Forêts Et Montagnes Corses (Ambiances Naturelles)
Forêts Et Montagnes Corses (Ambiances Naturelles)
Ref.: FA685

FOREST AND MOUNTAINS OF CORSICA

Ref.: FA685

Direction Artistique : BERNARD FORT

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 1 heures 2 minutes

Nbre. CD : 1

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Présentation

Forêts et Montagnes Corses rassemble trois longs concerts sonores enregistrés à l’aube, au début du printemps dans le sud de l’île de beauté, au pied des célèbres aiguilles de Bavella.
L’ouvrage réalisé par Bernard Fort, célèbre audio-naturaliste et par ailleurs responsable du GMVL à Lyon, met en valeur la beauté sonore de ces paysages uniques. Il permet de découvrir des sons rarement entendus : la complexité du chant d’un troglodyte, les étranges babils de la mésange noire, l’incroyable vocabulaire des geais…
Les nombreuses espèces d’oiseaux y sont repérées par des index, et détaillées dans un livret d’accompagnement de 8 pages.
Patrick Frémeaux

LA MAISON FORESTIÈRE • PRÈS DE LA FONTAINE• EN FORÊT• EN BORD DE MER
Forest and Mountains of Corsica brings together three long tuneful concerts recorded at dawn, in early spring in the south of the “island of beauty”, at the foot of the well known “aiguilles de Bavella” peaks.
The recording brings out the beautiful sonic atmosphere of this unique landscape and includes some rarely heard sounds: the complex song of the Wren, the Coal Tit’s strange warbling, the Jay’s incredible vocabulary…
Many bird sounds are indexed and easily found, their details included in the accompanying 8 page booklet.
Patrick Frémeaux
THE FORESTERS HOUSE • NEXT TO THE FOUNTAIN • IN A FOREST • NEXT TO THE SEA.
Droits audio  FA685  Frémeaux & Associés (Tél 01 43 74 90 24 – Fax : 01 43 65 24 22 – info@fremeaux.com) - La Sonothèque de la Librairie Sonore (Producteur initial : Bernard Fort) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD enregistré par les plus grands audio-naturalistes : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Sons de la nature - environnement - Editeur sonore de la bioacoustique - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – (fax : +33 (0)1 43.65.24.22 ou par mail info@fremeaux.com) ou par courrier auprés de Frémeaux & Associés, 20 rue Robert Giraudineau, 94300 Vincennes, France.



Presse
Le MJQ : UN JEU DE DUPES  Chacun l’aura remarqué, le délicieux petit monde de John Aaron Lewis tourne autour du blues comme notre planète tourne autour du soleil.   Non sans une certaine complaisance quelquefois, le blues assume le statut d’art premier. Dans la réalité de la musique noire nord-américaine, apparu d’abord et revenant en force chaque fois que se fait sentir le besoin ou l’envie d’un ressourcement, il marque une indiscutable origine, en partie africaine. Dans son imaginaire, et plus encore peut-être dans le nôtre, il revendique une certaine primitivité alliant violence candide et candeur procréatrice. Tout paraissait clair quand, le petit doigt en l’air mais d’une main qui ne tremblait pas, le directeur musical du (des) Modern Jazz Quartet(s) a brouillé les cartes.  L’avenir du blues, il est allé le chercher du côté de musiques plus anciennes que celui-ci, et qui s’étaient épanouies sur un troisième continent : l’Europe. À sa sauvagerie, il a offert un débouché paradoxal : le raffinement. On accusa souvent cet homme de se montrer trop sage ; en vérité peu d’entreprises esthétiques auront été aussi extravagantes que la sienne. Quant à l’obsession de respectabilité qu’on lui prête volontiers, et que lui-même assumait semble-t-il avec bonne conscience, elle dissimule fort mal un irrespect acharné de l’ordre établi. Le fou de Chesterton, qui “a tout perdu sauf la raison”, c’est lui en plein. Un fou pointilleux, débloquant avec un sens immodéré de la mesure. Il perd les pédales en célébrant le code de la route. Il affuble d’une queue-de-pie et de souliers vernis le démon de la provocation. Il rédige sa Saison en enfer à la plume d’oie sur du papier d’écolier, sans une rature, sans une faute d’orthographe. Faute de quoi il n’aurait été qu’un tripatouilleur au petit pied, margoulin du pittoresque, artisan laborieux d’“aboli(s) bibelot(s) d’inanité sonore”, tôt balayé par “l’irascible vent des mots qu’il n’a pas dits”. Ses excès de modération, étrangement, l’ont fait échapper au dérisoire. Son irréalisme l’a sauvé du divertissement.    Ayant été à diverses reprises, entre 1947 et 1954, l’un des interlocuteurs les plus vigilants de Charlie Parker (il joue un rôle crucial, en particulier, dans le Parker’s Mood original du 18 septembre 19481), Lewis, pour donner contre toute évidence un air de naturel à sa démarche, argumente que le Bird (“la linéarité de sa musique”, dit-il précisément) exploitait lui aussi, à sa façon et qu’il en eût ou non conscience, l’héritage des Baroques du Vieux monde. Un temps pianiste et arrangeur dans la grande formation de Dizzy Gillespie, mais pour toujours fervent admirateur des big bands de l’âge d’or, il ajoute que, bien avant cela, le procédé, initié par Fletcher Henderson et Don Redman, du dialogue entre les différentes sections instrumentales relevait déjà de la même tradition. Moyennant quoi, s’étant absous de toute déviance et placé sous l’autorité de prédécesseurs au-dessus de tout soupçon, il se lance dans une sorte de fugue en avant, éperdue quoique remarquablement bien tempérée.  