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MARY LOU WILLIAMS
THE FIRST LADY IN JAZZ

1927-1957












MARY LOU WILLIAMS
THE FIRST LADY IN JAZZ

1927-1957

« Mary Lou Williams est toujours dans l’air du temps. Son écriture et ses prestations ont toujours été un peu en avance pour son époque, et cela pendant toute sa carrière. Sa musique garde et maintient une qualité intemporelle. Elle est comme l’âme de l’Ame. »

Cet élégant portrait tracé par Duke Ellington (1) résume avec une grande justesse ce qui fait la singularité de cette grande musicienne de jazz qu’a été (et reste) Mary Lou Williams. Femme et Noire elle a, non sans mal, réussi à imposer ses dons et qualités dans un environnement social et musical difficile et, souvent, hostile. Inscrivant son parcours de musicienne intègre à la pointe des temps forts de l’histoire du jazz.

Little piano girl
Née Mary Elfrieda Scruggs à Atlanta, Georgie, le 8 mai 1910, elle prendra un temps le nom de son beau-père et se fait connaître sous le nom de Mary Lou Burley. Elle grandit à Pittsburgh et y apprend seule, d’oreille, le piano. Son talent musical se développe rapidement et lui permet de contribuer aux revenus familiaux en se produisant dans les manifestations de sa communauté où on la sur-nomme « Little piano girl ». Très tôt elle rencontre Earl Hines, Jelly Roll Morton, Fats Waller et Art Tatum, ses principaux modèles dont elle peut reproduire les figures musicales les plus complexes. À quinze ans, avec l’autorisation parentale, elle remplace le pianiste, brusquement disparu, au sein de la troupe de vaudeville de Buzzin Harris & his Hits & Bits pour sa tournée d’été dans le circuit T.O.B.A. (2). Elle y rencontre et épouse le saxo-phoniste et chef d’orchestre John Williams. Elle a seize ans et ils s’installent à Memphis où John Williams forme son propre orchestre, Williams’ Syncopators, qui se produit dans les salles de spectacles locales et y accompagne le couple de danseurs Seymour et Jeanette James. En janvier 1927, l’orchestre enregistre à Chicago plusieurs faces pour les labels Paramount et Gennett sous le nom de Jeanette’s Synco Jazzers puis, en février, de John Williams’ Synco Jazzers (CD1, 1).

Mary Lou prend la tête de l’orchestre lorsque son mari rejoint, à Oklahoma City, celui du trompettiste Terence Holder, bientôt dirigé par Andy Kirk. Elle part alors retrouver John Williams, mais il n’y a pas de place pour elle dans le groupe et elle se fait un peu d’argent en conduisant un corbillard (elle conduit depuis l’âge de douze ans) et en se livrant à de petits travaux de couture et de manucure pour les musiciens. Lorsque l’orchestre s’installe à Kansas City, la ville est sous la coupe corrompue de Tom Pendergast mais elle est aussi le foyer du jazz. Andy Kirk prend la mesure du don de compositrice, au piano, de Mary Lou. Il lui conseille d’apprendre à arranger ses morceaux, lui explique le fonction-nement des accords et voicings, et leur écriture sur le papier. La leçon est bien comprise et, assez vite, ses partitions se retrouvent sur les pupitres des Clouds of Joy d’Andy Kirk. Lorsque, en 1929, le label Brunswick décide d’enregistrer l’orchestre, trois des huit faces gravées sont des compositions et arrangements de Mary Lou et elle est la pianiste de toutes. Producteur de la séance, Jack Kapp est tellement impressionné par le jeu de la pianiste que, l’année suivante, le 24 avril 1930 à Chicago, il lui fait enregistrer ses deux premiers solos de piano, Night Life et Drag’Em (CD2,1-2). Ils témoignent quelle talentueuse pianiste stride elle est devenue, à vingt ans, en travaillant dans un environnement dominé par les hommes.

The Lady who swings the band
Malgré ces succès et ce début de reconnaissance ce n’est qu’au mois de mars 1931 que Mary Lou devient la pianiste régulière de l’orchestre d’Andy Kirk. Les premières faces Brunswick se vendent bien et Kirk se produit, consécration, à New York au Savoy Ballroom. Pour une séance Victor il accom-pagne Blanche Calloway et son manager veut en faire l’orchestre régulier de la chanteuse. Kirk refuse et regagne Kansas City. En 1936 à l’occasion d’une tournée, les Twelve Clouds of Joy rencontrent à nouveau Jack Kapp, producteur et actionnaire d’une nouvelle compagnie, Decca. Un contrat est signé et l’orchestre n’enregistrera plus sur aucun autre label. À cette époque Mary Lou signe 80 % des arrangements, est responsable du répertoire et, avec le saxophoniste Dick Wilson, la principale soliste. C’est elle qui façonne le son de l’orchestre et lui donne son identité musicale. Sur les 109 faces auxquelles elle participe avec le groupe, nombre comptent parmi les plus purs chefs-d’œuvre de la swing era (CD1, 2 à 11). Et son activité ne se réduit pas à sa participation à l’orchestre de Kirk. Figure importante de la scène jazz de Kansas City, elle est constamment sollicitée pour les interminables et légendaires jam-sessions qui enfièvrent les nuits de la ville (dont celle, restée fameuse, qui vit Coleman Hawkins terrassé par les ténors locaux : Lester Young, Ben Webster, Hershell Evans et quelques autres). C’est à cette époque aussi qu’elle rencontre Thelonious Monk pour la première fois (il était en tournée avec un show évangélique). C’est le début d’une longue amitié et d’une écoute attentive du travail de Mary Lou par le pianiste. Le critique Ira Gitler notera que l’on reconnaît les huit dernières mesures de Walkin’ and Swingin’ dans le Rhythm-a-Ning de Monk.

Impressionnés par la pianiste, les producteurs de Decca l’enregistrent à plusieurs reprises en trio (CD2, 1 à 3, 7) et quartet (CD2, 6) pour une face où elle ajoute le celesta à son arrangement. Le 26 janvier 1940 c’est pour le label Varsity et en com-pagnie de quelques musiciens d’Andy Kirk qu’elle grave deux de ses plus célèbres compositions (CD1, 12, 13). En novembre, à nouveau pour Decca, elle s’approprie avec talent deux compositions de Bennie Moten (CD2, 14, 15).

À son crédit il faut porter aussi ses arrangements pour Benny Goodman (Roll Em et Camel Hop), Jimmie Lunceford (What’s Your Story Morning Glory, composition qu’elle reconnaîtra dans le Black Coffee popularisé par Peggy Lee et quelques autres chanteuses), Louis Armstrong, Earl Hines et Tommy Dorsey. Depuis 1931 elle écrit cinq à six arran-gements par semaine, parfois en voiture ou dans le bus qui emmène les Clouds of Joy d’une ville à l’autre, réalisant son rêve : « J’étais fascinée par une pianiste qui travaillait là. Elle était assise au piano, les jambes croisées, une cigarette aux lèvres, écrivant la musique de la main droite, tout en accompagnant la revue de la main gauche ! Très impressionnée, je me suis dit : « Mary, il faudra que tu fasses ça un de ces jours. » (Et je l’ai fait au cours de mes tournées avec l’orchestre de Andy Kirk, dans les années trente). Cette femme se trouvait être Lovie Austin... » (3).

Si Andy Kirk reconnaît sa dette envers Mary Lou, cela ne l’empêche pas toujours de la déposséder d’une bonne partie de ses droits d’auteur et, surtout, de privilégier souvent les succès plus populaires de ses chanteurs Pha Terrell et June Richmond. Ce qui occasionne quelques tensions et un peu d’amertume chez la pianiste. En février 1942 elle divorce, au mois de mai elle quitte Andy Kirk, et en décembre, elle épouse un autre membre de l’orchestre, le trompettiste Harold « Shorty » Baker.

L’amie des boppers
Après sa rupture avec Kirk elle rentre à Pittsburgh où elle forme un septet comprenant Harold Baker et un jeune batteur de la ville, Art Blakey. Malheu-reusement on est en plein “Petrillo ban“ et le groupe n’est pas enregistré. En 1943, Duke Ellington invite Baker à le rejoindre, Mary Lou le suit comme staff arranger. Entre les années 40 et 60 elle écrira une quarantaine d’arrangements pour Ellington, dont le fameux Trumpet No End, à partir du Blue Skies d’Irving Berlin. Au cours de l’hiver 1943 elle adhère à l’ASCAP, société de défense des droits d’auteur des compositeurs. Elle est la première femme noire à en faire partie.

