Les Primitifs Du Futur
Les Primitifs Du Futur
Ref.: FA593

WORLD MUSETTE

DOMINIQUE CRAVIC & LES PRIMITIFS DU FUTUR

Ref.: FA593

Direction Artistique : DOMINIQUE CRAVIC

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 55 minutes

Nbre. CD : 1

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Présentation

Prenant à contre-pied la world music des années 1980-90 et ses cross-overs pop, les Primitifs du Futur ont fait le parti-pris inverse de valoriser les terroirs et leurs odeurs.
Dans « World Musette », troisième disque des Primitifs du Futur, accordéons, ouds, violons, banjos et ukulélés s’accordent autour d’une valse chinoise ou encore d’un fox musette.
Cette aventure collective dirigée par Dominique Cravic regroupe des musiciens et collectionneurs érudits autour d’une même passion. L’objectif était de redorer le blason du musette, au final « World Musette » lui consacre un second âge d’or.
Patrick FRÉMEAUX
Catching world music of the 80’s and 90’s on the wrong foot, not to mention its pop crossovers, the ‘Primitifs du Futur’ decided to do things the other way and feature some real values: the earthy odour of background roots…
In World Musette, the third album by the ‘Primitifs du Futur’, accordions, ouds, violins, banjos and ukuleles can be heard in tune with the odd Chinese Waltz or Musette Fox-Trot.
This collective adventure led by Dominique Cravic brings musicians and connoisseur-collectors together around the same passion, with just one aim — to restore the music’s prestige — but the result is slightly different: the album World Musette is a new Golden Age for the musette genre.
 

Patrick FRÉMEAUX


PRODUCTION : STUDIO ACOUSTI

ANCIENNES EXPLOITATIONS : SKETCH CHEZ HARMONIA MUNDI ET PARIS JAZZ CORNER CHEZ UNIVERSAL

CESSIONNAIRE : BAM PROD

LICENCIE : GROUPE FREMEAUX COLOMBINI


DOMINIQUE CRAVIC & LES PRIMITIFS DU FUTUR : DANIEL HUCK • ROBERT CRUMB • DANIEL COLIN • FABIENNE DONDARD • FAY LOVSKY • JEAN-MICHEL DAVIS • RAUL BARBOZA • FRANÇOIS OVIDE • ROBERT SANTIAGO • MARC RICHARD • BERTRAND AUGER • JEAN-PIERRE CHATY • JEAN-PHILIPPE VIRET • MOHAMMED EL YAZID BAAZI • KHIREDDINE MEDJOUBI • OLIVIER BLAVET • IAN MC CAMY • MONIQUE HUTTER • ISABELLE VANDEL • HERVÉ LEGEAY • MARC-ÉDOUARD NABE • ANTHONY BALDWIN • MICHEL ESBELIN • JOHN GREAVES • YVES TORCHINSKY
FOX MUSETTE (DOMINIC CRAVIC) • PORTRAIT D’UN 78 TARD (DOMINIC CRAVIC / DOMINIC CRAVIC) • C’EST LA GOUTTE D’OR QUI FAIT DÉBORDER LA VALSE (VALSE ORIENTALE) (DOMINIC CRAVIC) • MALDITA NOCHE (LA DANSEUSE AU PIED BOT) (DOMINIC CRAVIC / GUY LEFEBVRE, DOMINIC CRAVIC) • SCATTIN’ THE BLUES (DOMINIC CRAVIC / DANIEL HUCK) • CHANSON POUR LOUISE BROOKS (PHILIPPE PARINGAUX) SUIVIE DE JE N’AI QU’UN AMOUR C’EST TOI (W. ZELLER / J. BOYER / R. SYLVIANO) • LA JAVA VIENNOISE (LOUIS LE GAMBILLEUR ET LA FILLE DU DR FREUD) (DOMINIC CRAVIC / DOMINIC CRAVIC) • CRUELLE TENDRESSE (LOUIS PEGURI / ROGER VAYSSE) • KID CHOCOLAT (DOMINIC CRAVIC / PHILIPPE PARINGAUX) • VALSE D’AMOUR (L. R. HEYMANN) • LA VALSE CHINOISE (JOSEPH COLOMBO / GEORGES GHESTEM) • RÊVE SECRET (L. HALET / A. RONDO) • LE BLUES DE DIX-NEUF HEURES TRENTE (L’HARMO QUI VENAIT D’ORLY) (DOMINIC CRAVIC) • DÉSACCORD MANOUCHE (DOMINIC CRAVIC / FRANK GIROUD, DOMINIC CRAVIC) • LE DERNIER MUSETTE (DOMINIC CRAVIC).



