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BOURVIL 1946 - 1953
BOURVIL  1946 - 1953  










BOURVIL, le plus bel exemple de la magis­trale évolution d’un artiste, a réussi, mieux que personne, une triple carrière au music-hall, dans l’opérette et au cinéma, le petit paysan normand à l’air benêt de ses débuts ayant croisé sur son parcours de près de trente ans, mais hélas trop court, les plus grands de toute la profession du spectacle en tournant sous la direction de Claude Autant-Lara, André Cayatte ou encore Gérard Oury et Jean-Pierre Melville. La même fulgurante progression est à constater dans la chanson, le véritable détonateur de la vocation artistique de BOURVIL. Qui en effet, en 1945 aurait eu l’audace de lui confier Mon village au clair de lune ou quelque chose qui à l’époque aurait ressemblé à La ballade irlandaise, C’était bien ou Mon frère d’Angleterre ? Quoi que, dirait Raymond Devos, mais nous aurons l’occasion de revenir plus loin sur ce point. BOURVIL était l’ami de tous, celui dont beaucoup parlent encore au présent, jusqu’à être plébiscité dernièrement et classé septième parmi les dix personnalités préférées des Français. Il avait tous les talents, toutes les qualités, il était aussi la personnification de la gentillesse, de la tendresse qu’il a si merveilleusement chantée, de la bonne humeur et de la joie de vivre, ce qui lui fit dire au moment de nous quitter, atteint de son implacable maladie : “Mais pourquoi ? Ca ne devrait pas arriver ces choses-là !” Et pourtant…  BOURVIL, de son vrai nom André Raimbourg, est né le 27 juillet 1917 dans une ferme de Prétot – Vicquemare en Seine - Inférieure (disait–on à l’époque) fils d’Eugénie Pesquet et d’André Raimbourg ; il ne connaîtra jamais son père, tué sur le front fin 1918. Sa mère ne pouvant assumer seule le lourd travail qu’exige une exploitation agricole, regagne alors Bourville, son village natal, avec ses trois enfants (René, André et Denise) ; elle y retrouve Joseph Ménard, un ami d’enfance qui l’épousera un peu plus tard et veillera sur l’éducation de ses trois enfants. Entre le bruit des attelages et l’école communale qu’il fréquente assidûment, l’enfance du jeune André est heureuse; régulièrement aussi il assiste à la messe du dimanche où les sons sortant de l’harmonium captivent déjà son attention. Sans aucune formation musicale il joue adroitement de l’harmonica puis de l’accordéon diatonique avant d’attaquer plus sérieusement l’étude du cornet à pistons dans une harmonie locale. Pour son application à l’école, ses parents lui offrent aussi un phonographe sur lequel il écoute passionnément les disques de Dranem, de Maurice Chevalier, de Milton et de Fernandel dont il connaît la plupart des chansons par cœur. A dix-sept ans, le brevet en poche, il abandonne ses études pour être apprenti - boulanger à Rouen, mais la musique et surtout la chanson sont vraiment ses seules motivations, aussi s’engage-t-il à dix-neuf ans dans l’armée par devancement d’appel pour être incorporé dans une musique militaire de son choix. On retrouve donc André au 24ème Régiment d’Infanterie stationné à la caserne de la Pépinière à Paris où il côtoie quelques musiciens professionnels avec lesquels il se lie d’amitié. Nous sommes en 1938, les crochets pour chanteurs amateurs font fureur et encouragé par ses copains, André Raimbourg se présente à quelques-uns dont “Les fiancés de Byrrh” sur Radio-Paris qu’il remporte avec une chanson de comique troupier. Mais le 2 septembre 1939, la France entre en guerre et, avec une petite partie de son régiment, il est cantonné dans les environs de Pau où, par chance, il rencontre l’accordéoniste Etienne Lorin. Ensemble ils animent avec succès de nombreuses soirées où déjà André Raimbourg a pris un pseudonyme, celui d’Andrel, par analogie avec son idole qui, avec son prénom Fernand, est devenu Fernandel. Au moment de la démobilisation, le cœur serré, il lui faut rejoindre la Normandie, retrouver ses parents, sa fiancée Jeanne Lefrique et peut-être aussi la boulangerie, mais l’appel de Paris s’avère être le plus fort, malgré l’occupation et mille difficultés qui certainement l’attendent.

