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COMPLETE SISTER ROSETTA THARPE
INTÉGRALE SISTER ROSETTA THARPE

VOL. 7 (Dernier volume)
1960-1961

Complément : 1957
Bonus : Marie Knight



Pour Sister Rosetta Tharpe, la décennie des sixties commence, fin janvier, par un grand concert à l’Apollo de Harlem qui réunit les plus grandes vedettes de gospel du moment comme James Cleveland et le groupe féminin des Caravans. La chanteuse-guitariste étant elle-même soutenue vocalement par un petit ensemble dans lequel figure la chanteuse Ella Mitchell (1).

Au même moment, sa mère, Katie Bell Nubin, qui n’avait jamais enregistré qu’une poignée de 78 tours avec sa fille en 1949-50 (2), se voit offrir l’occasion de réaliser un album 33 tours pour Verve, l’un des plus importants catalogues de jazz de l’époque, dirigé par le célèbre impresario Norman Granz. Et c’est précisément l’un des orchestres vedettes de la compagnie, celui du trompettiste Dizzy Gillespie, qui est chargé de l’accompagner. Katie Bell est une vieille amie de Dizzy qui la respecte beaucoup. Celui-ci n’apparaît lui-même que dans les trois derniers morceaux et répond vocalement à la chanteuse dans le plus pur style responsorial du gospel. L’orchestre de “jazz moderne” soutient parfaitement cette chanteuse “non professionnelle” déjà âgée, dans un répertoire de negro spirituals traditionnels revitalisés de la meilleure manière. Quant à savoir si Rosetta Tharpe accompagne sa mère au piano comme le laissent entendre les discographies, c’est une question qui fait l’objet d’un doute. En effet, la plupart du temps, le jeu de piano habile que l’on entend laisse supposer qu’il s’agit de Junior Mance, instrumentiste de jazz/soul compétent, plutôt que d’une pianiste “amateur” comme Rosetta. Mais il n’est pas impossible qu’elle frappe quelques touches de temps en temps. Toujours est-il que cette association singulière, entre cette contralto rustique de grande tradition et un orchestre de jazz sophistiqué, fonctionne parfaitement et il nous semblait inconcevable d’écarter la maman de Rosetta de notre intégrale… qui est donc aussi la sienne, C.Q.F.D.

La pochette de ce disque rare comprend un long texte didactique du Dr. Willis L. James, celui-ci commentant chaque pièce. Ainsi, par exemple, When The Bridegroom Comes est dérivé du song ancien She’ll Be Comin’ ‘Round The Mountain ; Virgin Mary est une ballade religieuse plus récente connue sous le titre No Room (in De Hotel) ; Miami Storm date de la terrible tempête de 1928 ; Where’s Adam ? provient d’un vieux shout connu en Géorgie ; et Pressin’ On avait été enregistré par la chanteuse sur l’un de ses 78 tours Decca (2). Publié d’abord sous la référence Verve V8372, l’album rejoindra ensuite la série “folk blues” 3000, sous le n° de catalogue 3004.

Katie Bell Nubin, chanteuse évangélique de la Church Of God In Christ, partira vers le Ciel qu’elle a toujours chanté, en 1968 à l’âge de 89 ans.

Le 30 mars 1960, Sister Rosetta Tharpe est accueillie à Londres par Chris Barber. Le tromboniste anglais se prépare à l’accompagner pour une nouvelle tournée au Royaume-Uni. C’est la seconde visite de la chanteuse-guitariste après son mémorable séjour sur le Vieux Continent deux ans plus tôt. Ce qui nous donne l’occasion d’effectuer un petit retour en arrière. En effet, notre ami Chris Barber a retrouvé une bande inédite datant de décembre 1957 et nous en a fait cadeau. Il s’agit probablement d’un document enregistré et filmé par la télévision britannique, présenté par l’animateur canadien Bernard Braden. La prestation s’ouvre par Joshua Fit The Battle of Jericho que Rosetta n’a jamais enregistré sur disque auparavant et qui ne figure pas non plus dans le concert de Manchester ; quant à Peace in The Valley, Barber pense que cette version est meilleure que celle dudit concert (3).

De retour aux Etats-Unis en mai, elle effectue un Gospel tour auquel se joint Katie Bell Nubin. Puis la chanteuse repart pour l’Europe. Elle est invitée au “1er Festival Européen du Jazz” d’Antibes-Juan-les-Pins, qui doit se tenir du 6 au 14 juillet 1960. Programmée le 13, le même soir que Bud Powell et Charles Mingus (!), Rosetta déchaîne l’enthousiasme des trois mille spectateurs du Fort Carré, ainsi que le relate Charles Delaunay dans la revue Jazz Hot (N° 157, sept. 1960) : “Sister Rosetta Tharpe fit sensation et parvint à faire swinguer l’orchestre anglais de Sims Wheeler, ce qui n’est pas peu dire.”

Elle donna ensuite quelques concerts en Europe en solo, dont un, privé, qui a été publié en 1991 par le label néo-orléanais Southland Records (SCD-1007) sans que ne soit indiqué l’endroit où il fut enregistré (4). La chanteuse-guitariste reprend I Can ‘t Sit Down qu’elle avait enregistré l’année précédente avec Rex Garvin, et qui avait fait un petit succès sous le nom de “Marie & Rex” (3) et choisit son répertoire en puisant dans ses meilleurs morceaux. Avec toutefois quelques nouveautés intéressantes : He’s Got The Whole World in His Hands, qu’avait magnifiquement interprété Mahalia Jackson à Newport en 1958, le rare Mansion in The Sky, et Is Everybody Happy ? qu’elle avait chanté naguère en duo avec sa mère (2).

