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Les Misérables
D’après l’œuvre de VICTOR HUGO

Raconté aux enfants par Guy Tréjan
Molière du Meilleur Comédien 1991 dans une mise en scène sonore de plus de 2 heures, regroupant 20 grands comédiens.  






Narrateur    Guy Tréjan
Jean Valjean    Claude Giraud
Champmathieu    Claude Giraud
Javert    Léon Lesacq
M. Thénardier    M. Audran
Mme Thénardier    Renée Faure
Marius    Franck Bertrand
Fantine    Mariane Giraud
Cosette adulte    Pascale Caemerdeke
Cosette enfant    Angela Boglione
Gavroche    Brigitte Lecordier
L’Evêque de Digne    Patrice Galbeau
Azelma    Véronique Delestaing
Éponine    Marie-Dominique Dessez
Le Président du tribunal, Courfeyrac, Bamatabois    Patrick Jaymes
Enjolras, un gendarme    Franck Bertrand
Le concierge, Brevet    J.F. Regazzi
L’avocat général, Le marchand    Serge Mazères
Chenildieu    Marc Pierret
Sœur Simplice    Annick Legoff 
MISE EN SCÈNE    Serge Mazères  

HISTOIRE
Le roman de Victor Hugo, Les Misérables, est très long. Tout le texte ne figure pas sur les deux CD que vous écoutez. Pourtant, l’essentiel s’y trouve. Plus tard, vous lirez le livre. Pour vous aider à comprendre ce que vous entendez, nous avons résumé l’enregistrement séquence par séquence.  Les numéros des séquences figurent sur votre appareil. Au début du résumé de chaque séquence, nous donnons, en caractères italiques, le début du texte.  

CD n° 1
Séquence 1    10’10
“Jean Valjean avait été condamné à une peine de cinq ans de bagne pour avoir simplement volé un pain.”
1815 - Jean Valjean se trouve à Digne. Il vient d’être libéré du bagne de Toulon où il a passé dix-neuf ans. Il avait été condamné à cinq ans, mais ses tentatives d’évasion manquées ont prolongé sa peine. Il a “purgé sa peine” c’est-à-dire qu’il a payé pour sa faute. Il devrait donc être considéré comme un citoyen normal. Mais, partout où il se présente, il est obligé de montrer son livret de bagnard. Et à la vue de ce “passeport de forçat”, tout le monde le rejette. Il décide donc de se coucher dans un endroit qui lui paraît un peu protégé, mais il s’agit en fait de la niche d’un dogue (un gros chien). Il décide de dormir sur un banc quand une vieille femme lui conseille de frapper à une maison proche. Cette maison est celle de l’évêque de Digne, Monseigneur Myriel. L’évêque reçoit très bien Jean Valjean, lui offrant un lit, le faisant dîner avec des couverts d’argent. Il ne prend pas en compte le fait qu’il s’agit d’un galérien. Le lendemain matin, grande surprise. La servante de l’évêque découvre que Jean Valjean est parti en emportant les couverts d’argent.  Peu de temps après, les gendarmes reviennent avec Jean Valjean. Ils ont découvert en sa possession les couverts d’argent et pensent qu’ils ont été volés. Ce en quoi, ils ont raison. Si l’évêque confirme qu’il s’agit d’un vol, Jean Valjean est sûr de terminer ses jours au bagne. Jean Valjean, en emportant les couverts, avait répondu au bien par le mal. Monseigneur Myriel va répondre au mal par le bien. Il dit aux gendarmes que ces couverts avaient été donnés au malheureux. Il conseille même à Jean Valjean d’y joindre les chandeliers en argent. Cette grande générosité transforme complètement Jean Valjean qui va, pour le reste de sa vie, se ranger dans le camp du bien.

Séquence 2    5’51
“La vie à Paris n’avait pas apporté à Fantine la bonne fortune qu’elle attendait. Bien au contraire”.
1818 - Fantine vit dans la misère. Pour pouvoir travailler, elle accepte de laisser sa fille Cosette, en pension chez des aubergistes, les Thénardier. Elle part ensuite travailler à Montreuil-sur-mer. Cosette est maltraitée par les aubergistes. Son sort est bien différent de celui des deux filles Thénardier. Elle devient blême et maigre.

Séquence 3    8’55
“À Montreuil-sur-mer, l’industrie s’était développée. En 1815, un inconnu venu de nulle part…”             
1823 - Nous sommes maintenant à Montreuil-sur-mer. L’industrie s’est développée grâce à un inconnu nommé Monsieur Madeleine dont on ne sait rien. Il s’agit, en fait, de Jean Valjean qui a changé de nom. Cet homme, en dehors de son activité de patron, pratique la charité. Le préfet l’a imposé comme maire de la ville. L’inspecteur de police Javert a le sentiment qu’il a déjà vu ce visage quelque part, mais il lui est impossible de savoir où. Un incident met face à face Monsieur Madeleine (Jean Valjean) et Javert. Fantine “faisait la manche” (mendiait) quand un “bourgeois” lui a mis de la neige dans le dos. Elle a violemment protesté, mais c’est elle qui a été arrêtée. Jean Valjean oblige Javert à la remettre en liberté. Le confit entre les deux hommes est ouvert. Il durera, avec d’extraordinaires rebondissements, jusqu’à la fin de l’histoire. Monsieur Madeleine découvre que, sans qu’il le sache, Fantine a été renvoyée de son usine. Pour survivre et payer la pension de Cosette, elle dû vendre ses cheveux et même ses dents.

