Fremeaux.com
Sound Of New Orleans
1992-2005

The Story of the New Orleans Jazz, Blues, Zydeco & Gospel Independant Label







Cette sélection a été effectuée à partir du catalogue SONO pour en offrir le panorama le plus vaste possible et montrer la richesse des musiques populaires de la Nouvelle-Orléans des années 1990 à nos jours. Le choix a été fait parmi presque tous les CD disponibles, d’autant qu’il ne reste plus, pour chacun d’entre eux, que quelques exemplaires sauvés du naufrage. Nous avons tenté d’en extraire le meilleur, sachant que la longueur de plusieurs morceaux magnifiques n’a pas permis de les inclure ici. Mais nous espérons que l’écoute, et la découverte, de ces musiques et de ces artistes, donneront à chacun l’envie d’écouter les albums originaux
dont trois ont déjà été publiés en France par Frémeaux & Associés : Zion Harmonizers (FA 411), NO Spiritualettes (FA418), Heavenly Stars (FA 424). 
Jean Buzelin

29 août 2005 : l’ouragan Katrina s’abat sur la Nouvelle-Orléans, occasionnant l’une des plus graves catastrophes naturelles et écologiques de notre époque. Frappée de plein fouet, la célèbre Cité du Croissant, autrefois française, et qui a vu naître le jazz plus d’un siècle auparavant, se retrouve sous les eaux, sinistrée, démunie, face à elle-même car largement abandonnée par les pouvoirs publics américains qui font preuve d’une incroyable carence face à l’ampleur du drame. Les Etats-Unis, première puissance mondiale, si prompts à intervenir d’un claquement de doigts sur tous les points du globe, et sensés résoudre tous les problèmes internationaux, semblent incapables de réagir face à une situation concrète qui affecte directement leur territoire. Malgré son passé historique et culturel impressionnant, la Nouvelle-Orléans, peuplée en majorité de gens appartenant aux communautés de couleur, serait-elle considérée comme un territoire de seconde zone par les autorités sociales et politiques américaines ? D’autant que les risques étaient prévisibles depuis longtemps et que rien n’avait été entrepris pour les anticiper. Parmi la population qui a tout perdu figurent, bien entendu, des musiciens, y compris ceux qui vivaient confortablement comme Fats Domino ou Allen Toussaint, pour ne citer que les plus célèbres. Mais de nombreux artisans de la vie musicale toujours florissante à la Nouvelle-Orléans, ont vu disparaître dans les vagues des décennies de travail et de réalisations. Gary Edwards est l’un d’eux.

Inlassable propagateur de la musique néo-orléanaise sous toutes ses formes et acteur engagé dans la vie musicale de sa ville, le producteur Gary J. Edwards entre dans le métier avec un disque du Storyville Jazz Band enregistré à Baton Rouge en 1972. Mais c’est dix ans plus tard, après une rencontre avec Sherman Washington, le directeur des Zion Harmonizers, qu’il se décide à franchir le pas et crée sa propre maison de disques, “Sound Of New Orleans (SONO)”. En 1984, il enregistre donc les Zion Harmonizers, l’un des ensembles phares du Gospel à la Nouvelle-Orléans qui n’a pas fait de disques depuis 1954, et publie un 33 tours, « Never Alone », le premier de sa toute nouvelle compagnie. L’excellent accueil fait à cet album encourage Gary Edwards à enregistrer d’autres ensembles religieux de la ville, comme les Heavenly Stars, un quartette dans la tradition des negro spirituals, le duo David & Roselyn, qui s’exprime dans un genre country gospel hérité des Consolers et des Staple Singers à leurs débuts, les Bemiss Brothers et leur gospel pop. Et surtout les New Orleans Spiritualettes dirigées par Ruby Ray, le plus ancien groupe féminin local qui, comme les Zion Harmonizers, n’a enregistré qu’une poignée de faces rares avant leur formidable album pour SONO, « I Believe », réalisé en 1995.

Entre temps, l’ère du compact disc est arrivée et Gary Edwards a monté son propre studio d’enregistrement, le Sound Of New Orleans Studio, au 5584 Canal Boulevard. Rapidement, il est sollicité par les jeunes marching bands de la ville, fanfares légères en plein renouveau depuis le succès planétaire du Dirty Dozen Brass Band. Tour à tour, le Tremé Brass Band (drivé par les percussionnistes du Dirty Dozen, Benny Jones et Lionel Battiste), l’Algiers Brass Band, le High Steppers Brass Band, formations dont l’enthousiasme, le dynamisme et la joie de jouer compensent largement un certain amateurisme exubérant, enregistrent des disques dont la réputation ne dépasse souvent guère leur quartier — Algiers est située sur l’autre rive du Mississippi, en face du French Quarter. Mais c’est tout le mérite du travail de terrain de Gary Edwards que de témoigner d’une vie musicale toujours intense mais délaissée par les anciens petits labels qui ont, soit disparu, soit été rachetés par des compagnies importantes qui n’exploitent plus le vivier local. En complément de cette New Orleans Street Parade Serie, il enregistre également l’école de samba Casa Samba qui, mêlant influences des Caraïbes et des carnavals brésiliens, représente une facette souvent méconnue des apports rythmiques assimilés depuis longtemps par la ville et qui animent, comme les brass bands, les fameux Mardi-Gras ou défilent les « Indiens » parés de plumes de toutes les couleurs. En 1992, le fameux chanteur Tommy Ridgley, « The King of the Stroll », grande figure de l’Âge d’Or du rhythm and blues néo-orléanais, trouve auprès de SONO une petite maison prête à lui offrir tous ses moyens en lui permettant de diffuser ses nouvelles compositions et, grâce à cette production, de relancer sa carrière. Mais si la plupart des artistes auxquels s’intéresse Gary Edwards n’ont pas la même réputation, ils trouvent auprès de lui quelqu’un prêt à investir dans leur talent. Ainsi, en 1994, il produit une très belle chanteuse, Tara Darnell, qui s’exprime dans un large répertoire allant du jazz à la soul music, avec une prédominance pour la musique religieuse à laquelle elle va se consacrer totalement à peine son album paru !