Lassée des déplacements avec l’orchestre d’Elling-ton, elle se sépare d’Harold Baker (mais ils ne divorceront jamais) et s’installe dans son appar-tement à New York, au 63 Hamilton Terrace. Elle y reçoit les jeunes musiciens (séances de travail, débats théoriques, conseils) qui vont créer le be bop : Thelonious Monk, Bud Powell, Dizzy Gillespie (qui, en 1949, enregistrera son In The Land Of Oo-Bla-Dee et, avec sa femme Lorraine, deviendront ses plus proches amis), Charlie Parker, Tadd Dameron, Kenny Dorham, Miles Davis, Sarah Vaughan et même Benny Goodman et Billy Strayhorn.

Sur les conseils de John Hammond, elle accepte l’engagement que lui propose Barney Josephson, homme de gauche et propriétaire des Café Society (Uptown et Downtown), clubs intégrés de Green-wich Village. Elle y débute en juin 1943 et y joue en alternance avec la pianiste Hazel Scott dont elle est l’idole. En 1944 l’un de ses meilleurs fan, Moses Asch, propriétaire des labels Asch, Disc puis Folkways, lui donne carte blanche pour enregistrer ce qu’elle veut, quand elle veut, avec qui elle veut. Ce qu’elle va faire jusqu’en 1947, expérimentant diffé-rentes formules instrumentales, le plus souvent en petites formations (CD2, 8, 12 à 21). Le 7 mars 1944 elle enregistre en trio onze plages pour les radios dont les transcriptions ne seront publiées qu’en 1988 sur le label Solo Art (CD2, 9 à 11). En 1945, Barney Josephson lui permet de réaliser sa propre émission hebdomadaire de radio, « Mary Lou William’s Piano Workshop ». C’est pour elle l’occasion de songer à ce qui va devenir l’une de ses grandes œuvres : la Zodiac Suite. Elle en a l’idée après la lecture d’un bouquin d’astrologie et décide de baser sa suite sur le portrait des musiciens qu’elle connaît et aime pour chacun des signes du zodiaque. Profitant de son programme radio, elle choisit de présenter un signe par émission. Elle en compose trois puis, en panne d’inspiration, impro-vise la fin de la série, en direct, au piano. Pour l’enregistrement elle choisit ses accompagnateurs au Café Society, Al Lucas et Jack “The Bear“ Parker qui sont alors membres du petit groupe du pianiste Eddie Heywood. Un seul regret, Asch, petit label avec peu de moyens, réalise des pressages de pauvre qualité. Gemini (CD2, 18) est dédié à Benny Goodman, Harold Baker et Miles Davis, Taurus (CD2, 19) à Duke Ellington, Ellis Larkins et elle même, Virgo (CD2, 20) à Leonard Feather et Aries à Ben Webster et Billie Holiday.

La Zodiac Suite est présentée en concert, à Town Hall, le 30 décembre 1945 par un orchestre de chambre constitué d’une petite section de cordes, d’une trompette, d’un trombone, d’un cor d’har-monie, d’une clarinette, d’un basson, d’une contre-basse, d’une batterie et, bien sûr, d’un piano. L’ensemble est placé sous la direction de Milton Orent qui a aidé Mary Lou pour les orchestrations. S’ajoutent, en solistes, Ben Webster et la soprano Hope Faye. Le concert, enregistré sur des acétates longtemps considérés perdus puis retrouvés dans une collection privée, a fait l’objet d’une publication en CD en 1991 (CD1, 16, 17). Le 6 juin 1946, trois mouvements sont joués à Carnegie Hall par un orchestre de 70 musiciens, le Carnegie Pop Orches-tra conduit par Herman Newman. Milt Orent tra-vaille à nouveau les orchestrations avec Mary Lou. Laquelle a beaucoup appris sur l’harmonie moderne au cours de cette expérience. Ils collaboreront à nouveau en 1947 pour une date en big band sur Asch, avec deux scores intéressants et proches du bop (et que Benny Goodman enregistrera à son tour) : Lonely Moments (CD1, 18) et Whistler’s Blue. Enfin, en 1957, Dizzy Gillespie invite Mary Lou à Newport pour jouer trois mouvements de la Zodiac Suite, sur des arrangements de la trom-boniste Melba Liston (CD1, 21, 22).

Autre aventure, au début de 1946, lorsque le critique de jazz Leonard Feather a l’idée de produire un orchestre de filles. L’idée n’enthousiasme que moyennement Mary Lou qui n’aime pas se voir imposer ses partenaires. Pour elle il s’agit d’un « gimmick » mais elle accepte. Quatre titres sont enregistrés (CD2, 23, 24) et, outre Mary Lou, s’y illustrent Mary Osborne (guitariste influencée par Charlie Christian) et l’excellente Marjorie Hyams au vibraphone. À noter que Feather a triché, puisque sous le pseudonyme de Bea Taylor se cache un homme, le contrebassiste Billy Taylor. L’expérience, sans tricherie cette fois, sera reconduite par Feather en quintet (CD3, 1, 2) puis en trio (CD3, 3) pour le label Victor. Toutes ces plages témoignent de la proximité de Mary Lou avec le be bop. Elle fréquente assidûment le Minton’s Playhouse et le Clark Mon-roe’s Uptown House et ses collègues musiciens la respectent professionnellement comme leur égale. La seule divergence de Mary Lou avec les boppers porte sur l’abus d’alcool, l’usage de l’héroïne et les désastres qu’elle entraîne chez les musiciens. C’est à cette époque qu’elle entame sa croisade pour aider les musiciens addicts, Billie Holiday notamment.

L’été 1948, on la trouve aux côtés de Benny Good-man qui, en sextet (avec Wardell Gray, Red Rodney, Billy Bauer) veut moderniser son répertoire. Mais l’expérience, mal vécue par le public du clarinettiste, tourne court. C’est une période difficile pour Mary Lou, à cause du constant décalage entre ce qu’elle souhaite jouer et ce que tentent de lui imposer producteurs de labels ou de concerts. À savoir le vieux style, le blues et le boogie-woogie. Ainsi, au printemps 1949, le label King produit une séance pour laquelle elle s’entoure de boppers (CD1, 19, 20). Déception des responsables qui souhaitaient un répertoire plus conventionnel, succès auprès des critiques qui louent son ouverture d’esprit. Fin 1949, un engagement au Village Vanguard la relance.

En mars 1951 elle enregistre son premier LP pour Atlantic et y co-signe deux compositions avec l’un de ses protégés, le jeune pianiste Herbie Nichols (CD3, 4, 5). Peu de temps après, Nicole Barclay lui présente Rudi Blesch, propriétaire du label Circle, qui accepte de l’enregistrer. Malheureusement ces faces souffrent d’une mauvaise distribution et pâtissent du fait qu’elles ont été réalisées pendant la période du passage du 78 tours au microsillon. Néanmoins on y décèle son intérêt pour le jazz le plus avancé. En témoigne Bobo (CD3, 7) un thème qu’elle avait écrit pour six mains et répété chez elle avec Bud Powell et Thelonious Monk et dont, de son propre aveu, elle donne ici une version simplifiée.

Début 1952 elle est engagée au Downbeat Club à la tête d’un trio de rêve avec Oscar Pettiford et Kenny Clarke. Kenny Dorham, Bill Harris, Kai Winding, Zoot Sims et Charlie Parker (qui veut l’engager avec lui au Birdland) passent jouer.

En novembre 1952 elle embarque sur le Queen Elizabeth, direction Londres, pour une série de concerts prévus sur deux semaines. L’adaptation est rendue difficile à cause de démêlés avec le syndicat des musiciens, mais quelques soutiens locaux l’encouragent à rester. C’est donc en compagnie d’une rythmique anglaise que, le 23 janvier 1953, elle grave huit faces pour le label Vogue (CD3, 9 à 12). Au mois de juin elle joue à Paris et en Hollande, en novembre elle s’installe à Paris. Elle est engagée au club Chez Mary Lou (l’ancien Perdido Club, au 49, rue de Ponthieu) et au Ringside (27, rue d’Ar-tois). À Paris elle retrouve Don Byas et des douzaines d’expatriés américains. Pour Vogue, elle enregistre avec le saxophoniste, leur complicité est évidente (CD3, 13 à 17). D’autres séances suivent en 1954, pour les labels Blue Star (CD3, 18), Vogue (CD3, 19) et le Club Français du Disque (CD3, 20). Lors du troisième Salon du Jazz, Mary Lou se produit à la Salle Pleyel, au même programme que son vieil ami Thelonious Monk. C’est à cette occasion qu’elle le présente à la baronne Nica de Koenigswarter.

