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DVD Bolling Grappelli

Claude Bolling Big Band / Stéphane Grappelli
 

FIRST CLASS
Au delà des qualité propres de cette session, on trouvera peut-être en filigrane les échos (ou les raisons) de la rencontre manquée entre le monde ellingtonien et celui, tout autrement tissé, de Django Reinhardt.
Philippe MEZIAT, 1993 Jazz Magazine

Image Robert Chalut son Xavier Escabasse coproduction Claude Bolling bleu marine producteur délégué Emmanuel Chamboredon Big Band management Marc de Cagny authoring Auvi1 éditeur Frémeaux & Associés Télévisions fabriqué par Sony DADC distribué par NOCTURNE et Groupe Frémeaux Colombini en France, City Hall aux USA (Autres pays voir sur
www.fremeaux.comSoundtrack available on Fremeaux & Associes compact discs. Bande son originale disponible sur compact disc FA 451.

A digital sound recording
“First Class” est une production qui a bénéficié d’une technique d’enregistrement sonore multipiste numérique dans le but de restituer la musique dans toute sa dynamique.

We rarely give the ultimate – five stars – to any disc, but if we had six, we’d award it. It’s a knock-out.
R. T. RAPPORT (West Coast Review of Art)

Dans un article célèbre du milieu des années vingt sur la Renaissance Noire, le poète Langston Hughes écrivait des artistes américains noirs : “Nous nous vendons très mal dès que nous cessons d’être exotiques”. Et dès qu’il apparut en France, le jazz attira l’attention. Mais ce fut plus qu’une curiosité ; parallèlement à l’engouement d’une mode, la musique afro-américaine a été reconnue pour ce qu’elle était, une création. Très rapidement, ses aspects spectaculaires, son exotisme, cédèrent le pas aux contenus esthétique et culturel, signifiants de la civilisation américaine. Les égards, dont a bénéficié cet art populaire balbutiant, sont d’autant plus exceptionnels que, dans son pays d’origine, il n’était perçu que comme divertissement. Son statut privilégié doit beaucoup au prosélytisme de quelques visionnaires. De jeunes musiciens s’y sont reconnus. Le jazz, contre-culture lointaine et de la rue, est devenu leur mode d’expression, leur langage, leur ambition. L’école française de jazz, originale entre toutes par sa richesse, par sa diversité, par sa fidélité à la tradition d’une modernité enracinée, est née de cette conjonction. Se renouvelant sans cesse dans un dialogue de générations et de styles, elle doit à Hugues Panassié et à Charles Delaunay, au Hot Club de France et à la revue Jazz Hot, d’avoir su conjuguer Harlem sur le mode de Paname. La Garonne, la Loire, la Seine et le Rhône deviennent affluents du Mississippi. Le jive a pris le goût de l’ail, le blues l’odeur du thym et, sous le bleu du mistral, Windy City l’accent de Marseille. La France est devenue le jardin merveilleux des musiciens de partout et d’ailleurs, d’ici. Cet album est la rencontre de deux musiciens majeurs de cette école française. Tous deux se rattachent au même courant stylistique, le jazz classique, mais appartiennent à deux générations différentes : Grappelli, l’un des deux grands maîtres de la première et Bolling, symbole du middle jazz de la deuxième. Au delà de la réunion de deux créateurs, ces enregistrements comblent une énorme lacune discographique qui eût pu être irréparable. Alors que ceux d’Ellington/Strayhorn, de Parker/Gillespie sont systématiquement explorés par les jeunes musiciens, le répertoire de Reinhardt/Grappelli, à de rares exceptions près, est plutôt délaissé. Et pourtant, quelle richesse ! De la même manière, ce trésor a très peu inspiré les orchestrateurs, du moins ceux qui appartiennent à l’authentique famille du maître manouche, celle du jazz. Et que ces essais aient pu être réalisés avec la participation de Stéphane Grappelli lui-même est un réel bonheur. Car Stéphane Grappelli, l’un des premiers grands créateurs du jazz, a commencé sa carrière professionnelle, comme pianiste et violoniste, dans la grande formation de Gregor. Mais depuis la création du Quintette du Hot Club de France en 1934, l’immense soliste qu’il est devenu n’a jamais plus eu l’occasion d’enregistrer de disque avec grand orchestre. Les quelques gravures, que nous avons de lui en big band, sont le fait du hasard ; à croire que Grappelli n’en a pas gardé de très bons souvenirs. Période de vaches maigres ? Non. Les circonstances, et surtout les données nouvelles de l’économie du jazz après la Seconde guerre mondiale, ont fait que les conditions se prêtaient moins à ce type de séances. Il a donc fallu attendre les 3 et 4 décembre 1991 pour qu’enfin Grappelli entre dans le studio de l’Artistic Palace à Boulogne et enregistre avec un grand orchestre. L’initiative en revient à Claude Bolling ; depuis longtemps, il rêvait de réaliser un album avec celui qu’il considère comme un de ses maîtres. Et comme son attente était partagée...