Gary Edwards donne par là même un éclairage courageux sur le quotidien de nombreux artistes locaux qui font, jour après jour dans les rues, les bars, les clubs et les églises, la vie musicale réelle de la Cité du Croissant et restent en prise directe avec leur public : les gens du quartier. Aussi évite-t-il les orchestres revival qui ressassent depuis un siècle les mêmes morceaux pour les touristes. Il joue un rôle de diffuseur de la musique New Orleans vivante dans sa diversité et son actualité, même si son héritage, tellement riche, est parfois lourd à porter. S’il s’intéresse au jazz, Gary Edwards préfère profiter du passage en ville de Wayne Boyd, le guitariste du célèbre organiste Jimmy McGriff, pour lui faire enregistrer un excellent disque de jazz funky en compagnie de deux partenaires locaux de grand talent, l’organiste Richard Knox et le batteur Herlin Riley (qui joue avec Wynton Marsalis). Dès 1993, Gary s’intéresse également à la scène du zydeco en enregistrant Warren Ceasar, ex-trompettiste de Clifton Chenier, et à la musique cajun avec le BeauBassin Cajun Band de Kermit Venable, excellente formation contemporaine authentique. Depuis un certain nombre d’années, les musiques « françaises » de la Louisiane ne sont plus cantonnées dans les bayous, et ont trouvé à la Nouvelle-Orléans un espace parfaitement adapté à leurs cultures. Un disque de Rockin’ Dopsie était prévu, mais la mort de cet accordéoniste populaire, qui fut longtemps le dauphin de Clifton Chenier, mit un terme, hélas définitif, à ce projet… que reprirent plus tard ses fils avec talent.

Mais ce sont toujours les brass bands qui occupent la majorité du catalogue SONO durant les années 90. Le Coolbone Brass Band fondé par les quatre frères Johnson qui composent une grande partie du répertoire (et sa déclinaison « jazz moderne » en Collbone Swing Troop), le Smitty Dee’s Brass Band (ou Regal Jazz Band), le Mahogany Brass Band entraînent le public dans un vaste tourbillon allant des morceaux traditionnels modernisés (Little Liza Jane) aux adaptations cuivrées des succès du R&B qui vont du Professor Longhair (Go To The Mardi-Gras) aux Meters (Hey Pocky Ways), sans oublier les « tubes » du Dirty Dozen (Blackbird Special). En ce sens, le Funky 7 Brass Band que réunit plus tard Eddie Boh Paris, ex-trombone du Tremé Brass Band, et qui comprend notamment le fameux tubiste Kirk Joseph du Dirty Dozen, est l’aboutissement réussi de ce courant musical. Les blues traditionnels, qui n’ont jamais cessé d’exister à la Nouvelle-Orléans bien que restés à l’ombre du rhythm and blues plus « grand public », ne sont pas oubliés par Gary à l’aube des années 2000. Ainsi Selwyn Cooper, très fin guitariste de swamp blues venu de la scène zydeco (les Chenier, Rockin’ Dopsie, Buckwheat…), Charles Jacobs, pur bluesman du Mississippi installé dans le Bourbon Street underground, ou encore son voisin de quartier Curtis Wheeler, dit Rooster, originaire lui aussi du Mississippi et qui réside depuis longtemps dans la Crescent City, sans oublier le chanteur-pianiste J.B. Davis, digne héritier et interprète fidèle de la grande tradition R&B et soul de la ville. La plus connue du lot est la superbe chanteuse et pianiste Carol Fran qui, depuis la fin des années 50, écume les boîtes entre Lafayette et Bourbon Street. Après le décès de son époux et partenaire Clarence Holliman, elle signe en 2002 un CD gorgé d’émotion et de retenue, « Fran-tastic », où ballades bluesy, soul et jazz sont réunis dans une même expression intense à laquelle la guitare de Selwyn Cooper apporte beaucoup.

