Sonny Criss - Livre + CD

Réf. : FA5913 / FAL3360

Le livre + CD consacrés à Sonny Criss, saxophoniste brillant, oublié de l'histoire du jazz, remis en lumière par Alain Gerber

Sonny Criss

Réf. : FA5913 / FAL3360

Direction Artistique : Alain Gerber, Jean Buzelin et Jean-Paul Ricard

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 2 heures 24 minutes

Nbre. CD : 2

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Présentation

Sonny Criss est un unsung hero de l’histoire du jazz. Saxophoniste alto brillant de l’ère bebop, son talent inégalable est pourtant resté dans l’ombre de Charlie Parker. Le roman biographique « Ne laissez pas le soleil se lever sur vos larmes » et l'anthologie réalisés par Alain Gerber mettent en évidence la virtuosité et l’expressivité hors du commun du musicien. Un hommage inespéré à l’un des plus grands maîtres oubliés du jazz du XXe siècle.

Sonny Criss est un unsung hero de l’histoire du jazz. Saxophoniste alto brillant de l’ère bebop, son talent inégalable est pourtant resté dans l’ombre de Charlie Parker. Publiée en même temps que le livre « Ne laissez pas le soleil se lever sur vos larmes », le roman biographique d’Alain Gerber, cette anthologie met en évidence la virtuosité et l’expressivité hors du commun du musicien. Un hommage inespéré à l’un des plus grands maîtres oubliés du jazz du XXe siècle.
Patrick FRÉMEAUX



CD1 - 1947-1955 : WARDELL GRAY SEXTET : HOT HOUSE. AL KILLIAN SEXTET : SONNY’S BOP • OUT OF NOWHERE. FLIP PHILLIPS & HIS ORCHESTRA : FLIP’S IDEA • PUT THAT BACK. SONNY CRISS QUARTET : THE FIRST ONE • CALIDAD • BLUES FOR BOPPERS • TORNADO. HARRY BABASIN ALL STARS : IRRESISTIBLE YOU • THE SQUIRREL. BUDDY RICH QUINTET : BROADWAY • A SMOOTH ONE.

CD2 - 1955-1958 : BUDDY RICH QUINTET : THE TWO MOTHERS • SONNY AND SWEETS. SONNY CRISS : ALABAMY BOUND • WEST COAST BLUES • SWEET GEORGIA BROWN • THE MAN I LOVE • AFTER YOU’VE GONE • HOW HIGH THE MOON • NIGHT AND DAY • WHAT IS THIS THING CALLED LOVE • IN THE STILL OF THE NIGHT. SONNY CRISS QUARTET : EASY LIVING • WILLOW WEEP FOR ME • WAILIN’ FOR JOE. SONNY CRISS : I GOT IT BAD • SYLVIA • BUTTS DELIGHT.

SÉLECTION D’ALAIN GERBER ASSISTÉ PAR JEAN BUZELIN ET JEAN-PAUL RICARD

« Lorsqu’ils s’étaient hissés sur l’estrade de ce club, leur seul espoir était de tuer le temps. En fait, ils l’avaient arrêté. L’espace d’un instant, ils étaient devenus éternels. »
Alain Gerber

Et si les fausses biographies disaient plus vrai que les biographies savantes ? Avec une langue impressionniste, Alain Gerber prête sa voix au saxophoniste Sonny Criss et restitue non pas les faits mais l’expérience vécue du jazz.
À travers ces mémoires imaginaires surgit une vérité sensible : la Black California des années cinquante, ses clubs enfumés, ses héros fragiles, l’ombre tutélaire de Charlie Parker. On croise Dizzy, Dexter Gordon, Teddy Edwards, Hampton Hawes, Eric Dolphy, et toute une génération de musiciens partagée entre marginalité et grandeur. Ce livre n’est pas une reconstitution historique : il est une plongée dans l’atmosphère, l’émotion et la condition de ces créateurs, il comble le silence laissé par Sonny Criss, dont la voix écrite nous manquait.
Patrick Frémeaux

Alain Gerber a reçu le prix Goncourt de la nouvelle, mais aussi le prix Interallié pour « Le verger du diable ». Critique à Jazz Magazine et Diapason, producteur à France Musique et France Culture, auteur d’une vingtaine de biographies de grands jazzmen, Alain Gerber est le directeur artistique de la collection « The Quintessence » regroupant chez Frémeaux les 80 coffrets offrant une relecture historique parfaite du jazz.



