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TINO ROSSI

Vol. 2
1934-1962

CRÉATIONS ET RARETÉS
CHANSONS DE FILMS
LES PRÉNOMS FÉMININS



TINO ROSSI 1934-1962 - Volume 2

Il est bien difficile de résumer en quelques pages seulement les éléments essentiels et les instants importants de la carrière d’un chanteur aussi mythique que Tino ROSSI. Incomparable, inégalé et à l’instar de Napoléon son compatriote, il a trôné sur la chanson française durant cinquante ans. La magie exercée par son exceptionnelle voix de ténorino, dont la légèreté et la souplesse étaient à la dimension d’un timbre à la beauté rare, en fit le chanteur le plus adulé par trois générations d’admiratrices, mais aussi d’admirateurs auxquels j’appartiens, sans parler des enfants pour lesquels, aujourd’hui encore, son « Petit Papa Noël » reste la plus belle chanson de nos fêtes de fin d’année et comme semblant appartenir à notre folklore. Par la diversité de son répertoire où les chansons traditionnelles corses faisaient bon ménage avec les mélodies classiques et quelquefois les chants religieux, les succès populaires flirtant avec les plus grands standards internationaux, Tino ROSSI a su convaincre toutes les classes de la société. Les plus grands de ce monde ne manquèrent pas de lui rendre les plus beaux hommages qui soient, de Marcel Pagnol à Georges Brassens, en passant par Sacha Guitry, Charles Trenet ou encore Salvador Dali.
C’est le 29 avril 1907, au numéro 43 de la rue Fesch à Ajaccio, que naît le petit Constantin, fils de Laurent Rossi, tailleur de son état et grand admirateur de bel canto, et d’Eugénie née Guglielmi, dans une famille qui ne comptera pas moins de huit enfants. Surnommé « Tintin », très jeune il chante déjà des sérénades sous le balcon des belles Ajacciennes, mais aussi « Les millions d’Arlequin » et d’autres mélodies dans toutes les réunions amicales. Tout d’abord employé aux écritures au service des hypothèques d’Ajaccio, il suit une jeune violoniste dont il est amoureux le temps d’un engagement sur la Côte d’Azur, mais bientôt il doit effectuer son service militaire à Menton dans les chasseurs alpins. Libéré de ses obligations, on le retrouve à Ajaccio, à Marseille, à Aix-en-Provence où il connaît des jours difficiles. Sa rencontre avec Petit Louis, un organisateur de petits spectacles locaux sur le continent, va être le détonateur de la carrière de notre chanteur qui, de village en village, et sous le nom de Tino ROSSI, remporte déjà un succès confortable à chaque représentation.
Alors qu’il enregistre en amateur et à ses frais un disque de deux chansons dans un magasin de musique de la rue Saint-Ferréol à Marseille, il est présenté à un certain Joseph, représentant des disques Parlophone, un important label de l’époque. Ce dernier lui propose d’enregistrer à Paris deux chansons traditionnelles du folklore corse et c’est avec la plus grande joie qu’un peu plus tard le jeune Tino reçoit la confirmation écrite de cette promesse. C’est en décembre 1932 que sont enregistrées, avec un accompagnement de guitares, deux berceuses corses : « O Ciuciarella » et « Nini-Nanna » (Parlophone 85.486). De retour à Aix-en-Provence, son premier 78 tours parfaitement enregistré, le jeune Tino se présente très confiant à Tintin Milliard, directeur de l’Alcazar de Marseille, qui l’engage pour sept jours (14 représentations) pour un cachet de 500 francs la semaine. Il poursuit son ascension au Théâtre des Variétés de Marseille où là aussi il est chaleureusement applaudi. Ces premiers succès lui valent de signer avec Jean Bérard un contrat d’exclusivité avec les disques Columbia (auxquels il restera fidèle jusqu’à la fin de sa carrière). En juillet 1933 sur cette prestigieuse étiquette sont enregistrées quatre chansons corses, suivies de refrains chantés avec les orchestres de tangos de A.J.Pesenti du Mikado et Orlando, lequel officie au célèbre cabaret parisien le Bagdad, et surtout sa première grande création « Le tango de Marilou ». A la suite d’une tournée à travers la France, avec Damia et les duettistes Gilles et Julien, organisée par les disques Columbia, il est engagé à l’A.B.C pour trois semaines au printemps 1934. Dès lors, les succès vont s’enchaîner au rythme de l’ascension fulgurante de sa carrière. Au début de l’année 1934, Tino ROSSI est engagé par Henri Varna pour représenter la Corse dans son nouveau spectacle du Casino de Paris « Parade de France » dont Georgius est la vedette principale ( tout au moins pour quelques semaines). Tout spécialement pour cette revue son ami Vincent Scotto lui compose sur mesure : « O Corse, île d’amour » et « Vieni Vieni » qu’il interprète magnifiquement, bien qu’habité d’un trac fou. La carrière de Tino ROSSI a véritablement commencé le soir de la première de « Parade de France », saluée par une ovation sans précédent pour un jeune débutant. Les disques de Tino commencent à atteindre des records de ventes fabuleuses, tout d’abord avec les chansons de « Parade de France » déjà citées, mais aussi : « C’est à Capri », « Noël en mer », « Venise et Bretagne »… Au cinéma, les producteurs et réalisateurs n’osant encore prudemment lui confier le premier rôle, Tino ROSSI n’apparaît hélas que brièvement, le temps d’une chanson, dans quelques films : « L’affaire Coquelet » (1934), « Les nuits moscovites» (1934), Adémaï au Moyen-Age » (1935) où dans un petit rôle de troubadour il chante « La chanson du troubadour » et, sans être à l’image dans le documentaire « Marseille » (1935) il interprète « Pour t’avoir au clair de lune ».
Après avoir triomphé en 1935 au Casino de Paris dans une deuxième revue intitulée « Tout Paris chante » où étaient interprétées « Un violon dans la nuit », « Sérénade à Léna »… Tino ROSSI tourne en 1936 « Marinella » réalisé par Pierre Caron avec Yvette Lebon ; les chansons du film signées Vincent Scotto sont d’énormes succès du disque et de la radio, encore dans toutes les mémoires et sur lesquels nous reviendrons plus loin. La même année encore, entouré de Nita Raya, Monique Rolland et Paul Azaïs, il est un jeune pêcheur corse dans « Au son des guitares » dont les quatre chansons de Vincent Scotto ont aussi toutes les faveurs d’un vaste public. A compter de 1936 et jusqu’en 1953, Tino ROSSI sera chaque année la vedette d’un film avec pour partenaires les plus belles actrices et les meilleurs comédiens du cinéma français. Jugez plutôt : « Naples au baiser de feu » (1937) avec Mireille Balin au charme de laquelle Tino va immédiatement succomber en par-tageant une belle histoire d’amour durant trois ans. Outre Mireille Balin, notre chanteur est entouré de Viviane Romance, Michel Simon, Dalio et interprète notamment « Catari! Catari! » chanté en italien, et « Tarentelle », « Ecoutez les mandolines »… En 1938 : « Lumières de Paris » de Richard Pottier avec Michèle Alfa, Raymond Cordy… Chansons : « Paris, voici Paris », « Ave Maria de Gounod », « Au bal de l’amour »… La déclaration de guerre va brièvement interrompre son parcours au cinéma qui, en 1941, reprend avec « Le soleil a toujours raison » de Pierre Billon avec Micheline Presle et Charles Vanel. Egalement en 1941, Tino ROSSI tourne « Fièvres » de Jean Delannoy, avec Madeleine Sologne, Ginette Leclerc et Jacqueline Delubac. Cette production restera toujours son film préféré, un choix que nous partageons sans réserve aucune.
L’été 1943 marque une date importante dans la vie privée de Tino ROSSI puisqu’il rencontre celle avec laquelle il va partager le reste de sa vie, la comédienne Lilia Vetti, durant le tournage du film d‘André Hugon « Le chant de l’exilé » où Ginette Leclerc, Lucien Gallas et Aimé Clariond sont ses partenaires. La même année, il est le créateur de : « J’ai deux mots dans mon cœur  » et « Quand on est marinier »… dans « Mon amour est près de toi » de Richard Pottier. Peu de temps avant la libération de Paris (le 25 août 1944), entouré de Jocelyne Gaël, Lilia Vetti, Charpin et Delmont, il est le jeune premier au destin malheureux de « L’île d’amour », film marqué surtout par sa superbe création de « La complainte corse » de Lucchesi.
Avec le retour des jours heureux de l’après-guerre, les activités radiophoniques, les galas, les tournées et les prestations cinématographiques de Tino ROSSI vont reprendre à un rythme encore plus accéléré. Il est alors au faîte de la gloire, sa voix et son physique ayant toujours la même séduction auprès de tous les publics. Malgré André Claveau, Georges Guétary, et même Luis Mariano qui monopolise toute la production des opérettes de Francis Lopez, Tino ROSSI reste le chanteur préféré de tous les Français en continuant de battre tous les records de ventes de disques. Les films qu’il tourne, sans être des chefs-d’œuvre du cinéma français il faut bien le reconnaître, font salles combles et confortent son immense popularité : « Sérénade aux nuages » (1945) d’André Cayatte et Richard Pottier, avec Jacqueline Gauthier, « Le gardian » (1946) avec toujours Lilia Vetti et Loleh Bellon et de Richard Pottier, « Destins » où dans un double rôle (une double composition qu’il reprendra deux ans plus tard dans « Deux amours ») il reste l’inoubliable et incomparable créateur de « Petit Papa Noël », paroles de Raymond Vincy et musique de Henri Martinet, la chanson qui, aujourd’hui encore, mieux que « Minuit, chrétiens » ou « Les anges de nos campagnes », symbolise Noël dans le cœur de tous les enfants et parents, toutes générations confondues. Une œuvre à classer incontestablement parmi les monuments de la chanson française.
Dans « Le chanteur inconnu » (1947) d’André Cayatte, où Lilia Vetti et Maria Mauban rivalisent de charme, Tino ROSSI chante « Angélina » mais aussi trois belles versions de « L’aubade du Roi d’Ys », « Tristesse » (de Chopin) et « Loin de ton cœur » (sur les motifs de la célèbre valse de Brahms). Après « Deux amours » (1948) dont nous parlions précédemment, il incarne le compositeur Franz Schubert dans le film « La belle meunière » réalisé par son ami Marcel Pagnol. Neuf mélodies de l’illustre musicien autrichien, orchestrées par Tony Aubin, et pour les besoins de la production avec des paroles signées Marcel Pagnol, sont interprétées par Tino (en perruque et petites lunettes cerclées!).
Entouré des comédiennes Micheline Francey, Lily Fayol, Pauline Carton et… Lilia Vetti, ainsi que du sympathique Raymond Bussières, Tino ROSSI est encore la vedette du film « Marlène » (avec sa ravissante « Sérénade sur Paris » de Francis Lopez) avant d’incarner en 1950 le compositeur Paul Delmet dans le film de Jean Stelli « Envoi de fleurs » ; il y reprend les immortelles chansons du musicien montmartrois : « Vous êtes si jolie », « Fermons nos rideaux »… et la superbe mélodie de « La petite église » composée en 1902 sur un poème de Charles Fallot d’une délicate mélancolie. « Sérénade sur Paris » créée dans « Marlène » est reprise par Tino dans le film « Paris chante toujours » (1951) de Pierre Montazel, dont le mince scénario n’est que le prétexte à présenter les artistes les plus célèbres du moment. Toujours en 1951, Tino ROSSI reprend au cinéma le rôle de Titin tenu en 1932 par Alibert dans l’opérette de Vincent Scotto « Au pays du soleil ». Il a pour partenaire la ravissante Véra Norman (dans le rôle joué et chanté à sa création par Jenny Hélia) mais aussi Jacqueline Pierreux, René Sarvil et Georges Tabet, en donnant une seconde jeunesse à « Miette », « J’ai rêvé d’une fleur » et « Adieu Venise provençale ». Les deux dernières grandes apparitions de Tino ROSSI au cinéma se feront dans deux réalisations de Jacques Daniel-Norman, tout d’abord en 1952 dans « Son dernier Noël » et en 1953 dans « Tourments » avec Blanchette Brunoy, Jacqueline Porel et Louis de Funès, encore peu connu à l’époque. En 1953 aussi, Sacha Guitry invite Tino ROSSI au milieu d’une pléiade d’artistes internationaux, pour être un gondolier du Roi Louis XIV chantant une romance napolitaine dans « Si Versailles m’était conté ». Enfin et pour en terminer avec la filmographie de Tino ROSSI, signalons son ultime apparition au cinéma en 1970, et dans son propre personnage, dans « L’âne de Zigliara » de Jean Canolle, une comédie ensoleillée et parfumée de maquis corse où il chante « Mon pays », musique de son fils Laurent Rossi.
Si à partir de 1953 Tino ROSSI renonce définitivement au cinéma, il va en revanche se tourner vers une formule qui lui convient mieux : l’opérette. C’est avec beaucoup de confiance qu’il accepte la propo-sition de Raymond Vincy et Francis Lopez : jouer « Méditerranée » sur la scène du Châtelet que dirige Maurice Lehman, ancien directeur de l’Opéra. Ce spectacle va tenir l’affiche durant deux ans à guichets fermés et la chanson-titre de l’opérette « Méditer-ranée » reste l’une des plus célèbres créations du chanteur. Devant le triomphe remporté, Henri Varna lui propose en 1957 de rejouer à Mogador, et sous forme d’opérette « Naples au baiser de feu » dont il fut la vedette du film en 1937. Ce spectacle sera durant deux ans à l’affiche de Mogador, les nouvelles chansons étant signées Renato Rascel, chanteur et compositeur alors très populaire en Italie. Tino ROSSI va enchaîner sur la scène de l’A.B.C en 1963 et durant quinze mois avec « Le temps des guitares » (des éternels complices Raymond Vincy et Francis Lopez) avec Josy Andrieu, Rita Cadillac, Maurice Baquet et Pierre Doris. Sa dernière opérette « Le Marchand de soleil » avec Eliane Varon sera jouée en 1963 à Mogador, livret de Robert Thomas dans une mise en scène de Robert Manuel, les chansons étant signées Jacques Mareuil, sur des musiques de Laurent Rossi et Henri Betti.
Au lendemain du « Marchand de soleil », à l’âge de 65 ans, Tino ROSSI décide de se consacrer uniquement au tour de chant en se produisant dans des centaines de galas à Paris, en province et à travers le monde, aidé par son ami le chanteur Roland Gerbeau, reconverti durant dix-sept ans en attaché de presse du célèbre ténorino. A l’automne 1982, Tino ROSSI décide d’une grande rentrée parisienne à l’occasion de ses cinquante ans de carrière. « Cinquante ans d’amour », tel est le titre du spectacle qu’il présente durant plus de trois mois (on parlera de ses « Cents jours ») au Casino de Paris. Fatigué par ces représentations, Tino ROSSI doit être opéré d’un cancer au pancréas et c’est le 26 septembre 1983 qu’il s’est éteint dans son appartement du boulevard Maillot à Neuilly. Une messe fut célébrée à la Madeleine devant le Tout-Paris du spectacle et de la politique avant d’être inhumé en Corse où il repose aujourd’hui au cimetière marin des Sanguinaires.

