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Ella Fitzgerald
1957 - 1962
Live in Paris



La collection des grands concerts parisiens
Dirigée par Michel Brillié et Gilles Pétard






Ella Fitzgerald - LIVE IN PARIS
1957/1962

Par Michel Brillié

Ella loves Paris et Paris loves Ella... Du 6 avril 1952 à la salle Pleyel, au 30 mai 1990 au Palais des Congrès, « The First Lady of Song » a chanté pratiquement dans toutes les salles de la capitale française, comme l’Olympia, le Moulin Rouge , l’Espace Cardin ou le Théâtre des Champs Elysées. Elle a été accompagnée par les plus grands musiciens de jazz, les orchestres de Duke Ellington et Count Basie, elle y a chanté en duo avec Ray Charles… Ella a fréquenté les plus grandes tables de la capitale – où elle commandait du Coca-Cola, et si le sommelier lui indiquait que cette boisson était indisponible, elle répondait avec une candeur désarmante « Alors, donnez moi un Pepsi… » C’est à Paris, en 1990, que Jack Lang l’a intronisée Comman­deur des Arts et des lettres, la veille de son ultime concert dans la capitale. Autant dire que la chanteuse était chez elle au bord de la Seine.

Retour sur cette fin des fifties et ce début des sixties. Depuis que le célèbre producteur –manager Norman Granz l’a prise sous son aile, la chanteuse se déplace huit mois par an avec la tournée « Jazz at the Philarmonic », créée après la Deuxième Guerre Mondiale par l’impresario. Granz est un ardent défenseur de la cause noire et des musiciens de jazz - noirs ou blancs. Dans ses tournées du « JATP », il permet aux meilleurs jazzmen du moment de se confronter le temps d’un concert, en quelque sorte une super jam session. En France, la demande est telle que souvent Granz et sa troupe reviennent quelques semaines après une première prestation. En 1957, après s’être produite le 2 mai à Pleyel, Ella chante le 8 à l’Olympia, en compagnie d’Herb Ellis à la guitare et de Stuff Smith au violon. En 1960, le concert du 23 février est doublé par un autre quelques jours plus tard, le 3 mars. Le 23, dix jours après son concert de Berlin, Ella fait sensation en interprétant magnifiquement pour le public parisien « Mack the Knife », le standard de « L’Opéra de Quat’ Sous » de Kurt Weill et Ber­thold Brecht. C’est sans doute Norman Granz qui a conseillé à Ella de reprendre cette chanson déjà popularisée quelques années auparavant par Louis Armstrong et Bobby Darin. Granz est un point d’ancrage essentiel dans la vie de la chanteuse : pendant plus de 40 ans, Norman et Ella seront inséparables, artistiquement d’abord, mais aussi sur un plan plus personnel. C’est Granz qui fait rencontrer le bassiste Ray Brown qui deviendra le seul homme qu’Ella épousera. C’est toujours lui qui achète en son nom une maison dans Bervely Hills, le quartier ultra chic de Los Angeles, pour ensuite la transmettre à Ella et contourner ainsi le racisme latent du quartier.

