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Raphaël Faÿs

Circulo de la noche






Circulo de la noche “ Cercle de la nuit ”
Dédié à la mémoire de Paco de Lucia


Après Andalucia, Extremadura, Mi Camino con el flamenco, voici en trois volumes Circulo de la noche. C’est en 2010 et 2011 que je décide de m’atteler à ce projet qui demande une énorme volonté. Mais comme ma passion pour le flamenco déborde de recherche, je vais grâce à elle créer ma propre musique, musique ibérique, ibérique espagnole flamenco, enfin comme vous le voudrez. Il est certain qu’un jour à la télévision, quand j’ai vu Paco de Lucia jouer, cela a changé ma vie. Bien sûr l’étude de la guitare jazz avec mon père me donna une grande connaissance du maître extraordinaire qu’était Django Reinhardt.
Mais ce qui a développé chez moi cette véritable passion pour la guitare, c’est la découverte de trois styles : Django, les maîtres de la guitare classique, puis le flamenco avec Paco. J’ai passé toute ma vie à travailler sans relâche et aujourd’hui, je vous livre ces trois enregistrements qui sont une grande histoire d’amour d’un homme passionné de guitare. J’ai aussi créé ma propre technique au médiator, plectre ou “poua” en espagnol.
Étant le seul à jouer de cette façon le flamenco, j’ai su trouver mes couleurs, mon timbre, mes attaques, etc… Bref une façon très personnelle de le jouer et reconnaissable entre toutes, car bien sûr, le plus difficile est de trouver son propre style.
J’ai aussi beaucoup écouté l’ancien flamenco “l’antigo” des guitaristes comme Sabicas, ou encore Nino Ricardo que j’admire énormément. Puis, “le canté”, le chant Antonio Mairena, Beni de Cadiz, la Nina de Los Penès et bien entendu Camaron de la Isla.
Aussi, je ne suis pas là pour apprendre cette musique, mais bien pour la partager avec vous. Nous sommes bien dans une histoire de passion, rien d’autre.
Promenez-vous le soir en Andalousie, si un jour l’occasion se présente à vous et vous comprendrez certainement…

Anecdote
J’ai fait la connaissance de Paco de Lucia en 1987 à l’époque de son album Sirocco. Des amis me l’ont présenté et m’ont demandé de jouer pour lui. Très vite nous sommes devenus amis. Paco aimait ma façon d’improviser. Nous avons passé de très bons moments ensemble lors de ses passages au restaurant Casa Pépé à Paris. Je l’ai suivi sur plusieurs concerts, j’avais beaucoup d’admiration et de gratitude pour lui, car il était d’une grande gentillesse et toujours très accueillant. Paco, un homme qui avait de la classe à la guitare et dans la vie.
Mais au cours de l’enregistrement du volume 2 en février 2014, j’apprends son décès. Pour moi cette nouvelle est terrifiante et abominable. Je sombre alors comme un navire au fond des abîmes, abîmes d’un océan où je suis seul, oui seul. Pourquoi ? Parce que mon navire n’a plus de direction. La tristesse est rude… Je suis mal.
Pourtant je dois continuer cette trilogie. Il y a encore le volume 3 et pour me donner du courage, je décide de lui dédier les trois volumes et de terminer sur ce morceau Recuerdos del Maestro, Souvenirs du Maître, puis pour lui dire Adieu l’Adagio du Concerto d’Aranjuez avec l’Orchestre de Blois.
Gracias Paco, gracias Maestro.

“Il y a des mots que vous écrivez sur le sable, que le vent emporte, que la nuit transforme en rêve, comme une étoile dans l’éternité.”
Raphaël Faÿs, Capestang, Juin 2014


Volume 1

1    EXTREMADURA (tango)    5’10
R. Faÿs / GT solo J L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Contrebasse J J. Palomo / Percussions et palmas J A. Gimenez / Chant, lettra J D. Regano / Danse.

2    HIJA DE LA ARENA    
(fandango de Huelva)    5’35
R. Faÿs / GT solo J L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Contrebasse J J. Palomo / Percussions et palmas J A. Gimenez / Chant, lettra.

3    PRIMERA BULERIA (bulerías)    5’29
R. Faÿs / GT solo J L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Contrebasse J J.
Palomo / Percussions et palmas J A. Gimenez / Chant, lettra J D. Regano / Danse.

4    VIEJO PUEBLO (tanguillo)    4’05
R. Faÿs / GT solo J L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Contrebasse J J. Palomo / Percussions et palmas J A. Gimenez / Chant, lettra.

5    LOS ARCOS    
(fandango de Huelva)    2’28
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Percussions et palmas.

6    SOLEA - CON CANTE (por solea)    4’31
R. Faÿs / GT solo J Tito / GT flamenca J A. Gimenez / Chant.

7    TIENTO - CON CANTE    
(por tiento)    3’39
R. Faÿs / GT solo J Tito / GT flamenca J A. Gimenez / Chant.

8    CANCION PARA DIANA    
(balada)    6’59
R. Faÿs / GT solo.

Volume 2
1    CUATRO CAMINOS (bulerías)    5’28
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Palmas et jaleo.

2    CARAMELITA (rumba)    3’24
R. Faÿs / GT solo 2è et 3è guitare J J. Palomo / Percussions, palmas et chœurs.

3    VIENTOS DEL SUR    
(solea por bulerías)    6’46
R. Faÿs / GT solo J A. Gimenez / Chant, lettra J J. Palomo / Cajon et palmas.

4    DE MIL COLORES (alegrías)    5’02
R. Faÿs / GT solo J P. Pradal et C. Evrot / Chœurs J A. Gimenez / Chant J J. Palomo / Percussions et palmas / paroles, lettra.

5    AZUCAR DE AMOR (taranta)    6’53
    R. Faÿs / GT solo.

6    FIESTA COLOMBIANA    
(fandango de Huelva)    4’28
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Percus-sions et palmas / paroles, lettra) J
L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Guitare basse J P. Pradal et C. Evrot / Chœurs.