En 1961, remise à flots financièrement par ses tournées internationales, Sister Rosetta Tharpe achète, avec son mari-manager Russell Morrison, une maison à Yorktown (North Philadelphia), un quartier habité par la middle class noire. Son ami le chanteur des Dixie Hummingbirds, Ira Tucker, est l’un de ses voisins. Elle rejoint la Bright Hope Baptist Church que fréquente notamment la chanteuse Frances Steadman (des Stars of Faith) ; le révérend William H. Gray Jr., leader local et camarade de jeunesse de Martin Luther King, en est le pasteur.

Si elle n’est plus la “superstar” de ses jeunes années, sa notoriété reste confortable, en témoi­gne ses albums 33 tours largement diffusés auprès d’un public blanc de plus en plus sensible à la musique populaire noire en général, et au gospel en particulier. Parmi eux, les deux derniers, publiés par Verve, apparaissent pour Gayle Wald les plus réussis, et l’on peut partager son avis.

C’est sous le n° 3005, à la suite de celui de Katie Bell, que paraît le premier d’entre eux. Son contenu aurait été réalisé en studio en avril 1961. Deux morceaux semblent avoir été enregistrés en public, mais compte tenu de la similitude sonore avec les autres, notamment les saxes et le chœur placés sous la direction du producteur Teacho Wiltshire, le doute est permis. À part une reprise sur tempo lent de The Lonsome Road qu’elle grava lors de sa toute première séance en octobre 1938, le répertoire est entièrement nouveau. Apprécions notamment Take a New Look, un texte biblique, l’interprétation très bluesy de Just Keep Still de Willie Mae Ford Smith, de There’s A hand Leading Me et de Woman ainsi que quelques thèmes enlevés comme Joy In His Land (avec un solo de saxophone ténor bien râpeux) ou God IsWonderful, les deux seuls morceaux où elle intervient à la guitare. Les disques Verve bénéficiant d’une diffusion mondiale, c’est principalement à la clientèle des amateurs de jazz que celui-ci est destiné. Il s’agit d’un microsillon solide, bien équilibré et supérieur au MGM de 1959 (3), avec un son gospel/soul propre à satisfaire les jeunes amateurs de musique afro-américaine.

En décembre de la même année, un second album est réalisé par Verve dans la lignée du précédent, sous la houlette du jeune producteur Creed Taylor, qui laissa à la chanteuse toute latitude dans le choix de son répertoire (ce qui mérite d’être souligné). Enregistrés au Webster Hall, tous les titres furent exécutés d’une seule traite, se souvient Ella Mitchell qui faisait partie du groupe vocal d’accompagnement. Le répertoire choisi par Rosetta mêle quelques interprétations nouvelles, comme On My Way du révérend C.C. Chapman (5) qui démarre en trombe, à des reprises réarrangées de morceaux anciens. Parmi ceux-ci : Stretch Out, I Look Down the Line (ou the Road), le Nobody Knows revu par Kenneth Morris ou les inévitables That’s All et This Train dans une très bonne version. Bien soutenue par une excellente petite formation instrumentale (malheureusement, comme précédemment, non identifiée) et un véritable chœur féminin de gospel (et non pas une chorale de studio), Sister Rosetta Tharpe est en voix (This Is a Mean Old World). Trop longtemps privée de son instrument par les producteurs précédents, elle profite de l’espace qui lui est accordé pour y ajouter plusieurs interventions de guitare bien venues. Au total, un disque encore plus enthousiasmant que le précédent.

Ces deux excellents albums mettent paradoxalement un terme à la fructueuse carrière phonographique américaine de Sister Rosetta Tharpe. Celle-ci avait débuté en 1938 et s’était poursuivie sans interruption pendant près de vingt-cinq ans, malgré une baisse relative de ses activités aux Etats-Unis ces dernières années. La chanteuse ne reprendra le chemin des studios new-yorkais qu’en 1968 et 69.

En 1962 et en 1963, elle est invitée par la chaîne de télévision NBC à l’émission “TV Gospel Time” présentée et animée uniquement par des artistes noirs. Fin juillet 63, elle participe au Newport Folk Festival, grande vitrine des mouvements folk et blues revivals dont elle fait à présent partie. Ayant compris, parmi les premiers, le potentiel d’un nouveau public, jeune et intéressé par les expressions musicales authentiques, c’est vers l’Europe qu’elle se tourne désormais largement, cette Europe qui a su si bien l’accueillir et où elle bénéficie de la notoriété de grande vedette américaine.

Au début de l’année 1964, elle tourne une nouvelle fois en Angleterre, mais en soliste, avant de rejoindre l’American Blues and Gospel Caravan qu’organise George Wein. Cette tournée débute le 29 avril à Bristol. À l’affiche également : les duettistes Sonny Terry & Brownie McGhee, ainsi que Muddy Waters et son pianiste Otis Spann, qui ont déjà tourné en Angleterre et en Europe, plus le chanteur-pianiste néo-orléanais Cousin Joe, et le révérend Blind Gary Davis. Un concert à la Maison de la Radio, à Paris est enregistré le 12 mai (6). Rosetta Tharpe est accompagnée par la rythmique Ransom Knowling-Willie Smith, auxquels se joint discrètement Otis Spann. Mais le document le plus étonnant a été filmé par une chaîne de télévision britannique dans une gare désaffectée de Manchester au milieu de cinq cents jeunes aussi stupéfaits qu’enthousiasmés (“The Blues and Gospel Train”). On y voit Rosetta descendre de calèche sur le quai au bras de Cousin Joe, avant de saisir sa guitare électrique sur son manteau de fourrure blanc — il fait un froid de canard — et d’attaquer un Didn’t It Rain et un Trouble in Mind — retour au blues — de derrière les valises (7) ! De retour au pays, elle se produit au Newport jazz Festival, avant de repartir pour l’Europe. Elle est à l’affiche du festival de jazz de Copenhague, et donne notamment un concert à Paris, Salle Pleyel, le 2 octobre, accompagnée par l’Original Tuxedo Brass Band de la Nouvelle-Orléans (6).