Cependant elle n’a que peu d’opportunité de jouer, rencontre des difficultés financières et n’a pas le moral. Fin 1954, elle connaît une expérience mys-tique dans une petite église catholique parisienne et, le 15 décembre, elle embarque pour New York.

L’appel de la foi

C’est très déprimée qu’elle arrive à New York, elle n’a plus l’envie de jouer : « Je voulais seulement la paix de l’esprit et j’étais décidée à abandonner la musique, la vie nocturne et tout ce qui était péché aux yeux de Dieu. » écrit-elle dans son journal intime (4). En mars 1955 elle réalise une séance en trio pour le label Jazztone, avec Wendell Marshall et Osie Johnson (CD3, 21-22) et participe a une action, avec Dizzy Gillespie et Hazel Scott, en soutien aux enfants de Charlie Parker décédé le 12.

Elle rejoint l’Abyssinian Church et prêche dans les rues de Harlem avec le tap dancer Baby Laurence. Mais c’est au sein de l’église catholique romaine et, à Harlem, de l’église Notre Dame de Lourdes qu’elle trouve sa maison spirituelle. Elle se consacre à la prière, aux œuvres de bienfaisance et, ne jouant plus, rencontre de graves ennuis financiers. Elle survit grâce à l’aide de ses amis, Nica de Koenig-swarter, Nicole Barclay et les époux Gillespie. À la baronne qui lui soumet sa question des trois vœux, elle répond : « 1) Aimer Dieu ; 2) Agir selon sa volonté ; 3) Qu’il sauve des âmes à travers moi. » (5). Le 9 mai 1957, en même temps que Dizzy et Lorraine Gillespie, elle se fait baptiser.

Progressivement, sous leur amicale insistance, Mary Lou accepte l’idée de reprendre ses activités musi-cales. Au mois de juillet, à l’invitation du trom-pettiste, elle joue à Newport trois extraits de la Zodiac Suite arrangés par Melba Liston. Avec celle-ci elle enregistre un album, resté inédit, pour le label Roulette et, dans la foulée, elle enchaîne une série de concerts en club. Le plaisir de jouer revenant, en février 1958, elle se produit au Blue Note de Chicago et au Village Vanguard de New York. Parallèlement, elle travaille à la création de sa fondation Bel Canto pour aider les musiciens en difficulté, l’alcool et la drogue faisant des ravages. Lorsque Art Kane réalise sa célèbre photo, A Great Day in Harlem, réunissant 57 musiciens regroupés sur un escalier de Harlem, seules trois femmes y apparaissent, la chanteuse Maxine Sullivan et les pianistes Marian McPartland et Mary Lou Williams. Sa vie se partage désormais entre sa foi et sa mu-sique. Et les deux vont de plus en plus étroitement se mêler dans sa musique sacrée. Au printemps 1962 elle crée sa propre maison d’édition (Cecilia Music) et son label (Mary Records) pour y enre-gistrer St. Martin de Porres, composition dédiée à un saint du 17e siècle, premier Noir à être canonisé (6). L’album est un succès pour les critiques, mais les ventes sont décevantes.

En 1964 Mary Lou accepte un engagement de dix-huit mois à l’Hickory House de New York. C’est là qu’elle fait la connaissance du Père Peter Francis O’Brien qui va devenir son plus proche ami et confident, plus tard (1971) son manager et, après son décès, son exécuteur testamentaire et le gardien sourcilleux de son œuvre.

Avec le soutien de l’église catholique, première afro-américaine à le faire, elle organise le Pittsburgh Jazz Festival, à des fins charitables et, le 20 juin 1965, elle y partage la scène avec Willie “The Lion“ Smith, Earl Hines, Duke Ellington, Charles Bell et Billy Taylor pour un superbe hommage au piano jazz (7).

De la fin des années 60 au début des années 70, elle compose trois messes jouées dans diverses églises et cathédrales, à Pittsburgh, à New York et même à Rome où elle rencontre le pape Paul VI. L’une d’entre-elles est chorégraphiée par le danseur Alvin Ailey qui la met au répertoire de sa compagnie. Réinvestissant la scène du jazz, elle produit plusieurs séances d’enregistrements (étalées entre 1969 et 1975) qui vont constituer la matière de deux nou-veaux albums sur son label, « Mary Lou’s Mass » et le magnifique « Zoning » (8) dans lequel elle pour-suit sa recherche, expérimente, flirte avec la free music tout en conservant un lien profond avec le blues. Les années 70 marquent son grand retour et le public réclame la musicienne. En 1971 elle est engagée au restaurant de Barney Josephson, le Cookery, où elle se produira régulièrement jusqu’en 1978. En janvier, Sherman Fairchild et Hank O’Neal, producteurs du label Chiaroscuro et de la collection « Jazz Piano Masters Séries » interrogent John Ham-mond sur les pianistes qu’ils devraient enregistrer. Celui-ci, sans hésiter, répond : « Mary Lou Wil-liams ». L’enregistrement est réalisé en mai et juin 1971 et sort sous le titre “From The Heart“ (9). L’album est très bien accueilli et, en duo avec le contrebassiste Brian Torf, Chiaroscuro récidive et enregistre Mary Lou « Live At The Cookery » (10). Le 8 juillet 1975 elle réalise une séance en trio pour le label danois SteepleChase (11) et interprète quel-ques compositions signées de jazzmen modernes (Bobby Timmons, Miles Davis, John Stubblefield, Buster Williams).

Elle continue d’aider et de prodiguer ses conseils à quelques jeunes pianistes (Cedar Walton, Horace Parlan, Andrew Hill et Hilton Ruiz). Puis, en 1976, elle fait ses débuts officiels d’enseignante à la Duke University de Durham, en Caroline du Nord. Elle y est artiste en résidence, donne deux cours (Histoire du Jazz, Improvisation dans le Jazz) et dirige le Duke Jazz Ensemble. C’est la première fois de sa longue carrière qu’elle bénéficie d’un salaire régulier, elle a 75 ans, et qu’elle peut s’acheter une maison.

Le 17 avril 1977, à Carnegie Hall, elle joue en duo avec Cecil Taylor (12). Le 8 mai, elle est à l’affiche du Keystone Korner de San Francisco (13). À la fin de l’année elle persuade Norman Granz de lui laisser enregistrer un album de blues (14). Chez elle, sur son propre magnétophone et sur son piano Baldwin elle raconte sa vision de l’histoire du jazz (15). Avec David Stone Martin (ex-amant, devenu son ami) elle figure cette histoire par un arbre dont les racines plongent dans la souffrance et qui se développe via spirituals, blues, ragtime, swing et bop. En mars 1978 elle triomphe à la première édition du « Women’s Jazz Festival » de Kansas City. Le 8 octobre 1878, elle est la première invitée de Marian McPartland (dont j’apprends la mort, le 20 août 2013, au moment où j’écris ces lignes) dans son émission de radio « Piano Jazz » (16). L’été qui suit la voit sillonner les festivals européens : Nice, La Haye, Londres et Montreux (17).

En février 1979 elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer mais continue ses concerts, donne sa messe à la cathédrale St. Patrick de New York. En novembre elle joue au Rick’s Café American de Chicago, le concert est enregistré (18).

En 1980 elle donne encore quelques concerts, jusqu’à la fin de l’été. En octobre elle est hospi-talisée. À la fin janvier 1981, elle donne ses derniers cours et continue de travailler à la composition d’une œuvre ambitieuse intitulée Wind Symphony.

Mary Lou Williams décède le 28 mai 1981.

Ainsi s’achève le parcours exemplaire d’une musi-cienne qui a su crânement trouver sa place dans un monde du jazz assez résolument machiste. Y sacrifiant sa vie de femme afro-américaine au fil d’un cheminement jalonné de sacrifices, d’expo-sition permanente au racisme et aux sévices physi-ques (nombre de ses amants musiciens, d’une grande délicatesse dans leur jeu, se sont révélés de fortes brutes dans leurs rapports intimes), de précarité financière et de brimades diverses. Soit le prix à payer pour un minimum de reconnaissance de son statut de musicienne obstinée et sûre de la justesse de son art pianistique. Une pianiste et compositrice dont il convient, mieux vaut tard que jamais, de réévaluer l’oeuvre et son importance dans la, malheureusement toujours actuelle, pro-blématique de la place des femmes instrumentistes dans le jazz.

