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ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1949
Vol. 5 

Johnnie Lee Wills • Wynonie Harris • Fats Domino • Sons of the Pioneers • Goree Carter • B.B. King • Jerry Irby • Joe Lutcher • Don McCord • Roy Brown • Jesse Thomas • Sticks McGhee • Champion Jack Dupree • Tennessee Ernie Ford • Louis Innis • Pee Wee Hughes • Dave Bartholomew • Ralph Willis • Floyd Dixon • Arthur “Big Boy” Crudup • Ramblin’ Tommy Scott • Lester Williams • Ole Rasmussen • Johnny Otis • Moon Mullican • Louis Jordan • Roy Milton • Little Jimmy Dickens • Dan Pickett • Tommy Duncan • Wayne Raney • Lalo Guerrero • Tommy Mooney • Smilin’ Smokey Lynn • Big Joe Turner.



Le Rock’n’Roll a semblé surgir de nulle part, soudain inventé par Elvis Presley et Bill Haley vers 1954-55. Mais comme l’Amérique existait bien avant sa «découverte» par Christophe Colomb en 1492, la musique que l’on qualifiera de Rock’n’Roll dans les 50’s existait pratiquement telle quelle et sous d’autres noms dès la fin des années 30. Elle était le fruit d’une longue évolution des musiques sudistes (cf Rock’n’Roll vol.1, 2, 3 & 4 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353 & 354) et d’échanges permanents entre elles. La grande vague du Rock’n’Roll des 50’s n’est en fait que sa soudaine médiatisation, notamment à travers le cinéma (Rock Around The Clock), les télévisions (Ed Sullivan Show) et le disque. Elle correspond à la «découverte» des traditions musicales sudistes par les Etats Unis du Nord Yankee puis à sa diffusion à travers l’Europe et le monde entier. Ce mouvement de reconnaissance des traditions sudistes qui commence ainsi ne s’arrêtera plus et se déclinera en «folk boom» du début des 60’s, «blues revival» à travers les groupes britanniques et nourrira pendant longtemps l’évolution de la nébuleuse rock... Cette série - «Roots of Rock’n’Roll» - se propose de suivre année par année l’évolution de l’Amérique roulant et tanguant au rythme des disques diffusés sur les radios et dans les juke-boxes. L’Histoire en tapant du pied!

1949: OTAN ET RHYTHM & BLUES
L’année 1949 est marquée aux Etats Unis par une légère récession économique, en fait une inadéquation entre la production et une très forte demande de nouveaux biens de consommation. Mais cela suffit à faire resurgir le spectre de LA Dépression de 1929. Les syndicats multiplient alors les grèves, faisant douter quelques mois de la réalité de la puissance économique américaine. Sur le plan extérieur, l’engagement antisoviétique des Etats Unis en Europe se concrétise par la création de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) le 4 avril 1949.Mais, dans le domaine de la musique et du show business, il est un autre événement qui récapitule les grands changements de l’Amérique de l’après-guerre: la création officielle du terme Rhythm & Blues et d’un classement des ventes de disques dans ce secteur, la musique noire. C’est la visibilité nouvelle des Noirs et surtout leur niveau de vie dans les villes qui a progressivement créé à partir de 1940-43 un grand marché du disque «de couleur», sans commune mesure avec ce qui existait avant guerre. Les juke-joints ruraux n’auraient jamais pu capitaliser une telle demande. De nombreuses salles de spectacle, de théâtres, de conventions sont mises en place dans les quartiers noirs des grandes et des moyennes villes. Le signe le plus tangible de cette émergence est la constitution de très nombreuses organisations de tournées d’artistes noirs qui permettent à des hommes d’affaires d’investir dans ce secteur soudain jugé rentable. Irving Mills et le GAC; la Berle Adams Organization; MCA; Consolidated Radio Artists; les Frederick Brothers; William Morris; Phil Shelly; Bert Gervis. Beaucoup de ces entrepreneurs sont basés à Chicago, la ville où le spectacle noir s’est le plus développé durant les années 40. Mais, à leur instar, d’autres centres apparaissent très vivants et suscitent des vocations similaires: Harold Oxley à Los Angeles; Jolly Joyce à Philadelphie; Joe Glaser et Moe Gale à New York...      

Toutes ces activités, plus une élévation continue du niveau de vie des travailleurs noirs dans les cités industrielles, engendrent à leur tour un accroissement très fort de la demande durant toute la décennie: multiplication des théâtres et des salles de spectacle, incroyable éclosion de cabarets à tous les coins de rues, multiplication des juke-boxes partout où cela est possible (stations services, cafétérias, même dans certaines usines!), fringale de nouveaux disques. Tout cela représente en fin de compte beaucoup de dollars. Un fait qui ne laisse certainement pas insensible l’industrie du disque.Le très officieux magazine Billboard, vitrine de cette industrie phonographique, décide de prendre en compte ce phénomène. Il crée en octobre 1942 le Harlem Hit Parade, un classement qui comprend des disques de Swing pour les Noirs ou supposés tels (beaucoup de grands orchestres blancs sont présents). Ce classement est d’abord limité à quinze titres puis, progressivement, il sera étendu à 40 (Top 40). En 1945, le Harlem Hit Parade base son classement d’après les stations de radio à destination des Noirs, des structures qui n’existaient pas avant la guerre mais qui se développent très vite. Ce classement prend aussi en compte les parutions de ces nombreux labels indépendants qui se sont créés durant l’après-guerre à destination en partie ou en totalité du public noir des villes. En 1946, le Hit Parade s’affine sérieusement: il inclut les chiffres de ventes par disque et par titre communiqués par les magasins situés dans les ghettos. Ce Harlem Hit Parade est alors essentiellement composé d’artistes noirs de tous genres, blues d’inspiration rurale inclus, un genre qui fait un retour en force inattendu auprès des acheteurs, migrants nostalgiques d’un Sud dont on ne conserve que les bons souvenirs! Au fur et à mesure, le terme «Harlem», avec une forte connotation de musique jouée par des grands orchestres et de situation new-yorkaise, apparaît inapproprié et même quelque peu démodé. Comme les Noirs achètent désormais presque autant de bluesmen d’inspiration rurale (Hopkins, Muddy, Hooker) que de chanteurs d’orchestres simili-Swing, qualifiés de «Rythme» par les compagnies de disques, Billboard décide de transformer le nom Harlem Hit Parade en Rhythm & Blues. Le journal annonce ce changement dans sa parution du 17 juin 1949. Il deviendra effectif la semaine suivante, le numéro du 25 juin 1949. Le Rhythm & Blues est officiellement né ce jour-là! Même si le genre de musique qu’il qualifiait existait telle quelle depuis une bonne décennie! Il en sera tout-à-fait de même pour le Rock’n’Roll.

LEW CHUDD ET ANTOINE «FATS» DOMINO
Il faut à nouveau souligner le rôle déterminant des producteurs indépendants dans l’évolution de la musique populaire américaine et la création du phénomène Rock’n’Roll.L’un d’eux, Lewis Chudd est venu au disque par la radio. Dans les 30’s, il produit un programme de radio très populaire intitulé «Let’s dance» à Los Angeles. Il y présente Benny Goodman mais aussi des orchestres noirs, ce qui est alors facilement accepté par le public californien, bien plus ouvert que dans le reste des Etats Unis. Il fonde en 1943 le label Crown, destiné à enregistrer des artistes de jazz locaux. L’entreprise tourne court. Chudd cède alors Crown. Désillusionné par les ventes de jazz, Chudd crée Imperial Records en 1945 avec un oeil vers le foisonnant marché mexicain, totalement négligé par les majors. Cet Imperial hispanique vivote jusqu’en 1949. Le succès des orchestres de Rhythm & Blues californiens pousse Lew à tenter d’avoir sa part de ce marché. Mais tous les artistes de talent à Los Angeles ou San Francisco semblent sous contrat et peu désireux de quitter des labels établis et parfois très prospères pour une compagnie qui ne vend des disques qu’aux hispaniques! Chudd pense gagner New York mais il se rend d’abord à la Nouvelle Orléans, une ville qu’on lui a dit foisonner de talents jusqu’alors non enregistrés. Il prend contact avec le chef d’orchestre Dave Bartholomew qui anime largement la scène néo-orléanaise ainsi qu’avec Cosimo Matassa qui vient de créer ses propres studios professionnels (les premiers du genre) à la Nouvelle Orléans.   Fin 1949, Lew Chudd gagne la «cité en croissant» des bords du Golfe du Mexique. Il descend au Jung Hotel, rencontre le très influent DJ Duke Field (Poppa Stoppa), lui demande s’il connaît des artistes noirs populaires. Poppa lui parle d’un jeune pianiste «grassouillet» d’origine cajun, Antoine Domino, qu’il avait entendu dans Good Town, un quartier noir aux rues non pavées. Chudd rencontre aussi en chair et en os Dave Bartholomew qui l’impressionne très fortement. Bartholomew, un chef d’orchestre local fort réputé (il avait joué de la trompette dans l’orchestre de Duke Ellington), emploie souvent Domino aux claviers et ne tarit pas d’éloges sur celui qu’il considère comme un artiste plein d’avenir.