À l’initiative du Hot-Club de France, une tournée est organisée dans l’Hexagone à l’automne 1966. Plusieurs concerts sont enregistrés et édités par les labels Flame et Milan, dont des extraits d’une séance privée réalisée à Gan chez notre ami Jacques Morgantini. Un autre enregistrement est réalisé en Suisse par la Guilde du Disque. Rosetta prend d’ailleurs quelques vacances dans le pays alpin où elle a un pied-à-terre. À son retour aux Etats-Unis, Russell “Daddy“ Morrison lui organise un circuit de petites villes en Floride, en Arkansas, en Géorgie. Une tournée certes modeste, mais qui lui permet d’aller à la rencontre de sa communauté, laquelle n’a pas oublié ses anciens disques Decca qui l’ont rendu populaire. Plus prestigieuse, la grande scène du Newport Jazz Festival l’accueille à nouveau en juillet 1967. Lorsque sa mère Katie Bell Nubin monte sur scène, elle l’accompagne au piano (8). De nouveau, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark et les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la reçoivent. Mais après la mort de sa mère, en 1968, Rosetta, très affectée, abandonne les tournées Outre-Atlantique.

À la fin de l’année 1968, Rosetta retourne en studio à New York, après sept ans d’interruption. L’album Savoy qui en résulte, titré “Precious Memories”, obtient un Grammy Award.

Au printemps 1969, Sister Rosetta Tharpe est filmée chez elle à Philadelphie par Louis Panassié en vue d’un long-métrage qui s’appellera “L’Aventure du Jazz”. Elle chante notamment I Shall Not Be Moved en s’accompagnant sur son piano. Suit un second album, “My Soul is Singing” publié par Savoy.

Malgré tout, Sister Rosetta Tharpe reprend son bâton de pèlerine pour son ultime tournée. À l’automne 1970, elle est la tête d’affiche de l’annuel American Folk (rebaptisé Negro – sic) Blues Festival. Titre ambigu. Les grandes villes européennes accueillent la tournée qui débute le 26 octobre en Allemagne : Berlin, Francfort, Copenhague, Vienne… À Paris, le 9 novembre Salle Pleyel, accompagnée sans conviction par les Chicago Blues All Stars de Willie Dixon, la chanteuse-guitariste reçut un accueil plutôt hostile d’une partie du public qui manifesta sa bêtise crasse en considérant que les chansons de Rosetta Tharpe “n’étaient pas du blues” ! (et That’s All ?), alors que, quelques minutes auparavant, Dixon avait chanté son My Babe, calqué sur les harmonies de… This Train ! Nonobstant cette anecdote, Rosetta apparaît fatiguée à ses amis comme Jacques Demêtre, et se plaint d’un coup de froid. Trois jours après, le 12 novembre, elle fait un accident vasculaire et est hospitalisée à Genève. En fait, elle nourrissait un diabète non décelé. Rapatriée aux Etats-Unis, elle doit subir l’amputation d’une jambe.

Même si le moral en prend un coup, Rosetta, bien entourée, surmonte ce handicap grâce à son caractère positif et à sa force spirituelle. Guitare bien en mains, elle chante encore en public de temps en temps. Ainsi en 1971 à la Gate of Prayer Church de Harlem, où elle retrouve Marie Knight, sa partenaire des beaux jours. Elle fait également quelques apparitions dans les clubs avec les Sensational Nightingales. Sa dernière apparition majeure se situe au Lincoln Center de New York, le 26 juillet 1972 avec Marion Williams, dans le cadre du festival des arts noirs, “Soul at the Center”. Et voici que Savoy veut lui organiser une nouvelle séance de studio à Philadelphie pour le 8 octobre 1973. Trop tard ! Le 3, victime d’une nouvelle attaque, Rosetta est transportée à l’hôpital où elle décède le 9 octobre. Lors de la cérémonie de ses obsèques, Marion Williams chante Precious Lord et Marie Knight Peace in The Valley. La première grande dame du gospel est ensuite inhumée au cimetière de Northwood, à Philadelphie.

Ainsi montait pour de bon dans le train pour l’au-delà qu’elle avait toujours chanté, Sister Rosetta Tharpe, l’une des plus grandes chanteuses de toute l’histoire de la musique afro-américaine, doublée d’une instrumentiste qui a influencé tous les guitaristes de rock ‘n’ roll. Elle n’avait que 58 ans. Depuis, son étoile brille toujours au firmament et n’est pas prête de s’éteindre dans le cœur de tous ceux, de par le monde, qui ont été touchés par cette voix. Une voix, animée par une foi intense, qui distillait l’amour de la vie présente et l’espoir de l’éternité, et que soulignait une guitare dont les crépitements embrasaient un feu d’artifice de lumière (9).

Ainsi s’achève notre intégrale de l’œuvre enregistrée de Sister Rosetta Tharpe : 15 CD édités en 7 volumes (10). Pour compléter le dernier CD, un peu court, nous avons choisi de présenter un florilège de morceaux interprétés par Marie Knight (1925-2009) seule, pour la plupart enregistrés lors de séances Decca où elles se retrouvaient toutes les deux en duo, souvent accompagnées par l’accompagnement exceptionnel de Sammy Price au piano (11), en particulier dans le fameux Gospel Train, qui fut classé à la 9e place du hit-parade R&B en 1949. Avec pour terminer, une rareté : Miracles, la face B du disque Carlton 502 qui présentait, de l’autre côté, I Can’t Stand It par… Marie & Rex !
Jean BUZELIN

Auteur de Negro Spirituals & Gospel Songs, Chants d’espoir et de liberté (Éd. du Layeur/Notre Histoire, Paris 1998) ; collaborateur de la Gospel Discography de Cedric J. Hayes & Robert Laughton, il a révisé la  discographie de Sister Rosetta Tharpe.