Presse
« Dans le monde de la musique, on a un jour décidé qu’il n’y avait que deux catégories : les professionnels et les amateurs. Cette coupure a quelque chose de vraiment imbécile. Car où « ranger » les musiciens professionnels qui sont d’abord de vrais amateurs, des amoureux fous de musiques plurielles, des connaisseurs passionnément curieux des musiques savantes et populaires ?Dominique Cravic appartient à cette espèce finalement rare. La musique pour ce guitariste éclectique et ce chanteur charmeur (dont la voix juste et blanche balance subtilement entre Jacques Dutronc pour le timbre et « young » Gainsbourg pour le phrasé) est d’abord une question d’amour. Sans exclusives ni arrière-pensées. Avec la désinvolture des vrais poètes, il a su imposer patiemment son idée neuve du vieux musette parigot, surtout quand le blues de Paname s’acoquine en toute liberté avec le tango, le jazz, la rumba ou la valse manouche...sans jamais perdre son âme. L’histoire des « Primitifs du futur » a commencé en 1986. Invité par le festival de la bande dessinée d’Angoulême, Robert Crumb avait profité de l’occasion pour vivre quelques mois à Paris avec sa femme et sa petite fille. Le pape de la BD underground des années 70, on ne l’a pas toujours su en France, se double d’un grand amoureux de musiques enregistrées des années 20 et 30, principalement le blues et la country, mais aussi des musiques populaires d’outre-Atlantique tel le musette « made in Paris ». Mandoliniste de talent, joueur de banjo et de ukulélé, il a longtemps animé un groupe aujourd’hui mythique, les « Cheap Suit Serenaders ».Grand collectionneur de 78 tours, Robert Crumb chercha lors de son séjour parisien à entrer en contact avec d’autres zinzins du musette pour dénicher des pièces rares et trouver des trésors oubliés. On lui présenta Dominique Cravic qui le conduisit illico chez un autre allumé de la mandoline, Jean-Claude Asselin, pour un « bœuf musette » aussi imprévu qu’impromptu. Du coup, Cravic l’invita à venir à l’Utopia, l’antre blues de Montparnasse, jouer avec lui et quelques copains fous de blues de Paname. A savoir, Daniel Huck, sax-scatteur fou du groupe « Le chicot à bois sec », Jean-Jacques Milteau, déjà grand maître de l’orgue à bouche bluesy, Florence Dionneau et son accordéon canaille et bien sûr Didier Roussin, l’indispensable frère de toute cette aventure archéo-futuriste. Avec tout cette belle équipe, il fut décidé, avant le départ de Crumb pour les Etats-Unis, de laisser une trace de ces grands instants utopiques. Ainsi fut joyeusement enregistré « Cocktail d’amour », fameux 25 cm, vinyle aujourd’hui vrai « collector » qui en six plages mélange blues et musette avec autant de ferveur que de tendresse.Le titre du groupe fut vite trouvé :« Les Primitifs du futur ». Par cette provocation drôlement paradoxale, Dominique Cravic et Didier Roussin voulaient affirmer d’emblée une conviction toute simple : il est possible d’inventer une nouvelle jeunesse au passé, de faire du neuf avec du vieux. Mais à la seule condition d’aimer vraiment et de connaître de l’intérieur toutes ces musiques populaires parisiennes d’avant-guerre, à l’époque bien oubliées et trop vite rangées dans la catégorie des ringardises pour collectionneurs nostalgiques. Les « Primitifs du futur » étaient seulement en avance sur leur temps. Ce premier disque, suivi en 1995 d’un second intitulé « Trop de routes, trop de trains et autres histoires d’amour », enregistré pour le label La Lichère avec quasiment la même équipe, annonçait, sans tapage ni esbroufe, tout un profond mouvement de réhabilitation du swing musette. Une opération « rétro-moderniste » de retour en grâce et en force de...l’accordéon, « boite à frissons » trop longtemps vulgarisée par toute la cohorte des « besogneux du dépliant » au sourire niais.  Comme à son habitude, Boris Vian a su trouver la formule juste : « En France, le blues a trois temps et s’appelle musette ». Grâce aux « Primitifs du futur », mais aussi aux travaux follement érudits de Didier Roussin et François Billard (lire leur « Histoire de l’accordéon »), grâce aux disques pionniers aux débuts des années 80 de Marcel Azzola, Richard Galliano et Francis Varis, mais aussi la belle entreprise « Paris Musette » menée amoureusement sur le label La Lichère (en trois volumes) par Patrick Tandin et Franck Bergerot avec la complicité de toute une pléiade de «généreux du dépliant», l’accordéon est peu à peu sorti d’un long purgatoire. Pour retrouver un nouveau souffle. Pour s’affirmer, enfin, comme un instrument véritablement dans le vent.Avec le troisième album « C’est la Goutte d’or qui fait déborder la valse ! », on retrouve pratiquement la même tribu de saltimbanques, de musiciens de jazz et d’ailleurs, plus quelques nouveaux invités, tels Raul Barboza, Mohammed El Yazid Baazi et Monique Hutter (grande révélation du disque !) qui chante sur quelques titres avec une intelligence mutine et une prononciation précise tout à fait étonnantes. Malheureusement un grand absent dans ce « casting »: Didier « Buffalo » Roussin trop jeune emporté par la maladie. C’est peu de dire que sa personnalité généreuse, son humour dévastateur et son étourdissante passion pour le musette et l’argot des musiciens nous manquent aujourd’hui cruellement. On retrouve dans ce troisième épisode des aventures des futuristes du passé la même formule d’orchestre à géométrie variable et à instrumentation polychrome, du xylophone à la scie musicale en passant par le ukulélé et le saxophone basse. Avec, cette fois, une création. Celle d’un drôle de concept musical ; A savoir : « world musette ». Il y a bien sûr quelque ironie de la part de Dominique Cravic à user et abuser d’un telle appellation racoleuse quand on sait que la « world music » ressemble aujourd’hui à une auberge espagnole très suspecte où l’on trouve tout et son contraire. Et pourtant, pour les Primitifs du futur, l’idée de « world musette » sonne et fonctionne à merveille. Elle marque bien le caractère cosmopolite des musiques populaires qui s’enroulèrent autour du musette dans le Paris canaille des années 30. Pas étonnant donc de trouver dans ce disque un fox musette, une biguine, un tango, deux blues ; mais aussi une java viennoise, quelques valses dont l’une s’affiche orientale et l’autre chinoise....  Parmi les quinze plages que nous sont offertes, cinq sont des chansons d’époque. L’une est très connue, « La valse chinoise » de Joseph Colombo ; les quatre autres tombées dans les oubliettes de l’histoire, ont été dénichées par Cravic lui-même qui les a découvertes sur des 78 tours au hasard de ses fouilles aux Puces. Les dix autres morceaux, chansons ou instrumentaux, sont tous de vrais « originaux » que Dominique a composés avec la complicité, pour certains titres, de Philippe Paringaux pour les paroles. Tout ce répertoire parisiano-jazzistico-musette invente avec amour et humour la fiction d’une partition musicale, dessine les contours d’un monde imaginaire chaloupé finalement beaucoup plus réaliste et poétique que l’original.Le pari de ressusciter un Paris perdu est ici totalement réussi. Parce que Cravic et sa bande ne tombent jamais dans le piège de la caricature ni de la dérision. Ils aiment trop ces musiques d’antan et d’aujourd’hui pour s’en moquer. Pour bien jouer du second degré, encore faut-il connaître toutes les finesses et richesses du premier dégré. CQFD.Chapeau. Et passons la monnaie... »Par Pascal ANQUETIL – VIRGIN MEGAPRESSE (2000)