Chudd, Bartholomew et Field décident de rencontrer Domino. Avec précaution (il est alors inadmissible qu’un blanc et un noir soient ensemble conduits par un blanc dans le Sud), ils prennent un taxi. L’histoire ou la légende veut que Field et Bartholomew se cachent derrière le siège du chauffeur! Quoi qu’il en soit, ils arrivent dans un bar tenu par un italien, le Dewdrop Inn. Ce soir-là, c’est un certain Lloyd Price qui chante, accompagné par Domino. Chudd, chaudement encouragé par Bartholomew, décide de prendre en main le jeune Antoine Domino, très intimidé, et de le lancer sur le marché du Rhythm & Blues. Chudd l’enregistre à Cosimo Records (le studio de Matassa) le 10 décembre 1949. The Fat man pénètre d’emblée dans les dix premières places du nouveau Top Rhythm & Blues. Ce succès ouvrira la voie à de nombreux autres. C’est en fait grâce à Domino que Imperial devient un label de Rhythm & Blues! Le style de Domino, désormais surnommé «Fats» autant par sa corpulence que grâce à son succès, bouillonnant, plein d’humour et de vitalité est totalement dans le moule du Rhythm & Blues de l’époque. Son piano est largement inspiré des jeux du texan Amos Milburn et de celui de son compatriote louisianais, le Professeur Longhair. Quelques différences cependant: il chante avec un fort accent «français» cajun, ce qui, alors, lui confère un charme spécial. Et il est bien plus jeune que ses concurrents... Fats Domino sera qualifié quelques années plus tard de «Pionnier du Rock’n’Roll! Cela est autant dû à sa musique qu’à un de ses succès de 1955, Ain’t that a shame qui pénètre dans les Hit Parades Rhythm & Blues mais aussi Pop. Fats réussira même, et pour la première fois, à éclipser la cover version blanche de son titre, une mièvre copie par le diaphane Pat Boone.

NOIRS ET BLANCS EN AMERIQUE : UN ECHANGE PERMANENT
Quelle que soit la réalité de la ségrégation institutionnelle du Sud des Etats Unis, les échanges musicaux entre Blancs et Noirs ont toujours été constants. Rag mop qui ouvre ce coffret est une composition de Johnnie Lee Wills qu’il a enregistrée pour Bullet, un label de Nashville, fin 1949. Dans une interview au magazine Old Time Music (n° 15), Wills raconte comment le morceau a été inventé sur l’instant. Quelqu’un ayant fait allusion à la poussière du studio et à la nécessité de passer un chiffon pour pouvoir respirer, les musiciens se sont mis à improviser sur ce thème. Le succès de Rag mop sera énorme et permettra même à Bullet de vivre quelques années supplémentaires. Johnnie Lee Wills cartonne dans les classements Country & Western. Le titre est repris en janvier 1950 par les Ames Brothers, un trio vocal blanc du Massachusetts, qui l’installent très haut dans le classement Pop. Enfin, Louis Jordan l’enregistre et en fait un succès du Rhythm & Blues!Il est aussi intéressant de s’attarder sur What’s the matter with the mill. C’est un morceau gentiment osé, enregistré à deux guitares dans un style très rural, au début des années 30 par Memphis Minnie/ Joe Mc Coy. Sauf erreur, le morceau ne sera alors pas repris par des artistes noirs. C’est le chef d’orchestre Bob Wills qui le transforme radicalement en une pièce rythmée et décapante, totalement différente de l’original, qui deviendra un standard du Western Swing (cf Bob Wills FA 164). Le titre appartiendra dès lors au répertoire de la country music. La version, un chef d’oeuvre de swing, que nous en donnons ici par Moon Mullican sous le titre Ain’t get no grindin’ inspirera en fait Muddy Waters qui reprendra ce morceau dans les années 70. Muddy ne savait pas que ce morceau faisait partie du song book de Memphis Minnie et le définissait comme «une pièce de Honky Tonk par ce cow-boy qui jouait du piano».L’influence a de toute évidence fonctionné dans les deux sens. Les musiciens blancs et noirs s’appréciaient et s’écoutaient, quand ils n’enregistraient pas ensemble sous des noms d’emprunt pour ne pas déclencher la fureur des mouvements ségrégationnistes. Mais, pour les musiciens comme pour une large partie du public, il n’y avait pas de barrière réelle. D’innombrables exemples d’influence noire ont été justement mis en avant, mais l’influence musicale des Blancs sudistes sur les Noirs a aussi été toujours très importante. Blues stay away from me, une composition et un succès des Delmore Brothers sera repris avec succès par Lonnie Johnson et B.B. King! N’oublions pas non plus qu’entre 1956 et 1963, Elvis Presley aura eu 28 titres dans le classement Rhythm & Blues, réservé à la musique noire, et quatre d’entre elles atteindront le nu­méro un!. En tout, Presley sera présent dans ce Hit Parade «noir» durant 227 semaines.

LES ARTISTES:
Dave BARTHOLOMEW: Ce trompettiste et chef d’orchestre (né en 1920) a eu une influence considérable sur la scène musicale de la Nouvelle Orléans. Fils d’un musicien de Dixieland, Dave dirige sa propre formation dès 1946 qui comprend le batteur Earl Palmer et le saxophoniste Red Tyler. En 1949, il enregistre sa première séance qui comprend le rockant Ain’t gonna do it. Mais c’est surtout comme producteur, arrangeur et découvreur de talents que Bartholomew s’affirme. Il est notamment responsable de la découverte de Fats Domino. Dans les années 50, il est salarié du label Imperial et se trouve au centre de toute la production discographique néo-orléanaise, composant, arrangeant et produisant.

Roy BROWN: Ce puissant chanteur (1925-1981) de la Nouvelle Orléans a connu un succès énorme entre 1947 et 1953, restant presque continuellement au sommet des Hit Parades de Rhythm & Blues. Roy Brown commence une carrière musicale en copiant ses idoles de jeunesse, Bing Crosby et Frank Sinatra! Mais il s’impose plus sûrement auprès du public noir à la manière des blues shouters comme Big Joe Turner. A la tête de son orchestre, les Mighty Men, Roy Brown connaît quelques années de gloire à partir de 1947 avec des compositions, blues ou ballades, entre ironie mordante, humour franchement macabre et poésie imagée. Comme presque toutes les vedettes du Rhythm & Blues, le succès de Roy décline après 1954 et malgré quelques tentatives de renouvellement (il réussit quelques beaux titres fleurant le Rockabilly) il n’émarge pas au courant du Rock’n’Roll qu’il a pourtant contribué à définir, comme on peut l’entendre avec ce savoureux Butcher Pete.

Goree CARTER: Ce natif de Houston (1930-90) a fait partie de la grande école de guitare texane. Il a beaucoup enregistré mais, cantonné au Texas, il n’a pas connu la renommée d’un Gatemouth Brown ou d’un T-Bone Walker. Il est pourtant un guitariste remarquable aux idées avancées. Rock awhile, son seul vrai succès, semble avoir fort inspiré le jeu d’un Chuck Berry qui reprendra souvent note pour note l’introduction de ce morceau.