CD 1 - Créations et raretés

Comme toujours, il m’a été difficile de faire un premier choix de vingt chansons parmi celles créées par Tino Rossi, certains titres que j’adore depuis toujours figurant déjà dans le coffret de deux CD précédemment paru en 2003 et non réalisé par mes soins. J’ai donc porté toute mon attention à retenir des chansons aux mélodies élégantes, enrichies de délicates harmonies et en parfaite osmose avec des textes signés de nos meilleurs auteurs.
Le tango « Après toi, je n’aurai plus d’amour » (plage 1), enregistré en juillet 1934, est né de la prolifique complicité de Géo Koger et de Vincent Scotto. Le succès est immédiat et la chanson reprise et enregistrée l’année suivante par Jean Lumière et Reda Caire, et même en 1936 par le Chanteur sans Nom, mais sans atteindre les chiffres de ventes du 78 tours de Tino Rossi. «Noël en mer » (plage 2) et « Venise et Bretagne » (plage 3) sont des créations exclusives de Tino Rossi, le deuxième titre n’étant enregistré qu’en 1936 par l’infatigable Chanteur sans Nom. En revanche, le disque de « Lentement dans la nuit » (plage 4) fut gravé par Tino quelques mois après ceux réalisés fin 1934 par ses confrères mais concurrents Jean Lumière et Reda Caire. La superbe mélodie « Le secret de tes caresses » (plage 5) fut partagée en 1936 avec Jean Lumière (chez Odéon) et le Chanteur sans Nom (chez Polydor). Quant à la valse populaire d’Henry Himmel « Bohémienne aux yeux noirs » (plage 6) enregistrée en décembre 1936 par Tino, elle ne sera fixée dans la cire que l’année suivante par Guy Berry et le Chanteur sans Nom (de son vrai nom Roland Avellys).
En 1941, Tino Rossi reprend le slow-fox « Bel ami » (plage 7) lequel fait référence au roman éponyme de Guy de Maupassant ; la chanteuse Eva Busch a précédemment enregistré (en octobre 1940) deux versions de la chanson, l’une en allemand, l’autre dans une adaptation française de Louis Poterat sur la musique de Théo Mackeben. Enregistrée la même année « Quand tu reverras ton village » (plage 8), paroles et musique de Charles Trenet (qui ne le grave pas sur disque), est une émouvante évocation des années sombres de l’Occupation, ainsi que « Bonsoir à la France » (plage 10), disque réalisé en juillet 1943. Tous les soldats et prisonniers, et plus encore toutes les personnes chères attendant leur retour, furent particulièrement sensibles à ces deux chansons qui, inexorablement, appartiennent à notre histoire.
« La chanson du joli vent » (plage 9) plus légère et ensoleillée vient heureusement apporter une note d’insouciance et peut-être même un peu d’espoir en cette année 1943.
Au lendemain de la Libération, la musique américaine est sur toutes les ondes avec Glenn Miller, les Andrews Sisters, le jazz et les magnifiques compositions des maîtres du genre dont Jerome Kern. Tino Rossi ne va pas rester insensible à la mélodie « Long ago and far away » chantée dans sa version originale dans le film « Cover Girl » (La Reine de Broadway)(1944) par Rita Hayworth (doublée par Martha Mears). Ecrite en 1944, cette chanson fut des plus nostalgiques pour les soldats américains partis combattre en France notamment et sur d’autres continents ; une chanson qui, elle aussi, est un moment de l’histoire mondiale.
Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous présenter la version chantée par Tino Rossi de l’une de mes mélodies préférées : « Poème » (plage 12) écrite en 1892 par le compositeur tchèque Zdenëk Fibich. Cette chanson est l’une de celles interprétées par Tino dans le film « Deux amours » (1948) dont nous reparlerons plus à propos du CD2.
Le verso du même 78 tours (Columbia LF 260) est une ravissante chanson entendue dans mon enfance « La lanterne de San Paoli » (plage 13). Musique de Ralph Maria Siegel éditée en 1941 et sur laquelle Jacques Larue, dont on ne peut compter toutes les adaptations, a écrit un texte évoquant San Paoli qui, précisons le, est le quartier chaud de Hambourg, la lanterne étant évidemment celle d’une maison close fréquentée par les marins.
Encore une curiosité avec « Oncle Bill » (plage 14) dont, contre toute attente, la musique est signée Joseph Kosma, une petite infidélité à Jacques Prévert dont il fut très souvent, et pour le meilleur, le talentueux complice inspiré. « Printemps de Corse » (plage 15) est l’une des innombrables évocations de l’île natale de notre chanteur, composée sur mesure par Marc Fontenoy, ici uniquement auteur, et le compositeur José Cana, l’un des spécialistes du tango français.
« Oh ! Mon papa » (plage 16) est la chanson la plus célèbre de l’opérette « Feu d’artifice » (« Feuer-werk »), musique de Paul Burkhard ; elle fut filmée dans sa version originale avec Lilli Palmer (1954) et reprise en France au Théâtre Marigny, avec Suzy Delair et Jean Bretonnière. Pour l’enregistrement de cette chanson par Tino Rossi où l’orchestre est dirigé par Pierre Spiers, ce dernier a fait appel à son ami Georges Jouvin pour le solo de trompette. Cette intervention, jouée avec un vibrato racoleur et d’une large sonorité, fut le déclencheur de la carrière en soliste et de chef d’orchestre de Georges Jouvin.
« Méditerranée » (plage 17) et « Ajaccio » (plage 18) sont les deux plus célèbres chansons de l’opérette « Méditerranée » de Francis Lopez, la première jouée par Tino Rossi, un spectacle qui au Châtelet a tenu l’affiche durant deux ans à guichets fermés.
Autre curiosité : « Mon âne » (ou « La chanson du pied léger »)(plage 19) choisie dans la multitude des enregistrements de Tino Rossi, plus abondants semble-t-il à partir de la seconde moitié des années 50 avec le développement du microsillon. Curieusement, « Mon âne » est un texte de la romancière Colette (1873-1954) mis en musique par Michel Emer, on oserait dire après la disparition de l’auteure, ce disque rare de Tino ayant été enregistré en 1957.
Et pourquoi ne pas clore cette sélection par un succès populaire de 1962, musique de Manos Hadjidakis (compositeur de la bande sonore du film « Jamais le dimanche »), « Roses blanches de Corfou » (plage 20), une chanson aux couleurs méditer-ranéennes que Tino Rossi a partagée avec Nana Mouskouri et Marie-José.