7    FARRUCA DE ANTAN~O    
(farruca)    6’10
R. Faÿs / GT solo J Conchi / Chant.

8    MI COLOMBIANA (colombiana)    5’19
R. Faÿs / GT solo J C. Mouton / Guitare basse J J. Palomo / Percussions et
palmas.


Volume 3
1    CIRCULO DE LA NOCHE    
(tango)    4’50
R. Faÿs / GT solo) J J. Palomo / Percussions et palmas / Paroles J L. Zeller / Violon J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Guitare basse J P. Pradal / Chant 1 J C. Evrot et P. Pradal / Chœurs.

2    BULERIA DE PARIS (bulerías)    5’42
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Percussions et palmas J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Guitare basse J D. Regano / Danse.

3   COLORINES DE CARNAVAL     
(zapateado)    3’01
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Percussions.

4    EL ZORRO (tanguillo)    2’42   
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Percussions et palmas J Tito / GT flamenca J C. Mouton / Guitare basse.

5    EL MALAGUEN~O (malagueña)    7’11   
R. Faÿs / GT solo J J. Palomo / Castanuelas.

6    JUEGO DE CARTAS (tiento)    2’53
    R. Faÿs / GT solo.
7    RECUERDOS DEL MAESTRO     (solea)    5’23
R. Faÿs / GT solo.

8    CONCIERTO DE ARANJUEZ     
(adagio)    9’32
R. Faÿs / GT solo avec l’Orchestre du Conservatoire de Blois.


Raphaël Faÿs

son parcours, ses influences…
Raphaël Faÿs est né la guitare entre les bras, d’un père guitariste de jazz qui a connu un début de carrière fulgurant et prometteur. Il revisite le répertoire de son maître Django Reinhardt et est reconnu comme l’héritier surdoué de la tradition.
L’univers musical de Raphaël Faÿs traverse l’Europe. Son jeu est constitué d’une somme colossale d’expériences guitaristiques. La pertinence de cette démarche est avant tout la passion que Raphaël voue à la guitare acoustique, qu’elle soit jazz à partir de Django, classique ou flamenco.

… son attirance pour le flamenco !

Il se passionne pour le flamenco à partir de 1987 lorsqu’il fait la connaissance de Paco de Lucia à Paris. A cette époque, il est déjà reconnu comme un virtuose de la guitare classique autant que de la guitare de jazz. Bien que son aisance technique favorise un apprentissage rapide de la technique flamenco qu’il interprète à la ”poua” appelée plectre, il semble que, par modestie sans doute, il ait attendu de longues années avant d’oser centrer son travail sur ce style. Il a déjà composé de nombreuses œuvres d’inspiration flamenca : Bulérias, Alégrias, Fandango… Une réussite parfaite qu’il exprime avec brio dans son interprétation extraordinaire et originale. De fait, il propose un nouvel éclairage de cette musique et d’une certaine façon en élargit les contours. Raphaël Faÿs fait plus que synthétiser deux styles gitan et flamenco. Il rend compte de ce qui, au-delà des frontières de l’Espagne et de l’Europe de l’Est, est commun à ces deux communautés gitanes que sont les manouches européens et les hispano-andalous. L’Histoire les a éloignés, mais leur histoire est commune. Rares sont les musiciens qui à la manière de Raphaël Faÿs auront su investir des champs musicaux aussi variés qu’exigeants avec la même conviction, la même probité et le même bonheur. Plus que la performance, c’est l’humanité et la générosité de la démarche qu’il convient de saluer aujourd’hui. Le flamenco de Raphaël Faÿs est tout simplement sa musique, qu’il veut partager avec le public. Il poursuit son chemin et s’affirme par son propre style !

De Belleville à Séville, l’itinéraire d’un enfant surdoué

Raphaël Faÿs est un musicien rare qui œuvre depuis plusieurs décennies aux sommets de trois domaines parmi les plus exigeants de la guitare acoustique. Les plus croyants diront qu’il fut béni des dieux et les plus romantiques qu’une fée s’est penchée sur son berceau. Les plus réalistes affirment qu’il aura su, avec une maestria aussi opiniâtre qu’intransigeante, synthétiser Ascendance, Génie Personnel et Pratique Rigoureuse.
Côté ascendance il y eu d’abord le père, Louis Faÿs, né en 1926, lui-même guitariste autodidacte qui déserte le cirque familial pour courir le cacheton dans les bars et les balloches nantais. Il a quatorze ans, c’est l’Occupation et il lui faut une certaine dose d’inconscience et un sens aigu de la débrouillardise pour survivre dans un milieu aux si maigres débouchés. Comme tous les musiciens du circuit il rêve de Paris, et comme tous les guitaristes il rêve de rencontrer Django Reinhardt. En 1950, il survit essentiellement de son activité de ferrailleur. On le retrouve en 1952 au sein d’un petit orchestre qui fait la tournée estivale des plages. Il commence à se forger un nom, fait équipe avec l’accordéoniste Maurice Vittenet, avec lequel il enregistrera plus tard quelques faces pour Decca, devenues aujourd’hui de véritables ‘collectors’. Au printemps 1953, quand il revient à Paris, il apprend le décès de Django Reinhardt quelques jours avant leur rencontre programmée. Louis Faÿs écume tout ce que Paris connaît de bal musette et sa réputation ne cesse de grandir. En 1954, André Verchuren fait appel à lui pour palier au départ de Challain Ferré qui avait fait ses armes au côté notamment de Django ou de Gus Viseur. Louis Faÿs restera 28 années dans l’orchestre de Verchu. En 1959 naît Raphaël. A peine 5 années plus tard, Louis Faÿs lui met sa première guitare entre les mains et lui enseigne qu’il n’existe qu’un seul Dieu, incarné dans la personne de Django Reinhardt. A partir de cet instant on croit l’avenir musical de Raphaël tout tracé. Très vite, il assimile le répertoire de son idole, avec une facilité si déconcertante que son père s’en alarme. Louis est convaincu qu’un musicien accompli doit impérativement lire la musique et s’astreindre à une certaine discipline. Raphapël, bien que rétif à toute idée de contrainte, est donc inscrit à l’académie de guitare ou un Monsieur Imbart lui dispense ses premières leçons de solfège. Et la magie opère. Raphaël va se prendre de passion pour cette nouvelle discipline et fera sienne la phrase d’Alexandre Lagoya qui affirmait que “l’apprentissage de la guitare nécessite une bonne dizaine d’années… par cordes !!!”. Pendant près d’un quart de siècle, Raphaël Faÿs pratiquera ‘clandestinement’ la guitare classique en marge de son activité de musicien de jazz. Ce n’est qu’au milieu des années 90 qu’il gravera ses premières pièces classiques. Mais ne brûlons pas les étapes et revenons en 1974. Raphaël a quinze ans et ses contemporains, amateurs de guitare, en deuil de Jimi Hendrix, n’ont d’oreilles que pour le Mahavishnu John Mc Laughlin, Jeff Beck ou Larry Coryell. Les zélateurs de Django se sont tous (momentanément) soumis à la fée électricité. Tous ? Sauf un : Raphaël Faÿs, qui officie souvent le soir au Caveau de la Montagne où il pratique ce qu’il refusera toujours de nommer autrement que “la musique de Django”. Repéré un soir par Franck Ténot, il est invité à se produire régulièrement dans l’émission de radio “Studio de Nuit” animée par Jean-Louis Foulquier. Son nom commence alors à circuler dans le métier et Jacques Chancel, qui l’entend un soir, décide sur le champ de lui faire une place dans son Grand Echiquier télévisuel. La notoriété de Raphaël Faÿs va alors grimper en flèche charriant dans son sillage son lot d’admirateurs sincères et d’inévitables requins… A seize ans Raphaël n’a qu’une idée en tête : jouer de la guitare. Ça tombe bien, d’autres vont se charger pour lui de l’intendance avec un zèle tout particulier, dont les effets destructeurs se mesurent encore aujourd’hui. Bref… ce qu’il faut retenir c’est qu’avec Raphaël Faÿs renaît l’engouement pour la musique de Django et dans son sillage vont venir s’engouffrer tous ceux que l’électricité commence à lasser.

