une nouvelle rêverie au pays de Django. Avec malice et poésie, Dominique Cravic, entouré de son big band familial, constitué en grande partie des Primitifs du Futur, évite de tomber dans la commémoration pour cheminer sur les traces du compositeur et non celles du guitariste et créateur du style manouche. Il imagine, ne reconstitue pas : comment suivre un homme aux semelles de vent ? Du swing au musette, en passant par le tango, la valse ou la samba, Cravic & friends voyagent dans le temps et l’espace. Comme l’écrit le journaliste Vincent Bessières, ce n’est pas un disque de jazz manouche, mais un voyage sur les terres de Django.- Tout à fait. Le producteur du label Respect Records, Kenichi Takahashi, désirait sortir un disque sur Django, mais depuis une quinzaine d’années, le phénomène a pris une telle ampleur que je voulais éviter l’overdose, notamment après toutes les commémorations des 60 ans de sa disparition l’année dernière. Or tous les guitaristes manouches, les Angelo Debarre, Tchavolo Schmitt etc. qui jouent magnifiquement bien dans le style, sont bien plus dans l’histoire que nous autres, « gadgé » : il s’agit de leur musique, de leurs traditions… Pourquoi s’embarquer là-dedans au risque de faire moins bien ? Cela n’aurait pas été une bonne idée. De plus, j’ai un côté patrimonial, j’ai réalisé une collection de rééditions pour le label Frémeaux, j’aime me fondre dans un univers et l’illustrer à ma manière. J’ai donc appelé ma bande de musiciens pour proposer non pas un énième Quintette du Hot Club de France, mais un voyage musical. Quand tu peux jouer, avec le même orchestre, aussi bien un tango comme « Carinosa » qu’un morceau de jazz des années 50, pourquoi s’en priver ? Nous avons crée une sorte de gué, constitué de différentes pierres, qui décrivent les pérégrinations de Django le voyageur. J’ai une anecdote : il y a quelques années, j’avais interviewé son premier guitariste, Roger Chaput ; ce dernier m’avait décrit sa rencontre avec Django, qui rejoignait l’orchestre musette d’un des frères Péguri. Roger voit débarquer un gamin de quinze-seize ans, très élégant, chapeau, foulard, mais qui semble pauvre vu l’état de son banjo, auquel il manquait des cordes. Au sein de l’orchestre, ils jouaient du tango, du musette, du jazz… Chaput avait été impressionné par son talent malgré son jeune âge. J’avais vraiment envie de retourner dans cette période, les débuts de Django, puis la Seconde guerre mondiale durant laquelle ont été créés les orchestres à cordes, les quintettes, qui n’existaient pratiquement pas mis à part celui du violoniste Joe Venuti et du guitariste Eddie Lang aux Etats-Unis. Ces orchestres à cordes sont une idée française réunissant le swing, la poésie parisienne, les jolies compositions de Dajngo qui écrivait de véritables mélodies. Car dans le jazz, il y a des thèmes mais pas vraiment des mélodies au sens chanson. – Tu t’es en effet concentré sur la « préhistoire » du personnage, le musette (« Chez Jacquet »), les rythmes américains (jazz, fox-trot), les chansons (« La petite île », avec Germaine et Jean Sablon), le Quintette du Hot Club de France, plutôt que la facette archiconnue jazz manouche de Django. – Exactement. Grâce à cette bande de Primitifs, même si tous ne font pas partie de cette histoire, j’avais la possibilité de partir sur des ambiances complètement différentes tout en suivant un fil rouge : jouer un tango, une samba (« Brazil »), du musette, parfois quelques thèmes manouches comme « Swing 39 » et « Swing 42 » (…) Nous n’avions aucune limite, aucune barrière, comme par exemple adapter « Nuages » à l’accordéon. J’aime beaucoup notre adaptation de « Anouman », nous sommes tout à la fois dans le son de Django et dans un autre monde grâce à la clarinette. Nous avons d’ailleurs enregistré ce disque dans les anciens studios Vogue, où jouait Django ; c’était une manière d’être au cœur de l’histoire.– Comment as-tu choisi le répertoire ? – L’idée était de décrire le cheminement de Django entre 1930 et 1950. Durant cette période, la musique a beaucoup évolué, passant du tango, de la valse gitane, au jazz moderne, à l’image des titres « Pour que ma vie demeure » ou « Anouman », où l’on utilise un micro Stimer. On a vraiment voulu éviter de faire de la reconstitution et l’aspect poussiéreux des musées ; nous nous nous sommes intéressés au compositeur plus qu’au guitariste ou créateur d’un style. En fait, nous proposons une empreinte de Django, en nous axant sur les thèmes dans lesquels il exprime qui il est. Par exemple, nous adaptons « Brazil », un titre de Barroso repris par Dajngo, dans lequel nous partons sur un dialogue entre les deux accordéonistes, avec en fond la guitare manouche d’Hervé Legeay. Finalement, il s’agit d’un projet original dans un domaine codifié.– Tu as choisi de reprendre ta composition « La belle et le manouche » Pourquoi cela ?Oui, elle date du deuxième album des Primitifs du Futur, je trouvais sympa de replacer cette histoire d’amour entre une femme de la haute  et un manouche. Même si ce n’est pas un titre de Django, je pense qu’elle résume bien l’histoire, les connexions entre ces mondes éloignés.Par GUITAR UNPLUGGED
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Amour de gitane
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:32
    2013
  • 2
    Carinosa
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:18
    2013
  • 3
    La petite île
    Dominique Cravic & Friends
    Jean Nohain
    00:02:44
    2013
  • 4
    Rendez-vous sous la pluie
    Dominique Cravic & Friends
    Charles Trenet
    00:02:39
    2013
  • 5
    Tout le jour, toute la nuit
    Dominique Cravic & Friends
    L. Henneve
    00:04:04
    2013
  • 6
    Swing 39
    Dominique Cravic & Friends
    00:03:32
    2013
  • 7
    Nuages
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:24
    2013
  • 8
    Swing 42
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:44
    2013
  • 9
    Douce ambiance
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:48
    2013
  • 10
    Si tu savais
    Dominique Cravic & Friends
    00:03:23
    2013
  • 11
    Pour que ma vie demeure
    Dominique Cravic & Friends
    00:03:40
    2013
  • 12
    Anouman
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:44
    2013
  • 13
    Brazil
    Dominique Cravic & Friends
    00:05:19
    2013
  • 14
    Chez Jacquet
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:23
    2013
  • 15
    La belle et le manouche
    Dominique Cravic & Friends
    00:04:05
    2013
  • 16
    Nuages
    Dominique Cravic & Friends
    00:02:36
    2013
Livret