Autre année faste de ce début de décennie pour Ella : 1961. Mi-janvier, Ella a enregistré à Hollywood un nouvel album de la série « Songbooks » ; après Cole Porter, Duke Ellington, George Gershwin, c’est le compositeur Harold Arlen qui est à l’honneur, avec une pochette d’Henri Matisse. Toujours en janvier, Ella elle est l’une des stars du gala inaugural pour le nouveau président américain John F. Kennedy ; quelques jours plus tard, elle participe au Carnegie Hall de New York à un concert de soutien à Martin Luther King. Ensuite elle reprend la route, chante à Berlin, Amsterdam, Munich, puis à Paris, en revenant à son habitude à deux intervalles rapprochés, en février et en avril. Le concert d’Ella du 28 février 1961 à l’Olympia de Paris est illustré par une anecdote savoureuse révélant une fois de plus le lien privilégié de la chanteuse avec son manager Norman Granz. En ce début d’année, Bruno Coquatrix, propriétaire de l’Olympia, connait de graves difficultés financières avec son théâtre, et Il a appelé Edith Piaf à l’aide pour renflouer ses caisses. La « môme » a accepté d’y chanter les trois premiers mois de 1961, et s’est installée confortablement dans les loges, avec petit salon et coin pour dormir. Et c’est donc un mardi, jour de relâche de Piaf, qu’Ella Fitzgerald va se produire devant le public de la capitale. Il n’y a plus de loge pour l’accueillir, et Coquatrix lui attribue à la va-vite un coin de coulisses à peine caché par un paravent. Granz, de tous temps et dans tous lieux, y compris dans le sud ségrégationniste des USA, veille jalousement au confort de ses artistes, blancs ou noirs. Il est fou furieux. « Si vous n’offrez pas à Ella la suite d’Edith Piaf, j’annule le concert et je préviens mes avocats ! » Frank Ténot, l’ami et l’associé français de Granz avec Daniel Filipacchi, raconte la suite avec un malin plaisir. « Le régisseur du théâtre eut alors une idée de génie. Il décolla de la loge de Piaf le carton portant le nom de la vedette pour le punaiser sur une porte d’un cagibi voisin. On le remplit de fleurs et de parfums, on jeta à la hâte quelques paires de chaussures et un pull de la môme Piaf dans le placard. Granz fut dupe de la supercherie, et le concert fut magnifique. » (Frankly Speaking, Frank Ténot, éditions du Layeur, 2004).

Ella revient donc à Paris un mois et demi après. L’Olympia est plein à craquer ce 11 avril 1961 lorsqu’ elle apparait sur la scène sobrement vêtue d’un fourreau en lamé noir, mouchoir en mousseline dans la main droite, pour un concert constitué de ballades et de classiques comme « Airmail Special », et de standards issus de son dernier « songbook » sur Harold Arlen, « This Time the Dream’s On Me » et « Happiness Is a Thing Called Joe ». Jean Robert Masson, le journaliste de Jazz Magazine qui assiste alors au concert regrette qu’Ella ne se produise pas accompagnée d’un grand orchestre. Granz suivra son conseil quelques années plus tard, en 1966, en associant Ella à la grande formation de Duke Ellington au festival de jazz de Juan les Pins.

Voici mars 62. Entre Londres et Amsterdam, entre le Gaumont Theatre d’Hammersmith et le Concertgebouw, Ella est à l’Olympia à Paris. Parmi tous ses grands succès, elle reprend le tube de Ray Charles « Hallelujah I Love Him So » qu’elle vient d’enregistrer sur son dernier album « Rhythm Is My Business ». Cette fois ci, c’est le pianiste Paul Smith qui l’accompagne. Paul va passer 46 semaines avec Ella en 62, et il raconte son souvenir de la chanteuse, plein de tendresse, dans « Norman Granz: The Man Who Used Jazz for Justice » (Tad Hershorn, University of California Press, 2011) : « Il y avait une forme de naïveté chez elle. Elle était comme une petite fille. Quand elle était triste, elle pouvait bouder comme si elle avait huit ans, ce qui était un peu le cas, d’une certaine manière. Je l’ai toujours considérée come une dame qui n’avait jamais grandi. Il y a toujours eu cette caractéristique de petite fille en elle. Elle pouvait être très facilement blessée. C’était une femme très tendre. Elle adorait les enfants. Elle aussi était restée enfant. Elle n’a jamais eu de vie sentimentale. Ella était très seule, de temps en temps un type rentrait dans sa vie et ils vivaient ensemble pour une courte période. La naïveté d’Ella se sentait dans sa relation avec les hommes. »

Ce soir là, soucieuse de chanter un répertoire au gout du jour, la subtile Ella chante avec son charme habituel ballades ou succès garantis. Elle se livre même à une démonstration de twist, la dance à la mode ! Le public de l’Olympia ne contient plus sa joie...

