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JEAN SABLON
1933-1946








A Jean, à Carl.

Avant que ne commence à tourner ce “Manège aux souvenirs”* je souhaite que le choix de ces quelques chansons témoigne de ma fidèle amitié. Le temps n’a rien effacé car “Ces petites choses me parlent de vous”*
.J.L. 1996
(*) Chansons enregistrées par Jean Sablon en 1953 et 1936 respectivement.


Suivre l’itinéraire de la carrière de Jean Sablon, ne serait-ce comme ici en partie, c’est endosser le costume de Passe-Partout, le fidèle compagnon de Philéas Fogg, héros du roman de Jules Verne “Le Tour du Monde en 80 jours”.Citoyen d’honneur de la ville de Nogent-sur-Marne, où il voit le jour le 25 mars 1906, Jean Sa’une carrière inter­nationale qui durera, heu­reusement, bien plus de 80 jours.A Nogent, pour ses débuts sur la scène de ce monde, il baigne dans une ambiance musicale au sein de sa famille: son père, Adhémard, Fabulus Sablon – il se faisait appeler Charles car il n’aimait pas ses prénoms – est pianiste-compositeur et compte quelques partitions estimables, ses frères aînés Marcel et André étudient le piano, sa sœur Germaine chante dans des fêtes et réunions enfantines, bref, la maison est pleine de musique surtout lorsque les amis du papa, chanteurs, compositeurs, auteurs et éditeurs viennent rendre visite aux Sablon. Jean résume brièvement le climat de cette enfance : – “Je suis né en musique. (...) J’ai eu la chance de chanter avant de parler” –.*Il exagère un peu mais en 1912, à l’âge de six ans, Jean joue, d’un doigt, du piano et ses frères lui font chanter “Mon cœur soupire”, de Mozart. Ils s’amusent aussi à lui apprendre le répertoire de Fragson (1869-1913) le célèbre chanteur-fantaisiste en vogue.L’année suivante l’école communale de Nogent lui offre un tout autre répertoire. Il ne suffit pas d’accompagner au piano sa sœur Germaine, qui va entrer au Conservatoire, mais de passer le certificat d’études. Jean l’obtiendra à douze ans en dépit des démêlés qu’il a avec le professeur de musique. Il s’ennuie ferme à ses cours. Il va même jusqu’à la provocation, répliquant qu’il en sait davantage que lui!En 1918 Jean voudrait bien devenir dessinateur ou, plus tard, comédien. Le dessin sera vite oublié. C’est au lycée Charlemagne que Jean poursuit ses études. Il avoue lui-même que ses résultats sont très moyens alors que sa passion pour la musique et le théâtre grandit chaque jour de cours de latin “séchés” au lycée. Aux lauriers universitaires il préfère les matinées de l’Opéra-Comique et la lecture assidue des programmes des théâtres, les noms d’artistes affichés sur les colonnes Morris. Bien informé de ses choix il ne lui reste plus qu’à obtenir des billets gratuits grâce aux faveurs de ses frères ou de son père bien placés dans les coulisses théâtrales.

Dès lors il n’est pas besoin d’être grand visionnaire pour deviner le destin que va se forger Jean Sablon.Même s’il oublie d’aller s’inscrire à l’avance au concours d’entrée du Conservatoire, la chance le favorise. En septembre 1923, sur l’insistance et les encouragements d’une amie jouant dans la troupe du théâtre des Bouffes-Parisiens, il se présente aux auditions organisées en vue du prochain spectacle, une opérette “La dame en décolleté” qui sera créée en décembre.Jean connaît bien ce théâtre grâce aux billets gratuits mais pour le présent il se trouve sur scène et non dans la salle. La salle où MM. Gustave Quinson et Edmond Roze, les directeurs, les auteurs Yves Mirande et Albert Willemetz et le compositeur Maurice Yvain – ce qui constitue un jury assez terrifiant – sont toute ouïe.Courageusement, Jean donne au pianiste ses partitions, quelques chansons répétées hâtivement la veille. Il commence avec un titre de circonstance “Dans la vie faut pas s’en faire”*, enchaîne chanson après chanson et épuise toutes ses partitions. Le contrat sera signé le premier octobre. Il a dix-sept ans! Son rôle n’est pas très important, à la limite de la figuration. Mais Jean est dans la place.En septembre 1924, toujours dans le même théâtre, il est de la distribution de l’opérette “Troublez-moi” en compagnie du célèbre comique Dranem puis dans “Trois jeunes filles nues” en avril 1925. Jean est heureux, c’est une période de chance. Mais l’avenir ne va pas tarder à s’assombrir car le service militaire se rappelle à son bon souvenir sous la forme d’une feuille de route. Il rejoint le 95e régiment d’infanterie à Bourges. A la fin de l’année 1926, il est dégagé de ses obligations militaires. Quelques mois pour reprendre le contact avec le milieu du métier en fréquentant les cabarets à la mode, Le Bœuf sur le Toit, Le Grand Ecart et l’été de 1927 le verra de retour aux Bouffes-Parisiens pour les répétitions de la prochaine revue de la rentrée de septembre, “Au temps de Gastounet”. Dans cette revue satirique de l’actualité de l’époque, écrite par le célèbre spécialiste du genre, Rip, plusieurs tableaux comportent des rôles pour Jean, notamment un numéro de danse qu’il a conçu avec l’aide de sa partenaire Noreen Leslie. Cette danse a retenu l’attention du renommé dessinateur Paul Colin. Il s’en inspire pour réaliser la célèbre affiche que Jean utilisera plus tard pour son tour de chant.