402 PAGES

Presse
Adoubé par le grand Charlie Parker, Sonny Criss (1927-1977) avait en poche un ticket pour la gloire qui pourtant se refusa à lui avec obstination. Sommité de l’histoire du jazz, Alain Gerber signe les mémoires imaginaires d’un génie oublié de la West Coast. Ne laissez pas le soleil se lever sur vos larmes. Le titre du roman emprunte à une chanson enregistrée en 1946 par Louis Jordan et à laquelle Ray Charles donnera une seconde vie une bonne décennie plus tard. Don’t let the sun catch you crying est un jazz vaguement bluesy, très sentimental, mais qui résume assez bien la trajectoire de Sonny Criss. Celle d’un perdant magnifique, formé dans le chaudron bouillonnant du bebop, et qui dès 18 ans eut l’honneur de croiser son saxo avec celui de Charlie Parker. « L’histoire du jazz est une invention tardive. Les anecdotes en ont longtemps tenu lieu », fait dire Alain Gerber à son narrateur, un Sonny Criss désabusé, mais ayant encore foi en sa musique, et que l’auteur imagine livrant ses confidences au soir de sa vie. La vie incandescente et bousculée d’un musicien noir qui résume quelques pages épiques d’un jazz en éternel devenir, entre le bebop et le cool. À Los Angeles, sur la côte ouest des États-Unis, il cherchait à tracer sa voie face à la domination musicale de New York. La fiction est ici ancrée dans une histoire du jazz traversée par les questions politiques et raciales des États-Unis des décennies 1940, 50 et 60, dont Alain Gerber offre une connaissance confondante d’érudition. Ne laissez pas le soleil se lever sur vos larmes est moins une biographie intimiste qu’un essai subjectif qui fait défiler des figures de légende ayant pour noms Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Charles Mingus, John Coltrane, Chet Baker ou encore Ornette Coleman et Thelonious Monk. Des géants dont l’ombre a depuis longtemps recouvert un Sonny Criss qui a toujours souffert d’être perçu comme l’éternel dauphin de Parker. Une sorte de suiveur, dépourvu de personnalité propre, condamné au statut de has-been dans une scène musicale alors obnubilée par le modernisme, mais incapable d’avoir les idées claires tant son actualité était mouvante. « Tout ce que vous pouviez entreprendre pour vous écarter du parkerisme, comme tout ce que vous tentiez pour vous en montrer digne, était porté à votre discrédit. Tantôt l’on vous condamnait pour ce qui vous séparait de Bird, tantôt pour ce qui vous en rapprochait, l’essentiel étant de souligner l’inutilité même de votre existence », fait dire Alain Gerber à Sonny Criss. Si, un temps, le saxophoniste se détourna de sa carrière professionnelle pour devenir travailleur social ou assurer des interventions musicales dans les écoles, il n’en a pas moins gravé des disques d’une splendeur étincelante, notamment pour les labels Prestige ou Muse. L’éditeur d’Alain Gerber, Frémeaux & Associés, s’est taillé sa petite réputation par l’excellence de son catalogue qui revisite l’histoire du jazz par le livre comme par le disque. Un coffret double CD permet ainsi de prolonger la lecture et offre un panorama de la virtuosité comme de la sensibilité de Criss. De quoi rendre encore plus incompréhensible l’oubli dans lequel le musicien a sombré. Tout comme cette méconnaissance dans laquelle il est demeuré englué de son vivant. Un magazine spécialisé, dans les années 60, l’avait placé en numéro un de la catégorie « talents méritant une plus large reconnaissance » … Une embellie, pourtant, se leva à l’horizon ! Le Japon, avec son vivier de fondus de jazz, lui proposa de venir s’y produire en 1977. Une invitation nimbée du plus profond respect, avec réception prévue par le maire de Tokyo. Une reconnaissance, la cinquantaine arrivée, que le sort lui refusa avec un malin plaisir. Car dans le même temps, Sonny Criss apprenait qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac à un stade avancé. Refusant d’affronter un nouveau chemin de croix, l’héritier magnifique de Parker préféra mettre fin à ses jours. Serge Hartmann - Dernières Nouvelles d’Alsace