Dans le jardin secret de Raphaël il existe alors un autre guitariste : Francisco Sanchez Gomez alias Paco de Lucia. Originaire de la province de Cadiz, l’homme a déjà une bonne dizaine d’albums à son actif lorsque paraît en 1978 son hommage à Manuel de Falla. A cette époque Paco est encore, hors d’Andalousie, un musicien pour initiés. Les ponts qu’il établit entre musique classique et flamenco éblouissent Raphaël qui jusqu’alors, par  obligation professionnelle, cloisonnait strictement ses différentes pratiques de la guitare. Les ‘gens de métier’, souvent plus soucieux de commerce et de marketing que de musique, affectionnent les cases et les étiquettes qui les exonèrent de présenter le travail des artistes autrement que par des formules lapidaires et des slogans de basse publicité. La voie ouverte par Paco de Lucia va aider Raphaël à accomplir sa propre révolution. Plus question pour lui de continuer à jouer le prodige savant, capable, mieux que quiconque, d’endosser le costume de fils spirituel de Django, que l’on se complait à lui voir porter. D’autant que Paco de Lucia qui l’a entendu, lui adresse une lettre d’encouragement très chaleureuse. Comme Louis qui rêvait de rencontrer
Django, Raphaël n’émet plus qu’un seul vœu : faire la connaissance de Paco. Ce sera chose faite à Paris lors d’un concert en 1987.
A partir de cet instant Raphaël Faÿs va enfin sortir de sa réserve et montrer à son auditoire l’étendue de ses talents. En 1989 dans son album Voyage il propose sa propre version arrangée de Entre Dos Aguas de Paco de Lucia ainsi que sa toute première Buleria. Progressivement son répertoire va s’enrichir d’autres pièces flamenca et de nouvelles compositions classiques. Toujours très sollicité par le milieu du jazz et par les nostalgiques de Django, il lui sera encore pendant plusieurs années difficile de donner sa pleine mesure dans ce nouveau style né du flamenco qui lui est si personnel.

A partir de 2007 devenu enfin producteur indépendant, il se lance dans la réalisation d’un premier tryptique ‘espagnol’ constitué par les albums Andalucia (2008), Extremadura (2009) et Mi Camino Con El Flamenco (2010). Outre une technique instrumentale singulière (il est le seul à jouer du flamenco au plectre) il y développe un style de composition très personnel au pouvoir évocateur très imagé qui rappelle autant l’univers d’Albeniz que celui de Sabicas. Dans chacun de ses trois albums le même équilibre est préservé entre les pièces pour quintet (deux guitares, un violon, une basse et des percussions) et les pièces en solo. Le chant fait son apparition à trois reprises dans l’album Extremadura (Alejandro Gimenez Primera Buleria et La marquesa ; Clara Tuleda Colombiana) et une seule fois dans Mi Camino Con El Flamenco (Alejandro Gimenez Para Mi Compadres).

Le présent recueil affirme un véritable tournant car le chant prend une dimension nettement plus importante (10 titres sur 24). Ce faisant, les compositions de
 Raphaël Faÿs, tout en conservant leur originalité propre, s’enracinent toujours plus profondément dans la
grande tradition flamenca. Les 24 titres qui constituent ce nouveau programme représentent tant pour son auteur que pour ses auditeurs une sorte de Graal, aboutissement d’un long cheminement qui nous conduit aux confins de la félicité et de la perfection.