La revue de Rip se joue pendant près d’un an, puis la troupe des Bouffes-Parisiens est engagée pour l’inau­guration du théâtre du grand casino-hôtel de Copacabana à Rio de Janeiro pour cinq semaines. Ce voyage de près de trois mois est une aubaine pour Jean qui va réaliser l’un de ses rêves, découvrir l’Amérique latine alors qu’il n’a que vingt-deux ans!Ce sera le coup de foudre pour le Brésil, à tel point qu’il y séjournera de nombreuses fois et fera construire une “fazendinha”, une agréable résidence à Sào Joào, non loin de Sào Paulo, en 1943. En 1929, après ce merveilleux voyage, Jean retrouve Paris. Il est engagé au théâtre des Capucines pour créer une nouvelle opérette “Vive Leroy”, il est ensuite un jeune premier aux côtés de Damia, une tragédienne lyrique de renom, pour la pièce de Charles Méré “Music-Hall” au théâtre de la Renaissance.Déception toutefois pour notre ami qui se voit refuser deux tests – Jean dit “audition enregistrée” – qu’il a gravés, probablement au mois de mars, pour la firme Columbia. Une période difficile s’annonce. Pas le moindre engagement en cette fin d’année et l’an 1930 sera un long passage à vide même si, au cours de l’automne, Jean fait se débuts cinéma­tographiques dans le film “Chacun sa chance”. Mais c’est une nouvelle déception pour lui car il n’apprécie pas du tout son image à l’écran. Il ne renouvellera pas cette expérience.L’embellie ne viendra qu’au début de l’année 1931, lorsque Henri Varna, directeur du Palace, proposera à Jean un engagement pour le nouveau spectacle, “La Revue Argentine” bientôt suivie en mai 1931 par la revue “Parade de femmes” dont la vedette est le célèbre Carlos Gardel, le fameux chanteur spécialisé dans le tango argentin. A la fin de l’été 1931, Mistinguett répète activement la prochaine revue du Casino de Paris “Paris qui brille”. Miss vient solliciter Jean dans sa loge du Palace. Elle souhaite qu’il soit son partenaire. Henri Varna étant le directeur des deux établissements, Jean accepte, flatté d’avoir été choisi par “L’Impératrice du Music-Hall”. Il aura un tableau avec elle: l’escalier de la Butte, mais quelle référence d’avoir chanté avec la Miss!La revue s’achève au printemps de 1932. C’est un moment important pour Jean car il va avoir l’opportunité de gagner un plus large public en enregistrant des chansons qui font date dans l’histoire de la chanson française.

Elles sont le fruit de la collaboration d’un fameux tandem : Mireille pour les musiques et Jean Nohain pour les paroles. Ces deux auteurs ont remporté un énorme succès avec “Couchés dans le foin”, une chanson écrite en 1929. Toutefois elle n’est créée qu’en mai 1932 par les duettistes Jacques Pills et Georges Tabet dans la revue du Casino de Paris “Paris Sex-Appeal 32”.L’éditeur de cette chanson, Raoul Breton, attire l’attention de son ami Jean Sablon sur d’autres petites merveilles écrites par Mireille et Nohain.Jean est absolument “emballé” lorsque Mireille vient à son domicile lui présenter quelques partitions de la même veine, des chansons pleines de charme, pétillantes d’humour et de malice, de fraîcheur et de tendresse légère, dans un style musical qu’il affectionne particulièrement.Les trois premiers titres du premier disque en témoignent.On trouvera l’intégralité des enregistrements de Mireille de 1929 à 1939 dans le coffret publié par Frémeaux et Associés n° FA 043. Cette activité phonographique n’empêche pas Jean de poursuivre son travail pour la scène. Après avoir joué dans une revue de Francis Carco, “Ces Messieurs-Dames”, au Studio de Paris, il enchaîne avec une délicieuse opérette de Jean et Pascal Bastia “Dix-neuf ans”, au théâtre Daunou en mars 1933. Comme son titre l’indique, cette opérette dégage un parfum de jeunesse, à la fois par l’intrigue vive et joyeuse et par des danses, des chansons dont la musique alerte est nettement influencée par les accents du jazz, ce qui n’est pas pour déplaire à Jean, fervent amateur sensibilisé à ce style. Le spectacle reçoit un accueil chaleureux d’un public d’abord surpris mais finalement ravi.Après les dernières représentations de “Dix-neuf ans”, Jean songe sérieusement à monter un tour de chant. Pour l’accompagner, il fait appel à un extraordinaire guitariste, Django Reinhardt dont il a fait la connaissance au cabaret La Boîte à matelots et à André Ekyan, un des meilleurs saxophonistes de Paris qui se produit dans un cabaret de Montparnasse, La croix du Sud. Ils sont devenus amis avec le pianiste et compositeur Alec Siniavine qui écrira quelques chansons pour Jean.Après les répétitions, laborieuses paraît-il, car Django demeure souvent introuvable, c’est le grand soir de la première dans la salle pleine à craquer du Bœuf sur le Toit. Présentés par le poète Jean Cocteau, Jean et son trio remportent un triomphe devant un public enthousiaste. Venu spécialement pour les applaudir, un impresario anglais n’a pas de mal à convaincre Jean de venir à Londres avec ses musiciens pour se produire un mois dans un des cabarets les plus élégants de Piccadilly, Le Monseigneur, et d’assurer deux programmes pour la B.B.C.

Au retour de Londres, l’impresario français de Jean n’a pu rien arranger de convenable pour eux. Impossible de garder les musiciens. Cependant il les utilisera dans ses futures séances d’enregistrement.Au début de l’été 1934, Paul Derval, directeur des Folies Bergère, lui propose un contrat d’un an pour la nouvelle revue “Femmes en folie” dont les répétitions sont prévues pour septembre. Jean est très mal distribué dans ce spectacle où il ne se trouve pas à sa place. Surtout il se rend compte qu’il doit abandonner cette forme d’activité pour se consacrer uniquement au tour de chant.En attendant de retrouver sa liberté, Jean a tout le temps pour enregistrer plu­sieurs chansons avec ses amis Django et Siniavine, ou accompagné par un excellent pianiste de jazz noir-américain, Garland Wilson (1909-1954) qu’il a découvert dans une boîte de Pigalle.Quatre d’entre elles figurent sur le premier disque du coffret (plages 4 à 7). Jean a aussi le temps de faire quelques escapades à Londres où il chante à la B.B.C. les chansons enregistrées à Paris.A la fin du contrat des Folies Bergères, en mai 1935, Jean accepte de jouer dans une revue montée en novembre 1935 à la Comédie-Wagram, “Pirouettes 35”, revue d’actualités pleine d’esprit et de fantaisie avec un grain de folie, Pierre Dac étant de la distribution. C’est un vif succès pour Jean qui distille le charme de ses chansons.Au début de l’année 1936, Jean est contacté par un producteur américain chargé par une agence de publicité d’organiser un show radiophonique pour les produits Cadum-Palmolive. Le show, “Cadum Variétés”, doit être diffusé en différé hebdomadairement sur les antennes du Poste Parisien mais également retransmis sur toutes les stations importantes d’Europe. Quelle aubaine pour Jean qui voit là l’occasion d’accroître sa popularité.Mieux encore, le vice-président de la gigantesque chaîne de radio américaine N.B.C. est venu spécialement, alerté par Londres, assister à l’enregistrement d’une des émissions. Enthousiasmé il propose à Jean un fabuleux contrat : venir aux Etats-Unis comme artiste à part entière de la N.B.C. pour une durée d’un an renouvelable.