Dès son arrivée dans la capitale, il retrouve Etienne Lorin et sa famille et s’installe dans une minuscule chambre de bonne de l’Avenue de Clichy. Pour subsister, il doit exercer différents petits métiers, il sera cireur de parquets, livreur, garçon de courses… Il s’inscrit au Conservatoire comme auditeur libre dans la classe de trompette et décroche enfin son premier engagement dans un petit cabaret de Pigalle “Le Prélude” où déjà il a créé son personnage de péquenot, simplet de vil­lage, étriqué dans son costume noir boutonné, trop serré et ses cheveux plaqués sur le front. Les soirs de découragement, son ami Etienne Lorin, le seul à l’époque à pressentir qu’un jour le succès sera au rendez-vous, lui conseille de persévérer. Ensemble, à deux accordéons, ils accompagnent au Gaumont et à l’A.B.C la chanteuse Bordas dont la chanson La femme à barbe est le cheval de bataille. Un peu plus tard, il est engagé par Tonton, le patron du Liberty’s de la Place Blanche, ce qui lui ouvre les portes du Petit Casino, de Chez Carrère, de l’ Excelsior où il interprète ses premières chansons écrites en collaboration avec Etienne Lorin : Reviens, dis !, Attachement et un monologue Le vélo. C’est à cette même époque qu’André Raimbourg adopte le pseudonyme de BOURVIL, en souvenir de Bourville, le village natal de sa mère et le 23 janvier 1943 il épouse Jeanne Lefrique venue enfin à Paris. Le couple s’installe à Vincennes au septième étage dans un minuscule appartement du 25 de la rue des Laitières; c’est dans ce modeste lieu que vont naître et se peaufiner d’autres chansons qui marqueront le début de la véritable car­rière de BOURVIL. Celles-ci sont retenues par l’éditeur Michel Fortin sur les recommandations du chanteur Georgel, lequel a connu son heure de gloire dans les années 20 et s’est reconverti aux archives de cette édition. Ainsi paraissent les petits formats de Timichiné la poupou, Houpetta la bella et surtout Les crayons qui assurent à BOURVIL un triomphe au cabaret Chez ma Cousine qu’il confirme au “Club”, rue Pierre Charron, dirigé par Pierre-Louis Guérin dans un spectacle de qualité où débute aussi Line Renaud. Devant ce succès fulgurant les portes de la radio, jusqu’alors désespérément fermées, s’ouvrent une à une : Saint-Granier pour “Sans tambour, ni trompette”, Pierre Cour et Francis Blanche pour “Sans rime, ni raison”. C’est à l’écoute de cette émission que Jean-Jacques Vital, producteur et présentateur de l’émission hebdomadaire “Pêle-mêle” (patronnée par une célèbre brillantine) décide d’engager BOURVIL, après l’avoir refusé quelques mois plus tôt. Elle vendait des cartes postales et aussi des crayons est immédiatement connue de toute la France, mais BOURVIL a suffisamment de chansons et de monologues dans ses tiroirs pour se renouveler dans ses prestations et conforter la gloire qui brusquement vient de l’accaparer en le révélant comme le nouveau grand comique français. Robert Dorffman venu l’applaudir au “Club” le présente à Jean Dréville qui réalise le film La Ferme du pendu avec Charles Vanel, Alfred Adam, Claudine Dupuis, Arlette Merry… Dans ce grand drame de la terre BOURVIL, benêt d’un village vendéen doit chanter Les crayons au cours d’un repas de noce. Ce n’est pas encore la gloire au cinéma, mais déjà l’opérette fait appel à lui en la personne de Bruno Coquatrix, producteur de spectacles et compositeur de quelques succès confirmés de l’époque (comme “Mon ange”). Le rôle réservé à BOURVIL dans l’opérette La Bonne Hôtesse est évidemment celui d’un paysan ; il est le seul débutant de ce spectacle présenté à l’Alhambra dès décembre 1946 (livret de Serge Veber et Jean-Jacques Vital, musique de Coquatrix, mise en scène de Pasquali) avec André Claveau, Giselle Pascal, Coco Aslan, Alice Tissot et Irène de Trébert. BOURVIL y interprète Ouf ! il était temps, Quand on voit les choses de haut (jamais enregistrées sur disque) ainsi qu’A pied, à ch’val et en voiture et Je suis content, ça marche ; il a de bonnes raisons d’être content parce qu’effectivement ça marche très fort pour lui. Sur le plan discographique et dès le 1er mars 1946, BOURVIL a signé un contrat d’exclu­sivité chez Pathé, label auquel il restera fidèle jusqu’à la fin de sa carrière. Les trois premiers 78 tours sont consacrés uniquement aux monologues (La plume, Le conservatoire, Les castagnettes, L’ingénieur, Le vélo et L’inventeur) et il faudra attendre le 9 mai de la même année pour que soient gravées dans la cire des disques Pathé les chansons diffusées abondamment par la radio : Timichiné la poupou (CD 1, n°2), Quand même (CD 1, n° 3), Les crayons (CD 1, n° 1) et un mois plus tard Pour sûr ! (CD 1, n° 4) un tango-duo-argentino-bourvillien (sic.) dont la musique n’est curieusement pas signée de l’ami Etienne Lorin, mais d’Emile Prud’homme, autre célèbre accordéoniste de l’époque. C’est aussi en 1946 que BOURVIL tourne Pas si bête, son premier film en vedette, construit évidemment sur mesure autour de son personnage de paysan normand (il est Léon Ménard qui, autre curiosité, est le nom de son second père). C’est André Berthomieu qui en assure la réalisation et en tête de distribution on relève les noms de Suzy Carrier, Mona Goya et Bernard Lancret. Encore et toujours en 1946, année fertile en évènements, BOURVIL passe en co-vedette à l’A.B.C. avec Georges Ulmer, autre révélation au lendemain de la Libération.