Le New Orleans sound, élaboré un demi-siècle auparavant dans les studios de Cosimo Matassa par Dave Bartholomew entre autres, et qui a fait le tour du monde avec Fats Domino, reste bien sûr le terreau fertile sur lequel nombre de chanteurs font pousser leur petite plante : Veda Love, venue du gospel et qui fit les chœurs chez Eddie Bo, Johnnie Adams, Z.Z. Hill, Tommy Ridgley, etc., Cherry Thunderfoot Black, également tromboniste et batteur qui tourna également avec Adams, Hill, Ridgley, plus Joe Tex, Earl King, Buddy Ace, etc., Les Getrex, ex-guitariste de Fats Domino qui recrée magnifiquement l’ancien hymne des Indiens du Mardi-Gras, le saxo­phoniste de Bourbon Street Chucky C. et ses instrumentaux funky… sans oublier les artistes blancs. Malgré la ségrégation en vigueur dans le Sud, la Nouvelle-Orléans a de tout temps cultivé la mixité, sa « créolité » constituant l’un des éléments majeurs qui ont fait la couleur musicale de la ville. Depuis longtemps, musiciens et chanteurs des différentes communautés se rencontrent en studio (particulièrement chez SONO) et cohabitent de plus en plus sur scène. Les interprètes blancs se sont ainsi approprié très justement et honnêtement le patrimoine noir et créole de la ville et savent parfaitement en perpétuer l’esprit. Gary Edwards ne les a pas oubliés car ils participent eux aussi à la richesse musicale de la Nouvelle-Orléans. Le vrai R&B local (parfois mâtiné de rap) réinventé par le pittoresque bonimenteur Doug Daniels dit Phat2sday, celui, soul et rock, de Charlie Cuccia, le blues pianistique plus classique de Steve Franco « Mr Boogieman », le swamp-pop de G.G. Shinn (également trompettiste) apprécié depuis cinquante ans le long des côtes de la Louisiane et du Texas et jusqu’à Los Angeles, tourné vers la soul et un rock ’n’ roll que Bill E. Shaw recrée également fort bien en mêlant R&B et country dans un répertoire entièrement original.

La spontanéité et le naturel président aux enregistrements que réalise Gary Edwards, qui admire et se réfère volontiers au travail effectué par Cosimo Matassa, le grand ingénieur du son des années 50/60, lorsque le son de la ville donnait la couleur de toute la musique populaire du pays, comme l’avait fait auparavant le jazz de Jelly Roll Morton, de King Oliver et de Louis Armstrong. Les artistes sont dans leur élément, ils jouent et chantent en studio comme ils le font en direct face à leur public et la bonne entente semble régner entre musiciens, producteurs et arrangeurs. La production reste légère : peu de re-recording et d’orchestrations alambiquées. Gary Edwards s’entoure de musiciens du cru qui savent obtenir, mieux que personne, ce son typique qui leur est familier. Son plus fidèle collaborateur est Jerry Jumonville, excellent saxophoniste et arrangeur présent dans nombre de séances (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black, Phat2sday, Les Getrex, Bill E. Shaw). À la guitare nous remarquons le vétéran Cranston Clements, figure incontour­nable des studios (Chucky C., Eddie Boh Paris, Charlie Cuccia), ainsi que Allen “Alpo“ Poché (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black). Notons aussi le batteur Tommy Williams (J.B. Davis, Veda Love), sans oublier Gary Edwards lui-même qui, à la basse ou à la guitare, prête main-forte à J.B. Davis, Rooster, Rockin’ Dopsie Jr., sans parler de ses arrangements.

Cette diversité d’un catalogue, à présent copieux, n’a pas détourné Gary des chants gospel avec lesquels il avait commencé. Il enregistre notamment les Melody Clouds, bon quartette familial fondé en 1965, et les Voices of Distinction, ensemble féminin beaucoup plus récent organisé par Audrey Ferguson, la soliste des Spiritualettes. Il mise également à nouveau sur le zydeco avec Rockin’ Dopsie Jr., le fils aîné de Rockin’ Dopsie, qui surprend avec le côté soul qu’il donne à son disque « I Got My Mojo Working », contrairement à son jeune frère Dwayne, formidable accordéoniste, qui passe à son tour en studio, tout comme les Creole Zydeco Farmers, l’ancien groupe du défunt Fernest Arceneaux, tenu en mains depuis dix ans par les baguettes du légendaire Clarence « Jockey » Etienne, et qui a la particularité de comporter deux chanteurs accordéonistes, Warren Préjean et Morris Francis. Leur disque sort in extremis… avant que les flots déferlent sur la ville, envahissent les rues et submergent tout sur leur passage. Les bureaux de Gary Edwards sont dévastés, le studio SONO inondé, les archives noyées, les stocks de CD partent à vau-l’eau, et les matrices de Dwayne Dopsie détruites. Durement éprouvé, comme beaucoup, Gary a tout perdu, mais il garde, si l’on peut dire, la tête hors de l’eau. Dès qu’il en a la possibilité, il installe SONO à Houston, et convoque derechef Dwayne Dopsie aux studios Sugarhill de la ville texane, pour refaire l’enregistrement disparu et réaliser là le magnifique « Traveling Man », dernier paru de cette belle collection Sound Of New Orleans à laquelle nous souhaitons longue vie avant son retour, prévu pour 2009, dans la Cité du Croissant. Dans une interview récente publiée par Soul Bag (N° 90, mars 2008), Cosimo Matassa, “l’inventeur“ des premiers studios de la ville concluait ainsi : « L’esprit de la Nouvelle-Orléans est toujours vivant : ça reste une good music city et ça ne s’arrêtera pas. » Que chacun fasse siennes ces paroles empreintes de sagesse et d’optimisme. What A Wonderful World, chantait Louis Armstrong vers la fin de sa vie. Cette chanson qu’il interpréta de manière bouleversante ne venait pas de la Nouvelle-Orléans, et pourtant tous les brass bands l’ont mise depuis à leur répertoire. Un monde merveilleux ?
JEAN BUZELIN
© 2009 Frémeaux & Associés