Séquence 4    11’25
“Fantine se sentit soudain si libérée qu’elle prit la main de Monsieur Madeleine.”
1823 - Jean Valjean se rend chez les Thénardier dont Fantine lui a parlé. Il paie la pension de la fillette. Les Thénardier sont des gens sordides qui sentent qu’ils ont là un “bon filon”. Javert dénonce Monsieur Madeleine comme un ancien forçat. Mais, on apprend qu’un nommé Jean Valjean, a été arrêté : un homme, qui prétend se nommer Champmathieu se trouve, en effet, devant les juges d’Arras.  Jean Valjean (Monsieur Madeleine) se trouve devant un problème de conscience très grave. Ou bien il se tait, et le faux Jean Valjean est condamné. Il pourrait ainsi vivre tranquillement le reste de ses jours. Ou bien il choisit le bien et refuse de laisser condamner un innocent à sa place. Dans ce cas, le bien l’emporte,  mais, lui, il finit ses jours au bagne. Monsieur Madeleine se décide pour le bien. Il se présente devant les juges et se fait reconnaître comme le forçat Jean Valjean.

Séquence 5    6’45
“Monsieur Madeleine rentra donc à Montreuil-sur-mer.” 
Jean Valjean n’est pas immédiatement arrêté. Il peut revenir à Montreuil-sur-mer. Il y retrouve Fantine très malade. Javert, lui, tient sa revanche (“Javert avait l’air d’un démon qui vient de retrouver son damné”). Fantine meurt. Jean Valjean est emprisonné. Il s’évade et quitte Montreuil-sur-mer pour ne plus y revenir. Repris il est renvoyé au bagne de Toulon. Au bagne de Toulon, suite à un accident, on le croit noyé, mais, en fait, il a réussi à s’évader.

Séquence 6    10’38
“Les mois étaient passés sans que rien ne vint changer la vie de la misérable Cosette.” 
1823 - Chez les Thénardier, comme sa pension n’est pas payée, Cosette est très mal­traitée. Par exemple, on l’envoie, en pleine nuit, chercher de l’eau dans un puits éloigné de la maison. Un soir, un homme la rencontre près du puits et l’aide à porter son seau. Il s’agit de Jean Valjean. Ils se rendent ensemble à l’auberge.  Les Thénardier ont d’abord mal réagi car Jean Valjean est habillé comme un pauvre. Mais, quand ils comprennent qu’il a de l’argent, ils changent d’attitude. Le père Thénardier accepte de laisser partir Cosette contre de l’argent.
1824 - Jean Valjean trouve un emploi de jardinier dans un couvent. Jean Valjean se fait appeler Ultime Fauchelevent. Cosette peut suivre les cours de l’école du couvent. Neuf années se passent ainsi tranquillement.

Séquence 7    11’12
“À cette époque, une étrange famille s’était installée à la masure Gorbeau, non loin de la Salpêtrière en plein cœur de Paris.”
1832 - Nous sommes maintenant dans la Masure Gorbeau. Un ensemble de taudis où vivent les gens dépourvus de moyens. Un nouveau personnage apparaît : Marius, étudiant pauvre, mais travailleur et généreux. Du fait de la vétusté des lieux, Marius peut voir ce qui se passe dans la famille Jondrette, grâce à un trou dans le mur. On sait, par la suite, que cette famille Jondrette n’est autre que la famille Thénardier qui a quitté Montfermeil pour venir s’installer à Paris. On apprend que, sur le champ de bataille de Waterloo, le père de Marius, le baron de Pontmercy, a été sauvé par un certain Thénardier (donc Jondrette, le voisin de palier de Marius). Dans Paris, la révolte gronde. Les républicains, dont fait partie Marius, n’ont pas vraiment accepté le “Restauration” (retour de la royauté). Au jardin du Luxembourg, Marius rencontre un curieux couple : un vieil homme et une jeune fille qui le frappe par sa beauté. Il s’agit de Jean Valjean et de Cosette qui a grandi. 


