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RICET BARRIER et ses interprètes
Les Frères Jacques, Marcel Amont, Lucette Raillat…
1958-1961








RICET BARRIER Et ses interprètes

1958-1961
Par Jean Buzelin et Marc Monneraye

«?C’est en Champagne pouilleuse, sous le Signe de la Vierge, que je naquis?». Ainsi se présente Maurice Pierre Barrier, dit Ricet (1), au verso de son premier 33 tours (2), plus précisément, ajouterons-nous, le 25 août 1932 à Romilly-sur-Seine (Aube), de parents d’origine parisienne et banlieusarde (Arcueil). Son père étant mobilisé en 1939, la mère, la sœur aînée et le jeune Ricet partent sur les routes : Dieppe, Sully-sur-Loire, puis Sète où ils habitent au château de Sainte-Rose… Y avait-il une servante ?

Le père ayant échappé à la captivité, la famille se retrouve au pied de Montmartre. Après la communale de la rue des Martyrs, Ricet commence ses études secondaires au lycée Rollin (Jacques Decour), études turbulentes puisqu’il change six ou sept fois d’établissement durant les quatre années qui l’amènent au baccalauréat (en deux parties) à 20 ans. Nous sommes en 1952, et il devient professeur d’éducation physique, seule matière où il brillait !

Mais, entre-temps, Ricet avait découvert Félix Leclerc aux Trois Baudets : Le Train pour Sainte Adèle est une révélation ! Il apprend tout seul la guitare pour chanter les chansons du grand Félix. «?J’avais étudié le violon à l’École Marguerite Long-Jacques Thibault, entre 10 et 12 ans mais malgré un certain don en dictée musicale, j’avais une telle aversion pour le solfège (et vice-versa) que je ne pus jamais interpréter «?La Danse Macabre?» de Saint-Saens qui était alors mon morceau de prédilection?» (2). Il s’était ensuite essayé, sur le vieux banjo de son père, à jouer des airs de jazz traditionnel. «?Un jour, je trouve un petit air qui deviendra J’aime les fleurs, ma première chanson?» (2). D’autres suivront : L’Auto-stop (jamais enregistré), La Demoiselle de Montauban, Le Plus beau jour de ma vie (L’Enterrement), La Servante du château… et Drôle de vie composé sur un ukulele.

En 1955, Ricet Barrier entre au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille, et fait ses premiers pas en amateur au cabaret Le Directoire. Il rencontre Francis Mainville, musicien classique, puis Bernard Lelou, qui travaille avec Marie Dubas, et avec qui il va s’associer pour le meilleur (3). La plupart des chansons seront cosignées, paroles et musique, par le duo. Et le voilà qui «?essuie les planches?» du spectacle de Marie Dubas en tournée estivale. Il témoignera, comme Édith Piaf avant lui, de ses judicieux conseils.

À ces rencontres s’en ajoute une autre, décisive : «?Je ne pensais pas être un jour un interprète et je le dois à mon ami Raymond Devos qui me fit comprendre le métier et aimer la scène?» (2). L’ancien «?Pinson?» (4) commençait à voler de ses propres ailes au Cheval d’Or, et c’est précisément dans ce petit cabaret près de la Mouffe que Ricet Barrier fait ses vrais débuts professionnels grâce à Jean-Pierre Suc (programmateur et duettiste avec Henri Serre) — oh ! le cachet est maigre — en 1956. Il restera fidèle au Cheval d’Or jusqu’à sa fermeture.

«?Puis j’ai fait la connaissance des Frères Jacques qui firent un succès de Dolly 25 (toujours le banjo !)?» (2). Francis Mainville, qui avait écrit pour eux, présente Barrier et Lelou aux Frères Jacques. Ils leur proposent vingt chansons, ils en retiennent neuf… Dolly 25 n’avait pas été choisie : «?C’est pas pour nous?», avaient dit les Frères… Lorqu’ils la montèrent et invitèrent les auteurs à venir la voir sur la scène de la Comédie des Champs-Élysées, ceux-ci ne reconnurent pas «?ce chef-d’œuvre?». Dolly ne descendra jamais de scène ! Les Frères Jacques enregistrent leurs premières «?Quatre chansons de Ricet-Barrier?» au printemps 1958 (5), avant même que leur auteur ne mette sur disque ses propres interprétations qui vont faire l’objet de son premier 33 tours 25 cm (2). Un peu plus tard, un super 45 tours, comprenant Eugénie de Beaulieu qui ne figure pas sur l’album, sort quelques jours après celui des Frères Jacques, dont la pochette reproduit celle du 33 tours de Ricet ! Mais ils n’étaient pas les premiers. Déjà avaient été publiées d’autres chansons : Le Plus beau jour de ma vie que Jean-Marie Proslier présentait aux Trois Baudets dès décembre 1956, puis Le Crieur de journaux, par Erick Montry. Ce qui démontre que, peu après les débuts de Ricet au cabaret, ses chansons circulaient, étaient appréciées et reprises par d’autres interprètes. Proslier, Montry, Barrier et les Frères Jacques enregistraient pour Philips sous la houlette de Jacques Canetti que Ricet avait rencontré en cette année 1958.