Arthur CRUDUP: Le bluesman du Delta Arthur «Big Boy» Crudup (1905-74) a été parfois surnommé le «Père du Rock’n’Roll» parce que Elvis Presley a obtenu son tout premier succès en reprenant et adaptant son That’s all right mama (cf Rock’n’Roll 1938-46 FA 352). Presley a déclaré avoir calqué une partie de son jeu de scène sur la manière qu’avait Crudup d’animer les juke-joints noirs. L’oeuvre d’Arthur Crudup, copieuse et quelque peu monotone, contient une tentative originale d’orchestrer le Delta blues, très différente de ce que feront les groupes de Chicago. L’interaction très soudée de la guitare uniquement rythmique, de la batterie et de la contrebasse évoque effectivement en partie le futur son des disques Sun comme on peut l’entendre sur ce vigoureux Shout, sister, shout.­

Little Jimmy DICKENS: (né en 1920) a été une des grandes vedettes du Grand Ole Opry de Nashville durant les années 50. Ballades, boogies, country traditionnelle ou pièces à l’humour débridé... Tout ce que Dickens a enregistré est généralement excellent. Son guitariste Grady Martin qui sera un des piliers du Rockabilly est déjà présent sur ce A-sleeping at the foot of the bed qui date de la première séance gravée par Dickens. Si la musique de Dickens a souvent anticipé l’arrivée du Rock’n’Roll, ses manières et son apparence le cataloguent dans la country music d’une autre époque.

Floyd DIXON: Un émule de Charles Brown et Amos Milburn, Floyd Dixon (né en 1929) est même allé jusqu’à remplacer Charles dans les Three Blazers de Johnny Moore! Floyd, un pianiste expressif et un chanteur à la voix voilée et incroyablement bluesy, a enregistré une oeuvre copieuse ponctuée de belles réussites comme ce Rockin’ at home, revigorant en diable. Floyd est toujours actif en studio et sur scène.

Antoine «Fats» DOMINO: Antoine Domino (né en 1928) est un des premiers grands héros du Rock’n’Roll à apparaître dans cette série. D’ascendance cajun, Fats joue dans les clubs de la Nouvelle Orléans après son travail en usine. Il est repéré par le chef d’orchestre Dave Bartholomew qui le fait enregistrer en 1949 sur le label Imperial. The Fat man, son premier disque, est un succès immédiat. Domino devient ainsi «Fats» et passe du statut de vedette locale à une star du Rhythm & Blues puis une des étoiles du Rock’n’Roll, un parcours alors extrêmement rare pour un Noir. Il enregistre une kyrielle de «tubes» internationaux qui le propulsent sur les scènes des grands festivals et des salles de Las Vegas et qui seront repris par des dizaines d’artistes, de Going home et Walking by myself jusqu’à Walking to New Orleans...

Tommy DUNCAN: (1911-67) a été pendant seize ans le chanteur vedette des Texas Playboys de Bob Wills (cf Bob Wills FA 164) et a joué un rôle essentiel dans le succès phénoménal de l’orchestre. Fortement influencé au départ par Jimmie Rodgers et Bing Crosby, Duncan a progressivement inclus dans son style vocal fait de décontraction, affectation élégante, puissance et sophistication, une partie des caractères des chanteurs noirs de grands orchestres de jazz et du blues californien des années 40. En 1948, Duncan quitte Wills et forme ses Western All-Stars, un groupe plus tourné vers le Honky Tonk et le Country boogie. Le succès est immédiat avec Chattanooga shoe shine boy. Bien que son âge l’empêchera vraiment de devenir une vedette du Rock’n’Roll, Duncan émargera sans problème au genre avec des pièces comme Daddy loves Mommyo.

Champion Jack DUPREE: Le pianiste et chanteur de la Nouvelle Orléans, Champion Jack Dupree (1910-92) a développé une longue carrière musicale après une courte expérience de boxeur. Son style marqué d’abord par Leroy Carr puis de plus en plus personnel a joué un rôle rarement crédité mais relativement important dans l’élaboration du jeu de piano de la Nouvelle Orléans qui culminera avec Professor Longhair et Fats Domino. Dupree a enregistré nombre de chefs d’oeuvre, blues sombres et boogies endiablés comme ce Rub a little boogie, enregistré à New York en compagnie de Brownie Mc Ghee.

Tennessee Ernie FORD: (1919-91) a été un des grands noms de la country music des années d’après-guerre, enregistrant des dizaines de succès. Accompagné de certains des meilleurs musiciens de la country californienne d’alors, très jazzy et swinguante, Ford enregistre une magnifique série de boogie-woogies à la sauce country comme ce célèbre Smoky mountain boogie. Sens du swing, arrangements musclés, textes à l’humour corrosif, de telles pièces influencées par le Western Swing et le Rhythm & Blues noir annoncent nettement le Rock’n’Roll. Mais au milieu des années 50, Tennessee Ernie Ford ne participe pas à ce dernier courant qu’il a pourtant contribué à créer. Il préfère jouer de son physique de séducteur aux moustaches avantageuses afin de cajoler les auditrices sudistes d’âge mûr, devenant un des meilleurs crooners de la country pop.

Lalo GUERRERO: Ce chef d’orchestre mexicain a connu une certaine popularité des deux côtés de la frontière entre 1947-52 avec des boogies en langue espagnole qui utilisaient quantité d’expressions à double sens. Marijuana boogie fait l’éloge de cette substance et, surtout, invite à la danse et au flirt.

Wynonie HARRIS: (1915-69) a été un des grands précurseurs noirs du Rock’n’Roll. Il a débuté dans l’orchestre de Lucky Millinder avant d’entreprendre une carrière personnelle très fructueuse. Son extrême décontraction, sa présence scénique forte et sa prédilection pour les rythmes trépidants lui ont valu une grande popularité parmi les Noirs. Il a été présent sur presque tous les volumes de cette série et All she wants to do is rock que nous présentons ici est un autre de ses succès qui anticipent si exactement le Rock’n’Roll. Pourtant, lui aussi vrai grand précurseur du genre, connaîtra une éclipse presque totale quelques années plus tard.

Pee Wee HUGHES: On ne sait pas grand’chose de ce chanteur et harmoniciste, sans doute originaire de la Louisiane, qui a enregistré une poignée de titres très rythmiques à la Nouvelle Orléans en 1949. Country boy blues, un véritable festival de joie de jouer, est de toute évidence inspiré par The honeydripper de Joe Liggins.

Louie INNIS: Ce natif de l’Indiana (né en 1920) est un des meilleurs chanteurs de Honky Tonk des années 50’s, Un excellent guitariste rythmique, il s’installe à Cincinnati et enregistre derrière de nombreux artistes tels Hank Penny, Red Foley ou les Delmore Brothers. Il grave certains des meilleurs country boogies de la période 1949-55, accompagné de remarquables musiciens comme le guitariste Zeke Turner. En 1949, Jug band boogie sera un petit succès. Innis, comme beaucoup de précurseurs du Rockabilly, sera incapable d’émarger à ce courant. Il disparaît progressivement de la scène musicale après 1960 et on ne sait même pas s’il est toujours en vie.

Jerry IRBY: Irby (1917-1983 ou 1988?) est un de ces musiciens de Western Swing dont la musique annonçait si nettement le Rockabilly auquel il participera d’ailleurs notablement. Il a produit de nombreux country boogies musclés. Irby, un fils d’ouvrier du pétrole, fuit les derricks et embrasse une carrière musicale à l’âge de quatorze ans, jouant de la guitare et chantant dans divers orchestres de Western Swing. En 1945, Jerry, un chanteur aux intonations très bluesy forme ses Texas Ranchers qui comprend les puissants guitaristes Elmer Christian et Woodrow Carter. Leur style est résolument novateur, un Honky Tonk swinguant en diable sur de très nombreuses pièces rapides comme cette première mouture de son succès Too many women.

Louis JORDAN: (1908-75) Il est un des grands concepteurs du Rhythm & Blues. Il apprend le saxophone très jeune, tourne avec les Rabbit Foot Minstrels, accompagne Ma Rainey, Ida Cox et même Bessie Smith avant de figurer dans les orchestres de jazz de Louis Armstrong, Clarence Williams et Chick Webb. En 1938, Louis, un irrésistible showman, décide de devenir leader et forme les Tympany Five, signe un contrat avec Decca, une association qui va durer jusqu’en 1954! Louis Jordan développe un show incroyablement entraînant qui marie swing, burlesque et danse. Ce sens de l’humour et du mouvement baigne ses plus grandes réussites discographiques comme ce Saturday night fish fry dont nous proposons ici l’intégrale.