À Mary Lou nous laisserons le dernier mot : « Cette musique vient de l’esprit, traverse le cœur et sort par le bout des doigts. Dès que les mains d’un(e) soliste touchent son instrument, les idées commen-cent à couler de l’esprit. Si le cœur ne remplit pas son devoir, la musique n’aura que peu de feeling, voire aucun feeling du tout. Les doigts (la technique) sont au service de l’esprit et du cœur. Il faut que tous les trois soient présents, surtout le cœur, parce que le jazz est avant toute chose une musique expressive qu’on joue avec une émotion qui vient directement de l’âme. » (19).
Jean-Paul Ricard
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014


Notes
(1) Ellington, Edward Kennedy dit Duke, 1973 – Music is my Mistress. New York, Doubleday.

(2) T.O.B.A. (Theater Owners’ Bookins Association), circuit regrou-pant les producteurs de spectacles dans les théâtres pour le public noir. Les conditions plus que sommaires accordées aux artistes leur a fait détourner les initiales en Tough On Black Asses.

(3) Hentoff, Nat & Nat Shapiro, 1956 – Ecoutez-moi ça ! L’histoire du jazz racontée par ceux qui l’ont faite. Paris, Editions Corrêa.

(4) Cité par Dahl, Linda, 1999 – Morning glory : a biography of Mary Lou Williams. New York, Ramdom House.

(5) Koenigswarter, Pannonica de, 2006 – Les Musiciens de jazz et leurs trois vœux. Paris, Editions Buchet-Chastel.

(6) « Mary Lou Williams Presents St. Martin de Porres » (Mary M101). Disponible en CD « Mary Lou Williams Presents Black Christ of the Andes » (Folkways SFW CD 40816).

(7) Enregistrement publié en vinyle par RCA Victor (« The Jazz Piano ») et en CD, avec des inédits, sur Mosaic (MCD-1012).

(8) Disponibles en CD : « Mary Lou’s Mass » (Folkways SFW CD 40815), « Zoning » (Folkways SF CD 40811).

(9) L’édition CD (1998), publiée sous le titre « Nite Life » (Chia-ros-curo CRCD103) y ajoute un nombre important d’inédits.

(10) L’édition CD (1990), même titre, comporte des inédits (Chiaroscuro CRCD146).

(11) « Free Spirits », LP et CD (SteepleChase 31043).

(12) Rencontre enregistrée et publiée en vinyle puis en CD sur le label Pablo de Norman Granz, sous le titre « Embraced » (Pablo Live).

(13) À ce CD (2002) « Live at the Keystone Korner » (HighNote HCD 7097) est venu s’ajouter (2008) « A Grand Night For Swinging » (HighNote HCD 7180) enregistré en public à Buffalo en 1976, avec Ronnie Boykins et Roy Haynes.

(14) « My Mama Pinned a Rose on Me », LP et CD (Pablo).

(15) « The History of Jazz », LP et CD (Folkways).

(16) Conversation et musique ont fait l’objet d’une publication en CD en 1995 : « Marian McPartland’s Piano Jazz with guest Mary Lou Williams » (The Jazz Alliance TJA-12019).

(17) Concert de Montreux, publié en LP, CD et DVD, « Solo Recital » (Pablo).

(18) Une première publication CD en 1998 sera suivie d’une seconde en 2011, très largement augmentée, « At Rick’s Cafe American » (Storyville 103 8420).

(19) Mary Lou Williams, liner notes de l’album « Embraced ».


Bibliographie
Dahl Linda, 1999 – Morning glory : a biography of Mary Lou Wil-liams.New York, Ramdom House.
Delmas Jean, 1978 – « La grande dame du piano : Mary Lou Wil-liams », Jazz Hot n° 351/352 (été 1978).
Kernodle Tammy L., 2004 – Soul on Soul, The life and music of Mary Lou Williams. Boston, Northeastern University Press.
Note complémentaire :
Il serait erroné de limiter la portée de l’œuvre de Mary Lou Williams à celle d’une grande figure du passé. En effet, nombre de musiciens d’aujourd’hui, sensibles à sa modernité, ont souhaité inscrire une partie de leur travail dans son stimulant sillage. On peut citer :
- Marian McPartland, plays the music of Mary Lou Williams (Concord CCD-4605), 1994.
- Dave Douglas, Soul on Soul (RCA Victor 63603 2), 2000.
- John Hicks, Impressions of Mary Lou (HighNote HCD 7046), 2000.
- The Dutch Jazz Orchestra, The lady who swings the band (Challenge CR 73251), 2005.
Geri Allen (qui a joué le rôle de Mary Lou Williams dans « Kansas City », film de Robert Altman, 1996) a interprété par deux fois sa musique :
* The Mary Lou Williams Collective, Zodiac Suite ; Revisited (Mary Records M104), 2006.
* Trio 3 + Geri Allen, Celebrating Mary Lou Williams, Live at Birdland New York (Intackt CD 187), 2011.
- Virginia Mayhew, Mary Lou Williams, The next 100 years (Renma Recordings 6402CD), 2011.
- Sylvia Versini, With Mary Lou in my heart (Ajmiseries AJM20), 2011.

Photos & collections: Jean-Paul Ricard, Jean Buzelin, X (D.R.)




MARY LOU WILLIAMS
THE FIRST LADY IN JAZZ
1927-1957

“Mary Lou Williams is perpetually contemporary. Her writing and performing have always been just a little ahead throughout her career. Her music retains - and maintains - a standard of quality that is timeless. She is like soul on soul.”

This graceful description by Duke Ellington (1) perfectly encapsulates what made the great jazz lady Mary Lou Williams so special. In spite of being both a woman and black, and against all the odds, she managed to impose herself in an often hostile cultural and social environment. She carved out a place as an important figure in the history of jazz.

Little piano girl
Born Mary Elfrieda Scruggs in Atlanta, Georgia, on 8 May 1910, she later took her step-father’s name and became known as Mary Lou Burley. She grew up in Pittsburgh and learnt piano by ear. Her rapidly developing musical talent enabled her to contribute to family funds by appearing at local shows where she earned the nickname of “Little piano girl”. Very early on she met Earl Hines, Jelly Roll Morton, Fats Waller and Art Tatum adopting them as her chief models, copying even their most complicated musical patterns. At the age of fifteen, with her parents’ permission, she replaced the pianist in the vaudeville group Buzzin Harris & his Hits & Bits for their summer tour on the T.O.B.A. circuit (2). Here she met and married saxophonist and bandleader John Williams. When she was sixteen they settled in Memphis where Williams formed his own band Williams’ Syncopators, appearing in all the local dance halls, accompanying the dancing duo Seymour and Jeanette James. In Chicago in January 1927, the group recorded several sides for Paramount and Gennet under the name of Jeanette’s Synco Jazzers, then in February as John Williams’ Synco Jazzers (CD 1, 1).

Mary Lou took over as bandleader when her husband joined the band of trumpeter Terence Holder in Oklahoma City, later led by Andy Kirk. Then she left to rejoin John Williams but there was no place for her in the group so she took a job driving a funeral hearse (she’d been driving since she was twelve) and also did a few small sewing and manicure jobs for the musicians. When the band installed themselves in Kansas City, the town was being run by the corrupt Tom Pendergast but it was also the cradle of jazz. Andy Kirk quickly recognised the composing and piano gifts of Mary Lou and advised her to learn how to arrange a piece. He taught her about chords and voicings and how to write them down. She was a quick learner and her scores soon appeared in the repertoire of Andy Kirk’s The Clouds of Joy. When, in 1929, Brunswick recorded the group, three of the eight sides cut were compositions and arrangements by Mary Lou and she plays piano on all of them. Session producer Jack Kapp was so impressed by the pianist that the following year on 24 April in Chicago, he recorded her first two piano solos, Night Life and Drag ‘Em (CD 2, 1-2). They reveal to what extent, at the age of twenty, she had become a talented stride pianist in an environment dominated by men.