Le Voyage de Django FA8506

Le Voyage de Django
dominique cravic and friends

Le Voyage de Django
1. Amour de gitane (J. Vaissade)
2. Carinosa (A.J. Pesenti)
3. La petite ile (J. Nohain/Mireille)
4. Rendez-vous sous la pluie (C. Trenet/J. Hess)
5. Tout le jour , toute la nuit (L. Hennevé/C. Porter)
6. Swing 39 (D. Reinhardt)
7. Nuages (D. Reinhardt)
8. Swing 42 (D. Reinhardt)
9. Douce ambiance (D. Reinhardt)

10. Si tu savais (G. Ulmer/M. Antoni
11. Pour que ma vie demeure (D. Reinhardt)
12. Anouman (D. Reinhardt)
13. Brazil (A. Barroso)
14. Chez Jacquet (D. Reinhardt)
15. La belle et le manouche (D. Cravic)
16. Nuages (D. Reinhardt)
Durée totale 50’09

Produit en 2013 par Dominique Cravic pour Respect Record www.respect-record.co.jp
Licencié en 2014 à Frémeaux & Associés www.fremeaux.com
Enregistré et mixé en août 2013 par Ludovic Palabaud assisté par Arnaud Bequet,
au studio Microbe (Villetaneuse).    
Masterisé par Mitsukazu Tanaka, assisté par Makoto Tonosu, au Bernie Grundman Mastering (Tokyo)
Conception graphique Saburo Sakata
Photos Olivier Longuet (photo de couverture) et Bertrand Fèvre (livret)
Livret rédigé par Vincent Bessière et Dominique Cravic
Producteur exécutif et A&R Kenichi Takahashi
Suivi édition pour Frémeaux Augustin Bondoux
Merci à toute l’équipe de musiciens, à Claire pour sa disponibilité,
et à Bertrand « Anoukman » pour ses clarinettes.
Merci à Alain Antonietto, Dany Lallemand, Max Robin et Jérome Frulin (studio Midilive).
Merci aux luthiers parisiens Arnaud Legrand et François Charles et à Philippe Baudoin.
“Amour de Gitane» est spécialement dédiée à DAIMA et à tous nos amis japonais.
Quelques titres vont à Didier Roussin, Patrick Saussois, Guy Lefèbvre, Annick Lelli,
Francis Varis et Yves Torchinsky...  
Cet album est dédié à notre grand ami Yoshiya Watanabe.  

Distribution Europe, US & Canada Frémeaux & Associés
P 2014 RESPECT RECORD
© 2014 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SOUS LICENCE RESPECT RECORD