B.B. KING: Après John Lee Hooker et Muddy Waters, c’est un grand plaisir d’accueillir dans cette série les débuts d’un autre grand bluesman, Riley Ben King (né en 1925) qui règne sur le genre depuis cinquante ans. Un temps instituteur rural, King s’installe définitivement à Memphis en 1948, déterminé à «devenir une star». Il est alors très influencé par le jeu de guitare swinguant et jazzy de Lonnie Johnson, T-Bone Walker et Charlie Christian. C’est sur leur modèle qu’il forme son premier orchestre avec lequel il enregistre pour Bullet, un petit label de Nashville, en 1949 dont ce Take a swing with me. Parallèlement, King trouve un emploi de disc-jockey sur une des principales stations de radio de Memphis. Sponsorisé par Pepticon, une marque de tonic, Riley devient Blues Boy (B.B.) King qui, tous les soirs, présente les nouveaux disques de blues aux auditeurs noirs. Cela permet aussi à B.B. de faire la promotion de sa musique, disques et concerts, et de s’affirmer très rapidement comme un des jeunes bluesmen importants de la ville. Sa réputation lui permet de signer un contrat avec le label californien Modern, un des principaux indépendants de l’après-guerre pour qui B.B. King enregistrera durant les dix années suivantes une oeuvre prolifique.

Joe LUTCHER: Ce saxophoniste et chanteur, chef d’orchestre de Rhythm & Blues est le frère de Nellie Lutcher. Il débute avec Nat King Cole avant de signer sur Capitol puis Specialty, Modern, Peacock. Malgré une oeuvre de qualité et des boogies souvent dévastateurs dont ce formidable Rockola, il ne connaît guère le succès. Il abandonne la musique pour se consacrer à la religion en 1957 lorsque les Russes lancent le premier Sputnik dans l’espace, événement que le musicien interprète comme un signal divin.

Smilin’ Smokey LYNN: Un «blues shouter» californien sur lequel on ne sait pas grand’chose, Smilin’ Smokey a enregistré une douzaine de titres entre 1949 et 1952. Sa musique pleine d’une fureur sauvage, comme dans ce Run, Mr Rabbitt, Run évoque les manières d’un Little Richard.

Don Mc CORD: Ce steel-guitariste et chef d’orchestre de Dallas semble avoir autant enseigné la musique que joué dans les bars et les stations de radio locales. Son irrésistible Can’t live without you possède une grande réputation parmi les amateurs de Country boogie. Le titre est chanté par le pianiste Paul Blunt qui, lui, enregistrera de façon conséquente durant les années 50.

Sticks Mc GHEE: Bien que Sticks (1917-61), contrairement à son frère Brownie, soit mort complètement démuni et méconnu, il a obtenu un succès considérable avec deux versions de Drinkin’ wine spo-dee-o-dee (cf Rock’n’Roll 1947, FA 353), un titre qui deviendra un standard du Rock’n’Roll via Jerry Lee Lewis. Il ne renouvellera hélas jamais ce succès. Mais ce n’est pas faute d’avoir gravé de bien beaux titres comme cet étincelant Venus dans lequel brille une fois de plus Brownie Mc Ghee.

Roy MILTON: (1907-1983) Le «Grand-père du Rhythm & Blues», Roy Milton a connu une énorme popularité parmi les Noirs entre 1945 et 1953 avec des «tubes» comme R.M. Blues, Milton’s boogie, Rainy day, Confession blues, Them there eyes, The numbers’ blues. Il est assurément un des fondateurs du Rhythm & Blues californien et son influence sur l’émergence du Rock’n’Roll est évidente à l’écoute de titres comme ce Waking up baby.

Tommy MOONEY: Ce musicien du Western Swing californien demeure encore un inconnu. Son Bingo boogie (une hilarante ode au célèbre jeu, peut-être la seule et unique) a été réédité plusieurs fois et est considéré comme un petit classique du genre.

Moon MULLICAN: Aubrey «Moon» Mullican (1909-67) a été un des principaux concepteurs du Honky Tonk puis du Country boogie. Ce texan commence sa carrière durant les années 30 au sein de plusieurs groupes de Western Swing, notamment les Texas Wanderers et les Modern Mountaineers, participe à l’élection de Jimmie Davis comme gouverneur de la Louisiane en accompagnant le candidat-chanteur! Puis il entame une carrière en vedette pour le label King. Son jeu de piano extrêmement puissant et balançant (pumping piano) a été la source d’influence essentielle d’innombrables pianistes de Country Music dont Jerry Lee Lewis, Roy Hall, Merrill Moore, Floyd Cramer. Nombre de ses compositions (pleines d’humour et de verve) ont été reprises par quantités d’artistes de Country ou de Rhythm & Blues. Moon, un précurseur immédiat du Rock’n’Roll, a réussi - malgré le handicap de son âge - à émarger à ce courant dans les années 50. Il a enregistré plusieurs versions de What’s the matter with the mill. Mais celle que nous présentons ici sous le titre de Ain’t get no grindin’ est une des grandes réussites rockantes de cette année 1949. On imagine que lorsqu’il jouait ainsi Moon, selon sa carte de visite, réussissait vraiment à faire «swinguer les bouteilles de bière».

Johnny OTIS: (1921) est un des rares chefs d’orchestre blancs du Rhythm & Blues. Fils d’immigrés grecs très pauvres, Otis a vécu toute sa vie dans le ghetto noir de Los Angeles. Auto-proclamé «nègre blanc» et le «Parrain du Rhythm & Blues», Johnny a été élevé dans le culte des grands orchestres de Swing, notamment celui de Count Basie. Il tient les claviers ou la batterie dans plusieurs formations de Rhythm & Blues, celles de Harlan Leonard et de Count Prince Matthews. Il enregistrera à partir de 1945 une oeuvre riche de succès et de rythme. Il a découvert quantité d’artistes noirs dont Little Esther Phillips, Little Willie John (le créateur de Fever), Mel Walker, Marylin Scott, Big Mama Thornton, Jackie Wilson ou Hank Ballard.

Dan PICKETT: Ce magnifique bluesman (né James Founty à une date inconnue) est probablement originaire de l’Alabama. Il a enregistré quinze titres en août 1949 à Philadelphie pour un petit label local. Il semble qu’il ait joué quelque temps dans les rues de Philadelphie et de New York avant de disparaître totalement. L’influence de Tampa Red est évidente sur Baby don’t you want to go, une vigoureuse version de Sweet home Chicago.

Wayne RANEY: (1921-93) a appris l’harmonica dans sa petite enfance passée dans les champs de coton de l’Arkansas. Il développe un style d’harmonica direct et expressif, très bluesy, sous l’influence de Lonnie Glosson et De Ford Bailey. Après la guerre, il s’associe avec Lonnie et sa rencontre avec les Delmore Brothers est déterminante. Il enregistre derrière eux quantité de titres, des country boogies formidables et plusieurs morceaux sous son nom comme cet excellent Pan American boogie. Il enregistrera des titres de Rock’n’Roll comme Shake, baby, shake. Puis, il embrasse la religion dans les années 60, crée son propre label Rimrock pour lequel il grave de nombreux microsillons, écrit (avec Lonnie Glosson) une méthode d’harmonica très influente (elle est diffusée sur plus de 200 stations de radio du Canada au Mexique) et vend par correspondance les harmonicas de sa fabrication. Il a aussi écrit son autobiographie qui fourmille d’anecdotes.

Ole RASMUSSEN: Ce vétéran des orchestres de Western Swing a tardivement créé son propre ensemble, les Nebraska Cornhuskers qui a abondamment enregistré une oeuvre pleine de verve et de swing entre 1945 et 1955 en Californie.

Ramblin’ Tommy SCOTT: La carrière de Tommy Scott (né en 1917) est extrêmement versatile. Acrobate, chanteur, clown dans divers medicine shows, il est comédien blackface dans plusieurs tournées de Vaudeville, acteur de western, enregistre avec Charlie Monroe, devient le représentant de Herb-O-Lac, un élixir-miracle, tout en réussissant à apparaître sur la scène du Grand Ole Opry de Nashville. Son dynamisme, son authenticité, sa bonne humeur contagieuse lui assurent un petit triomphe. Il monte alors un spectacle itinérant dans la grande tradition des shows d’antan. Le Country Caravan and Hollywood Hillbillies qui comprend autant de musiciens que d’acteurs de westerns tourne sans cesse à travers tous les Etats Unis. Scott qui n’avait gravé que quelques disques, de facture très traditionnelle, depuis 1936 sent les changements de goût de son public. Il enregistre alors une série de pièces de Country boogie endiablées puis des morceaux de proto-Rockabilly qui lui assurent aujourd’hui une place dans le coeur des fans de ce genre.