english notes
Sound Of New Orleans
This selection from the SONO catalogue has been made with the aim of offering the widest overview possible and to show the richness of New Orleans music from the 1990s to today. The choice has been made from almost all the available CDs, although only a few copies of some of them have been saved from the flood. We have tried to include the best although the length of some magnificent titles made it impossible to include them here. We hope that the discovery of all this music and these musicians will lead the listener to the originals (
www.SoundOfNewOrleans.com), three having already been published in France by Frémeaux & Associés: Zion Harmonizers (F1 411), NO Spiritualettes (FA418), and Heavenly Stars (FA 424). 
Jean Buzelin

On the 29 August 2005, Hurricane Katrina ravaged New Orleans, resulting in one of the worst natural and ecological catastrophes of our age. Caught in the eye of the storm, this originally French town, the birthplace of jazz a hundred years ago, was reduced to a flooded disaster area, left to cope as best it could by the American government whose response to such a calamity was unbelievably inadequate. The United States, a leading world power, so quick to act in other parts of the globe and supposed to be capable of solving world problems, seemed incapable of reacting to such a situation on their own doorstep. In spite of its impressive historical and cultural past, New Orleans, with its predominantly black population, appears to have been considered a second-rate zone by the American government and social services.  Although the risks had been evident for a long time, no preventive measures had been taken. Those who lost everything included musicians, not only more famous ones such as Fats Domino and Allen Toussaint but also numerous lesser known members of the flourishing New Orleans musical scene, who saw years of work disappear under the water. Gary Edwards is one of these.

A tireless worker for New Orleans music in all its forms and closely involved in the musical life of the town, Gary J. Edwards started off with a record of the Storyville Jazz Band recorded in Baton Rouge in 1972. However, it was only ten years later, after meeting Sherman Washington, manager of the Zion Harmonizers, that he decided to create his own recording company “Sound Of New Orleans (SONO). In 1984 he recorded the Zion Harmonizers, one of the leading Gospel groups in New Orleans, which had not made any records since 1954, and issued his first 33rpm, “Never Alone”. Its success encouraged Gary Edwards to record other religious groups in the town e.g. the Heavenly Stars, a Negro spiritual quartet, the country gospel duo David & Roselyn reminiscent of the Consolers and early Staple Singers, and the Bemiss Brothers with their pop gospel. And, in particular, the New Orleans Spiritualettes led by Ruby Ray, the oldest local female group which, like the Zion Harmonizers, had recorded only a handful of rare sides before their fan­tastic SONO album “I Believe” in 1995. Meanwhile CDs had arrived and Gary Edwards set up his own recording studio the “Sound Of New Orleans Studio” at 5584 Canal Boulevard. He was soon approached by the town’s young marching bands, eager to be part of the brass band revival that resulted from the international success of the Dirty Dozen Brass Band. In turn, the Tremé Brass Band (backed by Dirty Dozen’s percussionists Benny Jones and Lionel Battiste), the Algiers Brass Band, and the High Steppers Brass Band, groups whose enthusiasm, dynamism and simple enjoyment of playing made records that were often little known outside their own districts – Algiers was situated on the opposite bank of the Mississippi to the French Quarter. It is greatly to Gary Edwards’ credit that he kept alive this music that could no longer rely on small labels that had either disappeared or been bought out by bigger companies that were no longer interested in local talent. In addition to his New Orleans Street Parade Series, he recorded the samba school Casa Samba. Mixing Caribbean and Brazilian carnival influences, they illustrate a little known facet of the different rhythms that became part of New Orleans music. They can be heard and seen in their colorful costumes along side the brass bands during the Mardi Gras parades.

It was thanks to SONO that, in 1992, vocalist Tommy Ridgley, famous as “The King of the Stroll” during New Orleans’ golden age of rhythm and blues, was able to record his new compositions and relaunch his career. Although most of the performers who interested Gary Edwards did not enjoy Ridgley’s reputation, he was always ready to invest in their talent. In 1994 he produced an excellent female vocalist, Tara Darnell, whose wide repertoire ranged from jazz to soul, with an emphasis on religious music. In fact, scarcely had her album appeared when she decided to concentrate solely on her religious songs! Neither did Gary Edwards shy from the risk of producing numerous local musicians who, day after day, play in the streets, bars, clubs and churches and form the true musical heart of New Orleans, in daily contact with their au­­dience. Hence, he avoided the revival bands that rehashed the same old songs for the tourists, but instead played an important role in spreading the living New Orleans music in all its diversity. Although he was interested in jazz, when Wayne Boyd passed through town he preferred to record him on an excellent album of funky jazz, alongside two local talents: or­ganist Richard Knox and drummer Herlin Riley (who played with Wynton Marsalis).