Si sa relation avec la capitale a toujours été harmonieuse, en 2012, seize ans après sa disparition, la gentille Ella a été curieusement l’enjeu d’une rude bataille parisienne. Pour la nouvelle ligne de tramway T3 qui entoure Paris, les équipes techniques souhaitent donner un nom emblématique à l’arrêt de Pantin, vieille cité ouvrière des faubourgs de la capitale, et rendre hommage ainsi à une artiste intimement liée à la France : Ella Fitzgerald. Le maire de la ville quant à lui veut à tout prix faire référence à un bâtiment historique de la ville, les Grands Moulins. Au final, un compromis bien français met tout le monde d’accord : la station de tramway porte aujourd’hui le nom original de « Ella Fitzgerald – Grands Moulins de Pantin ». il parait qu’on a surpris certains jazz fans, voyageurs de la ligne, en train de chantonner en son hommage « Take the T3 Train »…
Michel BRILLIÉ

Dédié à Claude Boquet, Bill Dubois, Jean Claude, Philippe Moch et toute la bande.
Sincères remerciements à Michel Macaire
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014



Ella Fitzgerald - LIVE IN PARIS
1957/1962

By Michel Brillié

Ella loves Paris and Paris loves Ella... From April 6, 1952 at the Salle Pleyel, to May 30,1990 at the Palais des Congrès, “The First Lady of Song” sang on almost each and every stage in Paris, including the Olympia Theater, the Moulin Rouge Cabaret , the Espace Cardin or the Théâtre des Champs Elysées. She was backed by the top jazz musicians, the big bands of Duke Ellington and Count Basie; she sang a duet with Ray Charles… Ella also dined at the best tables in town. Once asked for her choice of drink at a great but very traditional French three-star restaurant, she answered “I’ll have a Coke”, and as the wine steward replied that they did not carry such beverage, she then said with a disarming candor: “That’s OK; I’ll have a Pepsi.” In 1990 in Paris, Jack Lang then minister of Arts and Culture decorated her with the medal of Commandeur des Arts et des Lettres the day before her last concert in the capital. This tells us how comfortable the artist felt right at home on the banks of the river Seine.

Let’s now go back to the end of the fifties and the beginning of the sixties. Ever since the famous producer-manager Norman Granz took Ella under his wing, she is on the road eight months a year with the Jazz at the Philarmonic organization. This series of tours was created after World War II by the agent. Granz is an ardent partisan of the black cause and especially of jazz musicians. In these “JATP” tours, he allows the top jazzmen of the moment to vie with each other in concert, a kind of super jam session. In France, the demand is such that Granz often brings back his musicians just a few weeks after the first show. In 1957, after performing on May 2 at the Salle Pleyel, Ella sings once more on May 8, this time at the Olympia Hall, backed by Herb Ellis on guitar and Stuff Smith on violin. In 1960, the February 23 show is followed by another one a few days later, on March 3. At the former concert, Ella causes a sensation when she sings “Mack the Knife”, the “Three Penny Opera” standard by Kurt Weill and Berthold Brecht. It is certainly on Norman Granz’s advice that Ella gives her own rendition of a song already made famous by Louis Armstrong and Bobby Darin. To Ella, Granz is a pillar of strength in her life: for more than forty years, Norman and Ella were inseparable, first from an artistic standpoint, but also on a more personal basis. It is through Granz that Ella met bass player Ray Brown, who became the only man she married. It is again Norman who bought a house in his name in the ultra-posh district of Beverly Hills, California, and then transferred it to Ella in order to bypass the latent racism in the area.

1961 is another good year of the decade for Ella. In mid-January, she has recorded in Hollywood a new album of the “Songbooks” series. After those devoted to Cole Porter, Duke Ellington or George Gershwin, composer Harold Arlen is in the spotlight, with an album cover by Henri Matisse. In January, Ella is one of the stars appearing at the Inauguration Gala for new American president John F. Kennedy; a few days later she is part of a benefit concert for Martin Luther King. Later she is back on the road, singing in Berlin, Amsterdam, Munich and Paris, where she performs as usual twice in February and April.