Claude Bolling entreprend ces deux séances avec un fabuleux bagage : de pianiste, de chef d’orchestre et surtout d’arrangeur. Il n’est pas novice en la matière. La musique de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli a nourri sa jeunesse ; elle a été son viatique, une sorte de fil d’Ariane dans son parcours initiatique. Il y revient périodiquement pour se ressourcer et, comme la première fois, pour en sentir le parfum de sa différence. Ces rapports anciens avec la musique du Quintette du HCF faits de bribes, de moments, de périodes, sont comme autant de fragments d’un discours amoureux. Ses premières avances remontent au printemps et à l’automne 1956. A la demande de Frank Ténot, il grave, pour le Club Français du Disque (CFD J90), une douzaine de thèmes du fameux quintette. C’est d’ailleurs le premier disque stéréophonique de jazz enregistré en France par Raymond Verchères. Les arrangements, dans un langage ellingtonien réinterprété, servis par des interprètes de talent, étaient remarquables. Ces faces, qu’on espère voir un jour rééditées en CD, brillaient à la fois par le respect de la musique de Django et par sa référence propre au jazz américain, Ellington. Et le miracle tenait à la parfaite synthèse de ces deux univers forts qu’il conjugait harmonieusement : regret musical d’un rendez-vous manqué en 1946. Pour les quatorze faces de cet album, Bolling procède de la même manière. Sa musique est un hommage, un écrin. Elle est écrite autour et pour Grappelli, “son” Grappelli, celui qu’il entend, celui qui le hante depuis toujours. Elle nous dévoile son musée musical imaginaire. Elle nous guide dans le monde de ce musicien Protée qui, jamais, ne cesse de surprendre alors qu’elle l’habille, d’étonner alors qu’elle le cerne, d’enchanter alors qu’elle le découvre. Démiurge et Pygmalion, l’orchestrateur de cette cérémonie succombe aux charmes de l’archet magique qui sort de sa boîte à musique : accents enfouis ressurgis d’une mémoire actuelle, esquisses délicates aux parfums grappelliens, croquis spirituels aux graphismes à la Dufy, fresques vénitiennes d’un jour de carnaval, Bolling nous offre de partager sa promenade en son univers féérique. Stéphane, est un portrait. La référence à celui de Willie “The Lion” Smith d’Ellington est inévitable. Ses transparences d’aquarelle révèlent un prince italien du XVIIIème siècle, tout en nuances. Cette première face est la grille de lecture du Grappelli que Bolling nous découvre tout au long des treize autres enregistrements. Les inflexions, les couleurs harmoniques reconstituent, par suggestion, l’univers grappellien dans sa complexité, dans son ambiguité : étonnant et désuet, précieux et canaille, joyeux et nostalgique, brillant mais mesuré, bariolé mais discret : juste la tache clinquante ou le trait appuyé, à la limite du mauvais goût, qui rend raffiné ce qui n’eût été qu’élégant. Le charme du classicisme lorsqu’il devient baroque. Trombone : André Paquinet. D’un musicien errant venu de nulle part, allant on ne sait où, De partout et d’ailleurs découvre la nostalgie, le regard anxieux d’un homme se retournant sur son passé, mythique, et s’avançant vers un avenir incertain. Grappelli et l’orchestre sont en conversation. L’espoir habite l’homme mais le doute le ronge. Funambule sur le fil du temps, la voix rassurante du babryton de Jean Etève en apaise l’angoisse pour franchir l’inconnu. La fameuse improvisation de Django Reinhardt, enregistrée en 1937, sert d’ossature à cette version de Minor Swing. L’arrangement comprend plusieurs moments : se succèdent la fluidité de la section de saxophones, les puissantes ponctuations et les timbres chaleureux et profonds des cuivres. Le solo de Grappelli, écrit sur cette orchestration d’aplats, tranche par son graphisme délicat et son subtile raffinement sur la masse orchestrale, créant ainsi des atmosphères changeantes.