The Lady who swings the band
In spite of this success and the beginnings of recognition it was only in March 1931 that Mary Lou became Andy Kirk’s regular pianist. The first Brunswick sides sold well and, as a result, the Kirk band appeared at the Savoy Ballroom in New York. They provided the backing for Blanche Calloway on a Victor session and her manager wanted to make them her regular band but Kirk refused and went back to Kansas City. On tour in 1936 the Twelve Clouds of Joy met up with Jack Kapp again, now pro-ducer and share-holder in the new Decca label. Mary Lou was now respon-sible for 80% of the arrangements and the repertoire and, with saxophonist Dick Wilson, the principal soloist. She shaped the orchestra’s sound and gave it its musical identity. Several of the 109 sides she cut with the band are among the greatest masterpieces of the swing era (CD1, 2-11). At the same time she was an important figure on the Kansas City jazz scene, constantly called on to participate in the lengthy and legendary jam sessions that enlivened the city’s night life (including the famous one when Coleman Hawkins was out blown by the local tenor saxes: Lester Young, Ben Webster, Hershell Evans and others). This was when she met Thelonious Monk, on tour with an Evangelical group, for the first time – the start of a long friendship. Critic Ira Gitler notes the echoes of the final eight bars of Wallkin’ and Swingin’ on Monk’s Rhythm-a-ning.

Impressed by the pianist, Decca recorded her several times, in trio (CD2, 1 to 3, 7), and a quartet (CD2, 6) a track on which her arrangement features a celesta. It was on 26 January 1940 that, accompanied by some of Andy Kirk’s musicians, she recorded two of her most famous compo-sitions for Varsity (CD1, 12-13). Back with Decca in November she adapted two of Benny Moten’s compositions (CD2, 14-15).

She also did arrangements for Benny Goodman (Roll ‘Em and Camel Hop), Jimmie Lunceford (What’s Your Story Morning Glory, later reprised and popularised as Black Coffee by Peggy Lee and other female singers), Louis Armstrong, Earl Hines and Tommy Dorsey. From 1931 onwards she was writing five or six arrangements a week, sometimes on the bus that took the Clouds of Joy from one town to another, thus realising her dream. She remem-bers one Saturday night when she went to a theatre where Negro shows were booked and she was fascinated by the lady pianist: “She sat cross-legged at the piano, a cigarette in her mouth, writing music with her right hand while accompanying the show with her swinging left! I told myself “Mary you’ll do that one day”. (And I did, travelling with Andy Kirk’s band in the thirties with one-nighters). The woman turned out to be Lovie Austin.” (3)
Although recognised his debt to Mary Lou, this did not prevent Andy Kirk from doing her out of a large part of her copyright dues and, in particular, giving greater importance to the more popular singers Pha Terrell and June Richmond. This gave rise to certain tensions and some bitterness on the part of Mary Lou. In February 1942, she got divorced, in May left Andy Kirk and in December married another member of the orchestra, trumpeter Harold “Shorty” Baker.

The boppers’ friend

After the break up with Kirk Mary Lou went back to Pittsburgh where she formed a septet including Harold Baker and a young local drummer, Art Blakey. Unfortunately, this was during the Petrillo recording ban and the group was never recorded. In 1943, Ellington invited Baker to join him and Mary Lou went along as staff arranger. Between the 40s and the 60s she wrote around forty arrangements for Ellington, including the famous Trumpet No End from Irving Berlin’s Blue Skies. In the winter of 1943 she became a member of the ASCAP a group defending composers’ copyrights, the first ever black woman to enrol.

Tired of forever being on the road with Ellington’s band, she and Harold Baker separated (although they never divorced) and settled in her own New York apartment at 63, Hamilton Terrace. Here she welcomed young musicians (workshops, discussions on theory, advice) who would go on to create bop: Thelonious Monk, Bud Powell, Dizzy Gillespie (who, in 1949, recorded In The Land Of Bloo-Bla-Dee and, with his wife Lorraine, became her close friends), Charlie Parker, Tadd Dameron, Kenny Dorham, Miles Davis, Sarah Vaughan and even Benny Goodman and Billy Strayhorn.

Following the advice of John Hammond she accepted an engagement offered by Barney Josephson, owner of the Café Society (uptown and downtown), two integrated clubs in Greenwich Village. She opened there in June 1943, alternating with Hazel Scott whose idol she was. In 1944 one of her biggest fans, Moses Asch, owner of the Asch, Disc and then Folkways labels, gave her carte blanche to record what she wanted, when she wanted, with whom she wanted. She did this until 1947, experimenting with different instru-mentals, often small formations (CD2, 8, 12 to 21). On 7 March 1944, with a trio, she recorded eleven radio tracks which were only issued in 1988 on Solo Art (CD2, 9 to 11). In 1945 Barney Josephson allowed her to make her own weekly radio show “Mary Lou Williams’ Piano Workshop”. This gave her the chance to promote what would become one of her great works The Zodiac Suite. She got the idea after reading a book on astrology and based the suite on portraits of musicians she knew and loved, according to their astrological sign, presenting a sign on each broadcast. She composed three and, then, running out of ideas, improvised the end of the series live on piano. For the recording she chose her Café Society backing of Al Lucas and Jack “The Bear” Parker who, at the time, were part of pianist Eddie Heywood’s small group. Unfortunately, the quality of the recording by the small Asch label with limited means, is not very good. Gemini (CD2, 18) is dedicated to Benny Goodman, Harold Baker and Miles Davis, Taurus (CD 2, 19) is dedicated to Duke Ellington, Ellis Larkin and herself, Virgo (CD2, 20) to Leonard Feather and Aries to Ben Webster and Billie Holiday.

The Zodiac Suite was performed in concert at the City Hall on 30 December 1945 by a chamber orchestra comprising a small string section, a trumpet, trombone, a French horn, a clarinet, a bassoon, double bass and, of course, a piano, directed by Milton Orent who had helped Mary Lou with the orchestrations. Ben Webster and soprano Hope Faye were the soloists. Acetate recordings of the concert were for a long time presumed lost then found in a private collection and re-issued on CD in 1991 (CD 1, 16, 17). On 6 June 1946, three movements were played at Carnegie Hall by an orchestra of 70 musicians, the Carnegie Pop Orchestra, conducted by Herman Newman. Milt Orent again worked on the orchestration with Mary Lou, both of them learning a lot about modern harmony while doing it. They collaborated again in 1947 on a big band date for Asch, with two inte-resting scores close to bop (and which Benny Goodman later recorded): Lonely Moments CD1, 18) and Whistler’s Blues. Finally in 1957 Dizzy Gillespie invited Mary Lou to Newport to play three movements of the Zodiac Suite with arrangements by trombonist Melba Liston (CD1, 21, 22).

Then, early in 1946, a further venture came along when critic Leonard Feather had the idea of producing a female orchestra. Mary Lou was not very keen as she did not like having partners imposed on her and she saw it as a gimmick but she accepted. Four titles were recorded (CD 2, 23, 24) and, in addition to Mary Lou, Mary Osborne stands out (a guitarist influenced by Charlie Christian) and the excellent Marjorie Hymans on vibes. Feather had cheated, however, for under the pseudonym Bea Taylor was the double bass player Billy Taylor. But, without cheating this time, he repeated the experiment with a quintet (CD3, 1, 2) and then a trio (CD3, 3) on the Victor label, all of which illustrate how close Mary Lou was coming to bop. She was a frequent visitor to Minton’s Playhouse and Clark Monroe’s Uptown House where her fellow musicians respected her as an equal. The only difference between Mary Lou and other boppers was their use of alcohol and drugs which so often led to disastrous results. This was when she launched her crusade to help musicians who were addicts, Billie Holiday in particular.

The summer of 1948 saw her alongside Benny Goodman, who wanted to update his repertoire, in a sextet (with Wardell Gray, Red Rodney and Billy Bauer) but the experiment was short lived as it didn’t go down well with audiences. This was a tough time for Mary Lou because of the constant discrepancy between what she wanted to play and what record companies and concert promoters imposed on her i.e. old style blues and boogie woogie. In spring 1949 King issued a session where she was sur-rounded by boppers (CD1, 19, 20). The producers who expected something more conventional were disappointed but it was a hit with critics who applauded her venture into something new. Towards the end of 1949 a gig at Village Vanguard re-launched her career.

In March 1951 she cut he first LP for Atlantic on which she co-wrote two compositions with one of her young protégés, pianist Herbie Nichols (CD3, 4,5). Soon after Nicole Barclay introduced her to Rudi Blesch, owner of the Circle label, who agreed to record her. Unfortunately, these sides flopped commercially because they coincided with the changeover from 78s to LPs. Nevertheless, they still reveal her interest in more modern jazz forms e.g. Bobo (CD3, 7), a theme she had written for six hands and rehearsed at home with Bud Powell and Thelonious Monk but heard here in a simplified version.

