Intégrale Vol.16 - 1961 - Mahalia Sings Part 3
Intégrale Vol.16 - 1961 - Mahalia Sings Part 3
Ref.: FA1326

MAHALIA JACKSON

MAHALIA JACKSON

Ref.: FA1326

Label : Frémeaux & Associés

Durée totale de l'œuvre : 1 heures 3 minutes

Nbre. CD : 1

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Présentation

Les quatre volumes « Mahalia Jackson Sings » que nous vous présentons dans le cadre de notre Intégrale Mahalia Jackson, constituent un document et un évènement discographique exceptionnels. Ils contiennent en effet la bande sonore de la totalité des chansons filmées par la chaîne de télévision TEC en juin et juillet 1961. 

Jean BUZELIN 


Les quatre CD réalisés par Jean Buzelin, inséparables et complémentaires, représentent le résultat de longues recherches et, au delà d’une première mondiale, sont un témoignage patrimonial exceptionnel qui enrichit magistralement l’oeuvre de la plus grande chanteuse de Gospel du XXe siècle. 

Patrick FRÉMEAUX


The four volumes of “Mahalia Jackson Sings” that form part of our Complete Mahalia Jackson comprise an exceptional recording and historical event. They contain the sound track of all the songs fi lmed by the TEC television channel in June and July 1961. 

Jean BUZELIN 


The four CDs which we have produced and which are intended to be listened to as a whole, represent the result of long research and, in addition to being a world fi rst, are an outstanding addition to the rich heritage left by the greatest Gospel singer of the 20th Century. 

Patrick FRÉMEAUX 


DIRECTION ARTISTIQUE : JEAN BUZELIN


GIVE ME THAT OLD TIME RELIGION • REMEMBER ME • IT’S MY DESIRE • HE WAS ALONE • HE’S SWEET, I KNOW • I’LL NEVER TURN BACK NO MORE • THE HOLY BIBLE • THAT’S ALL RIGHT • HOLD ME (PLEASE DON’T LET ME GO) • I WANT TO REST • THANK YOU, JESUS • THERE IS A FOUNTAIN FILLED WITH BLOOD • HE KNOWS HOW MUCH WE CAN BEAR • LORD, SEARCH MY HEART • JUST TELL JESUS • NOBODY KNOWS THE TROUBLE I’VE SEEN • I SURRENDER ALL • HE’S GOT THE WHOLE WORLD IN HIS HANDS • I’D RATHER HAVE JESUS • ALWAYS LOOK UP NEVER LOOK DOWN • HAVE THINE OWN WAY, LORD.