CD 2 - Tino Rossi et le cinéma
Il est certain, et ce ne sont pas les cinéphiles qui me contrediront, que Tino Rossi ne fut pas un grand acteur et de ce fait, les films dont il fut la vedette ne figurent donc pas aujourd’hui parmi les grands classiques et chefs-d’œuvre du cinéma français. Les films qu’il a tournés ont tous été réalisés sur mesure, dans le seul but de le mettre en scène dans les chansons de son répertoire de l‘époque, ceci expliquant souvent la minceur du scénario et des dialogues. Il va sans dire que ses innombrables admiratrices et même admirateurs oubliaient volontiers toutes ces faiblesses, trop heureux de voir et d’entendre leur idole sur le grand écran à une époque où la télévision n’existait pas.
Pourtant avant son premier triomphe au Casino de Paris dans la revue « Parade de France », Tino Rossi est déjà retenu pour chanter, sans apparaître à l’image dans le film de Maurice Tourneur « Justin de Marseille » avec Berval et Line Noro. En 1934, il enchaîne en étant un chanteur tzigane dans « Les nuits moscovites » avec Annabella et Harry Baur et « La cinquième empreinte » dont Alice Field tient le rôle principal. En 1935, c’est un troubadour durant la Guerre de Cent ans qu’il incarne dans « Adémaï au Moyen-Age » avec Noël-Noël et Michel Simon. Mais la carrière cinématographique de notre chanteur débute véritablement en 1936 avec le film de Pierre Caron « Marinella » avec Yvette Lebon (elle nous a quittés en août 2014 à l’aube de ses 104 ans !). Dans cette production, outre l’immortelle chanson-titre, Tino Rossi chante « Laissez-moi vous aimer » (plage 1), « Tchi-tchi » (trop célèbre à mon goût en regard de tant de superbes créations de la même époque) et « J’aime les femmes, c’est ma folie ». Toujours en 1936, il est un jeune pêcheur corse avec Paul Azaï, amoureux de la superbe Nita Raya dans « Au son des guitares » où sont créées « Loin des guitares » (plage 2), « Tant qu’il y aura des étoiles » (plage 3) ainsi que « Bella Ragazzina » et « Chanson pour ma brune ». Il confirme sa grande notoriété au cinéma dans « Naples au baiser de feu » (1937),deuxième version d’un film précédemment réalisé en 1925 avec Gaston Modot et Gina Manès. Dans cette seconde production d’Auguste Genina, Tino est entouré de la plus brillante distribution qui soit à l’époque : Mireille Balin, Viviane Romance, Michel Simon et Dalio. Il y interprète « Rien qu’un chant d’amour » (plage 4) mais aussi « Tarentella », « Ecoutez les mandolines », « Mia Piccolina » et, en italien, « Santa-Lucia » et « Catari ! Catari !». En 1938, Richard Pottier réalise « Lumières de Paris » où Michèle Alfa et Raymond Cordy sont ses principaux partenaires ; il y incarne un chanteur de charme, créateur de « Paris, voici Paris » (plage 5) et « Aux îles d’amour », « El Danzon » et « Au bal de l’amour ».
Il faudra attendre 1941 pour retrouver Tino Rossi sur le grand écran, près de deux ans après la déclaration de guerre, dans « Fièvres » de Jean Delannoy, reconnu pour être son meilleur film. Avec Madeleine Sologne, Ginette Leclerc et Jacqueline Delubac à ses côtés, il est évidemment encore un chanteur qui, après des déboires sentimentaux, se retire dans un monastère. Avant ce dénouement il chante : « Un soir, une nuit » (plage 6), « Ma ritournelle », mais aussi et surtout la magnifique chanson de Roger Lucchesi « Maria » (présentée dans notre premier coffret consacré à Tino Rossi) et sans oublier « O Sacrum con vivum » (sur les motifs du Largo de Haendel), « Ave Maria » de Schubert et la « Sérénade de Don Juan », inédite en 78 tours. Autre film tourné en 1941 « Le soleil a toujours raison », réalisé par Pierre Billon, avec Micheline Presle, Germaine Montero, Charles Vanel, Pierre Brasseur… Dans cette aimable aventure sentimentale, Tino Rossi chante « Tu étais la plus belle » (plage7) dont les paroles sont de Jacques Prévert (par ailleurs adaptateur et auteur des dialogues du film) sur une superbe musique de Jean Marion et Joseph Kosma, brillamment orchestrée par Raymond Legrand. « Le chant du gardian » (plage 8) encore dans toutes les mémoires, fut créé dans ce film, ainsi que « La chanson du voilier » et « Toi que mon cœur appelle ». Dans « Le chant de l’exilé » d’André Hugon (1942) où une partie de l’action se déroule dans le sud algérien, entouré de Ginette Leclerc, Gaby Andreu et de sa femme Lilia Vetti, notre chanteur interprète « Ce matin-même » (plage 9) dont curieusement les paroles sont signées Edith Piaf (qui n’a jamais enregistré la chanson), « Ma belle étoile », « Le vagabond fleuri » et la célèbre « Paquita ». 1943 est l’année du tournage de « Mon amour est près de toi » de Richard Pottier, avec Annie France, Mona Goya, Delmont… Sur une péniche où il s’est fait embaucher à la suite d’une amnésie, Tino Rossi nous offre « Quand on est marinier » (plage 10) une valse populaire de Vincent Scotto, ainsi que « Quel beau jour mon amour », « Madame la nuit » et « J’ai deux mots dans mon cœur ». La même année, dans une réalisation de Maurice Cam, « L’île d’amour », Tino Rossi incarne un pêcheur corse à la voix de velours qui séduit la riche Xénia (Josseline Gaël) en interprétant notamment l’émouvante « Complainte corse » (plage 11) de Roger Lucchesi, « Mon île d‘amour », « Le joyeux bandit » et « Tendre sérénade ».
En 1945, au lendemain de la Libération, Tino retrouve les plateaux de cinéma sous la direction d’André Cayatte pour le tournage de « Sérénade aux nuages » avec Jacqueline Gauthier pour partenaire et chante « Chanson aux nuages » (plage 12) paroles de Francis Blanche sur une musique de Francis Lopez, « Tout contre toi qu’il fait bon », « Etrange mélodie » et « Tango d’un soir ». Dans la foulée, il est un gardian qui difficilement partage son amour entre sa fiancée (Loleh Bellon) et une troublante gitane (Madame Rossi alias Lilia Vetti) dans le film « Le gardian » inspiré d’un roman de Jean Aicard « Le roi de Camargue ». Avec Irène de Trébert (qui double la voix chantée de Loleh Bellon) il interprète ici « La belle, ouvrez-moi donc » (plage 13) et seul « Adieu, celle que j’aime », « Jamais deux sans trois » et « Feux de camp ».
Le film « Destins » de Richard Pottier (1946) permet à Tino Rossi , grâce à de savants trucages, d’incarner dans un double rôle deux frères que tout oppose, l’un est bon, beau, doublé d’un talent d’excellent chanteur, l’autre son jumeau, un mauvais garçon qui multiplie les séjours en prison est sous l’emprise de sa maîtresse (jouée par Mila Parély). C’est dans ce film que sont créées l’inoubliable « Petit Papa Noël » et « Destin », deux chansons présentées dans notre précédent coffret. « A deux pas de mon cœur » (plage 14), « Y’a d’l’amour » et « Quand reviendra le jour » (sur les motifs de la Sérénade de Schubert) appartiennent à la bande sonore du film « Destins » dont Micheline Francey et Armand Bernard complètent la distribution. Toujours en 1946 et encore dans une réalisation d’André Cayatte, Tino Rossi est la vedette du film « Le chanteur inconnu », entouré de Maria Mauban, Lilia Vetti et Raymond Bussières et chante « Tout le long des rues » (plage 15) superbe valse de Norbert Glanzberg et « Loin de ton cœur » (sur les motifs de la valse de Brahms), « Tout bleu » et ouvertement plus facile et commerciale « Angelina ».
Dans « Deux Amours » réalisé en 1948 par Richard Pottier, Tino Rossi reprend la formule du double rôle de deux frères dissemblables, le gentil et le méchant. Simone Valère, Sylvie, Delmont et quelques autres ont, comme nous, le plaisir d’y entendre « Heureux le cavalier » (plage16) ainsi que « La marchina », « L’amour commande » et « Je vous salue Marie ». Notons que la même année, Tino Rossi a incarné le compositeur Franz Schubert dans une réalisation de Marcel Pagnol « La Belle Meunière », mais aucune des neuf chansons de ce film ne figure dans cette compilation (musique de Schubert, paroles de Marcel Pagnol).
Revenons à un cinéma plus populaire avec « Marlène » (1949) dans lequel, entouré de Micheline Francey, toujours Lilia Vetti, Lily Fayol, Raymond Bussières… Tino Rossi nous offre « O Mama » (plage 17) (dans la plus pure tradition corse bien que composée entièrement par Francis Lopez), « Sérénade sur Paris », « Mariana » et la chanson-titre « Marlène ». Signalons au passage que ces quatre chansons furent les premières de Tino Rossi à paraître sur l’étiquette rouge de 78 tours Pathé ; 18 autres chansons seront aussi mystérieusement éditées chez Pathé, parsemées dans la discographie sur 78 tours de Tino parue sur les étiquettes vertes et marron Columbia.
Après Schubert, c’est le célèbre compositeur montmartrois Paul Delmet que Tino Rossi personnifie dans « Envoi de fleurs » (1949) de Jean Stelli. Micheline Francey est à nouveau sa partenaire ainsi que Jean Brochard et Arlette Merry. Dans cette biographie très romancée de Delmet, sont reprises huit chansons incontournables du compositeur dont « La petite église » (plage 18), « Quand les lilas refleuriront », « Vous êtes si jolie », « L’étoile d’amour », « Fermons nos rideaux »… toutes superbement chantées par Tino dont la voix est déjà plus proche du baryton que celle de ténorino de ses débuts.
Après « Au pays du soleil » (1951) réalisé par Maurice de Canonge, une reprise filmée de l’opérette, musique de Vincent Scotto, tournée en 1931 avec Alibert et Lisette Lanvin (et dont aucune chanson ne figure ici), Tino Rossi est encore en 1952 la vedette de « Son dernier Noël », un mélodrame à faire pleurer dans les chaumières malgré quelques chansons : « Petite étoile de Noël » (plage 19), « M’aimerez-vous toujours » et « Line ». Un an plus tard, il récidive dans le mélo, mais avec un heureux dénouement, dans « Tourments » de Jacques Daniel-Norman, déjà réalisateur de « Son dernier Noël ». Blanchette Brunoy et Jacqueline Porel sont ses partenaires féminines tandis qu’il chante « Soir espagnol » (plage 20), musique de Paul Misraki, « Bella, bella Donna », « Les fées vont revenir » et le baïon «La fête des fleurs ».
Pour mémoire, rappelons que Tino Rossi fut aussi l’une des vedettes invitées de « Paris chante toujours » (1951) de Pierre Montazel, juste le temps de reprendre « Sérénade sur Paris », il fut un gondolier chantant dans « Si Versailles m’était conté » (1953) de Sacha Guitry. Sa filmographie s’achève en 1970 avec un petit rôle dans « Une drôle de bourrique » (ou « L’âne de Zigliara ») réalisé par Jean Canolle, soit un total de 30 films dont 20 en tête d’affiche.