Sans vergogne, il se livre à tout un trafic, inouï dans le jazz, de références et de révérences, de fulgurances et de minauderies, d’hallucinations et d’images de cartes postales, de clichés désarmants et d’inventions pataphysiques. En Italie et en France, piazza Navona ou place de la Concorde, à Venise comme au Cannet, à Cagnes, à Versailles, à Milan, à Trieste ou à Dubrovnik, dans des décors de ville d’eaux ou dans des jardins anglais, il pratique un tourisme de comte russe et de vieille demoiselle. Il installe la Renaissance au coin de la rue, entre le bureau du shérif et l’agence de l’American Express (le traîneau du père Noël passe au loin). Il dort à la belle étoile avec un billet de logement. Trace avec minutie le planisphère d’une géographie impossible. Célèbre des noces si peu incestueuses qu’on dirait des premières communions. John convoque à la Bergerie de Marie-Antoinette, Pierrot, Colombine, Arlequin, Polichinelle, Charles Delaunay, un visiteur de Mars et un autre de Venus. Il danse le menuet au milieu d’un bric-à-brac de verre filé, qui frémit et tintinnabule. Le voilà qui déballe au pied de monuments grandioses son bataclan de grelots, sonnailles, godrons et dentelles, loups de carnaval et postiches. Manipulateur d’un théâtre d’ombres, un beau jour il fait de Django Reinhardt, qui ne lui demandait rien, l’un des cadavres les plus exquis et les plus solennels du siècle passé.      Alors on peut bien répandre sur sa tête, comme on ne s’en est pas privé, les reproches les plus galants ou les compliments les plus assassins, on n’empêchera pas le personnage, ogre anorexique, de croquer ses miniatures à belles dents. “Académique” ? Quelle blague ! Il ne l’est guère moins que Fellini soulevant une mer de plastique pour sacs-poubelles dans son Casanova. “Affecté” ? Mais certainement ! Comme tous les créateurs partis traquer leur vérité au-delà de leur propre nature. “Affété” ? Oh ! pour ça oui ! Tellement, même, que c’en devient une forme de débauche : la retenue comme passion et le scandale comme courtoisie. Des grâces et des manières, voire de franches simagrées quelquefois, transfigurées en insignes de mutinerie. L’insoumis, le forcené, a retranché son art rebelle à toute récupération derrière la barricade d’une énorme et, pour tout dire, monstrueuse civilité. Sa “bluesologie” si personnelle — si peu conciliante, si mal réconciliée avec son époque — est d’abord une tératologie.    Répétons-le : c’est du blues que tout est parti, et c’est au blues que tout ramène, au terme d’une trajectoire pour de bon fantastique. Sous les oripeaux d’un occidentalisme appuyé, presque trop gros pour être vrai, une négrerie obstinée et somptueuse passe en contrebande la frontière des cultures et s’installe comme chez elle là où nul ne l’attendait. Travesti par la délicatesse, par la distinction, par un air de sérieux et d’honorabilité, le noyau dur du jazz, son irréductible spécificité, se glisse incognito dans le magasin de porcelaines et, une fois dans la place, lève le masque. Il apparaît soudain que, entre l’Afrique et l’Europe (mais aussi, de façon toutefois moins flagrante, entre l’Amérique concrète et ses ailleurs fantasmatiques), le quartette fomente une dérive des continents qui, pour finir, produit tout le contraire de ce qu’elle paraissait viser. Nous sommes entrés à notre insu dans un jeu de dupes. Nous nous sommes prêtés à un “jeu de princes”, comme on disait jadis, bafoués et moqués, victimes d’une prodigieuse arnaque complotée par un illusionniste d’exception et qu’ont mise en œuvre des compères surdoués. Philippe Carles et Jean-Louis Comolli, dans une des plus belles pages du Dictionnaire du Jazz publié chez Robert Laffont, ont mangé le morceau, révélant que les “joliesses baroques” de Lewis n’étaient que le décor d’une comédie qu’il nous donne et que ce décor, au surplus, était “en trompe-l’œil”. Tandis qu’on agite sous notre nez cette représentation fallacieuse, si rassurante, le blues s’apprête à nous dévorer corps et âme. Les lumières de la rampe font place aux feux de brousse, aux brasiers des cérémonies secrètes : l’auditeur éberlué découvre que la ménagerie de cristal était une fauverie clandestine et, l’atelier de l’orfèvre, une forge grondante. Ce qui se manigançait dans l’ombre et le murmure, c’était le triomphe d’une force bien peu différente au fond, en 1952, de celle qu’au même instant Horace Silver et Art Blakey, brandissant le tonnerre et la foudre, chevauchant un dragon, déchaînaient avec ostentation.    