Jean signe seulement une option de principe car il ne se sent pas tout à fait prêt pour l’aventure américaine. Plus que jamais il doit se constituer un tour de chant à la manière américaine, à la façon de Bing Crosby qu’il admire tant. Il ajoute à son répertoire des chansons de grande qualité en plus de celles qui ont déja eu du succès sur les ondes de la B.B.C. l’année précédente. Il va les enregistrer avant la confirmation de sa venue en Amérique. Huit d’entre elles figurent sur le premier disque du coffret (plages 8 à 15). Ce pro­gramme, il va le rôder sur scène avec le fa­meux microphone, en vedette, par deux fois, en novembre 1936 au théâtre Moga­dor puis au music-hall Bobino en décembre.Après la séance d’enregistrement du 19 janvier 1937, c’est le départ vers New York à bord de l’Ile de France.L’Amérique n’est pas étrangère pour Jean. Il a déjà passé des vacances à Los Angeles, invité par l’acteur Ramon Novarro venu l’applaudir au théâtre Daunou en 1933 dans l’opérette “Dix-neuf ans”. Jean a profité de cet agréable séjour pour perfectionner son anglais commencé au lycée Charlemagne, amélioré lorsqu’il était au creux de la vague en 1930 et lors de ses séjours à Londres. Pour les deux shows radiophoniques bi-hebdomadaires que lui demande N.B.C., avec cinq chansons chacun, il inscrit à son répertoire habituel plusieurs chansons américaines alors en vogue, tout en faisant la part belle aux chansons françaises. Un intense travail de préparation, répétitions sur de nouvelles orchestrations durant les premières semaines à New York, et le show “The Magic Key” est diffusé “coast to coast” de l’Atlantique au Pacifique. Les auditeurs découvrent le Bing Crosby français qui devient vite “The French Troubadour”. Un contrat d’enregistrement avec la firme RCA lui donne l’opportunité de graver des titres anglais et français (plage 16). L’année est vite passée. Entre temps Jean apprend avec joie que son enregistrement de “Vous qui passez sans me voir” a obtenu le grand prix du disque décerné par la Fondation “Candide”, le journal des Arts.Pour répondre à l’abondant courrier qu’il reçoit de la part de ses auditeurs Jean engage un garçon très sérieux, très sûr en tant que secrétaire, Carl, un homme en qui il peut avoir confiance, qui parle assez bien le français – de collège – mais progressera au fil des années car il sera le fidèle compagnon de Jean jusqu’à la disparition de notre ami le 24 février 1994. Carl ne lui survivra que de quelques mois.Revenons en mai 1938. Au renouvel­lement de contrat, la N.B.C. demande à Jean de se rendre à Hollywood pour participer chaque semaine, depuis ses studios californiens, au nouveau programme “Hollywood Hotel”. Chaque samedi soir l’émission, en public, bénéficie d’une très grande écoute. Jean est de plus en plus apprécié du public américain.

En octobre 1938 il enregistre des nouveaux disques dans lesquels il bénéficie de l’accompagnement de l’orchestre de Claude Thornill, alias Lou Bring, excellent arrangeur. Deux des titres gravés terminent le premier disque du coffret (plages 17 et 18). Après des négociations avortées pour le tournage d’un film de la RK0, Jean décide de rentrer à New York où la N.B.C. le demande pour honorer un contrat pour le Canada, prévu pour deux semaines. En fait ce sera huit semaines entre Toronto, Vancouver et Montréal. A son retour à New York un télégramme l’attend. Paris le réclame et tout est prévu pour sa rentrée parisienne à l’ABC, trois semaines en vedette, pour mars 1939.Jean envisage surtout des vacances dans le Midi mais avant son départ le roi de Broadway, Lee Shubert, un puissant et célèbre producteur, lui propose le seul rôle d’un français dans une comédie musicale “Streets of Paris” qui sera montée en juin prochain. Jean ne peut refuser une telle offre. Il signe. Adieu les vacances.Sur le chemin du retour vers Paris à bord de l’Ile de France Jean prépare son nouveau tour de chant. Il réserve quelques surprises aux spectateurs de l’ABC venus à la première du 10 mars au Théâtre du rire et de la chanson. Ces surprises ont été gravées par Jean. Sept d’entre elles ouvrent le second disque de ce coffret (plages 1 à 7). Après avoir tiré sa révérence à Paris, c’est à nouveau le départ pour Broadway où l’attend le show “Streets Of Paris”. Le 15 avril, début des répétitions, rôdage à Boston tout le mois de mai, première à New York le 19 juin au Broadhurst Theatre... et 274 représentations en compagnie de Carmen Miranda et du duo comique de Bud Abbott et Lou Costello.A dire vrai, Jean ne fit pas toutes ces représentations. Il n’eut pas la vedette du spectacle. Ce fut Carmen Miranda qui “tira la couverture”. Jean donne son préavis. Après les deux mois de présence obligatoires, il obtient la résiliation de son contrat.