Presse
« Elle était blanchisseuse à la Nouvelle-Orléans et chantait dans la chorale de son église baptiste où prêchait son père. Devenue la « reine du gospel » par la grâce d’une voix sans égale, elle a été l’amie de Duke Ellington et Martin Luther King, que son chant a accompagné jusqu’à son enterrement. Mahalia Jackson sublima aussi le film Mirage de la vie avec le cantique Trouble of The World. C’est dire ce qu’apporte au patrimoine mondial de la musique l’initiative, pilotée par Jean Buzelin, de l’éditer intégralement. Tous les CD publiés par Frémeaux contiennent des pépites (au son restauré). Pour une première écoute, on peut commencer par le volume 13, consacré à 1961, année qu’elle commença en chantant pour l’intronisation du président Kennedy, avant d’aller triompher sur les scènes européennes, et de donner à l’Olympia le 25 février, un concert dont Paris se souvient encore. » Par Nathalie LACUBE – LA CROIX
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En juin et juillet 1961, après une longue tournée internationale, la reine du gospel relève un défi : plus de quatre-vingts titres filmés en quinze jours à Hollywood par la chaîne de télévision TEC, enfin restitués en totalité dans l’intégralité consacrée à la chanteuse par Frémeaux & Associés. Mahalia jackson, qui frise alors la cinquantaine, est censée mettre en boîte huit chansons par jour avec une pause de cinq minutes par heure. Elle en contractera une laryngite mais ira jusqu’au bout de ce marathon de 82 chansons filmées et diffusées à l’antenne sous le titre « Mahalia sings ». Le contenu sonore en a été réuni sur CD par les soins du tenace Jean Buzelin, volumes 14 à 17 de sa grande intégrale « Complete Mahalia Jackson », sous-titrés « Mahalia Sings » et numérotés de 1 à 4 dont, il fallait n’en acheter qu’un, je recommanderais le premier, volume 14. Il s’agit pour une bonne moitié d’inédits dont beaucoup de titres jamais repris par elle en studio. Si leur qualité sonore se situe en deçà de ce que pouvait réaliser une compagnie phonographique, elle est plus qu’honorable grâce à un sérieux travail technique. Dans un répertoire très divers, la chanteuse multiplie les sommets, entourée selon le cas de Mildred Falls (p), Edward C. Robinson ou Louise Weaver-Smothers (org) et d’une section rythmique comprenant Barney Kessel (g), Red Mitchell (b) et Shelly Manne (dm). Spirituals, hymnes composés depuis le 18e siècle, gospel songs et chansons modernes à demi profanes donnent à chaque disque des tons dominants et des couleurs auxiliaires où Mahalia évolue avec le mélange de joie franche et de douleur magnifiée qui l’accompagnera toujours. Les vieux hymnes, baptistes ou méthodistes, hors tempo ou non, servent d’écrins à sa grandeur artistique, qu’il s’agisse de « My Faith looks Up To Thee (1830), de « I Surrender All (1896) ou d’un « gospel hymn » comme « In The Garden ». Côté spirituals, « You Can’t Hurry God et Somebody Touched Me » bénéficient de bons traitements d’orchestre et “He’s Got The Whole World In His Hands” est chanté à merveille. « Lord, Don’t Move the Mountain » fait partie des gospel songs qui sortent du lot avec « Hold Me et Precious Lord (T.A. Dorsey) ou le bluesy « That’s All Right ». Citons encore deux chansons prenantes de Johnny Lange, “Somebody Bigger Than You and I et I Asked The Lord”.Par Philippe BAS-RABERIN – JAZZ MAGAZINE
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« Et voici le troisième volume (sur 4) issu de la bande son d’enregistrements filmés par la Television Enterprise Corporation en 1961 en Californie. Comme dans les autres volumes on retrouve, dans ces 21 faces, un mélange de quelques Negro Spirituals, de Gospel Songs plus nombreux et pris aux meilleures sources et de quelques Hymnes. Mahalia Jackson y déploie son talent exceptionnel fait de convictions religieuses en béton, d’un charisme hors normes et d’une sensibilité exacerbée à fleur de peau alliés à une diction impeccable et à un dynamisme communicatif qui transcendent aussi les morceaux lents, plus solennels et introvertis comme Just Tell Jesus, Nobody Knows The Trouble I’ve Seen, The Holy Bible, I Surrender All, etc. Il faut dire qu’elle bénéficie d’un soutien sans failles de ses partenaires, surtout de sa pianiste, la sensationnelle (et sous-estimée) Mildred Falls. On notera ici les faces empruntées aux grands compositeurs de gospel de l’époque comme Thomas A. Dorsey (It’s My Desire en slow et Hold Me, Don’t Let Me Go en slow mais super bien syncopé), Roberta Martin (He Knows How Much We Can Bear en medium avec une intensité prenante) et Kenneth Morris (Remember Me en slow qui change joliment de rythme à mi-chemin en medium, I Want To Rest en medium, superbement chaloupé comme Thank You Jesus avec une Mildred Falls éblouissante). Mahalia Jackson est émouvante et géniale dans les faces lentes et en medium mais, en ce qui me concerne – donc subjectivement- là où elle casse le mieux la baraque, c’est dans les faces rapides et super swinguantes comme Give Me That Old Time Religion, He’s Sweet I Know ou Lord Search My Heart. Recommandé sans réserves comme toute la série. »Par Robert SACRE – ABS MAGAZINE
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This is the third instalment of this series (‘Mahalia Sings’) within a series (‘Complete Mahalia Jackson’), containing the songs filmed by the Television Enterprise Corporation (TEC) at the Paramount Studios in Hollywood in June and July 1961, following Mahalia’s return from a trip to Europe and The Middle East. As on the first two CDs dealing with this material (FA 1324 and Fa 1325, reviewed in B&R317 and 319 respectively), she is in excellent throughout, and as with ‘When The Saints…’ on the preceding volume. I was expecting very little from her version of the overworked ‘He’s Got The Whole World In His Hand’s and so was very pleasantly surprised with this impassioned version. The accompanying musicians include Mahalia’s regular pianist and musical director Mildred Falls, Edward C. Robinson mainly on organ and possibly also piano, with Louise Overall Weaver-Smothers also on organ. The jazzers Barney Kessel (guitar), Red Mitchell (bass), and Shelly Manne (drums) make occasional appearances, most notably on the show-biz flavoured version of ‘Give Me That Old Religion’. Once past that though, the standard certainly picks up, and the band accompanied ‘I’ll Never Turn Back No More’ is nicely bluesy. The emphasis here is on spirituals and gospel numbers, with fewer hymns than on the preceding volume and a number of songs Mahalia did not record elsewhere. As with its predecessors, you will need this if you have followed the series so far, but I do prefer these ‘Mahalia sings’ releases to much of Mahalia’s later output. The emphasis is certainly on her vocals, which is as it should be, and as already mentioned she is in top form.Par Norman DARWEN – BLUES & RHYTHM
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Quand on aime, on ne compte pas. Tout de même, comptons : jusqu’à trois – ce volume 16 -, et bientôt quatre CD, et nous disposerons de la totalité des quatre-vingt-deux enregistrements réalisés en juin-juillet 1961 par Mahalia Jackson pour une chaîne de télé américaine. Et comptons sur la persévérance de Jean Buzelin, maître d’œuvre de cette intégrale, pour aller jusqu’au bout. Rappelons qu’en trois semaines de studio, la reine du gospel met en boîte environ cinq morceaux par jour, sans aucune redites : sur ce CD, écrit Jean Buzelin, « treize interprétations n’ont jamais fait et ne feront jamais l’objet d’un disque ». Hymnes du XVIIIe siècle, gospel songs de Thomas A. Dorsey et autres « traditionnels » : le spectre est large. Personnellement, et je retiens les titres les plus enlevés (Barney Kessel à la guitare) : ils me rappellent cette autre grande amie de Martin Luther King, Mavis Staples. Malgré la différence des styles (une « diva » d’un côté, une « cogneuse » de l’autre ?), la voix de chacune possède cette capacité à apaiser les maux de ce monde (très beau « Nobody knows the trouble I’ve seen », ici). Au programme du prochain volume, des Christmas songs. C’est Noêl.Par Julien CRUE – SOUL BAG
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Liste des titres
  • Piste
    Titre
    Artiste principal
    Auteur
    Durée
    Enregistré en
  • 1
    Give Me That Old Time Religion
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:02:32
    1961
  • 2
    Remember Me
    Mahalia Jackson
    K. Morris
    00:03:03
    1961
  • 3
    It's My Desire
    Mahalia Jackson
    T.A. Dorsey
    00:03:22
    1961
  • 4
    He Was Alone
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:02:46
    1961
  • 5
    He's Sweet I Know
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:03:09
    1961
  • 6
    I'll Never Turn Back No More
    Mahalia Jackson
    R.N. Dett
    00:03:24
    1961
  • 7
    The Holy Bible
    Mahalia Jackson
    A.H. Malotte
    00:02:16
    1961
  • 8
    That's All Right
    Mahalia Jackson
    E. Booker
    00:03:12
    1961
  • 9
    Hold Me (Please Don't Let Me Go)
    Mahalia Jackson
    T.A. Dorsey
    00:02:18
    1961
  • 10
    I Want To Rest
    Mahalia Jackson
    K. Morris
    00:03:46
    1961
  • 11
    Thank You Jesus
    Mahalia Jackson
    K. Morris
    00:03:25
    1961
  • 12
    There Is A Fountain Filled With Blood
    Mahalia Jackson
    W. Cowper
    00:02:51
    1961
  • 13
    He Knows How Much We Can Bear
    Mahalia Jackson
    P. Hall
    00:02:39
    1961
  • 14
    Lord Search My Heart
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:02:44
    1961
  • 15
    Just Tell Jesus
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:03:21
    1961
  • 16
    Nobody Knows The Trouble I've Seen
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:02:46
    1961
  • 17
    I Surrender All
    Mahalia Jackson
    W.S. Weeden
    00:03:02
    1961
  • 18
    He's Got The Whole World In His Hands
    Mahalia Jackson
    Traditionnel
    00:03:15
    1961
  • 19
    I'D Rather Have Jesus
    Mahalia Jackson
    G.B. Shea
    00:03:14
    1961
  • 20
    Always Look Up Never Look Down
    Mahalia Jackson
    J. Beal
    00:03:11
    1961
  • 21
    Have Thine Own Way Lord
    Mahalia Jackson
    G.C. Stebbins
    00:02:59
    1961
Livret