Early in 1952 she was hired at the Downbeat Club fronting a trio with Oscar Pettiford and Kenny Clarke. Kenny Dorham, Bill Harris, Kai Winding, Zoot Sims and Charlie Parker (who wanted to hire her to play with him at Birdland) all dropped in to play with her.

In November 1952 she set sail for England on the Queen Elizabeth for a two-week concert stint which turned out to be difficult because of problems with the Musicians Union. However, local supporter encouraged her to stay and on 23 January 1953, backed by an English rhythm group, she cut eight tracks for Vogue (CD3, 9 to 12). In June she played in Paris and Holland and in November she moved to Paris where she was hired at the Mary Lou’s Club (formerly the Perdido at 49, rue de Ponthieu) and the Ringside (27, rue d’Artois). She recorded for Vogue with saxophonist Don Byas, one of the many ex-pats in Paris, and their complicity is evident (CD3, 13 to 17). Other sessions followed in 1954 for Blue Star (CD3, 20). During the third Salon du Jazz Mary Lou appeared at the Salle Pleyel, along with her old friend Thelonious Monk, when she introduced him to Baroness Nica de Koenigswarter.

Nevertheless, she didn’t get many opportunities to play, was short of money and was already feeling down when she had some kind of mystical experience in a small Parisian Catholic church and, on 15 December she set sail for New York

The call to God
At a low ebb when she arrived in New York, she had lost the desire to play “I just wanted peace of mind and I decided to give up music, night life and everything that was a sin in the eyes of God” she wrote in her diary (4). In March 1955 she recorded a session for Jazztone, a trio with Wendell Marshall and Osie Johnson (CD3, 21-22) and appeared with Dizzy Gillespie and Hazel Scott at a concert in aid of the children of Charlie Parker who had died on the 12 March.

She joined the Abyssinian Church and preached in the streets of Harlem with tap dancer Baby Laurence. But she found her true spiritual home in the Catholic church of Notre Dame de Lourdes in Harlem. She devoted herself to prayer and good works but, without work, had big money problems and relied on the help of her friends, Nica de Koenigswater, Nicole Barclay and the Gillespies. When the baroness asked her what she would ask for if she had three wishes she replied: “1) Love God, 2) Act as he would want, 3) That he can save souls through me” (5). On 9 May 1957, together with Dizzy and Lorraine Gillespie, she was christened.

Gradually, persuaded by her friends, Mary Lou accepted the idea of returning to music. In July, she was invited by Gillespie to play three extracts of the Zodiac Suite, arranged by Melba Liston, at Newport. With Liston she recorded an album, never issued, for Roulette and then undertook a series of club concerts. She was enjoying playing again and, in February 1958, she appeared at the Blue Note in Chicago and the Village Vanguard in New York. She also helped to set up Bel Canto to help needy musicians, with problems often caused by drugs and alcohol. When Art Kane took his famous photo A Great Day in Harlem, featuring a group of 57 musicians on a staircase in Harlem, only three women appear, singer Maxine Sullivan and pianists Marian McPar-tland and Mary Lou Williams. She now divided her life between her faith and her music, with the two becoming increasingly mingled in her religious music. In spring 1962 she formed her own music company, Cecilia Music, and her own label, Mary Records to record St. Martin of the Andes, a composition dedicated to a 17th century saint, the first black man to be canonised. Although critics praised the album, sales were disappointing.

In 1964 Mary Lou accepted an engagement at the Hickory House in New York where she met Father Peter Francis O’Brien who became her closest friend and confidant, later in 1971 her manager and, when she died, the executor of her estate and all her work.

Backed by the Catholic Church, she organised the Pittsburgh Jazz Festival in aid of charity, the first Afro-American to do so. On 20 June 1965 she shared the stage with Willie “The Lion” Smith, Earl Hines, Duke Ellington, Charles Bell and Billy Taylor for a superb homage to piano jazz (7).

From the late 60s to the early 70s she composed three masses played in various churches and cathedrals in Pittsburgh, New York and even Rome where she met Pope Paul V1. One was choreographed by dancer Alvin Ailey and became part of his repertoire. Returning to the jazz scene she recorded several sessions, between 1969 and 1975, which later made up two albums on her own label, Mary Lou’s Mass and the magnificent Zoning (8) on which she continued to experiment and flirt with “free music” while still maintaining a link with the blues. By the 1970s she was really back in favour. In 1971 she was hired at Barney Josephson’s restaurant, the Cookery, where she appeared regularly until 1978. In January Sherman Fairchild and Hank O’Neal, producers of the Chiaroscuro label and the Jazz Piano Master Series, asked John Hammond which pianists they should record. Without hesitation he replied “Mary Lou Williams”. The recording, made in May and June 1971, was issued under the title “From the Heart” (9). The album was a great hit and, alongside bass player Brian Torf, Chiaroscuro recorded Mary Lou again “Live at the Cookery” (10). On 8 July 1975 she cut a trio session for the Danish label SteepleChase (11) on which she interpreted several compositions by modern jazzmen (Bobby Timmons, Miles Davis, John Stubblefield and Buster Williams).

She continued to help and advise several young pianists (Cedar Walton, Horace Parlan, Andrew Hill and Hilton Ruiz). Then, in 1976, she became an official lecturer at Duke University in Durham, North Carolina. As artiste in residence, she gave two courses (the History of Jazz and Improvisations in Jazz) and fronted the Duke Jazz Ensemble. This was the first time in her long career, at the age of 75 that she received a regular salary and was able to buy a house.

On 17 April 1977, at Carnegie Hall, she played duo with Cecil Taylor (12) and on 18 May headed the bill at the Keystone Corner in San Francisco (13). Towards the end of the year she persuaded Norman Granz to let her record a blues album. At home, on her own recorder and on her Baldwin piano, she told her version of the story of jazz (15). Together with David Stone Martin (ex-lover and still close friend) she depicted this story as a tree rooted in suffering and which matured via spirituals, blues, ragtime, swing and bebop. In March 1978 she brought the house down at the first “Women’s Jazz Festival” in Kansas City. On 8 October she was the first guest on Marian McPartland’s radio show “Piano Jazz” (16). The following summer saw her appea-ring at all the big European festivals: Nice, The Hague, London and Montreux (17).

Even when, in February 1979, she discovered she had cancer, she continued her concerts and performed her mass in New York’s St. Patrick’s Cathedral. In November she played at Rick’s American Café in Chicago where the show was recorded (18).

Until the end of summer 1980 she gave a few more concerts before going into hospital in October. She gave her final classes in January 1981 and continued with the composition of an ambitious piece entitled Wind Symphony.
Mary Lou Williams died on 28 May 1981.

Thus ended the career of a remarkable female musician who had courageously carved out a place for herself in the predominately masculine world of jazz. As an Afro-American woman her life was one of sacrifice, abuse both racist and physical (her many lovers from the jazz world, although sensitive musicians, were much more brutal in their relationships), financial problems and other forms of harassment. This was the price she paid in order to gain recognition as a musician with an absolute belief in her art. A pianist and composer the importance of whose work is well worth re-evaluating along with her place among female jazz instrumentalists – who regrettably, even today, are not always given the importance they deserve.

Let Mary Lou herself have the last word: “The music comes from the mind, through the heart and out the fingertips. The minute a soloist’s hands touch his instrument, ideas start to flow from the mind. If the mind stops, there will be no ideas, just musical patterns. If the heart doesn’t fulfil its duty, the music will have little or no feeling. The fingertips (technique) are at the service of the mind and heart. All three must be there, especially the heart, because jazz is above all else music played with a soulful feeling.” (19)
Adapted from the French text of Jean Paul Ricard
by Joyce Waterhouse
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS


Notes
(1) Duke Ellington, Music is My Mistress, New York, Doubleday 1973.

(2) T.O.B.A. (Theater Owners Booking Association), regrouping producers of shows for black audiences. Conditions they were forced to work in led musicians to refer to it as “Tough On Black Asses”.

(3) Hear Me Talkin’ To Ya by Hentoff & Shapiro, Rinehart &Co. Inc. 1955.

(4) Linda Dahl, Morning Glory: a biography of Mary Lou Williams. New York, Random house, 1999.