La Servante du château obtient le Grand Prix de l’Académie du Disque français et Canetti engage Ricet Barrier aux Trois Baudets, l’intégrant à la revue «?Opus 109?» (6)?; il y côtoie Serge Gainsbourg, Bernard Haller, retrouve Raymond Devos, la seconde partie étant assurée par Guy Béart ou Jacques Brel. Et les chansons de Ricet continuent de faire le bonheur de Marcel Amont, qui en reprend trois dans deux 45 tours, de Lucette Raillat, qui crée en disque Neurasthénie (Ricet l’enregistrera l’année suivante), de Gélou, alias Geneviève Cognet, qui effectuera une prometteuse mais courte carrière de fantaisiste avant de se noyer dans le twist… Enfin, l’excellente diseuse Denise Benoit, comme les Frères Jacques, lui consacre un super 45 tours?; comme eux elle interprète Les Clochards (non chanté par Ricet), et elle est la première voix féminine à chanter La Servante du château.

Après ce départ en fanfare, c’en est un autre qui conduit Ricet Barrier sous l’uniforme. Sursitaire, il a la chance d’être rapidement réformé. Il en profite pour abandonner l’enseignement car le circuit des cabarets l’appelle. On le découvre et l’applaudit à L’Écluse, à La Colombe, au Port du Salut, à La Fontaine des Quatre Saisons, à La Polka des Mandibules, à La Méthode… rive gauche, Chez Plumeau, Chez Ma Cousine à Montmartre, puis dans les établissements chics des Champs-Élysées, La Villa d’Este, et sur les scènes des music-halls, L’Étoile (avec Dalida)…

Un second 45 tours est publié en 1959 (avec Neurasthénie), tandis que Lucette Raillat et Lily Fayol s’attachent à leur tour le tablier de La Servante du château, que Denise Benoit déambule en Demoiselle de Montauban, que Les Trois Horaces clament J’aime les fleurs, que P-a-o-l-a danse La Java des Gaulois à Bobino, et que le grand Philippe Clay, qui se compose toujours un répertoire choisi, s’intéresse aux Clochards. Enfin Lucette Raillat, qui a toujours l’œil sur une chanson inédite, crée La Belle oui-oui.

En décembre 1959, Ricet Barrier fait la première partie du spectacle de Raymond Devos à Bobino. Il est également sollicité pour travailler à des œuvres plus ambitieuses : la musique de «?The Dream of Peter Pan?», une comédie musicale présentée au festival d’Edimbourg en 1960, et, avec son complice Bernard Lelou, le livret et les lyrics de «?La Femme-Femme?», comédie musicale de Jean-Pierre Ferrière, en 1961. Mais, en cette année où les évènements d’Algérie ébranlent la République, Ricet Barrier est rappelé sous les drapeaux. Malade d’un ulcère à l’estomac, il reste hospitalisé durant cinq mois avant d’être réformé, cette fois définitivement… Sauf pour le cinéma où François Truffaut l’engage pour tenir l’un des rôles principaux de son film «?Tire-au-flanc 62?» qu’il réalise avec Claude de Givray (7).

En cette même période, Ricet Barrier effectue deux séances d’enregistrement, la première à l’automne d’où sortira le fameux Rendez-vous (Stanislas) que les Frères Jacques s’étaient déjà appropriés, mais qui n’est pas encore sorti en disque, un Rendez-vous que Lucette Raillat, qui n’en rate pas un, va rapidement nous proposer.

La seconde séance, réalisée à la fin de l’année 1961, clôt trois années intenses qui constituent le premier cycle d’une carrière propulsée par les cabarets et la radio. Ricet Barrier fait partie de la vague de ces jeunes auteurs-compositeurs-interprètes qui déferle durant la seconde moitié des années 50. Si certains d’entre eux arriveront à grimper sur les scènes des grands music-halls (Guy Béart, Claude Nougaro, Jean Ferrat, Pierre Perret, Barbara…), beaucoup, malheureusement, disparaîtront en même temps que les cabarets fermeront leurs portes les uns après les autres. Barrier se maintiendra. Il est de ces artistes exigeants qui poursuivront leur chemin avec rigueur et sans souci des modes, et «?tiendront?» contre vents et marées : Anne Sylvestre (qui aura connu les grandes salles), Cora Vaucaire, Hélène Martin, Jacques Douai, Jean-Claude Darnal, Pierre Louki… tous auront effectué de longues carrières, parfois dans l’ombre, mais jamais en demi-teinte.

La radio a aussi été un vecteur de taille dans la diffusion de la voix de Ricet Barrier, aiguë, railleuse, espiègle, juvénile et… patoisée : ses fausses chansons paysannes, dans lesquelles il travestit sa voix, auront fait son succès auprès du grand public et La Servante du château n’a pas encore pris sa retraite après cinquante-cinq ans de service ! Même si ses chansons préférées, plus profondes et originales, dit-il, restent Drôle de vie, 14 juillet bizarre, Chaussettes, vendeuses et gouttes d’eau, L’Enterrement (qu’il a mis douze ans à peaufiner en cherchant un rythme… funèbre), Le Puceron et l’orange, Les Spermatozoïdes ou Putain le beau métier.