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“DÉCAPANT. Dominique Cravic chante, gouailleur et tendre. Lui et Didier Roussin jouent de la guitare, fils de Django et du dobro américain. Ils sont les pivots de cette tribu de drôles de musiciens branchés sur le jazz, la java, les bandes dessinées, et l’esprit français, pris dans son sens le plus positif, héritage des immigrés italiens et de l’Auvergne conquérante. Guitares, contrebasse, harmonica, banjo, accordéon, cuivres à profusion. Les membres de ce groupe à géométrie variable ont la santé. Qu’ils soient dessinateur de BD (Robert Crumb, le créateur américain de Fritz the Cat), fan de blues (l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau), ou de jazz manouche (Didier Roussin), directeur de label de jazz disjoncté (Patrick Tandin, pour La Lichère), écrivain provocateur et fils de clarinettiste (Marc-Edouard Nabe), les Primitifs traitent de la culture populaire, d’hier et d’aujourd’hui en la regardant dans les yeux. Et envoyez La Femme panthère et l’homme sandwich, l’Amour au couteau, Marie Musette, Marie Putain, Passez la monnaie...! Le swing est irrésistible. Il y a du bonheur en pagaille, de l’ironie, de la bonne humeur corrosive. Avec ces brillants collégiens, tout finit en fanfare (celle du Label La Lichère) : « Un vieux marchait sur le trottoir, sur le boulevard un petit trottin. Viens chez moi, lui disait-il, je te montrerai des choses que tu ne connais pas... » Mais la petite ne fut pas dupe, c’est un classique. Les dessins de la pochette sont signés Robert Crumb.” LE MONDE Discographie :- « Cocktail d’amour » (anciennement Média 7) disponible chez Frémeaux & Associés.- « Trop de routes, trop de trains » (produit par Patrick Tandin pour La Lichère, devenu Frémeaux & Associés – La Librairie sonore), distribution Frémeaux & Associés- « World Musette » (anciennement Sketch – Harmonia Mundi), disponible chez Frémeaux & Associés- « Tribal Musette » (produit par Dominique Cravic et Daniel Richard pour Universal Jazz), distribution Universal France"World musette" par MarianneA 17 ans, ils écumaient la province pour faire danser les mariages. C’était le début des seventies et ces musicos, fous de rhythm’n’blues, rêvaient de porter Otis Redding au fond des campagnes. Mais le métier est le métier : ils leur fallait parfois sacrifier aux usages pour entamer une série de valses chaloupées, de javas et de tangos. La rythmique passait derrière l’accordéoniste; et le jeune guitariste Dominique Cravic s’enchantait malgré lui d’entendre les maîtres du piano à bretelles, souvent plus virtuoses que les jeunes loups du rock. Il en oubliait les certitudes de sa génération, prête à vouer aux gémonies tout ce qui rappelait le bal à papa et la musique à trois temps. Quelque chose était en germe. Pionnier de la renaissance du musette, son copain Didier Roussin (auteur des magnifiques Histoires de l’accordéon) commençait lui aussi à comprendre que la guerre des anciens et des modernes n’aurait qu’un temps, que la musique gagnerait davantage en mariant le Balajo et le Golf Drouot. Dominique Cravic a roulé sa bosse, accompagnant au passage de très bons chanteurs comme Pierre Louki, Monique Morelli ou, plus récemment, Henri Salvador, qui l’avait choisi comme partenaire pour ses derniers disques. Mais Cravic a surtout inventé en 1986 son propre groupe : Les Primitifs du Futur qui pratiquent musicalement le saut dans le temps. […] Amoureux des jeux de mots, Dominique Cravic est aussi l’inventeur du world musette, qui résume ses mélanges personnels d’histoire et de géographie. Car ce guitariste est un collectionneur de musiques populaires des quatre coins du monde. On lui doit de magnifiques compilations de musique brésilienne, malgache, yiddish ou hawaiienne parues (et disponibles) chez Frémeaux et Associés. Benoît DUTEURTREThe story of the Primitifs du Futur begins in 1986, when Robert Crumb was invited to take part in the Angoulême Comic-Book Festival. He stayed on after the event and made Paris his home for a few months, together with his wife and daughter. It's not widely-known that the man who was Pope of the underground comic in the Seventies is also a great admirer of Twenties' and Thirties' recordings – principally blues and country, but also French music like the musette variety popular in Paris. A talented mandolin-player who also plucks the banjo and the ukulele, Crumb was for a long time the leader of a now-legendary group calling itself The Cheap Suit Serenaders. He was introduced to Dominique Cravic, who took him forthwith to visit another mandolin-freak by the name of Jean-Claude Asselin, and the result was a kind of mpromptu “musette jam”. Before Crumb returned to The United States, the whole crew decided that these moments of great utopia should be preserved for posterity. A gleeful Cocktail d’amour was recorded – a famous 10" vinyl now a real collectors' item – containing six tracks that mingled blues and musette with a tender fervour. "Trop de routes, trop de trains" was the first big production (Label La Lichère - Frémeaux & Associés) The group quickly found a name for itself: Les Primitifs du Futur. The droll, provocative paradox in the name was seen by Cravic and Roussin as a deliberate statement of a basically simple conviction: that it was possible to invent a new youth for the past, to make new from old.