(5) Pannonica de Koenigswarter, Les Musiciens de Jazz et leurs trois vœux, Editions Buchet-Chastel, Paris, 2006
.
(6) “Mary Lou Williams presents St. Martin de Porres” (Mary M101). Available on CD (Folkways SFW CD 40816) “Mary Lou Williams Presents Black Christ of the Andes”.

(7) Recording issued on vinyl by RCA Victor (“The Jazz Piano”) and on CD, with unissued pieces, on Mosaic (MCD1012).

(8) Available on CD “Mary Lou’s Mass” (Folkways SFW CD40815); “Zoning” (Folkways SF CD40811).

(9) The 1998 CD “Nite Life” (Chiaroscuro CRCD 103) includes nume-rous unissued tracks.

(10) Chiaroscuro CRCD (1990), same title, includes the same unis-sued titles.

(11) “Free Spirits”, LP and CD (SteepleChase 31043).

(12) Encounter recorded ad issued on vinyl, then on CD for Norman Granz’s Pablo label, entitled “Embraced” (Pablo Live).

(13) 2002 Ace CD “Live at the Keystone Korner” (HighNote HCD7097) and then in 2008 “A Grand Night for Swinging” (HighNote HCD7180) recorded live in Buffalo 1976 with Ronnie Boykins and Roy Haynes.

(14) “My Mama Pinned a Rose on Me” LP and CD (Pablo).

(15) “The History of Jazz” LP and CD (Folkways).

(16) Conversations and music issued on CD 1995 “Marian McPar-tland’s Piano Jazz with guest Mary Lou Williams” (The Jazz Alliance TJA 12019).

(17) Montreux concert issued on LP, CD and DVD, “Solo Recital” (Pablo).

(18) An earlier CD in 1998 was followed by a second much fuller one in 2011 “At Rick’s Café American” (Storyville103-8420).

(19) Mary Lou Williams, sleeve notes on album “Embraced”.


Bibliography
Linda Dahl, Morning Glory: a biography of Mary Lou Williams. New York, Random house, 1999.
Jean Delmas, “La Grande Dame du Piano: Mary Lou Williams”, Jazz Hot n° 351/352 (summer 1978).
Tammy L. Kernodle, Soul on Soul, The life and music of Mary Lou Williams, Boston, Northeastern University Press, 2004.


Supplementary note

It should not be forgotten that Mary Lou Williams’ influence continues to be felt today among numerous musicians who still continue to play her style of music e.g.
- Marian McPartland, Play the music of Mary Lou Williams (Con-cord CCD-4605, 1994.
- Dave Douglas, Soul on Soul (RCA Victor 63603 2), 2000.
- John Hicks, Impressions of MaryLou (HighNote HCD 7046), 2000.
- The Dutch Jazz Orchestra, The Lady who swings the band (Chal-lenge CR 73251), 2005.
- Geri Allen, who played Mary Lou in Robert Altman’s film “Kansas City”, 1996) interpreted her music twice:
* The Mary Lou Williams Collective, Zodiac Suite Revisited (Mary Records M104), 2006.
* Trio 3 +Geri Allen, Celebrating Mary Lou Williams, Live at Birdland New York (Intackt CD 187) 2011.
- Virginia Mayhew, Mary Lou Williams, The next 100 Years (Ren-maRe-cor-dings CD 6402), 2011.
- Sylvia Versini, With Mary Lou in my heart (AJM 20), 2011.

Photos & collections: Jean-Paul Ricard, Jean Buzelin, X (D.R.)


Discographie CD 1
1. THE BUMPS (M.L. Williams)    4124-3

2. WALKIN’ AND SWINGIN’
(M.L. Williams)    60852-C

3. FROGGY BOTTOM (J. & M.L. Williams)    60865-B

4. BEARCAT SHUFFLE
(M.L. Williams)    60866-A

5. THE LADY WHO SWINGS THE BAND     (S. Cahn - S. Chaplin)    61464-A

6. KEEP IT IN THE GROOVE     (M.L. Williams - D. Wilson)    61951-A

7. TWINKLIN’ (M.L. Williams)    63256-A

8. LITTLE JOE FROM CHICAGO     (M.L. Williams - H. Wells)    63259-A

9. MESS-A-STOMP (M.L. Williams)    64615-A

10. WHAT’S YOUR STORY, MORNING GLORY?     (M.L. Williams - P. Webster - J. Lawrence)    64699-A

11. MARY’S IDEA (M.L. Williams)    64783-A

12. MARY LOU WILLIAMS BLUES (LITTLE JOE FROM CHICAGO) (M.L. Williams - H. Wells)    US-1316-1

13. SCRATCHIN’ THE GRAVEL (M.L. Williams)    US-1348-1

14. BABY DEAR (B. Moten)    68365-A

15. HARMONY BLUES (B. Moten - T. Hayes)    68366-A

16. GEMINI (M.L. Williams)    2’44

17. CANCER (M.L. Williams)    4’21

18. LONELY MOMENTS (M.L. Williams)    656

19. TISHEROME (M.L. Williams)    K-6016

20. KNOWLEDGE (M.L. Williams)    K-6017

21. SELECTIONS FROM ZODIAC SUITE (Virgo/Libra/Aries) (M.L. Williams)

22. CARIOCA (V. Youmans - G. Kahn - E. Eliscu)

(1) Jeanette’s Synco Jazzers : Henry McCord (tp), Bradley Bullett (tb), John Williams (as, bs), Mary Leo Burley aka Mary Lou Williams (p, arr), Joe Williams (bjo), Robert Price (dm). Chicago, Ill., ca. 07/1927.

(2) Andy Kirk & His Twelve Clouds of Joy : Harry Lawson, Paul King, Earl Thompson (tp), Ted Donnelly, Henry Wells (tb), John Harrington (cl, as, bs), John Williams (as, bs), Dick Wilson (ts), Mary Lou Williams (p, arr), Claude Williams (vln), Ted Brinson (g), Booker Collins (b), Ben Thigpen (dm), Andy Kirk (lead). New York City, 02/03/1936.

(3-4) Same ; Ben Thigpen (voc on 3), NYC, 04/03/1936.

(5) Same ; Harry Mills (voc) added. NYC, 09/12/1936.

(6) Same, but Earl Miller (as) added ; Claude Williams out. NYC, 15/02/1937.

(7-8) Same, but Clarence Price (tp) replaces Paul King. NYC, 08/02/1938.

(9) Same. NYC, 09/09/1938.

(10) Same as for 7 ; Pha Terrell (voc) added. NYC, 25/10/1938.

(11) Same as for 7. NYC, 06/12/1938.

(12-13) Six Men And A Girl : Earl Thompson (tp), Earl “Bud-dy” Miller (cl), Dick Wilson (ts), Mary Lou Williams (p, arr), Floyd Smith (elg), Booker Collins (b), Ben Thigpen (dm). NYC, 26/01/1940.

(14-15) Mary Lou Williams & Her Kansas City Seven : Harold “Shorty“ Baker (tp), Ted Donnelly (tb), Edward Inge (cl), Dick Wilson (ts), Mary Lou Williams (p, arr), Booker Collins (b), Ben Thigpen (dm). NYC, 18/11/1940.

(16-17) Mary Lou Williams with Orchestra : Irving Ran-dolph (tp), unknown (fhn)(tb),(fl)(cl) (bassoon), Ben Web-ster (ts on 17), Mary Lou Williams (p, arr), Al Hall (b), J.C. Heard (dm), string section, Milton Orent (cond, arr). Town Hall, NYC, 30/12/1945.

(18) Milton Orent-Frank Roth Orchestra : Irving Kusting, Leon Schwartz, Edward Sadowski (tp), Martin Glaser, Allan Feld-man (as), Maurice Lopez (as, bs), Orlando “Musa Kaleem” Wright (ts), Frank Roth (p), Milton Orent (b), Jack Parker (dm), Mary Lou Williams (arr, cond). NYC, 1947.

(19-20) Mary Lou Williams with Orchestra : Idrees Sulie-man (tp), Allan Feldman (cl, as), Martin Glaser (bcl), Mary Lou Williams (p, arr), Mundell Lowe (g), George Duvivier (b), Denzil Best (dm). NYC, 18/03/1949.