Mahalia sings FA1326


COMPLETE MAHALIA JACKSON
INTÉGRALE
MAHALIA JACKSON
VOL. 16
1961


MAHALIA JACKSON - Mahalia Sings 3/4
THE TEC SOUNDTRACK JUNE/JULY 1961

Les quatre volumes « Mahalia Jackson Sings » que nous vous présentons dans le cadre de notre Intégrale Mahalia Jackson, constituent un document et un évènement discographique exceptionnels. Ils contiennent en effet la bande sonore de la totalité des chansons filmées par la chaîne de télévision TEC en juin et juillet 1961.     Jean BUZELIN
The four volumes of “Mahalia Jackson Sings” that form part of our Complete Mahalia Jackson comprise an exceptional recording and historical event. They contain the sound track of all the songs filmed by the TEC television channel in June and July 1961.   
Jean BUZELIN

Les quatre CD réalisés par Jean Buzelin, inséparables et complémentaires, représentent le résultat de longues recherches et, au-delà d’une première mondiale, sont un témoignage patrimonial exceptionnel qui enrichit magistralement l’œuvre de la plus grande chanteuse de Gospel du XXe siècle.
Patrick FRÉMEAUX
The four CDs which we have produced and which are intended to be listened to as a whole, represent the result of long research and, in addition to being a world first, are an outstanding addition to the rich heritage left by the greatest Gospel singer of the 20th Century.    
Patrick FRÉMEAUX