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Ce troisième album des Primdufs voit le guitariste Dominique Cravic (Henri Salvador, Olivia Ruiz, Georges Moustaki), privé de son duelliste Didier Roussin emporté d’une tumeur au cerveau en 1996, réunir le plus incroyable des castings transgenres. Amuseurs publics (Fay Lovsky, scie musicale), scatteurs délurés (Daniel Huck, saxophone alto) et autres officiers de réserve font cause commune pour hisser haut un genre décrié : le musette métissé d’influences tziganes et jazz d’Emile Vacher puis de Gus Viseur. Ici, le nombre devient une qualité. Hommage avec amour et humour à Robert Crumb, “Portrait D’un 78tard” chante le barbon collectionneur compulsif des artworks de The Stuff That Dreams Are Made Of (2006) et Chimpin’ The Blues (2013). L’accordéoniste Daniel Colin et l’oudiste Mohammed El Yazid Baazi semblent avoir trouvé leur chemin de Damas sur “C’est La Goutte D’or Qui Fait Déborder La Valse” (orientale) où ils se questionnent/ répondent sans avoir l’air d’y toucher… Prodrome d’un changement de terroir ou Dominique Cravic caresse le tango “Maldita Noche” avec une saine dérision et la voix d’un Gainsbourg rive gauche. Cette auberge espagnole d’inrockuptibles Parigots, qui ne remettra le couvert en studio qu’en 2008 (Tribal Musette, non réédité), est désormais du goût des fines bouches du monde entier, dont Martin Scorsese qui la sollicitera pour la B.O. de son film polychrome Hugo Cabret en 2011.Par Jean-Christophe BAUGE – PARIS MOVE
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This album, originally issued in 1999, offers French café music, but with a twist, as you might expect when Robert Crumb is involved. The previous “Les Primitifs Du Futur” album I reviewed (in B&R 283) was strongly rooted in blues and jazz, and those elements, plus a few others, are again in evidence here, though admittedly not as frequently : try “Scattin The Blues”, with mandolin solo from Mr. Crumb, “Le blues De Dix-Neuf Heures Trente”, or the almost Paris sidewalk Dixieland jazz of “Fox Musette”, where everything is thrown into the mix – two accordions, alto, tenor and baritone saxes, scat singing, piano, a few guitars (including slide), mandolin, ukulele, and drums. The sound is set at vintage throughout the album, and besides those instruments already noted, North African oud, musical saw, and clarinets also crop up. Robert Crumb even speaks French on “Portrait d’un 78 tard” and fiddler Ian McCamy – also recently in these pages – contributes to a couple of numbers. Bandleader and guitarist Dominique Cravic somehow keeps everything together, whether it be tango, waltz, or rumba – and all with a smile on his, and everyone else’s face. Good fun, different, very, very, entertaining!Par Norman DARWEN – BLUES &  RHYTHM
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« Ce qui est bien avec un groupe comme les Primitifs du futur, c’est qu’il reste fidèle au terroir mais ne tourne pas le dos au reste du monde. La preuve avec  son  World Musette. Un cocktail musical chaleureux et sensuel. Le jeu de mot est là, au bas de la pochette et attire habilement l’œil : "C’est la Goutte d’or qui fait déborder le vase." Une fois de plus, Robert Crumb a griffé le visuel coloré d’un groupe pour lequel  il assure aussi les parties de mandoline et de banjo. Flanqué de sa bande de musiciens déjantés, Dominique Cravic secoue la musette à la papa en la revisitant avec l’oud, l’ukulélé, les violons, sans oublier la scie musicale et le xylophone,  sur un tempo qui donne souvent des fourmis dans les jambes. C’est Vian qui avait donné une définition du musette qui depuis en a fait réfléchir plus d’un : "En France, le blues a trois temps et s’appelle musette."  Et dont l’album ci-dessus témoigne de la richesse cosmopolite. Au passage, l’humour tient lieu de carte de visite comme le prouve Portrait d’un 78 tard, savoureux et gouleyant. Et puis, quel autre groupe pourrait rendre hommage décalé à une  mythique star de muet (La Chanson pour Louise Brooks ) ? "Cette chanson, c’est celle de Louise/ vamp à la bouche cerise/ qui ne souriait jamais."  Plus loin, quand l’accordéon répond avec grâce à l’oud, cela donne la très réussie mélodie  du sous-titre du disque. Sans oublier ce Désaccord Manouche, en clin d’œil à Vette et à Django. En passant par un looser du ring -qui se couche le soir pour dix petits dollars- et dont le nom est tout un programme : Kid Chocolat. En revisitant cinq chansons d’époque -telle La Valse chinoise célèbre de Joseph Colombo  et en sortant de leurs instruments dix morceaux inédits, les Primitifs unissent le passé et le présent pour le conjuguer, une fois de plus, au Futur. Une ration de pur plaisir pour les amoureux d’une musique au long cours. »Par François CARDINALI – CHANTS…SONGS
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« Word Musette est à la fois le titre du troisième disque des Primitifs du Futur produit par le label Frémeaux et Associés, et le style incarné par ce groupe de musiciens atypique. Rythmé par l'accordéon, emblème du bal musette, mais également de ouds, violons, banjos et ukulélés, l'univers des Primitifs du Futur nous fait valser et nous plonge dans la musique populaire parisienne du début du XXème siècle. Ce projet a été mené par le guitariste et chanteur Dominique Cravic, qui a regroupé des musiciens et collectionneurs érudits autour d’une même passion; Daniel Huck au saxophone et scat, Jean-Michel Davis au vibraphone et au xylophone, Daniel Colin à l'accordéon et au bandonéon, Faye Lovsky au ukulélé, Claire Elzière au chant. Entre nostalgie et bol d'air frais, "World Musette" redore assurément le blason du musette. »Par GUITAR EVENTS
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Fox musette
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:03:42
    1999
  • 2
    Portrait d'un 78 tard
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:02:21
    1999
  • 3
    C'est la goutte d'or qui fait déborder la valse
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:17
    1999
  • 4
    Maldita noche
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:43
    1999
  • 5
    Scattin' the blues
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:13
    1999
  • 6
    Chanson pour Louise Brooks: Je n'ai qu'un amour c'est toi
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    W.Zeller
    00:03:53
    1999
  • 7
    La java viennoise, Louis le gambilleur et la fille du Dr freud
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:06
    1999
  • 8
    Cruelle tendresse
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:02:56
    1999
  • 9
    Kid chocolat
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:57
    1999
  • 10
    Valse d'amour
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:03:06
    1999
  • 11
    La valse chinoise
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    Georges Ghestem
    00:03:12
    1999
  • 12
    Rêve secret
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:03:31
    1999
  • 13
    Le blues de dix-neuf heures trente (l'harmo qui venait d'Orly)
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:04:18
    1999
  • 14
    Désaccord manouche
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:03:23
    1999
  • 15
    Le dernier musette
    Dominique Cravic et les Primitifs de Futur
    00:02:24
    1999
Livret