Ricet Barrier passe à nouveau aux Trois Baudets en 1962, au Don Camillo, à l’École Buissonnière, enregistre La Marie en 1963 puis, ses activités scéniques diminuant, il va prêter sa voix, à partir de 1965, à un drôle de petit canard. Écrites par Jean Tourane et lui-même, «?Les Aventures de Saturnin?» occuperont les écrans de la télévision jusqu’en 1970 — 78 épisodes diffusés et un disque sera publié : «?Saturnin chante pour les enfants?» (réédité en CD en 1995). Plus tard, il sera l’une des voix de la famille Barbapapa.

Côté disque, ayant quitté Philips dont Canetti a claqué la porte, il entre chez Barclay en 1966 et entame une longue collaboration avec l’orchestrateur Jean-Claude Vannier, qui l’accompagne régulièrement avec Bernard Lubat. Côté scène, il effectue la même année sa première tournée au Québec. Et en 1968, il lance Les Vacanciers et Isabelle, deux nouvelles «?paysanneries?» qui obtiendront, via les ondes, de beaux succès.

Au tournant des années 60/70, la plupart des cabarets artistiques parisiens ferment leurs portes les uns après les autres (8) : fiscalité excessive, droits sociaux inadaptés, normes et autres contraintes, mais aussi défection du public, capté par la télévision ou qui se tourne vers d’autres lieux, en particulier les cafés-théâtres, et d’autres formes musicales qui collent parfois mal avec la chanson d’auteur. L’exemple de Ricet Barrier est édifiant à ce sujet : ses chansons, construites sur des rythmes de jazz «?vieux style?», et sa voix, vive, légère et directe, ne s’accommoderaient pas avec les lourdes charpentes du rock.

Ricet, qui porte à présent fièrement la moustache, reste fidèle au Port du Salut, l’un des survivants, qui le reçoit régulièrement jusqu’en 1980. Le reste du temps, il tourne beaucoup, en France, au Québec pratiquement chaque année, en Belgique, et en Suisse (notamment au Théâtre des Faux-Nez à Lausanne) où il est très apprécié. Si les grandes scènes françaises l’ignorent un peu, la Suisse devient pour lui presque une seconde patrie?; il le confirmera par mariage ! C’est là qu’il enregistre le contenu d’un album en 1972 (pour Évasion) qui comprend Chatterlady et Ma Maison de rêve que les Frères Jacques mettront au programme de tous leurs récitals (9). Ensuite, c’est de Genève, pour M Records, que vont sortir Les Spermatozoïdes (300 Millions) en 1974, écrit avec la collaboration de son accompagnateur, le guitariste Joseph Déjean qui mourra accidentellement l’année suivante. 300 Millions sera repris brillamment sur scène par les Frères. Et Y’ a pus d’ sous en 1978, encore un succès «?paysan?». En 1980, son disque «?Mythologie?» sera intégralement reproduit deux ans plus tard par les Frères Jacques pour leur tout dernier album (Arion). Parmi ses autres activités «?helvétiques?», relevons, de 1979 à 1985, un petit conte hebdomadaire tiré de son «?Sac-à-fouilles?» (10), dans l’émission «?Le Bateau d’Émile?» (Gandaz) à la Radio Suisse Romande?; et «?Bel oiseau bleu?», une comédie musicale écrite avec Bernard Lelou, mise en ondes en1984 à la Radio Suisse Alémanique de Berne, adaptée de leur pièce «?Les Ovules?» (1975). «?Les Ovules?» et «?Bel oiseau bleu?» seront créés sur scène en 1986, l’année d’après «?Le Mystère de Renard?», toujours des deux compères, joué au Théâtre de La Chaux-de-Fonds, ville où il habite désormais.

En 1987, paraît son dernier 33 tours «?vinyle?», «?Le Cul de la patronne (Spécial fanfare)?», qui témoigne de son goût de toujours pour la gauloiserie et de ses amours pour les cuivres. Enregistré en Suisse pour Seeds Records, il fait entendre plusieurs ensembles d’instruments à vent dont la Fanfare de la Lyre, de La Chaux-de-Fonds, la Fanfare Octave Callot, illustre et historique phalange des Beaux-Arts de Paris, et le Jazz 4 Z’Arts qui en est issu, et qui accompagne d’ailleurs régulièrement le chanteur.

Retour sur les scènes parisiennes en janvier 1988 avec un passage remarqué au Théâtre du Grand Edgar, rue de la Gaîté, en première partie du Québécois Jean Lapointe (11). L’année suivante, une grande fête est organisée en son honneur au Festival de Montauban, durant laquelle une pléiade d’artistes (Yvan Dautin, Pierre Vassiliu, Julos Beaucarne, Maurice Baquet, Christian Marin… ainsi que José Artur et Roger Gicquel) rejoignent leur ami Ricet.

En 1990, il effectue une grande tournée canadienne qui le conduit notamment au Théâtre du Petit Champlain de Québec durant trois semaines. Son premier CD, «?Faut qu’ ça plaise à Thérèse - Les Dahlias de Montaligère?», sort en 1991 chez DOM (le CD produit par ce label de Vincennes porte un double-titre, celui des deux premières chansons). En 1994 et 95, Ricet tourne en Belgique, et inaugure la Maison de la Chanson à Québec — son tour de chant sera enregistré est édité en CD. En 1996, Ricet Barrier participe, bien évidemment, à l’«?Hommage aux Frères Jacques?» qui se déroule durant trois soirées présentées par Philippe Meyer et Pierre Tchernia au Casino de Paris. Et il continue à chanter et faire des disques : «?Les Aléas de la vie?» (1997), «?Tel Quel?» (1998), «?Furieusement heureux !?» (2006). Nous le revoyons à Paris, au Sentier des Halles en décembre 1998, avec sa guitare, son banjo, son ukulele, et nulle autre accompagnateur : gros succès, prolongations… (11).