Le Voyage de Django

Ceci n’est pas un disque de jazz manouche. Tel un tableau de Magritte, il est – autant qu’il n’est pas – le sujet qui lui vaut son titre. Il célèbre Django Reinhardt mais il évite soigneusement de vouloir lui coller au train. Comment, d’ailleurs, emboiter le pas d’un homme aux semelles de vent ? Certains, dans sa famille, dans sa communauté d’origine, y parviennent avec brio. Ils ont transformé son style unique en véritable langage qu’ils parlent haut, vite et fort. Ce n’est pas l’enjeu de ce disque.
Ce disque salue un héros, le héros du peuple tsigane, le héros des guitaristes (sans doute le premier du XXe siècle) mais il ne commémore rien. Il se remémore, il imagine, il rêve. Un « voyage », dit-il, dans le temps et dans l’espace, qui serait comme une collection de souvenirs sonores, l’impression de choses entendues, jadis et naguère, le scénario d’un film musical qui raconterait un monde, et une histoire : celle de Django, son personnage. Car si le guitariste manouche a définitivement marqué de son empreinte l’histoire de la musique, il est l’enfant d’une époque, le rejeton d’une ville, Paname, où le swing frayait avec la valse, où la chanson se piquait d’être jazzy, où le musette s’ouvrait au boston, fox-trot et autres rythmes « américains » et le jazz se devait d’être « hot ».
Ce sont tous ces mondes musicaux que convoque Dominique Cravic et ses acolytes au fil de cette plongée dans le monde de Django qui, loin d’être l’homme d’une seule musique, en emprunta beaucoup, pour devenir ce génie que l’on sait. Cravic laisse le « génie » à d’autres, la virtuosité fulgurante, le swing à tout casser, préférant, entre autres, s’aventurer dans la « préhistoire » du musicien, exhumant en archéologue phonographique familier de la chine des vieilles cires, certaines de ces valses que Django aimait jouer avant que le jazz ne lui tombe sur le paletot, ranimant des airs chantés par Jean Sablon et sa sœur Germaine auxquels Django aimait prêter l’accompagnement de sa guitare. Pas de reconstitution, mais une évocation pour ce « Voyage » qui se souvient aussi que la guitare de Django embrassa le tango et les rythmes exotiques, aimait les harmonies classiques et se fit la main au banjo dans les bals musettes, rêva aux atmosphères du jazz cool et aimait taquiner du standard. Et s’il y a bien au programme quelques-uns de ces bijoux millésimés que composa Django, ils sont, bien sûr, un coup de chapeau à ce fameux Quintette du Hot Club de France qui conquit le monde par son jazz sur cordes, et à tous ceux qui passèrent dans ses rangs et tinrent la pompe sans broncher pour permettre à Stéphane et Django de s’envoyer en swing… Plus de soixante ans après sa disparition, le voyage de Django n’est pas terminé. Il ne cesse de recommencer, ici ou ailleurs, et toujours en musique. Comme disait Boris Vian, qui avait entrepris de mettre en paroles certains de ses thèmes, « partout Django continue »… Ce « Voyage » en est une belle illustration.
Vincent Bessières
Journaliste, commissaire de l’exposition Django Reinhardt, Swing de Paris (Cité de la Musique, Paris)
Des bals musette de la rue de Lappe à la Bastille dans les années vingt aux clubs de Jazz de Saint-Germain-des-Prés des années cinquante, nous proposons une évocation de Django et de sa musique, entre swing et poésie, douceur et virtuosité.
Nous avons choisi des compositions de Django bien sûr, mais aussi des thèmes ou des chansons qui, sans être de sa plume, semblent lui appartenir tant les versions qu’il en fit, furent marquées de son génie.
Nous avons privilégié le coté musicien/compositeur, créateur de nouvelles perspectives musicales plutôt que le coté grand maître de la guitare.
Du duo au petit orchestre, successivement, la guitare bien sûr, mais aussi l’accordéon, la voix, le violon, la contrebasse ou le piano sont au premier plan.
Nous n’avons pas résisté parfois au plaisir de jouer sa musique telle quelle, comme pour une œuvre de musique de chambre, notamment pour Swing 39/42, (même si, dans notre cas, l’accordéon remplace parfois le violon...).
Mais nous offrons également d’autres versions de sa musique, témoin notre version de « Pour que ma vie demeure », sorte de Django Slow-motion, comme au ralenti ou un « Nuages » sans guitare ou un « Brazil » en duo d’accordéons...