MAHALIA JACKSON Vol. 16 – 1961 - MAHALIA SINGS Part 3
 1. GIVE ME THAT OLD TIME RELIGION    2’32
 2. REMEMBER ME     3’03
 3. IT’S MY DESIRE    3’22
 4. HE WAS ALONE     2’46
 5. HE’S SWEET, I KNOW    3’09
 6. I’LL NEVER TURN BACK NO MORE    3’24
 7. THE HOLY BIBLE    2’16
 8. THAT’S ALL RIGHT    3’12
 9. HOLD ME (PLEASE DON’T LET ME GO)    2’18
10. I WANT TO REST    3’46
11. THANK YOU, JESUS    3’25
12. THERE IS A FOUNTAIN FILLED WITH BLOOD    2’51
13. HE KNOWS HOW MUCH WE CAN BEAR    2’39
14. LORD, SEARCH MY HEART    2’44
15. JUST TELL JESUS     3’21
16. NOBODY KNOWS THE TROUBLE I’VE SEEN     2’46
17. I SURRENDER ALL    3’02
18. HE’S GOT THE WHOLE WORLD IN HIS HANDS     3’15
19. I’D RATHER HAVE JESUS    3’14
20. ALWAYS LOOK UP NEVER LOOK DOWN    3’11
21. HAVE THINE OWN WAY, LORD    2’59
INTÉGRALE MAHALIA JACKSON - VOL. 16 – 1961
Par Jean Buzelin
Les quatre volumes « Mahalia Jackson Sings » que nous vous présentons dans le cadre de notre Intégrale Mahalia Jackson, constituent un document et un évènement discographique exceptionnels. Ils contiennent en effet la bande sonore de la totalité des chansons filmées par la chaîne de télévision TEC en juin et juillet 1961. Certaines d’entre elles – une petite partie – avaient été publiées en microsillons 33 tours dans les années 70, puis reprises en CD sans aucune mention de dates ni de provenance, et avec une faible qualité sonore. Une partie plus importante de ces petits films, mais non l’intégralité malgré l’indication de l’éditeur qui les attribue à la NBC et non à la TEC, et dont les titres, mentionnés seulement sur internet, sont erronés ou hautement fantaisistes, a été publiée plus récemment en DVD.
Après une triomphale tournée de près de deux mois en Europe et au Moyen-Orient, Mahalia Jackson est de retour au pays vers la fin du mois de mai 1961, et pose ses valises chez elle à Chicago. Pas pour longtemps car, pendant son absence, son producteur de chez Columbia, Irving Townsend, et quelques autres, se sont occupés de la préparation des séances d’enregistrements filmés qui doivent être réalisés par la chaîne Television Enterprise Corporation, dont le président est un certain Harold Goldman. La chanteuse doit enregistrer quelques quatre-vingt-cinq chansons de 3 à 4 minutes en quinze jours, réparties en une dizaine de séances, soit environ huit par jour, en commençant à 9 heures du matin pour s’achever à 5 heures de l’après-midi. Ce qui n’est pas sans l’inquiéter. Après une tournée épuisante, elle n’a que trois semaines pour se reposer et se préparer. Mais comme chacun la persuade qu’elle est capable de relever ce défi, Mahalia se laisse convaincre et signe de bonne grâce le contrat. On prépare l’équipe : la fidèle Mildred Falls, qui l’accompagna en Europe, tiendra le piano en alternance avec Edward C. Robinson, et assumera la direction musicale ; Louise Overall Weaver sera à l’orgue, éventuellement suppléée en cas de besoin par Dorothy V. Simmons (du Simmons-Akers Trio) ; une section rythmique composée de trois musiciens de jazz tout terrain, Barney Kessel (guitare), Red Mitchell (contrebasse), Shelly Manne (batterie), à qui l’on demandera de bien marquer le gospel beat, complètera l’effectif musical1. Un secrétaire, Butch Thornton, s’occupe de l’intendance, et le tout est placé sous la direction artistique de Larry Peerce. Les enregistrements auront lieu aux studios de la Paramount, avenue Melrose à Hollywood. Le décor est spartiate et austère : quelques ogives « gothiques » découpées, parfois quelques arbres artificiels, des bancs, un vitrail, souvent rien du tout, des éclairages fixes, peu de mouvements de caméra. Cet environnement presque nu, qui peut paraître dicté par des raisons économiques, a le mérite de mettre en valeur Mahalia qui, filmée simplement et sans aucuns effets, diffuse une présence indéniable, forte et particulièrement prenante, notamment lorsque les gros plans s’attardent sur son visage qui laisse voir sa totale implication2.
D’après Laurraine Goreau, la biographe de Mahalia Jackson3, qui a sans doute assisté aux séances, une pause de 5 minutes était prévue chaque heure, ainsi qu’un break pour le déjeuner, les huit chansons devant être impérativement mises en boîtes pour 5 heures du soir. La première séance se serait ainsi déroulée dans l’ordre suivant : Where He Leads Me I Will Follow – Because His Name Is Jesus – Precious Lord – Holding My Savior’s Hand – In the Garden – You’ll Never Walk Alone – To Me, It’s So Wonderful – God Will Take Care of You. Et voici le programme de la seconde : Have Thine Own Way – Elijah Rock – God Be With You – Just As I Am – The Holy Bible – Hold Me – It Is No Secret – I’m a Child of the King. Ensuite, Laurraine Goreau ne poursuit plus l’énumération des titres de chaque séance, se contentant d’en citer par-ci, par-là quelques-uns3.
Mais ce travail intensif se fait aux dépends de ses cordes vocales. Après plusieurs séances, Mahalia a contracté une laryngite et sa gorge doit être soignée. Tout cela a des effets sur le planning, et le producteur téléphone quotidiennement, rappelant que chaque journée lui coûte 3 500 dollars de location du studio ! Les enregistrements reprennent car tout doit être bouclé pour le 30 juin. Mais, par la force des choses, il faudra déborder un peu, et la toute dernière séance a lieu le vendredi 7 juillet. Mahalia enregistre ce jour-là une série de chants de Noël : Silent Night, O, Come All Ye Faithful, O Little Town of Bethlehem, A Star Stood Still, Sweet Little Jesus Boy et Joy to the World.