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L’histoire du jazz compte de nombreux oubliés. Sonny Criss en fait partie. Remercions Alain Gerber de réparer cette injuste amnésie avec cette parfaite anthologie de ce fils de Memphis, installé à Los Angeles dès ses 15 ans et devenu, dans les années 1950, un altiste majeur de la Black California. J’ai découvert Sonny Criss au début des années 1960 grâce à un super 45-tours enregistré en France par Bernard de Bosson, intitulé Blues pour flirter. Coup de foudre immédiat ! Depuis, il fait partie de la petite tribu de mes « musiciens intimes ». Pourquoi ? J’aime son style fluide et volubile, « remarquable anthologie, selon Xavier Prévost, de diverses phases de l’histoire de l’instrument ». Marqué bien sûr par Charlie Parker (vivacité de l’attaque), il se refusera à parodier le Bird dont la découverte à Los Angeles l’avait pourtant foudroyé. Proche de Benny Carter (élégance mélodique), Johnny Hodges (onctuosité et velouté de la sonorité) et Willie Smith (sens enflammé du swing), son jeu, tout imprégné du blues le plus essentiel et teinté d’une tendresse jamais mièvre, surprend toujours par sa façon éruptive de surgir à chaque entrée en solo avec une véhémence lyrique irrésistible. Comment résister à ce phrasé roulé-boulé, voluptueusement élastique et sinueux, pareil à « une onde où l’onde s’enroule à la houle d’une onde » (Pierre Louÿs) ? Dans ce florilège amoureux, on (re)découvre avec bonheur des titres où il côtoie Wardell Gray, Howard McGhee, Buddy Rich, Chet Baker et Charlie Parker ; pour Clef, le label de Norman Granz, de bien belles prises avec son ami Hampton Hawes, publiées sous le nom de Flip Phillips ; enfin de superbes faces avec Sonny Clark, piochées dans trois microsillons Imperial datant de 1956 (Jazz USA, Go Man! et Plays Cole Porter). Pascal Anquetil - Jazz Magazine
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« L’auteur dont on sait l’amour passionné du jazz s’est, d’une certaine façon, mis à la place du saxophoniste alto William “Sonny » Criss (né le 23 octobre 1927 à Memphis et mort le 19 novembre 1977 dans la cité des Anges, se donnant lui-même ce que l’on pourrait dire “le coup de grâce”, silencieux musicalement depuis qu’il se savait atteint d’un cancer incurable.) “À la place” donc, dans la mesure où c’est le musicien qui nous parle, du début à la fin de ce livre de quatre cents pages passionnées et tout autant passionnantes. Sonny est censé nous dire, non pas sa vie. Même si ce livre se propose lui-même comme une biographie, autobiographie donc – mais ses états d’âme, ses passions, ses impressions, ses sentiments. Traversé tant il se mesure lui-même à son idole Charlie Parker, se sous-estimant sans doute, par des interrogations infinies. Sachant cependant faire voir, entendre même, ce qu’il y a d’incomparable, d’invisible, d’incompréhensible peut-être dans ce be-bop surgit de nulle part. Ou plutôt venu des profondeurs de l’âme, du cœur et sans aucun doute, du corps de Charlie Bird. Mais il y a ici une chose à souligner de façon décisive : outre l’exploit qui consiste à jouer avec le feu de l’écriture, c’est ce parti-pris qu’a osé Gerber, comme assurément, il ne l’a jamais fait auparavant, avec autant d’audace. Car ici, il faut le dire, il nous trompe sur toute la longueur. Seulement, simplement, en se mettant à la place de celui qui parle ! Et, c’est bien