CD 3 - Les prénoms féminins

Chanteur de charme à part entière, Tino Rossi tout au long de sa carrière, a évidemment chanté et plus que tout autre, l’amour, les femmes et leurs doux prénoms. Le précédent coffret de 2003, toujours à notre catalogue, leur a déjà rendu hommage avec « Le tango de Marilou » (1933), « Sérénade à Léna » (1935), les incontournables « Marinella » (1936) et « Maria » (1941) et même à « Pamelita » (1947).
Chronologiquement, c’est tout d’abord Pietro, un jeune contrebandier qui, sur l’allègre musique italienne de Eldo di Lazzaro, déclare son amour à « Reginella » (plage 1). Sensiblement sur le même tempo, c’est « Giovinella » (plage 2) d’Henri Alibert et Géo Koger, sur une musique de leur ami Vincent Scotto, que Tino chante et enregistre en décembre 1939.
« Rosita » (plage 3) et « Fiorella » (plage 4) auxquelles Tino Rossi donne la sérénade, ne sont pas des héroïnes de films comme l’est « Paquita » (plage 5) incarnée par Lilia Vetti (future Madame Tino Rossi) dans le film « Le chant de l’exilé » (1942), prémices d’une longue et belle histoire d’amour.
« Angelina » (plage 6) n’est pas l’un des personnages du film « Le chanteur inconnu » (1946) dans lequel elle est mystérieusement incorporée ; composition américaine, on s’explique mal le choix de cette chanson dans un film réalisé par André Cayatte. « Angelina » fut aussi enregistrée à la même époque par Jacques Hélian et son orchestre. Que l’on me permette de préférer, et de loin,, la rumba de Charles Humel « Malika » (plage 7) et plus encore « Marlène » (plage 8), ce prénom étant le diminutif de Marie-Hélène, personnage incarné par la comédienne Micheline Francey dans le film éponyme.
« Mona Lisa » (plage 9) fut l’une des grandes créations du crooner Nat « King » Cole ; dans son adaptation française, ce superbe slow a aussi été enregistré par André Claveau, Henri Decker et Raymond Girerd, « Blondine » (plage 10) et « Les yeux d’Angeline » (plage 11) étant des créations exclusives de Tino Rossi. En revanche, on ne compte plus les versions chantées et orchestrales de « Charmaine » (plage 13) ; composée en 1926 par Lew Pollack, cette valse lente a fait le tour du monde. On notera qu’à compter de janvier 1952, tous les accompagnements sont placés sous la direction de Pierre Spiers. A la disparition de cet excellent chef d’orchestre, pianiste et harpiste le 29 juillet 1980, c’est le compositeur Paul Piot qui a assuré les arrangements lors des séances d’enregistrements et c’est mon ami Claude Rogen qui, au piano, fut sur scène l’efficace accompagnateur de Tino Rossi durant d’innombrables galas et jusqu’au Casino de Paris en 1982.
Signalons aussi dans « Linda » (plage 17) l’accompagnement de l’orchestre exceptionnellement dirigé par Marianito Morès, connu surtout pour avoir composé de grands classiques du tango tels : « Uno » (« Sur le chemin de ta maison »), « Una lagrima tuya », « En esta tarde gris », « Gricel »… au répertoire des meilleurs orchestres spécialisés dans le tango. Et c’est avec André Claveau et Dalida que Tino Rossi a partagé le succès d’« Hélèna » (plage 20), paroles de Roger Desbois sur une musique de René Denoncin, un boléro repris aussi pour leurs enregistrements par les meilleurs orchestres de danse.
Dany LALLEMAND



Conception : Dany Lallemand
Disques originaux (78 tours et microsillons)
et photos : Collection Dany Lallemand
Remerciements à Gilbert Quéro