CD n° 2
Séquence 1    9’30
“Un matin vers les sept heures, alors qu’il essayait de se remettre au travail, on frappa doucement à la porte.”
1832 - Marius reçoit la visite d’Éponine, une jeune fille déjà détruite par la misère (“Une vieille femme dans un corps de quinze ans”). Éponine est l’une des deux fille Thénardier (ou Jondrette) les voisins de Marius. Elle est amoureuse de l’étudiant. Amour sans espoir vu son état physique. Éponine remet à une lettre à Marius qui la récompense en lui donnant cinq francs. En voyant la jeune fille se précipiter sur un croûton de pain, il comprend qu’il existe une différence entre la pauvreté et la misère. Il est pauvre, mais les Jondrette sont des “misérables”. Marius continue d’observer ce qui se passe chez les Jondrette. Il comprend que l’on attend une personne dont on es­père les bienfaits. Le père Jondrette (Thénardier) prend des mesures pour que sa misère soit encore plus apparente. Il fait éteindre le feu, dépailler une chaise, casser un carreau et demande à sa femme de se mettre au lit pour simuler la maladie. Il veut aussi profiter de la  blessure de sa fille pour susciter la pitié chez le visiteur. Jean Valjean (Monsieur Fauchelevent) rend visite aux Jondrette. Tout a été mis en œuvre pour l’apitoyer. Marius qui observe la scène découvre avec la plus grande  surprise que la jeune fille qui accompagne le vieil homme est celle à qui il pense  toujours (“C’était elle qui, soudain disparue de sa vie, réapparaissait à cet instant.”). Comme Jean Valjean n’a pas suffisamment d’argent, il promet de revenir quelques heures plus tard pour en apporter. Marius demande à Éponine de lui procurer l’adresse de la jeune fille qui a rendu visite à son père.

Séquence 2    4’49
“Son ton avait pris quelque chose de significatif et d’amer. Elle claqua la porte”
1832 - Éponine part, un peu mécontente, puisque Marius lui a demandé l’adresse de sa “rivale”. Une fois son visiteur parti, Jondrette-Thénardier (toujours écouté par Marius) explique à sa femme qu’il s’agit de l’homme qui a emmené Cosette. Cet homme ne l’a pas reconnu, mais, lui, Thénardier, l’a reconnu. Il s’explique cela par le fait que la misère l’a transformé et aussi parce qu’il porte maintenant une barbe. Il  décide donc de tendre un piège à Jean Valjean.  Marius, qui ne comprend pas tout se rend compte qu’un complot se prépare pour gruger le protecteur de la jeune fille. Il se rend au commissariat afin de dénoncer le complot. Il y rencontre un inspecteur dénommé Javert qui lui explique les mesures à prendre.

Séquence 3    8’38
“Marius regagna sa chambre en prenant toutes les précautions afin qu’on ne le vît pas rentrer.”
1832 - Le piége dans lequel doit être pris Jean Valjean est tendu. Marius observe par la lucarne. Jean Valjean arrive. Il apporte de l’argent comme il l’a promis. Des hommes arrivent dans la pièce. Jondrette les présente comme de simples voisins venus jouer aux cartes. Puis il explique tout. Il est Thénardier, celui qui lui a  permis d’emmener Cosette huit ans plus tôt. Il veut de l’argent, beaucoup d’argent. Marius est très partagé en entendant le nom de Thénardier. D’un côté l’honnêteté et son amour pour Cosette. De l’autre ce Thénardier qui a sauvé la vie de son père sur le champ de bataille de Waterloo. Son père, dans son testament a écrit à propos de Thénardier : “Si mon fils le rencontre, il lui fera tout le bien qu’il pourra.” Jean Valjean refuse de reconnaître Thénardier et une violente bagarre commence qui va durer un quart d’heure. Jean Valjean est finalement maîtrisé. Thénardier remarque qu’il n’a pas appelé au secours, ce qui laisse penser qu’il n’a pas envie d’avoir affaire avec la police ou la justice.

Séquence 4    6’19
“Éloignez-vous un peu. J’ai à causer avec Monsieur.”
1832 - Comme Jean Valjean n’a pas sur lui l’argent réclamé, Jondrette demande à avoir Cosette en otage. Marius continue d’être partagé : d’un côté se trouve Cosette qu’il aime; de l’autre Thénardier qu’il doit aider pour obéir aux instructions que lui a données son père. Jean Valjean, pour montrer que rien ne lui fait peur, se brûle le bras avec un  tisonnier. Tout semble aller au mieux pour Jondrette quand brusquement arrive l’inspecteur de police Javert pistolet en main. Il se produit une certain tumulte. Quand le calme revient, on se rend compte que Jean Valjean a disparu.

Séquence 5    9’07
“Marius était installé chez son ami Courfeyrac […] Il avait de nouveau perdu celle dont il ne parvenait pas à se libérer.”
1832 - Marius quitte la masure Gorbeau. Il ne sait plus où se trouve Cosette. Au bout de deux mois, Éponine le retrouve. Elle sait que son amour pour le jeune homme est sans espoir, mais elle veut faire son bonheur (“Je veux vous voir heureux.”). Elle lui fournit  l’adresse de Cosette. Marius écrit une lettre destinée à Cosette qu’il fait déposer sur un banc où elle a l’habitude de s’asseoir. Cosette la trouve et la lit. C’est l’occasion pour Hugo d’écrire de belles formules sur l’amour : “S’il n’y avait pas d’amoureux, le soleil s’éteindrait.” Marius et Cosette réussissent à se rencontrer. Ils sont désolés parce que Jean Valjean a décidé de partir en Angleterre avec sa protégée. Les jeunes gens sont à nouveau séparés. La révolte gronde dans Paris à l’occasion de l’enterrement du général Lamarque.