Hélas, malgré les apparences, Ricet Barrier va être rattrapé par le mal sournois. Sans que ses activités le trahissent (il écrit, compose, évoque des projets), il maigrit tragiquement. Hospitalisé, il rend son tablier pour l’éternité le 20 mai 2011.

«?Je suis un homme heureux de vivre?», proclamait Ricet Barrier. Mais il ajoutait : «?C’est difficile de faire une chanson fantaisiste. C’est pour cela qu’il y a si peu d’auteurs comiques, c’est dur, ça paye pas?».

Ce double CD, qui illustre la première partie de sa carrière, apparaît donc comme un précieux témoignage d’un talent original, où l’humour, la truculence, la malice, la fausse naïveté et la vraie poésie, forment une combinaison unique et jubilatoire. Les chansons de Ricet Barrier, cinquante ans après leur création, ont gardé toute leur fraîcheur?; elles demeurent hors du temps parce que leur auteur, en véritable artisan chansonnier, a modelé ses petites pièces sans jamais suivre aucune mode musicale. Artisan il se voulait, «?ma grande chance c’est d’être resté à mon niveau?».

Ses chansons ont aussi bénéficié de l’interprétation personnelle de nombreux artistes, à commencer par les merveilleux Frères Jacques, qui en ont quadruplé la valeur. À quelques rares exceptions près, nous les avons toutes regroupées dans cette anthologie qui constitue une quasi-intégrale des disques enregistrés entre 1958 et 1961, y compris une version instrumentale amusante de La Servante du château par les Joyeux Fanfarons du Bal champêtre, preuve que la musique «?tient?» sans les paroles.

Interprétées par des artistes de tout style, féminins comme masculins, ses chansons prennent des couleurs particulières, même lorsque le fantaisiste Marcel Amont, dont la tessiture vocale est proche de celle de Ricet, s’en empare avec l’entrain et la fraîcheur qu’on lui connaît. Et que dire de Philippe Clay ! Lucette Raillat et Denise Benoit ont largement puisé dans la marmite Barrier-Lelou?; elles en ont sorti de succulents petits plats, comme d’habitude, dont deux délaissés par Ricet, La Belle oui-oui pour l’une, Au jardin du Luxembourg pour l’autre. Mais Gélou et Erick Montry, bien oubliés de nos jours, ont donné d’excellentes versions — une bonne chanson réussit à l’interprète qui la choisit avec goût. On savourera également Le Plus beau jour de ma vie par le lunaire chansonnier Jean-Marie Proslier (12), lequel deviendra L’Enterrement dix ans plus tard par Ricet Barrier lui-même.

Enfin, si l’on s’amusera à comparer plusieurs Servantes, plusieurs Javas des Gaulois, plusieurs Clochards, plusieurs Rendez-vous… on remarquera que personne n’a osé s’attaquer à Drôle de vie !
Jean BUZELIN et Marc MONNERAYE
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014

Notes
(1) À ses débuts, Ricet-Barrier s’écrit avec un trait d’union?; si celui-ci disparaît des pochettes de disques à partir de 1961, ses chansons resteront signée et déposées «Ricet-Barrier».

(2) Ricet-Barrier (33 t 25 cm Philips 76446).

(3) Étonnement, et malgré quatre décennies en tandem — 300 œuvres musicales écrites et composées, l’un au piano, l’autre à la guitare sans que l’on sache qui fait quoi — Ricet Barrier ne s’entend pas du tout avec Bernard Lelou… sauf pour écrire des chansons, des comédies musicales. «?Dès qu’on a rangé nos stylos, on s’engueule…?» disait-il à France Inter le 9 mars 1985.

(4) Les Pinsons étaient un duo comico-musical formé par Raymond Devos et Pierre Verbecke.

(5) Les Frères Jacques mettent immédiatement Dolly 25 et Les Pasteurs au programme de leur 3e récital, à la Comédie des Champs-Élysées en octobre 1958 (cf. Les Frères Jacques, les premiers récitals, FA 5289).

(6) Sous-titre explicatif : «?Le sang neuf du rire et de la chanson 1959?».

(7) Parmi les autres acteurs-bidasses du film, citons Jacques Balutin, Pierre Maguelon qui joue son propre personnage «?Petit Bobo?» et… Cabu le dessinateur. Truffaut avait certainement rencontré Ricet Barrier et Petit Bobo au Cheval d’Or, où il avait planté sa caméra pour le tournage de «?Tirez sur le pianiste?» l’année précédente.

(8) La Polka des Mandibules et la Colombe ferment dès 1964, Les Trois Baudets en 1967, Le Cheval d’Or et la Fontaine des Quatre Saisons en 1968, L’Écluse en 1974, et enfin le Port du Salut en 1983.