© 2015 Frémeaux & Associés





TINO ROSSI 1934-1962 - Volume 2

A few pages are hardly sufficient to detail the essentials and major events in a career as important as that of the legendary singer Tino Rossi. Nor is it an easy task: the man was unrivalled, incomparable, and he reigned over French song for fifty years, as his illustrious compatriot Napoleon Bonaparte once reigned over France. The magic woven by his exceptional voice—tenorino rather than tenor, with a lightness and flexibility to match a rare, beautiful timbre—made Tino the most-worshipped singer for three generations of admirers (and not only the fair sex, because I count myself an admirer!), including children, for whom his Petit Papa Noël song remains the most popular Christmas song even today, to the point where it might be taken for a folksong… In the diversity of his repertoire, where traditional Corsican songs lived in harmony with classical melodies, even hymns, and popular hits flirted with great international standards, Tino Rossi won over every class of society, while some of the finest tributes were reserved for him by the greats of this world, from Marcel Pagnol and Georges Brassens to Sacha Guitry, Charles Trenet and Salvador Dali.
On April 29th 1907, Constantin “Tino” Rossi was born at N° 43 rue Fesch in Ajaccio, Corsica. His father, Laurent Rossi, a tailor and great admirer of bel canto, and his mother Eugénie (née Guglielmi), raised a family of no fewer than eight children. The baby Constantin was nicknamed “Tintin”, and he grew up to sing serenades under the balconies of beautiful girls in Ajaccio, and also melodies like “Les millions d’Arlequin” in family gatherings. After first being employed as a clerk in the mortgages department in Ajaccio, he fell in love with a young violinist playing on the French Riviera but was soon drafted into the “Chasseurs Alpins” for his military service. He returned to Ajaccio later and also appeared in Marseille and Aix-en-Provence, but they were difficult times. His encounter with a man named Petit Louis, who promoted little shows in France, led to his first concerts under the name Tino Rossi, where he met with increasing success.
While recording as an amateur at his own expense (two titles made in a music shop on the rue Saint-Ferréol in Marseille), he was introduced to a certain Joseph who represented Parlophone, a major label at the time. Joseph offered him the chance to record two traditional Corsican folksongs in Paris, and shortly afterwards the young Tino received a letter confirming Parlophone’s interest. In December 1932, Tino recorded two Corsican lullabies accompanied by a guitar, O Ciuciarella and Nini-Nanna (Parlophone 85.486). Back in Aix-en-Provence, with his first perfect recording on a 78, the confident young Tino went to see the director of the Alcazar theatre in Marseille, Tintin Milliard, who booked him for seven days (14 appearances) at a fee of 500 Francs a week. He continued his ascension at the Théâtre des Variétés in Marseille, and the applause was generous. Thanks to his first successes, he signed an exclusive contract with Jean Bérard at Columbia (and he would remain faithful to that label until the end of his career). In July 1933, the prestigious Columbia recorded four Corsican songs with him, followed by sung choruses with the tango orchestras of A. J. Pesenti at the Mikado and the famous personality Orlando (then officiating at the great Parisian cabaret Le Bagdad), and above all his first great original song, Le tango de Marilou. After a French tour organized by Columbia with Damia and the Gilles & Julien duo, Tino was booked to appear at the ABC for three weeks in the spring of 1934. From then on, he would become known for one hit after another, his recordings following faster and faster. Early in 1934 he was booked by Henri Varna to represent Corsica in his new spectacular at the Casino de Paris called “Parade de France” (the main attraction was Georgius, at least for a few weeks…) Tino’s friend Vincent Scotto would write two songs especially for him, O Corse, île d’amour and Vieni Vieni which he sang magnificently despite an attack of stage-fright. Tino’s career began in earnest on the night of the premiere of “Parade de France”, and there were also C’est à Capri, Noël en mer, Venise et Bretagne… In films the story was rather different: producers and directors were wary of offering him starring roles, and Tino Rossi appeared only briefly in just a few films: L’affaire Coquelet (1934), Les nuits moscovites (1934), Adémaï au Moyen-Age (1935, singing La chanson du troubadour in a small role as a troubadour) and, this time without appearing onscreen, in the documentary Marseille (1935) where he can be heard singing Pour t’avoir au clair de lune.
After triumphing at the Casino de Paris in 1935 (in a second revue known as “Tout Paris chante” where he sang Un violon dans la nuit and Sérénade à Léna), 1936 saw Tino Rossi filming Pierre Caron’s “Marinella” with Yvette Lebon; the songs Vincent Scotto wrote for the film were tremendous hits on record and on radio (and we’ll come back to them later.) That same year, he was cast with Nita Raya, Monique Rolland and Paul Azaïs, playing the role of a young fisherman in “Au son des guitares” whose four songs by Scotto also won favour with a huge audience. Beginning in 1936 and up until 1953, Tino would star in a film every year, partnered by some of the most beautiful actresses and best actors in French films. There was “Naples au baiser de feu” (1937) with Mireille Balin, for example, under whose spell Tino fell immediately (they had a three-year love-affair!) After Mireille Balin, the singer filmed with Viviane Romance, Michel Simon and Dalio, singing (in Italian) Catari! Catari! in particular, and also Tarentelle and Ecoutez les mandolins; in 1938 came Richard Pottier’s film “Lumières de Paris” with Michèle Alfa and Raymond Cordy, and the songs Paris, voici Paris, Gounod’s Ave Maria or Au bal de l’amour. His film career was briefly interrupted when war broke out, but he returned to films in 1941 with Pierre Billon’s “Le soleil a toujours raison”, which also featured Micheline Presle and Charles Vanel. Also in 1941 came the Jean Delannoy film “Fièvres”, with Madeleine Sologne, Ginette Leclerc and Jacqueline Delubac, and it remained his favourite, an opinion we share completely.
The summer of 1943 saw an important event in Tino Rossi’s private life: he met the woman who would share the rest of his days, actress Lilia Vetti, on the set of “Le chant de l’exilé” (director André Hugon), where his partners were Ginette Leclerc, Lucien Gallas and Aimé Clariond. Also in 1943, Tino premiered the songs J’ai deux mots dans mon cœur and Quand on est marinier in a new Richard Pottier film, “Mon amour est près de toi”. Shortly before the Liberation of Paris (August 25th 1944), Tino appeared with Jocelyne Gaël, Lilia Vetti, Charpin and Delmont, playing the handsome young lead with an unfortunate destiny in “L’île d’amour”, a film marked by Tino’s superb creation of Lucchesi’s song La complainte corse.
With the return of happier days post-war, Tino’s whirlwind career in radio, concerts and films accelerated even more. He was at the peak of his fame, and his voice and physique were still extremely seductive to many audiences. Despite competition from André Claveau, Georges Guétary and even Luis Mariano, who monopolized all the operetta productions of Francis Lopez, Tino Rossi remained France’s favourite singer, and his records enjoyed huge sales. The films in which he appeared—not that they went down as masterpieces in French film history—filled cinemas everywhere and comforted Tino’s immense popularity: “Sérénade aux nuages” 1945) by André Cayatte and Richard Pottier, with Jacqueline Gauthier; “Le gardian” (1946), again with Lilia Vetti and also Loleh Bellon, directed by Richard Pottier; “Destins”, where his double role (a performance he would accomplish again two years later in “Deux amours”) made him the unforgettable and incomparable creator of Petit Papa Noël (words by Raymond Vincy, music by Henri Martinet), the song which even today, better even than Minuit, chrétiens or Les anges de nos campagnes, symbolizes Christmas in the hearts of every parent and child, no matter what their generation. The song is an undisputed monument of French song.
In the André Cayatte film “Le chanteur inconnu” (1947), where Lilia Vetti and Maria Mauban rivalled each other in charm, Tino Rossi sang not only Angélina but also three beautiful versions of L’aubade du Roi d’Ys, Chopin’s Tristesse and Loin de ton cœur (with a theme taken from the famous waltz by Brahms). After “Deux amours” (1948) mentioned above, Tino incarnated composer Franz Schubert in the film “La belle meunière” directed by his friend Marcel Pagnol: nine melodies of the famous Austrian musician’s composition, orchestrated by Tony Aubin, with lyrics by Pagnol himself for the occasion, were sung in the film by Tino (wearing a wig and little round spectacles!)
Surrounded by the actresses Micheline Francey, Lily Fayol, Pauline Carton and… Lilia Vetti, as well as the amiable Raymond Bussières, Tino starred once again in the film “Marlène” (singing Francis Lopez’ delightful Sérénade sur Paris) before his 1950 portrayal of composer Paul Delmet in Jean Stelli’s “Envoi de fleurs”; here he took up the immortal songs of the Montmartre musician—“Vous êtes si jolie”, “Fermons nos rideaux”—and the superb melody of La petite église, composed in 1902 after a poem by Charles Fallot and which has a delicate melancholy. Tino took up the Sérénade sur Paris from “Marlène” again in Pierre Montazel’s “Paris chante toujours” (1951), a film whose thin scenario was merely a pretext for a feature with the most famous artists of the day. The same year (1951), Tino had the film role of Titin in Vincent Scotto’s operetta “Au pays du soleil” (Alibert had the role onstage in 1932), partnered by the ravishing Véra Norman (in the role originally sung by Jenny Hélia) together with Jacqueline Pierreux, René Sarvil and Georges Tabet, and he revived the freshness of Miette, J’ai rêvé d’une fleur and Adieu Venise provençale. Tino’s final great film appearances would be for director Jacques Daniel-Norman, first in 1952 in “Son dernier Noël”, and then in 1953 in “Tourments” with Blanchette Brunoy, Jacqueline Porel and Louis de Funès, then still little-known. That year saw Tino making a guest appearance for Sacha Guitry (amongst a galaxy of international artists) as one of King Louis XIV’s gondoliers singing a Neapolitan romance in “Si Versailles m’était conté.” The ultimate entry in Tino’s filmography dates from 1970, when he appeared (as himself) in Jean Canolle’s “L’âne de Zigliara”, a sunny comedy with scents of the Corsican wilderness in which he sang Mon pays, with music by Tino’s son Laurent Rossi.
Tino Rossi abandoned films in 1953, but one genre suited him even better: operetta. He accepted an offer from Raymond Vincy and Francis Lopez to appear in “Méditerranée” on the stage of the Châtelet Theatre (it was managed by Maurice Lehman, the former director of the Paris Opera.) “Méditerranée” would enjoy a two-year run with every performance sold out, and the operetta’s title song Méditerranée remains one of Tino’s most famous creations. The show was such a triumph that in 1957 Henri Varna brought Tino to the famous Mogador music hall to appear in the operetta “Naples au baiser de feu”, whose film version had starred Tino in 1937. “Naples” stayed at Mogador for two years, and featured new songs by singer/composer Renato Rascel, who was very popular in Italy. Tino then moved into the ABC theatre in 1963, and remained there for 15 months with “Le temps des guitares” (a production from his eternal accomplices Raymond Vincy and Francis Lopez) in a cast including Josy Andrieu, Rita Cadillac, Maurice Baquet and Pierre Doris. Tino’s last operetta “Le Marchand de soleil” with Eliane Varon would be staged at Mogador in 1963, with a libretto by Robert Thomas; Robert Manuel directed, the songs were written by Jacques Mareuil, and the music was by Laurent Rossi and Henri Betti.
Now aged 65, Tino Rossi took the decision to devote himself to his singing, and gave hundreds of gala concerts in Paris, the provinces and abroad, assisted by his friend Roland Gerbeau, the singer who became our famous tenorino’s press-attaché for 17 years. In autumn 1982, Tino made a famous Parisian comeback to celebrate the 50th anniversary of his career: “Cinquante ans d’amour” was the name of his show, and it was on the bill at the Casino de Paris for three months (people spoke of it as Tino’s “hundred days”). Fatigued by performances, Tino Rossi was admitted to hospital to undergo surgery for pancreatic cancer, and he passed away in his apartment in Neuilly on September 26th 1983. A memorial Mass was celebrated at the Madeleine in Paris, attended by a veritable “Who’s Who” from the worlds of entertainment and politics. He was buried in Corsica, in the Sanguinaires cemetery on the coast of Ajaccio.

