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MARCEL AZZOLA



SES COMPOSITIONS
LES CLASSIQUES DU MUSETTE
LES GRANDES CHANSONS
VIRTUOSITÉ ET PAGES IMMORTELLES
LES STANDARDS INTERNATIONAUX

1951-1962






C’est avec beaucoup d’émotion, mais aussi une grande fierté, que j’ai réalisé ce coffret de soixante titres dont la seule prétention est de restituer le meilleur des premiers enregistrements de Marcel AZZOLA, ceux réalisés entre 1951 et 1962, c’est à dire onze ans seulement de sa prestigieuse carrière discographique. Je ne remercierai jamais assez Marcel Azzola pour l’entière confiance qu’il m’a témoignée dans le choix des œuvres ici réunies, sans doute en raison de notre longue et profonde amitié née de notre admiration commune pour les mêmes musiques et musiciens et ce depuis toujours. Musicien d’exception, par sa sensibilité et son intelligence artistique, sa technique instrumentale à toute épreuve et son éclectisme, Marcel Azzola figure dans mon « petit dictionnaire » des musiciens français, ceux que je qualifie de « génies de la musique » : les guitaristes Django Reinhardt et Henri Crolla, Stéphane Grappelli (violon), Maurice André (trompette), le flûtiste Roger Bourdin, le clarinettiste-saxophoniste-arrangeur Hubert Rostaing… et d’autres encore. Je n’ai pas eu la chance de côtoyer ces maîtres de leurs instruments, si ce n’est qu’occasionnellement ou de façon épistolaire ; en revanche et bien que n’ayant jamais appartenu à son orchestre, chacune de mes rencontres avec Marcel Azzola fut un instant de bonheur privilégié conforté par ses qualités humaines, sa gentillesse et sa modestie.
Parallèlement à son exceptionnelle carrière de soliste international, Marcel Azzola fut l’accompagnateur le plus sollicité par les grands de la chanson, ceux que je vénère : Yves Montand, Jacques Brel, Juliette Gréco, Mouloudji… Et c’est aussi parce que, comme moi, il déteste l’accordéon à vibration, celui qui depuis sa création a enlisé l’instrument dans la musique de foires et de kermesses, de bals à deux sous et de folklore décadent, que j’admire et respecte sans restriction Marcel Azzola qui, après les Viseur, Muréna, Bazin, Privat, Balta, a enfin redonné ses lettres de noblesse à l’accordéon. Ses amis Joss Baselli, André Astier, Joë Rossi, Gilbert Roussel ont eux aussi, efficacement œuvré dans cette tâche difficile. Puissent les notes biographiques qui suivent vous faire partager le plaisir que j’ai, depuis l’âge de mes douze ans, à l’écoute de chaque note distillée par le grand Marcel Azzola, le gentleman de l’accordéon.
Marcel AZZOLA est né le 10 juillet 1927 à Paris, dans le quartier de Ménilmontant, à l’Hôpital Tenon, rue de la Chine pour être précis, d’un père italien installé en France depuis 1922, maçon de profession et d’une mère parfaite maîtresse de maison d’une famille de quatre filles et du jeune Marcel. Sur les conseils de son père, mandoliniste amateur et comme ses deux sœurs aînées, Marcel débute très jeune l’étude du solfège et du violon, instrument qu’il va très vite abandonner. En effet, sur les conseils de Joseph Colombo (futur accordéoniste-compositeur de talent) mais encore maçon comme son père et aussi sur l’avis du père de Joë Rossi qui sera son confrère à l’Académie d’Accordéon de Paris, le jeune Marcel travaille très sérieusement l’accordéon. Ses premières leçons avec Paul Saive (il fut le professeur de Jo Privat et René Sudre) ne sont pas concluantes. Heureusement, il enchaîne les cours avec Attilio Bonhommi, un ami du grand Médard Ferrero. C’est avec succès que le jeune Marcel passe ses premiers concours d’accordéon, dont un à Suresnes devant un jury composé de Médard Ferrero, Louis Péguri, V. Marceau et Adolphe Deprince, les grands virtuoses de l’époque. Un peu plus tard, sous l’Occupation, il commence à se produire dans quelques petits bals clandestins pour payer ses cours avec Médard Ferrero et en particulier l’étude sérieuse du répertoire classique. Cette grande culture musicale, assez rare à l’époque pour un accordéoniste, lui ouvre les portes des petites et surtout des grandes brasseries parisiennes où il côtoie d’excellents musiciens classiques (violonistes, violoncellistes et pianistes) très souvent titulaires d’un prix de conservatoire. Grâce à sa grande technique instrumentale, Marcel Azzola peut alors aborder avec succès tous les styles de musique : les chansons populaires du moment, les tangos, les valses musette et de genre, mais aussi les grandes ouvertures: « Guillaume Tell », « Poète et paysan », « Cavalerie légère », « La dame blanche »… C’est à cette période aussi qu’il remplace au pied levé son ami René Sudre (disparu prématurément en 1969) au cabaret l’Empire proche de l’Etoile dans l’orchestre russe dirigé par Georges Streha. Il y restera trois ans, au milieu des violons et balalaïkas, avant d’aborder l’univers des dancings, notamment au « Fantasio » rue de Belleville, dans un répertoire tout différent. En un temps record, il doit parfaitement maîtriser le bandonéon, indispensable pour l’exécution des tangos. Avec ce nouvel instrument, un peu plus tard, on le retrouve lors des séances d’enregistrement des meilleurs orchestres français spécialistes du tango : Tani Scala, Ramon Mendizabal et José Lucchesi. Après la libération de Paris, virtuose accompli doublé d’un musicien sensible et d’une grande culture musicale, Marcel Azzola représente la France à Lausanne en 1947 pour la Coupe Mondiale de l’Accordéon où il arrive en finale. Trois mois plus tard, il remporte le Premier Prix au Concours International de Stradella en Italie. Ces brillants résultats ne vont pas laisser longtemps indifférents les directeurs artistiques de plusieurs marques de disques (à l’époque, ce sont encore des 78 tours); c’est ainsi qu’il signe simultanément en 1951 pour l’étiquette Riviera (réservée à la musique de danse dans le catalogue dirigé par Eddie Barclay) et « La Voix de son Maître » du groupe Pathé-Marconi. Ces premiers disques publiés sous son nom sont enregistrés en soliste avec une section rythmique dans le seul but de faire danser en reprenant les succès du moment et les grands classiques du musette. Auparavant, le 20 janvier 1949, Marcel Azzola a participé anonymement à l’enregistrement de la chanson « Mademoiselle de Paris » gravée par Renée Lebas pour les disques Pathé, l’orchestre d’accompagnement étant dirigé par Wal-Berg. A cette époque, nous sommes au début des années 50, les émissions radiophoniques consacrées à l’accordéon sont nombreuses et accueillent Gus Viseur, Tony Muréna, Charley Bazin, Jo Privat. Comme eux, Marcel Azzola refuse catégoriquement l’emploi du registre à vibration, vulgaire et criard, contrairement à Emile Prud’homme (chez Odéon) et ses aînés du catalogue Pathé-Marconi : Deprince, Vaissade, Alexander, Frédo Gardoni et même Yvette Horner, plus récemment signataire d’un contrat