Retour au cinéma, avec en 1947 Blanc comme neige toujours sous la direction de Berthomieu, honnête réalisateur de films pour grand public. BOURVIL, alias Léon Ménard, est veilleur de nuit à Paris, il joue aussi du cornet à pistons dans une fanfare, mais se trouve par erreur compromis dans une histoire de vol de bijoux dont évidemment il sortira totalement innocenté et épousera sa promise (Paulette Dubost). La même année, cette fois sous la direction de Gilles Grangier, il incarne un peintre en bâtiment dans Par la fenêtre où il interprète La rumba du pinceau (CD 1, n° 9), Suzy Delair et Michèle Philippe étant ses ravissantes partenaires. Il retrouve d’ailleurs Michèle Philippe (dans le rôle d’une certaine Mary Pinson, chanteuse de son état) en 1948 où dirigé à nouveau par André Berthomieu dans Le cœur sur la main il est un bedeau, naïf comme il se doit, auquel après bien des déboires, la chance finit par sourire. L’année précédente, dès le 19 décembre 1947, BOURVIL avait été la vedette d’une seconde opé­rette Le Maharadjah des inséparables Serge Veber, Jean-Jacques Vital et Bruno Coquatrix, un spectacle présenté à l’Alhambra avec Lysiane Rey, Dréan, Henri Legay et Alice Tissot ; à noter toutefois que les deux chansons interprétées par BOURVIL et pourtant enregistrées chez Pathé, ne connaîtrons pas le succès de celles créées dans La bonne hôtesse. Très inattendue est la proposition qui lui est faite par Henri-Georges Clouzot, désireux de l’engager pour un reprise cinématographique de Miquette et sa mère, d’après la pièce de Robert de Flers et De Cavaillet. Bien que très inquiet de tourner avec un tel réalisateur dont on connaissait déjà les exigences et de surcroît au côté de Louis Jouvet surtout, mais aussi de Saturnin Fabre, Danièle Delorme… BOURVIL accepte cet engagement inespéré et bien qu’il incarne là encore un naïf de village, ce grand rôle va lui ouvrir les portes d’un cinéma réservé aux véritables comédiens. Pourtant, la même année, il enchaîne avec Le Roi Pandore où, toujours dirigé par André Berthomieu, il est encore, et pour la dernière fois, Léon Ménard, gendarme par ailleurs héritier d’une grosse fortune. Chantée dans ce film La tactique du gendarme (CD 1, n° 17) une marche entraînante d’Etienne Lorin, est à classer parmi les grands succès populaires de l’année 1950, marquée aussi par une tournée au Canada avec Jean Richard, Roger Pierre et Darry Cowl où seul BOURVIL tire son épingle du jeu.

A son retour à Paris, il est invité par Marcel Pagnol à reprendre le rôle d’Isidore (déjà inter­prété en 1932 par Fernandel) dans Le Rosier de madame Husson d’après la nouvelle de Guy de Maupassant. La distribution de ce film réunit les noms de Jacqueline Pagnol, Germaine Dermoz, Mireille Perrey… et BOURVIL, qui confirme là encore son talent de comédien, non dépourvu d’émotion. Il sera tout aussi convaincant dans Le Passe-muraille réalisé par Jean Boyer d’après la nouvelle de Marcel Aymé, film qui malheureusement n’aura pas auprès du public un accueil aussi chaleureux que celui espéré. Seul dans Paris, tourné en 1951 par Hervé Bromberger avec la jeune débutante Magali Noël dans son premier grand rôle à l’écran, est un prétexte de plus à présenter BOURVIL en paysan normand à la recherche de sa femme perdue dans le métro de la capitale. Côté chanson et music-hall, les deux disciplines qu’il préfère par dessus tout, il accumule les succès en enregistrant : “La Dondon dodue (CD 1, n° 16) et Pêcheur et paysan (CD 2, n° 2) ces deux derniers avec Jacques Hélian et son orchestre, ainsi qu’une plaisante reprise d’En revenant de la revue (CD 2, n° 4). Rappelons aussi qu’au Théâtre de l’Etoile fut créée en décembre 1950 l’opérette M’sieur Nanar de Jean-Jacques Vital, André Hornez et Bruno Coquatrix où BOURVIL (entouré de sculpturale Tilda Thamar, de Pierre Mingand, Geneviève Kervine et du batteur Charles Rigoulot) chante en particulier La Parisienne (CD 2, n° 6). Sur scène et à la radio, lors de ses diverses prestations, il ne manque pas d’inclure quelques monologues dans son programme, une formule qui lui assura ses premiers succès, et en 1950 le triomphe est ga­ranti avec La causerie anti-alcoolique (CD 2, n° 5) de Roger Pierre, dans laquelle sont prônées les qualitées de l’eau ferrugineuse, encore présentes dans toutes les mémoires. Retour au cinéma en 1952, dans un film de Jean Boyer Le trou normand avec une jeune débutante qui ne va pas tarder à faire parler d’elle, Brigitte Bardot, surveillée déjà par son fiancé Roger Vadim, alors premier assistant de la production. Le sujet du film est un peu mince, mais BOURVIL côtoie là aussi quelques comédiens chevronnés dont Noël Roquevert, Pierre Larquey, Jane Marken… et chante Les enfants fan-fan (CD 2, n° 13). C’est à cette époque que l’on a parlé, pour quelles mystérieuses raisons, d’un certain creux de la vague dans la carrière de l’artiste, de salles à moitié vides et de contrats plus rares. Heureusement la chance lui sourit à nouveau rapidement avec la proposition faite à l’unanimité par Georges Guétary, Francis Lopez et Raymond Vincy de lui offrir le premier rôle comique de leur dernière opérette La route fleurie. Georges Guétary qui vient de tourner Un américain à Paris aux Etats-Unis, au côté de Gene Kelly et sous la direction de Vincente Minnelli, riche de son expérience, est tout disposé à partager l’affiche avec un comique, BOURVIL en l’occurrence, et ce à l’image du tandem Bing Crosby – Bob Hope qu’il a vu triompher outre-Atlantique. Dans ce spectacle qui doit être présenté à l’A.B.C, BOURVIL est Raphaël, un peintre raté de la place du Tertre dont le modèle Lorette est incarné par la jeune et pétulante Annie Cordy. Quant à Georges Guétary, il est Jean-Pierre, un compositeur de chansons aussi bohème qu’optimiste auquel Raymond Vincy et Francis Lopez ont réservé quelques belles créations : Jolie meunière, Mimi, Vacances…