Séquence 6    7’54
“Déjà depuis quelque temps Paris vivait en fièvre. Que l’on soit du peuple ou de la bourgeoisie, on sentait bien qu’à la moindre étincelle, le feu prendrait aux poudres.”
1832 - Paris est en proie à l’émeute. En simplifiant un peu, on peut dire que le conflit oppose les “bourgeois” (les riches, ceux qui possèdent quelque chose) et le “peuple” (ceux qui ne possèdent que la force de leurs bras ou de leur intelli­gence).  Nous voyons à l’œuvre de nouveaux personnages : Enjolras, Courfeyrac et d’autres, des amis de Marius, qui sont comme lui des “républicains” défendant le peuple. Entre aussi en scène un nouveau personnage, Gavroche, qui va prendre une  grande importance. Il s’agit d’un enfant très astucieux qui meurt en héros. On retrouve, à proximité de la barricade, l’inspecteur Javert. Il est venu discrètement pour espionner les républicains. Grâce à Gavroche, on découvre que c’est un “mouchard”. Il est surveillé et sa vie est gravement en danger.

Séquence 7    6’43
“Marius entra dans le café Corinthe. Maintenant les ruelles étaient profondément calmes. On eût dit le calme avant la tempête.” 
1832 - Éponine, touchée d’une balle, va mourir. Elle explique à Marius qu’elle s’est jetée entre un tireur et lui et qu’elle a reçu la balle qui lui était destinée. Elle meurt, mais elle a contribué au bonheur de celui qu’elle aime.  Éponine a apporté à Marius une lettre de Cosette. Cette lettre contient une bonne nouvelle et une mauvaise. Marius apprend que Cosette l’aime, ce qui le réjouit. Mais, en même temps, Cosette lui apprend qu’elle part très prochainement pour l’Angleterre. Marius écrit une lettre à Cosette. Dans cette lettre, il lui annonce qu’il va mourir sur la barricade. Il charge Gavroche d’aller la porter à Cosette. Lorsque Gavroche arrive rue de L’Homme-Armé avec son message, il rencontre Jean Valjean qui luit dit qu’il est chargé d’apporter cette lettre à Cosette. Jean Valjean se doutait de quelque chose depuis quelque temps. En lisant la lettre, il comprend. Un problème de conscience se pose alors à lui. Ce problème ressemble à celui qu’il avait rencontré au moment du procès de Champmathieu. Il se voit tiraillé entre son bonheur et le bien. Il peut laisser mourir Marius sur la barricade. Plus rien ne  viendra alors troubler son bonheur avec Cosette. Il peut aussi choisir la justice et faire passer le bonheur de Marius et de Cosette avant le sien. Il se décide pour la deuxième solution et part à la recherche de Marius.  Pour pouvoir circuler, il endosse l’uniforme de garde national et prend une arme.

Séquence 8    7’34
“Pendant ce temps, l’attente se prolongeait sur la barricade de la Chanvrerie.”
1832 - Sur la barricade, ” la bataille se poursuit, mais la situation est désespérée. Les insurgés, sentant la partie perdue, décident de préserver la vie des pères de famille qui sont parmi eux. Ceux-ci pourront s’échapper en utilisant des uniformes de garde national. Malheureusement, il n’y en a que quatre pour cinq personnes. Jean Valjean arrive sur la barricade et donne son uniforme. Javert est toujours prisonnier et les défenseurs de la barricade ont décidé de lui régler son compte quand tout sera perdu. Se produit alors une nouvelle rencontre entre Jean Valjean et Javert.  Les républicains manquent de cartouches. Gavroche rampe parmi les cadavres des soldats qui attaquent la barricade pour  en récupérer. Il est atteint par une balle et meurt en chantant :    
« Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire.    
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau.”

Jean Valjean obtient pour récompense du service qu’il a rendu l’autorisation d’exécuter lui-même Javert. Mais il l’épargne et lui rend sa liberté. Il lui indique, comme une sorte défi qu’il habite au 7 de la rue de L’Homme-Armé sous le nom de Fauchelevent. Il décharge son pistolet en l’air pour faire croire aux hommes qui sont sur la barricade que le mouchard a été exécuté.

Séquence 9    7’43
“Sur la barricade, la bataille arrivait à sa fin. C’était une boucherie effroyable.”
1833 - Marius est blessé. C’est la fin pour les insurgés. Enjolras, le chef, meurt en héros. Les survivants essaient d’échapper à la poursuite des soldats, mais ils sont pris comme dans une souricière. Jean Valjean prend sur ses épaules Marius qui s’est évanoui. Pour échapper aux poursuivants, il descend dans les égouts. Après une très longue errance dans les égouts, Jean Valjean se retrouve sur les bords de la Seine. Et qui retrouve-t-il là, armé d’un matraque? Javert! Javert  accepte d’emmener Marius chez son grand-père Gillenormand. Il se prépare à arrrêter Jean Valjean, mais accepte de le laisser passer chez lui. Il lui donne un quart d’heure et l’attend dans un fiacre. Mais, au bout d’un quart d’heure, quand Jean Valjean sort, le fiacre a disparu. Marius est très malade. Au bout de quatre mois, on apprend pourtant qu’il est sauvé. Un vieil homme est souvent venu lui rendre visite. L’accord se fait pour un mariage entre les deux jeunes gens. “Marius devint un grand avocat et Cosette une charmante femme.” Jean Valjean heureux d’avoir fait leur bonheur termine paisiblement ses jours (toujours sous le nom de Fauchelevent). À l’instant de son dernier soupir, il entend la voix de Monseigneur Myriel, l’évêque de Digne qui dix-huit ans plus tôt avait changé sa vie : “ Jean Valjean, mon frère, vous n’appartenez plus au mal, mais au bien. C’est votre âme que je vous achète; je la retire aux pensées noires et à l’esprit de perdition, et je la donne à Dieu. ”  

