O SAMBA
O SAMBA
Ref.: FA4009

DVD - FILM DE JEAN-CLAUDE GUITER

JEAN CLAUDE GUITER

Ref.: FA4009

Label : Frémeaux & Associés

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Presentation

DVD - FILM DE JEAN-CLAUDE GUITER



Samba - Popular Music of Brasil. The samba, which emerged in the early twentieth century in Rio de Janeiro, Sao Paulo, and Bahia, is primarily dance-oriented music. Since that time, all the major lyricists and composers of Brazilian music have played and sung sambas. This genre can be subdivised in many distinct groups, one of them being “Samba Enredo” which is the music accompanying annually the samba school carnival parades. Each school has a percussion section composed of hundreds of players. This episode is devoted to showing the various trends of this music and to include interviews with composers and the filming of live performances of certain artists who are representative of each style (Baden Powell, Roberto Menescal, Carlos Lyria, Zeca Pagodinho, etc., as the young generation). The samba schools of Mangueira, Salgueiro, etc., have given us their assistance (which is a rare privilege) for the superb 1997 Rio Carnival.



Booklet

Ô Samba fa4009

Ce qu’il faut, c’est savoir ce qu’est la samba : “un battement de l’âme, plus qu’une musique”.
Ô Samba
par Jean-Claude Guiter