BOURVIL va se tailler un véritable triomphe avec Les haricots (CD 2, n° 15), Pas d’chance (CD 2, n° 16) et Madagascar, sans oublier l’immortel duo avec Guétary La vie de bohème (CD 2, n° 14). Si l’entente est parfaite entre les différents artistes de ce spectacle, chacun, aux répétitions, manque pourtant d’optimisme quant à une longue carrière de cette opérette, créée aux Célestins à Lyon le 9 décembre 1952 avant la grande première du 20 décembre à l’ A.B.C . En ces deux lieux mythiques et contre toute attente le triomphe est immédiat, BOURVIL principalement étant louangé par une presse unanime qui, tour à tour, le compare à Dranem ou plus curieusement à… Danny Kaye. Relégué au second plan du succès, Georges Guétary n’en prendra pourtant pas ombrage, au contraire, mais demandera toutefois à BOURVIL de ne pas apparaître sur scène durant son interprétation de la chanson Mimi. Le public de La route fleurie sera fidèle au rendez-vous, chaque fois dans des salles combles, pendant plus de quatre ans dont une dernière tournée à travers la France durant l’été 1956. Le succès fut tel que BOURVIL et Georges Guétary durent faire intervenir leurs avocats auprès de Mitty Goldin, directeur de l’A.B.C, afin de mettre un terme à leurs contrats respectifs, ces innombrables représentations étant devenues pour eux un véritable esclavage avec, d’autre part, l’impossibilité de pouvoir accepter d’autres engagements. Toutefois, BOURVIL a eu le temps de tourner sous la direction d’André Hunebelle Les Trois Mousquetaires, énième adaptation cinématographique du roman d’Alexandre Dumas et où il incarne Planchet, entouré de Georges Marchal, Gino Cervi, Jean Martinelli et Jacques François. Et puisque nous en sommes aux productions “costumées”, signalons qu’il fut aussi et brièvement le guide du château dans Si Versailles m’était conté (1953) de Sacha Guitry. Satisfait de sa prestation dans Les Trois Mousquetaires, André Hunebelle lui offre dans Cadet Rousselle (1954) le rôle de Jérôme, le complice et ami du héros principal joué par François Périer. En 1954, il retrouve aussi Suzy Delair, sa partenaire de Par la fenêtre dans Le fil à la patte de Guy Lefranc, la distribution étant complétée par Noël-Noël, Gabrielle Dorziat et Geneviève Kervine. Autres retrouvailles la même année, celles de BOURVIL et d’Annie Cordy dans Poisson d’avril de Gilles Grangier avec, dans un rôle secondaire, celui qui plus tard sera l’un de ses plus prestigieux partenaires : Louis de Funès. La suite de la carrière cinématographique de BOURVIL va enfin voir exploser ses indéniables dons de grand comédien sachant atteindre la tendresse et l’émotion. En effet, après le tournage des Hussards (1955) d’Alex Joffé avec Bernard Blier et après bien des démêlés avec Marcel Aymé et d’autres, mais heureusement soutenu par le réalisateur Claude Autant-Lara, BOURVIL s’impose magistralement dans le rôle de Martin de La traversée de Paris (1956) et se révèle bouleversant d’émotion au côté d’un Jean Gabin dont le talent est alors à son apogée. Toutes ces dernières activités au cinéma sont déjà postérieures à l’époque où furent enregistrées les chansons présentées dans cette compilation, mais il nous semble indispensable de mentionner ci-après les principaux films parmi les 34 tournés durant la seconde moitié de la carrière de BOURVIL : Les misérables (1957) de Jean-Paul Le Chanois, Le miroir à deux faces (1958) d’André Cayatte, La jument verte ( 1959) de Claude Autant-Lara, Fortunat (1960) d’Alex Joffé, Tout l’or du monde (1961) de René Clair, Le corniaud (1964) de Gérard Oury, Les grandes gueules (1965) de Robert Enrico, La grande vadrouille (1966) de Gérard Oury, ainsi que Le cerveau (1968), L’arbre de Noël (1969) de Terence Young et les ultimes de 1970 Le cercle rouge de Jean-Pierre Melville et Le mur de l’Atlantique de Marcel Camus. 