Le secret de la singularité et de la grande richesse des compositions de Raphaël Faÿs réside dans les deux mots : générosité et respect. La générosité est celle de l’écoute des autres. Peu de musiciens possèdent comme Raphaël Faÿs cette connaissance et cette capacité d’écoute, qu’il s’agisse de génies du passé ou de créateurs contemporains. Le respect est celui dû à la fois à la musique et au public. Ne pas tricher, ne pas copier, ne rien proposer qui ne soit le fruit d’une âme pure et inspirée, dégagée de toute autre préoccupation que celle de toucher autant les âmes que les esprits.
Alain Raemakers



Raphaël Faÿs

Circulo de la noche “ Cercle de la nuit ”
Dedicated to the memory of Paco de Lucia


After Andalucia, Extremadura and Mi Camino con el flamenco, here in three volumes is Circulo de la noche. It was in 2010 and 2011 that I first decided to harness myself to this project, which proved extremely demanding, but since my passion for flamenco has involved a great deal of work and research, I was able to create my own, Iberian musique or Iberian Spanish flamenco if you prefer. One thing is certain. The day I saw Paco de Lucia playing on television changed my life. Studying the jazz guitar with my father meant, of course, that I was very familiar with the work of that extraordinary master, Django Reinhardt.
However, the thing that developed my passion for the guitar was the discovery of three styles; Django, the classical guitar masters, and then flamenco with Paco. I have spent my entire life working ceaselessly and today, I am able to give you these three recordings that represent a great love story, that of a man passionately in love with the guitar. On the other hand, I have also developed my own technique using the plectrum, or poua in Spanish.
Since I am the only guitarist to play flamenco in this way, I have been able to create my own colour, timbre and attacks, etc. In short, a highly personal playing style that is instantly recognisable. Finding one’s own style is, of course, the greatest challenge.
I have also listened to the old, antigo flamenco of guitarists such as Sabicas, and Nino Ricardo, players I admire enormously. Then there is the cante, the singing of Antonio Mairena, Beni de Cadiz, la Nina de Los Penès and, it goes without saying, Camaron de la Isla.
So I’m not here to teach those who are already familiar with this type of music but to share it with them. It’s the story of a passion, nothing less.
If you get the chance, just take a walk one evening in Andalusia and then you are sure to understand…

An Anecdote
I met Paco de Lucia in 1987 at the time his album Sirocco was released. I was introduced by some friends who asked me to play for him and we quickly became friends. Paco liked the way I improvised. We had some good times together when he came to the Casa Pépé restaurant in Paris. I went to several concerts and had a lot of admiration for him as well as gratitude since he was very kind and always very welcoming. Paco had class, both as a guitarist and in everyday life.
Whilst I was recording Volume 2 in February 2014, I heard that Paco had died. For me it was an awful, terrifing piece of news and I felt myself sinking like a ship down into the deep, to the bottom of an ocean where I was alone, yes alone, because my ship no longer had a guiding light. My grief was profound…I was in a bad way.
However, I had to continue working on the trilogy since there was still Volume Three to record and to give myself the courage I decided to dedicate the three volumes to Paco and to end with the piece, Recuerdos del Maestro (Memories of the Maestro) then to say goodbye to him, the Adagio from the Concerto by Aranjuez with the Blois Orchestra.

Gracias Paco, Gracias Maestro.


“There are words you write in the sand, that the wind carries away, that the night transforms into dreams like a star into eternity”
Raphaël Faÿs, Capestang, June 2014


his career and influences…
The son of a jazz guitarist, it might be said that Raphaël Faÿs was born with a guitar in his hands, from which promising begining his career took off in meteoric fashion. He revisited the repertoire of his master, Django Reinhardt, and was recognised as an exceptionally gifted heir to the tradition.
The musical world of Raphaël Faÿs takes in the whole of Europe and his playing is the sum of his vast, wide-ranging experience of the guitar. It is an approach whose guiding star is the passion Raphaël feels for the acoustic guitar, whether he is playing jazz in the style of Django, classical or Flamenco.
… the attraction of flamenco !
Raphaël’s passion for flamenco began in 1987 when he met Paco de Lucia in Paris. At the time, he was recognised as a virtuoso of both classical and jazz guitar. Although his technical facility favoured the rapid learning of flamenco technique played with a “poua” or plectrum, it would appear that, doubtless through modesty, he waited many a long year before daring to focus on it. He had already composed many highly successful flamenco-inspired works: Bulérias, Alégrias, Fandangos, etc. that he performed with great brio and originality. He shed new light on this type of music and in a sense, pushed back its boundaries.
Raphaël Fays does more than produce a synthesis of gypsy jazz and flamenco, he gives an account of that which, beyond the frontiers of Spain and Eastern Europe, is common to these two communities of European and Spanish Andalusian gypsies. History has separated them, but they share a common inheritance.
Rare are the musicians capable of engaging with such a wide variety of demanding musical genres with the same conviction, probity and joy. Over and above the performance, it is the humanity and generosity of his approach that we should be celebrating today. For Raphaël Faÿs, flamenco is quite simply his music, music he wishes to share with the public. He continues his musical journey, making his mark with his own inimitable style!

From Belleville to Seville,
the journey of an exceptionally gifted child

Raphaël Faÿs is a remarkable musician who has been working for several decades now at the summit of three of the most demanding genres for acoustic guitar. Believers among us would say he had been blessed by the gods, romantics that a good fairy leant over his cradle. The more realistic of us would say that he managed, with a mastery as persistent as it was intransigent, to combine Ancestry, Personal Talent and Rigorous Practice.