En cette équivalence souterraine réside la clé d’une énigme qui occupa longtemps la critique : pourquoi Milt Jackson, qui se revendiquait lui-même apôtre du funk, ne songeant qu’à dégorger “le soul à foison”, n’avait-il pas, à l’instar de Kenny Clarke en 1954, quitté le navire sur un esclandre ? C’est que le M.J.Q., le Modern Jazz Quartet, ne devait jamais oublier, en dépit des apparences, qu’il avait d’abord été, dès 1951, le M.J.Q., le Milt Jackson Quartet.    Champion du lyrisme le plus exigeant, parangon de toutes les subtilités, le vibraphoniste se rêvait crooner (hélas, il ne s’est pas toujours contenté de rêver) et, à la stupéfaction générale, réclamait d’être une brute épaisse. Comment, s’interrogeaient de bonnes âmes, aurait-il pu s’épanouir dans le cadre d’une formation réputée gourmée, pour ne pas dire guindée ? De son propre aveu, d’ailleurs il s’y épanouissait assez peu ; on doit comprendre néanmoins qu’il était payé de sa frustration par l’invincible certitude que la formation, pour sa part, s’épanouissait grâce à lui, alors que la beauté, la ferveur, le swing coulaient de ses mains comme d’une source inépuisable. John, avec ses petites notes grappillées du bout des doigts, sa stratégie de la rareté, tenait l’emploi de l’avare, composé de toutes pièces, tandis que Milt incarnait le prodigue, et cela en jouant simplement son propre rôle. Le premier faisait mine d’avoir escamoté ce que le second s’apprêtait à nous fourrer sous le nez sans ménagement. Ainsi, au sein du quartette, le vibraphoniste rongeait-il son frein. Il attendait son heure. Tôt ou tard dans la soirée, elle finissait toujours par sonner. Il jaillissait alors de sa contention tel un diable d’une boîte. L’horizon tout à coup s’écartait devant lui. D’une goulée, il aspirait toute la brume et, d’un regard, accrochait des guirlandes aux branches. Il déboulait, irrépressible, dans un univers en pleine expansion. Plein de voracité et de jactance, cet éternel nostalgique du débraillé, aristocrate malgré lui, affichait sans la moindre préméditation, peut-être sans le savoir, un maintien de danseur étoile, des élégances hors du commun, une sidérante distinction naturelle, une dégaine des plus harmonieuses (fondée au reste, soit dit en passant, sur un sens inné des progressions harmoniques). Capable dans ses irruptions, dans ses éruptions, de nuances infinies, il figurait un exubérant félin aux griffes étrangement manucurées, à la férocité toujours sublime. Et même lorsqu’il lui fallait se réprimer, il présentait, de sa fonction, cette image troublante : au fond d’un vin tranquille, l’effervescence en gestation. Nombre de ses improvisations, après une telle abstinence, s’ouvraient sur une splendeur fulgurante qui donnait l’impression d’avoir longtemps piaffé en coulisse en tirant sur sa bride. La musique du groupe, en tout cas, doit à son impatience, voire à son agacement, à sa possible exaspération, la tension permanente sans laquelle il n’est pas exclu qu’elle se fût dissipée dans l’atmosphère. Avec un interlocuteur moins proche de la terre, Lewis aurait pu rester l’otage d’une apesanteur devenue trop familière : “Bags” entrait dans la danse, vidait ses poches et jetait dans la balance le poids des choses — la force du festin alliée à l’attraction du concret.   Mobilisant des moyens diamétralement opposés, l’un et l’autre ont su installer ce qui confère au MJQ une grande part de l’emprise qu’il a sur nous : cette précieuse menace, planant dans l’air quand tout semble si calme, et qui engendre, avec l’expectative, un suspense permanent. À ce dernier, les silences de John Aaron ouvrent subrepticement la porte ; après quoi les fusées, girandoles, chandelles romaines, roues et soleils de Milton lui livrent les clés de la place, à peine venaient-elles d’apaiser l’angoisse diffuse dont nous ressentions les premiers effets. Dans tout le jazz, rarement on aura joué avec nos nerfs d’une façon si opiniâtre, si implacable — et si racée. Pas plus que le dentellier, le pyrotechnicien n’aspirait à la sérénité qu’on a voulu, bien à la légère et sur des indices plus que trompeurs, porter au crédit de celui-ci et de celui-là. Tous deux ne furent disposés qu’à se et à nous faire violence, d’une façon ou d’une autre, afin de préserver le sombre privilège qui leur était échu : entretenir contre vents et marées, envenimer encore et encore “le mélancolique tourment du blues”, pour citer Carles et Comolli une fois de plus.    Maintenant, il faudrait une autre étude pour apprécier la contribution de Percy Heath et Connie Kay. Elle fut cruciale, c’est le moins qu’on puisse avancer. Grâce à — et par la grâce de — ce tandem proche de l’infaillibilité, on ne repère, à partir de 1955, aucune solution de continuité ni entre le discours minimaliste de Lewis et la haute éloquence de Jackson, ni entre les formes européennes que le groupe exhibe et l’inspiration afro-américaine qu’il exalte.    