PERSONNAGES 
Jean Valjean
Au début du roman (1815) Jean Valjean est âgé de 47 ans à un ou deux ans près. Quand il meurt dans les dernières pages, dix-huit années se sont écoulées et il a donc un peu plus de soixante ans. Il a été condamné à cinq ans de bagne pour avoir volé un pain, mais ses tentatives d’évasion allongent la durée de sa peine. Quand il arrive à Digne, il a derrière lui dix-neuf ans de bagne. Il a conservé un penchant au vol puisqu’il dérobe les couverts d’argent de l’évêque qui l’a accueilli d’une façon très charitable. Même après le pardon de l’évêque, il dérobe une pièce à un petit Savoyard. Ce sera sa dernière mauvaise action. Les paroles de l’évêque l’ont profondément marqué et il devient, un homme de bien. Il pratiquera la charité et défendra le bon droit jusqu’à la fin de ses jours. À deux reprises, il est tenté par une solution égoïste qui ferait son bonheur, mais qui aurait des conséquences malheureuses pour un autre.  Quand un bagnard est pris pour Jean Valjean, il pourrait se taire. Il continuerait ainsi de vivre dans la sécurité et la richesse, alors qu’une personne souffrirait à sa place.  Une autre situation du même type se présente plus tard, même si elle est moins tragique. Lorsqu’il découvre que Marius aime Cosette, son bonheur est menacé. Il a trouvé avec Cosette, pour laquelle il est comme un père, un bonheur paisible. L’arrivée de Marius est un danger pour  ce bonheur. Une nouvelle fois, Jean Valjean choisit la générosité. Il sauve Marius et ensuite fait tout pour que Cosette et son mari trouvent le bonheur. On emploie le mot rédemption pour désigner la transformation d’un homme dans le sens du bien. Le mot correspond parfaitement pour le changement qui s’est produit chez Jean Valjean. 

Myriel
M. Myriel est évêque de Digne. Il représente l’homme d’Église tel que le souhaite Victor Hugo. Il vit simplement, pratique la charité, recherche la justice, n’est pas attiré par la richesse. Il sait pardonner. Apparemment, il n’est pas présent très longtemps dans le roman. De fait, on ne l’oublie jamais vraiment car il est comme entré dans la personne de Jean Valjean. Son pardon a profondément transformé Jean Valjean. C’est, pour Victor Hugo, une manière de montrer qu’il ne faut pas répondre au mal par le mal. Pour l’auteur des Misérables, l’homme est beaucoup moins mauvais qu’on le dit parfois. C’est seulement en traitant un délinquant d’une façon humaine qu’on a des chances d’en faire un être respectueux de ses semblables et contribuant au bonheur de tous.

Javert
Javert est un policier dur et implacable qui poursuit Jean Valjean de sa haine. Il a été durant quelques années surveillant au bagne de Toulon, celui où était prisonnier Jean Valjean. Quand il se trouve en présence de M. Madeleine, il a le sentiment de l’avoir déjà vu quelque part, mais n’arrive pas à retrouver où.  Le conflit naît à propos de Fantine, la mère de Cosette. Javert veut la mettre en prison. Jean Valjean l’oblige à la libérer. Javert, humilié, va poursuivre Jean Valjean de sa haine. Les deux hommes se retrouvent face à face en plusieurs circonstances . Quand Monsieur Madeleine avoue qu’il est Jean Valjean, Javert l’arrête. L’ancien forçat demande trois jours de sursis pour pouvoir s’occuper de Cosette, mais Javert refuse et le met en prison. Jean Valjean s’évade et fait le nécessaire pour Cosette. En 1832, Javert est arrêté par les révolutionnaires. Jean Valjean a la possibilité de l’exécuter. Avant la rencontre avec l’évêque, il l’aurait fait sans la moindre hésitation, mais il l’épargne. Un peu plus tard, c’est Javert qui tient la destinée de Jean Valjean entre ses mains. Il lui a donné un quart d’heure pour régler les affaires de Cosette et l’attend dans un fiacre. Quand, au bout d’un quart d’heure, Jean Valjean sort de chez lui, le fiacre n’est plus là. Pour Hugo le bien est contagieux. Javert, personnage qui tout au long du roman est apparu comme un homme dur et méchant, se trouve, lui aussi, l’objet d’une rédemption.

Fantine
Fantine est la mère de Cosette. Elle est le type même de la personne détruite par la misère. Elle a vendu ses cheveux et ses dents. Elle est atteinte d’une maladie que l’on ne savait pas guérir à cette époque, la tuberculose (que l’on appelait la phtisie). Tout son amour s’est reporté sur sa fille. Elle souffre de ne pas pouvoir mener une vie décente et plus encore de ne pas pouvoir faire le bonheur de Cosette.