On the side of ancestry is firstly his father, Louis Faÿs, born in 1926, a self-taught guitarist who left the family circus to scrape a living in the bars and dance-halls of Nantes. He was fourteen, it was the Occupation and it needed a good dose of irresponsibility and resourcefulness to survive in a world of such meagre opportunities. Like all the other musicians on the circuit he dreamt of Paris and like all guitarists he dreamt of meeting Django Reinhardt. In 1950, he was surviving mainly on what he earned as a scrap merchant. In 1952 he was playing in a little orchestra that toured the beaches in the summer. He began to make a name for himself and teamed up with accordionist Maurice Vittenet, with whom he was later to record a few sides for Decca, recordings which have now become real collectors’ items. In the Spring of 1953 on his return to Paris, he learnt of the death of Django Reinhardt just a few days before they were due to meet. Louis Faÿs played in every bal musette in Paris and his reputation steadily grew. In 1954, André Verchuren called on him to fill in after the departure of Challain Ferré who had honed his skills alongside Django and Gus Viseur. Louis Faÿs stayed 28 years in Verchuren’s orchestra. In 1959 Raphaël was born. A mere five years later, Louis Faÿs placed his first guitar in his hands and taught him that there was but one God and his name was Django Reinhardt. From then on, Raphaël’s path seemed to have been already mapped out. He rapidly assimilated his idol’s repertoire with such disconcerting ease that his father was alarmed. Louis was convinced that it is imperative for an accomplished musician to be able to read music and submit to a certain discipline. Raphael, although he chafed at any suggestion of obligation, was enrolled at the Guitar Academy where a certain Monsieur Imbart gave him his first theory lessons. And the magic happened. Raphaël became passionate about this new discipline and adopted Alexandre Lagoya’s saying that “learning the guitar takes a good ten years… per string !!” For a quarter of a century, Raphael Faÿs practised the classical guitar “secretly”, alongside his work as a jazz musician. It was not until the mid-90s that he recorded his first classical pieces.
But let’s not jump the gun. Back to 1974. Raphaël was fifteen and his contemporaries, guitar-lovers in mourning for Jimi Hendrix, only had ears for Mahavishnu John McLaughlin, Jeff Beck and Larry Coryell. The partisans of Django were all (momentarily) under the Electric spell. All? All except one: Raphael Faÿs, who often appeared in the evenings at the Caveau de la Montagne where he played what he always refused to call anything else but “Django’s music.” Spotted one night by Franck Ténot, he was invited to appear regularly on the radio programme Studio de Nuit presented by Jean-Louis Foulquier. His name began to be known in the profession and Jacques Chancel who heard him one evening immediately decided to give him a spot on his television programme, Le Grand Echiquier. Raphaël Faÿs’ fame soared carrying in its wake a group of sincere admirers as well as the inevitable sharks. At sixteen, Raphaël had only one thing on his mind – playing the guitar. How fortunate – it meant others were to take on the task of managing his affairs, with unusual zeal, the destructive effects of which are still being measured today. In short... the thing to remember is that with Raphael Faÿs enthusiasm for Django’s music was reborn and its devotees included all those who were growing tired of electric sounds.
In Raphaël’s secret garden there was another guitar player: Francisco Sanchez Gomez alias Paco de Lucia. From the province of Cadiz, he already had ten or more albums to his credit when his homage to Manuel de Falla was issued in 1978. At the time, Paco was still, outside of Andalusia, a musician for connoisseurs. The bridges he built between classical music and flamenco dazzled Raphael who up until then, through professional obligation, had strictly compartmentalised the music he played. The “professionals”, often more concerned with sales and marketing than music, are in favour of boxes and labels since they spare them the task of presenting the artists’ work other than by concise formulas and cheap advertising slogans. The door opened by Paco de Lucia helped Raphaël achieve his own revolution. His days of playing the prodigy more capable than anyone else of wearing the costume of Django’s spiritual heir, a role others were complicit in assigning to him, were over. Like Louis, who dreamt of meeting Django, Raphaël expressed only one wish : to meet Paco and this came to pass at a concert in Paris in 1987.
From that moment on, Raphael Faÿs finally emerged from his shell and showed his audiences the extent of HIS talents. In 1989, on his album Voyage, he gave his own version of Paco de Lucia’s Entre Dos Aguas alongside his very first Buleria. Little by little, his repertoire was enriched by other flamenco pieces and classic compositions. Still much in demand in jazz circles and by those nostalgic for Django’s music, he found it difficult for many years to come to give his all to this new, highly personal style of flamenco.
From 2007, when he had finally become an independent producer, he began making a first “Spanish“ triptych made up of the albums Andalucia (2008), Extremadura (2009) and Mi Camino Con El Flamenco (2010). Besides his unique instrumental technique (he was the only player to use a plectrum for flamenco), he developed a highly individual, evocative, pictural style of composition, reminiscent of both the world of Albeniz and that of Sabicas. In each of his three albums, the same equilibrium is preserved between pieces for quintet (2 guitars, a violin, a bass and percussion) and solo pieces. Vocal music makes an appearance on three tracks of the album Extremadura (Alejandro Gimenez Primera Buleria and La marquesa; Clara Tuleda Colombiana) and on one track of Mi Camino Con El Flamenco (Alejandro Gimenez, Para Mi Compadres)
The present collection marks a real turning-point since song takes on a far more important role (10 out of 24 tracks). As such, the compositions by Raphael Fays, whilst retaining their own originality are always more firmly rooted in the great flamenco tradition. The 24 tracks that make up this new programme represent a sort of Holy Grail, both for their composer and for their listeners, the culmination of a long journey leading us to the outer reaches of sheer happiness and perfection.

The secret of the uniqueness and great richness of Raphaël Faÿs’ compositions resides in the words “generosity” and “respect”. The generosity is that of listening to others. Few musicians possess, like Raphael Fays, the knowledge and the ability to listen, whether to the geniuses of the past or to contemporary creators. The respect is that due both to music and to the public. Not cheating, not copying, offering nothing that is not the fruit of a pure, inspired soul, released from all concerns other than that of reaching out to as many souls and minds as possible.
Alain Raemakers


Raphaël Faÿs
Circulo de la noche “ Cercle de la nuit ”
Dedicado a la memoria de Paco de Lucia