A funny story happened at the time of the February 28 concert given by Ella at the Olympia Theater and it shows the close ties between the singer and manager Norman Granz. At the beginning of the year, Bruno Coquatrix, owner of the Olympia, was in dire financial straits. He called in for help French star and friend Edith Piaf. The chanteuse agreed to perform during three whole months. Naturally, she makes herself comfortable in several dressing rooms used as bedroom and boudoir. Then on February 28, a Tuesday which was Edith Piaf’s day off, Ella was going to perform for the Parisian crowd. But there were no more dressing rooms, so Coquatrix whisked her hastily to a remote corner backstage, barely separated by a folding screen. Then Granz, who always looked jealously after the comfort of his artists, at all times and everywhere in the world, including the segregated South of the U.S, got absolutely furious. “If Ella is not given Edith Piaf’s suite, I cancel the concert and send in my lawyers!” Frank Ténot, who was Norman Granz’s partner and friend together with Daniel Filipacchi, related what follows with a malicious smile. “The theater manager then came up with a brilliant idea. He took the card with Piaf’s name off her dressing room door and tacked it onto the door of a nearby storeroom. He then filled the makeshift dressing room with flowers and perfume. He even threw in a few pairs of shoes and an old sweater belonging to La Môme Piaf. Granz was totally fooled, and the concert was splendid.” (Frankly Speaking, Frank Ténot, éditions du Layeur, 2004).

And so Ella returns to Paris a month and a half later. The Olympia is packed with fans on this April 11, 1961, as she enters stage in a sober black lamé sheath dress with her usual chiffon handkerchief in hand. The concert is made of ballads and classics such as “Airmail Special”, and standards from her latest Harold Arlen Songbook album, “This Time the Dream’s On Me” and “Happiness Is a Thing Called Joe”. Attending the concert is Jazz Magazine writer Jean Robert Masson. He deeply regrets that Ella is not backed by a larger band. Granz probably followed his advice a few years later, when in 1966 Ella appeared at the Festival de Jazz de Juan-les-Pins with Duke Ellington and his orchestra.

And now on to March 1962. After London and before Amsterdam, between the Hammersmith Gaumont Theatre and the Concertgebouw, Ella is back in Paris at the Olympia. Among all her famous songs, she introduces Ray Charles’ hit “Hallelujah I Love Him So” that she has recently recorded for her newest album, “Rhythm Is My Business”. This time she is backed by pianist Paul Smith. In 1962, Paul spent forty-six weeks on the road with Ella; he reminisced fondly of her in “Norman Granz: The Man Who Used Jazz for Justice” (Tad Hershorn, University of California Press, 2011): “There was a kind of naiveté about her,” Paul Smith said. “She was like a little girl. If she was unhappy she’d pout like an 8-year-old, which, in a way, she was. I always thought of her as a lady who never quite grew up. She always had that little girl quality about her. Her feelings could be hurt very easily. Ella was a very tender lady. She loved kids. She was kind of like a kid herself, inside. She never had a romantic life. Ella was a lonely lady and every once in a while one of those guys would come by and they’d have a live-in relationship for a short while… Ella’s naiveté permeated her relations with men.”

On that evening, Ella is definitely eager to perform an up-to-date repertoire, and the subtle singer alternates ballads and sure hits with her usual charm. She even demonstrates a few twist gyrations, the dance craze of the time. The crowd at the Olympia is ecstatic…

Ella’s relationship with the city of lights has always been in full harmony; however, in 2012, sixteen years after her death, the sweet Ella became the stake of a fierce battle. In the northern part of the city, the new tramway line T3 was in its final steps and its managers wished to pay homage to Ella, an artist closely tied to Paris, by naming the North suburban Pantin stop after her. On the other hand, the Mayor of Pantin was dead set on giving the tram stop the name of a local trademark, “Les Grands Moulins” (The Big Mills). In the end, a very French compromise was found. The stop bears today the unusual name of “Ella Fitzgerald – Grands Moulins de Pantin”. One says that some jazz fans and tram riders, when arriving at the stop, hum softly “Take the T3 Train”…
Michel BRILLIÉ

Dedicated to Claude Boquet, Bill Dubois, Jean Claude, Philippe Moch and the gang
Sincere thanks to Michel Macaire
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014