Successeur et, dans une large mesure, disciple de Ray Brown, le contrebassiste s’illustre comme un modèle de flexibilité, opérant aux moments les plus opportuns, avec une précision millimétrique, les glissements les plus décisifs. Il est l’aiguilleur, l’éclusier, le truchement, le passeur. Il délimite le cadre unique (unificateur) dans lequel s’inscrivent les monologues si disparates des deux solistes ; il préside aussi à leurs échanges, dont il règle le cours, et scelle, pour finir, leur insolite complicité. Kenny Clarke s’était offusqué de ce que Lewis laissât inemployé ce que lui-même estimait être la meilleure part de son génie, sa puissance créatrice, et qu’un Dizzy Gillespie, un Tadd Dameron, un Miles Davis, entre autres, avaient été si heureux d’exploiter. Pareille querelle ne risquait pas de survenir avec Conrad Henry Kirnon, dit Connie Kay. Dès le premier jour, et jusqu’au dernier, il se résigna, ou plutôt s’évertua, à servir les intentions du directeur musical, qui lui-même devait avouer qu’avant la dissolution du quartette en 1974 il n’avait pas pleinement pris la mesure de ce qu’apportait à l’ensemble la contribution d’un batteur à ce point docile et, en apparence, aussi effacé. Combien de fois l’a-t-on entendu dans la bouche des amateurs, incrédules face à une “passivité” (croyaient-ils) contraire aux usages de la corporation ? Kay ne prend jamais la moindre initiative, Kay n’a aucune imagination, Kay joue gris et n’en fiche pas une rame… Ces innocents ne s’avisaient pas qu’il était l’auteur d’un grand miracle : il savait accompagner le silence et s’orienter d’emblée dans les espaces nus, ouvrant de vastes boulevards à l’inventivité d’autrui. Ils n’ont pas compris qu’il avait l’art, fort peu répandu, de décanter la pulsation pour en extraire un influx allergique à tout ce qui aurait pu le distraire de sa finalité : un influx absolument pur, absolument sûr, et, en dernier ressort, infiniment dévastateur. Connie n’était pas l’âme du Modern Jazz Quartet, mais cette âme, sans lui, eût été moins bien trempée. Je suis de ceux qui le tiennent pour l’un des percussionnistes les plus courageux et les plus nécessaires de l’histoire du jazz.  Alain Gerber© Frémeaux & Associés
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                                        UNE UTOPIE CONCRETE                                                                                             PAR ALAIN GERBER« André Malraux avait rassemblé un musée imaginaire d’œuvres réelles. Le catalogue  des éditions Frémeaux & Associés propose un musée bien réel où les œuvres restent pourtant imaginaires. On y trouve, entre autres choses, des musiques, des chansons, des poèmes, Des romans, des mystères sacrés et des mystères profanes, Des histoires, l’Histoire, La mémoire de l’humanité ou les rumeurs de la natureBref : L’éternelle empoignade du tumulte avec le silence, Qui est son envers et non pas son inverse. Or, la musique demeure une fiction dans la mesure où elle commence là où finit l’objet musical. Or, la voix ajoute au texte à la fois un éclairage et une part d’ombre, un mélange de précision et d’ambiguïté qui échappe à l’auteur. Or, les faits, dès qu’ils sont dits, deviennent des contes. Or, les bruits de notre terre, lorsqu’ils sont isolés les uns des autres, font de cette terre un kaléidoscope dont les images se recomposent sans cesse… Ce qui caractérise ce catalogue, C’est qu’il présente l’une des plus vastes, des plus éclectiques et des plus belles collections de mirages qui se puisse concevoir. A ceci près que ces mirages traduisent les illusions fertiles et promettent à qui s’y laisse prendre quelques révélations fondamentales. Confrontés à eux, nous ne rêvons pas : Nous sommes rêvés. Car ces apparences que l’on dit trompeuses reflètent ce qu’il y a de plus concret et de plus irrécusable au monde : Une utopie de l’Homme, de son désir et de sa destinée. » Alain GERBER© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS
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"La sortie de cet album chez Frémeaux & Associés doit être perçue, espérons-le fortement, comme l’annonce que d’autres opus du Modern Jazz Quartet sont à venir. Car après ce premier double CD couvrant la période 1952 à 1960, nous devons naturellement nous attendre à ce que le reste de l’œuvre de ce prestigieux quartet nous soit restitué en chapitres supplémentaires, la formation ayant joué jusqu’au début des années quatre vingt dix.On retrouve ici Milt Jackson au vibraphone, John Lewis au piano et à la direction musicale, Percy Heath à la contrebasse et Kenny Clarke qui fut à la batterie aux tous débuts de la formation, rapidement remplacé par Connie Kay. De la première heure à la fin de l’année 1960, le quartet a enregistré seize albums, avant de poursuivre le chemin et de graver un peu plus d’une vingtaine