Déception compensée par un providentiel engagement pour aller chanter au Brésil. C’est un juste retour des choses. Carmen Miranda, brési­lienne, éclipse Jean alors Jean ira chanter au Brésil et pas n’importe où : au Casino Atlantico et au Casino de l’Urca, les deux scènes les plus cotées de Rio de Janeiro. Comme Jean me l’a dit un jour : -– “Je me suis fait piéger par Broadway. Une fois là-bas (au Brésil) j’ai réalisé que j’en avais assez du «show-bizz», de ses mensonges, de ses faux-prétextes, des petites mesquineries, des coups bas et de «servir la soupe» (être un faire- valoir). Finis les strass, les paillettes et les plumes. Ce n’était pas pour moi. A Rio j’ai décidé que ce serait uniquement le tour de chant, en récital ou en gala, pour la radio et pour le disque. Excepté ses films, Bing Crosby n’a pas fait autre chose et ça n’a pas si mal marché pour lui. Personnellement j’avais la chance d’avoir un répertoire international, toujours bien accueilli, ce qui n’était pas son cas. Donc ça devait marcher” –.C’est bien pensé. Ça marche tant à Rio qu’a Sào Paulo, en Argentine à Buenos Aires, en Uruguay à Montevideo. Peu avant l’été 1941 la N.B.C. lui demande de revenir à New York où on lui propose un programme de radio chaque semaine. Jean accepte.C’est ainsi qu’il a le plaisir de chanter au Versailles, puis au Persian Room du Plazza Hotel en plus des émissions. Grâce au succès de ces dernières, Jean chante aussi bien à Chicago qu’à San Francisco. Dans cette dernière ville, Jean fait la connaissance d’un excellent chef d’orchestre, Paul Baron. A New York Jean vient de signer pour enregistrer six faces sur l’étiquette Decca. Le premier titre de la session du 28 mai 1942 figure dans le second disque (plage 8). Il est accompagné par l’orchestre de Paul Baron qui signe l’arrangement. En juin 1942 Jean a la joie de retrouver sa mère venue le rejoindre à New York après bien des péripéties. Il n’a qu’une hâte, terminer ses engagements en cours pour emmener sa mère au Brésil, son cher pays. Ils partent au mois d’août résider dans la maison de Sào Joào qu’ils vont aménager patiemment pour en faire ce que Jean appelle “mon coin de paradis”. Jean partage son temps entre sa maison et des voyages pour ses nombreux galas en Argentine, en Uruguay, à Rio et à Sào Paulo, ville voisine, pendant plus de trois ans. Il ne retourne à New York qu’à la fin de l’été 1945 engagé au Waldorf Astoria.

Depuis ses trois ans d’absence aux Etats-Unis, de nouvelles chansons ont vu le jour. Jean en adoptera quelques-unes. Sa sœur Germaine lui a envoyé des nouveautés françaises. Avec tout ce matériel il renouvelle son répertoire pour son passage au Waldorf. Il ne tarde pas à enregistrer ces récentes chansons ainsi que plusieurs anciens titres qu’il affectionne, parfois en deux versions, anglaise et française. On en trouvera des gravures dans le second disque (plages 9 à 12). Nous avons maintenant un dernier rendez-vous avec Jean lorsqu’il vient à Paris, en avril 1946, présenter ses nouvelles chansons sur la scène de l’ABC. Sept ans se sont écoulés avant qu’il ne retrouve sa famille et son fidèle public à qui il va offrir tout un bouquet de récentes et anciennes chansons qu’on lui demande toujours. A la fin de son passage à l’ABC, après un mois de succès, Jean répète ses prochains enregistrements avec “son” chef d’orchestre-arrangeur, Paul Baron, venu spécialement le rejoindre à Paris. Six d’entre eux terminent notre hommage à celui qui fut l’ambassadeur de la chanson française à l’étranger (plages 13 à 18).Ce rôle d’ambassadeur, Jean va le poursuivre dans le monde entier. Il mènera pendant de nombreuses années une vie de vedette internationale, émaillée de fréquents passages à Paris, au Théâtre de l’Etoile en avril 1950, un récital au Théâtre Daunou en avril 1951, en vedette à l’Olympia en juin 1954, un autre récital au Daunou en 1964, un show télévisuel de Jean-Christophe Averty, en décembre 1979, un autre en novembre 1982, pour Antenne 2. Un an plus tard il fait ses adieux à la scène avec un ultime récital à Rio de Janeiro, dans le pays qu’il aime tant. En avril 1994, dans la revue “Je Chante”, en hommage à Jean j’écrivais : “Jean Sablon était dans la vie un homme chaleureux qui par son inimitable sourire savait séduire en vous donnant l’envie de mieux le connaître. Personnellement j’ai eu l’opportunité d’apprécier à la fois l’artiste et l’homme.L’artiste, fidèle à un répertoire éclectique dont l’interprétation exprime une élégante sensibilité sans mièvrerie, avec une aisance naturelle malgré l’appréhension de l’épreuve du studio d’enregistrement.L’homme, qui m’a donné de son temps lors de plusieurs entretiens toujours cordiaux, pour la rédaction de sa discographie, me donnant maints détails que je sollicitais.J’ai souvent reçu d’amicales pensées qui me parvenaient sur une carte postale, toujours avec la signature de Carl, cartes venues d’Uruguay, du Japon, d’Afrique du Sud, de Tahiti, d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, pays où il apportait les accents de la chanson française.Il était généreux, il était homme de cœur. A l’écoute de ses chansons, il m’apporte encore son amicale pré­sence. Merci Jean” –. Il n’y a aujour­d’hui pas un mot à changer.
Jacques Lubin, 1996.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997

Sources de références :
– “De France ou bien d’ailleurs”, mémoires, par Jean Sablon. Collection “Vécu” aux éditions Robert Laffont, Paris, 1979.
– “Histoire de l’opérette en France”, par Florian Bruyas. Editions Emmanuel Vitte, Lyon 1974.
– “Music-Hall et Café concert”, par André Sallée et Philippe Chauveau. Editions Bordas, Paris 1985.
– Divers entretiens avec Jean Sablon entre 1950 et 1993.

Remerciements :
à MM. Danny Lallemand, Marc Monneraye et Daniel Nevers pour leur amicale participation. “Les Amis de Jean Sablon”, Chaussée de Waterloo, 1263 - B-1180 BRUXELLES (Belgique) ont largement contribué aux illustrations du livret.(*) cf. “De France ou bien d’ailleurs” par Jean Sablon. Editions Robert Laffont, Paris - 1979.(*) Chanson créée par Maurice Chevalier dans l’opérette “Dédé” aux Bouffes-Parisiens en novembre 1921.