Cosette
Cosette est une enfant de la misère. On peut imaginer que, sans l’intervention de Monsieur Madeleine, elle aurait eu une vie semblable à celle de sa mère. Chez les Thénardier, elle est le souffre-douleur de ce couple sordide, surtout à partir du moment où sa pension n’est plus payée. Elle échappe aux Thénar­dier et à la misère grâce à l’intervention de Jean Valjean. Elle est élevée dans un couvent et devient belle. Elle rencontre Marius, le perd, le retrouve. À la fin du roman, elle vit heureuse avec Marius.

Marius
Marius est un étudiant pauvre dont le père, le baron de Pontmercy, a participé à la bataille de Waterloo. Celui-ci a été sauvé sur le champ de bataille par un homme nommé Thénardier. Dans son testament, il demande à son fils de faire tout le bien qu’il pourra à cet homme s’il le rencontre un jour. Cela pose un problème de conscience à Marius. En effet, comme Thénardier veut faire du mal au protecteur de Cosette, il se trouve tiré de dans deux directions opposées. Pour suivre la recommandation de son père, il devrait être favorable à Thénardier, mais son amour pour Cosette le pousse à agir dans le sens contraire. Sur le plan politique, Marius est du côté du peuple et donc des républicains. Il a des amis qui sont parfois évoqués et qui se retrouveront avec lui dans l’insurrection (Enjolras, Courceyrac et d’autres). Enjolras mourra héroïquement sur la barricade. Il en aurait été de même pour Marius si Jean Valjean ne lui avait pas sauvé la vie. Malade pendant plusieurs mois après l’épisode de la barricade, Marius finit par guérir. Il a reçu régulièrement la visite de Jean Valjean grâce à qui le mariage avec Cosette peut se conclure.

Les Thénardier
La famille Thénardier tient une auberge à Montfermeil près de Paris. Ce sont des gens sordides qui incarnent le mal. Ils ont deux filles, Éponine et Azelma et trois garçons dont Gavroche. C’est surtout Éponine qui joue un rôle important dans le roman. Au début du livre, dans l’auberge, il existe un contraste entre Cosette qui est  maltraitée et les filles Thénardier pour lesquelles les parents sont plus gentils. Dix ans plus tard, les choses ont changé. Cosette est devenue une belle jeune fille. Les filles Thénardier ont été détruites par la misère. En décrivant les Thénardier, Hugo veut montrer que le mal est engendré par la misère. Ces individus se comportent comme des bandits. Mais si les conditions de vie étaient meilleures, ils seraient meilleurs eux-mêmes.

Éponine
Éponine est l’une des deux filles des Thénardier. La misère l’a complètement détruite. Elle donne l’impression d’être une vieille femme dans le corps d’une gamine de quinze ans. Comme cela arrive souvent, elle aime et n’est pas aimée. Elle aime Marius, mais celui-ci aime Cosette. Elle est donc la “rivale” de Cosette dans le cœur de Marius.  Elle ne cherche pas à nuire à sa “rivale”. Elle sait que, vu son physique, elle n’a aucune chance auprès de Marius. Elle se contente de faire tout ce qu’elle peut pour que celui qu’elle aime soit heureux. Elle va même jusqu’au sacrifice suprême. Sur la barricade, elle a protégé Marius de son corps et a reçu la balle qui lui était destinée. Elle meurt dans les bras de celui qu’elle aime lui demandant seulement de lui donner un baiser sur le front quand elle sera morte. Ce personnage est très attachant car il correspond à la plus belle forme d’amour qui se puisse trouver. Quand on aime vraiment, on veut faire tout le bonheur de la personne aimée, même si cela ne fait pas le nôtre.

Gavroche
Gavroche est un gamin de Paris plein d’esprit et débrouillard. Il est l’un des fils du couple Thénardier. Il a deux frères moins âgés que lui. Les Thénardier ont conservé leurs deux filles auprès d’eux, mais ils ont abandonné leurs trois garçons Gavroche est sur la barri­cade de la rue de la Chanvrerie avec Marius, Enjolras, Éponine, Jean Valjean et les autres insurgés. Lorsque les défenseurs de la barricade se rendent compte qu’ils n’ont plus de cartouches, Gavroche rampe pour aller en chercher sur les cadavres des soldats qui sont morts en attaquant la barricade. Mais un soldat le blesse puis l’achève d’un second coup de fusil. Gavroche meurt en chantant sans pouvoir achever son couplet.  Cet épisode permet à Hugo de montrer la dureté de la répression puisque les assaillants n’hésitent pas à tirer sur des enfants. L’attitude de Gavroche correspond aussi à cette idée de Victor Hugo que l’on peut toujours espérer de l’être humain. Cet enfant est né de parents qui sont des brigands, il a été abandonné. Pourtant il se montre généreux et meurt même en héros. 