Después de Andalucía, Extremadura, Mi Camino Con El Flamenco, ahí está en tres volúmenes Círculo de la Noche. Fue en 2010 y en 2011 cuando decidí dedicarme a este proyecto que pide una voluntad importante. Pero como mi pasión por el flamenco rebosa de investigación, voy a crear gracias a (ella) él mi música propia, música ibérica, ibérica española flamenca, bueno como quieran. Seguro que un día en la tele, cuando vi a Paco de Lucia tocando, esto cambió mi vida. Claro, el estudio de la guitarra de jazz con mi padre me permitió adquirir un gran conocimiento del maestro extraordinario que era Django Reinhardt. Pero lo que permitió desarrollarse en mí aquella verdadera pasión por la guitarra, fue el descubierto de tres estilos, Django, los maestros de la guitarra clásica además del flamenco con Paco.
Pasé toda mi trabajando sin descanso y ahora, les doy estos tres grabados que son una gran historia de amor de un hombre apasionado por la guitarra. Además, también creé mi técnica propia del pulsador, plectro o «púa» en español.
Como era yo el único que tocaba el flamenco de esta manera, supe encontrar mis colores, mi timbre, mis ataques... Bueno una manera muy personal de tocarlo y que se reconoce entre mil. Porque claro lo más difícil es encontrar el estilo suyo. También escuché mucho el antiguo flamenco «l’antigo» de los guitarristas como Sabicas o más bien Nino Ricardo a los que yo admiro muchísimo. Luego «el cante», el canto de Antonio Mairena, Beni de Cádiz, la Niña de Los Peines y claro Camarón de la Isla. Por eso, no estoy aquí para aprender esta música pero más bien para compartirla con ustedes. Bien estamos en una historia de pasión, nada más.
Vayan de paseo por la tarde en Andalucía, si surge la oportunidad, seguro que van a comprenderlo...

Anecdote

Encontré a Paco de Lucia en 1987 en la época en que salió a luz su disco «Sirocco». Unos amigos me le presentaron y me pidieron que tocara para él. Muy pronto, trabé amistad con él. A Paco le gustaba mi manera de improvisar. Disfrutamos momentos muy agradables juntos cuando él pasaba por París en el restaurante «Casa Pepe». Le seguí cuando hacía conciertos, tenía mucha admiración y gratitud para él, porque era muy amable y siempre muy acogedor. Paco, un hombre de primer orden con su guitarra y también en la vida. Pero durante la grabación del segundo volumen en febrero de 2014, me enteré de su muerte. Para mí, esta noticia fue terrorífica y abominable. Me hundí entonces como un navío en el fondo de los abismos, abismos de un océano en que estoy solo, sí solo, ¿porqué? Porque mi navío ya no tiene dirección. La tristeza es penosa... Me duele mucho. Sin embargo, tengo que proseguir esta trilogía, porque sólo queda el tercer volumen y para darme ánimo, decidí dedicarle los tres volúmenes y terminar con este fragmento «Recuerdos Del Maestro» y para decirle Adiós «El Adagio del Concierto de Aranjuez» con la orquesta de Blois.

Gracias Paco, Gracias Maestro.



“Hay palabras que uno escribe en la arena, que el viento se lo lleva con él, que la noche convierte en sueño, como una estrella en la eternidad”
Raphaël Faÿs, Capestang, Junio de 2014


Su trayectoria sus influencias…
Raphaël Faÿs nació con la guitarra en los brazos, de un padre guitarrista de Jazz quien conoció un principio de carrera fulgurante y prometedor. Vuelve a interpretar el repertorio de su maestro Django Reinhardt y se le reconoció como el heredero superdotado de la tradición. El universo musical de Raphaël Faÿs cruza Europa. Su manera de tocar se consta de una suma extraordinaria de experiencias de la guitarra. La pertinencia de su trámite está ante todo en la pasión que Raphaël tenía por la guitarra acústica, bien sea jazz a partir de Django, o bien clásica o Flamenca.

… su atracción por el flamenco !
Va a apasionarse por el Flamenco a partir de 1987 cuando encuentra a Paco de Lucia en París. En esta época, ya se le reconoce como un virtuoso de la guitarra clásica tanto más como de la guitarra de jazz. Aunque su soltura técnica le permita fomentar un aprendizaje rápido de la técnica flamenca que interpreta con la «púa», llamada plectro. Parece que, sin duda alguna, haya esperado largos años antes de atreverse a centrar su trabajo en este estilo. Ya compuso varias obras de inspiración flamenca: Bulerías, Alegrías, Fandango... Un éxito perfecto que expresa con brío en su interpretación extraordinaria y original. Por eso, propone una nueva mirada de esta música y de  cierto modo amplia los límites de ella. Raphaël Faÿs hace más que sintetizar dos estilos, lo gitano y lo flamenco, da cuenta de lo que, más allá de las fronteras de España y de Europa del Este, es común a estas ambas comunidades gitanas de las que forman parte los cíngaros europeos y los hispanoandaluces. La Historia les aisló pero su historia es común. Pocos músicos como Raphaël Faÿs supieron instalarse en campos musicales tan diferentes como exigentes con la misma convicción, la misma honradez y la misma alegría. Más que la hazaña, son la humanidad y la generosidad del trámite a las que tenemos que rendir homenaje. El flamenco de Raphaël Faÿs es sencillamente, su música, que quiere compartir con el público.¡ Sigue andando por su camino y sigue imponiéndose por su estilo propio !