From 1993 Gary Edwards also showed an interest the zydeco scene by recording Warren Caesar, Clifton Chenier’s ex-trumpeter, and Cajun music with the excellent BeauBassin Cajun band led by Kermit Venable. For some time “French” music, no longer confined to the bayous, had found a place in New Orleans perfectly adapted to their culture. A record planned with Rockin’ Dopsie had to be cancelled on the death of this popular accordionist, Clifton Chenier’s heir apparent – but the project was continued later with his sons. However, it was always brass bands that formed the majority of the SONO catalogue in the 90s. The Coolbone Brass Band founded by the four Johnson brothers made up a large part of the repertoire (and its “modern jazz” derivative the “Coolbone Swing Group”), Smitty Dee’s Brass Band (or Regal Jazz Band), and the Mahogany Brass Band entertained the public with a whirlwind mixture of music that included up-dated traditional pieces (Little Liza Jane), brass adaptation of R&B hits ranging from Professor Longhair (Go To The Mardi Gras) to Meters (Hey Pocky Way), not forgetting the Dirty Dozen hits (Blackbird Special). The Funky 7 Brass Band was the crowning point of this trend, featuring Eddie Boh Paris, ex-trombonist with the Tremé Brass Band, and the well known tuba player Kirk Joseph (from the Dirty Dozen).

Traditional blues, which had always existed in New Orleans although tending to be overshadowed by the more popular rhythm and blues, were not forgotten by Edwards at the turn of the century. They included the fine swamp blues guitarist Selwyn Cooper from the zydeco scene (the Clifton Chenier, Rockin’ Dopsie, Buckwheat Zydeco bands…), the pure Mississippi bluesman Charles Jacobs part of the Bourbon Street underground, or his neighbour Curtis Wheeler, known as Rooster, also from Mississippi but a long time inhabitant of New Orleans and not forgetting vocalist/pianist J.B. Davis, a faithful exponent of the town’s great R&B and soul tradition. The best known of all is the superb singer and vocalist Carol Fran who, since the 50s, had played the clubs between Lafayette and Bourbon Street. After the death of her husband and partner Clarence Holliman, in 2002 she cut a moving CD “Fran-tastic”, treating bluesy, soul and jazz ballads with intense feeling that owes not a little to Selwyn Cooper’s guitar accompaniment. The New Orleans Sound, developed half a century earlier in the Cosimo Matassa studios by Dave Bartholomew among others, and which Fats Domino had taken round the world, influenced numerous singers: Veda Love who came from Gospel and sang in choirs with Eddie Bo, Johnnie Adams, Z.Z. Hill, Tommy Ridgley etc; Chewy Thunderfoot Black, trombonist and drummer, who also toured with Adams, Hill, Ridgley plus Joe Tex, Earl King, Buddy Ace etc; Les Getrex onetime guitarist with Fats Domino who gives a magnificent interpretation of the old Indian anthem at the Mardi Gras parade, Bourbon Street saxophonist Chucky C. with his funky instrumentals… and, of course, white musicians. In spite of segregation in the South, New Orleans had always been a mixed-race city, its Creole population one of the major influences on the town’s music. Musicians and singers from the different communities had been recording together for a long time (parti­cularly with SONO) and increasingly worked together in concert. Thus white musicians became imbued with the black and Creole heritage and knew instinctively how to interpret its spirit. Gary Edwards included them in his rich musical tapestry of New Orleans. Local R&B (often mixed with rap) reinvented by the pictu­resque entertainer Doug Daniels, known as Phat2sday or the rocker Charlie Cuccia, the more classic pianist Steve Franco “Mr. Boogieman”. Moving to the swamp pop of G. G. Shinn (vocal and trumpet) popular for fifty years throughout Louisiana and Texas, and as lead singer for “Chase”, Edwards then recorded the soul and Rock n’ roll reprised by Bill E. Shaw in a blend of R&B and country in a very original repertoire.

Gary Edwards’ recordings revealed a sponta­neity and naturalness based on his admiration for Cosimo Matassa, the great sound engineer of the 50s and 60s when the sound emanating from the town coloured all popular music of the country – just as the music of Jelly Roll Morton, King Oliver and Louis Armstrong had done earlier. The performers are in their element, they play and sing in the studios as though they are in front of a live audience and there is a feeling of great complicity between musicians, produ­cers and arrangers, with little re-recording and no over complicated arrangements. Gary Edwards chose first rate musicians who, better than any, knew how to recreate a sound that was so familiar to them. His closest collaborator was saxophonist and arranger Jerry Jumonville, featured on numerous sessions (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black, Phat2sday, Les Getrex, Bill E. Shaw). The veteran guitarist Cranston Clements often stands out (Chucky C., Eddie Boh Paris, Charlie Cuccia), as does Allen “Alpo” Poché (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black). Note also drummer Tommy Williams (J.B. Davis, Vida Love) and Gary Edwards himself who, not only contributed to the arrangements but also plays bass or guitar behind J.B. Davis, Rooster and Rockin’ Dopsie Jr.