(9) Des 21 chansons du tandem Barrier-Lelou qu’auront enregistrées les Frères Jacques, six seront mises en scène et quatre figureront dans le florilège que constituait leur «?Récital d’adieu?» : Ma maison de rêve, Dolly 25, Stanislas et 300 Millions. Une n’est jamais sortie en disque : enregistrée en 1960, La Marche des souliers vernis a été refusée par le producteur (information Paul Tourenne).

(10) Les 35 contes du «?Sac-à-fouilles?» seront publiés en livre en 1991, avec des illustrations de François Walthéry.

(11) Souvenirs de Marc Monneraye.

(12) Boris Vian : «?Il est indéniablement originaire de la lune dont il porte la marque : un visage rond comme une reinette du Canada?» (45 tours Philips 432.148).

Disques originaux : coll. Marc Monneraye, Catherine Gasnier, Dany Lallemand, Jean Weber

Photos et documents iconographiques : coll. André Bernard, Marc Monneraye, Dany Lallemand

Un grand merci à tous.  



RICET BARRIER And his performers

1958-1961
By Jean Buzelin and Marc Monneraye
“Born under Virgo in the poor chalky soil of Champagne,” said Maurice Pierre “Ricet” Barrier1, on the rear cover of his first LP.2 Although his family was Parisian, he was born in Romilly-sur-Seine (Aube) in the Champagne region, on August 25, 1932, and when his father was called up to join the army in 1939 they lived for a time at the Château de Sainte-Rose near Sète… Was that where they had a maidservant? (cf. La Servante du château, track 1, CD1). Escaping captivity, his father took the family to live in Montmartre, where Ricet Barrier’s studies were turbulent: he changed schools six or seven times in four years, finally becoming a PE teacher, the only school-subject he was interested in!

He did, however, see singer/songwriter Félix Leclerc at the Trois Baudets. Le Train pour Sainte Adèle came as a revelation and he decided to learn the guitar: “I’d discovered the violin in school; I had a talent for music dictation, but also such an aversion to theory (and vice versa) that I could never play Saint-Saens’ ‘Danse Macabre’, my favourite piece.”2 Next he tried his hand with his father’s old banjo, playing traditional jazz pieces. “One day I found a little tune that would become ‘J’aime les fleurs’, my first song.”2 Others followed, L’Auto-stop (never recorded), La Demoiselle de Montauban, Le Plus beau jour de ma vie (L’Enterrement), La Servante du château… and Drôle de vie, which he composed on a ukulele. His first experience of cabaret (at Le Directoire) came in 1955 after joining the Petit Conservatoire de la Chanson; he met Francis Mainville, and also Bernard Lelou who worked with Marie Dubas; Lelou became his associate,3 and most of the songs would be co-signed by the duo.

Another encounter was also decisive: “I never thought I’d be a performer one day, and that’s something I owe to my friend Raymond Devos, who helped me understand the business and made me love the stage.”2 Devos was just starting out on his own after being one half of the “Pinsons”4, at the little cabaret Le Cheval d’Or, and that was where Ricet Barrier made his true professional debut in 1956 (for a very small fee…).

“And then I met the Frères Jacques, who had a hit with ‘Dolly 25’ (that banjo again)!“2 Francis Mainville, who’d written for Barrier and Lelou, introduced them to the Frères Jacques, who were offered twenty songs (they accepted nine!) But Dolly 25 wasn’t one of them: “Not for us”, said the Frères… When they finally did the song onstage and invited the writers to the performance at the Comédie des Champs-Élysées, the latter didn’t recognize their own song! Dolly would never leave the stage… The Frères Jacques recorded their first “Quatre chansons de Ricet-Barrier” in the spring of 1958,5 even before Ricet Barrier released his own versions on his first 10” LP.2 Other songs were released, showing that Barrier’s songs were already circulating (and being appre-ciated) shortly after his debuts.

La Servante du château won the Grand Prix de l’Académie du Disque Français, and Jacques Canetti booked Ricet Barrier into his Trois Baudets cabaret in the revue “Opus 109”6; Barrier found himself alongside Serge Gainsbourg, Bernard Haller, Devos, Guy Béart, Jacques Brel, and Marcel Amont, who so liked his songs that he released three of them on two 45rpm singles; Lucette Raillat would be the first to sing Neurasthénie on record, and the excellent Denise Benoit would be the first female singer to perform La Servante du château.

Ricet Barrier didn’t escape military service but was quickly discharged… fortunately, because the cabaret-circuit was crying out for him: L’Écluse on the Left Bank, Chez Ma Cousine in Montmartre, La Villa d’Este or L’Étoile (with Dalida)…

In December 1959 Ricet Barrier was solicited to create more ambitious works, among them the music for “The Dream of Peter Pan”, a musical presented at the Edinburgh Festival in 1960. The war in Algeria saw Barrier drafted again, and discharged again (this time definitively!) with a stomach ulcer that sent him to hospital for five months. After he recovered, François Truffaut gave him a film-role in “Tire-au-flanc 62”.7

Ricet Barrier did two record-sessions in this period; the first, in autumn, resulted in the famous Rendez-vous (Stanislas); and the second, at the end of 1961, brought to an end three years of intense activity which marked the first part of Barrier’s career. He’d been part of the wave of young singer-songwriters who’d swept across the scene in the second half of the Fifties; some became famous in music-hall (Béart, Nougaro, Ferrat, Barbara…) but many unfortunately fell into oblivion when cabarets began closing their doors for good. Barrier, however, stayed. He was one of those rigorous artists who cared little for fashions and, like Anne Sylvestre, Cora Vaucaire or Pierre Louki, Ricet Barrier would enjoy a long career.