d’opus. Et n’oublions pas que c’est la seule formation de jazz qui enregistra deux albums chez Apple Records, la maison de disques des Beatles, ‘Under The Jasmin Tree’ en 1968 et ‘Space’ en 1969, mais nous aurons l’occasion d’y revenir, lors d’une prochaine réédition, soyons-en sûrs! Véritables éponges, les musiciens de ce quartet ont parfaitement su s’imprégner de toutes les influences musicales qui étaient dans l’air de leur temps: swing, be-bop, cool jazz ou third stream, voir même de musique classique… L’exemple avait été donné par ‘l’inventeur’ du vibraphone, Lionel Hampton, mais ils furent nombreux à s’inscrire ensuite dans le sillage de M. Jackson, les Terry Gibbs, Eddy Costa, Bobby Hutcherson et autre Gary Burton. Ecoutez ce double album et vous remarquerez le jeu tout en finesse du pianiste. Vous comprendrez mieux pourquoi ils ont été si nombreux, vibraphonistes, musiciens et amateurs de jazz, à s’être inspiré du touché de Milt Jackson.Un Quartet qui non seulement est une des pièces maîtresses du jazz, mais qui en est une des références absolues."par Dominique BOULAY - PARIS-MOVE & BLUES MAGAZINE
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"Pocas formaciones hay en el jazz con un sonido tan característico e inidentificable como el del Modern Jazz Quartet. Su estilo refinado y elegante logró un equilibrio perfecto entre los arreglos y la improvisación dentro de unas composiciones que aunaban, con un gusto exquisito, el jazz con la influencia de la música y cultura europea. Un cuarteto integrado por una conjunción de individualidades que se ajustaron bajo la dirección musical de John Lewis, que ensamblaba las piezas de un rompecabezas con marca de fábrica: MJQ. The Quintessence recopila algunos de los temas grabados por el Modern Jazz Quartet durante sus primeros ocho años de vida, seleccionando composiciones que formaron parte de discos como The Modern Jazz Quartet, Django, Concorde, Fontessa, No Sun in Venice, Third Stream Music, Odds Against Tomorrow, Pyramid o European Concerts, entre otros. Un recopilatorio especialmente recomendado para aquellos no iniciado aùn en el universo musical del Modern Jazz Quartet, que encontrarán además en el extenso y cuidado cuadernillo interior detalles, declaraciones y curiosidades del cuarteto." Par ÓSCAR ARRIBAS – CUARNEDOS DE JAZZ
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Comme le titre de la collection le laisse entendre, cette nouvelle compilation de la collection Quintessence tente de réunir les pièces libres de droits les plus incontestables du Modern Jazz Quartet. Une autre ambition étant sans doute de susciter l’envie folle de prolonger ces écoutes par d’autres non retenues. C’est en tout cas l’effet que ces vingt-quatre plages produiront sur tout auditeur passionné, car plus on s’éloigne de 1952, plus le plaisir que trouvent les musiciens à jouer ensemble devient prenant. Et pourtant, les années 1950 sont bien celles du hard bop le plus exubérant. Comment, dès lors, expliquer le succès du MJQ ? Selon Alain Gerber, dont la thèse est exposée dans le livret, il repose sur la cœxistence du feu – Milt Jackson – et de la glace, ou plutôt du faussement glacial John Lewis. Ce qui est certain, c’est que le groupe, ne serait-ce que par sa prestance scénique, rendait le jazz « admissible » par la société blanche bien pensante. Le MJQ ne poursuivait-il pas à sa manière l’aspiration des boopers d’être considérés avant tout comme des artistes et non comme de simples amuseurs ? En réponse aux nombreuses critiques qui s’élevèrent à l’époque, ce coffret nous rappelle que l’essentiel, l’authentique swing, a toujours été préservé. Et il est vrai que l’équilibre parfait entre l’élégance tempérée de Lewis (cf. son merveilleux solo sur Ralph’s News Blues) et les écarts de conduite de Jackson (telles ses fulgurances sur Milano) y sont pour beaucoup. Mais il y a aussi cette manière d’interroger les dynamiques, ou de prendre le temps de monter en épingle la petite dramaturgie de chaque pièce, Pyramid en étant peut-être l’archétype le plus saisissant. A la lumière des commentaires historiques d’Alain Tercinet, l’articulation de ces morceaux témoigne une nouvelle fois de la grande compétence qui préside à la poursuite de la collection Quintessence.Par Ludovic FLORIN – JAZZ MAGAZINE
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Mésange Nonette
    Marsh Tit
    00:00:22
    2010
  • 2
    Geai des Chênes
    Great Tit
    00:03:55
    2010
  • 3
    Mésange Charbonniere
    Blackbird
    00:03:34
    2010
  • 4
    Merle Noir
    Coal Tit
    00:02:30
    2010
  • 5
    Mésange Noire
    Coal Tit
    00:02:56
    2010
  • 6
    Mésange Noire
    Chaffinch
    00:00:18
    2010
  • 7
    Pinson des Arbres
    Chaffinch
    00:03:54
    2010
  • 8
    Pinson des Arbres
    Winter Wren
    00:02:58
    2010
  • 9
    Troglodyte Mignon
    Eurasian Scops Owl
    00:00:56
    2010
  • 10