SONS OF THE PIONEERS: 1949 a été l’année de plusieurs grands succès (notamment Riders in the sky qui sera repris par de nombreux rockers dont Dick Dale) pour ce groupe vocal western que nous avons présenté dans plusieurs de nos anthologies. Les Sons de l’après-guerre comprennent toujours Bob Nolan (1908-1980) mais Tim Spencer et Roy Rogers ont été remplacés par Lloyd Perriman et Ken Curtis. L’intérêt musical des Sons of the Pioneers tenait beaucoup à la présence des frères Farr. Les talents du violoniste Hughes Farr sont encore éclipsés par l’extraordinaire guitariste texan Karl Marx Farr. Véritable gardien de troupeau lui-même, il s’est vite démarqué de la guitare country en admirant les instrumentistes de jazz comme Eddie Lang puis Django Reinhardt. Les duos Karl & Hugh font largement songer, avec une immanquable touche terrienne supplémentaire, aux meilleurs moments des associations Eddie Lang/Joe Venuti et Reinhardt/Grapelli et apportent par leur swing, un plus évident aux Sons of the Pioneers.

Jesse THOMAS: Jesse Thomas (1908-95) est un des liens essentiels entre le blues texan du début du siècle et celui de Californie. Il a appris la guitare à son neveu Lafayette Thomas qui marquera le blues californien de l’après-guerre. Il a gravé alors une oeuvre de très haut niveau, singulière par sa sophistication: du country blues avec une touche du cabaret qui lui a valu le sobriquet de «Blues Troubadour». Le très rockant Let’s have some fun montre Jesse s’essayant de façon fort convaincante au Rhythm & Blues. Une tentative qui malheureusement restera sans lendemain.

Big Joe TURNER: L’archétype du « blues shouter», hurleur de blues d’abord dans les cafés de Kansas City où il chante en servant les boissons, Big Joe Turner (1911-85) gagne la célébrité en participant avec Pete Johnson au célèbre concert Spirituals to Swing. Associé aux pianistes de boogie woogie, il est au coeur du mouvement Rhythm & Blues. Alors que ses pairs comme Wynonie Harris, Roy Brown ou Amos Milburn ne réussiront pas à survivre au Rock’n’Roll qu’ils avaient tant contribué à définir, le quadragénaire Turner arrivera à devenir une vedette du genre!

Lester WILLIAMS: Ce guitariste texan (1920-90) a suivi un peu le même parcours que son collègue Goree Carter, enregistrant abondamment pour une clientèle essentiellement locale. Il est certes un guitariste moins intéressant que Carter mais il réussit à insuffler une énergie et une vitalité toute rockante sur I’m so glad, un de ses meilleurs titres.

Ralph WILLIS: Un bluesman de l’Alabama, Ralph Willis (1910-57) émigre à New York vers 1938 et il fait partie de la scène du country blues local jusqu’à sa mort. Il enregistre relativement abondamment soit seul, soit avec Brownie Mc Ghee une oeuvre très conséquente dont ce remarquable I wanna rock qui, s’il avait été gravé à Memphis quelques années plus tard, serait devenu un petit classique du Rockabilly.

Johnnie Lee WILLS: Parmi les nombreux fils du violoniste texan John Wills, quatre ont fait carrière dans la musique, le plus célèbre étant bien entendu l’aîné Bob. Johnnie Lee (1912-84) a fait partie des Texas Playboys de son frère durant six ans. En 1940, afin de répondre à une considérable demande à travers tout le Sud Ouest, Bob et Johnnie Lee ont décidé de fonder un deuxième orchestre «Wills». Johnnie Lee Wills and his Boys n’ont malgré les apparences jamais copié Bob Wills. Encore plus bluesy et, au fil des ans, de plus en plus annonciateur du Rock’n’Roll, cet orchestre a aussi connu un succès important jusque dans la vague twist des années 60! Nous avons fait figurer sa version de Milk cow blues, une adaptation pleine de feeling d’un blues de Kokomo Arnold, dans Hillbilly blues (FA 065). Le morceau a dès lors régulièrement fait partie du répertoire de la plupart des groupes de Country Music jusqu’à Elvis Presley qui l’a repris en 1955 et l’a fait passer dans le domaine du Rock’n’Roll. Rag mop ouvre justement cette sélection de l’année 1949 car ce titre a été sans doute un des plus gros succès commerciaux de l’année grâce à la reprise qu’en ont donnée les Ames Brothers. Mais la version originale de Johnnie Lee Wills est infiniment supérieure, un chef d’oeuvre de verve et de dynamisme.
Gérard HERZHAFT
Auteur de «Le Blues» (PUF, Que Sais-je?) et «La Country Music» (PUF, Que Sais-je?)

SOURCES:
ESCOTT (Colin) & HAWKINS (Martin).- Good rockin’ tonight.- New York, StMartin Press:1992
HEFFER (Jean).- Les Etats Unis de 1945 à nos jours, A.Colin, 1997
HERZHAFT (Gérard).- La Grande Encyclopédie du Blues.- Fayard, Paris: 1997
HERZHAFT (Gérard) & BREMOND (Jacques).- Le Guide de la Country Music et du Folk.- Fayard, 1999
HOFSTEIN (Francis).- Le Rhythm & Blues.- PUF, Paris: 1991
JOUFFA (François) & BARSAMIAN (Jacques).- L’Age d’or du Rock’n’Roll.- Michel Lafon, Paris:1994
LOUPIEN (Serge),éd.- Les Incontournables de la Country, Filipacchi, 1995
ROSE (Michel).- Pionniers du Rock’n’Roll.- Albin Michel, Paris: 1981
SHAW (Arnold).- Honkers & Shouters, Collier, 1978

MAGAZINES:
Divers numéros de Old Time Music, Kommotion, The Hillbilly Researcher et des indispensables revues françaises Soul Bag et Le Cri du Coyote.

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000

Notes de pochette et de livret de Chris Smith, George Collange, Kevin Coffey; Phillip J. Tricker; Tony Russell

Avec tous mes remerciements à Jacques Brémond, Jean-Pierre Fray, François Jouffa, Marc Radenac et Jacques Spiry pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.

english notes
Rock ‘n’ Roll apparently sprang from nowhere, a sudden invention of Elvis Presley and Bill Haley around 1954-55.  However, in the same way that America truly existed before it was ‘discovered’ by Christopher Columbus in 1492, the musical genre which was tagged Rock ‘n’ Roll in the fifties, actually existed from the end of the thirties onwards, with few differences and coming under various headings.  It was the offspring of the long evolution of the southern musical styles (cf Rock ‘n’ Roll vol. 1, 2, 3 & 4 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353 & 354) and the exchanges which occurred between them.  The burst of Rock ‘n’ Roll in the fifties was merely a result of the sudden media coverage given through the cinema (Rock Around The Clock), the television (Ed Sullivan Show) and through records.  The musical traditions of the Southerners were thus discovered by the northern Yankees and were consequently passed on to Europe and the entire world.  This movement was to persist and mutate into the ‘folk boom’ of the early sixties, the ‘blues revival’ of British groups and nourish the evolution of rock.  The present collection, the ‘Roots of Rock ‘n’ Roll’, traces the evolution of the genre in America on a year-by-year basis, following the discs broadcast over the radio, and echoing out of the juke boxes.  A foot-tapping history !

1949 :  NATO AND RHYTHM & BLUES
In 1949, the United States suffered a slight economic slump, which was enough remind the population of the horrific 1929 Crash.  Striking movements increased and for a few months the strength of the American economy was questioned.  Meanwhile, an alliance was formed with Europe on 4 April 1949 to guard against Soviet aggression - the North Atlantic Treaty Organization (NATO).In the world of music and showbiz, another event took place marking post-war America : the official creation of the term Rhythm & Blues and the recognition in the marketing world of this form of black music.  From 1940-43, there was an increasing demand for ‘coloured’ records, which the rural ‘juke-joints’ were incapable of meeting.  Towns began to provide halls and theatres in the black districts for this purpose and organisations were created to deal with the touring of black artists, as business men were suddenly aware of the profitability in this sector - Irving Mills and the GAC, the Berle Adams Organization, MCA, Consolidated Radio Artists, the Frederick Brothers, William Morris, Phil Shelly, Bert Gervis.  Many were based in Chicago, the town which witnessed the greatest expansion of black artists during the forties.  This, in turn, inspired others to follow a similar path - Harold Oxley in Los Angeles, Jolly Joyce in Philadelphia, Joe Glaser and Moe Gale in New York etc.As a result of these activities, and as the standard of living of Black workers continued to rise, the demand for theatres, halls and cabarets as well as juke boxes also grew during the decade.