LES CHANSONS
C’est avec un goût très sûr et un grand discernement que Jean Sablon ­sélec­tionnait les chansons du répertoire de son tour de chant. Au fil des ans, il témoigna un grand sentiment d’affection envers ces compagnes qui lui appor­taient le succès et l’estime d’un fidèle public sous le charme de l’élégance du style et la classe de leurs interprétations.
DISQUE 1
1 - Jean Sablon, accompagné par le Cœur (Chœur) de Mireille. Mireille au piano.   
“Ce petit chemin”. Prévue pour être un des volets de l’opérette phono­graphique “Un mois de vacances”, cette chanson, initialement en duo, fut mis au point trop tardivement pour être incluse dans l’album de quatre disques (huit titres) composant l’édition originale de l’opérette. Jean Sablon emprunta seul ce petit chemin à la fin de l’année 1933.
2 - Jean Sablon en duo avec Mireille. Alec Siniavine au piano.  
“Puisque vous partez en voyage”
est le dernier de la dizaine de charmants duos enregistrés par ces deux artistes d’exception.
3 - Jean Sablon, accompagné au piano par Clément Doucet.         
“Vous avez déménagé mon cœur”
est extrait de l’opérette “A la belle bergère”, spectacle créé au théâtre des Capucines le 8 avril 1933, “événement parisien” au succès éphémère. Ce petit théâtre ne possédait pas de fosse d’orchestre. Il convenait mieux aux revues de Rip qui, le plus souvent, ne demandaient que l’accompagnement de deux pianistes. Seul Clément Doucet, sans Jean Wiener, est présent sur cette gravure.
4 - Jean Sablon, accompagné à la guitare par Django Reinhardt avec Alec Siniavine au piano.           
“La dernière bergère”
, œuvre faite sur mesures pour Jean Sablon qui savait si bien donner un caractère intimiste à ce genre de chanson. La belle mélodie composée par Alec Siniavine, pianiste attitré de Jean, est enrichie par la présence de la guitare bucolique de Django Reinhardt et la poésie apparemment simple et aisée de Louis Sauvat font de cette délicieuse pièce une sorte de fabliau musical.
5 - Jean Sablon, accompagné à la guitare solo par Django Reinhardt avec Stéphane Grappelli, piano, Jo­seph Reinhardt, guitare rythmique et Louis Vola, contrebasse.           
“Rendez-vous sous la pluie”
. Les auteurs, les duettistes Charles (Trénet) et Johnny (Hess), ont créé cette chanson en avril 1935. Ils se produisaient, tout comme Jean Sablon, au célèbre cabaret “très parisien” Le Bœuf Sur Le Toit. Amicalement, ils lui proposèrent cette charmante fantaisie. Notons une petite variante dans les couplets : “J’ai des frissons jusque dans mes caleçons” dans la version de Charles et Johnny devient “J’ai des frissons de la tête aux talons” dans celle de Jean, qui bénéficie d’un superbe apport de la part de Django Reinhardt.
6 et 7 - Jean Sablon, accompagné au piano par Garland Wilson.         
“Miss Otis Regrets”
est une ballade écrite et composée par Cole Porter, l’un des plus féconds, des plus prolifiques auteur-compositeur d’airs à succès (“Night And Day”, “Begin The Beguine”) et de comédies musicales (“Kiss Me Kate”, “Can-Can”) que l’Amérique ait produit avec les Gershwin, Jerome Kern, Richard Rodgers et Irving Berlin. L’accompagnement sobre et raffiné par l’excellent pianiste Garland Wilson convient parfaitement au style de Jean dans cette ballade douce-amère en forme de blues.
“Un seul couvert, Please James”. Lors d’un séjour à Londres au début de l’année 1936, Jean fut séduit par cette chanson écrite et composée par Michael Carr. Après que Jacques Larue eût écrit l’adaptation française, Jean inscrivit cette chanson à son répertoire en prévision du tour de chant qu’il préparait pour la fin de l’année 1936. Garland Wilson est remarquable.
8 à 15 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre dirigé par Wal-Berg avec Alec Siniavine au piano.           
“Ces petites choses”
est de nos jours une chanson plus connue comme un standard de jazz : “These Foolish Things” interprété par les plus grands spécialistes de ce genre musical, musiciens et chanteurs. A l’époque où Jean en donna cette adaptation française, cela était loin d’être le cas. Il avait encore cette chanson à son répertoire en 1984!        
“Seul” est l’adaptation française de “Alone” que l’on peut entendre dans le film “A Night At The Opera” dans lequel, si les Marx Brothers avaient la vedette, le ténor Alan Jones interprétait cette chanson. Heureusement!         
“Vous qui passez sans me voir” reste à ce jour un succès international. Oeuvre de Charles Trénet, paroles (sans oublier l’éditeur Raoul Breton!) et de Johnny Hess pour la mélodie qui fut par la suite complétée et harmonisée par Paul Misraki et Alec Siniavine. La légende veut que le premier jet de cette chanson ait été une création spontanée. Ce qui est certain est que Charles et Johnny offrirent en exclusivité leur chanson à Jean qui la chanta et en fit sa signature de scène sa vie durant. Charles Trénet eut l’élégance de n’enregistrer sa propre version qu’en septembre 1954.     
“La chanson des rues”, dont l’adaptation française est due à Michel Vaucaire, est une chanson allemande écrite et composée par Rudolf Goehr créée, peut-être, par le groupe vocal d’outre-Rhin “Les Comedian Har­monists”. Pour son bref passage sur la scène du théâtre Mogador-Music Hall puis sur celle de Bobino, Jean la mit à son répertoire après l’avoir enregistrée quelques semaines avant dans une belle orchestration par Wal-Berg.          
“Il ne faut pas briser un rêve”, de Jean Jal, fait également partie du tour de chant de Jean et s’inscrit dans le même contexte.
“Plus rien n’existe”, “Mélancolie”, “Pour vous j’avais fait cette chanson”, sont les trois derniers titres gravés par Jean avant son départ pour les Etats-Unis prévu pour la fin de janvier 1937. Ces trois chansons sont typiques du style adopté par Jean après ses passages au music-hall grand public. Il roule les R et développe une voix plus timbrée, privilégiant les notes graves, à la manière des “crooners” américains.
16 - Jean Sablon, accompagné par un ensemble. Direction et arrangement par Norman Cloutier, avec Casper Readon à la harpe.       
“Le doux Caboulot”
doit sa poésie à Francis Carco (1886-1958) soigneu­sement sertie dans une mélodie écrite par Jacques Larmanjat valorisée par une subtile orchestration due à la plume du canadien Norman Cloutier. C’est au cours de sa première séance d’enre­gistrement new yorkaise que Jean, devenant ainsi ambassadeur de la chanson française de qualité, grava ce petit chef-d’œuvre, comme une toile impressionniste, créé avec succès par la grande chanteuse fantaisiste Marie Dubas sur la scène de l’Empire en octobre 1931.
17 et 18 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre. Direction et arrangements par Lou Bring (Claude Thornill).   
“J’ai ta main”
. Jean Sablon, qui réside alors sur la côte ouest des Etats-Unis pour les besoins de ses activités radiophoniques, reprend ce succès que Charles Trénet a enregistré en janvier 1938. L’interprétation de Jean correspond aux critères américains. Toute la fantaisie de la version de Charles Trénet fait place au “glamour” distillé par les “crooners” de la radio américaine. C’est une chose que Jean sait très bien faire. La comparaison entre les deux versions est sans ambiguïté.         
“Two Sleepy People” est une chanson extraite d’un film, “Thanks For The Memory”, totalement invisible depuis bientôt six décennies. A l’époque, c’est un air à succès qui se vend à près d’un million d’exemplaires. Excellent matériel commercial pour Jean qui en grave la version anglaise et la version française. La première est nettement préférable à la seconde dont nous tairons le nom du parolier-adaptateur.