CD 1 - Creations and rarities

As always, it was difficult to draw up a first selection of twenty titles from among the original creations of Tino Rossi. And some songs I’ve always adored can already be found in the 2CD boxed-set published in 2003, although I wasn’t responsible for that selection. So I approached this anthology with a mind to include songs with elegant melodies enhanced by delicate harmonies, songs that are in perfect osmosis with the lyrics penned by some of our best writers.
The tango Après toi, je n’aurai plus d’amour (track 1), recorded in July 1934, was born out of the prolific complicity between Géo Koger and Vincent Scotto. It was an immediate success, and the song was taken up and recorded the following year by Jean Lumière and Reda Caire, and even in 1936 by the “Chanteur sans Nom” [literally the “Singer with no Name”, the pseudonym of Roland Avellys] but without attaining the sales of Tino Rossi’s 78rpm version. Noël en mer (track 2) and Venise et Bretagne (track 3) are exclusive Tino Rossi creations, with the second recorded only in 1936 by the indefatigable Chanteur sans Nom/Avellys. On the other hand, the recording of Lentement dans la nuit (track 4) was made by Tino several months after those recorded at the end of 1934 by his colleagues (and rivals) Jean Lumière and Reda Caire. The superb melody Le secret de tes caresses (track 5) was shared in ‘36 with Jean Lumière (on the Odéon label) and the Chanteur sans Nom (on Polydor). As for Henry Himmel’s popular waltz Bohémienne aux yeux noirs (track 6), first released by Tino in December ‘36, it wouldn’t be released until the following year by Guy Berry and the singer known as “Le Chanteur sans Nom”.
In 1941, Tino Rossi did a reprise of the “slow-fox” tune Bel ami (track 7), which referred to the Guy de Maupassant novel of the same name; singer Eva Busch had previously recorded two versions of it (in October 1940), one in German and the other in a French adaptation by Louis Poterat set to Théo Mackeben’s music. Recorded that same year, Quand tu reverras ton village (track 8), with words and music by Charles Trenet (who did not record it himself), is a moving evocation of the Occupation’s dark years, as is Bonsoir à la France (track 10), which dates from July ‘43. Every soldier and prisoner, not to mention loved ones waiting for their return, had special affinities for these two songs that belong to our history. La chanson du joli vent (track 9), a lighter and much sunnier song, fortunately brought a carefree note, and maybe even some hope, to the year 1943.
Once the Liberation came, the airwaves were filled with the music of Americans, from Glenn Miller to The Andrews Sisters, with jazz and the magnificent compositions of such masters of the genre as Jerome Kern. Tino Rossi was no exception to France’s taste for the melody Long ago and far away, which was sung in its original version by Martha Mears, the singing voice of Rita Hayworth in the film “Cover Girl” (1944). Written that year, the song was one of the most nostalgic airs heard by American soldiers who’d gone to war, and not only in France; this song is also part of world history.
I couldn’t resist the temptation to include Tino Rossi singing one of my favourite tunes, Poème (track 12), which was written in 1892 by the Czech composer Zdenëk Fibich. The song is one of those sung by Tino in the 1948 film “Deux amours” (of which more later, when we come to CD2.) The other side of the same 78 (Columbia LF 260) is a ravishing song I heard as a child, La lanterne de San Paoli (track 13). It was published in 1941 with music by Ralph Maria Siegel, and Jacques Larue, the author of a countless number of adaptations, wrote a text for the song that evokes St. Pauli (Hamburg’s red-light district) and the lanterns guiding Hamburg’s sailors there.
Oncle Bill (track 14) is another curiosity and, against all expectations, the music was composed by Joseph Kosma, for once disloyal to Jacques Prévert, his poet-accomplice who often inspired him to write such beautiful melodies. Printemps de Corse (track 15) is another of the innumerable songs in reference to Tino’s birthplace Corsica, and this one was made-to-measure by Marc Fontenoy, here as a lyricist, and the composer José Cana, one of France’s tango specialists.
Oh! Mon papa (track 16) is the most famous air from the operetta “Feu d’artifice” (“Feuerwerk”), whose music was by Paul Burkhard; it was filmed in its original version with Lilli Palmer (1954), and staged in France at the Théâtre Marigny with Suzy Delair and Jean Bretonnière. For Tino Rossi’s recording of the song with the orchestra of Pierre Spiers, he summoned his friend Georges Jouvin to play the trumpet solo. The latter’s contribution, played with a full sound and an enticing vibrato, launched his career as a soloist and bandleader.
Méditerranée (track 17) and Ajaccio (track 18) are two of the most famous songs from the Francis Lopez operetta “Méditerranée”, the first in which Tino appeared; it was staged at the Châtelet for two whole years, and always to a full house. Another curiosity is Mon âne (track 19), otherwise known as La chanson du pied léger, one of a multitude of Tino Rossi recordings made after (and indeed encouraged by) the development of the microgroove LP from the second half of the Fifties onwards. Mon âne, strangely, is a text by the great novelist Colette (1873-1954) set to music by Michel Emer after, dare we say, the disappearance of the lady novelist, as this rare Tino Rossi record was recorded in 1957.
And why not close this first disc with a popular 1962 hit? With music by Manos Hadjidakis (the composer of the film soundtrack “Never On Sunday”), Roses blanches de Corfou (track 20) is a song with Mediterranean colours which Tino Rossi has shared with Nana Mouskouri and Marie-José.

CD 2 - Tino Rossi and films
Film-fans will not contradict me when I say that Tino Rossi was no great actor; and it is true to say that the films in which he starred are not on the list of the great French film classics either. All of them were made-to-measure as vehicles for Tino with the sole aim of featuring the songs in his repertoire of the time, which would explain why some of the plots and dialogues were so thin. It goes to say that his countless admirers, especially the female ones, were quite ready to overlook those films’ weaknesses, so happy were they to see and hear their idol throughout a period when television didn’t yet exist.
Yet even before his first triumph singing at the Casino de Paris in the revue  “Parade de France”, Tino Rossi had already been chosen to sing — but not appear onscreen — in Maurice Tourneur’s film “Justin de Marseille” featuring actors Berval and Line Noro. In 1934 Tino continued with a role as a gypsy singer in “Les nuits moscovites” with Annabella and Harry Baur, and “La cinquième empreinte”, whose principal role was played by Alice Field. In 1935 he was a troubadour in the film set in the Hundred Years War, “Adémaï au Moyen-Age”, which featured Noël-Noël and Michel Simon, but the singer’s film career really began in 1936 with the Pierre Caron film “Marinella” starring Yvette Lebon, who died only recently (August 2014) at the ripe old age of 104! The film was a production in which Tino sang not only the immortal main-title but also Laissez-moi vous aimer (track 1), Tchi-tchi (too famous to my mind, given the superb creations of that same period), and J’aime les femmes, c’est ma folie. Still in 1936, he played a young Corsican fisherman alongside Paul Azaï, a man in love with the superb Nita Raya in “Au son des guitares” which presented Loin des guitares (track 2), Tant qu’il y aura des étoiles (track 3) and also Bella Ragazzina and Chanson pour ma brune. He confirmed his film-celebrity with “Naples au baiser de feu” (1937), the second version of a film made previously in 1925 with Gaston Modot and Gina Manès. In this second Auguste Genina production, Tino was part of a brilliant period-cast with Mireille Balin, Viviane Romance, Michel Simon and Dalio, and he sang not only Rien qu’un chant d’amour (track 4) but also Tarentella, Ecoutez les mandolines, Mia Piccolina and, in Italian, Santa-Lucia and Catari! Catari! In 1938, Richard Pottier made “Lumières de Paris” where Michèle Alfa and Raymond Cordy were his principal partners; this time he played a crooner, creating the songs Paris, voici Paris (track 5) and Aux îles d’amour, El Danzon and Au bal de l’amour.
People had to wait until 1941 for Tino Rossi to appear in cinemas again, two years after war had been declared, with Jean Delannoy’s “Fièvres”, which is recognized as his best film. With Madeleine Sologne, Ginette Leclerc and Jacqueline Delubac beside him, Tino is obviously once again a singer, this time one who retires to a monastery after various sentimental setbacks… Before his retreat, however, he sings Un soir, une nuit (track 6), Ma ritournelle, and especially the magnificent Roger Lucchesi song Maria (presented in our first set devoted to Tino Rossi); but there is also O Sacrum con vivum (to the strains of Handel’s Largo), the Ave Maria by Schubert, and the Sérénade de Don Juan, which was not released on a 78. Another film made in 1941 was “Le soleil a toujours raison” (director Pierre Billon), with Micheline Presle, Germaine Montero, Charles Vanel, Pierre Brasseur… Billon’s film was a genteel sentimental adventure where Tino sang Tu étais la plus belle (track7), whose lyrics are by Jacques Prévert (who also adapted the film and wrote the dialogues), with superb music composed by Jean Marion and Joseph Kosma and brilliant arrangements from Raymond Legrand. Le chant du gardian (track 8) is still remembered today, and its first performance dates from that film, together with La chanson du voilier and Toi que mon cœur appelle. In “Le chant de l’exilé” directed by André Hugon (1942), with the action set in the Algerian desert, Tino is cast with Ginette Leclerc, Gaby Andreu and his wife Lilia Vetti, and he sings Ce matin-même (track 9), which strangely has lyrics by Edith Piaf although she never recorded it herself, plus Ma belle étoile, Le vagabond fleuri and the famous Paquita.
1943 was the year in which Richard Pottier filmed “Mon amour est près de toi” with Annie France, Mona Goya, Delmont et al… On a barge where his character has found work following amnesia, Tino Rossi gives us Quand on est marinier (track 10), a popular Vincent Scotto waltz, as well as Quel beau jour mon amour, Madame la nuit and J’ai deux mots dans mon cœur. The same year, in Maurice Cam’s “L’île d’amour”, Tino Rossi played a velvet-voiced Corsican fisherman who seduces the wealthy Xénia (Josseline Gaël) notably with his rendering of the moving Complainte corse (track 11) by Roger Lucchesi, Mon île d‘amour, Le joyeux bandit and Tendre sérénade.
Tino found himself on a film-set again in 1945 after the Liberation, this time for director André Cayatte who was making “Sérénade aux nuages”. Jacqueline Gauthier was his partner and he sang Chanson aux nuages (track 12, words by Francis Blanche and music by Francis Lopez), Tout contre toi qu’il fait bon, Etrange mélodie and Tango d’un soir. Shortly after, Tino played a gardian (a herdsman in the Camargue) who has difficulty sharing his love between his fiancée (Loleh Bellon) and a troubling gypsy woman (played by Lilia Vetti, alias Ms. Rossi) in the film of the same name inspired by Jean Aicard’s novel “Le roi de Camargue”. Together with Irène de Trébert (who dubbed Loleh Bellon’s singing voice), here he sang La belle, ouvrez-moi donc (track 13), and, unaccompanied, Adieu, celle que j’aime, Jamais deux sans trois and Feux de camp.
The film “Destins” by Richard Pottier (1946) had special effects which allowed Tino to incarnate a double role, two brothers who are complete opposites: one is a good man, handsome, and a talented singer, and his twin is a rogue, often in prison and under the thumb of his mistress played by Mila Parély). This was the film that created the unforgettable Petit Papa Noël and Destin, both of which appear in our previous set. A deux pas de mon cœur (track 14), Y’a d’l’amour and Quand reviendra le jour (after themes from Schubert’s “Serenade”) belong to the soundtrack of this film which also featured Micheline Francey and Armand Bernard. The same year, again for André Cayatte, Tino Rossi starred in “Le chanteur inconnu” with Maria Mauban, Lilia Vetti and Raymond Bussières, and the songs were Tout le long des rues (track 15), a superb Norbert Glanzberg waltz, and Loin de ton cœur (with music from Brahms’ waltz), Tout bleu and the much easier and overtly commercial Angelina.
In “Deux Amours” (1948, director Richard Pottier), Tino Rossi returned to a double role playing two dissimilar brothers, the good and the bad. Simone Valère, Sylvie, Delmont and a few others (including ourselves!) had the pleasure of hearing Heureux le cavalier (track 16) as well as La marchina, L’amour commande and Je vous salue Marie. Note that in 1948 Tino Rossi incarnated the composer Franz Schubert in the Marcel Pagnol opus “La Belle Meunière”, although none of his nine songs from the film appears in this selection. While the music was by Schubert, all of the lyrics were written by Pagnol.
“Marlène” (1949) was a return to popular cinema, and with Micheline Francey, again Lilia Vetti, Lily Fayol and Raymond Bussières in the cast, Tino gave his admirers O Mama (track 17), a song in the purest Corsican tradition despite being a Francis Lopez composition), Sérénade sur Paris, Mariana and the title song Marlène. These four songs, incidentally, were the first ones from Tino Rossi to appear on the red Pathé label which adorned his 78s; 18 other songs would also be mysteriously published by Pathé, and they are scattered throughout the 78rpm discography of Tino on Columbia (the records had green and brown labels).
After portraying Schubert, Tino became the famous Montmartre composer Paul Delmet in “Envoi de fleurs” (1949) by filmmaker Jean Stelli. Micheline Francey partnered him again in a cast including Jean Brochard and Arlette Merry. This highly romanticized biopic featured versions of eight immortal songs by Delmet, including La petite église (track 18), Quand les lilas refleuriront, Vous êtes si jolie, L’étoile d’amour, Fermons nos rideaux … all of them sung superbly by Tino in a voice that was by now closer to a baritone than the tenorino of his early days.
After “Au pays du soleil” (1951) filmed by Maurice de Canonge, based on a Vincent Scotto operetta made in 1931 with Alibert and Lisette Lanvin (none of whose songs appears here), in 1952 Tino starred in “Son dernier Noël”, a weepy melodrama despite a few songs like Petite étoile de Noël (track 19), M’aimerez-vous toujours and Line. A year later, Tino filmed another “soap”, but this time with a happy ending (“Tourments” by Jacques Daniel-Norman, the director of “Son dernier Noël”.) Blanchette Brunoy and Jacqueline Porel were Tino’s feminine partners, and he sang Soir espagnol (track 20), with music by Paul Misraki, Bella, bella Donna, Les fées vont revenir and La fête des fleurs with its baion rhythm.
Let’s not forget that Tino also made a guest-appearance in Pierre Montazel’s “Paris chante toujours” (1951) for one title, Sérénade sur Paris, and that he was a singing gondolier (sic) in Sacha Guitry’s “Si Versailles m’était conté” in 1953. The last entry in Tino Rossi’s filmography is a small role in Jean Canolle’s “Une drôle de bourrique” (aka “L’âne de Zigliara”) made in 1970, which brought the total to 30 films including no fewer than 20 as the star.