The record industry naturally appreciated the resulting source of income.Billboard, the magazine which closely followed this sector, decided to take the phenomenon into account and in October 1942, created the Harlem Hit Parade, firstly ranking the 15 best-sellers and subsequently the top 40.  In 1945, the Harlem Hit Parade based its chart on the radio stations intended for the Blacks, which did not exist prior to the war but which were rapidly developing.  It also included the issues of independent record labels, created after the war and aiming at the black urban population.  In 1946 the Hit Parade started to include sales figures per disc, as indicated by the shops in the ghettos.  It was mainly comprised of black artists of all styles, including rural-inspired blues - a style which proved very popular with the nostalgic Southern immigrants.  However, the name ‘Harlem’ shortly became inappropriate, with its association with big bands and the New York area.  The Blacks were buying almost s much rural-inspired blues as imitation swing band music (known as ‘Rhythm’ by the record companies), so Billboard decided to change the name of Harlem Hit Parade to Rhythm & Blues.  The modification took place in the 25 June 1949 issue and thus Rhythm & Blues was officially born, despite the fact that the style had already existed for a good decade.

Lew Chudd and Antoine « Fats » Domino
We must once more emphasise the important role of the independent producers in the evolution of popular American music and the creation of Rock ‘n’ Roll.One of them, Lewis Chudd, came into the record world via the radio.  In the thirties, he was behind a popular radio programme in Los Angeles, «Let’s Dance» broadcasting music which included black orchestras.  In 1943, he created the unsuccessful record label ‘Crown’, before founding Imperial Records (aiming at the Mexican market) in 1945 which drifted along until 1949.  He then became interested in the success of Californian Rhythm & Blues bands which finally led him to New Orleans in the search of undiscovered talent and contacted band leader Dave Bartholomew (a big name in the New Orleans music scene) and Cosimo Matassa who had just opened his own studios.Late 1949, Lew Chudd met the very influential DJ Duke Field (Poppa Stoppa) and asked if he knew of any popular black artists.  Poppa spoke of a young Cajun pianist, Antoine Domino who he had heard playing in Good Town, a black district. 

When Chudd eventually met Bartholomew, the latter also spoke highly of the same talented youngster.  Chudd, Bartholomew and Field ventured out to the Dewdrop Inn in order to meet the musician who was accompanying singer, Lloyd Price and Chudd then decided to launch the intimidated young man into Rhythm & Blues.  He recorded the debutant in Matassa ‘s studio, Cosimo Records on 10 December 1949, and the Fat Man immediately climbed into the Rhythm & Blues Top Ten.  Thanks to Domino, or ‘Fats’ as he was now known, Imperial became a Rhythm & Blues label.  His piano style was much inspired by Texan Amos Milburn and Professor Longhair from Louisiana, but his Cajun ‘French’ accent gave him added appeal.  Moreover, he was much younger than his competitors.  Several years later he was named the ‘pioneer of Rock ‘n’ Roll’ !  This title was due to his music and also to one of his 1955 hits, Ain’t That A Shame which also entered the pop charts.

A Constant Exchange Between Blacks And Whites In America
Despite segregation problems in the southern states, this did not handicap musical exchanges between the Blacks and Whites.  The opening title of this selection, Rag Mop was composed and recorded by Johnnie Lee Wills under the Nashville Bullet label in 1949.  Johnnie Lee Wills was a success in the Country & Western charts.  The same title was interpreted by the Ames Brothers, a white trio, in 1950 and this time it climbed in the pop charts.  Then, it was cut by Louis Jordan and it became a Rhythm & Blues hit !What’s The Matter With The Mill was originally a gentle rural guitar number recorded by Memphis Minnie/Joe Mc Coy in the early thirties.  Band leader, Bob Wills, subsequently transformed it into a totally different Western Swing standard, and the title was filed in the country music bracket.  The version included here by Moon Mullican entitled Ain’t Get No Grindin’ was a master-piece of swing and was to inspire Muddy Waters who took it up in the seventies.The Blacks and Whites influenced each other with reciprocity and often cut sides together, changing their names in order to avoid racial revolt.  The Blacks obviously influenced the Whites but the music of the white Southerners was of equal importance to the Blacks.  The Delmore Brothers’ Blues Stay Away From Me was successfully taken on by Lonnie Johnson and B.B. King.  It must not be forgotten that during the 1956-63 period, 28 of Elvis Presley’s songs reached the Rhythm & Blues charts, which were supposedly for black music.  He remained in this ‘black’ Hit Parade for 227 weeks !

The Artists
Dave BARTHOLOMEW :  A trumpeter and band leader who greatly influenced the New Orleans music scene.  His first recording session in 1949 included Ain’t Gonna Do It.  He is better known as a producer, arranger and talent scout and indeed discovered Fats Domino.

Roy BROWN :  This powerful singer (1925-81) from New Orleans was immensely successful from 1947 to 1953 and headed his orchestra, the Mighty Men.  He was first influenced by his childhood idols, Bing Crosby and Frank Sinatra and then by blues shouters such as Big Joe Turner.  His talent may be appreciated here in Butcher Pete.

Goree CARTER :  A remarkable guitarist from Houston (1930-90).  However, he had only one true hit, Rock Awhile which would appear to have influenced Chuck Berry.

Arthur CRUDUP : The Delta bluesman Arthur ‘Big Boy’ Crudup (1905-74) has sometimes been nicknamed the ‘Father of Rock’n’Roll’ as Elvis Presley’s first hit was his adaptation of his That’s All Right Mama.  His style can be heard here in the vigorous Shout, Sister, Shout.

Little Jimmy DICKENS :  Born in 1920, he was one of the great stars of Nashville’s Grand Ole Opry in the fifties.  All his recorded work was generally excellent.  His guitarist Grady Martin, who was to become a mainstay of Rockabilly was already present in A-Sleeping At The Foot Of The Bed, recorded during Dicken’s first session.

Floyd DIXON :  Dixon (born in 1929) competed against Charles Brown and Amos Milburn and even replaced Charles in Johnny Moore’s Three Blazers.  An example of the work of this expressive pianist and bluesy singer is Rockin’ At Home.

Antoine « Fats » DOMINO :  Born in 1928, of Cajun blood, Fats was spotted by Dave Bartholomew, who led him to the recording studios in 1949 to cut The Fat Man.  He climbed as a star of Rhythm & Blues then a celebrity of Rock ‘n’ Roll.  He cut an array of international hits which were to be interpreted by a host of artists.

Tommy DUNCAN :  (1911-67)  Duncan played a leading role as singer in Bob Wills’ Texas Playboys with his relaxed, powerful and sophisticated vocal style.  In 1948 he founded his Western All-Stars, leaning towards Honky Tonk and Country boogie.  Cattanooga Shoe Shine Boy was an immediate success.

Champion Jack DUPREE :  This New Orleans pianist and singer (1910-92) had a relatively important role in the New Orleans piano style and recorded a number of master-pieces such as Rub A Little Boogie, cut in New York with Brownie Mc Ghee.

Tennessee Ernie FORD :  (1919-91)  He was a big name in post-war country music and recorded a magnificent series of country-flavoured boogie-woogie such as the acclaimed Smoky Mountain Boogie.

Lalo GUERRERO :  This Mexican band leader was quite popular on both sides of the border in the 1947-52 period and can be discovered here in Marijuana Boogie.

Wynonie HARRIS :  (1915-69)  This was one of the great black forerunners of Rock ‘n’ Roll who gained tremendous popularity amongst the Blacks.  He has been included in almost all volumes of this collection.  Here, we may find him in All She Wants To Do Is Rock.

Pee Wee HUGHES :  Not much is known about Hughes who recorded a handful of very rhythmic New Orleans sides in 1949.  Country Boy Blues is a true festival of playing for pleasure, obviously inspired by Joe Liggins’ The Honeydripper.

Louie INNIS :  Indiana-born Innis was one of the best Honky Tonk singers of the fifties and was also an excellent rhythmic guitarist.  Jug Band Boogie was one of his smaller hits dating from 1949.  He slowly faded out of the music scene after 1960.