simple : nous n’y voyons que du feu ! Il nous emporte, sans que nous ayons la moindre possibilité de nous échapper de ce tour de passe-passe qui est un admirable tour de force, fascinant, non seulement de ce monde qui est celui de Criss, mais surtout de ce que l’on pourrait dire de “l’âme de Sonny lui-même”. Il y a donc dans ce livre une tromperie qu’il faut dire absolue, car à aucun moment, Gerber ne parle lui-même, en tant que lui-même, si l’on peut le dire ainsi ! Il ne nous prévient aucunement de ce qu’il a entrepris. Ni au début, ni à la fin. L’auteur de ces “mémoires” est ainsi le plus menteur de tous les menteurs. Cette “biographie” n’est pas même un roman (et on le sait bien, au moins depuis qu’un autre écrivain l’a lui-même souligné, les romanciers, par définition, sont tous des menteurs), c’est-à-dire l’art du mensonge lui-même : on devrait donc convenir qu’il s’agit d’une menterie à la puissance deux, quatre ou même infinie. Il y a usurpation d’identité à tous les étages. Alors, bien malin serait celle ou celui qui pourrait déterminer ce qui fut réellement (je ne parle pas des faits rapportés qui sont sans aucun doute réalistes – on connaît le savoir encyclopédique d’Alain Gerber en la matière – mais des sentiments, des sensations, des réflexions, des interrogations ou, au contraire, des affirmations du prétendu “narrateur”. Je veux dire de William “Sonny” Criss lui-même !) Bien astucieux, surhumain presque, celui qui pourrait ne pas rentrer dans le jeu. Évidemment, on ne pourra empêcher certains lecteurs d’entendre la voix de l’auteur déclaré (je parle alors d’Alain Gerber, on l’aura compris) en lisant, c’est-à-dire en entendant sa musique personnelle telle qu’il leur fut possible d’en recevoir l’écho il y a quelques années sur les antennes de France Culture ou de France Musique. Mais ceux-ci, n’en doutons pas, l’attribueront aussitôt au saxophoniste de la West Coast, admirateur passionné de jazz., et donc du Bird, oiseau étrange, fascinant, inoubliable, inatteignable. On apprend ici bien des choses. On reçoit aussi une sorte de leçon de littérature qui pourtant est le contraire-même de toute didactique. Un tour de force sans doute. Mais en toute discrétion. 
La magie est là. Tout simplement. Comme celle de Charlie Bird Parker.  Épilogue Soulignons enfin que cette lecture est la meilleure occasion possible de réécouter Sonny Criss qui n’est pas l’épigone qu’il pensait être mais, assurément, bien davantage. On entend chez lui une sorte d’humanité, de sensibilité, d’intimité. La couverture de ce livre dit ainsi, en toutes lettres, que nous allons entendre “les mémoires du génie oublié de la West Coast”. Qui pourrait nier ou ignorer, plus que jamais, la prodigieuse musique de Sonny Criss ? Il y a ici, dans ce livre, dans son “jazz”, toutes les vérités de la musique. Loin des “mensonges” évoqués plus avant. Peut-être pourtant, au contraire, grâce à eux… » Par Michel ARCENS – LES NOTES DE L’INSTANT
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Après une autobiographie de la batterie jazz, une histoire du be bop et un Naissance de la bossa nova plutôt objectives, Alain Gerber revient à la manière qu'il a forgé au fil d'une bibliographie déjà ancienne et qu'il a hissé au rang d'un genre en lui-même : la biographie de grandes figures à la première personne. Mais avec ces « Mémoires imaginaires de Sonny Criss, le génie oublié de la West Coast », l'auteur opère plus qu'un simple retour. On ne saura jamais si le saxophoniste se serait totalement reconnu dans les mots choisis par Alain Gerber mais ce dernier semble avoir trouvé la meilleure des positions pour dépeindre cette Black California, finalement toujours méconnue, et surtout faire vivre à