DISQUE 2
1 à 7 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre. Direction et arran­gements Wal-Berg.     
“Paris, tu n’as pas changé”
. Peu avant le 10 mars 1939, date prévue pour sa rentrée parisienne sur la scène de l’ABC, aujourd’hui disparu, Jean Sablon demanda à son vieil ami Jean Nohain de lui écrire une chanson d’entrée. Après plus de deux ans d’absence, Jean se devait de saluer la capitale par un joyeux bonjour... avec des intonations que n’aurait pas désapprouvé Maurice Chevalier.       
“Le fiacre”. Nouvelle dans le tour de chant de Jean, cette chanson est loin d’être une nouveauté puisqu’écrite en 1888 par Léon Fourneau plus connu sous le nom de Xanrof. D’abord chantée par son auteur au Concert du Paradis Latin – l’établissement existe toujours – elle fut créée en ce même lieu en 1890 par la comédienne-mime Félicia Mallet mais surtout popularisée par la diseuse Yvette Guilbert lors de ses passages sur les scènes du Divan Japonais, du Concert Parisien, du Parisiana... Elle en grava un premier enregistrement sur cylindre (Pathé n° 1481) en 1897. L’imitation du pas de cheval de ce fiacre fera poursuivre tranquillement son petit bonhomme de chemin à cette pochade fin de siècle.          
“La valse au village” est une chanson américaine adaptée en français par Louis Poterat. Enregistrée par Jean Sablon et Lys Gauty le même jour, dans le même studio mais pour des marques de disque différentes, les orchestrations présentent quelques variantes entre celle de Wal-Berg pour Jean et de Marcel Cariven pour Lys Gauty. Cette dernière reprit cette chanson dans le spectacle suivant celui de Jean à l’ABC. Léo Marjane compte parmi les nombreux autres interprètes de cette valse aux accents populaires.   
“Allez lui dire que je l’aime”, “Rêverie”, sont deux belles romances de factures différentes. La première, composée par André Cadou sur un texte de Louis Sauvat est une sorte de petit madrigal en forme de valse. Elle fut primée au Concours de la Chanson de l’ABC. La seconde est un slow-fox langoureux dont Jean ne pouvait qu’être l’interprète... rêvé. Au reste n’est-ce pas à sa demande qu’Alec Siniavine et Jacques Larue ont écrit cette bien belle ballade?       
“Mon village au clair de lune” remporta le Grand Prix ABC de la Chanson. En dépit de cette distinction récompensant le travail de Jean Lutèce et Jacques Larue, malgré la parfaite interprétation de Jean et le bon accueil du public de l’ABC, elle n’eut pas le succès escompté. Jean ne l’emporta pas dans ses bagages. Il ne devait l’enregistrer à nouveau qu’en 1979 pour une émission de télévision réalisée par Jean-Christophe Averty : “De France ou bien d’ailleurs” mais ce titre ne fut pas commercialisé.  
“Je tire ma révérence”, chanson écrite en 1935 par Jean et Pascal Bastia pour la partition musicale de leur opérette “Le groom s’en chargera” qui ne garda pas l’affiche bien longtemps. Jean avait refusé de la jouer mais il eut le flair de garder une des chansons de l’opérette, cette charmante ballade offerte aux parisiens quatre ans plus tard. Au fil des ans, Jean terminera son tour de chant par cette chanson à jamais attachée à son nom.
8 à 12 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre. Direction et arrangements Paul Baron.
“Ma mie”
est présentée ici dans sa version originale écrite par le chansonnier montmartrois Jamblan alors qu’il se produisait au cabaret du Lapin Agile dans le milieu des années trente. Jean Sablon emporta cette chanson aux Etats-Unis où elle fit un grand succès chantée par des vedettes telles que Frank Sinatra, Nat “King” Cole, Dinah Shore, Doris Day, Katherine Grayson et bien d’autres lorsque Harold Rome en écrivit les paroles anglaises. “Ma mie” devint alors “All Of A Sudden My Heart Sings”, puis la chanson revint en France. Avec de nouvelles paroles de Jamblan, elle devint “En écoutant mon cœur chanter”. Charles Trénet et Lys Gauty l’enregistrèrent respectivement en mars et en avril 1946. Plus récemment, Mireille Mathieu reprit cette chanson 100% française, même si la gamme appartient à tout le monde.   