d’exclusivité sur ce label. Son premier 78 tours « La Voix de son Maître » apparaît sur le supplément de juin 1951 avec la célèbre spirale blanche sur l’étiquette grenat, référence d’un enregistrement spécialement réalisé pour la danse. Parallèlement à ce début de carrière discographique, Marcel Azzola la nouvelle révélation de l’accordéon, est sollicité pour enregistrer anonymement un nombre considérable de musiques les plus diverses: bandes sonores de films (on en compte plus de 150), accompagnements d’artistes de la chanson (Yvette Giraud, Gilbert Bécaud… plus tard: Barbara, Mouloudji, Juliette Gréco, Yves Montand, Tino Rossi, Jacques Brel…), soliste des grands orchestres à cordes (Franck Pourcel, Michel Legrand, Paul Mauriat, Caravelli, Pierre Porte…). Précisons aussi qu’à la fin de l’année 1956 et début 1957, Marcel Azzola a participé à la tournée d’Yves Montand en URSS, en remplacement de Freddy Balta, accordéoniste titulaire dans l’ensemble d’accompagnement dirigé par le pianiste Bob Castella où figurait aussi le guitariste Henri Crolla.
Malgré ce difficile et absorbant travail de musicien de studio, Marcel Azzola, à la tête d’un brillant orchestre de sept musiciens, va animer des centaines de bals de sociétés et galas à travers la France jusqu’en 1981. Il a aussi participé à trois Tours de France (je l’ai salué en 1959 à Dijon où j’effectuais mon service militaire), sans oublier les Six Jours au Vel’ d’Hiv bien avant sa démolition et sa présence en de nombreuses émissions télévisées. Pour ses galas dansants en province, toujours soucieux de présenter un spectacle d’une haute qualité musicale à l’image de ses enregistrements, Marcel Azzola va s’entourer d’excellents musiciens parmi lesquels on peut citer: Roger Simon au saxo-ténor, également clarinettiste et violoniste que remplacera Henri Poulet (saxo-ténor, flûte, violon), l’exceptionnel guitariste gaucher Didi Duprat auquel succèdera Guy Dany, à la contrebasse Pascal Groffe ou Jean-Pierre Coustillas, Jack Irsa puis Aldo Ferragutti à la batterie, sans oublier un animateur, élément indispensable pour l’ambiance de ces soirées populaires: Guy Tissier (chanteur jouant aussi du violon et de la clarinette), parfois Dany Maurice ou encore Marco Rizzi. En 1961, à la recherche d’une chanteuse au dancing « l’Ange Rouge », rue Fontaine (il deviendra le « Bus Palladium »), Marcel Azzola engage Lina Bossatti, de surcroît excellente pianiste et violoniste, et son mari Denis Tuveri (trompette, bandonéon, accordéon). Cette superbe formation ne serait-elle pas trop soignée musicalement pour satisfaire un vaste public, certes de danseurs, mais majoritairement intéressé par les gros succès populaires, les jeux dansants et les sempiternelles danses du balai ? En 1981, Marcel Azzola abandonne définitivement cette activité trop absorbante pour se consacrer aux enregistrements en studio et à l’accompagnement d’artistes de la chanson parmi les plus prestigieux, dont Yves Montand et Juliette Gréco, lors de tournées internationales.
En 1957, Marcel Azzola a signé avec les dis--ques Festival où, heureusement, d’autres accordéonistes assuraient le répertoire populaire et « la grosse cavalerie ». Jusqu’à cette date, à de rares exceptions dont Freddy Balta chez Decca, tous les accordéonistes modernes enregistraient avec une section rythmique et une clarinette assurant les solos et les doubles voix. En jouant la mélodie dans l’aigu de l’accordéon à l’unisson avec le saxo-ténor de Roger Simon dans le grave, est né le « son Marcel Azzola », superbe d’élégance, d’une rare musicalité et immédiatement reconnaissable entre tous.
Une petite parenthèse pour souligner la popularité de Marcel Azzola particulièrement renforcée consécutivement à l’enregistrement de « Vesoul » en septembre 1968, avec un orchestre dirigé par François Rauber, au cours duquel durant une intervention entièrement improvisée à l’accordéon (ce qui était rarement le cas), Jacques Brel enthousiasmé par le swing émanant d’une avalanche de notes, a lancé le fameux « Chauffe Marcel ! » devenu même légendaire, jusqu’à être retenu par Marcel Azzola lui-même pour le titre de son livre autobiographique paru en 2006, aux Editions de l’Archipel.
Je ne voudrais surtout pas passer sous silence la participation de Marcel Azzola à la création, dans les années 70, de l’Académie d’Accordéon de Paris avec ses amis, exceptionnels virtuoses eux aussi et professeurs de très haut niveau: André Astier, Joss Baselli et Joë Rossi, tous trois disparus aujourd’hui, et leur action auprès de l’U.N.A.F. (Union Nationale des Accordéonistes de France) pour l’enseignement de l’accordéon au Conservatoire National de Paris à partir de septembre 2002, donnant enfin ses lettres de noblesse à cet instrument trop longtemps décrié parce que souvent pratiqué par des gens sans culture musicale et sans scrupules.
Il est indispensable aussi d’évoquer tout d’abord le parcours de Marcel Azzola dans le répertoire classique. Rappelons qu’après Freddy Balta, il fut l’un des premiers à enregistrer chez Festival des ouvertures classiques transcrites par ses soins pour l’accordéon (Le Barbier de Séville, Guillaume Tell, Poète et paysan…) et la Toccata en ré mineur de J.S.Bach, la Danza de Rossini, l’Invitation à la valse de Weber… En 1983, Marcel Azzola et sa pianiste Lina Bossatti, qui elle aussi a renoncé aux galas dansants, créent un superbe duo accordéon-piano dont subsistent de brillants témoignages enregistrés sur CDs.
Quant au jazz, c’est tout d’abord en compagnie du guitariste autodidacte Marc Fosset et du remarquable contrebassiste Patrice Caratini que Marcel Azzola, nourri dans sa jeunesse par les improvisations de Gus Viseur et de Tony Muréna, a affirmé ses talents de jazzman. Ouvert à toutes les formes de musique, pourvu qu’elles soient bonnes, il s’est parfaitement intégré au duo que constituaient ces deux musiciens des plus inspirés et toujours partants pour une nouvelle aventure musicale. On ne compte plus les concerts donnés à travers la France et de par le monde par ce nouveau trio auquel est venu se joindre occasionnellement Stéphane Grappelli. Nombreuses aussi seront les occasions de jouer et d’enregistrer avec le violoniste Didier Lockwood, le vibraphoniste Dany Doriz, le guitariste Christian Escoudé et l’extraordinaire guitariste-harmoniciste belge Toots Thielemans, compositeur de l’internationale « Bluesette ».
Quelques mots encore. Marcel Azzola, l’instrumentiste hors pair dont je viens d’évoquer le parcours, est aussi un collectionneur d’accordéons avisé et passionné. Il en possède de très rares et très anciens, diatoniques et chromatiques, dont il connaît parfaitement l’origine, la date de fabrication, ainsi que les lieux et conditions dans lesquels ils furent joués. Une autre passion qui elle aussi comble de bonheur Marcel Azzola, le Grand Monsieur de l’Accordéon !