World musette Les Primitifs du futur FA593

Les Primitifs du Futur
World Musette



Les Primitifs du futur
Daniel HUCK voix, saxophone alto
Robert CRUMB banjo, mandoline
Dominique CRAVIC voix, guitares
Daniel COLIN accordéon, bandonéon
Fabienne DONDARD accordéon
Fay LOVSKY scie musicale, ukulele
Jean-Michel DAVIS batterie, xylophone, vibraphone, percussions
Raúl BARBOZA accordéon (avec l’aimable autorisation de P. Tandin)
François OVIDE national duolian, mandoline, clarinette
Robert SANTIAGO « jazz », jazzo-flûte
Marc RICHARD trompette, saxophone baryton, clarinette
Bertrand AUGER clarinette, clarinette basse, saxophone ténor, flûte traversière
Jean-Pierre CHATY saxophone basse
Jean-Philippe VIRET contrebasse
Mohammed El YAZID BAAZI oud
Khireddine MEDJOUBI darbouka
Olivier BLAVET harmonica
Ian Mc CAMY violon
Monique HUTTER voix
Isabelle VANDEL voix
Hervé LEGEAY guitare
Marc-Édouard NABE guitare
Anthony BALDWIN piano
Michel ESBELIN cabrette
John GREAVES piano
Yves TORCHINSKY contrebasse
Maquette Sketch studio Philippe Ghielmetti & Serge Bilous
Merci à Yannick, Simon, Alain, Valérie, Manu, Fred, Jean-Hugues et Axel d’Acousti, à Bruno Grare, Jo Racaille, Bernard Kortas, Michel Esbelin, Cyril Lefèbvre, Gérard Roig, à la famille Denicourt qui a permis la rencontre avec Fabienne Dondard, à Patrick Tandin, à Youssef Boukela (créateur de l’O.N.B.) et à son frère Hocine pour m’avoir présenté Mohammed et Khireddine (déjà entrevu au MDLM), à Christophe et Alexis du studio Art & Son, à Jean Colombo pour les trésors qu’il a bien voulu me confier, à Alain Queguiner le grand luthier que l’on sait. DC.
Merci à Arnaud Boubet, Eléna Derderian, Serge Bilous, Jean-Pierre Mercier, Céline Breugnon et surtout à Paloma Fernandez. PG.
DÉDIÉ À MA PETITE NINA, À MA FAMILLE ET À MES AMIS TRÈS CHERS. DC
P &© 2013 BAM PROD LICENCIÉ À FRÉMEAUX & ASSOCIÉS
Dans le monde de la musique, on a un jour décidé qu’il n’y avait que deux catégories : les professionnels et les amateurs. Cette coupure a quelque chose de vraiment imbécile. Car où «ranger» les musiciens professionnels qui sont d’abord de vrais amateurs, des amoureux fous de musiques plurielles, des connaisseurs passionnément curieux des musi­ques savantes et popu­­laires ? Dominique Cravic appartient à cette espèce finalement rare. La musique pour ce guitariste éclectique et ce chanteur charmeur (dont la voix juste et blanche ba-lance subtilement entre Jacques Du-tronc pour le timbre et «young» Gainsbourg pour le phrasé) est d’abord une question d’amour. Sans exclusives ni arrière-pensées. Avec la désinvolture des vrais poètes, il a su imposer patiemment son idée neuve du vieux musette parigot, surtout quand le blues de Paname s’acoquine en toute liberté avec le tango, le jazz, la rumba ou la valse manouche…sans jamais perdre son âme. L’histoire des Primitifs du futur a commencé en 1986. Invité par le festival de la bande dessinée d’Angoulême, Robert Crumb avait profité de l’occasion pour vivre quelques mois à Paris avec sa femme et sa petite fille. Le pape de la bande dessinée underground des années 70, on ne l’a pas toujours su en France, se double d’un grand amoureux de musiques enregistrées des an-nées 20 et 30, principalement le blues et la country, mais aussi des musiques populaires d’outre-Atlantique tel le musette «made in Paris». Mandoliniste de ta-lent, joueur de banjo et de ukulélé, il a longtemps animé un groupe aujourd’hui mythique, les Cheap Suit Serenaders. Grand collection­neur de 78 tours, Robert Crumb chercha lors de son séjour parisien à entrer en contact avec d’autres zinzins du musette pour dénicher des pièces rares et trouver des trésors oubliés. On lui présenta Dominique Cravic qui le conduisit illico chez un autre allumé de la mandoline, Jean-Claude Asselin, pour un «?bœuf mu-sette?» aussi imprévu qu’impromptu. Du coup, Cravic l’invita à venir à l’Utopia, l’antre blues de Montparnasse, jouer avec lui et quelques copains fous de blues de Paname. A savoir, Daniel Huck, sax-scatteur du groupe «Le chicot à bois sec», Jean-Jacques Milteau, déjà grand maître de l’orgue à bouche bluesy, Florence Dion­neau et son accordéon canaille et bien sûr Didier Roussin, l’indispensable frère de toute cette aventure archéo-futuriste.

Avec toute cette belle équipe, il fut décidé, avant le départ de Crumb pour les États-Unis, de laisser une trace de ces grands instants utopiques. Ainsi fut joyeusement enregistré Cocktail d’amour, fameux 25 cm, vinyle aujourd’hui vrai «?collector?» qui en six plages mélange blues et musette avec autant de ferveur que de tendresse. Le titre du groupe fut vite trouvé : Les Primitifs du futur. Par cette provocation drôlement paradoxale, Dominique Cravic et Didier Roussin voulaient affirmer d’emblée une conviction toute simple : il est possible d’inventer une nouvelle jeunesse au passé, de faire du neuf avec du vieux. Mais à la seule condition d’aimer vraiment et de connaître de l’intérieur toutes ces musiques populaires parisiennes d’avant-guerre, à l’époque bien oubliées et trop vite rangées dans la catégorie des ringardises pour collectionneurs nostalgiques. Les Primitifs du futur étaient seulement en avance sur leur temps. Ce premier disque, suivi en 1995 d’un second intitulé Trop de routes, trop de trains et autres histoires d’amour, enre­gistré pour le label La Lichère avec quasiment la même équipe, annonçait, sans tapage ni esbroufe, tout un profond mouvement de réhabilitation du swing musette. Une opération «rétro-moderniste» de retour en grâce et en force de…l’accordéon, « boite à frissons » trop longtemps vulgarisée par toute la cohorte des «besogneux du dépliant» au sourire niais. Comme à son habitude, Boris Vian a su trouver la formule juste : «En France, le blues a trois temps et s’appelle musette». Grâce aux Primitifs du futur, mais aussi aux travaux follement érudits de Didier Roussin et François Billard (lire leur Histoires de l’accordéon), grâce aux disques pionniers au milieu des années 80 de Marcel Azzola, Richard Galliano et Francis Varis, mais aussi la belle entreprise Paris Musette menée amoureusement sur le label La Lichère (en trois volumes) par Patrick Tandin et Franck Bergerot avec la com­plicité de toute une pléiade de «généreux du dépliant», l’accordéon est peu à peu sorti d’un long purgatoire. Pour retrou­ver un nouveau souffle. Pour s’affirmer, enfin, comme un instrument véritablement dans le vent. Avec le troisième album World Musette, on retrouve pratiquement la même tribu de saltimbanques, de musiciens de jazz et d’ailleurs, plus quelques nouveaux invités, tels Fabienne Dondard, Robert Santiago, Khireddine Medjoubi, Moham­med El Yazid Baazi et Monique Hutter qui chante sur quelques titres avec une intelligence mutine et une prononciation précise tout à fait étonnantes. Malheureusement un grand absent dans ce «casting» : Didier «Buffalo» Roussin trop jeune emporté par la maladie. C’est peu de dire que sa personnalité généreuse, son humour dévastateur et son étourdissante passion pour le musette et l’argot des musiciens nous manquent aujourd’hui cruellement. On retrouve dans ce troisième épisode des aventures des futuristes du passé la même formule d’orchestre à géométrie variable et à instrumentation polychrome, du xylophone à la scie musicale en passant par le ukulélé et le saxophone basse. Avec, cette fois, une création. Celle d’un drôle de concept musica?; à savoir : «world musette». Il y a bien sûr quelque ironie de la part de Dominique Cravic à user et abuser d’une telle appel­lation racoleuse quand on sait que la «world music» ressemble aujourd’hui à une auberge espagnole très suspecte où l’on trouve tout et son con-traire. Et pourtant, pour les Primitifs du futur, l’idée de «musette mondiale» sonne et fonctionne à merveille. Elle marque bien le caractère cosmopolite des musiques populaires qui s’enroulèrent autour du musette dans le Paris canaille des années 30. Pas étonnant donc de trouver dans ce disque un fox musette, une rumba, un tango, deux blues, mais aussi une java viennoise, quelques valses dont l’une s’affiche orientale et l’autre chinoise… Parmi les quinze plages que nous sont offertes, cinq sont des chansons d’épo­que. L’une est très connue, « La valse chinoise » de Joseph Colombo ; les quatre autres tombées dans les oubliettes de l’histoire, ont été dénichées par Cravic lui-même qui les a découvertes sur des 78 tours au hasard de fouilles aux Puces. Les dix autres morceaux, chansons ou instrumentaux, sont tous de vrais «originaux» que Dominique a composés avec la complicité, pour certains titres, de Philippe Paringaux, Guy Lefèbvre ou Frank Giroud pour les paroles. Tout ce répertoire parisiano-jazzistico-musette invente avec amour et humour la fiction d’une partition musicale, dessine les contours d’un monde imaginaire chaloupé finalement beaucoup plus réaliste et poétique que l’original. Le pari de ressusciter un Paris perdu est ici totalement réussi. Parce que Cravic et sa bande ne tombent jamais dans le piège de la caricature ni de la dérision. Ils aiment trop ces musiques d’antan et d’aujour­d’hui pour s’en moquer. Pour bien jouer du second degré, encore faut-il con­naître toutes les finesses et richesses du premier degré. CQFD. Chapeau. Et passons la monnaie…
PASCAL ANQUETIL
portrait d'un 78 tard 
Paroles et musique Dominique Cravic
Quand vient l’dimanche matin ¶ à la porte de Saint-Ouen ¶ le v’la parti en Chine ¶ qu’il gèle ou bien qu’il fasse bon ¶ il ne porte qu’un veston ¶ en guise de gabardine ¶ d’un tas de noires galettes ¶ il déterre un bidule chouette ¶ c’est lui le roi du phono ¶ c’est Bébert Chapeau ¶ c’est la vraie valse musette ¶ qui lui fait tourner la tête ¶ l’plus français des amerlos ¶ c’est Bébert Chapeau ¶
maldita noche (la danseuse au pied-Bot) 
(Para el senor Momo y sus mujeres)
Musique Dominique Cravic
Paroles Dominique Cravic / Guy Lefèbvre
Maudite soit la nuit ¶ lorsque la boule tango ¶ scintille dans ta vie ¶ quand le bando invite ¶ les couples à danser ¶ deux par deux sur la piste ¶ là, tu l’as vue passer ¶ la grâce qui l’habite ¶ n’a rien à envier ¶ à tous les spécialistes ¶ de tango chevronnés ¶ des yeux tu suis la poussière blanche ¶ que soulève son petit pied-bot ¶ sur le parquet de tes dimanches ¶ de l’Ange Rouge au Mikado ¶ ton cœur pris dans une avalanche ¶ s’agite en suivant le tempo ¶ sur les paillettes de ses hanches ¶ qui ondulent sous son fourreau ¶ maudite soit ta vie ¶ lorsque la boule tango ¶ scintille dans la nuit ¶ tu penses pour la séduire ¶ à offrir tes cachets ¶ le docteur peut guérir ¶ et rendre beau son pied ¶ oui mais, dans ton délire ¶ t’oublies sa fiancée ¶ c’est dans ses bras que vire ¶ la belle handicapée ¶ malgré tous tes effets de manches ¶ et ton foulard de gaucho ¶ en attendant que son cœur flanche ¶ tu peux ranger tes trémolos ¶ ses grands yeux noirs qui te branchent ¶ ne quittent pas la virago ¶ c’est ici qu’elle prend revanche ¶ en libérant sa libido ¶ t’es qu’un chanteur à la voix blanche ¶ un argentin pour les gogos ¶ un attrape cœur du dimanche ¶ tu n’as pas la gueule du héros ¶ alerte rouge, à l’arme blanche ¶ tu peux refermer ton couteau ¶ même si tu gagnes une manche ¶ tu n’auras pas le dernier mot ¶ maudite soit la nuit ¶ lorsque la boule tango ¶ scintille et s’évanouit ¶ maldita noche ¶

