Jimmy Giuffre, Jimmy Joue Free
Jimmy Giuffre, Jimmy Joue Free
Ref.: FAL3455

Un livre de Philippe Carles (1968), Daniel Baillon (2026)

Ref.: FAL3455

EAN/ISBN : 9782382834558

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Label :  FREMEAUX & ASSOCIES

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Presentation

Jimmy Giuffre was one of the great, quietly innovative figures of modern jazz. In May 1968, Philippe Carles devoted a now-legendary feature to him in Jazz Magazine: Jimmy Plays Free.

This rare text remains one of the few major works in French devoted to the art of the American clarinetist, saxophonist, composer, and improviser. Frémeaux is now republishing it, enriched by a second section written by Daniel Baillon. In two voices, spanning the years 1968 to 2026, this book traces the journey of a musician who chose rigor over ease, counterpoint over spectacle, and inner freedom over the fashions of the moment. A tribute, an investigation, and an essential rediscovery.
Patrick FRÉMEAUX

Philippe Carles (1941–2023), editor-in-chief of Jazz Magazine and a producer at France Musique for nearly forty years, was also the author, with J.-L. Comolli, of two seminal works: Free Jazz Black Power and Nouveau Dictionnaire du jazz.

Daniel Baillon, a professor of literature, held several positions abroad as a cultural attaché. Those years gave him the opportunity to deepen his longstanding passion for jazz, nurtured by his friendship with André Jaume and Philippe Carles.



198 PAGES

Press
« Le calembour était une pratique fréquente dans Jazz-Mag ; je me souviens d’un "Ledru-Rollin", article sur Sonny Rollins -blague purement parisienne et métropolitaine. Le titre "Jimmy joue free" était parfait, sauf à expliquer le "free", plutôt associé à Ayler, Ornette Coleman, Cecil Taylor, à l’exaspération plutôt qu’à la tranquillité qui émanait de la musique de JG.Carles part d’un constat, cela fait trois ans que JG n’a rien enregistré, ce qui lui donne sans doute l’idée d’analyser l’oeuvre de JG en revenant en arrière dans le temps. Cette forme s’accorde avec son analyse, qui voit l’évolution de la musique de JG "comme une ample spirale, pure et régulière " (p. 33).Successivement, l’a. analyse les trois derniers disques de JG qui forment une trilogie : Thesis, Fusion, Free Fall. Puis il passe à la période Verve et enfin à celle de Capitol, pour terminer par la naissance de notre héros.A l’époque de la parution, cet article a été d’autant plus important que beaucoup d’amateurs connaissait très mal la musique de JG, les disques américains étant rares et chers. Nous étions obligé de rêver cette musique avec des bribes de réel -entendu à la radio- et les descriptions lues dans les revues de jazz.[La petite histoire dans la grande histoire. Samedi 11 mai 1968, vers huit heures d’un matin gris, des petits feux au milieu du boulevard Montparnasse. Devant la porte du Grand amphi d’Assas, une poignée d’étudiants attends l’ouverture de la porte. Un appariteur arrive suivi du professeur Jean-François Lemarignier en toge, comme cela se faisait. Soudain, cet éminent professeur d’Histoire du droit déclare : "Mon fils est mort pendant la guerre d’Algérie (Murmures d’étonnement et de compassion) Si la violence doit s’exercer dans cette faculté, c’est contre moi" (un mouvement d’enveloppement de toge. Stupéfaction des étudiants présents). Alors le doyen, M. Alain Barrère, arrive, nous dit qu’il ferme la fac et nous demande de sortir. Ce que nous faisons et nous allâmes au Quartier-Latin. Retour à l’Histoire.Nota Bene : Mes musique de mai 68 : Stan Getz, For Musicians only / Bix Beiderbecke, CBS vol. 1/ Coltrane , Live at theVillage Vanguard again].Daniel Baillon adopte une narration chronologique, reprenant l’histoire avant 1968, parce qu’il y a beaucoup d’enregistrements inédits que Philippe Carles ne connaissait pas. Daniel Baillon étudie soigneusement les enregistrements des différentes formations de JG et en relève les implications musicales et la continuité artistique de JG, souvent commentés par des textes de Jimmy Giuffre lui-même. C’est passionnant, précis et mérite une écoute parallèle.Ensuite vient un résumé de la carrière de Jimmy Giuffre (p. 123) et une analyse de sa postérité musicale. Puis Daniel Baillon livre une analyse globale de l’importance de Jimmy Giuffre (p. 141) et finalement le dernier chapitre : « Jimmy Giuffre et le free jaz z ».L’ouvrage comporte une discographie et un index, très bien venu. On regrette l’absence d’une table qui reprendrait tous les noms des paragraphes, cela aurait fait une jolie litanie. »Par Philippe PASCHEL – CULTURE JAZZ
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« Un superbe petit bouquin (moins de 200 pages) sur un innovateur qui n’a que rarement atteint la notoriété à laquelle il pouvait prétendre en plus de 50 ans de carrière musicale. Trop en avance ? Surtout trop décalé, résolument intimiste, et sans concession dans l’exposé de ses idées qu’il n’a eut que peu l’occasion de partager, choisissant l’exigence et la recherche (souvent intérieure) plutôt que ‘le chant des sirènes’.Pour nous parler de son parcours, deux auteurs, assidus de l’artiste, ont retroussé les manches.Philippe Carles, rédac-chef de ‘Jazz Magazine’, producteur à France Musique et co-auteur (avec J.L. Comolli) de deux ouvrages fondamentaux : ‘Free Jazz et Black Power’ et le Nouveau Dictionnaire du Jazz’.Daniel Baillon, professeur de lettres, souvent à l’étranger où il a pu assouvir sa passion du jazz nourrie par son amitié avec André Jaume et Philippe Carles.En mai 68, P. Carles publie dans Jazz Mag, l’un des rares essais (occupant ici une trentaine de pages) consacré à J.G. intitulé : « Jimmy joue free », jeu de mots, transcription exacte en français du nom du sujet (bien) traité. Cette étude, écrite à rebours, saisit J.G. sur un point de bascule entre reconnaissance ancienne et solitude nouvelle, prix à payer pour sa liberté. Période de découverte du ‘free’, qui n’est pas que rupture et fureur, mais aussi retenue et dépouillement.Seconde partie de Baillon, écrite en 2026, qui reprend l’aventure où Carles l’avait laissé, jusqu’aux derniers témoignages musicaux de J.G., avec retours en arrière pour éclairer chaque trace de pas dans le sillon creusé par l’inventeur lunaire et (souvent) solitaire, architecte du fragile.(…)Enfin, une longue liste des musiciens faisant hommage à l’œuvre de J.G., reprenant certains morceaux ou inspirés par ses travaux, parmi eux, citons : Ran Blake, Anthony Braxton, Michael Brecker, Mark Turner, Julian Lage, Bill Frisell, Barre Phillips… et tant d’autres, et tant d’autres à venir, incapable de rester indifférents aux trouvailles de ce génie encore bien trop sous-évalué.Un fameux bouquin qui croise dans le temps, dans les musiques qui s’inventent, qui glorifie la découverte d’un style à part : le ‘jazz de chambre’, un courant irréductible, toujours ouvert à l’aventure… »Par Alain FLECHE – ACTION JAZZ
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