(21-22) Dizzy Gillespie & His Orchestra feat. Mary Lou Williams : Dizzy Gillespie (tp, lead), Lee Morgan, Ermit Perry, Carl Warwick, Talib Daawud (tp), Melba Liston (tb, arr on 21), Al Grey, Chuck Connors (tb), Ernie Henry, Jimmy Powell (as), Billy Mitchell, Benny Golson (ts), Pee Wee Moore (bs), Mary Lou Williams (p), Paul West (b), Charlie
Persip (dm). Newport Jazz Festival, Newport, RI, 06/07/1957.


Discographie CD 2
1. NIGHT LIFE (M.L. Williams)    C-5724-C

2. DRAG ‘EM
(M.L. Williams)    C-5725-C

3. CORNY RHYTHM
(M.L. Williams)    60877-A

4. OVERLAND (NEW FROGGY BOTTOM)   
 (M.L. Williams)    60878-A

5. CLEAN PICKIN’ (M.L. Williams)    60895-A

6. MARY’S SPECIAL
(M.L. Williams)    61023-A

7. THE PEARLS
(F. “Jelly Roll“ Morton)    64662-A

8. BLUE SKIES
(I. Berlin)   

 9. MARCHETA (V. Schertzinger)    N-1850

10. ROLL ’EM (M.L. Williams)    N-1851

11. MEDLEY (Cloudy/What’s Your Story, Morning Glory ?/Ghost Of Love (M.L. Williams)    N-1852

12. LITTLE JOE FROM CHICAGO  
   (M.L. Williams - H. Wells)     652

13. ROLL ’EM
(M.L. Williams)    653

14. MARY’S BOOGIE
(M.L. Williams)    660

15. STARDUST Pt. 2
(H. Carmichael)    1235

16. BLUE SKIES
(I. Berlin)    711

17. PERSIAN RUG
(G. Kahn - N. Moret)    712

18. GEMINI
(M.L. Williams)    Z0-4

19. TAURUS
(M.L. Williams)    Z0-2

20. VIRGO
(M.L. Williams)    Z0-10-1

21. ARIES
(M.L. Williams)    Z0-11-1

22. TIMMIE TIME (M.L. Williams)

23. RUMBA REBOP (F. Wilson)    W-3441

24. BLUES AT MARY LOU’S
(L. Feather)     W-3442

25. HOW HIGH THE MOON
(M. Lewis - N. Hamilton)    235

26. LONELY MOMENTS (M.L. Williams)    240

(1-2) Mary Lou Williams (p solo). Chicago, ca. 24/04/1930.

(3-4) Mary Lou Williams (p), Booker Collins (b), Ben Thig-pen (dm). NYC, 07/03/1936.

(5) Same. NYC, 11/03/1936.

(6) Mary Lou Williams (p, cel), Ted Brinson (g), Booker Col-lins (b), Ben Thigpen (dm). NYC, 09/04/1936.

(7) Same as for 5. NYC, 14/09/1938.

(8) Mary Lou Williams (p solo). New York, 02/1944.

(9-11) Mary Lou Williams (p), Al Lucas (b), Jack “The Bear” Parker (dm). New York, 07/03/1944.

(12-13) Mary Lou Williams & Her Chosen Five : Frankie Newton (tp), Vic Dickenson (tb), Edmond Hall (cl), Mary Lou Williams (p), Al Lucas (b), Jack Parker (dm). NYC, 12/03/1944.

(14) Mary Lou Williams (p solo). NYC, 19/04/1944.

(15) Mary Lou Williams & Her Orchestra : Dick Vance (tp), Vic Dickenson (tb), Claude Greene (cl), Don Byas (ts), Mary Lou Williams (p), Al Lucas (b), Jack Parker (dm). NYC, 05/06/1944.

(16-17) Mary Lou Williams Trio : Bill Coleman (tp), Mary Lou Williams (p), Al Hall (b). NYC, 10/08/1944.

(18-21) Mary Lou Williams Trio “Signs of The Zodiac” : Mary Lou Williams (p), Al Lucas (b), Jack Parker (dm on 18, 19). NYC, 29/06/1945.

(22-24) Mary Lou Williams Girl Stars : Mary Lou Williams (p), Marjorie “Margie” Hyams (vib), Marie Osborne (elg), Bea (Billy) Taylor (b), Bridget O’Flynn (dm). NYC, 1945.

(25-26) Mary Lou Williams (p solo). NYC, 16/02/1946.


Discographie CD 3
1. FIFTH DIMENSION (M.L. Williams)    D6VB-2523

2. HARMONY GRITS (M.L. Williams)    D6VB-2524

3. WALTZ BOOGIE (M.L. Williams)    D6VB-2899

4. OPUS Z (M.L. Williams - H. Nichols)    A-582

5. MARY’S WALTZ (M.L. Williams)    A-589

6. IN THE PURPLE GROTTO
(M.L. Williams)    A-591

7. BOBO
(M.L. Williams)    NY-157

8. KOOL
(M.L. Williams)    NY-158

9. KOOL BONGO
(M.L. Williams)

10. PERDIDO
(J. Tizol)

11. ROUND ABOUT MIDNIGHT (T. Monk - C. Williams - B. Hanighen)

12. LADY BIRD (T. Dameron)

13. JUST YOU, JUST ME
(J. Greer - R. Klages)

14. O.W
. (M.L. Williams - Wright)

15. MARY’S WALTZ (M.L. Williams)

16. WHY (H. Chappelle - D.H. Smith - R.G. Taylor)

17. N.M.E. (NEW MUSICAL EXPRESS) (M.L. Williams)

18. NICOLE
(M.L. Williams)    19909

19. YESTERDAYS (J. Kern - O. Harbach)

20. I MADE YOU LOVE PARIS
(M. Perrier)

21. EASY BLUES
(M.L. Williams)

22. MAMA, PIN A ROSE ON ME
(M.L. Williams)

(1-2) Mary Lou Williams’ Girl Stars : Mary Lou Williams (p), Margie Hyams (vib), Marie Osborne (g), June Rotenberg (b), Rose Gottesman (dm). NYC, 24/07/1946.
(3) Mary Lou Williams Trio : Mary Lou Williams (p), June Rotenberg (b), Rose Gottesman (dm). NYC, 07/10/1946.
(4-6) Mary Lou Williams Trio : Mary Lou Williams (p), Carl Pruitt (b), Bill Clarke (dm). NYC, 07/03/1951.
(7-8) Mary Lou Williams (p), Billy Taylor (b), Willy “Bobo” Correa (bgo). NYC, 20/06/1951.
(9-12) Mary Lou Williams (p), Ken Napper (b except on 11), Allan Ganley (dm except on 11), Tony Scott (bgo except on 11). London, 23/01/1953.
(13-17) Don Carlos meets Mary Lou : Don Byas (ts, except on 13), Mary Lou Williams (p), Alvin “Buddy” Banks (b), Gérard Pochonet (dm). Paris, 02/12/1953.
(18) Mary Lou Williams & Her Rhythm : Mary Lou Wil-liams (p), Buddy Banks (b), Jean-Louis Viale (dm). Paris, 14/01/1954.
(19) Mary Lou Williams (p), Lennie Bush (b), Tony Kinsey (dm). London, 1954.
(20) Mary Lou Williams (p solo). Paris, 1954.
(21-22) Mary Lou Williams (p), Wendell Marshall (b on 21), Osie Johnson (dm on 21). NYC, 8 & 10/03/1955.


Grande dame du Jazz et actrice influente de plusieurs décennies de son histoire, du blues à l’avant-garde des années 1960, Mary Lou Williams doit figurer, s’il y a une justice, aux côtés des plus grands noms. Figure maternelle, mentor de Charlie Parker, Miles Davis, Dizzy Gillespie et Thelonious Monk qu’elle a aidés et encouragés, mais également arrangeur et compositrice prolifique, Mary Lou Williams a enregistré plus d’une centaine de disques. Jean-Paul Ricard lui rend hommage en remettant sous les projecteurs le florilège musical de la première grande figure féminine du jazz.    
Jean BUZELIN

A grand lady of Jazz and an important influence throughout the several decades of her career, from blues to the avant-garde 60s, Mary Lou Williams deserves a place alongside the greatest names. A mother-figure, mentor to Charlie Parker, Miles Davis, Dizzy Gillespie and Thelonious Monk whom she helped and encouraged, but also an arranger and prolific composer, Mary Lou Williams made over a hundred records. Jean-Paul Ricard pays homage to her by turning the spotlight on the musical heritage of the first great female jazz performer.   
Jean BUZELIN

CD The First lady du jazz 1927-1957, Mary Lou Williams © Frémeaux & Associés 2014
.

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