Dans Just One of Those Things, c’est la joie retrouvée. C’est l’éclat de musique, l’explosion de rire : moment d’allégresse, d’exultation et de liesse où Grappelli et l’orchestre laissent s’exprimer leurs natures joyeuses et leur sens du bonheur. Le solo de Claude Bolling, dans cette version, évoque immédiatement Earl Hines, dont il demeure l’un des rares disciples. Blue Skies est un standard que Stéphane Grappelli a joué maintes fois. Cette version, en grande formation, est l’une des plus belles qu’il ait gravées. L’introduction et l’accompagnement de Claude Bolling, dans l’exposé du thème, tracent l’esquisse idéale pour cet impressionniste du violon. Quant à l’orchestre... First Class, comme le clame spontanément Stéphane en fin d’enregistrement pour dire sa joie. Cute, thème connu de Neal Hefti, est une chorégraphie joyeuse : sur les balais de Vincent Cordelette, le violon de Grappelli virevolte. Puis c’est un gracieux pas-de-deux avec la flûte de Pierre Shirrer avant le solo tout autour de l’orchestre, dont la force contenue souligne les facéties de l’espiègle violoniste. Crazy Rhythm, enregistré en 1937 par Benny Carter, Coleman Hawkins, Alix Combelle, André Ekyan, Django Reinhardt, E. d’Hellemmes et Tommy Benford fait partie des enregistrements historiques du jazz. Stéphane Grappelli y tenait lui-même le piano. Cette version n’est pas de même nature. Elle est moins libre, plus orchestrée. Le thème à la tierce et les 4/4 de Michel Delakian (tp) et Stéphane Grappelli (vln) lui donnent parfois un petit air guindé qui sied bien à son tempo fou. La composition de Billy Strayhorn, Lush Life, fut interprétée pour la première fois au Carnegie Hall, le 13 novembre 1948. Elle ne fut jouée que trois fois par l’orchestre d’Ellington ! dont une seule par Duke lui-même. Dans toutes les autres versions répertoriées, le maître laisse le piano au compositeur. Aucune n’a, semble-t-il, été publiée et nous n’en connaissons qu’une (NY 20.05.1964), non-éditée probablement, où Billy Strayhorn, en solo, chante. Ce thème magnifique, que beaucoup d’amateurs ont découvert dans le superbe enregistrement de John Coltrane (Prestige 10.01.1958) a depuis été repris par tous les maîtres du jazz. Cette version de Grappelli est pleine de poésie. Le lyrisme en est souligné par l’exposition piano-violon, toute en retenue, de la mélodie à peine interprétée. Derrière le soliste, l’entrée progressive de l’orchestre, rendue intense par le velouté des saxophones et le grave des trombones, est soulignée par le contrepoint du piano. Le chorus de Grappelli se termine sur une harmonie incertaine, de couleur debussiste, à partir de laquelle la reprise d’orchestre dans un crescendo, où dominent les trompettes, comme une vague enfle et déferle laissant derrière elle, en écho, la traîne sonore d’une masse d’où se détachent le piano et le violon qui reprennent le thème. Mercer Ellington, le fils de Duke, est un remarquable compositeur auquel nous devons quelques-unes des plus belles œuvres qu’enregistra l’orchestre de son père. Comme Blue Serge, autre thème superbe, Moon Mist a été écrit par lui en 1941 (1er enregistrement le 3.12.1941 à Hollywood). Cette orchestration de Claude Bolling a des accents de Billy Strayhorn. On y retrouve cet univers harmonique subtil tout en demi-teintes qui donne une atmosphère si particulière à la musique d’Ellington. Claude Tissendier, qui connaît son Johnny Hodges sur le bout de ses clés, n’est pas en reste. Et Grappelli, charmeur, se met au diapason avec quelques révérences à son ami Ray Nance. Lady Be Good a été joué des millions de fois. C’est un des thèmes fétiches de Grappelli. Bolling a, dans cette orchestration, pris le parti de jouer sur l’aspect rythmique, un peu à la manière d’Hampton. Le solo de ténor est généreux. Ce n’est ni Arnett Cobb, ni Illinois Jacquet. C’est Carl Schlosser et ce n’est pas moins fort. Les parties de piano sont formidables et l’orchestre, visiblement heureux de ces séances, s’en donne à cœur joie. Et si la France, en découvrant le jazz avait inventé l’Amérique ?
Pour Sophie,
Aix-en-Provence, le 4 juillet 1992
Félix W. SPORTIS