Jerry IRBY :  (1917-1983 or 1988)  A Western Swing musician with Rockabilly undertones, Jerry founded his Texas Ranchers in 1945 which included guitarists Elmer Christian and Woodrow Carter.  Their innovating style is apparent in many pieces, one of which is Too Many Women.

Louis JORDAN :  (1908-75)  One of the great conceivers of Rhythm & Blues.  He played with the Rabbit Foot Minstrels, accompanied Ma Rainey, Ida Cox and Bessie Smith before performing in the jazz bands of Louis Armstrong, Clarence Williams and Chick Webb.  In 1938 he founded the Tympany Five and devised a compelling stage-show reuniting swing, humour and dancing.  We have included his Saturday Night Fish Fry in its entirety. 

B.B. KING :  Following John Lee Hooker and Muddy Waters, another excellent bluesman, Riley Ben King (born in 1925) debuted in Memphis in 1948, yearning for stardom.  He founded a small band and in 1949 recorded for the Bullet label, one title being Take A Swing With Me.  He also worked as a DJ on a Memphis radio station and was shortly known as Blues Boy (B.B.) King with a growing reputation.

Joe LUTCHER :  Saxophonist, singer and band leader of Rhythm & Blues, Joe Lutcher began his career with Nat King Cole.  Despite his high standard work, as can be appreciated in Rockola, he was never truly successful.  In 1957 he left the music world and turned to religion.

Smilin’ Smokey LYNN :  Little is known about this Californian blues shouter.  He cut a dozen titles between 1949 and 1952.  An indication of his frenetic style is found in Run, Mr Rabbitt, Run.

Don Mc CORD :  This steel guitarist and band leader from Dallas not only played but also taught music.  His irresistible Can’t Live Without You is well-reputed amongst Country boogie fans.

Sticks Mc GHEE :  Brownie’s brother Sticks (1917-61) was principally known for the two versions of Drinkin’ Wine Spo-dee-o-dee which was to become a Rock ‘n’ Roll standard thanks to Jerry Lee Lewis.  He nevertheless cut some other worthy sides such as the sparkling Venus.

Roy MILTON :  (1907-1983) The ‘Grandfather of Rhythm & Blues’ was undoubtedly one of the founders of Californian Rhythm & Blues and his influence on the growth of Rock ‘n’ Roll is undeniable as can be heard in Waking Up Baby.

Tommy MOONEY :  Nothing is known about this Californian Western Swing musician.  His Bingo Boogie has been reissued many times and can be considered a classic in its kind.

Moon MULLICAN :  Texan Aubrey ‘Moon’ Mullican (1909-67) was one of the main conceivers of Honky Tonk and then Country boogie.  His pumping piano style influenced a vast number of Country Music pianists, including Jerry Lee Lewis, Roy Hall, Merrill Moore and Floyd Cramer.  He cut many versions of what’s The Matter With The Mill, but this version entitled Ain’t Get No Grindin’ was one of the big rocking hits of 1949.

Johnny OTIS :  (1921)  This son of poor Greek immigrants was one of the rare white band leaders of Rhythm & Blues.  His rich and successful recording career began in 1945 and discovered the talents of numerous artists including Little Esther Phillips, Little Willie John, Mel Walker, Marylin Scott, Big Mama Thornton, Jackie Wilson and Hank Ballard.

Dan PICKETT :  This magnificent bluesman (né James Founty) was probably from Alabama.  He recorded fifteen titles in 1949 in Philadelphia for a small local label.  Tampa Red’s influence is apparent in Baby Don’t You Want to Go, a spirited version of Sweet Home Chicago.

Wayne RANEY :  (1921-93)  Raney learnt the harmonica when young in the Arkansas cotton fields and then developed an expressive bluesy style.  Following the war he teamed up with Lonnie Glosson and met the Delmore Brothers with whom he cut a number of sides - some remarkable country boogies and some titles under his own name such as the excellent Pan American Boogie.  He also recorded some Rock ‘n’ Roll titles such as Shake, Baby, Shake.

Ole RASMUSSEN :  This veteran of Western Swing bands finally created his own set-up, the Nebraska Cornhuskers which made numerous recordings in California from 1945-55.

Ramblin’ Tommy SCOTT :  A dynamic and good-humoured jack-of-all-trades founded the travelling Country Caravan and Hollywood Hillbillies, adhering to a traditional repertory.  From 1936 onwards he went on to record a series of frenzied Country boogie numbers and then some proto-Rockabilly.

SONS OF THE PIONEERS :  1949 saw several big hits for this vocal group.  The post-war composition still included Bob Nolan but Tim Spencer and Roy Rogers were replaced by Lloyd Perriman and Ken Curtis.  Their music is highlighted by the talents of the brothers Hughes (violin) and Karl Marx (guitar) Farr.

Jesse THOMAS :  Jesse Thomas (1908-95) was one of the important links between the Texan blues of the early century and that from California.  The rocking Let’s Have Some Fun shows Jesse trying his hand at Rhythm & Blues.

Big Joe TURNER :  This blues shouter became celebrated after participating with Pete Johnson in the famous concert Spirituals to Swing.  He was in the heart of the Rhythm & Blues movement and later managed to become a Rock ‘n’ Roll star.

Lester WILLIAMS :  This Texan guitarist (1920-90) followed a similar path as that of his colleague Goree Carter, making copious recordings for a mainly local clientele.  His energy and rocking vitality are apparent in I’m So Glad.

Ralph WILLIS :  This Alabama-born bluesman (1910-57) set off for New York around 1938 and remained part of the local country blues scene until his death.  He made a vast number of recordings, either alone or with Brownie Mc Ghee, including the noteworthy I Wanna Rock.

Johnnie Lee WILLS :  Johnny Lee Wills (1912-84) and his Boys was increasingly flavoured with Rock ‘n’ Roll as the years went by, and the orchestra was successful right up to the twisting sixties.  Rag Mop opens the present selection as it turned out to be one of the biggest commercial hits of the year due to the Ames Brothers’ remake.  However, Johnnie Lee Wills’ original version is infinitely superior, loaded with energy and spirit.
Adapted by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERZHAFT
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000.

CD 1
1. JOHNNIE LEE WILLS: Rag mop (Wills)
2. WYNONIE HARRIS: All she wants to do is Rock (Harris)
3. FATS DOMINO: The Fat man (Bartholomew-Domino)
4. FATS DOMINO: Hey la bas boogie (Bartholomew-Domino)
5. SONS OF THE PIONEERS: Riders in the sky (S. Jones)
6. GOREE CARTER: Rock awhile (Carter)
7. B.B. KING: Take a swing with me (King)
8. JERRY IRBY: Too many women (Irby)
9. JOE LUTCHER: Rock Cola (Lutcher)
10. DON Mc CORD: Can’t live without you (Montgomery-Mc Cord)
11. ROY BROWN: Butcher Pete (Brown)
12. JESSE THOMAS: Let’s have some fun (Thomas)
13. STICKS Mc GHEE: Venus (Mc Ghee-Morris)
14. CHAMPION JACK DUPREE: Rub a little boogie (Dupree)
15. TENNESSEE ERNIE FORD: Smokey mountain boogie (Ford-Cliffie Stone)
16. LOUIS INNIS: Jug band boogie (Innis)
17. PEE WEE HUGHES: Country boy blues (Hughes)
18. DAVE BARTHOLOMEW: Ain’t gonna do it (Bartholomew)