    Hibou Petit-Duc
    Eurasian Jay
    00:03:07
    2010
  • 11
    Geai des Chenes
    Common Krestel
    00:00:18
    2010
  • 12
    Faucon Crécerelle
    Eurasian Jay
    00:01:02
    2010
  • 13
    Mésange Bleue
    Blue Tit
    00:00:27
    2010
  • 14
    Pic Epeiche
    Great Spotted Woodpecker
    00:00:31
    2010
  • 15
    Mésange Noire
    Coal Tit
    00:00:25
    2010
  • 16
    Rouge-Gorge
    European Robin
    00:02:46
    2010
  • 17
    Pic Epeiche
    Great Spotted Woodpecker
    00:01:42
    2010
  • 18
    Pinson des Arbres
    Chaffinch
    00:02:04
    2010
  • 19
    Grimpereau des Jardins
    Short-toed Treecreeper
    00:02:12
    2010
  • 20
    Mésange Charbonnière
    Great Tit
    00:00:57
    2010
  • 21
    Verdier d'Europe
    Greenfinch
    00:01:26
    2010
  • 22
    Mésange Noire
    Coal Tit
    00:00:38
    2010
  • 23
    Mésange Noire
    Coal Tit
    00:01:16
    2010
  • 24
    Mésange Noire
    Coal Tit
    00:01:19
    2010
  • 25
    Coucou d'Europe
    Common Cuckoo
    00:00:14
    2010
  • 26
    Pic Epeiche
    Great Spotted Woodpecker
    00:00:38
    2010
  • 27
    Grive Draine
    Mistle Thrush
    00:02:46
    2010
  • 28
    Mésange Bleue
    Blue Tit
    00:00:58
    2010
  • 29
    Troglodyte Mignon
    Winter Wren
    00:04:49
    2010
  • 30
    Mésange Charbonniere
    Great Tit
    00:00:39
    2010
  • 31
    Roitelet Triple Bandeau
    Firecrest
    00:02:37
    2010
  • 32
    Fauvette Pitchou
    Dartford Warbler
    00:07:55
    2010
Livret

Forêts et montagnes CORSES

Forêts et montagnes CORSES
FOREST AND MOUNTAINS OF CORSICA 

Introduction
Tous les paysages sonores présentés dans cet ouvrage ont été enregistrés au début du printemps (avril) en Corse-du-Sud, principalement en Montagne au pied des fameuses aiguilles de Bavella.  Tous les enregistrements présentés dans ce disque ont été réalisés entre le lever du jour et 9H du matin. Une grande attention a été portée à la restitution des “acoustiques” propres à chaque lieu ainsi qu’à la chronologie naturelle des chants, ce qui engendre un temps un peu étiré.  L’ensemble a été mis en forme dans les studios du Groupe Musiques Vivantes de Lyon.  Forets et Montagnes Corses est dédié à Micaël Reboul qui a su m’accompagner et me faire découvrir les richesses de son île.  
Bernard Fort, Octobre 2009
© 2011 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 
BERNARD FORT est co-fondateur et responsable du Groupe Musiques Vivantes de Lyon. Il enseigne la composition électroacoustique à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne, et ­partage le reste de son temps entre la composition et l’ornithologie. Son travail musical est entièrement ­consacré au genre acousmatique pour le concert, en salle ou en plein air, la danse, le jeune public. En ­composition, il ­s’intéresse depuis toujours aux limites entre abstraction et figuration, naturel et ­culturel.
Du même auteur chez Frémeaux et Associés :
FA 616 Le matin des oiseaux
FA 634 Paysage canadiens
SIT300302 Danube sauvage
FA 639 Nocturnes du Monde
S001 Les concerts de la nuit
FA686 Paysages sonores de Sardaigne   
La maison forestière  
durée : 20’26” (index de 1 à 8)
Au pied des aiguilles de Bavella qui culminent à 1850 m, la maison forestière, à près de 700 m d’altitude, bénéficie d’un véritable isolement. Un espace dégagé autour de la maison, un jardin et un potager, une vie calme permettent aux oiseaux familiers de s’établir à l’année. Dès la fin de la nuit, Sitelles, Mésanges charbonnières, Mésanges noires, Verdiers d’Europe, Pinsons des arbres en bandes nombreuses, Merles et Rouges-gorges, mais aussi Troglodyte mignon abondent dans les gros châtaigniers, érables champêtres et pins laricio. 
Près de la fontaine  
durée : 17’57” (index de 9 à 21)
A proximité d’une fontaine tirant son débit des nombreuses cascades environnantes, un bouquet d’arbres (Erables champêtres) abrite une vie intense, de la nuit finissante jusqu’au lever du soleil. Un petit Duc scops, haut perché, ponctue la fin de la nuit, rapidement chassé par une troupe de Geais des chênes. Celui qui a pris la place qu’occupait l’oiseau nocturne tente une imitation maladroite du petit Duc avant de rejoindre la troupe pour un bavardage d’une très grande richesse. Cependant, le vrai Petit duc continue de chanter plus loin. La scène sera bien vite survolée par un Faucon crécerelle. Pour éviter le son trop envahissant de la fontaine, le microphone se déplace lentement autour du bouquet d’arbres. Surviennent alors, avec le lever du jour, une Mésange bleue, une Fauvette à tête noire au loin, et surtout des Pics épeiches occupés à tambouriner mais aussi à se nourrir en frappant les troncs. Mésange noire, Rouge-gorge, Coucou d’Europe au loin, alarmes des pics, Grimpereau des jardins, Pinson des arbres, Verdier d’Europe, Mésange charbonnière alors qu’une pluie très légère et à peine audible commence à tomber. 