En 25 ans de musique, Django laissa bien sûr son empreinte de géant sur le monde du jazz (même si il fallut attendre les années 2000 pour que le monde entier le salue) et créa au sein du Quintette du Hot Club de France, une nouvelle forme de jazz à cordes avec Stéphane Grappelli et ses compagnons.
Mais il accepta aussi que les nouvelles tendances, les nouvelles découvertes musicales fassent évoluer sa propre musique, ainsi « Anouman », composition inspirée des ballades américaines des fifties, tendrement désespérée...
Django aimait aussi les vedettes de la chanson de son époque, ainsi Jean Sablon dans les années trente (un des héros/inspirateurs des créateurs de la bossa nova, comme le furent aussi Henri Salvador et Chet Baker) qui à l’époque chantait dans des opérettes à succès en compagnie de sa sœur Germaine...
Nous n’avons pas voulu nous substituer aux grands guitaristes/musiciens héritiers de la tradition : David, Noë, Birelli, Angelo, Tchavolo, Dorado, Moreno, Mandino, Boulou, Elios, Fapy, Lulu, Stochelo, Wawau, Rocky, Tchocolo, Yorgui, Yoscho, Samson, Dino, Lévis, Ninine,... mais plutôt trouver une manière personnelle de saluer et d’évoquer le grand Django, en laissant ces/ses héritiers œuvrer comme ils le font si bien.
DJANGO LUI-MÊME EST UN VOYAGE, LE VOYAGE...
Merci à l’équipe formidable de musiciens, musiciennes, chanteurs et chanteuses qui se sont tant investis pour/dans la réalisation de cet album et merci à Kenichi-san de l’accueillir sur son label Respect Record.
CET ALBUM EST DÉDIÉ À LA MÉMOIRE DE NOTRE GRAND AMI YOSHI WATANABE PARTI DANS UN AUTRE MONDE (?) SANS OUBLIER SON ACCORDÉON.
Dominique CRAVIC
Décembre 2013
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014
Django’s Journey
This is not a gypsy jazz record. Like a painting by Magritte, it is the subject of the work which, as much as not, gives the work its title. It celebrates Django Reinhardt but carefully avoids staying on his tail. For that matter, how could you follow in the steps of a man whose soles were made of wind? There are those in the man’s family, or in the community to which he belonged, who do that with brio. They transformed the man’s unique style into an authentic language which they spoke loud, fast and strong. That’s not what this record is about.
This record salutes a hero, the hero of the gypsy people, a guitarists’ hero (no doubt the first of the 20th century), but it commemorates nothing. It recollects, imagines, and dreams. A “journey” is the word it uses, a journey in time and space which might be like a collection of sound-memories, the impression of things heard, once upon a time and yesteryear, like the screenplay for a musical relating a world and a story: the story of Django, its main character. For if the gypsy guitarist indeed left his definitive imprint on the history of music, he was the child of an era, the offspring of a city named Paris: swing and waltzes cast their spawn there, popular songs were proudly jazzy, musette dancehalls opened their doors to gliding Bostons, foxtrots and other “American” rhythms, and jazz just had to be “hot”.
These are all the musical worlds to which Dominique Cravic and his disciples summon their listeners in the course of this dive into the universe of Django who, far from being a man of just one form of music, borrowed from all its forms to become this genius whose name is on everyone’s lips. Cravic leaves the “genius” part to others, along with the flashing virtuosity and the breakneck swing. Amongst other things, he prefers to venture into the “prehistory” of Django: rummaging through old wax like an archaeologist excavating a record-collection, he unearths some of those old waltzes that Django used to like playing before jazz jumped on him; he revives songs that Jean Sablon used to sing with his sister Germaine, both of whom Django liked to accompany on his guitar. This is not reconstitution; this is evocation. This is a “journey” which also remembers that Django and his guitar embraced tangos and exotic rhythms, loved classical harmonies, kept his hand in shape playing banjo in dancehalls, dreamed of cool jazz climates, and could tease the hell out of a standard. This programme also has a few of those vintage gems that Django composed: they are, of course, Cravic’s way of raising his hat to the “Quintette du Hot Club de France”, that famous QHCF which conquered the world with its jazz-with-strings while pumping out rhythm without turning a hair, thereby letting Messrs Stéphane and Django swing each other like crazy… More than sixty years after his disappearance, Django’s journey hasn’t ended. On the contrary, it constantly begins again and again, here or elsewhere, and always in music. Boris Vian, who undertook to write lyrics for some of his pieces, liked to say, “Django continues everywhere…” This “Journey” is a fine illustration of that.