(1) Johnnie Lee Wills, leader/vcl; Julian «Curly» Lewis, fdl/vcl; Henry Boatman, fdl/vcl; Don Harlan, clt/vcl; Buster Magness, st-g; Eb Gray, g; Clarence Cagle, pno; Chuck Adams, bs; Howard Davis, dms. Tulsa, Ok. prob. décembre 1949
(2) Wynonie Harris, vcl; Joe Morris, tpt; Matthew Gee, tb; Fred Douglas, t-sax; Johnny Griffin, t-sax; William Mc Lemore, b-sax; Elmo Hope, pno; Gene Ramey, bs; Kelley Martin, dms. Linden, N.J. 13 avril 1949
(3)(4) Antoine «Fats» Domino, vcl/pno; Dave Bartholomew, tpt; Joe Harris, alto-sax; Herb Hardesty, t-sax; Clarence Hall, t-sax; Red Tyler, bar-sax; Ernest Mc Lean, g; Frank Fields, bs; Earl Palmer, dms. La Nouvelle Orléans, La. 10 décembre 1949
(5) Sons of the Pioneers: Bob Nolan, vcl; Lloyd Perriman, vcl; Ken Curtis, vcl; Karl Farr, g; Hugh Farr, fdl; Joaquin Murphey, st-g; Milton De Lugg, acc; Pat Brady, bs. Hollywood, Ca. 28 avril 1949
(6) Goree Carter, vcl/g; Lonnie Lyons, pno; Nelson Mills, tpt; Conrad Johnson, alto-sax; Sam Williams, t-sax; Nunu Pitts, bs; Allison Tucker, dms. Houston, Tx. avril 1949
(7) B.B. King, vcl/g; Nathan Woodward, tpt; Sammie Jett, tb; Ben Branch, t-sax; J.P. Louper, t-sax; Phineas Newborn Jr, pno; Tuff Green, bs; Phineas Newborn Sr, dms. Nashville, vers juillet 1949
(8) Jerry Irby, vcl/g; Woodrow Carter, g; Elmer Christian, st-g; Pete Burke, pno; bs; dms. Houston, Tx. Janvier 1949
(9) Joe Lutcher, vcl/alto-sax; orchestre. Los Angeles, Ca. avril 1949
(10) Don Mc Cord, st-g/leader; Paul Blunt, vcl/pno; Fred Mc Cord, g; Seven Chords, orchestre. Dallas, Tx. 1949
(11) Roy Brown, vcl; Teddy Riley, tpt; Johnny Fontenette, t-sax; Edward Santineo, pno; Louis Sargent, pno; Tommy Shelvin, bs; Frank Parker, dms. Cincinnati, 2 novembre 1949.
(12) Jesse Thomas, vcl/g; Lonnie Lyons, pno; Sam Williams, t-sax; Conrad Johnson, bar-sax; Nunu Pitts, bs; Allison Tucker, dms. Houston, Tx. 1949
(13) Sticks Mc Ghee, vcl/g; prob. Brownie Mc Ghee, g; Elmore Sylvester, pno; Joe Morris, tpt; Johnny Griffin, t-sax; Wally Williams, t-sax; Bill Mc Lemore, bar-sax; Bobby Burton, bs; Sinclair Abbott, dms. New York City, 10 octobre 1949
(14) Champion Jack Dupree, vcl/pno; Bob Harris, vcl/bs; Brownie Mc Ghee, g; Washboard Bill, wbd; Melvin Merritt, dms. New York City, 1949
(15) Tennessee Ernie Ford, vcl; Billy Liebert, pno; Merle Travis, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Harold Hensley, fdl; Wade Ray, fdl; Cliffie Stone, bs. Hollywood, Ca; 21 juin 1949
(16) Louie Innis, vcl/g; Zeke Turner, g; Jerry Byrd, st-g; Tommy Jackson, fdl; Red Turner, bs; jug; spoons; wbd. Cincinnati, Oh. 1949
(17) Pee Wee Hughes, vcl/hca; The Delta Duo, g & wbd & perc. La Nouvelle Orléans, c. juin 1949
(18) Dave Bartholomew, vcl/tpt; Salvador Doucette, pno; Ernest Mc Lean, g; Joe Harris, alto-sax; Clarence Hall, t-sax; Chuck Badie, bs; Thomas Moore, dms. La Nouvelle Orléans, fin 1949.

CD 2
1. RALPH WILLIS: I’m gonna Rock (Willis)
2. FLOYD DIXON: Rockin’ at home (Dixon)
3. ARTHUR «BIG BOY» CRUDUP: Shout sister shout (Crudup)
4. RAMBLIN’ TOMMY SCOTT: Gonna paint the town red (T. Scott)
5. LESTER WILLIAMS: I’m so glad I could jump and shout (Williams)
6. OLE RASMUSSEN: We’re gonna go fishin’ (Tex Atchison)
7. JOHNNY OTIS: Little Red Hen (Otis/ Lyte)
8. MOON MULLICAN: Ain’t get no grindin’.(Douglas/ Mc Coy)
9. LOUIS JORDAN: Saturday night fish fry (E. Walsh/ L. Jordan)
10. ROY MILTON: Waking up baby (Milton)
11. LITTLE JIMMY DICKENS: A-sleeping at the foot of the bed (Wilson)
12. DAN PICKETT: Baby don’t you want to go? (Sykes/ Davis)
13. TOMMY DUNCAN: Chattanooga shoe shine boy (Stone/ Stapp)
14. WAYNE RANEY: Pan American boogie (Glosson/Raney)
15. LALO GUERRERO: Marijuana boogie (Guerrero)
16. TOMMY MOONEY: Bingo Boogie (Mooney)
17. SMILIN’ SMOKEY LYNN: Run mister rabbit (Costello/ Jackson)
18. BIG JOE TURNER: When the rooster crows (Turner)

(1) Ralph Willis, vcl/g; Brownie Mc Ghee, g; bs. New York City, 1949
(2) Floyd Dixon, vcl/pno; Bill Ellis, t-sax; Sammy Benskin, g; Eddie Williams, bs; Ellis Walsh, dms. Houston, Tx. 1949
(3) Arthur «Big Boy» Crudup, vcl/g; Ransom Knowling, bs; Judge Riley, dms. Chicago, Ill. 10 mars 1949
(4) Tommy Scott, vcl/g; prob. Gaines Blevins, g. orchestre. Cincinnati, Oh. fin 1949
(5) Lester Williams, vcl/g; Ike Smalley, alto-sax; Ferdinand Banks, t-sax; Johnnie Mae Brown, pno; James Moseley, bs; L.D. Mack Intosh, dms. Houston, Tx avril 1949
(6) Ole Rasmussen, leader; Ted Wilds, vcl; Rocky Stone, fdl; The Cornhuskers, orchestre. Los Angeles, Ca. 1949
(7) Johnny Otis, leader/vb; Redd Lyte, vcl; Pete Lewis, g; Devonia Williams, pno; Don Johnson, tpt; Lee Graves, tpt; George Washington, tb; Lorenzo Holden, t-sax; James Von Streeter, t-sax; Walter Henry, bar-sax; Mario Delagarde, bs; Leard Bell, dms. Los Angeles, 23 décembre 1949
(8) Moon Mullican, vcl/pno; Mutt Collins, g; Asa Peveto, st-g; bs; Richard Pryne, dms. Cincinnati, Oh. prob. décembre 1949
(9) Louis Jordan, vcl/alto-sax; Aaron Izenhall, tpt; Bob Mitchell, tpt; Hal Mitchell, tpt; Josh Jackson, t-sax; Bill Doggett, pno; Ham Jackson, g; Billy Hadnott, bs; Christopher Colombus, dms. New York City, 9 août 1949.
(10) Roy Milton, vcl/dms; Camille Howard, pno; Johnny Rogers, g; Arthur Walker, tpt; Jackie Kelso, alto-sax; Ben Waters, t-sax; Dallas Bartley, dms. Hollywood, Ca. 16 décembre 1949
(11) Little Jimmy Dickens, vcl/g; Grady Martin, g; Jabbo Arrington, g; Walter Haynes, st-g; Merle «Red» Taylor, fdl; Bob Moore, bs. Nashville, Tn. 14 octobre 1949
(12) Dan Pickett, vcl/g. Philadelphia, Pa. août 1949
(13) Tommy Duncan, vcl/leader; Willie Cox, g; Ernie Ball, st-g; Millard Kelso, pno; Joe Holley, fdl; Ocie Stockard, fdl; Glynn Duncan, bs; Davie Coleman, dms. Hollywood, Ca. 21 novembre 1949
(14) Wayne Raney, vcl/hca; Lonnie Glosson, hca; Alton Delmore, vcl/g; Rabon Delmore, vcl/g; Zeke Turner, g; Ralph Hunter, bs. Cincinnati, Oh. 6 mai 1949
(15) Lalo Guerrero, vcl/leader; orchestre. Los Angeles, Ca. 1949
(16) Tommy Mooney, vcl; Bobby Mooney, g; The Automobile Babies, orchestre. Houston, Tx. fin 1949
(17) Smilin’ Smokey Lynn, vcl; Larry Costello, vcl; orchestre. Los Angeles, Ca. 17 février 1949
(18) Joe Turner, vcl; Joe Bridgewater, tpt; Pluma Davis, tb; Vernon Bates, t-sax; James Toliver, pno; g; bs; dms. Houston, Tx. 1949.1949...

CD Rock ´N Roll 1949 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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