© Frémeaux & Associés

Notes
1) La contralto Ella Mitchell était membre des Gospel All Stars, ensemble féminin qui enregistra de 1953 à 1968, en particulier avec James Cleveland et le Prof. Charles Taylor ; on l’entendit comme soliste de la Howard Roberts Choir aux festivals de Montreux et d’Antibes en juillet 1975.

2) Cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 3 (FA 1303).

3) Cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 6 (FA 1306).

4) Concert que nous reproduisons ici (CD 1) sous licence, en corrigeant quelques titres erronés.

5) Cf. The Golden Age of Gospel (FA 5246).

6) Cf. Sister Rosetta Tharpe, Live in Paris, 1964 (France’s Concert FCD 118, 1988).

7) Cf. The American Folk-Blues Festival, The British Tours 1963-1966 (DVD Reelin’ in the Years Productions/Universal 20588). Contrairement à ce qui st indiqué dans le livret, ce n’est pas Cousin Joe qui l’accompagne au piano (il se balance dans un rocking-chair) mais Otis Spann ; erreur qu’a reportée, évidemment, l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

8) Pour de bon cette fois !

9) Quelques exemples du souvenir toujours vivace de Sister Rosetta Tharpe et de la pérennité de son œuvre : deux albums-hommages, l’un par les Dixie Hummingbirds en 1998, l’autre “Shout, Sister, Shout” en 2002, où une pléiade d’interprètes, dont Marie Knight, Odetta, Maria Muldaur & Bonie Raitt, Sweet Honey In The Rock, les Holmes Brothers, etc., chantent son répertoire; un timbre de la poste américaine à son effigie en 1998 ; son intronisation dans l’International Gospel Music Hall of Fame  et au Blues Hall of Fame ; la biographie écrite par Gayle Wald (réf. ci-dessous). Plus récemment, en octobre 2011, son nom a été honoré par la Pennsylvania Historical and Museum Commission, un événement sponsorisé par l’association Girls Rock Philly et par le comité The Friends of Sister Rosetta Tharpe, dans le but de permettre une meilleure connaissance de l’artiste et de son œuvre, en particulier auprès du jeune public ; un film documentaire réalisé par Mick Csaky, “The Godmother of Rock & Roll : Sister Rosetta Tharpe”, accompagnait cet événement.

10) Compte tenu du “trou” discographique dans son œuvre enregistrée, de la nouvelle législation sur le domaine public, et des difficultés à obtenir des licences, il nous semble, à l’heure qu’il est, difficile de reprendre plus tard notre intégrale. Mais sait-on jamais ?

11) Pour écouter d’autres faces de Marie Knight seule : cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 5 (FA 1305) & Gospel, Sisters & Divas, 1943-1951 (FA 5053).

Ouvrages consultés
Gayle F. Wald, Shout, Sister, Shout ! Beacon Press, Boston 2007) ; la vie de Sister Rosetta Tharpe.
Monique Pouget, Sister Rosetta Tharpe, le destin singulier de Rosetta Nubin (Blues Magazine N° 31 & 32, 2004).

Nous remercions chaleureusement Chris Barber, ainsi que Jacques Morgantini et Friederich Mühlöcker pour le prêt de leurs rares 45 et 33 tours.

Photos et collections : Chris Barber, Bernard Delhoume/Jacques Morgantini, Paul Rust.

The first three titles of these two final CDs and the cover photo were provided by Chris Barber, trombonist and bandleader of the group that accompanied Sister Rosetta Tharpe on her European tours in 1957 and 1960, while the twelve others were authorised by Southlands Records. Regrettably this will be the last volume of our Complete Sister Rosetta Tharpe, due to a change in European copyright laws which have extended by twenty years the time after which original recordings may be reissued. This means we can no longer continue this compilation. So we would like to take this opportunity to thank all those regular contributors who have lent rare records from their archives and shared their knowledge with Jean Buzelin and without whose invaluable help it would not have been possible to put this collection together: Jacques Demêtre, Bill Greensmith, Daniel Gugolz, Hans Maitner, Jacques Morgantini, Friedrich Mühlöcker, Daniel Nevers, Per Notini, Etienne Peltier, Michel Pfau, Monique Pouget, Robert Sacré and Gayle Wald. Patrick Frémeaux, editor


The sixties began for Sister Rosetta Tharpe in late January with a huge concert at the Harlem Apollo which gathered together some of the greatest gospel stars of the time such as James Cleveland and the female group the Caravans. She was even backed by a vocal group that included singer Ella Mitchell (1).

At the same time her mother, Katie Bell Nubin, who up to then had only recorded a handful of 78s with her daughter in 1949-50 (2), was offered the opportunity to cut a 33 album for Verve, one of the most important recording companies around, managed by the legendary impresario Norman Grantz. One of the company’s leading orchestras, that of trumpeter Dizzy Gillespie, was chosen to accompany her. Gillespie was one of Katie’s oldest friends and had enormous respect for her. He himself is only heard on the last three tracks and provides the vocal responses to the singer in traditional gospel style. This modern jazz band provides a perfect backing for this already elderly non-professional singer, breathing new life into a repertoire of traditional Negro spirituals. Many discographies suggest that Rosetta Tharpe accompanied her mother on piano but this still remains open to question. In fact, most of the time, it appears that the skilful piano is the work of Junior Mance, the very competent jazz/soul instrumentalist, rather than that of an “amateur” like Rosetta. However, it is possible that she does play the occasional note from time to time. It remains that this unusual pairing between an old-time contralto and a sophisticated jazz orchestra works perfectly and so we felt compelled to include Rosetta’s mother in our overall compilation.