Desde Belleville hasta Sevilla.
El camino de un niño superdotado
Raphaël Faÿs es un músico escaso quien actúa desde hace varias décadas en la cumbre de tres dominios por entre los más exigentes de la guitarra acústica. Los más creyentes dirían que los dioses le bendijeran y los más románticos dirían que una hada se asomara a su cuna. Los más realistas afirman que haya sabido, con una maestría tan terca como intransigente, sintetizar Ascendencia, Genio propio y Rigurosa Práctica.
Por parte de la ascendencia, primero hubo el padre, Louis Faÿs, nacido en 1926, él mismo guitarrista autodidacta quien abandonó el círculo familiar a fin de ir a buscar trabajo en los bares y en los bailes populares de Nantés. A los catorce años, durante la ocupación, le fue necesario cierta dosis de inconsciencia y maña desenvoltura para sobrevivir en un medio que tenía tan pobres salidas. Como todos los músicos del círculo, él sueña con París y como todos los guitarristas, sueña con encontrar a Django Reinhardt. En 1950, logra sobrevivir exclusivamente gracias a su actividad de chatarrero. En 1952, hace la gira veraniega de las playas en el seno de una pequeña orquesta. Empieza a hacerse un nombre, con su compañero de equipo el acordeonista Maurice Vittenet, grabó más tarde algunos discos para Decca, ahora convertidos en verdaderas «piezas de colección». En 1953, durante la primavera, regresa a París y se entera de la muerte de Django Reinhardt algunos días antes de su previsto encuentro. Louis Faÿs ronda todos los bailes de candil de París y su fama va creciéndose. En 1954, André Verchuren le llama para remediar a la marcha de Challain Ferré quien había hecho sus primeras armas con Django o Gus Viseur en particular. Louis Faÿs se quedó 28 años en la orquesta de Verchu. En 1959 nace Raphaël. Apenas cinco años más tarde, Louis Faÿs le pone su primera guitarra entre las manos y le enseña que no existe
más que un Dios único, encarnado en la figura de Django Reinhardt. A partir de este momento, uno cree que Raphaël ya tiene su futuro todo planeado. Muy rápido, el repertorio de su ídolo se lo integra con una facilidad tan asombrosa como que su padre se preocupa mucho por ello. Louis está seguro de que todo un músico tiene que leer la música de manera imperativa y se ha de obligarse a cierta disciplina. Raphaël, aunque era rebelde a cualquier idea de fastidio, pues se matricula en la academia de guitarra en donde un tal Señor Imbert le da sus primeras clases de solfeo. Fue cuando sucedió la magia. Raphaël va a dejarse llevar por la pasión por esta nueva disciplina y se hizo suyo la frase de Alexandre Lagoya quien afirmaba que «el aprendizaje de la guitarra bien necesitara unos diez años ...¡por cuerda!». Durante casi un cuarto de siglo, Raphaël Faÿs tocó la guitarra clásica de manera «clandestina» al margen de su actividad de músico de «jazz». Fue sólo en medio de los años 90 cuando grabara sus primeras obras clásicas. Pero no quememos etapas y regresemos en 1974. Raphaël tiene quince años y sus contemporáneos, aficionados a la guitarra, mientras llevan luto a Jimi Hendrix, no dan más oídos que al Mahavishnu John Mc Laughlin, Jeff Beck o a Larry Coryell. Los defensores de Django todos se sometieron en ese momento a la hada electricidad. ¿ Pues todos ? Salvo uno: Raphaël Faÿs, quien a menudo obra por la noche en «La Bodega de la Montaña» (Le Caveau de la Montagne) en donde toca lo que siempre se negará a dejar de llamar «la música de Django». Franck Ténot le descubre por una noche y le pide que actúe en un programa especial de radio «Estudio de Noche» animado por Jean-Louis Foulquier. Su nombre empieza a circular en la profesión y Jacques Chancel quien le escucha por una noche decide en seguida dejarle sitio en su Gran Damero televisivo. La fama de Raphaël Faÿs entonces sigue subiendo como una bala mientras se lo lleva en su evolución a su parte de admiradores sinceros y fatales tiburones... A los dieciséis años, Raphaël no tiene más que una idea en la cabeza: tocar la guitarra, cae bien, demás personas van a encargarse para él de la intendencia con un interés muy particular, cuyos efectos destructores quedan reales ahora. Bueno... Lo que tenemos que recordar es que, con Raphaël Faÿs, el entusiasmo para la música de Django se vuelve a vivir y van a precipitarse en sus pasos a todos los que la electricidad empieza a molestar. En el jardín secreto de Raphaël, ya existe otro guitarrista: Francisco Sánchez Gómez alias Paco de Lucia. Oriundo de la provincia de Cádiz, el hombre bien tenía hecha una docena de álbumes en su favor cuando en 1978, salió a luz su homenaje a Manuel de Falla. En esta época, Paco sigue siendo un músico para aficionados, fuera de Andalucía. Los enlaces que vincula entre música clásica y flamenca maravillan a Raphaël, el que, hasta entonces, por obligación profesional, separaba a lo estricto sus diferentes prácticas de la guitarra. A los especialistas, a menudo más preocupados por negocio y mercadeo que por música, les gustan las casillas y etiquetas. Eso les permite presentar el trabajo de los artistas únicamente por fórmulas lapidarias y eslóganes de publicidad pobre. El camino abierto por Paco de Lucia ayudará a Raphaël a cumplir con su propia revolución. Basta con seguir desempeñando el papel del portento sabio, como ningún otro capaz de vestirse del traje de hijo espiritual de Django, con que se satisfacen que él se lo ponga. Tanto más cuanto que Paco de Lucia quien le oyó, le dio ánimos en una carta muy acogida. Como Louis que soñaba con encontrar a Django, Raphaël no tiene más que un deseo: conocer a Paco. Ocurrió en París durante un concierto en 1987. A partir de este momento, por fin Raphaël ya no está en guardia y empieza a mostrar a su público la amplitud de sus talentos. En 1989, en su disco «Viaje», propone su versión propia adaptada de Entre Dos Aguas de Paco de Lucia además de su primera «Bulería». Su repertorio va enriqueciéndose de otras obras flamencas y nuevas composiciones clásicas. Siempre muy solicitado por el medio del jazz y por los nostálgicos de Django, todavía le fue difícil durante varios años expresarse plenamente en este nuevo estilo que proviene del flamenco y que le es tan propio. A partir de 2007, ya convertido por fin en productor independiente, se dedica a la realización de un primer tríptico «español» que se compone de los álbumes Andalucía (2008), Extremadura (2009) y Mi Camino Con El Flamenco (2010). Además de una técnica instrumental particular ( es el único que toca el flamenco con el plectro ), desarrolla un estilo de composición muy personal al poder evocador lleno de imágenes que hace pensar tanto en el universo de Albéniz como en el de Sabicas. En cada de sus tres álbumes, el mismo equilibrio se conserva entre obras para quinteto (dos guitarras, un violín, un bajo y percusiones) y las obras como solista. El canto aparece tres veces en el disco Extremadura (Alejandro Gimenez Primera Bulería y La Marquesa; Clara Tuleda Colombiana) y una sola vez en Mi Camino Con El Flamenco (Alejandro Gimenez Para Mis Compadres). Tal libro atestigua un verdadero hito porque el canto toma una dimensión claramente más importante (10 fragmentos sobre 24). Y así las composiciones de Raphaël Faÿs, al conservar su originalidad propia, se arraigan siempre más profundamente en la gran tradición flamenca. Los 24 fragmentos de que se compone este nuevo programa representan tanto para su autor como para sus oyentes una suerte de Santo Grial, resultado de un largo camino que nos dirige hasta los confines de la felicidad y de la perfección. El secreto de la singularidad y de la gran riqueza de las composiciones de Raphaël Faÿs está en estas dos palabras, generosidad y respeto. La generosidad es la de saber escuchar a los demás. Pocos músicos tienen como Raphaël Faÿs este valor y esta capacidad de escuchar, bien se traten de genios del pasado o bien de creadores contemporáneos. El respeto es el que se debe a la vez a la música y al público. No engañar, no copiar, no proponer más que sea el fruto de un alma puro e inspirado, fuera de cualquier otra más preocupación que de afectar tanto a los almas como a los espíritus.