son lecteur l'expérience vécue du jazz de ces années-là qu’un certain Charlie Parker éclabousse de tout son génie et de ses failles également, en entrainant dans son sillage toute une génération de musiciens. Souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Ce point de vue d'écriture tient bien sûr compte, avec une émouvante sincérité et un amour tendre, de la singularité de Sonny Criss, qui a su dépasser le legs birdien et s'affirmer comme une autre voie possible. Et ce n'est pas le moindre agrément de ce récit irrésistible (qui s'accompagne d'un double CD indispensable). Bruno Guermonprez – Jazz News
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"Une formidable plongée de l’ami Gerber dans la Californie d’après-guerre : Criss s’éloignera ensuite (albums Prestige) de la Côte West mais son discours n’en sera que plus prenant soutenu par de belles rythmiques où l’on retrouve le formidable Alan Dawson. Une lecture urgente !" Jean-Claude Zylberstein Éditeur de Jim Harrison, John Fante, Primo Levi, Graham Greene, Henry James, etc.
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« Ce livre d’Alain Gerber, écrit en hommage au saxophoniste alto Sonny Criss, s’inscrit dans la lignée haut de gamme de ses précédents romans historiques et essais consacrés à Lester Young (2000), Chet Baker, Clifford Brown, Bill Evans (2001), Louis Armstrong (2002), Jack Teagarden (2003), Charlie Parker, Billie Holiday (2005), Paul Desmond, Miles Davis (2007)…L’action démarre à Los Angeles, en 1947, avec la rencontre de Williams Sonny Criss et de son idole Charlie Parker qui vient d’arriver en ville avec le sextette de Dizzy Gillespie. Durant le séjour californien de Bird, le maître et le disciple vont devenir inséparables et partageront nombre d’aventures évoquées d’une plume alerte et érudite par l’auteur.On croise en chemin des musiciens de légende tels Howard McGhee, Dexter Gordon, Wardell Gray, Teddy Edwards, Dodo Marmarosa, Bud Shank, Art Pepper, Gerald Wilson… et des figures pittoresques comme l’écrivain et producteur Ross Russel, fondateur du label Dial, Dean Benedetti qui enregistre toutes les prestations publiques de Parker, et le dealer Emry « Moose The Mooche » Byrd. Bref, se dessine le monde bigarré du jazz californien dans lequel le jeune Sonny Criss trouve vite sa place.Très vite, les portes des studios s’ouvrent à son talent comme l’indique la sélection discographique concoctée de main de maître par l’auteur. Ses premiers enregistrements, provenant d’un concert Just Jazz organisé par Gene Norman et deux AFRS Jubilee (1947), produits alors qu’il avait une vingtaine d’années, témoignent de la maturité de son jeu encore sous l’influence de son maître Charlie Parker et le montrent tout à fait à sa place dans un environnement prestigieux.Le même niveau d’excellence se maintient avec les faces Clef parues sous le nom de Flip Phillips et de Harry Babasin où il côtoie Chet Baker, Charlie Parker et Al Haig. Séduit, Norman Granz, le patron du label Clef, continue de lui faire confiance en l’intégrant dans ses tournées JATP et l’invite à graver, en 1949, quatre faces sous son nom qui le présentent déjà en pleine possession de ses moyens.Une occasion pour Sonny Criss, accompagné pour l’occasion par ses amis et complices Hampton Hawes et Chuck Thompson, de faire apprécier son discours de vif argent et la beauté de sa sonorité. Son phrasé est fluide, sa mise en place précise, son discours construit avec rigueur, quatre de ses compositions dont Blues For Boppers, un blues de haute volée, ajoutant encore à la qualité de l’ensemble.La production de Sonny Criss prend une toute autre tournure quand il enregistre en 1955 avec le quintette de Buddy Rich aux côtés d’Harry