Even with such a diverse and copious catalogue Gary Edwards did not forget the gospel songs with which he started out. He recorded in particular the Melody Clouds, a family quartet founded in 1965, and the Voices of Distinction, a more recent female group organised by Audrey Ferguson, the Spiritualettes soloist. He also returned to zydeco with Rockin’ Dopsie Jr., Rockin’ Dopsie oldest son, who adds a surprising soul aspect to his record “I Got My Mojo Working”. In a more traditional Zydeco style, the younger brother, Dwayne Dopsie, a formidable accordionist, passed through the studio, as did the Creole Zydeco Farmers, led by drummer Clarence “Jockey” Etienne – a group that unusually featured two accordionists/vocalists, Warren Préjean and Morris Francis. Their record was issued at the very last minute, just before the flood waters engulfed the town, carrying away everything in their path. Gary Edwards’ offices were devastated, the SONO studio flooded, archives destroyed, the CD stocks carried away by the water and the Dwayne Dopsie matrix destroyed. Edwards, like many others, lost everything but he kept his head above water so to speak. As soon as possible he set up SONO again in Houston and immediately invited Dwayne Dopsie back to the studio to remake the lost recording that was issued as “Travelling Man”, the latest record to appear in this outstanding Sound Of New Orleans collection to which we wish a long life on his 2009 return to Cresent City. In a recent interview in Soul Bag (N° 90, March 2008) Cosimo Matassa, the “inventor” of the first studios in the town, declared “The spirit of New Orleans is still alive; it is still a good music city and this will never stop”. Let us all take to heart these optimistic words. Towards the end of his life Louis Armstrong sang Oh What a Wonderful World, a song that did not originate in New Orleans, yet all the brass bands include it in their repertoire. A wonderful world!
Adapted by Joyce WATERHOUSE from the French text of Jean BUZELIN
© 2009 Frémeaux & Associés

DISCOGRAPHIE
CD1
 1. HEY POCKY WAY (Nocentelli - Porter - Neville - Modeliste) from Lord, Lord, Lord SONO 1030
 2. SICK AND TIRED (A. Domino - D. Bartholomew - C. Kenner) from Chewy Thunderbolt Black SONO 1059
 3. HOW LONG (T. Ridgley) from How Long? SONO 1024
 4. LET IT SHINE (T. Darnell) from Let it Shine SONO 1037
 5. I GOT A BIG FAT WOMAN (Henry Youngblood) from I Got a Big Fat Woman SONO 1029
 6. MY SWEET MARIE (B.E. Shaw) from Double Monkey Time SONO 1064
 7. ONE DAY, I’M GONNA LOOSE 100 POUNDS (D. Daniels Jr) from Ambassador of N’awlins SONO 1061
 8. BORN IN MISSISSIPPI (C. Wheeler) from Born in Mississippi SONO 1055
 9. US FUNK & G (W. Boyd) from New Orleans Sessions SONO 1053
10. LITTLE LIZA JANE (A. de Lachau) from Eddie Boh Paris Funky 7 Brass Band SONO 1065
11. BIG A’S TWO STEP (K. Venable) from BeauBassin SONO 1039
12. VALSE DE GRAND BASILE (W. Ceasar) from The Crowd Pleaser SONO 1035
13. MY LOUISIANA BEAUTY (D. Rubin) from Traveling Man SONO 1069
14. MATHILDA (G. Khoury - H. Thierry) from Louisiana Swamp Blues SONO 1048
15. TROMBONIANA (S. Johnson) from Coolbone Brass Band/Swing Troop SONO 1038
16. TIED UP (IN JESUS) (Trad.) from Never Alone SONO 6006
17. WHAT YOU GONNA DO? (Trad.) from What You Gonna Do? SONO 6014
18. GOD’S NOT DEAD (L. & C. Jackson) from Great Day SONO 6013
19. MIND ON FREEDOM (Trad.) from Gospel from The Streets of New Orleans SONO 1033
20. WHAT A WONDERFUL WORLD (G.D. Weiss - B. Thiele) from Lord, Lord, Lord SONO 1030