CD 1 - 1957-1960
1. Singin the Blues (Melvin Endsley)     2’23

2. Angels Eyes (Matt Dennis / Earl Brent)     3’33


3. Airmail Special (James Mundy / Benny Goodman / Charlie Christian)    3’46

4. April In Paris (Vernon Duke / E. Y. Harburg)     4’02

5. It Don’t Mean a Thing
(Irving Mills / Duke Ellington)     7’17


6. A Foggy Day
(Ira Gershwin / George Gershwin)     3’25


7. Caravan (Irving Mills / Duke Ellington / Juan Tizol)     2’37


8. Saint-Louis Blues (William C. Handy)     5’23


9. I Got it Bad (And That Ain’t Good) (Paul Francis Webster / Duke Ellington)    3’00

10. Satin Doll (Johnny Mercer / Duke Ellington / Billy Strayhorn)    2’37

11. Mack the Knife (Bertolt Brecht / Mark Blitzstein/ Kurt Weill)    4’35

12. Roll ‘Em Pete (Big Joe Turner / Pete Johnson)     6’17

13. I’ve Got a Crush On You (Ira Gershwin / George Gershwin)    2’45

14. How High the Moon (Nancy Hamilton / Morgan Lewis)     7’34

15. Lady Be Good (Ira Gershwin / George Gershwin)     3’16

16. S’ Wonderful (Ira Gershwin / George Gershwin)     3’15

17. Our Love Is Here to Stay (Ira Gershwin / George Gershwin)     3’10

18. Gone With the Wind (Herb Magidson / Allie Wrubel)     2’21

19. Misty (Johnny Burke / Erroll Garner)    2’57

20. Just in Time (Betty Comden / Adolph Green / Jule Styne)     2’02

Recorded by: Europe N°1 Technical Staff
Recording dates:
Tracks 1 to 5: May 8 ,1957
Tracks 6 to 8: April 30, 1958
Tracks 9 to 20: February 23,1960
Recording place: Olympia Theater, Paris, France
Personnel:
May 8 ,1957
Ella Fitzgerald (vcl), Don Abney (p), Herb Ellis (g), Stuff Smith (vl), Ray Brown (b), Jo Jones (d).
April 30, 1958
Ella Fitzgerald (vcl), Lou Levy, (p), Max Bennett (b), Gus Johnson (d).
23 February 1960
Ella Fitzgerald (vcl), Paul Smith (p), Jim Hall (g), Wilfred Middlebrooks (b), Gus Johnson (d).
Produced by: Norman Granz, Frank Ténot & Daniel Filipacchi.


CD 2 - 1960-1961
1. The Lady Is a Tramp (Lorenz Hart / Richard Rodgers)    3’05

2. The Man I Love (Ira Gershwin / George Gershwin)    3’42


3. Tenderly (Jack Lawrence / Walter Gross)     3’07

4. It’s Too Darn Hot (Cole Porter)     3’14


5. Too Close For Comfort (George David Weiss / Larry Holofcener / Jerry Bock)    2’59

6. On a Slow Boat to China (Frank Loesser)     2’09


7. Heart and Soul (Frank Loesser / Hoagy Carmichael)    4’01

8. ‘Round Midnight (Bernie Hanighen Thelonious Monk / Cootie Williams)     3’34

9. You’re Driving Me Crazy (Walter Donaldson)     3’17


10. Cheek to Cheek (Irving Berlin)     3’42

11. Anything Goes (Cole Porter)     2’34

12. Lil’ Darlin’ (Jon Hendricks / Neal Hefti)    4’19

13. I Found a New Baby (Jack Palmer / Spencer Williams)    2’32

14. I Was Doing Alright (Ira Gershwin / George Gershwin)     2’42

15. This Time The Dream’s On Me (Johnny Mercer / Harold Arlen)    5’05

16. Everytime You Say Goodbye (Cole Porter)     3’01

17. This Could Be The Start Of Something Big (Steve Allen)     2’29

18. You’ll Have to Swing It (Mr Paganini) (Ella Fitzgerald / Sam Coslow)    4’47

19. But Not for Me (Ira Gershwin / George Gershwin)    2’16

20. Love Is Sweepin’ the Country (Ira Gershwin / George Gershwin)    2’34

21. Am I Blue / Baby Won’t You Please Come Home (Harry Akst / Grant Clarke / Charles Warfield / Clarence Williams)    3’49