Rappelons que lors du tournage du film Les cracks d’Alex Joffé en 1967, BOURVIL fit une chute de vélo, entraînant une forte douleur à la colonne vertébrale ; un peu plus tard on lui révèlera qu’il est atteint de la maladie de Kahler, une forme de cancer des cellules de la moelle osseuse et qui débute par une paralysie partielle de la langue. Durant le tournage de ses derniers films L’étalon, Le cercle rouge et Le mur de l’Atlantique, BOURVIL va endurer un véritable calvaire tant la douleur est insupportable. Sans avoir eu le temps d’assister à la sortie de ses deux derniers films, BOURVIL s’éteint le 23 août 1970 à une heure du matin dans son appartement du boulevard Suchet, entouré de sa femme Jeanne et de ses deux fils Philippe et Dominique. Il repose aujourd’hui au cimetière de Montainville dans les Yvelines. La quasi-totalité des chansons réunies ici appartient au répertoire comique, un registre dans lequel BOURVIL s’est longtemps illustré avec bonheur et qu’il affectionnait tout particulièrement. Pourtant à l’écoute de la chanson Le poisson rouge (CD 1, n°13) et plus encore de Sous la lune (CD 1, n°15) qui annonce déjà C’était bien (Le p’tit bal perdu) de 1961, on ne peut rester insensible au talent de comédien dramatique qui pointe déjà dans le sillon creusé dans la cire de ses premiers disques. Plus tard, et longtemps encore, il a sacrifié au genre comique avec des chansons telles Les rois fainéants, J’suis papa et j’suis dans l’coup, Les abeilles ou encore Cà, son dernier titre enregistré en duo avec Jacqueline Maillan, mais permettez-moi, comme beaucoup d’ailleurs, de le préférer dans les chansons tendres où sa sensibilité de comédien fait merveille. Dans ce registre la liste est longue et riche de chefs-d’œuvre, de La ballade Irlandaise à Ma p’tite chanson en passant par Aux quatre saisons ou On a vécu pour çà, deux magnifiques duos avec sa ravissante et exceptionnelle partenaire Pierrette Bruno, dont le nom reste indissociable de celui de BOURVIL.  

BOURVIL et l’Opérette 
Comme nous l’avons évoqué plus haut, BOURVIL fut la vedette de nombreuses opérettes d’inégales qualités : La bonne hôtesse, Le Maharadjah, M’sieur Nanar, La route fleurie, Pacifico, La bonne planque, Ouah ! Ouah !, mais il figure aussi dans la distribution des versions enregistrées de trois œuvres d’une autre dimension, à savoir : Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, Phi-Phi de Christiné et L’Auberge du Cheval Blanc. Des Contes d’Hoffmann, nous avons retenu Frantz, n’ouvre à personne (CD 1, n° 18) extrait de l’acte III dans lequel BOURVIL est Frantz, le valet du conseiller Crespel, interprété par André Philippe. Cette œuvre gravée en mars 1948 a connu de nombreuses éditions tant sur 78 tours qu’en microsillons. Autour de BOURVIL la distribution de cet enregistrement réunit la fine fleur du Théâtre Lyrique Français de l’époque : Mesdames Fanély Révoil, Géori Boué, Renée Doria, Vina Bovy et Messieurs André Pernet, Roger Bourdin, Louis Musy … avec les Chœurs et l’Orchestre du Théâtre National de l’Opéra-Comique placés sous la direction d’André Cluytens.  De Phi-Phi, créée à l’armistice de 1918, notre choix s’est porté sur Blanches rondeurs aux contours délicieux plus connue sous le titre Les petits païens (CD 2, n° 18). Dans cette version discographique gravée fin janvier 1952, BOURVIL incarne Phidias dit Phi-Phi, tandis que Gise Mey est Aspasie, Germaine Roger (Madame Phidias) et Gaston Rey (Ardimédon).  Enfin, il est très important de signaler que pour la première fois, tout au moins en ce qui concerne le début de la discographie de BOURVIL, les auditeurs de cette compilation vont enfin entendre la voix du chanteur dans sa véritable tonalité. En effet, grâce à l’oreille exercée de Christophe Hénault du studio de restauration sonore Art et Son, diapason et partitions origi­nales en mains et une vitesse de rotation rigoureuse de 78 tours minute parfaitement contrôlée, nous avons constaté que la quasi totalité des premiers enregistrements de BOURVIL nous était restituée un demi-ton plus haut que la tonalité originalement gravée, ce qui, contrairement à ce que certains peuvent penser, donne une couleur très différente au timbre de la voix. Voici donc enfin rééditée l’œuvre de BOURVIL avec la voix authentique de l’artiste et telle que nous aurions dû l’entendre depuis près de soixante ans, si de mystérieux problèmes de report, de transfert et de gravure mal gérés, n’étaient venus fâcheusement fausser le jeu. Tout le talent du comédien comique et dramatique, toute sa tendresse, sa gentillesse, sa droiture et sa modestie, en un mot son authenticité, est présente dans chaque  phrase des trente-six chansons sélectionnées ici pour vous dans cet émouvant coup de chapeau à BOURVIL.       
Dany LALLEMAND   
© 2006 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS  

Conception : Dany Lallemand et Eric Rémy.
Prêt d’archives et documentation :   Dany Lallemand.  

english notes
Bourvil, the finest example of an artist’s magnificent ascension, boasted a triple career like no other – in music halls, operettas and the movies. His career spanned almost thirty years and he stood by the greatest names in showbiz. With his genial manner, he was recently ranked seventh among the top ten stars appreciated by the French. With his talent and numerous qualities, he also personified kindness, tenderness, cheerfulness and joie de vivre. Regrettably he left us too soon.  André Raimbourg, alias Bourvil, was born on 27 July 1917 on a farm in Prétot, Vicquemare en Seine and was the younger son of Eugénie Pesquet and André Raimbourg, a father he never knew as he was killed in action in late 1918. Unable to cope with the responsibility of the estate, his mother returned to her natal village, Bourville. She later married an old friend, Joseph Ménard who helped her to bring up her three children. André enjoyed his boyhood and, despite the lack of musical teaching, played the harmonica, then the diatonic accordion before more seriously studying the cornet. His parents offered him a phonograph on which he delighted in playing discs of Dranem, Maurice Chevalier, Milton and Fernandel. At the age of seventeen he became an apprentice for a baker in Rouen, but he continued to feel drawn to music and in particular song and when nineteen he enlisted in the army in the music section where he befriended a few professional musicians. In 1938, amateur talent shows were plentiful and, boosted by his pals, André tried his luck in some, including ‘Les Fiancés de Byrrh’ on Radio-Paris, which he won with a song of the comique troupier genre. However, on 2 September 1939, war broke out in France and along with a small part of his regiment he was billeted to Pau in south-west France where he met accordionist Etienne Lorin. Together, they provided entertainment for numerous parties with André tagging himself as Andrel. Once demobbed, he should have returned to Normandy where his parents and fiancée were waiting for him, but his urge to go to Paris was stronger. In the capital he again found Etienne Lorin and his family, rented a poky bedsit in Avenue de Clichy and earned his bread by doing several menial jobs. He was finally given his first musical contract in a small cabaret in Pigalle, ‘Le Prélude’, and had already created his image as the village simpleton, decked in tight black clothes.