84 petites bobines en 16 mm (des clips dirait-on aujourd’hui) sont ainsi mises en boîte et seront diffusées ultérieurement, les unes après les autres, sur la chaîne de télévision4. Tout le monde est enchanté : Townsend, Peerce, et particulièrement Mr Goldman. Chacun peut bien se féliciter, mais c’est avant tout Mahalia Jackson elle-même, l’artisane principale de cette magnifique série de chants sacrés de toutes sortes (negro spirituals traditionnels, hymnes composés, gospel songs…) ; sa voix extraordinaire atteint ici une plénitude exceptionnelle, une ampleur magistrale, une ferveur bouleversante.
Voici donc la bande sonore de l’intégrale des 82 titres diffusés par la chaîne de télévision ; ils ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique, mais selon le classement établi par le collectionneur Mark Cantor, lequel fait autorité : « Ma numérotation est basée sur le registre principal des films. Je suis sûr qu’ils n’ont pas été enregistrés/filmés dans l’ordre de la liste, mais c’est ainsi que les producteurs l’ont eux-mêmes définie. »
Ces enregistrements filmés n’ont pas la qualité sonore des disques réalisés en studio à l’époque, en particulier chez Columbia, la maison de disques de Mahalia Jackson, mais nous avons effectué tout ce qui était possible, avec Christophe Heynault et Pierre Brousses du studio Art & Son, pour l’améliorer, même s’il reste quelques traces de pleurage qu’il est impossible de supprimer. Mais l’intérêt exceptionnel du document justifiait sa publication.
Cette intégrale « Mahalia Jackson Sings » présente la plus large sélection possible du répertoire de la chanteuse, et même bien au-delà. En effet, à côté des thèmes qui lui sont familiers et qui font partie, pour la plupart, de ses récitals habituels (You’ll Never Walk Alone, Joshua Fit the Battle, Didn’t It Rain, Down By the Riverside, It Don’t Cost Very Much, When the Saints, Elijah Rock, I Found the Answer…), on en relève quelques-uns qu’elle avait gravé au début de sa carrière (I Want To Rest -son premier disque Apollo en 1946, A Child Of the King - 1949, I Do, Don’t You - 1950). Enregistrés beaucoup plus récemment, d’autres sont toujours dans ses cordes (Somebody Bigger Than You And I, I Believe, My Lord, Holding My Savior’s Hand, I Want To Be a Christian, The Only Hope We Have…).
Mais, et ce n’est pas le moins étonnant, presque la moitié des titres est totalement inédite, et seuls une poignée d’entre eux sera enregistrée ultérieurement sur disque. D’où l’intérêt exceptionnel de leur publication. Il est d’ailleurs fort probable que Mahalia en ait appris certains pour l’occasion, ou qui ne lui sont pas familiers ; ainsi nous la voyons, à plusieurs reprises, tenir la partition en main pour déchiffrer les paroles en direct. Nous ne percevons pourtant la moindre hésitation, la moindre « faute » d’interprétation dans tous ces chants qu’elle a choisis, ou qui lui ont peut-être été proposés. Elle les fait siens, définitivement. Un tour de force et une série de performances exceptionnelles qui laissent l’auditeur – ou le spectateur – pantois et absolument transporté.
Croyez-vous que la chanteuse se reposa après une telle épreuve ? Pas du tout, le dimanche 16 juillet, elle chante au Madison Square Garden, à New York, dans un spectacle organisé par Joe Bostic, auquel participe une pléiade de grands noms du gospel, comme les Caravans avec Albertina Walker, et l’Ernestine Washington Temple Choir, et avec la présence de Martin Luther King qui apparaîtra sur scène juste avant Mahalia. Ces deux grandes figures de la « nation noire » n’ont pas fini de se rencontrer !
Notes :
1) En réalité, Edward Robinson jouera principalement de l’orgue – Dorothy Simmons ne semble pas avoir participé aux enregistrements – tandis que la section rythmique ne sera peut-être pas convoquée à toutes les séances, hormis peut-être Shelly Manne, car un certain nombre de chants, en particulier sur tempo lent, ne seront accompagnés que par le duo piano/orgue, avec parfois quelques ponctuations de percussions. Si Louise Weaver est une vieille complice de Mahalia, Edward Robinson apparaît ici pour la première fois dans l’entourage de la chanteuse ; on l’entendra ensuite souvent à l’orgue ou au piano et il deviendra son accompagnateur régulier après l’éviction brutale de Mildred Falls (on le verra au Festival d’Antibes en 1968). Quant à Shelly Manne et Red Mitchell, ils seront sollicités pour de futures séances de studio en 1962/63. Notons que les musiciens apparaissent à plusieurs reprises sur l’écran, Mildred Falls étant toujours au piano, Edward Robinson à l’orgue.
2) L’habillement de Mahalia Jackson se compose sobrement de deux aubes (une revêtue beaucoup plus que l’autre), parfois une robe longue blanche, et très rarement un tailleur et une robe imprimée.
3) Laurraine Goreau : Mahalia (Lion Pub., UK 1976 - 2e édition).
4) O Little Town of Bethlehem et Joy to the World, cités par Laurraine Goreau, n’apparaissent pas dans la liste des films établie par le collectionneur Mark Cantor ; il est fort possible qu’ils n’aient jamais été diffusés à la télévision. Mark Cantor répond à nos interrogations : « Il y a problème, de toutes manières, avec les titres de Noël. Maintenant, il me revient que ces films venaient des « 3 Complete sets » de courts-métrages, et édités à l’origine par les producteurs/distributeurs. Les collections sont complètes et peuvent ne pas correspondre avec les titres de chansons mentionnés par Laurraine Goreau dans son livre Mahalia. Je ne sais pas où elle a obtenu son information et d’où viennent les divergences, mais il y a quatre (et non six) titres de Noël dans la collection. Comme vous pouvez voir, les deux titres que vous mentionnez n’apparaissent pas comme ayant fait partie des films réalisés ; ils ont peut-être été proposés, voire filmés et enregistrés, mais pas réalisés dans les séries. »
La troisième partie en détail