22. Airmail Special (Benny Goodman / James Mundy / Charlie Christian)    5’31

Recorded by: Europe N°1 Technical Staff
Recording dates:
Tracks 1 to 4: February 23,1960
Tracks 5 to 12: February 28, 1961
Tracks 13 to 22: April 11, 1961
Recording place: Olympia Theater, Paris, France
Personnel
May 1, 1958 / February 23 & 29, 1960
Ella Fitzgerald (vcl), Lou Levy (p), Max Bennett (b), Gus Johnson (d).
23 February 1960
Ella Fitzgerald (vcl), Paul Smith (p), Jim Hall (g), Wilfred Middlebrooks (b), Gus Johnson (d).
February 28 & April 11,1961
Ella Fitzgerald (vcl), Lou Levy (p), Herb Ellis (g), Wilfred Middlebrooks (b), Gus Johnson (d).
Produced by: Norman Granz, Frank Ténot & Daniel Filipacchi.


CD 3 - 1961-1962
1. On the Sunny Side Of the Street (Dorothy Fields / Jimmy McHugh)     2’52

2. Straighten Up and Fly Right (Nat King Cole / Irving Mills)    2’40

3. They Can’t Take That Away From Me (Ira Gershwin / George Gershwin)    2’42

4. On a Slow Boat to China (Frank Loesser)    2’28

5. Happiness Is a Thing Called Joe (Yip Harburg / Harold Arlen)    3’56

6. ‘Round Midnight
(Bernie Hanighen / Thelonious Monk / Cootie Williams)    3’36


7. Saint-Louis Blues (W.C. Handy)    6’04


8. Ella’s Comments (Ella Fitzgerald)    0’37

9. C’est magnifique (Cole Porter)     3’37

10. Misty (Johnny Burke / Erroll Garner)    3’14

11. My Funny Valentine (Richard Rodgers / Lorenz Hart)     2’39

12. Hallelujah I Love Him So (Ray Charles)     3’02

13. Take the A Train (Billy Strayhorn)    4’56

14. Mack the Knife (Bertolt Brecht / Mark Blitzstein / Kurt Weill)    3’56

15. Won’t You Come Home (Bill Bailey / Hughie Cannon)     3’53

16. Just A Sittin’ and a Rockin’ [alternate concert] (Lee Gaines Duke Ellington / Billy Strayhorn)    3’59

17. Spring Is Here [alternate concert] (Lorenz Hart / Richard Rodgers)    2’18

18. It’s All Right With Me [alternate concert] (Cole Porter)    2’34

19. You’re Driving Me Crazy [alternate concert] (Walter Donaldson)     3’43

20. More Than You Know [alternate concert] (Billy Rose / Edward Eliscu / Vincent Youmans)    4’14

21. Mack the Knife [alternate concert] (Bertolt Brecht / Marc Blitzstein / Kurt Weill)     3’52

22. Take the A Train [alternate concert] (Joya Sherrill / Billy Strayhorn)     6’54

Recorded by: Europe N°1 Technical Staff
Recording dates
Tracks 1 to 7: April 11, 1961
Tracks 8 to 22: March 16,1962
Recording place
Olympia Theater, Paris, France
Personnel
April 11,1961
Ella Fitzgerald (vcl), Lou Levy (p), Herb Ellis (g), Wilfred Middlebrooks (b), Gus Johnson (d).
March 16, 1962
Ella Fitzgerald (vcl), Paul Smith (p), Wilfred Middlebrooks (b), Stan Levey (d).
Produced by: Norman Granz, Frank Ténot & Daniel Filipacchi.