Together with Etienne Lorin, his constant upholder, he played the accordion, accompanying the singer Bordas at the Gaumont and the A.B.C. Shortly after, he was hired by Tonton, the owner of Liberty’s which, in turn, opened doors to the Petit Casino, Chez Carrère and the Excelsior where he sang his first songs written along with Etienne Lorin: “Reviens, dis!”, “Attachement” and a monologue ‘Le Vélo”. During the same period André Raimbourg adopted the stage name BOURVIL and in January 1943 married Jeanne Lefrique. The couple moved to a small apartment in Vincennes where other songs were to be signed, thus marking the true debut of Bourvil’s career. Published by Michel Fortin, “Timichiné la Poupou”, “Houpetta la Bella” and in particular “Les Crayons” were a tremendous success in the cabaret ‘Chez ma Cousine’ and then in the ‘Club’ in its show of quality where singer Line Renaud also debuted. Consequently the radio took interest: Saint-Granier for “Sans Tambour, ni Trompette” and Pierre Cour and Francis Blanche for “Sans Rime, ni Raison”. Jean-Jacques Vital, producer and host of the weekly air show ‘Pêle-mêle’ then hired Bourvil. “Elle vendait des Cartes postales et aussi des Crayons” was immediately broadcast across the country, and Bourvil had many other tunes in store. His talent was also recognized by those of the silver screens and operetta fame and the artist was given a modest role in the movie “La Ferme du Pendu” followed by a billing in the operetta “La bonne Hôtesse” at the Alhambra in December 1946 where he sang “Ouf! Il était Temps”, “Quand On voit les Choses de Haut”, “A Pied, à Ch’val et en Voiture” and “Je suis content, Ca marche”.In March 1946 Bourvil signed an exclusive record contract with Pathé, and he remained with the same label until the end of his career. The first three 78s were monologues (“La Plume”, “Le Conservatoire”, “Les Casta­gnettes”, “L’Ingénieur”, “Le Vélo” and “L’Inventeur”) and his songs were released in May of the same year: “Timichiné la Poupou” (CD1 track 2), “Quand même” (CD 1 track 3), “Les Crayons” (CD 1 track 1) and one month later came “Pour sûr!” (CD 1 track 4) with its music written by Emile Prud’homme. Also in 1946 Bourvil starred in ‘Pas si bête’. Still in this same fruitful year, he co-starred at the A.B.C. with Georges Ulmer. He was back on the screens in 1947 in “Blanc comme Neige” and “Par la Fenêtre” where he sang “La Rumba du Pinceau” (CD1 track 9). In December he starred in his second operetta “Le Maharadjah” in the Alhambra and in 1948 he was again found in the movie “Le Coeur sur la Main”.  The offer made by Henri-Georges Clouzot was most unexpected, for a screen version of the Robert de Flers and De Caillavet’s play “Miquette et sa Mère”. Although he again played the village simpleton, this role opened doors to movies billing true actors. However, the same year saw him in “Le Roi Pandore” where, for the last time, he appeared as the gendarme Léon Ménard and which featured “La Tactique du Gendarme” (CD1 track 17), a popular march in 1950. Still in the same year Bourvil toured Canada and upon his return was invited by Marcel Pagnol to step in the shoes of Isidore in “Le Rosier de Madame Husson”, also starring Jacqueline Pagnol, Germaine Dermoz and Mireille Perrey. His talent was again apparent in “Le Passe-muraille”, a film which was followed in 1951 by “Seul dans Paris”. His success as a singer increased with his recordings: “La Dondon dodue” (CD 1 Track 16), “D’où viens-Tu?” (CD 2 track 1), “Pêcheur et Paysan” (CD 2 Track 2) and a pleasant remake of “En revenant de la Revue” (CD 2 Track 4).