Chanson pour Louise Brooks
Musique Dominique Cravic
Paroles Philippe Paringaux

Cette chansonnette ¶ qui m’trotte dans la tête ¶ c’est pas du jazz, c’est pas d’l’opéra ¶ c’est un air très chouette ¶ genre valse musette ¶ rien qu’un vieux machin de ce temps-là ¶ cette chanson c’est celle de Louise ¶ la vamp aux lèvres cerise ¶ femme fatale s’il en fut ¶ mais comment j’aurais su ¶ j’avais même jamais vu son image ¶ et puis un soir de ma vie ¶ au ciné chose de minuit ¶ là j’ai vu son visage ¶ entendu sa voix ¶ qui chantait rien que pour moi ¶ Louise, je t’ai pas connue ¶ mais depuis que j’ai vu ¶ ton visage blanc sur mon écran ¶ je pense plus qu’à toi ¶ partout j’entends ta voix ¶ me dire que je suis ton amant ¶ cette chanson c’est celle de Louise ¶ vamp à la bouche cerise ¶ qui ne souriait jamais ¶ oui mais moi j’en savais ¶ rien de rien tout ça c’était d’un autre âge ¶ et puis un soir de la vie ¶ au ciné truc de minuit ¶ là j’ai vu son visage ¶ j’ai su j’vous mens pas ¶ qu’elle chantait rien que pour moi ¶
La java viennoise 
(Louis le gambilleur et la fille du Dr Freud)
Paroles & musique Dominique Cravic
C’est un soir à la Roquette ¶ que je l’ai rencontrée sur une java ¶ l’avait rien d’une midinette ¶ elle n’a fait que me parler de son papa ¶ c’est un barbu à lunettes ¶ y’a vraiment pas d’quoi en faire un plat ¶ mais comme qui dirait ¶ que dans son pays ¶ c’est une sorte d’érudit ¶ ah ! Louis si tu viens à Vienne ¶ ah ! Louis, oui ! je serai tienne ¶ là-bas aussi y’a de l’accordéon ¶ pas des javas, des valses de salon ¶ ah ! Louis quand mon cœur s’emballe ¶ ah ! Louis je perds les pédales ¶ oui ! fais de moi ¶ ton fétiche d’amour ¶ ah ! oui chéri, mon «?sur-moi?» ¶ mon amour ! ¶ son père qu’est médecin d’la tête ¶ l’a envoyée faire ses études à Paris ¶ tandis qu’elle danse au musette ¶ dans tous les lieux mal famés, toutes les nuits ¶ elle fuit les bibliothèques ¶ ces endroits qui sentent le moisi ¶ c’est au Bal des Bonnes ¶ pas à la Sorbonne ¶ qu’elle a rencontré Louis ¶ refrain ¶ si d’aventure je l’entraîne ¶ à la Java ou au Divan japonais ¶ elle me répond la hautaine ¶ qu’elle connaît d’autres divans pour voyager ¶ pourtant tout au long d’la semaine ¶ elle a des fourmis dans les souliers ¶ c’est plus un complexe ¶ c’est comme un réflexe ¶ elle est vraiment ravagée ¶ refrain