Le CD1 de ce coffret rassemble, d’une part sept compositions de Marcel Azzola, toutes en collaboration avec ses musiciens d’accompagnement et, d’autre part, treize classiques du musette et de la danse. « Rue de la Chine » (plage 1) se devait de débuter cette première sélection ; composée en 1951 et enregistrée une première fois la même année, cette mazurka à variations d’une grande difficulté reste la plus connue de toutes les œuvres de Marcel Azzola. Elle fut écrite en collaboration avec Didi Duprat, son ami et fidèle guitariste, en souvenir de cette rue de Ménilmontant où ils naquirent et vécurent ensemble une partie de leur enfance. Parmi ses autres compositions en collaboration avec Didi Duprat : « Passe-partout » (plage 4), autre pièce de virtuosité sur tempo de java-mazurka. Ces disques d’une haute tenue musicale furent réalisés en 1951 pour l’étiquette « La Voix de son Maître » sur laquelle Marcel Azzola a dû aussi enregistrer quelques succès du jour, mais heureusement grâce à Georges Lourier, son directeur artistique, ces petits chefs-d’œuvre ont pu être immortalisés dès cette époque. C’est un peu plus tard, chez Festival, que furent gravés « Délicatesse » (plage 10) en 1957 et, en 1960, la superbe « Valse blues » (plage 17) en collaboration avec son contrebassiste Pascal Groffe, ainsi que « Pich’nette » (plage 18). Pour les deux valses jazz « Règlement de compte » (plage 8) et « Le départ du Zorro » (plage 9), deux compositions du guitariste Pierre « Baro » Ferret (souvent accompagnateur de Django Reinhardt et de Gus Viseur), l’excellent vibraphoniste de jazz Géo Daly est venu se joindre à la section rythmique habituelle alors composée de Didi Duprat (guitare), Pascal Groffe (contrebasse) et Jack Irsa (batterie). Les qualificatifs me manquent pour sublimer la souplesse et l’intensité du swing engendrées par les cinq compères, du « jamais entendu » auparavant dans le monde de l’accordéon ! A réécouter en boucle, ainsi que les quatre valses de Gus Viseur : « Swing valse » (plage 12), « Soir de dispute » (plage 13), »Flambée montalbanaise » (plage 14) et « Jeannette » (plage 15) reprises avec toute la maestria de Marcel Azzola et ici la complicité de Joss Baselli au vibraphone, d’autre part brillant accordéoniste, gendre de Gus Viseur et trop tôt disparu en 1982 à l’âge de 56 ans. C’est avec deux classiques du paso-doble « Campañera » (plage 19) et « Ay ! Mi sombrero » (plage 20) que s’achève le CD1. Deux raretés retrouvées dans les archives personnelles de Marcel Azzola, avec la surprenante participation chantée de Lina Bossatti, aussi brillante chanteuse que pianiste, organiste et violoniste. Merci Marcel pour ce magnifique cadeau et mille fois bravo chère Lina.
Le CD2 est entièrement composé des plus grandes chansons des années 50, françaises pour la plupart d’entre elles, reprises à l’accordéon par Marcel Azzola et son ensemble. Le meilleur de la chanson française est ici présent avec quelques grandes créations d’Yves Montand : « Mon manège à moi » (plage 1) fox moderato de 1958, musique de Norbert Glanzberg sur des paroles de Jean Constantin, enregistré aussi par Édith Piaf, Marcel Amont et beaucoup d’autres en versions chantées et orchestrales. En 1957, Marcel Azzola enregistre chez Festival « Moisson » (plage 11) une valse de Louis Ferrari et « La Marie Vison » (plage 11), deux autres créations d’Yves Montand en 1956. Soutenu par une section rythmique aussi efficace dans le tempo que précise dans les nuances et la sobriété, Marcel Azzola avec la présence de Roger Simon au saxo-ténor a trouvé un son vraiment très personnel que l’élégance de son phrasé vient parachever. Précédemment, ont été gravés chez « La Voix de son Maître » : « Et bailler et dormir » (plage 2) un immense succès d’Eddie Constantine, musique de son pianiste Jeff Davis, « En Avril à Paris » (plage 3) valse lente de Charles Trenet, également au répertoire de Jacqueline François, « Alors raconte » (plage 4) de Gilbert Bécaud sur des paroles de Jean Broussolle, l’un des Compagnons de la Chanson qui enregistrèrent aussi la chanson. Charles Aznavour est présent avec les boléros « Vivre avec toi » (plage 5) et « Ay, mourir pour toi » (plage 7) ainsi que la valse « Sa jeunesse entre ses mains » (plage 6). Moins connu du grand public, le slow « Casino blues » (plage 9) fut enregistré par la chanteuse Frédérica, quant à « La rue s’allume » (plage 10) cette valse reste l’une des inoubliables créations de Michèle Arnaud. N’oublions pas les deux petits bijoux signés Guy Béart : « L’eau vive » (plage 14) et le slow « Qu’on est bien » (plage 15) parfaitement adaptés pour la danse. Deux belles reprises aussi : le slow « Deux enfants au soleil » (plage 19) de Jean Ferrat, qu’Isabelle Aubret a conduit au succès dès 1962 et « Le jazz et la java » (plage 20) de Claude Nougaro débordant de swing et d’improvisations.
Chacun saura apprécier la richesse des harmonies et le raffinement des mélodies de « Tout ce que veux Lola » (plage 12), du boléro « Les cloches de Lisbonne » (plage 16) que se partagèrent Maria Candido, Gloria Lasso et Tino Rossi et de « Amour de Saint-Tropez » (plage 18) de Gérard Calvi. De la musique de danse rigoureusement sélectionnée dans le choix des thèmes et interprétée avec toute la distinction, l’élégance et l’intelligence musicale du Grand Marcel Azzola.
Ce sont trois enregistrements inédits et rarissimes de la collection personnelle de Marcel Azzola qui débutent le troisième CD de ce coffret. Tout d’abord, l’impressionnante version à deux accordéons de l’une de ses plus célèbres compositions « Feux de joie » (plage 1) avec la complicité de son ami de toujours le virtuose Joë Rossi (1922-1994) dont nous parlions plus haut à propos de la création de l’Académie d’Accordéon de Paris. A l’instar de Django Reinhardt, Joë Rossi bien qu’amputé d’un doigt de la main droite, était
parvenu à recouvrer la virtuosité des plus grands. Un premier enre-gistrement de « Feux de joie » avait été réalisé en 1957 chez Fes-tival par Marcel Azzola seul, déjà réédité précédemment par mes soins. Autre pépite,
la version inédite de « Paganini-mazurka » (plage 2) de Médard Ferrero, tou-jours en duo avec Joë Rossi avec la même perfection dans la virtuosité et la parfaite synchronisation du phrasé et des nuances. « España » (plage 3) célèbre valse d’Emmanuel Chabrier, inédite jusqu’à ce jour dans cette version, est moins époustouflante à l’écoute. De la première période de la discographie de Marcel Azzola, celle réalisée chez Pathé-
Marconi, j’ai retenu « Danse mexicaine du feu » (plage 4), une pièce de concert jouée à quatre accordéons (Marcel Azzola, André Astier et les Frères Domergue). Rappelons qu’André Astier (1923-1994) fut lui aussi un grand ami de Marcel Azzola, l’un des fondateurs de l’Académie d’Accordéon de Paris, brillant virtuose et compositeur d’œuvres remarquables toujours jouées pour l’enseignement de haut niveau de l’accordéon. Quant aux Frères Domergue (André et Louis) « Les Jumeaux de l’Accordéon », hélas peu connus du grand public, signalons qu’ils débutèrent enfants dans le Baby-Jazz Masspacher dans les années 30 et qu’ils présentèrent plus tard avec succès un numéro musical et attractif (en raison de leur ressemblance) à travers la France et l’Europe. Malheu-reusement, leur discographie est des plus restreintes. On retrouve Marcel Azzola seul et plus talentueux que jamais dans neuf enregistrements de pièces classiques qu’il a transcrites pour l’accordéon. Souli-gnons qu’à l’exception de Médard Ferrero, puis de Freddy Balta quelques années auparavant pour les disques Selmer, Marcel Azzola fut le premier à aborder sérieusement ce difficile répertoire de pages immortelles. C’est ainsi que, très respectueusement, il revisite Rossini avec « Guillaume Tell » (plage 5), « La Danza » (plage 7) et « Le barbier de Séville » (plage 8), Mozart avec la « Marche turque » (plage 10), Weber avec « Invitation à la valse » (plage 11) et Manuel de Falla avec la « Danse rituelle du feu » (plage 13). Un clin d’œil à Suppé avec l’ouverture « Poète et paysan » (plage 6) et encore et toujours de la virtuosité avec les incontournables « Czardas » de Monti (plage 9) et « Le vol du bourdon » (plage 12) de Rimsky-Korsakov. En revanche, « Mélodie en fa » (plage 14) d’Anton Rubinstein, à ne pas confondre avec Arthur du même patronyme, et « Rêve d’amour » de Liszt (plage 15), ces deux faces furent gravées pour l’étiquette Riviera en 1951, dans le seul but de faire danser sur un rythme de tango sobrement interprété et sans la moindre prétention « classique ».
Et c’est avec cinq standards internationaux que s’achève cette troisième et dernière sélection. Tout d’abord « Lover » (plage 16) valse jazzy de Richard Rodgers, un enregistrement inédit que Marcel Azzola a bien voulu me confier, dans lequel Henri Poulet est au saxo-ténor. Dans « Petite fleur » (plage 17) l’increvable slow de Sidney Bechet, Marcel Azzola et le clarinettiste de jazz Maurice Meunier se partagent les solos. Pour « Tea for two » (plage 18) le thème le plus connu de l’opérette de Vincent Youmans « No, No, Nanette » (1926), Marcel Azzola a fait appel à Didi Duprat (guitare), Géo Daly (vibraphone) et Raymond Guiot (flûte), tous brillants solistes de jazz. Enfin, et toujours pour faire danser, deux standards latinos : « Andalucia » (plage 19) boléro d’Ernesto Lecuona intitulé « Jardins d’Andalousie » dans sa version chantée (Maria Candido, Luis Mariano…) et la samba « Brazil » (plage 20) avec une brillante improvisation à l’accordéon et toujours l’efficace complicité de Roger Simon au saxo-ténor.
Et pour reprendre le cri du cœur de Jacques Brel lors de l’enregistrement de « Vesoul » : « Chauf-fe Marcel ! », et chauffe encore longtemps pour le plus grand bonheur de tous tes admirateurs auxquels j’appartiens depuis… 1951 (date de sortie de tes premiers disques).
Dany LALLEMAND
© 2018 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS
Conception : Dany Lallemand
Disques originaux (78, 45 et 33 tours) : Collection Dany Lallemand
Photos : Collections Marcel Azzola et Dany Lallemand
Remerciements à Gilbert Quéro