“Symphonie” fut un succès international, le plus joué, enregistré et vendu dans le monde. Il ne pouvait échapper à la carrière internationale de Jean qui le chanta souvent, aussi bien en anglais qu’en français. Ce pur produit français d’Alex Alstone, André Tabet et Roger Bernheim s’exporta fort bien.    
“C’est le printemps” est par contre un pur produit made in USA de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II. On peut entendre cette belle chanson dans le film “State Fair” si on a la chance de revoir ce film absent des écrans, même ceux de la télévision, depuis une dizaine de lustres. Le film et la chanson obtinrent une confortable popularité confirmée par l’attribution de l’Oscar 1945 “for the best original song”. Le problème pour Jean, qui désirait avoir une version française, était de trouver un parolier pour l’écrire. Richard Rodgers le persuada que nul autre que lui n’était mieux placé pour ce travail. Jean se mit à l’ouvrage avec l’heureux résultat que l’on peut entendre. Rassemblant les souvenirs de sa jeunesse nogentaise, sa version triompha au Waldorf Astoria de New York.    
“Au Revoir (J’attendrai)”, “La Chanson Des Rues” sont deux reprises spécialement enregistrées pour le marché anglo-américain. Elles figurent ici en raison de leur rareté. Jean les a chantées durant toute son activité artistique. D’origine italienne “Tornerai”, suivant la nationalité et au gré de ses différents adaptateurs et éditeurs, a été titré successivement “Soirs d’amour”, “J’attendrai”, “I’m expecting you”, “Au revoir”, “I’ll Be Yours”, “Esperare” et fort probablement un titre japonais très énigmatique. “La chanson des rues” est devenue, outre Atlantique, “Just To Know You Love Me” avec une belle orchestration de Paul Baron.
13 à 16 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre. Direction et arrangements Paul Baron. “
Laura”
thème et mélodie du film titre réalisé par Otto Preminger. David Raksin est l’heureux compositeur de cette musique envoûtante, onirique comme le portrait de l’héroïne d’un des meilleurs films “noirs” de l’histoire du cinéma américain. Le texte français de Jacques Larue entretient le côté fascinant et mystérieux du personnage de Laura. L’arrangement de Paul Baron est un cadre de velours pour Jean Sablon qui signe là un de ses plus beaux disques.           
“Rhum et Coca-Cola” est un calypso inspiré du folklore de l’île de Trinidad où la décontraction est de règle si l’on en croit les amusants couplets de Francis Blanche. Jean se trouve en parfaite relaxation.         
“Quel beau jour pour moi”. Si Jean Sablon n’avait pas eu un coup de cœur pour cette simple petite chanson américaine, “Oh! What It Seemed To Be”, elle serait restée inconnue en France bien qu’enregistrée par Frank Sinatra. Jean toujours fidèle à ses chansons la réenregistra au moins deux fois, en 1960 et en 1964. Jacques Larue signa l’adaptation de cette gentille amourette d’un dimanche de printemps.          
“Utrillo”. Jean Lutèce et Jacques Larue (toujours lui!) unirent leurs talents pour écrire cette chanson qui évoque les images réalistes de Montmartre peintes par le génial artiste qu’était Maurice Utrillo (1883-1955). Valse romantique, l’arrangement de Paul Baron accentue le climat nostalgique d’une époque révolue. Jean Sablon la chante admi­rablement.
17 et 18 - Jean Sablon, accompagné par un orchestre. Direction et arrangements Guy Luypaerts.       
“Libellule”
est aussi une chanson d’amour comme on n’en écrit guère maintenant. Pour qui toute cette poésie romantique et ces tendres mélodies? Que sont devenus les troubadours qui rendaient beaux les jours difficiles de l’après-guerre? Sauf erreur, Jean Sablon semble avoir été le seul “french troubadour” à avoir gravé cette œuvre sans prétention de René Rouzaud et Guy Luypaerts.          
“La maisonnette”, en espagnol “Ahora Seremos Felices”, tempo di boléro mexicano, musique de Rafael Hernandez, paroles françaises de... Jacques Larue, termine logiquement cette sélection. C’est le genre de chanson que Jean chantait en version originale lors de ses tournées en Amérique latine. Après son tour de chant à l’ABC, du 15 avril au 14 mai 1946, après cette ultime gravure le 17 juin, Jean retrouvera sa chère maison au Brésil. Entouré des siens il va s’accorder un peu de repos. Nous le retrouverons sur les routes de France... de France ou bien d’ailleurs.