Vincent Bessières
Adapted into english by Martin DAVIES
Journalist, organizer of the Django Reinhardt exhibition, “Swing de Paris” (Cité de la Musique, Paris)
From the Twenties’ musette dancehalls on the rue de Lappe near the Bastille to the Fifties’ jazz clubs in Saint-Germain-des-Prés, this album is an evocation of Django and his music between swing and poetry, softness and virtuosity.
We’ve chosen compositions by Django, of course, but also tunes or songs which, although not written by him, seem to belong to Django ever since he stamped them with his own genius when playing them. We chose to feature the musician/composer side of Django, and his gift as a creator of new musical perspectives, rather than his “usual” side, that of a great guitar master.
And so, to the front of the stage, one after another, we have duets and small groups, and the guitar of course, but also the accordion, vocalists, the violin, the double bass, and also the piano.
Sometimes we couldn’t resist the pleasure of playing his music as it was, like a piece of chamber-music, notably for Swing 39/42, (even if, in our case, the accordion sometimes stands in for the violin…).
But we also propose other readings of his music, as in our versions of “Pour que ma vie demeure” (a kind of “Django in slow motion”), “Nuages” without a guitar, or a “Brazil” duet with accordions…
In 25 years of music, Django obviously left his gigantic imprint on the jazz world (even if people had to wait until the last decade for the whole world to totally acknowledge his contribution), and with the famous “Quintette du Hot Club de France” he created a brand new form of string-jazz with Stéphane Grappelli and his companions.
But Django also accepted that new trends, new musical discoveries, could cause his own music to evolve, as you can hear from “Anouman”, a tenderly desperate composition inspired by American ballads of the Fifties…
Django also loved his era’s song-stars, hence singer Jean Sablon in the Thirties — one of the heroes and inspirations of the creators of the Bossa Nova, as were Henri Salvador and Chet Baker — who at the time used to sing in operettas with his sister Germaine...
We had no pretentions to replace the great guitarists and musicians who were the heirs to Django’s tradition, those answering to the names David, Noë, Birelli, Angelo, Tchavolo, Dorado, Moreno, Mandino, Boulou, Elios, Fapy, Lulu, Stochelo, Wawau, Rocky, Tchocolo, Yorgui, Yoscho, Samson, Dino, Lévis, Ninine... What we wanted was to find a personal way to salute and evoke the great Django by letting these/his heirs carry on just as they always did: excellently.
DJANGO HIMSELF IS A JOURNEY, THE JOURNEY…
Thanks to the wonderful team of men and women, musicians, singers and chanteuses, who made such a great commitment to and in the making of this album, and particularly Kenichi-san for welcoming them to his label Respect Record.
THIS ALBUM IS DEDICATED TO THE MEMORY OF OUR GREAT FRIEND YOSHI WATANABE, GONE TO ANOTHER WORLD (?) WITHOUT FORGETTING HIS ACCORDION.
Dominique CRAVIC
Adapted into english by Martin DAVIES
DECEMBER 2013
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014
LE VOYAGE de DJANGO
1. Amour de gitane [1928]
François PARISI accordéon
Dominique CRAVIC guitare et banjo
Jean-Michel DAVIS xylophone (Deagean 1936) et castagnettes
Jean-Philippe VIRET contrebasse
2. Carinosa [1931]
Daniel COLIN bandonéon
Mathilde FEBRER violon
Dominique CRAVIC guitare
Hervé LEGEAY guitare
Grégory VEUX piano
Jean-Philippe VIRET contrebasse
3. La petite île [1935]
Claire ELZIÈRE voix
Dominique CRAVIC guitare et voix
Grégory VEUX piano et voix
Hervé LEGEAY guitare
Bertrand AUGER clarinettes
Jean-Philippe VIRET contrebasse
4. Rendez-vous sous la pluie [1935]
Dominique CRAVIC guitares et voix
Grégory VEUX piano
Matthieu BLOCH contrebasse