Kid chocolat Musique
Dominique Cravic
Paroles Philippe Paringaux

Dans cette vie-là chienne de vie-là ¶ pleine de coups bas loin de Cuba ¶ la foule hurlait au bord du ring ¶ et l’insultait à chaque swing ¶ retourne chez toi Kid Chocolat ¶ Kid Chocolat ¶ c’était son nom d’boxeur marron non ? ¶ tout juste bon ¶ à prendre des gnons pour pas un rond ¶ mais lui riait même s’il saignait ¶ il s’en foutait car il rêvait ¶ qu’il jouait ¶ Kid Chocolat tombe le soir ¶ pour dix dollars ¶ et rêve qu’il est musicien ¶ pour encore moins ¶ Kid Chocolat, un, deux, trois ! ¶ a les bras en croix ¶ s’endort au son d’une rumba ¶ les coups font mal, aïe ! ¶ mais ça lui est bien égal ¶ il n’y pense pas ¶ il rêve qu’il est musicien ¶ et tout va bien ¶ dans une aut’vie bien plus jolie ¶ une vie de rêve mais vraie aussi ¶ on l’appelait d’un autre nom ¶ un peu moins con Kid Chocolat ¶ dans un pays au sang moins froid ¶ jouait la rumba ¶ les filles dansaient leurs seins bougeaient ¶ et il souriait ¶ pour de vrai pour de bon cette fois ¶ en secouant ses maracas ¶ ça faisait comme un bruit de soie ¶ entre ses doigts ¶ Kid Chocolat tombe le soir ¶ pour dix dollars ¶ et rêve qu’il est musicien ¶ pour encore moins ¶ Kid Chocolat, un, deux, trois ! ¶ a les bras en croix ¶ s’endort au son d’une rumba ¶ les coups font mal, aïe ! ¶ Kid Chocolat s’il a froid ¶ rêve de Cuba ¶ qu’il ait froid ou qu’il ait faim ¶ c’est mieux que rien ¶
DÉsaccord manouche Musique Dominique Cravic
Paroles Frank Giroud / Dominique Cravic
Avant ¶ la vie valait vraiment ¶ vraiment son pesant d’anisette ¶ entre ma guitare et Vette ¶ j’usais ¶ de l’une avec doigté ¶ pour charmer l’autre sans grand mal ¶ sous l’œil ravi des étoiles ¶ Vette, ô jolie Vette ! ¶ volage, Vette ! ¶ d’où sortait-il donc ce danseur ¶ qui dans ton cœur ¶ a fait escale ¶ sous l’œil alarmé des étoiles ¶ ô Vette ! dis-moi qu’t’en pinc(es) encore ¶ pour mes cord(es) et mes accords ! ¶ ô Vette ! dis-moi que mes dix doigts ¶ te mett(ent) encore en émoi ! ¶ hélas, la bell(e) n’avait d’yeux ¶ que pour le beau ténébreux ¶ alors, moi j’ai mis fin au bal ¶ sous l’œil navré des étoiles…¶ j’écoute ¶ ces notes comme des gouttes ¶ oui mais toi tu as mis les voiles ¶ sous l’œil glacé des étoiles ¶ sous l’œil glacé des étoiles ¶ sous l’œil navré des étoiles ¶

FOX MUSETTE

d. huck :
chant scat,
saxophone alto
 f. dondard : accordeon

d. colin : accordeon
r. crumb : mandoline

d. cravic : guitare
j-m. davis : xylophone
f. ovide : national duolian

m.e. nabe : guitare
a. baldwin : piano
b. auger : saxophone tenor
f. lovsky : ukulele

r. santiago : batterie
m. richard : saxophone baryton
solos :
d. colin

a. baldwin
m. richard
f. ovide

d. huck

PORTRAIT D’UN 78 TARD
d. cravic : guitare
r. crumb : banjo
m. hutter : chant refrain
j-p. chaty : saxo basse
r. santiago : batterie
d. huck : saxo alto
f. dondard : accordeon
avec les voix de robert crumb, jean-pierre meunier, claude fihman, anthony baldwin, dieter schulze, michael gunrem et l’extinction de voix de maurice desrame

C’EST LA GOUTTE D’OR QUI FAIT DÉBORDER LA VALSE

dédié à saida et nusch
m. el yazid baazi : oud luth
 k. medjoubi :
darbouka

 j-m. davis : batterie
d. colin : accordeon
d. huck : saxo soprano
d. cravic : guitare
j-p. viret : contrebasse
f. lovsky : ukulele
solos :
m. baazi

d. colin
d. huck


MALDITA NOCHE

d. cravic : guitare, chant
j-p. viret : contrebasse
d. colin : bandoneon
r. barboza : accordeon
f. lovsky : ukulele, scie musicale
solos :
d. colin

r. barboza

avec la voix de : r. barboza

SCATTIN’ THE BLUES

d. huck : vocal scat
d. cravic : guitares
f. ovide : national duolian
m. richard : saxo baryton
r. crumb : mandoline
solos :
d. huck

r. crumb
d. cravic


CHANSON POUR LOUISE BROOKS
JE N’AI QU’UN AMOUR, C’EST TOI

m. hutter : chant
d. huck : saxophone alto
r. crumb : banjo
d. cravic : chant, guitares
f. ovide : mandoline
solo : r. crumb

LA JAVA VIENNOISE

d. huck : chant
i. vandel : chant
f. dondard : accordeon
d. colin : accordeon
j-m. davis : xylophone
f. lovsky : scie musicale
f. ovide : national duolian
d. cravic : guitare
r. crumb : mandoline
r. santiago : batterie
b. auger : saxo tenor
m. richard : saxo alto
j-p. chaty : saxo basse
solo :
j-m. davis

f. lovsky


CRUELLE TENDRESSE

r. crumb : banjo
d. cravic : guitares
d. colin : accordeon
f. dondard : accordeon
j-m. davis : vibraphone
KID CHOCOLAT
r. barboza : accordeon
d. colin : accordeon
f. lovsky : ukulele
j-p. viret : contrebasse
j-m. davis : percussions
d. cravic : guitare, chant
b. auger : clarinette, flute traversiere
m. richard : trompette
solos :
b. auger

m. richard
d. colin
r. barboza


VALSE D’AMOUR

r. crumb : banjo
d. cravic : guitares
b. auger : clarinette
i. mc camy : violon
f. dondard : accordeon
LA VALSE CHINOISE
f. dondard : accordeon
d. colin : accordeon
d. cravic : guitares
r. crumb : banjo
j-m. davis : xylophone, tam-tam
d. huck : saxophone alto
RÊVE SECRET
d. cravic : guitare
r. crumb : banjo
f. dondard : accordeon
d. colin : accordeon
j-m. davis : xylophone
r. santiago : jazzo-flute «?jazz?»
f. lovsky : scie musicale
i. mc camy : violon
j-p. chaty : saxo basse
solo : f. lovsky
LE BLUES DE DIX-NEUF HEURES TRENTE
o. blavet : harmonica
d. cravic : guitare
f. ovide : national duolian
j. greaves : piano
y. torchinsky : contrebasse
DÉSACCORD MANOUCHE
d. cravic :
chant