Les vingt-et-une chansons qui composent ce troisième volet mettent cette fois très largement l’accent sur les negro spirituals anciens et les gospel songs modernes. Parmi les premiers, remarquons le fort connu Old Time Religion, un jubilee song d’origine anglaise publié en 1873, He Was Alone, He’s Sweet I Know, Lord Search My Heart et Just Tell Jesus ; Mahalia Jackson n’enregistrera jamais ces morceaux sur disque. Nobody Knows, le slave song interprété sur un tempo très lent, et He’s Got the Whole World In His Hands, qui fait partie de son répertoire, sont magnifiquement chantés.
La belle série des gospel songs s’alimente chez les meilleurs auteurs contemporains : Thomas Dorsey pour It’s My Desire et Hold Me, Roberta Martin pour He Knows How Much We Can Bear, et surtout Kenneth Morris pour Remember Me, I Want To Rest et Thank You Jesus. Nous y ajouterons un Tha’ts All Right que la chanteuse reprendra sur son prochain album, et I’ll Never Turn Back No More du compositeur afro-américain R. Nathaniel Dett qui étudia avec Nadia Boulanger à Paris en 1929.
Moins nombreuses que dans la première moitié des pièces répertoriées, les hymnes remontent à 1772 pour There Is a Fountain de William Cowper, un auteur très proche de James Newton (Amazing Grace) et qui écrivit comme lui des poèmes anti-esclavagistes ; la musique date de l’époque des camp meetings, ces grands rassemblements qui eurent lieu durant le premier tiers du XIXe siècle, services religieux ininterrompus de plusieurs jours accueillant fidèles noirs et blancs et se déroulant sous une grande tente (tabernacle) . I Surrender All de Judson Van DeVenter, date de la fin de ce même XIXe siècle (1896), et Have Thine Own Way de Adelaide Pollard du début du XXe (1906). Tous ces auteurs appartiennent à la communauté blanche, comme Rhea Miller qui écrivit l’hymne baptiste I’d Rather Than Jesus en 1922, et que Mahalia reprendra plus tard sur disque.
Ajoutons-y un chant plus récent, Always Look Up Never Look Down qui date de 1956 et que Mahalia semble être la seule à avoir déjà enregistré parmi les artistes de la communauté noire.
En dehors de la qualité de toutes ces interprétations que Mahalia Jackson chante magnifiquement et sans la moindre emphase, remarquons que treize d’entre elles n’ont jamais fait et ne ferons jamais l’objet d’un disque. Ce qui nous permet de souligner une nouvelle fois l’intérêt majeur de la publication de ces documents télévisés.
Jean BUZELIN
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2017
Jean Buzelin est l’auteur de Negro Spirituals et Gospel Songs, Chants d’espoir et de liberté (Ed. du Layeur/Notre Histoire, Paris 1998) ; il collabore à la Gospel Discography de Cedric J. Hayes & Robert Laughton (rubriques Mahalia Jackson, Sister Rosetta Tharpe, Golden Gate Quartet, etc.).
Nous remercions particulièrement pour leur concours et leur aide Mark Cantor et Robert Laughton qui nous ont copié de rares films, ainsi que Philippe Baudoin et Isabelle Marquis, Patrice Buzelin, André Clergeat (†), Michel Pfau (†), Jean-Paul Ricard, Michèle et Joyce Waterhouse qui nous ont fourni de bonnes pistes de recherches.
Photos : X (D.R.)
COMPLETE MAHALIA JACKSON - VOL. 16 – 1961
By Jean Buzelin
The four volumes of “Mahalia Jackson Sings” that form part of our Complete Mahalia Jackson comprise an exceptional recording and historical event. They contain the sound track of all the songs filmed by the TEC television channel in June and July 1961. A small selection of these was issued on several long player records in the 70s and later reprised on CD, without any mention of date or provenance and with extremely poor sound quality. A larger extract of these small films has recently been issued on DVD but not the whole of them, in spite of the publisher claims attributing them to NBC rather than TEC and on which the titles, mentioned only on Internet, are either wrong or completely invented.
After a triumphant tour in Europe and the Middle East that lasted almost two months, Mahalia Jackson returned to Chicago in late May 1961. However, she didn’t stay at home very long as, during her absence, her producer at Columbia Irving Townsend, along with several others, had arranged several recording sessions to be filmed by the Television Enterprise Corporation channel, whose president was a certain Harold Goldman. She would have to record eighty-five songs, each lasting three to four minutes, over a period of fifteen days, roughly ten or so sessions which meant about eight a day, beginning at 9 in the morning and finishing around 5 in the afternoon. She wasn’t very happy about this. After a grueling tour she only had three weeks to rest and prepare herself. But after everybody persuaded her she was up to the challenge, Mahalia agreed to sign the contract. The backing group was chosen: the loyal Mildred Falls, who had accompanied her in Europe, on piano alternating with Edward C. Robinson, and also in charge of the music; Louis Overall Weaver on organ, to be replaced if necessary by Dorothy V. Simmons ( of the Simmons-Akers Trio). A rhythm section composed of three jazz musicians, Barney Kessel (guitar), Red Mitchell (double bass), Shelly Manne (drums), whose job it was to provide the Gospel beat, completed the line-up1. A secretary, Butch Thornton, was in charge of finances and the artistic director was Larry Peerce. The recordings took place at the Paramount Studios in Melrose, Hollywood. The décor was sparse and austere: some silhouettes of Gothic arches, a few artificial trees, benches, a stained glass window, sometimes nothing at all, fixed lighting and barely any camera movement. This almost empty setting, probably the result of cost cutting, had the advantage of placing the focus on Mahalia filmed very simply, without any additional effects, allowing her personality to dominate, particularly during the lingering facial close-ups that showed her complete involvement in what she was singing2.