5. Tout le jour, toute la nuit (Night and day) [1935]
Claire ELZIÈRE voix
Dominique CRAVIC guitare
Hervé LEGEAY guitare
Grégory VEUX piano
Mathilde FEBRER violon
Jean-Philippe VIRET contrebasse
6. Swing 39 [1939]
Hervé LEGEAY guitare solo
Dominique CRAVIC guitare
Mathilde FEBRER violon
Jean-Philippe VIRET contrebasse
7. Nuages [1940]
François PARISI accordéon

8. Swing 42 [1941]
Hervé LEGEAY guitare solo
Dominique CRAVIC guitare
Mathilde FEBRER violon
Jean-Philippe VIRET contrebasse
9. Douce ambiance [1941]
Hervé LEGEAY guitare solo
Dominique CRAVIC guitare
François PARISI accordéon
Bertrand AUGER arrangement clarinettes
Jean-Philippe VIRET contrebasse

10. Si tu savais [1943]
Claire ELZIÈRE voix
Dominique CRAVIC guitare
Grégory VEUX piano
Mathilde FEBRER violon
Jean-Philippe VIRET contrebasse
11. Pour que ma vie demeure [1947]
Hervé LEGEAY guitare (Stimer) solo
Dominique CRAVIC guitare électrique
Bertrand AUGER arrangement clarinettes
Jean-Michel DAVIS batterie
Jean-Philippe VIRET contrebasse
12. Anouman [1948]
Dominique CRAVIC guitare électrique
Mathilde FEBRER violon
Grégory VEUX piano
Bertrand AUGER arrangement clarinettes
Jean-Michel DAVIS batterie
Jean-Philippe VIRET contrebasse

13. Brazil [1953]
Daniel COLIN accordéon
François PARISI accordéon
Dominique CRAVIC guitare
Hervé LEGEAY guitare
Jean-Philippe VIRET contrebasse
14. Chez Jacquet [1960]
François PARISI accordéon
Dominique CRAVIC guitare
Hervé LEGEAY guitare
Jean-Philippe VIRET contrebasse