La collection Live in Paris :
Collection créée par Gilles Pétard pour Body & Soul et licenciée à Frémeaux & Associés.
Direction artistique et discographie : Gilles Pétard et Michel Brillié.
Fabrication et distribution : Frémeaux & Associés.


Ce coffret triple propose une série de concerts enregistrés de 1957 à 1962 à l’Olympia, de l’une des plus grandes voix du XXe siècle. Sous l’aile du célèbre manager et producteur Norman Granz, Ella Fitzgerald est alors au pic de sa carrière phonographique, en enregistrant les Songbooks de George Gershwin (avec Louis Armstrong), Cole Porter et Harold Arlen. C’est également sa grande période live, la version de « Mack the Knife » à Berlin en 1960 est l’un de ses plus beaux succès. Touchée par la grâce, quand Ella chante le jazz, la First lady of song transporte littéralement son auditoire.
Patrick FRÉMEAUX

This triple album set contains a series of concerts recorded at the Paris Olympia between 1957 and 1962 by one of the greatest voices of the 20th century. Under the wing of distin­guis­hed manager/producer Norman Granz, Ella Fitzgerald was then at the peak of her artistic career after recording the Songbook series of titles by George Gershwin (with Louis Armstrong), Cole Porter and Harold Arlen. It was also her outstanding concert period, and her version of «Mack the Knife» in 1960 in Berlin was one of her biggest hits. In a state of grace, Ella sings jazz for an audience literally transported by the First Lady of Song.     Patrick FRÉMEAUX

La collection « Live in Paris », dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques), des grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle. Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint à la rigueur appliquée lors des enregistrements studio. Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.    
Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD


The Live in Paris collection by Michel Brillié allows listeners to hear previously-unreleased recordings (made at concerts and private- or radio-sessions) by the great 20th stars in jazz, rock & roll and song. These “live” takes, and the artists’ rapport with their audiences, gives these performances an additional soul and sensibility in counterpoint to the rigorous demands of studio recordings. Particular care was taken when restoring the sound of these tapes in order to meet CD standards while preserving the original colours of the period.    
Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD


CD Ella Fitzgerald 1957-1962, Live in Paris, Ella Fitzgerald© Frémeaux & Associés 2014.

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Lindy Hop, Boogie… L’éclat inimitable des dernières grandes danses du Jazz dans le...

INTERSECTION
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Cet enregistrement témoigne des nombreuses influences musicales dans lesquelles Boulou et Elios Ferré plongent leurs...

GUS VS TONY
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Ce disque rend hommage aux deux monuments de l’accordéon : Gus Viseur et Tony...

GREAT JAZZ ON SMALL U.S. LABELS 1938-1947
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Le peu d’intérêt des major companies pour les solistes et les petits orchestres, puis le...

FRED ASTAIRE
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L'extraordinaire élégance d'Astaire permet de croire un instant que ce monde n'est que joie, rythme et...

ETNO-FONIA - JAZZ HOT CLUB ROMANIA
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Le projet Etno-Fonia d’Emy Dragoï plonge ses racines dans le patrimoine des musiques folkloriques...

DANSE NOMADE
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« Patrick Favre est un jeune pianiste français qui a joué avec Charles Tyler et qui n’a pas peur de...

CINEMA HITS
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Le répertoire du cinéma jazzifié par le Claude Bolling Big Band. De Borsalino composé par Claude...

CHARLIE PARKER - INTEGRALE VOL 9
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« C’est vrai que je pense de Charlie Parker qu’il est indépassable. »

CHARLIE PARKER - INTÉGRALE VOL 8
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« Mélodie. S’il fallait sous la torture, et une torture féroce, n’en garder...

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BESAME MUCHO
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« L’œuvre phonographique de Santos Chillemi est à la croisée de trois chemins :...

BASTIEN RIBOT - VIOLIN STANDARDS
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Bastien Ribot est un violoniste incontournable. Issu de l’école de Didier Lockwood, il est le...

ADRIAN IAIES TRIO
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Nominé aux Latin Grammy Awards, Adrian Iaies nous propose une relecture jazz du répertoire de Buenos Aires et, en...

A DRUM IS A WOMAN BY ELLINGTON
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