The cover of this rare record included a long explanatory text by Dr. Willis L. James with a commentary on each title. For example, When The Bridegroom Comes is based on an old song She’ll Be Coming Round The Mountain; Virgin Mary is a ballad more commonly known under the title No Room (In De Hotel); Miami Storm dates from the terrible storm of 1928; Where’s Adam echoes an old Georgian shout and Pressin’ On had already been recorded by the singer on one of her Decca 78s (2). First issued under Verve V8372, the album then integrated the folk blues series 3000, catalogue n° 3004. Katie Bell Nubin, Evangelical singer at the Church of God in Christ, died in 1968, at the age of 89.


On 30 March 1960, Sister Rosetta Tharpe was welcomed to London by the English trombonist Chris Barber who would accompany her on a new tour of the UK, following her memorable visit two years earlier. To recap a little: in fact, Chris Barber has given us an unissued track which he re-discovered from December 1957. It was probably recorded and filmed by British television, introduced by the Canadian presenter Bernard Braden. It opens with Joshua Fit The Battle Of Jericho that Rosetta had never recorded before and that, moreover, was not part of the Manchester concert. As for Peace In The Valley, Barber considers this version better than the one at this concert (3).

Back in the States in May, Rosetta was part of a gospel tour that included Katie Bell Nubin before taking off again for Europe. She was invited to the “1st European Festival of Jazz” in Antibes-Juan-les-Pins, from 6 to 14 July 1960. She appeared on the 13th, the same evening as Bud Powell and Charlie Mingus (!) and was enthusiastically received by three thousand spectators at Fort Carré, as Charles Delauney relates in Jazz Hot (N° 157, Sept. 1960): “Sister Rosetta Tharpe created a sensation and even managed to make Sims Wheeler’s orchestra swing, no mean feat!”

She went on to give several solo concerts in Europe, including a private one which was issued in 1991 by the New Orleans label Southland Records (SCD-1007) but without any indication as to where it was recorded (4). She reprised I Can’t Sit Down which she had recorded a year earlier with Rex Garvin and which had become a small hit under the title “Marie & Rex” (3). She chose the rest from her best pieces but did include one or two interesting new titles: He’s Got The Whole World In His Hands that Mahalia Jackson had so magnificently sung at Newport in 1958, the rare Mansion In The Sky and Is Everybody Happy? which she had previously sung as a duet with her mother (2).

In 1961, her international tours having made her financially secure, together with her manager/husband Russell Morrison, Rosetta bought a house in Yorktown, North Philadelphia, a district inhabited by the black middle class. Her friend, the singer Ira Tucker from the Dixie Hummingbirds, was one of her neighbours. She rejoined the Bright Hope Baptist Church which singer Francis Steadman (the Stars of Faith) also attended. The Reverend William H. Gray Jr., local leader and school friend of Martin Luther King, was the minister.

Although no longer quite the superstar of her younger years, her reputation remained intact as is evident from the number of 33s mainly bought by a white audience more and more appreciative of black popular music in general and gospel in particular. Gayle Wald considers the last two of these albums, issued by Verve, to be the best and we share his opinion.

The first of these was issued under n° 3005, following that of Katie Bell and was cut in a studio in April 1961. Two tracks seem to have been recorded in public yet, considering the similar sound quality, especially that of the saxes and the choir directed by producer Teacho Wiltshire, some doubt remains. Apart from a slow tempo reprise of The Lonesome Road that she had recorded on her very first session in October 1938, the repertoire is completely new. Particularly outstanding are the biblical Take A New Look, a very bluesy interpretation of Willie Mae Ford Smith’s Just Keep Still, There’s A hand Leading Me and Woman as well as some up tempo themes such as Joy In His Land (with a rugged tenor sax solo) and God Is Wonderful, the only two tracks on which the guitar is heard. Verve profited from a world wide issue, the record being mainly aimed at jazz fans. This was a very balanced LP, much better than the MGM of 1959 (3), with a gospel/soul approach that appealed to fans of Afro-American music. In December of the same year Verve issued another album in the same vein, managed by the young producer Creed Taylor who gave Rosetta complete freedom in the choice of what she sang (this was very important). Recorded in Webster Hall, Ella Mitchell who was part of the accompanying vocal group recalls that all the tracks were cut in a single take. Rosetta chose a mix of some new interpretations such as On My Way by the Reverend C.C. Chapman (5) which takes off in a torrent of sound, and fresh arrangements of old titles including Stretch Out, I Look Down The Line (or The Road), Nobody Knows in a new arrangement by Kenneth Morris or the inescapable That’s All and a very good version of This Train. Backed by an excellent small instrumental group (unfortunately, as previously, unidentified) and a real female gospel choir (not a studio group), Sister Rosetta Tharpe is on top form (This Is A Mean Old World). She takes full advantage of the opportunity to insert several welcome guitar passages, something often denied to her by previous producers. Overall this LP is even more exciting than the previous one.

Paradoxically these two excellent albums saw the end of Sister Rosetta Tharpe’s American recording career which had begun in 1938 and continued without interruption for almost twenty-five years, in spite of her decreasing activity during the latter years. She would only return to the New York studios in 1968 and 69.

In 1962 and 1963 she was invited by NBC Television to appear on the programme “TV Gospel Time” presented and performed solely by black artistes. In late July 1963 she took part in the Newport Folk Festival, a showcase for the folk and blues revivals that she was now part of. Having been one of the first to realise the potential of a new audience, young and interested in authentic music, she now turned towards Europe which had always welcomed her so warmly and where she enjoyed the reputation of a great American star.