La Samba a pour origine une danse de fertilité angolaise où les participants se frottaient le nombril (“semba”: nombril en banthou).Au XIXè siècle, les noirs la dansaient en cercle dans les plantations aux rythmes des Batuque (tambours) c’est la “danca de roda” qui existe encore à Bahia et dans le Nordeste brésilien.Elle apparaît à Rio à la fin du XIXe amené par les familles noires qui s’installent dans le quartier de “la petite Afrique” où règne une activité musicale intense.Si elle est d’abord associée au Candomble qui mêle le catholicisme et les religions Yoruba et Congo, elle s’émancipe et perd avec ses auteurs son caractère sacré.La bourgeoisie blanche de l’époque, soucieuse de respectabilité, fait poursuivre et harceler les sambistes “cette racaille nègre” qu’elle tente d’éliminer avec l’aide de la police.En vain! Elle ne fera pas taire les batucadas même si elle fait confisquer les guitares.La Samba, est alors une affirmation de l’identité culturelle des quartiers pauvres; une guérilla culturelle.“Sinho” et ses “samba amaxixados” sera le premier compositeur a être reconnu. Succombant à l’envoûtement de son piano, les blancs adoptent ce genre musical qui deviendra avec le carnaval, l’emblême de la cité merveilleuse.En 1917, Donga est le premier à enregistrer une “Samba Cançao”. C’est : “Pelo Telefone” (par le téléphone) qui raconte la répression policière des jeux clandestins; c’est un énorme succès. Depuis tous les auteurs de la musique brésilienne ont chanté et joué des sambas et pour: Joao Gilberto, père de la Bossa Nova, “tout est samba”.C’est à Rio que sont nées les écoles de Samba; la première “deixa falar” (laisse dire) est fondée en 1928, elle est l’héritière des “cordoes” et des “ranchos”, qui défilaient au son des marches pendant le carnaval.Les premiers défilés ont lieu à la Praca XI, aujourd’hui disparue et remplacée par le Sambodrome qui accueille chaque année plus de 80.000 participants.
Pendant les mois qui précèdent le défilé chaque quartier revendique corps et âme son appartenance à son école et le grand jour tous les coeurs de la ville battent aux rythmes des batteries (400 percussionistes) qui se défient sur la “Passarela do Samba”. Du premier défilé officiel organisé en 1932, seule, l’école qui le remporta existe encore, c’est “Estacao Primeira da Mangueira”, née des Macumbas (code civil des morros) qui fait des Mangueirenses : (des frères de samba, des frères de sang). C’est l’école la plus populaire du Brésil.- En 1935 nait Portela, l’école la plus titrée du Carnaval Carioca. Ce succès, elle le doit à ses sambistes célèbres : Alvaiade, Mestre Marçal, Candeia, Ze Ketti, mais aussi à l’un de ses fondateurs Natal, l’un des parrains redoutés du “Jogo de Bicho” (jeu clandestin).Son quartier; le populaire Madureira, vibre pour sa batterie, composée de notables, de bandits et de policiers qui oublient leurs différents pour leur religion “Portela”.- A quelques blocs, c’est Imperio Serrano qui règne sur la Serrinha. Cette école fut la première à organiser son défilé et à déguiser tous ses participants. L’âge d’or d’Imperio, fut les années 50 et les sambas de Mano Decio da Viola ou de Dona Ivone, ont été peu à peu remplacées par des marches aux rythmes soutenus. Depuis, l’école a perdu de sa gloire.- Academicos do Salgueiro a su opérer ce changement et sa “cuadra” (local de répétition) est la plus peuplée de Rio. Considérée comme une des 4 écoles traditionelles, Salgueiro est aussi une énorme ma­chine commerciale.Mestre Louro, chef de la batterie depuis 25 ans, n’est pas étranger à cette cote de popularité.
Parallèlement à ce courant carnavalesque, la radio, avec l’appui des maisons de disque popularise la samba dans les années 20.Le public découvre alors Noel Rosa, né dans le quartier de Vila Isabel. Ses sambas ont pour thème le RIo des années 30 et sont de véritables chroniques populaires. Il meurt de la tuberculose à 26 ans laissant derrière lui plus de 300 oeuvres. Cette musique devient un phénomène de masse et sous le gouvernement de Getulio Vargas (1930-45), un symbole avec la composition de Ari Baroso: “Aquarela do Brasil” qui exalte le patriotisme de l’époque (Samba exaltaçao).Cette chanson, la plus célèbre de la musique po­-pu­laire brésilienne devrait selon les cariocas être l’hymne national.Avec Ari Baroso et Carmen Miranda, le Brésil ex­porte une image glamour véhiculée par les USA.Dans les favelas, d’autres auteurs chantent leur quotidien souvent misérable.- Cartola et Carlos Cachaça, deux sambistes de mangueira crient leur désespoir dans “quem me vem sorrindo...” (qui me voit sourire, pense que je suis heureux).- Ze Ketti un “portelense” leur répond dans sa Samba Opiniao - “Vous pouvez m’arrêter, vous pouvez me battre et même m’affamer, d’ici du Morro, je ne sortirai jamais!”Souvent chantée par des blancs, ses sambas sont pour les communautés des favelas l’un des seuls moyens d’expression.Dans les années 50, la jeunesse dorée de la zone Sud invente une nouvelle interprétation de la Samba.Joao Gilberto lui donne son rythme et son chant “canto falado”. Tom Jobim, ses harmonies et ses plus belles mélodies. La Bossa Nova est née, elle fera le tour du monde. Cette nouvelle musique qui mélange les rythmes brésiliens aux influences issues du classique et du jazz cool séduit rapidement la jeune génération de compositeurs (Roberto Menescal, Carlos Lyra, Edu Lobo).
Le poète Vinicuis de Moraes, s’intéresse  à ce mouvement et lui donnera ses plus beaux textes. De son association avec Jobim naîtront les sambas de “Orfeu negro”.En 63, Vinicuis rencontre Baden Powell, un guitariste virtuose. Pour lui il écrira les “Afros Samba” qui s’inspire de la négritude et du folklore Nordestin.La dictature prend le pouvoir et Vinicius écrit pour Carlos Lyra “Acabou nosso Carnaval”: Il est terminé notre carnaval. Sergio Ricardo, un autre pionnier de la Bossa choisit la contestation dans ses sambas “Zelao” et “Tristeza mora na favela” (la tristesse habite la favela).Boycotté par les médias, il part chanter dans les universités. Vinicuis et beaucoup d’autres choisissent l’exil. Malgré la censure, la jeune génération de la pop nait des festivals (concours télévisé). Les brésiliens découvrent alors Ellis Regina, Chico Buarque, Caetano Veloso Gal Costa etc.Une autre émission “Rosa de Ouro” lance les nouveaux sambistes Paulinho da Viola et Clementine do Jesus.Influencé par ses artistes Martinho da Villa modernise et accélère la samba. Avec lui, Beth Carvalho et Alcione adoptent ce nouveau style. Le groupe Cacique de Ramos, qui deviendra plus tard Fundo de Quintal, joue sur un des disques de Beth Carvalho et introduit de nouveaux instruments : le tam-tam et le repique.Les années 80 sont celles du nouveau boom de la samba. Le chef de file de ce mouvement Zeca Pagodinho modernise la Samba tout en revendiquant ses racines et son respect des auteurs traditionnels.Le Pagode est la musique la plus populaire du Brésil. Elle a remplacé les sambas traditionnelles. La jeune génération de musiciens l’a adoptée et le public danse et chante le pagode dans tous le pays. De Donga, le pionnier à Zeca Pagodinho, l’esprit des sambistes est resté le même. Il nous parle d’amour et d’espoir.La ville de Rio a profondément changé, mais l’esprit du carioca est éternel et chaque année, pour le carnaval, tous se retrouvent pour chanter et danser des sambas.
Sambar e meu Don / La Samba c’est mon don
Sambar e nossa vida /  La Samba c’est notre vie
Nossa religion / Notre religion