1. Algiers Brass Band: Ruddley Thibodeaux (lead, tp), Frank Hooper (tp), Walter Moore (tb), Joseph “Toot” Smith (cl), Sidney Wyche (sax), Frank “Jo Friday” Bedell (ssb), Ferdinand “Nippy” Polite (snare dm), Joe Williams (bass dm). ©1992
2. Chewy Thunderfoot Black (dm, vo), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Ricky McQuillis (kb), Allen “Alpo” Poché (g), Angelo Nocentelli (b), Doug Cheatwood (perc). ©2003
3. Tommy Ridgley (kb, vo), Ward Smith (sax), James Quick (kb), Mem Shannon, Ernie Vincent, Gary Hulette (g), (b), Wilbur Arnold (dm), (strings)(tamb)(back vo). ©1992
4. Tara Darnell (vo), Sammy Berfect (p), Anthony Brown (g), Cornell Williams (b), Jeffery Alexander (dm, arr), (back vo). ©1994
5. Tremé Brass Band: Benny Jones Sr (lead, snare dm), Kenneth Terry (tp), Revert Andrews, Eddie Boh
Paris (tb), Butch Gomez (ss), Frederick Sheppard (ts), Kerwin James (tu), Lionel Battiste (bass dm), Henry Youngblood (vo). ©1992
 6. Bill E. Shaw (g, vo), Alan Linker (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Joe Krown (o, p), Mike Leach (b), E.J. Griffin (dm, perc). ©2004
 7. Phat2sday (Doug Daniels)(vo), Barney Floyd (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Al Farrell (p), Bill E. Shaw (g), Robert Wilson (b), Jon Massing (dm). ©2003
 8. Rooster (Curtis Wheeler)(g, vo), Charles Hudson (tp), Milton Lewis (sax), Ricky McQuillis (kb), Ronnie Dents (b), Larry Williams (dm). ©2002
 9. Wayne Boyd (g), Richard Knox (o), Herlin Riley (dm). ©2000
10. Eddie Boh Paris & The Funky 7 Brass Band: Eddie Boh Paris (tb, vo), William Smith, Jamelle Williams (tp), Thaddeus Richard (as), Elliot “Stackman” Callier (ts), Kirk Joseph, Jeffrey Hills (tu), Kevin O’Day, Jerry Anderson (dm). ©2004
11. Kermit Venable & BeauBassin Cajun Band: Kermit Venable (acd, vo), Jonno Frishberg (vln, g), Bo Ledet (b), Dwight Galiano (dm), Becky Begnaud (triangle), Alcide “Big A” Babineaux (wbd). ©1996
12. Warren Ceasar & The Creole Zydeco Snap Band: Warren Ceasar (wbd, vo), Dwight Carrière (acd), Gabriel Perrodin Jr (g), Robert K. LeBlanc (b), Roland Fontenette (dm, triangle). ©1993
13. Dwayne Dopsie & The Zydeco Hellraisers: Dwayne Dopsie (acd, vo), Curnis Andrus (sax), Chad Welling (g), Glenn Sam (b), Calvin Sam (dm), Ronnie Sam (wbd). ©2006
14. Selwyn Cooper & The Hurricane Blues Band: Selwyn Cooper (g, vo), Gordon Wills (o, vo), George “Harmonica Red” Heard (ha), Vern Lagenaux (b), Patrick Johnson (dm), Gary Edwards (perc). ©1999
15. Coolbone Brass Band: Ernest Johnson Jr, Irving Mayfield (tp), Steven Johnson, (tb), Ronell Johnson (tb, tu), Darryl Johnson (as), Abraham Cosse III (tu), Andrew Sceau (snare dm), Gregory Jenkins Jr (bass dm). ©1995
16. Zion Harmonizers: Sherman Washington (dir, lead vo), Norrice Lewis (lead vo), Nolan Washington, Howard Bowie, Allan Butler, Louis Johnson, Roger Brooks (vo), Joseph Warrick (o), Henry Warrick (g, b), Byron Washington (dm). ©1984/2002 (FA 411 ©1996)
17. Voices of Distinction: Audrey Ferguson (lead vo), Dede Thurmond, Geraldine Hickerson, Dina Peters, Tasha Hickerson, Delores Scott (vo), Walter Hardy (o), Adrian Ford (kb), Cluster Lee (lead g), (g), (b), (dm). ©2004
18. The Melody Clouds: Carey Jackson Sr (b, lead vo), Leo M. Jackson (kb, vo), Melvin Jackson, Ronald Scott, Alton Jenkins (vo), Wydell Spotville (kb), Chris Barnes (dm). ©2001
19. David & Roselyn: David Leonard (g, ha, vo), Roselyn Lionhart (mand, vo), Gary Edwards (b), Curtis Pierre, Jack Kellum (perc). ©1993
20. Algiers Brass Band: same as for (1); Joseph “Toot” Smith (vo). ©1992

CD2
 1. BLACKBIRD SPECIAL (Dirty Dozen Brass Band) from Mahogany Brass Band SONO1044
 2. SOUTHERN FRIED GUMBO FUNK (R. Johnson - T. Williams - V. Love) from Make Me Yours Tonight SONO 1052
 3. LEAVE MY KITTEN ALONE (John - McDougal - Turner) from You Never Keep a Good Man Down SONO 1051
 4. INDIAN RED (Trad. - L. Gettridge) from Sings the Classics SONO 1063
 5. GET OUT OF MY LIFE WOMAN (A. Toussaint) from Charlie Cuccia SONO 1066
 6. I LOVE YOU SO (P. Gayten) from Fran-tastic SONO 1056
 7. UNTOUCHABLE GLIDE (A. Collings) from From New Orleans to the World SONO 1062
 8. FILE GUMBO D. Smith - B. Gomez) from Regal Jazz Band SONO 1040
 9. SHETLAND PONY (C. Etienne - J.W. Prejean Sr) from My Big Foot Woman SONO 1068
10. ON A NIGHT LIKE THIS (R. Dylan) from I Got My Mojo Working SONO 1067
11. I’M WALKING TO NEW ORLEANS (A. Domino - D. Bartholomew - R. Guidry) from Walking to New Orleans SONO 1050
12. SLOMO BLUES (S. Franco) from New Orleans Boogie SONO 1043
13. I’LL PLAY THE BLUES FOR YOU (J. Beach) from Bourbon Street Blues SONO 1054
14. SALUTE TO MESTRE ANDRÉ (C. Pierre) from Afro-Brazilian Fantasy SONO 1031
15. GO TO THE MARDI GRAS ((H.R. Byrd - Terry) from New Orleans Jazz-Greatest Hits SONO 1032
16. WHAT YOU THINK ABOUT JESUS (Trad.) from I Believe SONO 6012
17. WE NEED JESUS (Trad.) from Thank You Lord SONO 6007
18. THE MOMENT I BELIEVED (A. & B. Bemiss) from The Moment I Believe SONO 6011
19. ROLL, JORDAN, ROLL (Trad.) from Oh Happy Day SONO 6009
20. AMAZING GRACE (J. Newton) from Mahogany Brass Band SONO 1044