Radio played a role in ensuring his voice would be remembered: high-pitched, mocking, mischievous, young and filled with… slang expressions, Barrier’s voice transformed phoney/pastiche peasant-songs into hits (and La Servante du château hasn’t aged a bit in fifty-five years of service, with no sign of retirement in sight!) His favourite songs, deeper and more original, he said, were Drôle de vie, 14 juillet bizarre, Chaussettes, vendeuses et gouttes d’eau, L’Enterrement — he took ten years to find the correct funeral-rhythm — Le Puceron et l’orange, Les Spermatozoïdes and Putain le beau métier.

In 1966 Ricet Barrier signed with Barclay Records — Canetti had left Philips — and began a long association with arranger Jean-Claude Vannier. He toured Quebec for the first time, and two years later released two more “peasant things” as he called them, Les Vacanciers and Isabelle, which became hits thanks to radio. By the dawn of the 70s most Parisian cabarets had closed due to high taxes, social insurance problems, government standards and other constraints.8 But the public had deserted them already in favour of television, café-theatres and other music which ill-suited the “chanson d’auteur”. Ricet Barrier was a typical example of writers whose songs were losing favour: constructed over “old-style” jazz rhythms, and sung in a voice that was keen, light and direct, his creations contrasted sharply with the heavier constructions of rock.

Now proudly wearing a moustache, Ricet remained a faithful regular at the Port du Salut, a club that survived (he was a guest there until 1980). The rest of his time was taken up with tours in Quebec, Belgium or Switzerland, and if French stages ignored him the Swiss made up for it by welcoming him to get married there! In 1972 he made a record in Switzerland (for the Évasion label) which featured Chatterlady and Ma Maison de rêve, songs which the Frères Jacques would feature in all their concerts.9 From M Records in Geneva came Les Spermatozoïdes (300 Millions) in 1974, another song brilliantly performed by the Frères Jacques.

In 1987 he made his last vinyl record, “Le Cul de la patronne (Spécial fanfare)”, which showed Barrier’s lasting taste for bawdy stories (and his love for a brass-section). Recorded for Seeds Records, the latter featured several marching-bands including the Fanfare de la Lyre from La Chaux-de-Fonds (Switzerland), and the illustrious band of the Beaux-Arts in Paris, and the Jazz 4 Z’Arts group made up of some of the latter’s members, which regularly accompanied the singer by the way.

He marked his return to the Parisian stage in January 1988 with a recital at the Théâtre du Grand Edgar in the rue de la Gaîté, opening for Quebec’s Jean Lapointe.11 The following year the Montauban Festival organised a celebration in his honour which featured a whole galaxy of artists, among them Yvan Dautin, Pierre Vassiliu, Julos Beaucarne, Maurice Baquet and Christian Marin.

In 1990 Ricet Barrier toured in Canada, spending no fewer than three weeks at the Théâtre du Petit Champlain in Québec, and the following year saw the release of his first CD, “Faut qu’ça plaise à Thérèse / Les Dahlias de Montaligère”, for DOM Records. Produced by this little label in Vincennes, the CD carried a double title: they were Ricet Barrier’s first two songs.

In 1994 and 1995 he toured in Belgium and inaugurated the Maison de la Chanson in Quebec — the concert he gave was recorded and released on CD. In 1996, Ricet Barrier naturally took part in the tribute-concert to the Frères Jacques (“Hommage aux Frères Jacques”) which lasted for three nights at the Casino de Paris, and in parallel continued singing and recording, with the release of “Les Aléas de la vie” (1997) and “Tel Quel” (1998) — people still remember seeing him at the Sentier des Halles in December 1998 with his guitar, banjo and “yuke”, a solo act that brought him encore after encore,11 — or again the 2006 album “Furieusement heureux!”.

But finally, despite his outward appearance, Ricet Barrier succumbed to what they call a sly disease… He continued writing and composing, with no lack of projects, but he gradually wasted away and took his final bow in hospital on May 20, 2011.

“I’m a man who’s happy with life”, he proclaimed; but he added, “It’s hard to write a variety song; that’s why there are so few comic writers: it’s hard and it doesn’t pay.” So this double CD, which illustrates the first part of his career, is precious evidence of an original talent in which humour, truculence, mischief, false naivety and genuine poetry form a gleeful, unique combination. Fifty years after their creation, the songs of Ricet Barrier have retained all their freshness; they remain timeless because their writer modelled his creations without ever following a trend in music; he was the artisan of song he wished to be, saying that “My great good fortune was to stay at my own level.”

His songs also drew benefit from personal performances by many artists, among them the marvellous Frères Jacques (who multiplied their value by four). With only a few rare exceptions, those songs are all gathered in this anthology, which represents almost the complete set of recordings made between 1958 and 1961, including an amusing instrumental version of La Servante du château by the Joyeux Fanfarons du Bal champêtre, proof, if it were needed, that the music could stand alone even without lyrics.