MARCEL AZZOLA
1951-1962


It was with much emotion, and also great pride, that I produced this set of sixty titles whose sole claim is to restore the best of Marcel Azzola’s early recordings (1951 to 1962), which is to say only eleven years in a prestigious discography. I can never thank Marcel enough for his trust in permitting me to choose the works collected here, no doubt due to a long and deep friendship born of our longstanding admiration for the same music and musicians. As an exceptional musician himself —in his sensibility and artistic intelligence, an instrumental technique resistant to all challenges, and also through his eclecticism— Marcel Azzola has his place in my “little dictionary” of French musicians, those whom I call “musical geniuses”: the guitarists Django Reinhardt and Henri Crolla, Stéphane Grappelli (violin), Maurice André (trumpet), flautist Roger Bourdin, the clarinettist-saxophonist and arranger Hubert Rostaing… and others. I haven’t been lucky enough to be in the company of those masters of their instruments, except on occasion or by correspondence; on the other hand, even though I was never a member of any of his ensembles, each of my encounters with Marcel Azzola has been a privileged and happy moment comforted by his human qualities, his kindness and his modesty.
In parallel with his exceptional international career as a soloist, Azzola has been one of the accompanists most sought-after by the great names in song, the ones I revere: Yves Montand, Jacques Brel, Juliette Gréco, Mouloudji… And it is also because, like myself, Marcel detested musette accordion —which, ever since its creation, has caused the instrument to become mired in fairs and two-bit gatherings where decadent folk music is played— that I respect and admire Azzola unreservedly. After players as great as Viseur, Muréna, Bazin, Privat or Balta, Marcel Azzola finally returned to the accordion its letters patent of nobility. His friends Joss Baselli, André Astier, Joë Rossi and Gilbert Roussel have also done much efficient work in this difficult domain. May the biographical notes that follow enable you to share the pleasure that I have experienced, since the age of twelve, at hearing each note distilled by the great Marcel Azzola, the gentleman of the accordion.