1. Mahogany Brass Band: Brice Miller (lead, tp, flh), Kevin Louis, Omari Thomas (tp), Stephen Walker, Winston Turner (tb), Chad Gales (as), Ebria Keiffer (lead, snare dm), Damion Wheeler (bass dm), Gary McGee (perc). ©1997
2. Veda Love (vo), Charles Hudson, Emmanuel Sanders (tp), Milton Lewis, Raymond Jenkins (sax), Tyrone Weaver, Roy Joseph (g), Tommy Williams (dm), Earl “Skip” Thompson (perc), (kb)(b)(back vo). ©2000
3. G.G. Shinn (vo), Ruel Pate, Allen Linker (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Al Farrell (p), Allen Poché (g), Robert Wilson (b), Harry Ravain (dm, g), (perc) + The Canal Boulevard Horns. ©2000
 4. Les Getrex (Gettridge)(g, vo), Raymond Fletcher (kb), Alonzo Johnson (b), Dwayne Nelson (dm), Earl “Skip” Thompson (perc), Rockin’ Dopsie Jr (wbd). ©2003
5. Charlie Cuccia (g, vo), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Joe Krown (o, p), Cranston Clements (b), Barry Flippen (dm). ©2005
 6. Carol Fran (p, vo), Selwyn Cooper (g), Robert Wilson (b), Harry Ravain (dm). ©2002
 7. Chucky C. & Clearly Blue: Chucky C. (Charles Elam III) (ts), Stephen “Chuck” Chaplin (kb), Cranston Clements (g), Michael Harris (b), Brennan Williams (dm). ©2003
 8. Smitty Dee’s Brass Band: Dimitri Smith (lead, tu), Butch Gomez (lead, ss), Omari Thomas, Percy Anderson, Desmond Venable (tp), Sam Venable, Richard Anderson (tb), Brian Berg (ts), Calvin Snowden (g), William Tyler (snare dm), Raynard Hockett (bass dm), Louis Hillard (dm). ©1996
 9. Creole Zydeco Farmers: John Warren Prejean Sr (acd, vo), Josep “Black” Rossyion (g), Charles Goodman (b), Clarence “Jockey” Etienne (dm), Rockin Dopsie Jr (wbd). ©2005
10. Rockin’ Dopsie Jr: David “Rockin’ Dopsie Jr” Rubin (wbd, vo), Anthony “Dopsie” Rubin (acd), Ricky McQuillis (kb), David Jaurequi (g), Alonzo Johnson, Gary Edwards (b), Dwayne Nelson (dm). ©2004
11. J.B. Davis (p, vo), Jerry Jumonville (sax), Allen Poché (g), Gary Edwards (b, g), Tommy Williams (dm). ©2000
12. Stevie Franco Mr Boogieman (p), David Lee Watson (b), Alvin “Oliver” Alcorn (dm). ©1997
13. Charles Jacobs (g, vo), Nick Farkas (o), Tony Bass (b), Dwayne Nelson (dm). ©2001
14. Casa Samba: 17 percussionists (surdo, caixa, repique, tamborins, heco-heco, ganza, etc.), direction: Curtis Pierre. ©1993
15. High Steppers Brass Band: Daryl Fields (lead, tu), Tyrus Chapman (tp, vo), Tannon Williams (tp), Herbert Stevens, Toliver Jenkins (tb), Albert Davis, James Durant (sax), Derek Tabb (snare dm), Christopher James (bass dm). ©1993
16. New Orleans Spiritualettes: Ruby Ray (dir, vo), Audrey Ferguson (lead vo), Helen Carter, Eliza McMillon, Velma Winchester, Johnie B. Miller, Keena Allen, Dede Thurmond (vo), Kermit Campbell (kb), Eddie Perkins, James Williams (g), Elem Peters (b), Tony McPherson (dm). ©1996 (FA 418 ©1997)
17. Zion Harmonizers: Sherman Washington (dir, vo), Nolan Washington (lead vo), Howard Bowie, Louis Jones, Willie Williams (g, vo), Joseph Warrick (o, vo), (g)(b)(dm). ©1992
18. Bemiss Brothers: Burnell Bemiss (lead vo), Al Bemiss (p, o, synth, vo), Warren Nabonne (g, b), Cleveland Vinning (dm). ©1995
19. Heavenly Stars: Big Al Johnson (g, lead vo), Marvin Chaney (g, vo), Joseph Growe, Henry Austin, Sanders Jones, Frank Burden (vo), Harold Barry (p), Frank Thompson (b), Joseph Johnson (dm). ©1992 (FA 424 ©1997)
20. Mahogany Brass Band: same as for (1); Brice Miller (vo). ©1997

CD Sound Of New Orleans- 1992-2005 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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