Performed by artists in every style, singers both male and female, these songs take on special colours even when a singer like Marcel Amont, a variety artist whose vocal tessitura is close to that of Ricet Barrier, tackles them spiritedly with all the freshness for which people recognized him. And what about Philippe Clay! Lucette Raillat and Denise Benoit also drew widely on the reservoir of songs written by the Barrier/Lelou tandem, turning them (as usual) into succulent little dishes. Two of them were neglected by Barrier, La Belle oui-oui and Au jardin du Luxembourg, but Gélou (Geneviève Cognet) and Erick Montry, completely forgotten today, recorded excellent versions — showing that a good song is good for the performer who chooses it with taste. Also to be savoured is Le Plus beau jour de ma vie by cabaret-singer Jean-Marie Proslier, a whimsical daydreamer12, which Barrier would only sing ten years later (as L’Enterrement).

In a word, if you care to compare different Servantes, different Javas des Gaulois, different Clochards, different Rendez-vous… you’ll notice that nobody else dared to tackle Drôle de vie!
Jean BUZELIN and Marc MONNERAYE
Adapted into English by Martin DAVIES
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014

Notes
1. “Ricet-Barrier” (with a hyphen) was the spelling in his early days; the hyphen was dropped from record-sleeves beginning in 1961, but his songs kept the official signature “Ricet-Barrier” when the copyrights were registered.

2. Ricet-Barrier (10” LP Philips 76446).

3. The amazing thing is that, despite spending four decades as co-songwriters — they wrote and composed some 300 pieces of music together, one playing the piano, the other the guitar without you knowing who was doing what — Ricet Barrier didn’t get along with Bernard Lelou at all, except for writing songs and musicals. “As soon as we put our pens away we start shouting at each other,” said Barrier on radio-station France Inter (March 9, 1985).

4. “Les Pinsons” was the nom de scène of the Raymond Devos/Pierre Verbecke music & comedy duo.

5. Dolly 25 and Les Pasteurs went straight into the song-list for the Frères Jacques’ third concert at the Comédie des Champs-Élysées in October 1958 (cf. Les Frères Jacques, les premiers récitals, FA 5289).

6. “Opus 109” had the self-explanatory subtitle: “The new blood of laughter and song in 1959”.

7. Among the other soldier-actors in the film there was Jacques Balutin, Pierre Maguelon (playing his own character “Petit Bobo”), and French cartoonist Cabu. Truffaut had certainly met Ricet Barrier and “Petit Bobo” in 1960 at the Cheval d’Or, when setting up his cameras to film “Shoot the piano player”.

8. The cabarets La Polka des Mandibules and La Colombe closed as early as 1964; Les Trois Baudets shut down in 1967, Le Cheval d’Or and La Fontaine des Quatre Saisons in 1968 and L’Écluse in 1974; the last to close was Le Port du Salut in 1983.

9. Of the 21 Barrier/Lelou songs recorded by the Frères Jacques, six would be done onstage and four would appear in the “Best of” which constituted their farewell-concert: Ma maison de rêve, Dolly 25, Stanislas and 300 Millions. One of them was never released on disc: recorded in 1960, La Marche des souliers vernis was turned down by the producer (source: Paul Tourenne).

10. The 35 tales in the “Sac-à-fouilles” were published in book-form in 1991 with illustrations by François Walthéry.

11. Marc Monneraye remembers it.

12. According to Boris Vian, Proslier “undeniably came from the moon which left its mark on him: a face as round as a Canadian apple.” (45rpm single, Philips 432.148).

Original records: taken from the collections of Marc Monneraye, Catherine Gasnier, Dany Lallemand and Jean Weber.

Iconography: photos and documents in the collections of André Bernard and Marc Monneraye and Dany Lallemand.

Heartfelt thanks to all.


CD 1

RICET-BARRIER
1. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
2. La Demoiselle de Montauban (Ricet-Barrier - B. Lelou)
3. La Java des Gaulois (Ricet-Barrier - B. Lelou)
4. Les Pasteurs (Ricet-Barrier - B. Lelou)
5. Drôle de vie (Ricet-Barrier - B. Lelou)
6. Dolly 25 (Ricet-Barrier - B. Lelou)
7. Le Chat dans la nuit (Ricet-Barrier - L. Pizzuto)
8. La Dame de Ris-Orangis (Ricet-Barrier - B. Lelou)
9. Le Crieur de journaux (Ricet-Barrier - L. Pizzuto)
10. J’aime les fleurs (Ricet-Barrier - B. Lelou)
11. Eugénie de Beaulieu (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Franck Aussman et son ensemble (Jean-Michel Defaye)
Été 1958
(1-10) Philips 76.446?;
(11) Philips 432.310

GÉLOU

12. La Java des Gaulois (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Acc. Onésime Grosbois (François Vermeille)
Mi-1958
Barclay 70.177

LES FRÈRES JACQUES
13. Dolly 25 (Ricet-Barrier - B. Lelou)
14. Les Pasteurs (Ricet-Barrier - B. Lelou)
15. Les Clochards (Ricet-Barrier - B. Lelou)  
16. Eugénie de Beaulieu (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Franck Aussman et son orchestre, piano Pierre Philippe
(13-15) avril 1958?; (16) juin 1958
Philips 432.308

LUCETTE RAILLAT
17. Neurasthénie (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Armand Motta et on orchestre
Mi-1958
Polydor 20.844