Le montage fait ressortir la complicité des participants, l’aboutissement d’un travail de qualité, l’espièglerie et le lyrisme de Stéphane Grappelli, le caractère volontaire et le professionnalisme de Claude Bolling, la diversité et la cohérence du big band.  
JAZZ HOT

“First Class”, c’est l’histoire de ce face-à-face où les cordes d’un violon ont pour écho celles d’un piano. C’est l’histoire tendre et belle, fraternelle et joyeuse, d’un enregistrement (les 3 et 4 décembre 1991) unique en son genre ; vibrant de passion et d’émotion.  
VIDÉO 7


Quant à l’image, non seulement elle est excellente mais elle est intelligente. On ne s’est pas contenté de faire voir les musiciens de façon statique, derrière leur pupître, ce qui n’est pas si mal dans certains cas. Les angles de vision changent, bougent, et, pendant des chorus de Grappelli, au lieu de s’attarder longuement sur lui, on montre des fragments de répétition, les sections sous divers jolis angles : la batterie de cymbales de Vincent Cordelette est impressionnante à cet égard, des retours en arrière dans le temps, ce qui veut dire “flash back” en français, des visites à l’entracte de visages, connus ou moins connus, venus congratuler le maître. Il y a un premier départ plein d’enseignements de “Just one of those things”. On a vraiment l’impression d’assister à une séance d’enregistrement, mais sans l’ennui des longues attentes et des faux départs répétés. C’est l’ambiance générale qui est rendue sans appuyer. Et l’on est heureux de voir des musiciens heureux. Bref, cela est vivant, dynamique comme la musique au lieu de rester figé ou artificiel. Une véritable réussite.  
Alain BALALAS - BULLETIN DU HOT CLUB DE FRANCE

DVD Claude Bolling Big Band / Stéphane Grappelli - FIRST CLASS © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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STEPHANE GRAPPELLI (Bolling Story)

Le 5 décembre 1980, André Francis nous programme pour le festival de jazz de Paris au Théâtre de la ville pour un concert avec le big band, en première partie du prestigieux duo Stéphane Grappelli - Martial Solal. Comme souvent, je suis un peu trop copieux et à force de rappels, nous débordons de trente minutes. A l’entracte, je me précipite dans la loge de Stéphane et Martial pour leur présenter mes excuses, et Stéphane me dit : ‘‘Claude, je ne t’en veux pas car ton orchestre est merveilleux’’ et là, loin de me faire des reproches, il ajoute : ‘‘J’ai pris un grand plaisir à vous écouter. Tu n’as pas été trop long car c’était tellement bien que ça m’a donné envie jouer avec vous !’’