15. La belle et le manouche [1994]
Dominique CRAVIC guitare et voix
Claire ELZIÈRE voix
Hervé LEGEAY guitare
Daniel COLIN accordéon
Mathilde FEBRER violon
Jean-Philippe VIRET contrebasse

16. Nuages (Duo)
François PARISI accordéon
Jean-Philippe VIRET contrebasse
3. La petite île
Au milieu de l’étang connaissez-vous mon île ?
Les grands voyages, la Chine ou le Pérou
Ma chère, ce n’est ni pour moi, ni même pour vous.
Mais à notre âge on est heureux partout
Le bout du monde est un peu loin pour nous.
Au milieu de l’étang connaissez-vous mon île ?
Ma petite île fraiche comme un matin d’avril
Pour cacher notre amour et nos rêves tranquilles
Ce domicile, chérie vous plaira-t-il ?
Au bout du parc on prend la barque et l’on file
On accoste, on débarque et l’on se faufile
Sous le feuillage et l’on se fait cent mille serments fragiles
Jusqu’au soir dans ma petite île
Les géographes ne la connaissent pas
J’en fais le tour en moins de soixante-dix pas
Et le dimanche pour mieux se retrouver
Sur chaque branche deux prénoms sont gravés.
Au milieu de l’étang aimons-nous dans notre île
Calme et tranquille, fraiche comme un matin d’avril
Posée sur mes bras nus votre tête immobile
Soyez docile, ce baiser vous plait-il ?
Parlons tout bas, ne troublons pas le vieux pêcheur
Dont le bouchon pique au fond toutes les heures.
Oublions nos soucis, nos chagrins inutiles,
Loin de la ville, soyons heureux, ainsi soit-il…
4. Rendez-vous sous la pluie  
Pourquoi m’avoir donné rendez-vous sous la pluie
Petite aux yeux si doux, trésor que j’aime
Tout seul comme un idiot, j’attends et je m’ennuie
Et je me pose aussi quelques problèmes
Pourtant on s’est connu par une claire nuit
Le ciel était si doux, la mer si belle !...
Oui mais voilà ce soir, j’ai froid et je m’ennuie
Pourquoi m’avoir donné rendez vous sous la pluie ?...
J’ai mes chaussettes
Qui font trempette
J’ai des frissons
De la tête aux talons
Et dans la brume
J’attrape un rhume
Combien de garçons sont-ils morts de cette façon
Mais pourquoi ?...Mais pourquoi ?...
Ninon ?
Pourquoi m’avoir donné rendez-vous sous la pluie,
Petite aux yeux si doux, trésor que j’aime
Tout seul comme un idiot, j’attends là et je m’ennuie
Et je me pose aussi quelques problèmes
Pourtant on s’est connu par une claire nuit
Dans tous les casinos c’était la fête
Pourquoi m’avoir dit oui tout en baissant la tête,
Pourquoi m’avoir donné rendez vous sous la pluie ?...
5. Tout le jour, toute la nuit (Night and day)
Comme le tam-tam qui résonne
Dans la jungle sombre au loin
Comme le tic-tac monotone
Qui du temps marque le poing
Comme cette pluie obsédante
Qui s’acharne sur le toit
Sans arrêt ce rêve fou me hante
Toi, toi, toi…
Tout le jour, toute la nuit
Rien que toi, toujours, toujours j’en suis éblouie
Que tu sois au loin qu’importe
Puisqu’en moi tendrement je t’emporte
Ô mon amour, nuit et jour
Sans répit, le jour, la nuit
Le désir comme un démon me hante et me poursuit
Dans le tourbillon du monde
Solitude si profonde
Je suis à toi, rien qu’à toi
Nuit et jour
Au plus profond de moi
Un feu brûle qui me consume
Et ne brûle que pour toi
Mon tourment ne finira
Que quand tu me permettras
De t’aimer, de t’aimer toujours
Nuit et jour
10. Si tu savais
Si tu savais combien j’ai pleuré
Si tu savais comme tout est changé
Ô mon Amour ! Oui, tu reviendrais
Si seulement tu savais…
Combien je suis seule depuis ton départ
Combien j’ai souffert dans mon désespoir
Ô mon Amour ! Oui, tu reviendrais
Si seulement tu savais
Que tant de plaisir et tant de joies
Pourraient revenir sur un mot de toi
Si tu savais combien j’ai pleuré
Si tu savais comme tout est changé
Ô mon Amour ! Oui, tu reviendrais
Si seulement tu savais...
15. La belle et le manouche   
Un jour elle a fui
Auteuil et Passy
Ces coins qu’elle vomit
Pour la Porte d’Ivry
Parce que lassée
De ces fiancés
De gros types louches
Qui fument sous la douche
Elle connaît alors un bonheur étrange
Et un frisson voile ses yeux d’anges
Et dans le bistro
Elle marque réglo
Du pied le tempo
Parmi les mégots
Lui moustaches fines
Œillades assassines
Dans un coin requine
La valse rabouine
Quand les doigts farouches
Massacrent la touche
Elle ouvre la bouche
Et fait des ouch ouch
Elle connaît alors un bonheur étrange
Et un frisson voile ses yeux d’ange
Et un peu pâlotte
Devant la roulotte
Malgré le Jazz hot
Parfois elle grelotte
Manouche, manouche, manouche
Cousine, viens en verdine
Mais sa liberté
Est très surveillée
Bientôt la famille
A repris la fille
Près de son phono
Derrière les barreaux
Le fond de son cœur
Parle voyageur
Elle connaît alors un bonheur étrange
Et un frisson voile ses yeux d’ange
Et comme un mirage
Sortant d’un nuage
Django tout en noir
Passe sans la voir
Elle connaît alors un bonheur étrange
Et un frisson voile ses yeux d’ange
Et comme un mirage
Sortant d’un nuage
Django tout en noir
Passe sans la voir…