VICTOR HUGO - 1802-1885
UNE VIE TRÈS RICHE
Une enfance difficile
Victor Hugo naît il y a environ 200 ans. Parlant de sa naissance, en 1802, il écrit : “Ce siècle avait deux ans...” Il est précédé de deux frères, Charles son aîné de quatre ans et Eugène qui a deux ans de plus que lui. Ses parents ne s’entendent pas très bien. Ils finissent par divorcer. Le père, militaire dans l’armée de Napoléon, deviendra général. Durant son enfance, Victor le suit en Italie et en Espagne. Ce séjour en Espagne marque le jeune garçon. On en retrouvera de nombreuses traces dans ses œuvres. Victor a très vite du succès sur le plan littéraire. Son frère Eugène se montre très jaloux. Cette jalousie durera même après l’enfance. Quand, à 20 ans, Victor se marie, Eugène devient fou. Il faudra l’enfermer dans un asile où il finira ses jours.

Un enfant prodige
Comme Mozart, Victor montra très tôt des talents exceptionnels. Le jour où ses parents décident de lui apprendre à lire, ils découvrent qu’il a déjà appris tout seul. À 8 ans, il traduit du latin. À l’âge de 15 ans, il participe à un concours de poésie organisé par l’Académie française. Il obtient une mention. Les Académiciens voulaient lui donner un prix, mais ils ne croyaient pas que l’auteur avait vraiment 15 ans. Ce poème sur le bonheur que peuvent nous procurer les études marque le début d’une énorme production : des dizaines de milliers de pages (poésie, roman, théâtre, récits de voyage, discours politiques, etc.). Avec ses deux frères, alors qu’il n’a que 17 ans, il fonde un journal (Le Conservateur littéraire). Sous différents noms, il y écrit de nombreux articles. À 18 ans, il souhaite épouser Adèle Foucher, amie d’enfance, mais sa mère, madame Hugo, s’y oppose. Elle finira par céder et, à 20 ans, Victor se marie avec celle qu’il aime. La même année, il reçoit une pension du roi. Ce dernier le remercie ainsi de poèmes écrits à sa gloire.

Le père et le grand-père
Son premier enfant meurt quelques mois après sa naissance. Les autres enfants sont : Léopoldine née en 1824; Charles en 1826; Victor dit François-Victor en 1828; Adèle en 1830. Il a donc quatre enfants dont il s’occupe toujours avec soin. Léopoldine mourra tragiquement – nous le verrons. Adèle deviendra folle et finira ses jours, comme son oncle Eugène, dans un asile. Victor Hugo, plus tard, accordera aussi beaucoup de temps à ses petits-enfants. Il plaisantait là-dessus et disait qu’il pensait se faire imprimer une carte de visite sur laquelle serait écrit : Victor Hugo, représentant du peuple et bonne d’enfants.

Le début de la gloire ou “la bataille d’Hernani”
Son activité de père de famille ne l’empêche pas de publier des poèmes, des romans, des pièces de théâtre. Il connaît un grand succès et peut donc vivre de ses droits d’auteur (l’argent que lui rapportent ses livres). En 1830, se situe un événement important : la “bataille d’Hernani”. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une guerre. Hernani est une pièce de théâtre, écrite par Hugo, dont l’histoire se situe en Espagne. Pour comprendre pourquoi il y eut “bataille”, il faut savoir comment se présentait alors le monde des écrivains. En simplifiant, on peut dire qu’ils se regroupaient en deux camps : les classiques et les romantiques. Les classiques privilégiaient le passé. Les romantiques, eux, voulaient tout changer, et se tournaient plutôt vers l’avenir. Victor Hugo était le chef des romantiques. La “bataille” eut lieu le soir de la première d’Hernani, le 25 février 1830. On appelle “première”, le soir où l’on joue la pièce pour la première fois. Ce soir de la pre­mière, les classiques et les romantiques sont dans la salle de la Comédie-Française. Ils s’insultent et sont prêts à se battre. Les classiques sifflent les acteurs, les romantiques applaudissent. La “bataille” est chaude. Les romantiques finissent par l’emporter. Victor Hugo n’a que 28 ans, mais déjà sa gloire est immense. Ses amis estiment qu’il est le plus grand d’entre eux. Le succès continue durant les années qui suivent. Hugo écrit, en particulier Notre-Dame de Paris, roman qui évoque avec beaucoup de poésie la vie au Moyen Âge. En 1841, après plusieurs échecs, il est reçu à l’Académie française. Il a alors trente-neuf ans.

Drame
Deux ans plus tard, se produit un drame qui bouleverse la vie de Victor Hugo. Sa fille Léopoldine, âgée de 19 ans, se noie dans la Seine, ainsi que son mari, au cours d’une promenade en bateau. L’accident a lieu le 4 septembre 1843. Elle s’était mariée en février. Hugo se remet de cette tragédie, mais il n’est plus tout à fait le même. Il écrit sur elle de nombreux poèmes dont le plus célèbre est “Demain dès l’aube”.