In December 1950 the Théâtre de l’Etoile created the operette “M’sieur Nanar” including Bourvil singing “La Parisienne” (CD 2 Track 6). Whether on stage or the air, his programme always included a few monologues, a formula which initially boosted him and with which he triumphed in 1950 with “La Causerie Anti-alcoolique” (CD 2 Track 5).  He was back on the screens in 1952 in a Jean Boyer movie “Le Trou normand” with the then debuting Brigitte Bardot and some more seasoned actors including Noël Roquevert, Pierre Larquey and Jane Marken, and sang “Les Enfants fan-fan” (CD 2 Track 13). Around this period Bourvil’s career appeared to decline, but he was thankfully offered his first comic role in the operetta “La Route fleurie”. One of the tenderers, Georges Guétary, had just played a part in “An American in Paris” starring Gene Kelly and was aiming to team up with Bourvil modelled around the Bing Crosby-Bob Hope tandem. Among the tunes featured in the show were the successful “Les haricots” (CD 2 Track 15), “Pas d’Vie de Bohème” (CD 2 Track 16) and “Madagascar”, without forgetting the immortal duet with Guétary “La Vie de Bohème” (CD 2 Track 14). The operetta was first showed as the Célestins in Lyon on 9 December 1952 before its grande première on 20 December at the A.B.C. and was met with immediate enthusiasm with the press bizarrely comparing Bourvil to Danny Kaye. The show ran for over four years but despite the dynamism involved, Bourvil found time for a role as Planchet in yet another version of Alexandre Dumas’ “Les Trois Mousquetaires” (“The Three Musketeers”). And while still in costume, he made a short appearance in “Si Versailles M’était conté” in 1953. Having proved his worth in the ‘Musketeers’, André Hunebelle gave him the part of Jérôme in “Cadet Rousselle” (1954) and the same year saw him billed in Guy Lefranc’s “Le Fil à la Patte” next to Suzy Delair and also in “Poisson d’Avril” by Gilles Grangier also featuring the future star Louis de Funès. His art as an actor then became truly apparent on the screens. After the shooting of “Les Hussards” (1955), Bourvil triumphed in the role of Martin in “La Traversée de Paris” (1956), starring with Jean Gabin who was then at his zenith. These movies came after the period covered in this compilation, but to mention his principle films among the 34 made in the second part of his career, we find: “Les Misérables” (1957), “Le Miroir à deux Faces” (1958), “La Jument verte” (1959), “Fortunat” (1960), “Tout l’Or du Monde” (1961), “Le Corniaud” (“The Sucker”) (1964), “Les grandes Gueules” (1965), “La grande Vadrouille” (1966), “Le Cerveau” (1968), “L’Arbre de Noël” and in 1970 “Le Cercle rouge” and “Le Mur de l’Atlantique”. During the shooting of “Les Cracks” in 1967, Bourvil fell off his bike, badly injuring his spine. Shortly after he discovered his was suffering from Kahler’s syndrome, a form of cancer which, in its initial stages, partially paralyses the tongue. Before the release of his final two films, Bourvil passed away on 23 August 1970 and now rests in the Montainville cemetery in the Yvelines. Most of the songs selected in this album are from his comic repertory. Yet in the song “Le Poisson rouge” (CD1 track 13) and more so in “Sous la Lune” (CD1 track 15), his talent as an actor is already apparent. 

BOURVIL and Operetta
As mentioned above, Bourvil starred in many operettas: “La bonne Hôtesse”, “Le Maharadhah”, “M’sieur Nanar”, “La Route fleurie”, “Pacificao”, “La bonne Planque”, “Ouah! Ouah !” but was also in the cast of three quite different works : Offenbach’s “Les Contes d’Hoffmann” (“The Tales of Hoffman”), “Phi-Phi” by Christiné and “L’Auberge du Cheval blanc”. From “Les Contes d’Hoffman” we have included “Frantz, n’ouvre à personne” (CD1 track 18), from act III in which Bourvil plays the part of Frantz, Crespel’s valet.  “Blanches Rondeurs aux Contours délicieux”, better known as “Les petits Païens” (CD2 track 18) is from “Phi-Phi”. In this version, cut in early 1952, Bourvil takes the role of Phidias (Phi-Phi).  Finally, in the first part of this discography, for the first time the listeners can appreciate the true tone of the singer’s voice, as most of his first recordings were upped by a semitone, giving his voice a totally different timbre. We can at last enjoy the authenticity of his singing.  The thirty-six songs included here all witness Bourvil’s talent as a comedian and actor as well as his tenderness, kindness and modesty, paying him a well-deserved tribute. 
English adaptation by Laure WRIGHT from the French text of Dany LALLEMAND   
© 2006 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS  

DISCOGRAPHIE
CD 1
1. Les crayons (Film “La ferme du pendu”)
(Bourvil / E. Lorin) 3’43
Orch. direction Faustin Jeanjean (Pathé PA 2331  CPT 6092-1) 9 mai 1946

2. Timichiné - la - pou - pou   
(Bourvil / E. Lorin) 3’03
Orch. direction Faustin Jeanjean (Pathé PA 2331  CPT 6090-1) 9 mai 1946

3. Quand même (Film “Pas si bête”)  
(Bourvil / E. Lorin )3’21
Orch. direction Faustin Jeanjean (Pathé PA 2342  CPT 6091-1) 9 mai 1946

4. Pour sûr ! (Film “Pas si bête”)  
(Bourvil, J. Rafa / E. Prud’homme) 3’20
Orch. direction Quintin Verdu (Pathé PG 243  CPT 6152-1) 11 juin 1946

5. Le “Bougie” (Boogie- woogie) 
(Bourvil / E .Lorin)  3’26
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2380  CPT 6298-1) 13 nov. 1946

6. La brave fille des abattoirs
(E. Kérambrun, L.Valbert /  J. Saint-Yves, A. Popp)  3’23
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2438  CPT 6526-1) 22 mai 1947 

7. A bicyclette   
(R. Laquier / E.Lorin) 3’22
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2430  CPT 6527-1) 22 mai 1947

8. Pin-up 
(Henri Genès / E. Rancurel)  2’49
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG  346  CPT 6528-1) 22 mai 1947 

9. La rumba du pinceau (Film “Par la fenêtre”)
(Bourvil, Stervel /E.Lorin) 3’19
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2455  CPT 6592-1) 15 oct. 1947