Early in 1964 she toured England once more, but this time as a soloist, before rejoining the American Blues and Gospel Caravan organised by George Wein. Also on the bill were Sonny Terry & Brownie McGhee, Muddy Waters and his pianist Otis Spann, who had already toured England and the rest of Europe, plus the New Orleans singer/pianist Cousin Joe and the Reverend Bill Gary Davis. A concert at the Maison du Radio in Paris was recorded on 12 May (6). Rosetta Tharpe was accompanied by the rhythm section Ransom Knowling/Willie Smith, with some discreet additions by Otis Spann. However, the most astonishing documentary was that filmed by a British television channel in a disused Manchester railway station in front of five hundred amazed and enthusiastic young people (“The Blues and Gospel Train”). We see Rosetta getting out of a carriage onto the platform on the arm of Cousin Joe, before hooking her guitar around her white fur coat – it was freezing cold –and launching into Didn’t It Rain and Trouble In Mind – back to the blues – from behind the suitcases (7)! Back home once more she appeared at the Newport Jazz Festival before again taking off for Europe. She was on the bill at the Jazz Festival in Copenhagen and also gave a concert at the Salle Pleyel in Paris on 2 October, accompanied by the Original Tuxedo Brass Band from New Orleans (6).

Initiated by the Hot-Club de France, a French tour was organised in autumn 1966. Several concerts were recorded and edited by the Flame and Milan labels, including extracts from a private session in Gan at the home of our friend Jacques Morgantini. A further recording was made in Switzerland by the Guilde du Disque. Rosetta then took some time off in the Alps where she had a small house. On her return to the States Russell “Daddy” Morrison organised a tour of some small towns in Florida, Arkansas and Georgia. Although just a small tour it enabled her to meet up with her own black community who had not forgotten her old Decca recordings that had first made her popular. The more prestigious stage of the Newport Jazz Festival welcomed her once more in July 1967 when she accompanied her mother Katie Bell Nubin on piano (8). Then again it was back to France, Germany, Spain, Denmark and Scandinavia, the Netherlands and Great Britain. However, after the death of her mother in 1968 which greatly affected her, Rosetta abandoned her overseas tours.

After seven years break, at the end of 1968, Rosetta returned to the New York studios and the resulting Savoy album, “Precious Memories”, received a Gram­my award. In spring 1969 she was filmed at home in Philadelphia by Louis Panassié in preparation for a feature length film entitled “Jazz Adventure”. In particular she sang I Shall Not Be Moved accompanying herself on piano. This was followed by a second Savoy album “My Soul is Singing”.

In spite of everything, Sister Rosetta set out one last time for her final tour. In autumn 1970 she topped the bill at the annual American Folk (rechristened Negro –sic) Blues Festival that began on 26 October and appeared in all the big cities: Berlin, Frankfurt, Copenhagen, Vienna … In Paris on 9 November at the Salle Pleyel, accompanied by the somewhat unconvincing Willie Dixon’s Chicago Blues All Stars, she received a pretty hostile reception from an audience that displayed its crass ignorance by declaring that Rosetta’s songs “were not blues” (and That’s All?), when several minutes earlier Dixon had sung My Babe based on harmonies from … This Train! Nevertheless, she appeared tired to Jacques Demêtre and her other friends and complained she’d caught a cold. Three days later, on 12 November, she collapsed and was hospitalised in Geneva where she was diagnosed with diabetes. She was taken back to the States and had to have a leg amputated.

However, thanks to the friends surrounding her and to her own strength of character and faith she overcame this setback. Guitar in hand, from time to time she sang again in public e.g. in 1971 at the Gate of Prayer Church in Harlem alongside Marie Knight, her partner of earlier years. She also made a few club appearances with the Sensational Nightingales. Her final major appearance was at the Lincoln Centre in New York on 26 July 1972 with Marion Williams at the festival of black arts, “Soul at the Center”. And then Savoy came along wanting to organise a new session in their Philadelphia studio on the 8 October 1973. Alas, too late! On the 3rd Rosetta, suffering a further collapse, Rosetta was taken to hospital where she died on 9 October. During her funeral service Merion Williams sang Precious Lord and Marion Knight Peace In The Valley before the first great lady of gospel was laid to rest in Northwood Cemetery in Philadelphia.

Thus Sister Rosetta Tharpe finally ascended to that heaven she had always sung about, one of the greatest singers in the history of Afro-American music and also an instrumentalist who influenced all the later rock ‘n’ roll guitarists. She was only 58. However, her star still shines brightly in the hearts of everyone who, throughout the world, has ever been moved by her voice. A voice, inspired by a deeply felt faith, which expressed not only a love of life but also hope in eternity, underlined by a guitar that illuminated the whole (9).

Thus ends our complete compilation of Sister Rosetta Tharpe’s recording career: 15 CDs issued in 7 volumes (10). In order to complete the final CD, somewhat short, we have included an antho­logy of pieces interpreted by Marie Knight (1925-2009) alone, most of them recorded during Decca sessions where they were together in duo, often accompanied by the outstanding playing of Sammy Price on piano (11), notably on the famous Gospel Train, which reached N° 9 in the R&B hit parade in 1949. And to end, a rarity: Miracles, the B side of Carlton 502 which, on the other side, had I Can’t Stand It by … Marie & Rex!
Adapted from the French text
of JEAN BUZELIN by JOYCE WATERHOUSE

Jean Buzelin is the author of Negro Spirituals et Gospel Songs, Chants d’espoir et de liberté (Ed. du Layeur/Notre Histoire, Paris 1998); he collaborated on the Gospel Discography by Cedric J. Hayes & Robert Laughton, he has revised Sister Rosetta Tharpe’s discography.
© Frémeaux & Associés

Notes
1) The contralto Ella Mitchell was a member of the female group the Gospel All Stars which recorded from 1953 to 1968, in particular with James Cleveland and Prof. Charles Taylor; she was heard as soloist with the Howard Roberts Choir at the Montreux and Antibes festivals in July 1975.

2) Cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 3 (FA 1303).

3) Cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 6 (FA 1306).

4) Concert that we reproduce here (CD 1) under licence, correcting several erroneous titles.

5) Cf. The Golden Age of Gospel (FA 5246).

6) Cf. Sister Rosetta Tharpe, Live in Paris, 1964 (Franc’s Concert FCD 118, 1988).

7) Cf. The American Folk Blues Festival, The British Tours 1963 -1966 (DVD Reelin’ in the Years Productions/Universal 20588). Contrary to what is said in the cover notes, it is not Cousin Joe accompanying her on piano (he is sitting in a rocking chair) but Otis Spann; an error obviously copied by Wikipedia on the net.

8) For sure this time!

9) A few examples of the enduring fame of Sister Rosetta Tharpe and of the durability of her work: two homage albums, one by the Dixie Hummingbirds in 1998, the other “Shout, Sister, Shout” in 2002 with an array of performers, including Marie Knight, Odetta, Maria Muldaur & Bonie Raitt, Sweet Honey In The Rock, the Holmes Brothers etc. all singing her repertoire; an American postage stamp bearing her portrait in 1998; her installation in the International Gospel %music Hall of Fame and the Blues Hall of Fame; a biography written by Gayle Wald (see below). More recently, in October 2011, her name was honoured by the Pennsylvania Historical and Museum Commission, an event sponsored by the Girls Rock Philly association and by the Friends of Sister Rosetta Tharpe committee, with the aim of spreading the word about the singer and her work, in particular among young people; a documentary directed by Mick Csaky, “The Godmother of Rock & Roll, Sister Rosetta Tharpe”, accompanied this event.

10) Taking into account the “gap” in her discography, the new reissue laws and the difficulty in obtaining licences, it now seems impossible for us to take this complete compilation further. But who knows ?

11) To listen to other tracks of Marie Knight alone: cf. Complete Sister Rosetta Tharpe Vol. 5 (FA 1305) and Gospel, Sisters & Divas, 1943 – 1951 (FA 5053).

Works consulted
Gayle F. Wald, Shout, Sister, Shout! (Beacon Press, Boston, 2007); the life of Sister Rosetta Tharpe.
Monique Pouget, Sister Rosetta Tharpe, le destin singulier de Rosetta Nubin (Blues Magazine N°s 31 & 32, 2004).

With sincere thanks to Chris Barber, as well as Jacques Morgantini and Friedrich Mühlöcker for their loan of rare 45s and 33s.

Photos and collections: Chris Barber, Bernard Delhoume/Jacques Morgantini, Paul Rust.

CD 1
1. JOSHUA FIT THE BATTLE OF JERICHO (Trad. - arr. C. Barber)
2. PEACE IN THE VALLEY (T.A. Dorsey)
3. UP ABOVE MY HEAD, I HEAR MUSIC IN THE AIR (Trad. - arr. Tharpe)
4. I CAN’T SIT DOWN (N. Sherman - J. Keller)
5. HE’S GOT THE WHOLE WORLD IN HIS HANDS (Trad.)
6. WHEN I TAKE MY VACATION IN HEAVEN (H. Buffum - R.E. Winsett)
7. DIDN’T IT RAIN (Trad. - arr. R. Tharpe)
8. CAN’T NO GRAVE HOLD MY BODY DOWN (R. Tharpe)
9. TWO LITTLE FISHES, FIVE LOAVES OF BREAD (B. Hanighen)
10. THIS TRAIN (R. Tharpe)
11. TAKE MY HAND, PRECIOUS LORD (T.A. Dorsey)
12. DOWN BY THE RIVERSIDE (Trad.)
13. MANSION IN THE SKY (D.R.)
14. IS EVERYBODY HAPPY? (Trad.)
15. PEACE IN THE VALLEY (T.A. Dorsey)

© Chris Barber (1-3)
© Southland Records (4-15)

(1-3) Sister Rosetta Tharpe (g, vo), acc. Chris Barber Jazz Band: Pat Halcox (tp), Chris Barber (tb), Monty Sunshine (cl), Eddie Smith (bjo), Dick Smith (b), Graham Burbidge (dm), Bernard Braden (introduction/comments). Live, England, December 1957.
(4-15) Sister Rosetta Tharpe (g, vo). Live, Europe, ca. Summer 1960.

CD 2
1. WHEN THE BRIDEGROOM COMES (Trad. - arr. K.B. Nubin) 24000
2. VIRGIN MARY (Trad) 24001
3. MIAMI STORM (D.R.) 24002
4. PRESSIN’ ON (Trad. - arr. K.B. Nubin) 24003
5. I SHALL NOT BE MOVED (Trad.) 24004
6. ANGELS WATCHIN’ OVER ME (Trad.) 24005
7. WHERE’S ADAM? (Trad.) 24006
8. COME OVER HERE (Trad.) 24007
9. SAD TO THINK OF MY SAVIOR (Trad. - arr. K.B. Nubin) 24008
10. TAKE A NEW LOOK INTO THAT OLD BIBLE (G. Mysels - M. Ness) 61-XY-550
11. JUST KEEP STILL (W.M. Ford Smith) 61-XY-551
12. JOY IN HIS LAND (Trad. - arr. R. Tharpe) 61-XY-552
13. THE LONESOME ROAD (G. Austin - N. Shilkret) 61-XY-553
14. THERE’S A HAND LEADING ME (R. Tharpe) 61-XY-554
15. WOMAN (R. Tharpe) 61-XY-555
16. WITH HIS GREAT LOVE (J.F. Coots - N. & C. Kenny) 61-XY-556
17. GOD IS WONDERFUL (R. Tharpe) 61-XY-557
18. EVERYTHING TO ME (R. Tharpe) 61-XY-558
19. AS YOU SOW, SO SHALL YOU REAP (K. Millet) 61-XY-559
20. FAITH IN GOD (R. Tharpe) 61-XY-560
21. LOOK IN THE GOOD BOOK, BROTHER (T. Zahn) 61-XY-561