En forêt  
durée : 15’55” (index de 22 à 31)
Au plus profond de la forêt (principalement le Pin laricio), dès les premières lueurs du jour : le chant sonore et le léger babil d’une Mésange noire ponctués par l’agitation d’une Sitelle dans les arbres. Avec le jour bien installé, le Coucou d’Europe se fait entendre au loin au milieu des nombreux tambourinages de Pics ­épeiches. Puis la Grive draine au sommet d’un grand arbre, débute un long solo. Le Troglodyte mignon nous fait entendre un chant puissant et très particulier, rempli de petits sons explosifs, de grattements variés alors qu’une Mésange Bleue alarme, bientôt rejointe par d’autres mésanges. La plage se prolonge avec une Mésange charbonnière, elle aussi présentant des chants diversifiés et bien particulier puis enfin le chant fragile du Roitelet triple bandeau.
En bord de mer  
durée : 7’55” (index 32)
À l’extrême Sud de la Corse, une petite plage de rochers fait face à la Sardaigne toute proche et aux îles de la Madeleine. A cet endroit précis, à quelques pas des vagues, accrochée à un petit buisson épineux, une Fauvette pitchou chante, indifférente aux vents violents qui la secouent d’une manière spectaculaire.  
Textes et Photos : Bernard FORT   
© 2011 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS  
PRINCIPALES ESPECES ENTENDUES DANS CET OUVRAGE :
L’espèce indiquée est la première entendue après l’index 
La maison forestière 
01. Mésange nonette. Parus palustris
02. Mésange charbonnière. Parus Major (divers chants)
03. Merle noir. Turdus merula (Rouge-gorge et Grive draine en fond)
04. Mésange noire. Parus ater (divers chants et Grive draine en fond)
05. Mésange noire. Parus ater (babil puis chant de la ­mésange, Pinson en fond)
06. Pinson des arbres. Fringilla coelebs (alarme)
07. Pinson des arbres. Fringilla coelebs (chant, en fond : Verdier d’Europe et mésanges)
08. Troglodyte mignon. Troglodytes troglodytes (avec Merle Noir et Mésange noire) 
Près de la fontaine 
09. Hibou petit-duc. Otus scops
10. Geai des chênes. Garrulus glandarius (au loin ­Hibou petit-duc)
11. Faucon crécerelle. Falco tinnunculus (en vol)
12. Geai des chênes. Garrulus glandarius
13. Mésange bleue. Parus caerulus
14. Pic épeiche. Picoides major (tambourinage)
15. Mésange noire. Parus ater
16. Rouge-gorge. Erithacus rubecula (pic épeiche en fond)
17. Pic épeiche. Picoides major (cris) avec mésange noire
18. Pinson des arbres. Fringilla coelebs (alarme)
19. Grimpereau des jardins   (grimpereau brachydactyle). Certhia brachydactyla 
20. Mésange charbonnière. Parus Major (avec Verdier et Grimpereau)
21. Verdier d’Europe. Chloris chloris 
En forêt 
22. Mésange noire. Parus ater (chant, en fond Pic épeiche sur un tronc)
23. Mésange noire. Parus ater (alarmes)
24. Mésange noire. Parus ater (babils)
25. Coucou d’Europe. Cuculus canorus 
26. Pic épeiche. Picoides major (tambourinage)
27. Grive draine. Turdus viscivorus (avec mésange bleue et coucou)
28. Mésange bleue. Parus caerulus (avec coucou, ­tourterelle, corneille)
29. Troglodyte mignon. Troglodytes troglodytes (chant ­atypique + alarmes de Mésange bleue, charbonnière et Grive draine au loin)
30. Mésange charbonnière. Parus Major (avec Roitelet ­triple bandeau)
31. Roitelet triple bandeau. Regulus ignicapillus (en fond Merle noir et Pinson des arbres) 
En bord de mer 
32. Fauvette pitchou. Sylvia undata    
english notes
Introduction
All the soundscapes presented in this CD were recorded in early spring (April) in the southern part of Corsica, principally in the mountains at the foot of the well known “aiguilles de Bavella”. They were all recorded between dawn and 9 o’clock in the morning. Great care has been taken to reproduce each sites proper acoustics as well as the natural chronology of the songs, which sometimes leads to a slightly longer recording time. Production was at the “Groupe Musiques Vivantes” studios in Lyon Forests and Mountains of Corsica is dedicated to Micaël Reboul who accompanied me and showed mean the remarkable riches of his island. 
Bernard Fort, October 2009
© 2011 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS  
Bernard Fort is co-founder and presently in charge of the “Groupe Musiques Vivantes de Lyon” (the Lyon Living Music Group). He teaches electro-acoustic composing at the “Ecole ­Nationale de Musique” de Villeurbanne (Villeurbanne National School of Music), and spends his spare time birdwatching or composing. His work in music is devoted to electro-acoustic for concerts, in the studio or outdoors, for dance and young public. As a composer he has always been ­interested in the limit between abstract and the real, natural and cultural.