Arrangements et compositions de Raphaël Faÿs sauf Concerto Aranjuez (Rodrigo) et Quator à cordes sur Fiesta Colombiana arrangé par Laurent Zeller.
Enregistré à Studio Mesa à Barneau Soignolles en Brie (77) en février, mars et avril 2014.
Remerciements au Studio Emphase (33) et particulièrement à Bruno Ménager.
Raphaël Faÿs joue sur guitare Maurice Dupont Flamenca et sur cordes Savarez.
Collaboration et direction artistique José Palomo écriture des textes (lettras) volume 2 et 3.
Textes et lettras du volume 1 écrits par Alexandro Gimenez.
Remerciements à Alain Raemakers pour son texte et son aide précieuse apportée dans ma carrière par le passé, Amitiés.


Merci à tous les artistes pour leur patience et leur dévouement à travers ce grand projet qu’ont représenté ces trois albums. Aussi à Patricia pour toute son aide apportée… sa discrétion et son indispensable soutien à l’artiste.

Contact scène Patricia Brière (mail patriciascalla@orange.fr  / Tel 06 12 11 96 59 - 06 07 82 65 47)
Management : Lorelei Production

Photo de couverture retravaillée : Danseuse de flamenco
par Flavio © Creative Common
Conception Graphique originale Laurent Charrier
- A4 Éditions 02 41 720 700

Fabrication et distribution : Frémeaux & Associés
info@fremeaux.com
P Raphaël Faÿs 2014 © Frémeaux & Associés
sous licence exclusive Raphaël Faÿs 2019

Contact :
www.raphaelfays.com
www.fremeaux.com
www.lorelei-production.com



Vol. 1    1. EXTREMADURA (tango)    5’10
    2. HIJA DE LA ARENA
(fandango de Huelva)    5’35
    3. PRIMERA BULERIA (bulerías)     5’29
    4. VIEJO PUEBLO (tanguillo)    4’05
    5. LOS ARCOS (fandango de Huelva)    2’28
    6. SOLEA - CON CANTE (por solea)    4’31
    7. TIENTO - CON CANTE (por tiento)    3’39
    8. CANCION PARA DIANA (balada)    6’59

Vol. 2    1. CUATRO CAMINOS (bulerías)    5’28
    2. CARAMELITA (rumba)    3’24
    3. VIENTOS DEL SUR
(solea por bulerías)    6’46
    4. DE MIL COLORES (alegrías)    5’02
    5. AZUCAR DE AMOR (taranta)    6’53
    6. FIESTA COLOMBIANA
(fandango de Huelva)    4’28
    7. FARRUCA DE ANTAN~O (farruca)    6’10
    8. MI COLOMBIANA (colombiana)    5’19

Vol. 3    1. CIRCULO DE LA NOCHE (tango)    4’50
    2. BULERIA DE PARIS (bulerías)    5’42
    3. COLORINES DE CARNAVAL
(zapateado)    3’01
    4. EL ZORRO (tanguillo)    2’42
    5. EL MALAGUEN~O (malagueña)    7’11
    6. JUEGO DE CARTAS (tiento)    2’53
    7. RECUERDOS DEL MAESTRO (solea)    5’23
    8. CONCIERTO DE ARANJUEZ (adagio)    9’32


Paru initialement en 2015, le triple album « Circulo de la noche » est un recueil fondamental. Il a d’abord fallu à Raphaël Faÿs étudier pendant 4 ans le fond de l’âme de cette musique pour définir les courants fondamentaux qui allaient parcourir l’expression artistique de cet enregistrement. Il rend compte de toute la diversité du répertoire et y apporte brillamment sa touche artistique, notamment avec sa technique particulière d’attaque des cordes au médiator, mais également en choisissant une instrumentation à géométrie variable, enchainant des passages tantôt solos, tantôt orchestraux. Il rend hommage à son ami, Paco de Lucia, et s’inscrit dans la même démarche de mise en valeur du patrimoine. Enfin, passé par le swing manouche et le classique, Raphaël Faÿs est parmi les plus grands guitaristes actuels, il montre ici la plus formidable ébauche de son travail passionné et de sa vocation de passeur d’émotions.
Augustin Bondoux / Patrick Frémeaux


Initially released in 2015, the triple album Circulo de la noche was a fundamental corpus: it took four years for Raphaël Faÿs to study the depths of this music’s soul before he could define the basic currents that flow through the artistic expressions in this recording. Here he would recount all the diversity that lies in this material, and brilliantly add his own artistic touches, which you hear notably in the special way he attacks the strings using a pick, but also in the instrumentation, with a choice that varies in geometry and links solo passages with others that are orchestral. In paying tribute to his friend Paco de Lucia, he became part of the same approach that adds value to a national heritage. Raphaël Faÿs has also explored gypsy swing and classical music, and belongs to the great contemporary guitarists; here he provides the most wonderfully absorbing display of his vocation, which is to convey emotions.
Augustin Bondoux / Patrick Frémeaux



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