Edison, Jimmy Rowles et John Simmons. Sa sonorité se fait alors plus incisive et son phrasé devient plus tranchant.Cette tendance ira en s’accentuant avec ses faces Imperial de 1956. On le voit ouvert à l’influence de Willie Smith, le soliste vedette de Jimmy Lunceford, dans sa manière de donner du poids à ses notes comme en témoigne un blues d’anthologie du calibre de West Coast Blues. On retrouve aussi l’élégance de Benny Carter dans son approche de la mélodie (The Man I Love). En quelque sorte, Sonny Criss donne une dimension plus large à son art en élargissant les frontières de la tradition sans jamais les transgresser pour aller en terres étrangères.Écrit de main de maître, cet ouvrage relate le destin pas toujours heureux d’un musicien de grande classe qui, victime des changements de modes, ratera de peu la notoriété, la vraie, celle qui efface l’oubli du temps : un juste et inespéré hommage qui réhabilite dans la mémoire des amateurs l’œuvre du grand saxophoniste que fut Sonny Criss. »Par Alain TOMAS – COULEURS JAZZ
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Hot House
    Sonny Criss
    Tadd Dameron
    00:06:15
    1947
  • 2
    Sonny’s Bop
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:03:30
    1947
  • 3
    Out of Nowhere
    Sonny Criss
    Johnny Green
    00:02:51
    1947
  • 4
    Flip’s Idea
    Sonny Criss
    Flip Phillips
    00:02:40
    1949
  • 5
    Put That Back
    Sonny Criss
    Flip Phillips
    00:03:35
    1949
  • 6
    The First One
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:02:52
    1949
  • 7
    Calidad
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:03:11
    1949
  • 8
    Blues for Boppers
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:02:29
    1949
  • 9
    Tornado
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:02:41
    1949
  • 10
    Irresistible You
    Sonny Criss
    Gene DePaul
    00:06:23
    1952
  • 11
    The Squirrel
    Sonny Criss
    Tadd Dameron
    00:15:47
    1952
  • 12
    Broadway
    Sonny Criss
    Wilbur H. Bird
    00:11:54
    1955
  • 13
    A Smooth One
    Sonny Criss
    Benny Goodman
    00:09:12
    1955
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    The Two Mothers
    Sonny Criss
    Harry Edison
    00:06:03
    1955
  • 2
    Sonny and Sweets
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:04:40
    1955
  • 3
    Alabamy Bound
    Sonny Criss
    Ray Henderson
    00:03:11
    1956
  • 4
    West Coast Blues
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:05:01
    1956
  • 5
    Sweet Georgia Brown
    Sonny Criss
    Maceo Pinkard
    00:02:54
    1956
  • 6
    The Man I Love
    Sonny Criss
    George Gershwin
    00:03:19
    1956
  • 7
    After You’ve Gone
    Sonny Criss
    Turner Layton
    00:03:39
    1956
  • 8
    How High the Moon
    Sonny Criss
    Morgan Lewis
    00:03:07
    1956
  • 9
    Night and Day
    Sonny Criss
    Cole Porter
    00:04:43
    1956
  • 10
    What Is This Thing Called Love
    Sonny Criss
    Cole Porter
    00:05:43
    1956
  • 11
    In the Still of the Night
    Sonny Criss
    Cole Porter
    00:04:19
    1956
  • 12
    Easy Living
    Sonny Criss
    Ralph Rainger
    00:02:12
    1957
  • 13
    Willow Weep for Me
    Sonny Criss
    Ann Ronell
    00:03:07
    1957
  • 14
    Wailin’ for Joe
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:03:13
    1957
  • 15
    I Got It Bad
    Sonny Criss
    Duke Ellington
    00:03:53
    1958
  • 16
    Sylvia
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:07:42
    1958
  • 17
    Butts Delight
    Sonny Criss
    Sonny Criss
    00:04:06
    1958
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