guitare favino
h. legeay : guitare dupont
f. ovide : guitare di mauro
j-p. viret : contrebasse
solos :
h. legeay

j-p. viret

LE DERNIER MUSETTE
hommage a didier roussin
r. crumb : banjo
d. cravic : guitare
f. dondard : accordeon
d. colin : accordeon
d. huck : saxophone alto
m. esbelin : cabrette
b. auger : clarinette basse
m. richard : clarinette
j-m. davis : vibraphone
f. lovsky : scie musicale

r. santiago : «jazz»
Prenant à contre-pied la world music des années 1980-90 et ses cross-overs pop, Les Primitifs du Futur ont fait le parti-pris inverse de valoriser les terroirs et leurs odeurs. Dans «World Musette», troisième disque des Primitifs du Futur, accordéons, ouds, violons, banjos et ukulélés s’accordent autour d’une Valse chinoise ou encore d’un Fox musette. Cette aventure collective dirigée par Dominique Cravic regroupe des musiciens et collectionneurs érudits autour d’une même passion. L’objectif était de redorer le blason du musette, au final «World Musette» lui consacre un second âge d’or.   
Patrick FRÉMEAUX

Catching world music of the 80’s and 90’s on the wrong foot, not to mention its pop crossovers, the ‘Primitifs du Futur’ decided to do things the other way and feature some real values: the earthy odour of background roots… In World Musette, the third album by the ‘Primitifs du Futur’, accordions, ouds, violins, banjos and ukuleles can be heard in tune with the odd Chinese Waltz or Musette Fox-Trot. This collective adventure led by Dominique Cravic brings musicians and connoisseur-collectors together around the same passion, with just one aim — to restore the music’s prestige — but the result is slightly different: the album World Musette is a new Golden Age for the musette genre.
Patrick FRÉMEAUX

Dominique Cravic & Les Primitifs Du Futur • Daniel Huck • Robert Crumb • Daniel Colin • Fabienne Dondard • Fay Lovsky • Jean-Michel Davis • Raúl Barboza • François Ovide • Robert Santiago • Marc Richard • Bertrand Auger • Jean-Pierre Chaty • Jean-Philippe Viret • Mohammed El Yazid Baazi • Khireddine Medjoubi • Olivier Blavet • Ian Mc Camy • Monique Hutter • Isabelle Vandel • Hervé Legeay • Marc-Édouard Nabe • Anthony Baldwin • Michel Esbelin • John Greaves • Yves Torchinsky
1- Fox musette 3’45 (Dominic Cravic)

2- Portrait d’un 78 tard 2’14 (Dominic Cravic / Dominic Cravic)

3- C’est la goutte d’or qui fait déborder la valse (valse orientale) 4’15 (Dominic Cravic)

4- Maldita noche (La danseuse au pied bot) 4’50 (Dominic Cravic / Guy Lefèbvre, Dominic Cravic)

5- Scattin’ the Blues 3’57 (Dominic Cravic / Daniel Huck)

6- Chanson pour Louise Brooks 3’50 (Philippe Paringaux) suivie de Je n’ai qu’un amour c’est toi (W. Zeller / J. Boyer / R. Sylviano)

7- La java viennoise (Louis Le Gambilleur et la fille du Dr Freud) 4’05 (Dominic Cravic / Dominic Cravic)

8- Cruelle tendresse 3’00 (Louis Peguri / Roger Vaysse)

9- Kid Chocolat 5’00 (Dominic Cravic / Philippe Paringaux)

10- Valse d’amour 3’10 (L. R. Heymann)

11- La valse chinoise 3’03 (Joseph Colombo / Georges Ghestem)

12- Rêve secret 3’15 (L. Halet / A. Rondo)

13- Le blues de dix-neuf heures trente (L’harmo qui venait d’Orly) 4’20 (Dominic Cravic)

14- Désaccord Manouche 3’20 (Dominic Cravic / Frank Giroud, Dominic Cravic)

15- Le dernier musette 2’26 (Dominic Cravic)
Les Prim Duf’ en disque ; il était une fois… En 1990 Dominique Cravic rencontre Patrick Tandin du label La Lichère (géré depuis sa création par Patrick Frémeaux) qui avait été séduit par le disque «Cocktail d’amour» (1986). Quatre ans après «Trop de routes, trop de trains» paraît sur le label. Ce disque fut un succès notable et allait annoncer «World musette» (1999) toujours enregistré par Alain Cluzeau, produit par le studio Acousti et commercialisé par Philippe Ghielmetti chez l’éphémère Sketch. Après la disparition du jeune label, Dominique Cravic et Alain Cluzeau confient le disque à Paris Jazz Corner pour une distribution chez Universal (Daniel Richard) qui produira par la suite l’album «Tribal musette» (2009). Suite au décès de Patrick Tandin en Juillet 2000, Frémeaux & Associés reprend sous la direction de Jean Pierre Tandin, le catalogue La Lichère. Grâce à sa politique patrimoniale de non déréférencement, Frémeaux & Associés remet à disposition du public l’intégralité du catalogue La Lichère dont, «Trop de routes, trop de trains» qui est l’un des plus éminents  représentants de la ligne éditoriale du label. C’est grâce au concours de Benjamin Goldenstein que Frémeaux & Associés se voit confier en 2013 la commercialisation de «Cocktail d’amour» et «World musette». L’œuvre de Dominique Cravic se caractérise par un aller-retour perpétuel (et fécond) entre création et patrimoine, depuis les légendaires «Paris musette» avec Didier Roussin et Franck Bergerot (Denis Leblond pour les concerts) et «Prim Duf’», aux collections patrimoines world chez Frémeaux & Associés, qui doivent autant à l’érudition de Dominique Cravic qu’à sa connaissance du milieu des collectionneurs, à l’accompagnement d’Henri Salvador sur «Jardin d’hiver» ainsi que la signature d’artistes (Daniel Colin, Ian McCamy, Ukulélé Club de Paris ou Claire Elzière,…), car au delà de ses indéniables talents musicaux, Dominique Cravic sert en permanence la musique pour elle-même, pour son histoire et pour les autres. Sa faculté de rassembler sur plusieurs projets, et de créer, en fait ce jour l’un des musiciens majeurs et déterminants dans la mise en perspective de l’héritage collectif de la musique et dans sa relecture historiographique.
Augustin Bondoux


CD World musette, Les Primitifs du futur © Frémeaux & Associés 2013
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