(1-9) Katie Bell Nubin (vo); acc. Dizzy Gillespie & His Orchestra: Dizzy Gillespie (tp on 7, 8, 9, vo on 7, 8), Leo Wright (as, except 2, 3), Junior Mance or poss. Sister Rosetta Tharpe (p); Les Spann (g); Art Davis (b); Lex Humphries (dm). New York City, ca. January 1960.
(10-21) Sister Rosetta Tharpe (vo, g on 12, 17); with choir; acc. unknown (saxes, p, g, b, dm) directed by Teacho Wiltshire. New York City, or recorded live in concert (10, 12), ca. April 1961.

CD 3
1. ON MY WAY (GOT ON MY TRAVELIN’ SHOES) (C.C. Chapman - Carroll) 61-VK-613
2. THIS IS A MEAN OLD WORLD TO LIVE IN (R. Tharpe) 61-VK-614
3. THIS TRAIN (R. Tharpe) 61-VK-615
4. I HEARD MY MOTHER CALL MY NAME (R. Tharpe) 61-VK-616
5. STRETCH OUT (N Shedrick - Z.B. McEachen) 61-VK-617
6. RING THOSE GOLDEN BELLS (J.D. Vaughan) 61-VK-618
7. I LOOK DOWN THE ROAD AND I WONDER (Trad.) 61-VK-619
8. NOBODY KNOWS, NOBODY CARES (K. Morris) 61-VK-620
9. THAT’S ALL (R. Tharpe) 61-VK-659
10. THE FLORIDA STORM (M. Knight) 74639-A
11. GOSPEL TRAIN (Trad.) 74640
12. I THANK YOU JESUS (W.H. Brewster - arr. M. Knight) 75050
13. LORD, SEARCH MY HEART (Trad. - arr. M. Knight) 76267
14. ON MY APPOINTED TIME (unknown) 83693-A
15. THE STORM IS PASSING OVER (M. Don Walker) 87149
16. I MUST TELL JESUS (E.A. Hoffman - M. Croker) 87150
17. WHO ROLLED THE STONE AWAY (G. Hope) 87151
18. MIRACLES (H. Coger - W. Hammond) CRC 610

(1-9) Sister Rosetta Tharpe (vo, g on 1, 3, 6, 8, 9) with The Gospel All Stars: poss. Rose Hines, Dorothy Crookshank, Ella Mitchell, Dorothy Lavan (female vocal group); acc. unknown (p)(org)(b)(dm). NYC, December 11-13, 1961
Marie Knight (vo), acc. Sam Price Trio (10, 11), or Quartet (12).
(10-11) Sammy Price (p), Billy Taylor Sr (b), Herbert Cowans (dm), The Dependable Boys (male vo quartet on 11). New York City, December 2, 1948.
(12) Sammy Price (p), Brownie McGhee (g), Billy Taylor Sr (b), Herbert Cowans (dm). New York City, July 8, 1949.
Marie Knight (vo) acc. James Roots Trio (13), or Quintet (14).
(13) James Roots (p), Billy Taylor Sr (b), John Hartzfield (dm), band (vo ensemble). New York, May 3, 1950.
(14) James Roots (p), Thomas “Grady“ Martin, Loren Otis “Jack“ Shook (g), Ernie Newton (b), Farris Coursey (dm). Nashville, TN, December 6, 1952.
(15-17) acc. Sam Price Trio: Sammy Price (p), Grady Martin (g), unknown (b), David “Panama“ Francis (dm), band (vo ensemble on 15). New York City, December 6, 1954.
(18) Marie Knight (vo), with female vocal group ; acc. unknown (p)(g)(b)(dm). New York City, 1959.

“Notre intégrale peut s’arrêter avec ce septième volume, la voix et la guitare de Sister Rosetta Tharpe résonneront éternellement dans le cœur de tous ceux qui ont été touchés par sa générosité et ne cesseront jamais de l’écouter.”  
Jean Buzelin

“Our complete compilation of Sister Rosetta Tharpe ends with this seventh CD on which her voice and guitar continue to resonate in the hearts of all those who have been tou­ched by her generosity of spirit and who will continue to listen to her.”  
Jean Buzelin

Les trois premiers titres de ce coffret et la photo de couverture nous ont été donnés par Chris Barber, tromboniste et chef de l’Orchestre accompagnant Sister Rosetta Tharpe dans ses tournées européennes initiées en 1957 et en 1960, les douze suivants nous ont été licenciés par Southland Records. Ce coffret sera malheureusement le dernier volume de notre Intégrale Sister Rosetta Tharpe, en raison de la modification de la législation européenne qui fait reculer de vingt ans le domaine public sur les enregistrements phonographiques, nous interdisant de poursuivre cette œuvre. Nous profitons de ce dernier numéro pour remercier tous les collectionneurs réguliers qui ont apporté leurs archives et connaissances à Jean Buzelin, et sans lesquels il n’aurait pas été possible de réaliser cette édition : Jacques Demêtre, Bill Greensmith, Daniel Gugolz, Hans Maitner, Jacques Morgantini, Friedrich Mühlocker, Daniel Nevers, Per Notini, Étienne Peltier, Michel Pfau, Monique Pouget, Robert Sacré, Gayle Wald.  
Patrick Frémeaux, l’éditeur

CD COMPLETE SISTER ROSETTA THARPE VOL. 7  - INTEGRALE SISTER ROSETTA THARPE VOL. 7, ROSETTA THARPE © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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