Que ne m’a-t-il pas dit là ! L’idée que je me faisais de Stéphane était celle du musicien fin, élégant évidemment, que l’on connaît et qui avait l’habitude de jouer avec des guitaristes ou des petits groupes, sans oublier tout ce qu’il avait fait avec Django Reinhardt et le Quintette du Hot Club de France. Toujours en trio ou en quartet, notamment avec son excellent pianiste Marc Hemmeler, je ne pouvais pas imaginer que Stéphane aurait aimé jouer avec une grande formation comme la nôtre. Eh bien si ! Au téléphone, il me proposa d’envisager un enregistrement et je me suis précipité dans son appartement de la rue de Dunkerque, armé de papier à musique et d’un crayon pour noter les bases du projet. [...]

FIRST CLASS
A peine rentrés, nous devions nous concentrer sur notre enregistrement avec Stéphane Grappelli.

Ce cher Stéphane était managé par Michel Chouanard qui était également l’agent de Claude Luter et des Haricots Rouges. Quelques années auparavant, Michel avait assuré mon secrétariat avec énormément de talent et de gentillesse, ainsi que l’organisation de mes concerts.

Le réalisateur Robert Chalut, qui venait régulièrement à nos concerts, a voulu tourner une vidéo de cette séance et grâce à lui nous avons un très bon témoignage de cette réunion. Stéphane était tellement enthousiasmé par cette aventure que, alors que la bande tournait encore (Blue Skies en l’occurrence), il a lancé : “First class, men, First class!” C’est devenu le titre de l’album.

Pour “Minor Swing” l’idée était d’orchestrer le solo de l’enregistrement d’origine de Django Reinhardt. Ce fameux solo de Django a été traité comme une composition dans laquelle Stéphane a intégré une improvisation. Comme il avait souhaité que cet enregistrement comporte des musiques originales j’ai écrit De partout et d’ailleurs pour évoquer la vie d’éternel voyageur de Django et l’autre, plus directement inspiré par son violon a été tout simplement intitulé Stéphane. Bien que nous ayons mis au programme des morceaux de son choix dont certains repris de ses années antérieures, comme Tears, Just One Of Those Things, Do You Know What It Means To Miss New Orleans ou Lady Be Good de Cole Porter qui était l’un de ses thèmes de prédilection, Stéphane a regretté que je n’aie pas écrit pour notre rencontre davantage de musiques originales.

Nous avons joué ce programme plusieurs fois en concert et, en rendant compte de l’un d’entre-eux, un chroniqueur bienveillant avait écrit “que ce pauvre Stéphane était niché au milieu de cette horde de souffleurs comme un oisillon apeuré lâché au milieu d’une bande de barbares”. Il n’avait pas compris que Stéphane perfectionniste, était plus concentré sur sa musique qu’à l’enregistrement où une erreur peut toujours être corrigée. Contrairement à ce que cet échotier en avait pensé, plus l’orchestre avait de “punch”, plus Stéphane jubilait : “First Class, Men !”

D’ailleurs la revue américaine “Report” avait écrit :  ‘We rarely give the ultimate - five stars - to any disc, but if we had six, we’d award it. It’s a knock-out” (Nous attribuons rarement cinq étoiles à un disque que nous chroniquons, mais si nous en avions six, nous les donnerions. C’est un Knock Out !) [...]

Extrait de "Bolling Story" de Jean-Pierre Daubresse et Claude Bolling édité par Jean-Paul Bertrand - Editions Alphée (avec l'autorisation de Claude Bolling)

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