“Ce Voyage de Djang est un formidable voyage d’agrément, un vrai plaisir. Merci beaucoup !! I love yer music and it is always a great moment to get a dose of it. Warm regards”
Art SPIEGELMAN


Des valses de la rue de Lappe aux chansons de Jean Sablon, du swing sur les ondes de la BBC jusqu’au bop des caves de Saint-Germain, Dominique Cravic et sa troupe retracent l’itinéraire bariolé de Django. Produit avec maestria pour le label japonais Respect Record, ce disque s’inscrit dans la lignée de l’œuvre phonographique des « Primduf » (dont on retrouve avec plaisir la bande presque au complet). Historiographe et poète, Cravic y dépeint l’univers musical qui a teinté la vie du messie de la 6 cordes pendant son séjour sur Terre. La partition se décline ici en portulan onirique, où la verdine de Django vogue au gré du cabotage, où la valse rencontre le tango, le jazz et le choro... Il s’agit bien d’un concept album qui au-delà de rendre hommage à l’œuvre du guitariste, se penche sur le génie poétique et le langage universel de sa musique.  
Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX
From the waltzes of the rue de Lappe to the songs of Jean Sablon, and from Swing on BBC Radio to Bop in the cellars of Saint-Germain, Dominique Cravic and his troupe take us back following the colourful itinerary of Django. Produced with consummate skill for the Japanese label Respect Record, this album joins the distinguished discography of the band affectionately known as “Primduf” [Primitifs du Futur], here with (thankfully almost) all its members. On this record, Dominic Cravic, historiographer and poet, provides a portrait of the musical universe which formed a rainbow for the “six-string Messiah” during his short stay on Earth. His score charts the ocean of dreams along whose coasts Django’s gypsy-caravan sailed, anchoring in waltzes, tangos, jazz and the sad songs of Brazil… Yes, it’s a concept-album but, apart from its homage to the great guitarist’s work, its concerns are the poetic genius and universal language of the Master and his music.    
Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX


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