10. C’est l’piston (Film “Blanc comme neige”)
(Bourvil / E.Lorin) 3’01
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2455  CPT 6593-1) 15 oct. 1947

11. Le boogie-yogi !  (Opérette”Le Maharadjah”) 
(J.J. Vital, S.Veber / B.Coquatrix) 3’34
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2484  CPT  6691-1) 18 fév. 1948

12. Avec ses castagnettes  
(Bourvil / E. Lorin) 2’53
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 247  CPT 6694-2)  5 mai 1948

13. Le poisson rouge
(B. Forest / E.Lorin) 3’07
Orch. direction  Marius Coste (Pathé PG 292  CPT 6837-1) 5 mai 1948

14. Chanson anglaise   (Film “Le cœur sur la main”) 
(Bourvil, Stervel / E. Lorin) 2’41
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2567  CPT 6909-1) 10 oct. 1948

15. Sous la lune (Film “Le cœur sur la main”)
(Bourvil / E.Lorin, J.Branson) 3’00
Orch. direction Marius Coste (Pathé PA 2567  CPT 6911-1) 10 oct. 1948 

16. La dondon dodue (Too fat polka)
(J. Sareil / R. M. Leon, A. Richardson) 2’28
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 304  CPT 7078-1) 10 juin 1949 

17. La tactique du gendarme  (Film “Le roi Pandore”) 
(Bourvil, Lionel / E.Lorin) 3’03
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 346  CPT 7336-1) 5 déc. 1949

18. Les Contes d’Hoffmann  (Frantz, n’ouvre à personne) 
(J. Barbier /J. Offenbach) 3’46
Avec André PHILIPPE
Orch.et Chœurs dir. André Cluytens  (Col LFX 805) Avril 1948 

CD 2
1. D’où viens-tu ? (Donde vas ?) 
(J.Plante / G. Perotti, A. Brigada) 3’11
Avec Jacques Hélian et son orchestre  et les Hélianes (Pathé PG 349  CPT 7347-1)  10 déc. 1949

2. Pêcheur et paysan 
(M. Fontenoy) 3’04
Avec Jacques Hélian et son orch. Patoum, les Hélianes (Pathé PG 349  CPT 7348-1) 10 déc. 1949

3. C’est la fille à tout l’monde 
(R.Vincy / H. Martinet ) 3’15
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 406  CPT 7337-1) 5 déc. 1949

4. En revenant d’ la revue  
(Delormel, Garnier / L. C. Desormes) 3’07
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 421  CPT 7758-1)  29 juin 1950

5. Causerie anti-alcoolique 
(Roger Pierre, Bourvil ) 3’01
Monologue (Pathé  PG 452  CPT 7760-1) 29 juin 1950

6. La Parisienne (Opérette “M’sieur Nanar”)
(Vital, Hornez / E. Lorin, B. Coquatrix)  2’49
Orch. direction Marius Coste  (Pathé PG 472  CPT 8088-21) 14 février 1951

7. Le garçon d’ascenseur 
(G. Lionel, E. Lorin) 3’09
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 480  CPT 8091-21) 14 février 1951

8. En nourrice  
(Bourvil, M. Vandair / H. Betti) 3’04
Orch. direction Marius Coste  (Pathé PG 598  CPT 8623- 21) 5 février 1952

9. Fredo le porteur 
(Camille François) 3’13
Fond musical d’Etienne Lorin (Pathé PG 587  CPT  8624-21) 5 février 1952

10. Vive la mariée
(Camille François) 3’23
Fond musical de Marius Coste  (Pathé PG 587  CPT 8625-21) 5 février 1952

11. Tu aimes faire pleurer les femmes
(Bourvil / E. Lorin ) 3’00
Avec Simone ALMA - Orch. dir. Marius Coste (Pathé PG 589  CPT 8631-21) 6 février 1952

12. A Joinville-le-Pont  
(Roger Pierre / E. Lorin ) 2’41
Avec Etienne Lorin et son ensemble (Pathé PG 598  CPT 8696-21) 22 février 1952

13. Les enfants fan-fan 
(E. Dufleuve, J. Boyer / P. Misraki, G. Raoul)  2’52
(du  film “Le trou normand”)  Orch. dir. Marius Coste  (Pathé PG 632  CPT 9014-21) 25 juin 1952

14. C’est la vie de bohême (Opérette “La route fleurie”) 
(R.Vincy / F.Lopez) 2’46
Avec Georges GUETARY 
Orch. dir. Jacques-Henry Rys  (Pathé PG 677  CPT 9304-21) 25 nov. 1952

15. Les haricots (Opérette “La route fleurie”) 
(R. Vincy / F. Lopez) 3’03
Orch. direction Jacques-Henry Rys (Pathé PG 685  CPT 9374-21) 31 déc. 1952

16. Pas d’chance (Opérette “La route fleurie”)
(R.Vincy / F. Lopez) 2’56
Orch. direction Jacques-Henry Rys (Pathé PG 686  CPT 9375-21) 31 déc. 1952

17. Niaca 
(A. Allan / E. Lorin) 2’49
Orch. direction Marius Coste (Pathé PG 769  CPT 9934-21) 30 juin 1953

18. Phi- Phi (Les petits païens) 
(A. Willemetz, F.Sollar /Christiné) 2’45
Orch. direction Marcel Cariven (Pathé DTX 111) 28 janvier 1952

CD BOURVIL 1946 - 1953 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)
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