MARCEL AMONT
18. J’aime les fleurs (Ricet-Barrier - B. Lelou)
19. Le Crieur de journaux (Ricet-Barrier - L. Pizzuto)
20. La Dame de Ris-Orangis (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Armand Migiani et son orchestre
Mi-1958
(18, 20) Polydor 20.802 : (19) Polydor 20.803

DENISE BENOIT
21. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
22. Au jardin du Luxembourg (Ricet-Barrier - F. Mainville)
23. Les Clochards (Ricet-Barrier - B. Lelou)
24. La Dame de Ris-Orangis (Ricet-Barrier - B. Lelou)
François Rauber et son orchestre
Octobre 1958
Fontana 460.596

ERICK MONTRY
25. Le Crieur de journaux (Ricet-Barrier - L. Pizzuto)
Léo Clarens et son orchestre
Été 1958
Philips 432.275

LES JOYEUX FANFARONS du Bal Champêtre

26. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Instrumental
Fin 1959
Pergola 450.083


CD 2
RICET-BARRIER
1. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
du spectacle «?Opus 109?»
Guitare Ricet Barrier
Aux Trois Baudets, 1959
Philips-Réalités V 16

JEAN-MARIE PROSLIER
2. Le Plus beau jour de ma vie (Ricet-Barrier -
J.M. Proslier)
Piano Gilbert Le Roy
Aux Trois Baudets, décembre 1956
Philips 432.148

DENISE BENOIT
3. Le Chat dans la nuit (Ricet-Barrier - L. Pizzuto)
4. La Demoiselle de Montauban (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre François Rauber
Mi-1959
Ducretet-Thomson 260 V 092

LES TROIS HORACES
5. J’aime les fleurs (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre Armand Migiani
Vers mi-1959
Polydor 20.896

LUCETTE RAILLAT
6. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre Armand Migiani
Début 1959
Polydor 20.879

7. La Belle oui-oui (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre Jean Claudric
Automne 1959
Polydor 20.916

RICET-BARRIER

8. Neurasthénie (Ricet-Barrier - B. Lelou)
9. Le Rayon de la lune (Ricet-Barrier - B. Lelou)
10. La Belle amour (Ricet-Barrier - B. Lelou)
11. L’Espionne (Ricet-Barrier - B. Lelou)
François Rauber et son orchestre
Été 1959
Philips 432.405

P.A.O.L.A
12. La Java des Gaulois (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre non précisé
À Bobino, 1959
Philips 76.484, «?Rue de la Gaîté?»

PHILIPPE CLAY
13. Les Clochards (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Jean-Paul Mengeon et son orchestre
Été 1959
Fontana 460.654

RICET BARRIER
14. Rendez-vous (Stanislas) (Ricet-Barrier - B. Lelou)
15. Sur les bords de la Loire (Ricet-Barrier - B. Lelou)
16. Le Scenic Railway (Ricet-Barrier - B. Lelou)
17. Le Savoir-vivre (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Jean-Michel Defaye et son orchestre
Automne 1961
Philips 432.544

LILY FAYOL
18. La Servante du château (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre François Laroy (?)
Début 1960
Panorama MH 39

LUCETTE RAILLAT
19. Rendez-vous

(Ricet-Barrier - B. Lelou)
Orchestre Jean Claudric
Fin 1961
Bel Air 211058

RICET BARRIER
20. Grottechpil (Ricet-Barrier - B. Lelou) du film «?Tire au flanc 62?»
21. Mathusalem (Ricet-Barrier et J.M. Defaye - B. Lelou)
22. Chaussettes, vendeuse et goutte d’eau
(Ricet-Barrier - B. Lelou)
23. Entre (L’évier sent fort) (Ricet-Barrier - B. Lelou) sur un poème de Francis Jammes
24. Quatorze juillet bizarre (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Jean-Michel Defaye et son orchestre  
25. Le Savoir-vivre (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Banjo Ricet Barrier, contrebasse Henri Droux
Fin 1961
Philips 76.539

LES FRÈRES JACQUES
26. Rendez-vous — «?Stanislas?» (Ricet-Barrier - B. Lelou)
Jean-Michel Defaye et son orchestre
Janvier/février 1961
Philips 432.568


La fantaisie, la drôlerie, la poésie se sont rarement incarnées avec autant de fraîcheur, de malice et de bonheur que dans les chansons de Ricet Barrier, l’un des auteurs-compositeurs  les plus attachants du patrimoine de la chanson francophone. Elles ont par ailleurs fait les délices de nombreux interprètes, en particulier des Frères Jacques. Cette anthologie unique, concoctée par Jean Buzelin et Marc Monneraye, permet de redécouvrir sur 2 CD toutes les premières chansons de Ricet Barrier.    
Augustin BONDOUX


Fantasy, drollness and poetry were rarely incarnated with such freshness and mischief as in the songs of Ricet Barrier, one of the most endearing of French songwriters, and those who performed his songs delighted in them, especially the Frères Jacques. This unique 2CD anthology concocted by Jean Buzelin and Marc Monneraye presents all his first songs in detail.   
Augustin BONDOUX


CD Ricet Barrier et ses interprètes 1958-1961, Ricet Barrier © Frémeaux & Associés 2014

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