For Jean and Carl,
Before the Manège aux souvenirs (Merry-Go-Round of Memories) starts turning, I hope that this small collection of songs demonstrates my true friendship.  Time has altered nothing, for These Foolish Things remind me of you.
J.L. 1996


Jean Sablon selected the songs for his repertoire with taste and insight.  Over the years his warmth brought him success, and a faithful following by his admirers who were under the spell of his elegant style and quality interpretations.

DISCOGRAPHY
All recordings in Paris except when noted. / Tous enregistrements à Paris excepté indiqués.
Disque N° 1 (1933-1938)   
1 -       CE PETIT CHEMIN - Disque Columbia DF 1553 (CL 4538-1)                (m. Mireille - p. Jean Nohain) enregistré le 10 nov. 1933      
2 -       PUISQUE VOUS PARTEZ EN VOYAGE - Disque Columbia DF 1846 (CL 5526-1)              (m. Mireille - p. Jean Nohain) enregistré le 12 déc. 1935        
3 -       VOUS AVEZ DÉMÉNAGÉ MON CŒUR - Disque Columbia DF 1209 (CL 4275-3)              (m. Mireille - p. Jean Nohain) enregistré le 8 avril 1933        
4 -            LA DERNIÈRE BERGÈRE - Disque Columbia DF 1714 (CL 5179-1)                   (m. Alec Siniavine - p. Louis Sauvat) enregistré le 7 janv. 1935    
5 -       RENDEZ-VOUS SOUS LA PLUIE - Disque Columbia DF 1847 (CL 5518-1)              (m. Johnny Hess et Charles Trénet - p. Charles Trénet) enregistré le 7 déc. 1935  
6 -       MISS OTIS REGRETS - Disque Columbia DF 1672 (CL 5177-1)                (m. Cole Porter - p. Louis Hennevé et Louis Palex) enregistré le 7 janv. 1935    
7 -       UN SEUL COUVERT, PLEASE JAMES - Disque Columbia DF 1903 (CL 5651-1)               (m. Michael Carr - p. Jacques Larue) enregistré le 11 mars 1936     
8 -       CES PETITES CHOSES - Disque Columbia DF 1977 (CL 5793-1)                (m. J. Strachey - p. Jacques Larue) enregistré le 19 juin 1936        
9 -       SEUL - Disque Columbia DF 1951-1 - (CL 5795-1)                (m. Nacio Herbert Brown - p. C. Dawson) enregistré le 19 juin 1936        
10 -     VOUS QUI PASSEZ SANS ME VOIR - Disque Columbia DF 1977 (CL 5797-1)                    (m. Johnny Hess et Paul Misraki - p. Charles Trénet et Raoul Breton)                  enregistré le 19 juin 1936
11 -     LA CHANSON DES RUES - Disque Columbia DF 2029 (CL 5905-1)                   (m. Rudolf Goehr - p. Michel Vaucaire) enregistré le 19 oct. 1936        
12 -     IL NE FAUT PAS BRISER UN RÊVE - Disque Columbia DF 2010 (CL 5906-1)                     (m. et p. Jean Jal) enregistré le 19 oct. 1936
13 -       PLUS RIEN N EXISTE - Disque Columbia DF 2147 (CL 6033-1)             (m. Doddy - p. Charles Faure) enregistré le 19 janv. 1937
14 -    MÉLANCOLIE - Disque Columbia DF 2084 (CL 6034-1)                  (m. Wal Berg - p. Louis Hennevé) enregistré le 19 janv. 1937         
15 -     POUR VOUS J’AVAIS FAIT CETTE CHANSON - Disque Columbia DF 2084 (CL 6035-1)                        (m. Alex Siniavine - p. Jacques Larue) enregistré le 19?janv. 1937
16 -          LE DOUX CABOULOT - Disque Gramophone K 8014 (BS 011658-1)                       (m. Jacques Larmanjat - p. Francis Carco) enregistré à New York le 5 août 1937
17 -           J’AI TA MAIN - Disque Victor (US) 26078 (BS 026186-1)                  (m. et p. Charles Trénet) enregistré à Hollywood le 12 oct. 1938           
18 -     TWO SLEEPY PEOPLE - Disque Victor (US) 26092 (BS 026187-1)                     (m. Hoagy Carmichael - p. Frank Loesser) enregistré à Hollywood le 12 oct. 1938

Disque N° 2 (1939-1946)         
1 -       PARIS, TU N’AS PAS CHANGÉ - Disque Gramophone K 8320 (OLA 3015-1)             (m. Alec Siniavine - p. Jean Nohain) enregistré le 4 avril 1939       
2 -       LE FIACRE - Disque Gramophone  K 8320 (OLA 3009-1)                      (m. et p. Léon Xanrof) enregistré le 25 mars 1939    
3 -       LA VALSE AU VILLAGE - Disque Gramophone K 8348 (OLA 3008-1)                  (m. Vincent Rose et Larry Stock - p. Louis
Poterat) enregistré le 25 mars 1939  
4 -     ALLEZ LUI DIRE QUE JE L’AIME - Disque Gramophone K 8348 (OLA 3007-1)             (m. André Cadou - p. Louis Sauvat) enregistré le 25 mars 1939     
5 -          RÊVERIE - Disque Gramophone K 8321 (OLA 3019-1)          (m. Alec Siniavine - p. Jacques Larue) enregistré le 7 avril 1939  
6 -     MON VILLAGE AU CLAIR DE LUNE - Disque Gramophone K 8321 (OLA 3020-1)              (m. Jean Lutéce - p. Jacques Larue) enregistré le 7 avril 1939     
7 -       JE TIRE MA RÉVÉRENCE - Disque Gramophone K 8297 (OLA 3010-1)            (m. Pascal Bastia - p. Jean Bastia et Jean de Wissant) enregistré le 25 mars 1939    
8 -     MA MIE - Disque Brunswick (E) 03395 (W-70788-A)                   (m. et p. Jamblan) enregistré à New York le 28 mai 1942          
9 -       SYMPHONIE - Disque Odéon (brésilien) X-288.864 (W-73253-A)           (m. Alex Alstone - p. André Tabet et Roger Bernstein)                    enregistré à New York le 18 déc. 1945       
10 -   C’EST LE PRINTEMPS - Disque Odéon (brésilien) X-288.864 (W-73254-A)              (m. Richard Rodgers - p. Jean Sablon et J. Geiringer Tallon)                   enregistré à New York le 19 déc. 1945       
11 -   AU REVOIR (J’attendrai) - Disque Brunswick (E) 03858 (W-73393-A)                (m. Dino Olivieri - p. Louis Poterat et L. Sievier) enregistré à New York le 25 fév. 1946     
12 -   LA CHANSON DES RUES - Disque Brunswick (E) 03858 (W-73394-A)                      (m. Rudolf Goehr - p. Michel Vaucaire et Al Stillman) enregistré à New York le 25 fév. 1946
13 -          LAURA - Disque Voix de son Maître SG 219 (OLA 4596-1)                (m. Milton Raksin - p. Jacques Larue) enregistré le 18 mai 1946
14 -  RHUM ET COCA-COLA - Disque Voix de son Maître SG 219 (OLA 4597-1)               (m. Jerri Sullavan et Paul Baron - p. Francis Blanche) enregistré le 18 mai 1946     
15 -          QUEL BEAU JOUR POUR MOI - Disque Gramophone K 8701 (OLA 4598-1)                   (m. Frankie Carle et Bennie Benjamin - p. Jacques Larue) enregistré le 18 mai 1946
16 -      UTRILLO - Disque Gramophone K 8701 (OLA 4599-1)             (m. Jean Lutéce - p. Jacques Larue) enregistré le 18 mai 1946
17 -   LIBELLULE - Disque Gramophone K 8705 (OLA 4633-1)                     (m. Guy Luypaerts - p. René Rouzaud) enregistré le 17 juin 1946         
18 -   LA MAISONNETTE - Disque GRAMOPHONE K 8705 (OLA 4634-1)             (m. Rafael Hernandez - p. Jacques Larue) enregistré le 17 juin 1946

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