He was born on July 12, 1927 in Paris, in the Ménilmontant quarter (at Tenon Hospital on the rue de Chine to be precise). His father was an Italian mason who settled in France in 1922, and his mother was the perfect housewife in a home counting four girls and the young Marcel. His father was an amateur mandolin player, like his two elder daughters, and Marcel, taking his father’s advice at an early age, began to learn music theory and violin, although he quickly abandoned that instrument. The reason was that, influenced by Joseph Colombo (a future accordionist and composer of talent, but at the time a mason, like Azzola senior), and the father of Joë Rossi, who would become a colleague at the Accordion Academy in Paris, the young Marcel took up his new instrument very seriously. His first lessons with Paul Saive (the teacher of Jo Privat and René Sudre) were not conclusive. Fortunately, Marcel went on to study with Attilio Bonhommi, a friend of the great Médard Ferrero, and made a success of his first accordion competitions, among them one in Suresnes in front of a jury composed of Ferrero, Louis Péguri, V. Marceau and Adolphe Deprince, all great virtuosos of the period. A little later, during the Occupation, he began performing in clandestine little dancehalls, to pay for lessons with Médard Ferrero and especially his serious study of the classical repertory. This great musical culture, rather rare for an accordionist in that period, opened doors for him, not only in little bars but also the great Parisian brasseries where he met some excellent classical musicians (playing violin, cello and piano) who were very often prize-winners from the conservatoire. Thanks to his great instrumental technique, Marcel could successfully tackle all styles of music: popular songs of the day, tangos, musette and other waltzes, but also some of the great overtures like “Guillaume Tell”, “Poet and Peasant”, “Cavalerie légère”, “La dame blanche”…
It was also during this period that he stood in at a moment’s notice to replace his friend René Sudre (who died prematurely in 1969) at the Empire nightclub near the Arc de Triomphe, where he played in the Russian orchestra led by Georges Streha. He would remain there for three years, in the midst of the violins and balalaikas, before trying his hand in the world of dancehalls, notably at the Fantasio on the rue de Belleville, in a totally different register: in record time he was to master the bandoneon to perfection, because the instrument was essential in playing the tango. Shortly afterwards he was to be found with this new instrument at recording sessions featuring the best French tango orchestras, those of Tani Scala, Ramon Mendizabal and José Lucchesi. After the Liberation of Paris, and simultaneously as an accomplished virtuoso who was also a sensitive musician of great musical culture, in 1947 Marcel Azzola represented France in Lausanne at the Accordion World Cup, where he reached the finals. Three months later he carried off First Prize at the International Competition in Stradella, Italy. Those brilliant results would not leave the record-company A&R directors of several labels indifferent for long (at the time they were still producing 78rpm records), and in 1951 he signed simultaneously with Riviera (the label reserved for dance music in the catalogue owned by Eddie Barclay) and “La Voix de son Maître”, part of the Pathé-Marconi group. Those first records published under his own name were discs he made as a soloist accompanied by a rhythm section, and whose only aim was to make music for dancers, taking up the hits of the moment and great musette classics. Before that, on January 20, 1949, Marcel took part anonymously in the recording of “Mademoiselle de Paris, the song cut by Renée Lebas for Pathé Records, with an accompanying orchestra led by Wal-Berg.
During this era —the early Fifties— there were numerous radio programmes devoted to the accordion, and they gave a warm reception to Gus Viseur, Tony Muréna, Charley Bazin and Jo Privat. Like the latter, Azzola categorically refused to play musette repertoire, considered vulgar and noisy, unlike Emile Prud’homme (at Odéon) and his elders in the Pathé-Marconi catalogue: Deprince, Vaissade, Alexander, Frédo Gardoni, and even Yvette Horner, who had more recently signed a contract to play exclusively for Pathé. Her first 78rpm record for “La Voix de son Maître” appeared in the June 1951 supplement with the famous white spiral on the dark red label that denoted a recording made especially for dancers.
In parallel with the beginnings of his career on records, Marcel Azzola, the accordion’s new revelation, was solicited to (anonymously) make a considerable number of records in a wide variety of music: film soundtracks (more than 150 of them); songs by stars of French “Chanson” like Yvette Giraud, Gilbert Bécaud… and later Barbara, Mouloudji, Juliette Gréco, Yves Montand, Tino Rossi, Jacques Brel…); and also as a soloist with large string orchestras (led by Franck Pourcel, Michel Legrand, Paul Mauriat, Caravelli and Pierre Porte, etc.) It should also be made clear that at the end of 1956 and early in 1957, Marcel Azzola went on tour in the USSR with Yves Montand as a replacement for Freddy Balta, the regular accordionist in the accompanying ensemble led by pianist Bob Castella, a group that also included the guitarist Henri Crolla.
Despite his difficult and absorbing work as a studio musician, Marcel Azzola led a brilliant seven-piece ensemble that would play in hundreds of dances and gala shows throughout France up until 1981. He also took part in three “Tours de France” cycle races (I paid my respects to him in 1959 in Dijon, where I was stationed during my military service), not forgetting the Six Days races at the Vel’ d’Hiv’ well before it was demolished, or his numerous appearances on television. For his dance appearances in the provinces, always careful to present a high-quality music show that reflected his recordings, Azzola surrounded himself with excellent musicians, among them Roger Simon on tenor saxophone (also clarinet and violin) and his replacement Henri Poulet (tenor sax, flute, violin); the exceptional left-handed guitarist Didi Duprat, who was succeeded by Guy Dany; bassist Pascal Groffe or Jean-Pierre Coustillas; and drummers Jack Irsa and later Aldo Ferragutti, not forgetting an emcee (the indispensable element to maintain the ambiance in such popular soirées): there was Guy Tissier (a singer who also played violin and clarinet), sometimes Dany Maurice, or again Marco Rizzi. In 1961, when looking for a female singer for the dancehall “L’Ange Rouge” on rue Fontaine (it later became the “Bus Palladium”), Marcel Azzola hired Lina Bossatti, who was also an excellent pianist and violinist, and her husband Denis Tuveri (who played trumpet, bandoneon and accordion). Was this superb formation too groomed to musically satisfy a vast audience, albeit a dance public, interested mainly in big popular hits, dance-games and those eternal “excuse me” dances? In 1981, Marcel Azzola definitively abandoned this activity he considered too time-consuming, in order to concentrate on studio recordings and to accompany some of the most prestigious singers on their international tours, among them Yves Montand and Juliette Gréco.
In 1957, Marcel Azzola signed with Festival Records where, fortunately, other accordionists took care of the popular repertoire and “the heavy stuff”. Up until then, with only rare exceptions (among them Freddy Balta at Decca), all the modern accordionists were recording with a rhythm section, and using a clarinet to play solos and accompany a voice. It was by playing the melody in the accordion’s upper register in unison with tenor saxophonist Roger Simon (in the lower register) that the “Marcel Azzola sound” was born, superbly elegant, of rare musicality, and recognized at once by all.
In passing, Marcel Azzola’s popularity should be emphasized. It was particularly strong after the recording of “Vesoul” in September 1968, made with an orchestra conducted by François Rauber, in the course of which, during Marcel’s entirely improvised contribution on the accordion —improvisations were rare— the singer Jacques Brel, thrilled by the swing that emanated from an avalanche of notes, cried out the famous, “Chauffe, Marcel!”, a phrase that even became a legend, with Marcel himself using it for the title of his autobiography (2006, published by Editions de l’Archipel.)
Above all, I would not wish to remain silent about the participation of Marcel Azzola in the “Académie d’Accordéon de Paris”, founded with his friends —all exceptional virtuosos and teachers of the highest quality— namely André Astier, Joss Baselli and Joë Rossi, all three of whom are now deceased, and their action with the U.N.A.F. (“National Union of Accordionists of France”) for the teaching of the accordion at the Conservatoire National de Paris, beginning in September 2002, which finally gave recognition to this instrument too long decried for having been played often by people with no musical culture or scruples.
It is also vital to evoke above all Marcel Azzola’s career in the classical repertory. We should remember that after Freddy Balta, he was one of the first to record (for Festival) classical overtures that he transcribed himself for the accordion (The Barber of Seville, William Tell, Poet and Peasant…) and also the Toccata in D minor (J.S. Bach), the Danza of Rossini, or again Weber’s “Invitation à la valse”… In 1983, Marcel Azzola and his pianist Lina Bossatti (she also abandoned dance galas) formed a superb accordion-piano duo recording brilliant performances on CD.
As for jazz, it was first of all in the company of self-taught guitarist Marc Fosset and the remar-kable bassist Patrice Cara-tini that Marcel Azzola (raised since adolescence on the impro-visations of Gus Viseur and Tony Muréna), established his talent as a jazzman. Open to all forms of music (provided they were good), he perfectly integrated the duo formed by Fosset and Caratini, two of the most inspired musicians, ever ready for new adventures in music… The new trio gave countless concerts at home and abroad, and was occasionally joined by Stéphane Grappelli. There were also numerous occasions for him to play and record with violinist Didier Lockwood, vibraphonist Dany Doriz, guitarist Christian Escoudé, not to mention the extraordinary Belgian guitarist and harmonica player Toots Thielemans, the composer of the international “Bluesette”.
A few more words. Marcel Azzola, a peerless instrumentalist whose career I have already mentioned, is also an expert and enthusiastic collector of accordions. Among his instruments are some very rare and extremely old models, both diatonic and chromatic, whose origin and date of manufacture are all known to him in addition to the places and conditions in which they were played. Another passion that this great Monsieur of the Accordion finds enormously gratifying!