CD 3 – Women, and their names
As a crooner — the French phrase is chanteur de charme — Tino Rossi obviously spent much of his career, perhaps more than anyone else, performing songs devoted to love and women with fair names… The previous set released in 2003, which is still available, already paid homage to the former, and includes Le tango de Marilou 1933), Sérénade à Léna (1935), the unavoidable Marinella (1936) and Maria (1941), and even Pamelita (1947).
Chronologically, the first instance of this was the declaration of love made by Pietro, a young smuggler, to Reginella (track 1), over a jaunty Italian air composed by Eldo di Lazzaro. The same lively tempo accompanies Giovinella (track 2), by Henri Alibert and Géo Koger (with music by their friend Vincent Scotto), which Tino sang and recorded in December 1939.
Rosita (track 3) and Fiorella (track 4) are girls serenaded by Tino but they are not film heroines like Paquita (track 5), who was played by Lilia Vetti (the future Madame Tino Rossi) in the film “Le chant de l’exilé” (1942); Paquita foretold their long and beautiful love-story…
Angelina (track 6) is not one of the characters in the film “Le chanteur inconnu” (1946) where the name mysteriously appears; it’s an American composition and it’s hard to explain why this song can be heard in a film by André Cayatte. Angelina was also recorded in the same period by Jacques Hélian and his orchestra. Personally I much prefer the rumba by Charles Humel entitled Malika (track 7), and maybe even more the song Marlène (track 8); “Marlène” was the pet name given to Marie-Hélène, the character played by Micheline Francey in the film.
Mona Lisa (track 9) is one of the great songs from crooner Nat “King” Cole; adapted into French, this superb slow number was also recorded by André Claveau, Henri Decker and Raymond Girerd, while Blondine (track 10) and Les yeux d’Angeline (track 11) are songs we owe exclusively to Tino Rossi. On the other hand, there are countless versions, both sung and instrumental, of Charmaine (track 13); composed in 1926 by Lew Pollack, this slow waltz has been heard around the world. One can note that, beginning in January 1952, all Tino’s orchestral accompaniment was conducted by Pierre Spiers. An excellent conductor, pianist and harpist, Spiers died on July 29th 1980, and on his disappearance it was composer Paul Piot who took charge of the arrangements for Tino Rossi’s recordings; my good friend Claude Rogen accom-panied Tino at the piano for countless concerts right up until his Casino de Paris appearance in 1982.
Note also that in Linda (track 17), the orchestra is exceptionally conducted by Marianito Morès, who was known above all as the composer of such great tango classics as Uno (Sur le chemin de ta maison), Una lagrima tuya, En esta tarde gris and Gricel… all of them “standards” in the book of the greatest tango orchestras. Finally, it was with André Claveau and Dalida that Tino Rossi shared the success of Hélèna (track 20); the song has words by Roger Desbois and music by René Denoncin, and the best dance orchestras have also recorded the bolero.

Adapted by Martin Davies
from the French text of Dany Lallemand

© 2015 Frémeaux & Associés




CD1 - CRÉATIONS ET RARETÉS


1 - Après toi, je n’aurai plus d’amour    2’48
(Géo Koger - Vincent Scotto)
Orch.dir. Pierre Chagnon
78 t. Columbia DF 1631 (CL 4987)     10 juillet 1934
2 - Noël en mer    2’57
(Armand Foucher - H.Ackermans)
Orch.dir. Pierre Chagnon
78 t. Columbia DF 1645 (CL 5148)     12 décembre 1934
3 - Venise et Bretagne     3’18
(Etienne Bardou - Joseph-Ernest Dassier)
Orch.dir. Pierre Chagnon
78 t. Columbia DF 1645 (CL 5150)     12 décembre 1934
4 - Lentement dans la nuit    2’53
(Louis Sauvat, V.Vallier - A.Cuscina)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 1663 (CL 5181)     8 janvier 1935
5 - Le secret de tes caresses    3’10
(Henri Varna et Marc Cab - Sergio Ala)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 1955 (CL 5766)     3 juin 1936
6 - Bohémienne aux yeux noirs    3’10
(Charlys - Henry Himmel)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2080 (CL 5999)     15 décembre 1936
7 - Bel ami    3’15
(Louis Poterat - Théo Mackeben)
Orch.dir. Jacques Météhen
78 t. Columbia DF 2820 (CL 7445)     11 juin 1941
8 - Quand tu reverras ton village    3’17
(Charles Trenet)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia DF 2865 (CL 7542)     21 novembre 1941
9 - La chanson du joli vent    2’52
(Jacques Larue - Louiguy)
Orch.dir. Jacques Météhen
78 t. Columbia LF 179 (CL 7794)     16 juillet 1943
10 - Bonsoir à la France    2’58
(Jacques Larue - Louiguy)
Orch.dir. Jacques Météhen
78 t. Columbia LF 179 (CL 7795)     16 juillet 1943
11 - Loin dans l’ombre du passé    3’14
(Francis Blanche - Jérome Kern)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 195 (CL 8007)     10 mai 1945
12 - Poème (du film « Deux amours »)     3’04
(Jacques Larue - Zdenëk Fibich)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 260 (CL 8556)     25 mai 1948
13 - La lanterne de San Paoli    3’00
(Jacques Larue - Ralph Maria Siegel)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 260 (CL 8558)     25 mai 1948
14 - Oncle Bill    3’00
(Hubert Ithier - Joseph Kosma)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1043 (CL 9652)     21 janvier 1954
15 - Printemps de Corse    2’18
(Marc Fontenoy - José Cana)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1052 (CL 9767)     8 mai 1954
16 - Oh! Mon papa (de l’opérette « Feu d’artifice »)    2’55
(Jean Boyer - Paul Burkhard)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1057 (CL 9808)     14 juin 1954
17 - Méditerranée (de l’opérette « Méditerranée »)    3’05
(Raymond Vincy - Francis Lopez)
Orch.dir. Paul Bonneau
78 t. Columbia GF 1076 (CL 10.180)     6 juillet 1955
18 - Ajaccio (de l’opérette « Méditerranée »)    2’04
(Raymond Vincy - Francis Lopez)
Orch.dir. Paul Bonneau
78 t. Columbia GF 1077 (CL 10.182)     6 juillet 1955
19 - Mon âne (Chanson du pied léger)    2’33
(Colette - Michel Emer)
Orch.dir. Pierre Spiers
45 t. Columbia SCVF 1050     23 janvier 1957
20 - Roses blanches de Corfou     3’10
(Frank Gérald -Manos Hadjidakis)
Orch.dir. Pierre Spiers
45 t. EP Columbia ESVF 1057     9 mars 1962