According to Laurraine Goreau, Mahalia’s biographer3, who doubtless was present at the sessions, a 5-minute break was allotted every hour, as well as a break for lunch, but the final take of the eight songs had to be done by 5 o’clock in the evening. The titles from the first session were recorded in the following order: Where He Leads Me I Will Follow - Because His Name Is Jesus - Precious Lord - Holding My Savior’s Hand - In The Garden - You’ll Never Walk Alone - To Me, It’s So Wonderful - God Will Take Care Of You. And the second session: Have Thine Own Way – Elijah Rock – God Be With You – Just As I Am – The Holy Bible – Hold Me – It Is No Secret – I’m A Child Of The King. After this Laurraine Goreau no longer gives the programme for each session, merely mentioning some here and there3.
However, this intensive work load took its toll on Mahalia’s vocal chords. After several sessions, she got laryngitis and her throat had to be treated. All this affected the planning with daily phone calls from the producer reminding them that renting the studio was costing him 3,500 dollars a day! So the recordings began again and were definitely supposed to finish by 30 June but inevitably overran a little with the final session on Friday 7 July. On that day Mahalia recorded a series of Christmas songs: Silent Night, Oh Come All Ye Faithful, Oh Little Town Of Bethlehem, A Star Stood Still, Sweet Little Jesus Boy and Joy To The World. 84 small 16mm clips were put in the can to be broadcast later on television4. Everybody was delighted: Townsend, Peerce and especially Mr. Goldman. While they could all congratulate themselves, it was Mahalia Jackson herself who was the principal architect of this magnificent series of religious songs of all kinds (traditional Negro Spirituals, Hymns, Gospel songs…), her extraordinary voice soaring to exceptional heights or sinking to a beautiful sonority, the whole imbued with her own overwhelming and extremely moving fervor.
So here is the sound track of the entire 82 titles broadcast on television. They are not presented in chronological order but according to the classification by collector Mark Cantor, who specifies: “My designation of number is based on what is printed on the actual film credits. I am sure they were not filmed/ recorded in the order in the list, but this is how the producers themselves released them.”
Although the sound quality of these filmed recordings is not as good as studio recordings of the era, especially by Columbia, Mahalia’s regular recording company, we have done the utmost with the Art & Son studio to improve it, but there is still the occasional wow or flutter that was impossible to eradicate. However, the undeniable interest of the collection justifies its issue.
This complete “Mahalia Jackson Sings” includes the largest selection possible of the singer’s repertoire and even more. In addition to the titles that are associated with her and regularly formed part of her concerts (You’ll Never Walk Alone, Joshua Fit The Battle, Didn’t It Rain, Down By The Riverside, It Don’t Cost Very Much, When The Saints, Elijah Rock, I Found The Answer…), there are some that were recorded early in her career (I Want To Rest, her first Apollo record in 1946, A Child Of The King – 1949, I Do Don’t You – 1950). Other more recent recordings have always been part of her song sheet (Somebody Bigger Than You And I, I Believe, My Lord, Holding My Savior’s Hand, I Want To Be A Christian, The Only Hope We Have…).
Amazingly most of these titles have never been issued before and only a handful of them were later recorded on disc. Moreover, it is very likely that Mahalia was not familiar with several of them and learnt them for the show as we see her on more than one occasion holding the score to read the lyrics directly. However, there is never a sign of the slightest hesitation or glitch in her interpretation in any of the songs, whether she had chosen them herself or they had been suggested to her. An amazing feat and an impressive performance that leaves the listener – or the spectator – spellbound and completely carried away.
One may have thought that the singer would have taken a break after such a strenuous stint but not at all! Sunday, 16 July saw her singing at Madison Square Garden in New York, in a show organized by Joe Bostic, alongside a throng of Gospel greats that included the Caravans with Albertina Walker and the Ernestine Washington Temple Choir. Martin Luther King was also present and appeared on stage just before Mahalia. This was not the only time these two great personalities of the “African American” nation would meet!
Notes
1) In fact it is mainly Edward Robinson on organ – Dorothy Simmons does not appear to have taken part in the recordings – while the rhythm section was probably got together for each session, with the possible exception of Shelly Manne, for numerous titles, in particular slow tempo ones, are backed by a piano/organ duo, with occasionally the intervention of drums. If Louise Weaver was an old friend of Mahalia’s while this is Edward Robinson’s first appearance with the singer; later he was often heard on organ or piano and became her regular accompanist after the brutal sacking of Mildred Falls (he was at the Antibes Festival in 1968). Both Shelly Manne and Red Mitchell were invited back for studio sessions in 1962/63.
2) Mahalia was dressed soberly either in one of two surplices (one more decorative than the other), sometimes a long white robe or, very rarely, in a tailored jacket and a printed dress.