Interview Fernando Faro :
Une école de samba c'est comme une équipe de football, elle commence dans un bistrot autour de quelques bières, puis petit à petit gravit les échelons du bloc à l'école qui défile au sambodrome
english notes
O SAMBA - “The Song of the People
What the even most utopian of thinkers has never yet come up with, Brazil has made its way of life: an entire people singing and dancing together.
The Samba, in Brazilian society, is unlike anything anywhere else.
It tells a story - of the colourful origins and daily lives of the people -
it’s a endless catalogue of myths,
it’s a means of political expression,
it’s a culture,
it’s a way of life,
it’s - perhaps - a religion.
Baden Powell :
Brazilian music is really very rich.
It’s rich in its rhythms, very rich.  And it’s also very rich in melody.
It’s rich in harmony.  And on top of that, there are so many different dances.  And it seems to me to be pretty unusual for music to have all these qualities at once.Brazilians are descended from three races: indian, african and white.  That’s what gave this mixture.
The african has more than his fair share of rhythm; the indian is strong on dances, and the white is poetry and literature.
Mix this palette of colours together, and you get today’s Brazilian.
There isn’t a single Brazilian who isn’t of mixed race.
This throbbing beat came to Brazil from across the ocean and centuries of slavery.  After 1888, when slavery was abolished, it only took about 30 years for these African rhythms that became the Samba to start showing themselves in public.
Fernando Faro :
Those blacks who came here and settled in the corridor between the Piaca Onze and the waterfront brought with them religions from Africa.  And their rituals, partly religious and partly profane, began to dominate the centre of Rio.
The festivals, like the Penha festival, which were catholic festivals run by white Portuguese, were soon distinctly tinged with black.
7.17
No procession here could be without its black mamas, the living, whirling memory of the samba.  For a long time, white society in Brazil shied away from the beat of this music which was all too reminiscent of Africa and slavery.
7.41
In 1917, Donga was the first black to record the samba, with the mythical “Pelo Telefone”.The first samba composers, Sinho, Pichinguina, were blacks.  No-one could have imagined at the time that by the end of the century those obscure troubadours, those down and outs and non-entities, were to become legends!
8.14
This black samba, the samba of the black Brazilian, is the most authentic.  It’s where all the other styles of this popular music came from.  The ‘samba spirit’ first developed in the poor communities.
8.32
These hills around Rio are the “morros” - the doleful mountains - are the breeding ground for today’s samba.  Along with poverty, it has planted its roots here.  In these unsalubrious but flamboyant shanty towns, it has put down strong roots, and forged its own pride and honour.

 

DVD O SAMBA © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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