Début de carrière politique
En 1845, Victor Hugo est nommé pair de France. Ce titre correspond à peu près à celui de sénateur aujourd’hui. Ils ont moins de pouvoir que les députés, mais jouent tout de même un rôle politique. Le nouveau pair de France prononce de beaux discours, mais n’est pas vraiment un grand orateur puisqu’il doit les apprendre par cœur. En février 1848, se produit une révolution qui entraîne le départ du roi (Louis-Philippe). Hugo, qui n’est pas favorable à la République doit pourtant s’incliner. Il réussit à se faire élire député. Par rapport à ce qu’il pensait à 20 ans, ses idées ont changé. Il se range de plus en plus du côté du peuple. Pour lui, il faudrait ouvrir des écoles, arrêter d’employer des enfants dans les mines ou dans les usines, améliorer les conditions de vie des gens dans la misère. Il résume sa pensée par la formule : “Celui qui ouvre une école ferme une prison.” Le 2 décembre 1851, celui qui deviendra l’année suivante Napoléon III provoque un coup d’État. On va compter des centaines de morts et de blessés, et, par la suite, près de 10 000 déportés dont une bonne partie en Algérie. Hugo est contre cette suppression des libertés, mais il ne peut rien faire. Sous un faux, nom, il se réfugie en Belgique.

L’exil (1851-1870)
De 1851 à 1870, Napoléon III (neveu de Napoléon Ier) gouverne. Victor Hugo, parce qu’il estime que l’empereur a détruit la République, refuse de revenir en France. C’est le début d’un long exil. Il quitte la Belgique pour les îles anglo-normandes. Il s’ins­talle d’abord à Jersey puis définitivement à Guernesey. Durant cette période d’exil, il travaille énormément. D’une certaine manière, pour l’écrivain, c’est une chance de se retrouver ainsi, entouré uniquement des siens. Il ne perd plus son temps avec les mille occupations de la vie parisienne. Seul, face à l’Océan et à sa feuille de papier, il écrit. Il publiera de nombreux poèmes contre Napoléon III. Il  l’appelle “Napoléon le petit” par opposition à son oncle Napoléon Ier, le grand. Ces livres de poésie imprimés en Belgique arrivent en contrebande en France. Les contrebandiers eurent même l’idée de les cacher, pour passer la frontière, dans des têtes en plâtre de Napoléon III. En 1856, paraît un recueil de poésie important intitulé Les Contemplations. Hugo écrit aussi un roman inspiré par son séjour au bord de l’océan : Les Travailleurs de la mer (1866), roman qui connaît un très grand succès. Dans la maison, achetée à Guernesey, il fabrique lui-même ses meubles, les décore avec le procédé de la pyrogravure (le bois est brûlé avec un fer chaud). Il s’intéresse à la photo­graphie apparue depuis peu, il marche et nage. Surtout, il dessine d’une manière admirable en partant de ce qu’il voit et de ce qu’il imagine. Il aurait pu, s’il en avait décidé ainsi, réussir aussi bien dans le domaine de la peinture qu’il l’a fait en littérature. Recherchez des livres qui reproduisent ses dessins. Vous verrez qu’il avait vraiment un grand talent.

Rédaction des Misérables
Hugo consacre toute l’année 1860 à un roman intitulé Les Misérables. En fait, il y travaillait depuis longtemps. En 1847, le roman s’appelait Les Misères. La révolution de 1848 et les troubles qui suivent l’empêchent de terminer le livre. Mais il a de la suite dans les idées et se remet au travail douze ans plus tard. Le roman paraît en 1862 et connaît un immense succès. La vie hors de France dure 19 ans. Hugo quitte parfois son île pour voyager en Europe (mais pas en France). Un événement tragique pour la France met fin à cet exil. En 1870, La France est vaincue par l’Allemagne. L’armée allemande envahit le territoire français et l’empereur est fait prisonnier. Napoléon III vaincu part en Angleterre. La République est proclamée. Hugo rentre dans son pays.

Les années terribles (1870-1871)
Hugo arrive le lendemain de la proclamation de la République. Il est accueilli triomphalement. Les Allemands étant aux portes de Paris, les députés partent pour Bordeaux. Les Parisiens se révoltent et prennent le pouvoir dans la capitale. On  appelle cet épisode “La Commune”. La répression par le gouvernement français est terrible. Au moins 30 000, peut-être 100 000 personnes sont fusillées. Par la suite, des milliers de prisonniers sont déportés en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. Hugo qui est parti à Bruxelles y accueille des réfugiés. On jette des pierres contre sa maison. Il use de sa gloire pour tenter de diminuer la dureté des condamnations, mais sans y réussir vraiment. Pour achever le grand roman sur la Révolution française qu’il est en train d’écrire (Quatre-vingt-treize), il retourne à... Guernesey. En 1873, cet ouvrage terminé, il rentre à Paris.

Les dernières années
Malgré son âge, Hugo continue d’écrire et de vivre avec une grande intensité. À 76 ans, il est victime d’une congestion cérébrale dont il se remet lentement. C’est encore à Guernesey qu’il part se reposer. Dès lors, il continue de publier, mais n’écrit pratiquement plus. En 1882, les Parisiens fêtent ses 80 ans. Il meurt trois ans plus tard. Deux millions de personnes suivent le convoi depuis l’Arc de Triomphe jusqu’au Panthéon (où sont enterrés les grands hommes). Comme il l’a souhaité, lui, l’homme le plus célèbre de son époque, son corps est transporté dans le corbillard des pauvres.   

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