3) Laurraine Goreau: Mahalia (Lion Pub., UK 1976 – 2nd edition).
4) Oh Little Town Of Bethlehem and Joy To The World, mentioned by Laurraine Goreau, do not appear in collector Mark Cantor’s list of films based on the actual broadcasts: it is possible that they were never broadcast on television. The answer of Mark Cantor : “There is a problem, however, with the Christmas titles. Now, keep in mind that these films come from the three complete sets of the films shorts, as sent out by the original producer/distributor. The collections are complete, and they do not match the song titles as noted by Laurraine Goreau in her book Mahalia. I do not know where she got her information, and where the discrepancy arrises from, but these are the four (not six) Christmas titles in the collection. As you can see, the two titles that you note appear not to have been part of the released films; they may have been proposed, even filmed and recorded, but not released with the series.”
Part 3: Details
The twenty one titles which make up this third volume feature mainly old Negro Spirituals and modern Gospel songs. The former include the well-known Old Time Religion, originally an English Jubilee song published in 1873, He Was Alone, He’s Sweet I Know, Lord Search My Heart and Just Tell Jesus; titles which Mahalia never recorded. The slave song Nobody Knows, taken at a very slow tempo, and He’s Got The Whole World In His Hands, a regular in her repertoire, are both magnificently sung.
The excellent series of Gospel songs draws on the best composers of the time: Thomas Dorsey for It’s My Desire and Hold Me, Roberta Martin for He Knows How Much We Can Bear and, most of all, Kenneth Morris for I Want To Rest as well as Remember Me and Thank You Jesus. In addition there is That’s All Right, that Mahalia would reprise on her next record, and I’ll Never Turn Back No More by the Afro-American composer R. Nathaniel Dett who studied with Nadia Boulanger in Paris in 1929.
There are fewer hymns than on the first two CDs of this collection. There Is A Fountain dating from 1772 goes back to James Cowper, a writer very close to James Newton (Amazing Grace) and who like him wrote poems attacking slavery; the music dates from the era of camp meetings which took place during the early part of the 19th Century, religious services held in tabernacles that lasted several days and were attended by both black and white believers. I Surrender All by Judson Van DeVenter dates from 1896, and Have Thine Own Way by Adelaide Pollard from 1906. All these composers were white as was Rhea Miller who wrote the Baptist hymn I’d Rather Have Jesus in 1929 and which Mahalia would reprise on a later recording. The more recent Always Look Up Never Look Down dates from 1956 and Mahalia seems to be the only black artiste to have already recorded this.
Aside from the outstanding quality of all these interpretations that Mahalia Jackson sings so magnificently, it should be noted that thirteen of them have never appeared and will never appear on record which further underlines the importance of the issue of these televised documents.
Adapted from the French text
of Jean Buzelin by Joyce Waterhouse
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2017
Jean Buzelin is the author of Negro Spirituals and Gospel Songs, Songs of hope and freedom (Ed. du Layeur/Notre Histoire Paris 1998); he collaborated on the Gospel Discography by Cedric J. Hayes & Robert Laughton (sections on Mahalia Jackson, Sister Rosetta Tharpe, Golden Gate Quartet etc.).
With special thanks for their help and support to Mark Cantor and Robert Laughton who copied rare films for us, also Philippe Baudoin and Isabelle Marquis, Patrice Buzelin, André Clergeat (†), Michel Pfau (†), Jean-Paul Ricard, Michèle and Joyce Waterhouse who provided very useful research leads.
 1. GIVE ME THAT OLD TIME RELIGION (Trad.) - 42
 2. REMEMBER ME (K. Morris) -4 3
 3. IT’S MY DESIRE (T.A. Dorsey) - 44
 4. HE WAS ALONE (Trad.) - 45
 5. HE’S SWEET, I KNOW (Trad.) - 46
 6. I’LL NEVER TURN BACK NO MORE (R.N. Dett) - 47
 7. THE HOLY BIBLE (A.H. Malotte) - 48
 8. THAT’S ALL RIGHT (E. Booker - W. Brook - A. Johnson) - 49
 9. HOLD ME (PLEASE DON’T LET ME GO) (T.A. Dorsey) - 50
10. I WANT TO REST (K. Morris) - 51
11. THANK YOU, JESUS (K. Morris) - 52
12. THERE IS A FOUNTAIN FILLED WITH BLOOD (W. Cowper) - 53
13. HE KNOWS HOW MUCH WE CAN BEAR (P. Hall) - 54
14. LORD, SEARCH MY HEART (Trad.) - 55
15. JUST TELL JESUS (Trad.) - 56
16. NOBODY KNOWS THE TROUBLE I’VE SEEN (Trad. - arr. M. Jackson) - 57
17. I SURRENDER ALL (W.S. Weeden - J.W. Van DeVenter) - 58
18. HE’S GOT THE WHOLE WORLD IN HIS HANDS (Trad. - adapt. G. Love) - 59
19. I’D RATHER HAVE JESUS (G.B. Shea - R.F. Miller) - 60
20. ALWAYS LOOK UP NEVER LOOK DOWN (J. Beal - J. Shank - F. James) - 61
21. HAVE THINE OWN WAY, LORD (G.C. Stebbins - A.A. Pollard) - 62
Mahalia Jackson (vocal), with:
Mildred Falls (piano, musical director), Edward C. Robinson (organ, poss. piano on some tracks),
Louise Overall Weaver-Smothers (organ on some tracks), Barney Kessel (guitar), Keith M. “Red” Mitchell (bass), Sheldon “Shelly” Manne (drums, percussions); the rhythm section is not present on all the tracks.
Studios Paramount, Hollywood (CA), mid-June/early July 1961.
A TEC Production - distributed by Seven Arts Films.
Directed by Larry Peerce
Produced by Irving Townsend
Art director: Bob Dahlquist
Photography: Leugh Wiener
Lightning director: Robert Boatman
Technical director: Roy White
Camera: Baldwin Baker, Ray Figelski, Bill Matheson
Audio: Len Peterson
Video: Robert Spears
Video tape: Richard Krown
Stage manager: Hector Highton
Executive producer: Harold Goldman

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