By the same author
FA 616 A Morning of birds
FA 634 Canadian soundscapes
SIT300302 Wild Danube
FA 639 Nocturnal Concerts of the World
S001 Night Time Concerts
FA686 Soundscapes of Sardinia  
The foresters house
playing time:  20’26” (tracks 1 to 8)
At the foot of “aiguilles de Bavella” which rise up to 1850 ­metres, the foresters house, at an altitude of 700 m, is ­totally isolated. The calm of the clearing around the house with garden and vegetable plot is occupied throughout the year by familiar birds. As dawn arrives, Nuthatch, Great and Coal Tits, Greenfinch, numerous Chaffinches, Blackbird and Robin as well as the Wren are numerous in the large Sweet Chestnuts, Field Maples and Corsican Pine.  
Next to the fountain
playing time: 17’57” (tracks 9 to 21)
Near a fountain that collects water from the numerous waterfalls nearby, a group of trees (Field maples) hide a hive of activity, from the last of the night to sunrise. A Scops Owl, on a high perch, punctuates the twilight, quickly followed by a group of Jays. The bird that took the place of the nocturnal species gives a bad imitation of the owl before ­rejoining its flock in a rich chatter. Meanwhile, the real owl picks up its song farther away. Shortly a Kestrel flies over the whole scene. In avoid the invasive sound of the fountain, the microphone it moved near the copse. Various species follow each other with the dawn, a Blue Tit, a Blackcap in the distance, and especially Great Spotted ­Woodpeckers drumming and looking for food by hitting the trunks. Coal Tit, Robin, a distant Cuckoo, alarm calls of Woodpeckers, Short-toed Treecreeper, Chaffinch, Greenfinch and Great Tit as a light, hardly audible rain, starts to fall. 
In a forest 
playing time: 15’55” (tracks 22 to 31)
In the depth of the forest (mainly of Corsican Pines), at the first light of dawn: the musical soft warble of a Coal Tit is ­broken by the agitated calls of a Nuthatch in the trees. Once into the day, the Cuckoo can be heard in the distance amongst a lot of drumming by Great Spotted Woodpeckers. Then a Mistle Thrush gives a long solo from the top of a ­tall tree. A Wren gives a powerful and unusual song, full of short ­explosive and varied scratchy notes whilst a Blue Tit gives an alarm call, soon to be joined by other tits. The track continues with a Great Tit, also with a varied song that’s quite unusual, followed by the discreet song of a Firecrest. 
Next to the sea 
playing time: 7’55” (track 32)
At the extreme southern tip of Corsica, a small rocky beach looks towards nearby Sardinia and the Madeleine islands. Right here, just a short distance from the waves, griping to a thorny bush, a Dartford Warbler sings with heed of the strong wind that swings the bird round alarmingly.  
Liner Notes and pictures by Bernard FORT
Translated in english by Tony Williams
© 2011 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS  
Principal species heard on these recordings:
The species indicated is the first heard after the track index 
The forester’s house
01. Marsh Tit. Parus palustris
02. Great Tit. Parus Major (various songs) 
03. Blackbird. Turdus merula (Robin and Mistle Thrush in the background)
04. Coal Tit. Periparus ater (various songs of Mistle Thrush in the background)
05. Coal Tit. Periparus ater (chattering and then song of the tit, Chaffinch in the background)
06. Chaffinch. Fringilla coelebs (alarm)
07. Chaffinch. Fringilla coelebs (song, Greenfinch and tits in the background)
08. Winter Wren. Troglodytes troglodytes (with Blackbird and Coal Tit) 
Next to the fountain
09. Eurasian Scops Owl. Otus scops
10. Eurasian Jay.  Garrulus glandarius (Scops Owl in the distance)
11. Common Kestrel. Falco tinnunculus (in flight)
12. Eurasian Jay. Garrulus glandarius
13. Blue Tit. Cyanistes caeruleus
14. Great Spotted Woodpecker. Dendrocopos major (drumming)
15. Coal Tit. Periparus ater 
16. European Robin. Erithacus rubecula (Great ­Spotted Woodpecker in the background)
17. Great Spotted Woodpecker.  Dendrocopos major (call) with Coal Tit
18. Chaffinch. Fringilla coelebs (alarm)
19. Short-toed Treecreeper. Certhia brachydactyla
20. Great Tit. Parus major (with Greenfinch and Treecreeper)
21. Greenfinch. Carduelis chloris 
In a forest
22. Coal Tit. Periparus ater (song, in the background Great Spotted Woodpecker on a trunk)
23. Coal Tit. Periparus ater (alarm)
24. Coal Tit. Periparus ater (chattering)
25. Common Cuckoo. Cucukus canorus  
26. Great Spotted Woodpecker. Dendrocopos major (drumming)
27. Mistle Thrush. Turdus viscivorus (with Blue Tit and Cuckoo)
28. Blue Tit. Cyanistes caeruleus (with Cuckoo, dove and Crow)
29. Winter Wren. Troglodytes troglodytes (untypical song + Blue Tit’s and Great Tit’s songs with Mistle Thrush in the distance)
30. Great Tit. Parus major (with Firecrest) 
31. Firecrest. Regulus ignicapillus (Blackbird and ­Chaffinch in the background) 
Next to the sea
32. Dartford Warbler. Sylvia undata    

CD Forêts et montagnes CORSES © Frémeaux & Associés / Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle, Pithys, Collection Allain Bougrain Dubourg ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – fax : +33 (0)1 43.65.24.22 info@fremeaux.com

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