CD1 in this set gathers seven compositions by Marcel Azzola, all in collaboration with his accompanying musicians, and twelve musette and dance classics. Only “Rue de la Chine” (track 1) could begin this first selection; composed in 1951 and recorded for the first time that same year, this extremely difficult mazurka with variations remains the best-known piece by Marcel Azzola. It was composed in collaboration with Didi Duprat, his friend and loyal guitarist, in memory of the street in Ménilmontant where they were born and where they spent most of their childhood. Among his other compositions with Didi Duprat: “Passe-partout” (track 4), another virtuoso piece at a java-mazurka tempo. These records of high musical quality were produced in 1951 for the label “La Voix de son Maître”, for which Marcel Azzola was also to record a few hits of the day, but fortunately, thanks to Georges Lourier his artistic director, these little masterpieces were already made immortal at this time. It was a little later, for Festival, that “Délicatesse” (track 10) was recorded in 1957 and, in 1960, the superb “Valse blues” (track 17) in collaboration with his bassist Pascal Groffe, as was “Pich’nette” (track 18).
For the two jazz waltzes “Règlement de compte” (track 8) and “Le départ du Zorro” (track 9), two compositions by the guitarist Pierre “Baro” Ferret (who often accompanied Django Reinhardt and Gus Viseur), the excellent jazz vibraphonist Géo Daly joined the usual rhythm section, then made up of Didi Duprat (guitar), Pascal Groffe (bass) and Jack Irsa (drums). Words fail me to do justice to the flexible, intense swing generated by this quintet, previously “unheard of” in the world of the accordion! You can listen to this on repeat, like the four waltzes of Gus Viseur: “Swing valse” (track 12), “Soir de dispute” (track 13), “Flambée montalbanaise” (track 14) and “Jeannette” (track 15), played with Marcel’s full mastery and, here, the complicity of Joss Baselli on vibraphone (incidentally a brilliant accordionist, and Gus Viseur’s son-in-law; he died prematurely in 1982, aged 56.) This first CD closes with two paso doble classics, “Campañera” (track 19) and “Ay! Mi sombrero” (track 20). The two are rarities and come from Marcel’s personal archive; you can hear the surprising voice of Lina Bossetti, a singer as brilliant as she was a talented pianist, organist and violinist. Thank you, Marcel, for this wonderful present, and a thousand times “Bravo”, dear Lina.

CD2 is entirely made up of the greatest songs of the Fifties, most of them French, in the hands of Marcel Azzola and his group. The best of French Chanson is present here, with a few of Montand’s great creations: “Mon manège à moi” (track 1) is a moderato fox-trot dating from 1958 (music by Norbert Glanzberg, lyrics by Jean Constantin) which was also recorded by Édith Piaf, Marcel Amont and many others in versions both vocal and orchestral. In 1957, Azzola recorded (for Festival) the titles “Moisson” (track 11), a Louis Ferrari waltz, and “La Marie Vison” (track 11), both of which are Montand creations from 1956. Backed by a rhythm section as efficient in tempo as it is precise in nuance and sobriety, Marcel, in the presence of Roger Simon on tenor saxophone, shows he has found a very personal sound that his elegant phrasing makes complete.
Previously recorded for “La Voix de son Maître” are “Et bailler et dormir” (track 2), an immense Eddie Constantine hit with music by his pianist Jeff Davis; “En Avril à Paris” (track 3), a slow waltz from Charles Trenet that was also in the repertoire of Jacqueline François; and also “Alors raconte” (track 4) by Gilbert Bécaud with lyrics by Jean Broussolle, a member of the Compagnons de la Chanson group (who also recorded the song.) Charles Aznavour is present with the boleros “Vivre avec toi” (track 5) and “Ay, mourir pour toi” (track 7), together with the waltz “Sa jeunesse entre ses mains” (track 6). Less known to the general public is the slow-tempo “Casino blues” (track 9) recorded by the singer Frédérica, while “La rue s’allume” (track 10) is a waltz that remains one of Michèle Arnaud’s unforgettable creations. Let’s not forget the two little gems written by Guy Béart, “L’eau vive” (track 14) and the slow-tempo “Qu’on est bien” (track 15), both perfectly suited to dancers. Two handsome reprises are also present: the slow tempo “Deux enfants au soleil” (track 19) by Jean Ferrat, which Isabelle Aubret made into a hit as early as 1962, and “Le jazz et la java” (track 20), by Claude Nougaro, which overflows with swing and improvisation.
Everyone will appreciate the rich harmonies and refined melodies of “Tout ce que veux Lola” (track 12), the bolero “Les cloches de Lisbonne” (track 16) shared by Maria Candido, Gloria Lasso and Tino Rossi, and “Amour de Saint-Tropez” (track 18) by Gérard Calvi. These dance pieces result from a rigorous selection in the choice of themes, and they are performed with all the distinction, elegance and musical intelligence of the great Marcel Azzola.
Three previously unreleased pieces —they are extremely rare— from Marcel Azzola’s personal collection were chosen to begin CD3 of this set. First of all there is the impressive two-accordion version of one of his most famous compositions, “Feux de joie” (track 1), played with the complicity of his long-time friend, the virtuoso Joë Rossi (1922-1994) mentioned above in relation to the foundation of the Paris Accordion Academy. Like Django Reinhardt, Joë Rossi recovered all the virtuosity of the greatest players after a finger of his right hand had been amputated. A first recording of “Feux de joie” had been made by Azzola (solo) in 1957 for Festival, and I have already reissued this once. Another nugget is the previously-unreleased version of “Paganini-mazurka” (track 2) by Médard Ferrero, again in duo with Joë Rossi, and again with the same perfection in his virtuosity, and perfect synchronisation of the phrasing and nuances. “España” (track 3), Emmanuel Chabrier’s famous waltz, was never released before in this version (listening to it takes less of one’s breath away). From Marcel’s early discography (with Pathé-Marconi) I have chosen “Danse mexicaine du feu” (track 4); this “Mexican fire dance” is a concert piece here played on four accordions (Marcel Azzola, André Astier and the two Domergue brothers). Let’s not forget that André Astier (1923-1994) was also one of Marcel’s great friends and one of the Accordion Academy’s founders; he was a brilliant virtuoso and composed a number of remarkable pieces that are still taught today for high-level accordion students. As for the Domergue brothers (André and Louis), these “Accordion Twins” were alas not well known to the general public. We should mention that they began as children in the Baby-Jazz Masspacher group of the Thirties and later appeared in an attractive music act (due to their resemblance) across France and in Europe. Unfortunately their discography is extremely limited. We rediscover Marcel Azzola solo —and more talented than ever— in nine recordings of classical pieces for which he wrote the accordion transcriptions. With the exception of Médard Ferrero, and Freddy Balta a few years earlier (for Selmer Records), Marcel Azzola was the first player to undertake a serious approach to this difficult repertoire of timeless pieces. This explains how, very respectfully, he revisits Rossini’s “Guillaume Tell” (track 5), “La Danza” (track 7) and “The Barber of Seville” (track 8), Mozart and his “Marche turque” (track 10), Weber with “Invitation à la valse” (track 11), and Manuel de Falla’s “Danse rituelle du feu” (track 13). There is a veiled reference to Suppé with the “Poet and Peasant” overture (track 6), and even more virtuosity with the unavoidable “Czardas” by Monti (track 9) and “Le vol du bourdon” (track 12) from Rimsky-Korsakov. On the other hand, “Mélodie en fa” (track 14) by Anton Rubinstein (not to be confused with his homonym Arthur), and Liszt’s “Rêve d’amour” (track 15), are two sides recorded for Riviera in 1951 with the sole aim of bringing people to their feet to dance the tango (a rhythm soberly performed and without the slightest “classical” pretensions.)