CD 2 - CHANSONS DE FILMS


1 - Laissez-moi vous aimer     2’46
(du film « Marinella »)
(R.Pujol, E.Audiffred, G.Koger - V.Scotto)
Orch.dir. Louis Wyns
78 t. Columbia DF 1893 (CL 5625)     29 février 1936
2 - Loin des guitares     3’09
(du film « Au son des guitares »)     
(M.Duthyl, E.Audiffred, G.Koger - V.Scotto)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2002 (CL 5855)     19 septembre 1936
3 - Tant qu’il y aura des étoiles     3’11
(du film « Au son des guitares »)
(André Hornez et H.Vendresse - Vincent Scotto)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 1991 (CL 5857)     19 septembre 1936
4 - Rien qu’un chant d’amour     3’01
(du film « Naples au baiser de feu »)
(Géo Koger, E.Audiffred - Vincent Scotto)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2256 (CL 6408)     15 octobre 1937
5 - Paris, voici Paris     2’59
(du film « Lumières de Paris »)
(Louis Poterat - Jean Sautreuil)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2459 (CL 6784)     12 juillet 1938
6 - Un soir… une nuit (du film « Fièvres »)     3’15
(Jean Féline - Henri Bourtayre)
Orch.dir. Pierre Chagnon
78 t. Columbia DF 2845 (CL 7506)     11 octobre 1941
7 - Tu étais la plus belle     3’15
(du film « Le soleil a toujours raison »)
(Jacques Prévert - Jean Marion et Joseph Kosma)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia DF 2865 (CL 7543)     21 novembre 1941
8 - Le chant du gardian     3’22
(du film « Le soleil a toujours raison »)
(Jean Féline - Louis Gasté)
Orch.dir. Jacques Météhen
78 t. Columbia DF 2887 (CL 7607)     28 avril 1942
9 - Ce matin-même (du film « Le chant de l’exilé ») 2’54
(Edith Piaf - Jean Valz)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 172 (CL 7733)     24 mars 1943
10 - Quand on est marinier     2’31
(du film « Mon amour est près de toi »)
(Louis Poterat et Camillle François - Vincent Scotto)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 176 (CL 7804)     20 juillet 1943
11 - Complainte corse (du film « L’Ile d’amour »)     3’11
(C.Giovani et Roger Lucchesi - Roger Lucchesi)
Orch.dir. Jo Bouillon
78 t. Columbia LF 188 (CL 7883)     24 janvier 1944
12 - Chanson aux nuages     3’08
(du film « Sérénade aux nuages »)
(Francis Blanche - Francis Lopez)
Orch.dir. Marius Coste
78 t. Columbia LF 199 (CL 8063)     11 octobre 1945
13 - La belle, ouvrez-moi donc     2’50
(du film « Le gardian »)
chanté en duo avec Irène de Trébert
(Jacques Larue - Rolf Marbot)
Orch.dir. Marius Coste
78 t. Columbia LF 205 (CL 8138)     10 avril 1946
14 - A deux pas de mon cœur     2’36
(du film « Destins »)
(Jacques Larue - Francis Lopez)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 234 (CL 8251)     8 novembre 1946
15 - Tout le long des rues     2’57
(du film « Le chanteur inconnu »)
(Jacques Larue - Norbert Glanzberg)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 235 (CL 8255)     9 novembre 1946
16 - Heureux le cavalier     3’17
(du film « Deux amours »)
(Louis Poterat - Henri Bourtayre)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 256 (CL 8528)     20 février 1948
17 - O Mama (du film « Marlène »)     2’46
(Francis Lopez) Orch.dir. Albert Lasry
78 t. Pathé PD 98 (CPT 7134)     28 juillet 1949
18 - La petite église (du film « Envoi de fleurs »)     3’09
(Charles Fallot - Paul Delmet)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Pathé PD 110 (CPT 7385)     7 janvier 1950
19 - Petite étoile de Noël     3’03
(du film « Son dernier Noël »)
(J.Daniel Norman, G.Diamant - Raymond Legrand)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia GF 1035 (CL 9290)     24 octobre 1952
20 - Soir espagnol (du film « Tourments »)     2’51
(Paul Misraki) Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia BF 595 (CL 9592)     13 novembre 1953

CD 3 - LES PRÉNOMS FÉMININS

1 - Reginella     2’50
(Louis Poterat - Eldo di Lazzaro)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2675 (CL 7154)     30 novembre 1939
2 - Giovinella     3’08
(Géo Koger et Henri Alibert - Vincent Scotto)
Orch.dir. Marcel Cariven
78 t. Columbia DF 2689 (CL 7161)     8 décembre 1939
3 - Rosita     3’18
(Maurice Vandair - M.Carr)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia DF 2866 (CL 7545)     21 novembre 1941
4 - Fiorella     2’46
(Jacques Larue - Jean Lutèce)
Orch.dir. Jacques Météhen
78 t. Columbia DF 2913 (CL 7609)     28 avril 1942
5 - Paquita (du film « Le chant de l’exilé »)     2’34
(Maurice Vandair - Henry Bourtayre)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 171 (CL 7732)     24 mars 1943
6 - Angelina (du film « Le chanteur inconnu »)     3’03
(Jacques Larue - A.Roberts et D.Fisher)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 236 (CL 8254)     8 novembre 1946
7 - Malika     2’51
(Jacques Larue - Charles Humel)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Columbia LF 242 (CL 8309)     15 janvier 1947
8 - Marlène (du film « Marlène »)     3’05
(Francis Lopez) Orch.dir. Albert Lasry
78 t. Pathé PD 98 (CPT 7132)     28 juillet 1949
9 - Mona Lisa     2’46
(Louis Hennevé, Louis Palex -
Jay Livingston, Ray Evans)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Pathé PD 133 (CPT 7858)     6 novembre 1950
10 - Blondine     2’55
(Louis Poterat - Henry Bourtayre)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Pathé PD 133 (CPT 7859)     6 novembre 1950
11 - Les yeux d’Angeline     2’58
(Jacques Larue - Marc Lanjean)
Orch.dir. Raymond Legrand
78 t. Pathé PD 143 (CPT 8185)     27 avril 1951
12 - Carole     2’41
(Georges Bérard - Jacques Druon)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1031 (CL 9114)     29 janvier 1952
13 - Charmaine    3’08
(H.Lemarchand, F.Vimont - E.Rapée, L.Pollack)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1032 (CL 9116)     29 janvier 1952
14 - Ma Lorencia    2’54
(Marc Fontenoy - L.Domergue)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1042 (CL 9314)
    29 novembre 1952
15 - Rosa    3’17
(Pierre Havet - José Cana)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1042 (CL 9316)
    29 novembre 1952
16 - Madalena    2’59
(R.Rouzaud, M.François - A.Amorin, A.Macédo)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia BF 588 (CL 9522)     17 juillet 1953
17 - Linda    2’28
(Pierre Cour - Marianito Morès)
Orch.dir. Marianito Morès
78 t. Columbia GF 1050 (CL 9743)     9 avril 1954
18 - Florence    3’22
(Roger Lucchesi et Jean Lavande - R.Lucchesi)
Orch.dir. Pierre Spiers
78 t. Columbia GF 1053 (CL 9798)     28 mai 1954
19 - Le secret d’Isabelle    3’11
(Noël Roux - René Denoncin)
Orch.dir. Pierre Spiers
45 t. Columbia SCVF 1048     5 février 1957
20 - Hélèna    2’37
(Roger Desbois - René Denoncin)
Orch.dir. Pierre Spiers
45 t. EP Columbia ESVF 1027     10 avril 1958



« Sa voix de rêve a enchanté presque tous les cœurs du monde » déclarait Vincent Scotto à propos du roi des chanteurs de charme, Tino Rossi. Encensé par les plus grands, Charles Trenet, Sacha Guitry ou Salvador Dali, ce fils de tailleur corse tiendra le haut de l’affiche pendant plus de cinquante ans. Au sein du foisonnant répertoire du célèbre ténorino, composé de chants traditionnels corses, de mélodies classiques, voire de chants religieux, la sélection présentée ici par Dany Lallemand met en lumière l’œuvre sous un jour renouvelé.
Claude Colombini Frémeaux

“His dreamlike voice enchanted almost every heart in the world”, said Vincent Scotto. He was talking about the king of crooners, Tino Rossi, a “singer of charm” praised by the greatest, from Charles Trenet to Sacha Guitry and Salvador Dali. The son of a Corsican tailor, Tino Rossi would see his name at the top of the bill for more than fifty years, and this selection by Dany Lallemand features songs from the rich and varied repertoire of the famous tenorino, with traditional songs from Corsica, classical melodies and even some hymns. Every song here puts the singer in a new light.    Claude Colombini Frémeaux


CD1 - CRÉATIONS ET RARETÉS
 1. Après toi, je n’aurai plus d’amour    2’48
 2. Noël en mer    2’57
 3. Venise et Bretagne     3’18
 4. Lentement dans la nuit    2’53
 5. Le secret de tes caresses    3’10
 6. Bohémienne aux yeux noirs    3’10
 7. Bel ami    3’15
 8. Quand tu reverras ton village    3’17
 9. La chanson du joli vent    2’52
10. Bonsoir à la France    2’58
11. Loin dans l’ombre du passé    3’14
12. Poème (du film « Deux amours »)     3’04
13. La lanterne de San Paoli    3’00
14. Oncle Bill    3’00
15. Printemps de Corse    2’18
16. Oh! Mon papa (de l’opérette « Feu d’artifice »)    2’55
17. Méditerranée (de l’opérette « Méditerranée »)    3’05
18. Ajaccio (de l’opérette « Méditerranée »)    2’04
19. Mon âne (Chanson du pied léger)    2’33
20. Roses blanches de Corfou     3’10

CD 2 - CHANSONS DE FILMS
 1. Laissez-moi vous aimer     2’46
 2. Loin des guitares     3’09
 3. Tant qu’il y aura des étoiles     3’11
 4. Rien qu’un chant d’amour     3’01
 5. Paris, voici Paris     2’59
 6. Un soir… une nuit (du film « Fièvres »)     3’15
 7. Tu étais la plus belle     3’15
 8. Le chant du gardian     3’22
 9. Ce matin-même (du film « Le chant de l’exilé »)    2’54
10. Quand on est marinier     2’31
11. Complainte corse (du film « L’Île d’amour »)     3’11
12. Chanson aux nuages     3’08
13. La belle, ouvrez-moi donc     2’50
14. A deux pas de mon coeur     2’36
15. Tout le long des rues     2’57
16. Heureux le cavalier (du film « Deux amours »)     3’17
17. O Mama (du film « Marlène »)     2’46
18. La petite église (du film « Envoi de fleurs »)     3’09
19. Petite étoile de Noël     3’03
20. Soir espagnol (du film « Tourments »)     2’51

CD 3 - LES PRÉNOMS FÉMININS
 1. Reginella     2’50
 2. Giovinella     3’08
 3. Rosita     3’18
 4. Fiorella     2’46
 5. Paquita (du film « Le chant de l’exilé »)     2’34
 6. Angelina (du film « Le chanteur inconnu »)     3’03
 7. Malika     2’51
 8. Marlène (du film « Marlène »)     3’05
 9. Mona Lisa     2’46
10. Blondine     2’55
11. Les yeux d’Angeline     2’58
12. Carole     2’41
13. Charmaine    3’08
14. Ma Lorencia    2’54
15. Rosa    3’17
16. Madalena    2’59
17. Linda    2’28
18. Florence    3’22
19. Le secret d’Isabelle    3’11
20. Hélèna    2’37


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