The selection comes to an end with five international standards: first of all “Lover” (track 16), a jazzy Richard Rodgers waltz and a previously unreleased recording that Marcel Azzola kindly made available to me. On this one, Henri Poulet plays tenor saxophone. In “Petite fleur” (track 17), Sidney Bechet’s evergreen slow-tempo tune, Marcel Azzola and jazz clarinettist Maurice Meunier share the solos. For “Tea for two” (track 18), the most well known theme from the Vincent Youmans operetta “No, No, Nanette” (1926), Marcel Azzola called on Didi Duprat (guitar), Géo Daly (vibraphone) and Raymond Guiot (flute), all of them brilliant jazz soloists. Finally, and again for dancers, we have two Latin standards, “Andalucia” (track 19), the Ernesto Lecuona bolero entitled “Jardins d’Andalousie” in the version sung by Maria Candido, Luis Mariano et al., and the samba “Brazil” (track 20) with a brilliant improvisation on accordion and again the efficient contribution of Roger Simon on tenor saxophone.
And, to take up the heartfelt cry of Jacques Brel in the session that gave us “Vesoul”: “Chauffe Marcel!” and “chauffe encore” for a long time to come, to continue to delight all your admirers (whom I joined back in 1951, the date your first records were released.)

Adapted by Martin Davies
from the French text
of
Dany LALLEMAND
© 2018 Frémeaux & Associés




Concept: Dany Lallemand
Original records (78, 45 and 33 rpm): Collection Dany Lallemand
Photos: Collections of Marcel Azzola and Dany Lallemand
Thanks to Gilbert Quéro


DISCOGRAPHIE - CD 1
Marcel AZZOLA et son ensemble
Ses compositions et classiques du musette


1 -    Rue de la Chine (Mazurka à variations)    2’40
    (Marcel Azzola, Didi Duprat)
    78 t. La Voix de son Maître K 9113 -
    Octobre 1951

2 -    Valse hindoue (Valse)    2’20
    (Joseph Colombo, Georges Ghestem)
    78 t. Riviera 1316 - 1951

3 -    Escadrille (Valse)    2’45
    (Jo Privat)
    78 t. La Voix de son Maître K 9112 - Octobre 1951

4 -    Passe-partout (Java-mazurka)    2’58
    (Marcel Azzola, Didi Duprat)
    78 t. La Voix de son Maître K 9116 - Novembre 1951

5 -    Mazurka des champions (Mazurka)    2’02
    (Louis Péguri, Marcel Azzola)
    78 t. La Voix de son Maître K 9225 -
    Juillet 1954

6 -    La fête des as (Valse)    2’09
    (Louis Péguri, Marcel Azzola)
    (45 t. EP Trianon 4345 - 1957

7 -    Idylle japonaise (Valse)    2’44
    (Louis Péguri, Raymond Legrand)
    78 t. La Voix de son Maître K 9103 - 1951

8 -    Règlement de compte (Valse jazz)    3’04
    (Pierre Ferret, Jo Privat)
    78 t. La Voix de son Maître K 9223 -
    Juillet 1954

9 -    Le départ du Zorro (Valse jazz)    2’38
    (Pierre Ferret)
    78 t. La Voix de son Maître K 9223 -
    Juillet 1954

10 -    Délicatesse (Valse)    2’14
    (Marcel Azzola, Rud Wharton)
    45 t. EP Festival FY 2022 - 1957

11 -    Reproche (Valse)    2’36
    (Michel Péguri)
    45 t. EP Festival FY 2232 - 1961

12 -    Swing valse (Valse)    2’13
    (Pierre Ferret, Gus Viseur)
    45 t. EP Festival FY 2103 - 1959

13 -    Soir de dispute (Valse)    2’48
    (Gus Viseur, Jacques Marino)
    45 t. EP Festival FY 2103 - 1959

14 -    Flambée montalbanaise (Valse)    2’41
    (Gus Viseur)
    45 t. EP Festival FY 2103 - 1959

15 -    Jeannette (Valse)    2’44
    (Gus Viseur, Louis Ferrari)
    45 t. EP Festival FY 2103 - 1959

16 -    Douce réflexion (Valse)    2’19
    (Didi Duprat)
    33 t. (30) Festival FLD 221 - 1960

17 -    Valse blues    2’11
    (Marcel Azzola, Pascal Groffe)
    33 t. (30) Festival FLD 221 - 1960
18 -    Pich’nette (Valse)    2’11
    (Marcel Azzola, Pascal Groffe)
    inédit - Collection Marcel Azzola

19 -    Campañera (Paso-doble)    2’54
    (Monreal)
    chant: Lina BOSSATI
    inédit - Collection Marcel Azzola

20 -    Ay! Mi sombrero (Paso-doble)    3’19
    (Monreal)
    chant: Lina BOSSATI
    inédit - Collection Marcel Azzola


DISCOGRAPHIE - CD 2

Marcel AZZOLA joue les Grandes Chansons

1 -    Mon manège à moi (Fox)    2’22
    (Norbert Glanzberg)    
    45 t. EP Festival FY 2090 - 1958

2 -    Et bailler et dormir (Slow-fox)    3’14
    (Jeff Davis)
    78 t. La Voix de son Maître K 9167 - 1954

3 -    En avril à Paris (Valse)    3’01
    (Charles Trenet)
    78 t. La Voix de son Maître K 9219 - 1952

4 -    Alors, raconte (Fox)    2’47
    (Gilbert Bécaud)
    45 t. La Voix de son Maître EMF 77 - 1957

5 -    Vivre avec toi (Boléro)    2’52
    (Charles Aznavour)
    45 t. La Voix de son Maître EMF 77 - 1957

6 -    Sa jeunesse (Valse)    2’34
    (Charles Aznavour)
    45 t. EP Festival FY 2048 - 1957

7 -    Ay, mourir pour toi (Boléro)    2’51
    (Charles Aznavour)
    45 t. EP Festival FY 2048 - 1957

8 -    Moisson (La terre est base) (Valse)    2’44
    (Louis Ferrari)
    33 t. (25) Festival FLD 107 - 1957

9 -    Casino blues (Slow)    2’42
    (René Denoncin)
    33 t. (25) Festival FLD 107 - 1957

10 -    La rue s’allume (Valse)    2’37
    (Louis Ducreux, André Popp)
    33 t. (25) Festival FLD 107 - 1957

11 -    La Marie-Vison (Fox)    2’45
    (Marc Heyral)
    33 t. (25) Festival FLD 107 - 1957

12 -    Tout ce que veut Lola (Boléro)    2’50
    (Richard Adler, Jerry Ross)
    45 t. EP Festival FY 2065 - 1958

13 -    Prends mon cœur (Slow-fox)    2’43
    (Bill Trader)
     45 t. EP Festival FY 2170 - 1959

14 -    L’eau vive (Valse)    3’01
    (Guy Béart)
    45 t. EP Festival FY 2090 - 1958

15 -    Qu’on est bien (Slow-fox)    2’35
    (Guy Béart)
    33 t. (30) Festival FLD 161 - 1958

16 -    Les cloches de Lisbonne (Boléro)    2’43
    (Frederico Valerio)
    45 t. EP Festival FY 2170 - 1959

17 -    Oh! Quelle nuit (Fox)    2’35
    (Don Gibson)
    33 t. (30) Festival FLD 221 - 1959

18 -    Amour de Saint-Tropez (Boléro)    2’49
    (Gérard Calvi)
    33 t. (30) Festival FLD 221 - 1959

19 -    Deux enfants au soleil (Slow)    2’24
    (Jean Ferrat)
    33 t. (30) Festival FLD 300 - 1962

20 -    Le jazz et la java (Java)     1’58
    (Claude Nougaro, Jacques Datin)
     33 t. (30) Festival FLD 300 – 1962


DISCOGRAPHIE - CD 3

Marcel AZZOLA
Virtuosité et pages immortelles


1 -    Feux de joie    3’05
    (Marcel Azzola)
    avec Joë ROSSI (Accordéon)
    inédit - Collection Marcel Azzola

2 -    Paganini-mazurka    2’29
    (Médard Ferrero)
    avec Joë ROSSI (Accordéon)
    inédit - Collection Marcel Azzola

3 -    España (Valse)    2’46
    (Emmanuel Chabrier)
    inédit - Collection Marcel Azzola

4 -    Danse mexicaine du feu    3’05
    Pièce de concert à 4 accordéons
    (Albert Marland)
    Marcel AZZOLA, André ASTIER
    et les FRÈRES DOMERGUE
    78 t. La Voix de son Maître K 9147 -
    Mars 1953

5 - Guillaume Tell (Ouverture)    3’03
    (Gioacchino Rossini, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2275 - 1962
6 -    Poète et paysan (Ouverture)    8‘39
    (Frantz Von Suppé, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2275 - 1962

7 -    La Danza    3’04
    (Gioacchino Rossini, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2275 - 1962

8 -    Le barbier de Séville (Ouverture)    7’14
    (Gioacchino Rossini, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2310 - 1962

9 -    Czardas    4’10
    (Vittorio Monti)
    45 t. EP Festival FY 2310 - 1962

10 -    Marche turque     3’12
    (Mozart, arrangement Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2310 - 1962

11 -    Invitation à la valse    7’39
    (Carl Maria Von Weber, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2350 - 1962

12 -    Le vol du bourdon    1’18
    (Nicolaï Rimsky-Korsakov, arrangement
    Marcel Azzola)
    45 t. EP Festival FY 2350 - 1962

13 -    Danse rituelle du feu     3’42
    (Manuel de Falla)
    45 t. EP Festival FY 2350 - 1962

14 -    Mélodie en Fa (Tango)    2’51
    (Anton Rubinstein)
    78 t. Riviera 1386 - 1951


15 -    Rêve d’amour (Tango)    2’32
    (Frantz Liszt)
    78 t. Riviera 1386 - 1951

Standards internationaux

16 -    Lover (Valse jazz)    2’45
    (Richard Rodgers)
    inédit - Collection Marcel Azzola

17 -    Petite fleur (Slow)    3’05
    (Sidney Bechet)
    45 t. EP Festival FY 2145 - 1959

18 -    Tea for two (Fox)    3’18
    (Vincent Youmans)
    78 t. La Voix de son Maître K 9129 - Avril 1952
19 -    Andalucia (Boléro)    2’35
    (Ernesto Lecuona)
    33 t. Festival FLD 183 - 1957

20 -    Brazil (Samba)    3’35
    (Ary Barroso)
    33 t. Festival FLD 124 - 1957



À l’égal d’un Gus Viseur, d’un Tony Muréna ou d’un Jo Privat, Marcel Azzola est l’un des maîtres incontestés du piano à bretelles, dont la prodigieuse carrière internationale de soliste et d’accompagnateur (Yves Montand, Jacques Brel, Juliette Gréco…) est désormais gravée dans notre mémoire collective. Dany Lallemand, nous présente en soixante titres accompagnés d’un précieux livret, les premières compositions du « gentleman de l’accordéon » ainsi que des standards enregistrés entre 1951 et 1962. Des morceaux de bravoure dont la virtuosité et la sensibilité nous ravissent !
Claude Colombini Frémeaux


The equal of the likes of Gus Viseur, Tony Muréna or Jo Privat, Marcel Azzola counts as one of the undisputed masters of the “squeeze box.” His prodigious international career — either as a soloist or accompanying such stars as Yves Montand, Jacques Brel or Juliette Gréco — has earned him a place in our hearts and memories. Here Dany Lallemand brings together sixty titles (with a detailed accompanying booklet) from the first compositions by this gentleman of the accordion, together with standards recorded between 1951 and 1962. All these are bravura pieces filled with a virtuosity and sensitivity that are a delight to hear.

CD 1 : Marcel AZZOLA et son ensemble
Ses compositions et classiques
du musette

 1. Rue de la Chine (Mazurka à variations)    2’40
 2. Valse hindoue (Valse)    2’20
 3. Escadrille (Valse)    2’45
 4. Passe-partout (Java-mazurka)    2’58
 5. Mazurka des champions (Mazurka)    2’02
 6. La fête des as (Valse)    2’09
 7. Idylle japonaise (Valse)    2’44
 8. Règlement de compte (Valse jazz)    3’04
 9. Le départ du Zorro (Valse jazz)    2’38
10. Délicatesse (Valse)    2’14
11. Reproche (Valse)    2’36
12. Swing valse (Valse)    2’13
13. Soir de dispute (Valse)    2’48
14. Flambée montalbanaise (Valse)    2’41
15. Jeannette (Valse)    2’44
16. Douce réflexion (Valse)    2’19
17. Valse blues    2’11
18. Pich’nette (Valse)    2’11
19. Campañera (Paso-doble)    2’54
Chant : Lina BOSSATI inédit - Collection Marcel Azzola
20. Ay! Mi sombrero (Paso-doble)    3’19
Chant : Lina BOSSATI inédit - Collection Marcel Azzola

CD 2 : Marcel AZZOLA
joue les Grandes Chansons

 1. Mon manège à moi (Fox)    2’22
 2. Et bailler et dormir (Slow-fox)    3’14
 3. En avril à Paris (Valse)    3’01
 4. Alors, raconte (Fox)    2’47
 5. Vivre avec toi (Boléro)    2’52
 6. Sa jeunesse (Valse)    2’34
 7. Ay, mourir pour toi (Boléro)    2’51
 8. Moisson (La terre est base) (Valse)    2’44
 9. Casino blues (Slow)    2’42
10. La rue s’allume (Valse)    2’37
11. La Marie-Vison (Fox)    2’45
12. Tout ce que veut Lola (Boléro)    2’50
13. Prends mon cœur (Slow-fox)    2’43
14. L’eau vive (Valse)    3’01
15. Qu’on est bien (Slow-fox)    2’35
16. Les cloches de Lisbonne (Boléro)    2’43
17. Oh! Quelle nuit (Fox)    2’35
18. Amour de Saint-Tropez (Boléro)    2’49
19. Deux enfants au soleil (Slow)    2’24
20. Le jazz et la java (Java)     1’58

CD 3 : Marcel AZZOLA
Virtuosité et pages immortelles

 1. Feux de joie    3’05
 2. Paganini-mazurka    2’29
inédit - Collection Marcel Azzola
 3. España (Valse)    2’46
(Emmanuel Chabrier) inédit. Collection Marcel Azzola
 4. Danse mexicaine du feu    3’05
Marcel Azzola, André Astier et les Frères Domergue
 5. Guillaume Tell (Ouverture)    3’03
 6. Poète et paysan (Ouverture)    8‘39
 7. La Danza    3’04
 8. Le barbier de Séville (Ouverture)    7’14
 9. Czardas    4’10
10. Marche turque     3’12
11. Invitation à la valse    7’39
12. Le vol du bourdon    1’18
13. Danse rituelle du feu     3’42
14. Mélodie en Fa (Tango)    2’51
15. Rêve d’amour (Tango)    2’32

Standards internationaux

16. Lover (Valse jazz)    2’45
inédit. Collection Marcel Azzola
17. Petite fleur (Slow)    3’05
18. Tea for two (Fox)    3’18
19. Andalucia (Boléro)    2’35
20. Brazil (Samba)    3’35


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