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THE INDISPENSABLE

JOAN
BAEZ

1959-1962










Baby I’m Gonna
Leave You
What Have They Done
To The Rain
Donna Donna
Wildwood Flower
Black Is The Color
What You Gonna Call
Your Pretty Little Baby
Little Moses
House Of The Rising Sun
Plaisir D’Amour
Sail Away Ladies






The Indispensable Joan Baez

1959-1962
Par Bruno Blum


Joan Baez a été l’interprète de musique folk américaine la plus accomplie des années 1960. Elle a largement contribué à faire apprécier ce style en remettant au goût du jour des chansons anciennes grâce à ses interprétations de qualité, qui ont connu une grande popularité à partir de 1960. Influencée par The Carter Family, Woody Guthrie, Odetta, Harry Belafonte, le Kingston Trio et Pete Seeger, elle a dès son adolescence créé un style très dépouillé. Sa précision et sa rigueur, son authenticité, la justesse de son chant, son impeccable vibrato et son feu intérieur lui ont permis des interprétations difficiles à surpasser, souvent définitives, de compositions populaires mûries par les années. La chanteuse devint vite l’incarnation de l’esprit folk : minimaliste, non-conformiste, altruiste et engagé. Joan Baez fut appréciée et admirée par une génération entière, annonçant le mouvement hippie dont elle serait l’une des principales fondatrices et inspiratrices. Remarquable guitariste au style finger picking difficile (écouter Lowlands), douée d’une voix soprano unique, d’une grande féminité, au son clair immédiatement reconnaissable, et pionnière de la libération des femmes, elle vécut une vie de bohême en phase avec les rêves de liberté et d’amour libre des beatniks marginaux issus de la Beat Generation1. Joan Baez est depuis un symbole d’intégrité, d’authenticité, de culture, d’intelligence, de dignité, de douceur et de finesse dans la musique populaire anglophone, qu’elle a profondément influencée (Baby I’m Gonna Leave You inspira par exemple la célèbre version de Led Zeppelin et House of the Rising Sun celles des Animals, Johnny Hallyday, etc.). Avec ses interprétations aussi intenses qu’intimistes, cette femme désintéressée, avocate de la non-violence et du désarmement, inspirée par Gandhi et son ami Martin Luther King, compte parmi les artistes les plus originaux et les plus sensibles de son temps. Ses quatre premiers albums réunis ici correspondent à ses premiers triomphes. Elle serait bientôt concurrencée par son maître et ami Bob Dylan, qu’elle contribua à faire connaître. Ensemble ils formèrent peut-être le plus beau et plus légendaire couple des extraordinaires années soixante, des années de libération qui commençaient à partir en roue libre dans leur sillage.


CANTIQUES ET QUAKERS

Cadette de trois sœurs, Joan Chandos Baez est née le 9 janvier 1941 à Staten Island près de New York. Originaire de Puebla au Mexique, son père Albert Baez était étudiant en mathématiques. La famille est partie vivre près de San Francisco, où le brillant matheux a obtenu sa maîtrise à l’université de Stanford.
Leur mère Joan Bridge (née à Édimbourg en Écosse) s’occupait de la maisonnée et du potager; sa fille enregistrera nombre de chansons écossaises anciennes incluses ici. Joan Bridge avait perdu sa mère à l’âge de deux ans et grandit déstabilisée par ce décès. Son père, le grand-père de Joan Baez, était un intellectuel, un pasteur de l’église anglicane épiscopale. Il s’était remarié avec deux femmes dominatrices qui avaient maltraité ses enfants. Ainsi la tante de Joan Baez est devenue mélancolique tandis que la mère de la future chanteuse a erré de parents adoptifs en maisons d’accueil, abandonnant son ambition d’actrice, partant à la dérive avant son mariage avec Albert et souffrant d’un sentiment insécurité. Ce drame transparait dans Silkie (sirène mâle en gaëlique), où une femme se lamente de ne pas connaître le père de son fils, qui lui apparaît alors sous les traits d’un silkie.

Le grand-père paternel de Joan Baez était lui aussi un religieux, un catholique converti devenu pasteur méthodiste. Albert Baez a prêché dans le temple de son père à Brooklyn et ses trois filles, dont la petite Joan Baez, ont grandi dans un milieu chrétien puritain où la religion et les cantiques tenaient une grande place. Une des premières chansons enregistrées par Joan à l’âge de dix-huit ans, What You Gonna Call Your Pretty Little Baby, évoque ainsi la Sainte Vierge et la naissance de Jésus. D’autres chansons religieuses sont incluses ici, parmi lesquelles So Soon in the Morning, Don’t Weep After Me, The Cherry Tree Carol (traditionnellement chantée à noël) ; Little Moses conte le mythe de Moïse sauvé des eaux par la fille du pharaon, un récit mis en forme par Alvin Carter (The Carter Family), qui nota, adapta et transmit ainsi nombre de chansons anciennes (comme Gospel Ship et d’autres incluses ici) en Virginie du Sud, contribuant aux bases de la musique country.

Albert a finalement décidé de se consacrer aux maths, abandonnant son projet de devenir pasteur comme son père. Joan et sa sœur aînée Pauline prenaient des leçons de piano classique. Très turbulente, la chanteuse en herbe aimait porter une salopette. Elle chantait des chansons religieuses au temple presbytérien, ainsi qu’avec ses cousins à la maison. En famille on écoutait des disques de Brahms et de Beethoven, dont la petite Joan apprit seule l’opus 42 de la sonate en sol. Albert Baez a financé ses études de doctorat en enseignant et en acquérant une maison d’hôtes où vivaient aussi la tante de Joan, les cousins et une ribambelle de locataires de passage. Son diplôme obtenu, les Baez ont déménagé près de Buffalo dans l’état de New York, où Albert est devenu chercheur en physique à l’université de Cornell. La mère de Joan a alors décidé de rejoindre les Quakers, une aile intellectuelle, parfois mystique du protestantisme où la pratique de longues méditations silencieuses en groupe ennuyaient la petite Joan, qui les a quittés le jour de ses dix-huit ans (à la quarantaine, Joan Baez rejoindrait à nouveau les Quakers de son plein gré). Après la guerre, Albert Baez refusa soudain un poste important de directeur de recherches dans l’armée et devint un pacifiste, un professeur de physique enseignant, soucieux d’éthique, une qualité qu’il s’efforça de transmettre à son entourage. Les Baez fréquentaient aussi les Quakers afin de soulager les cas de conscience d’Albert, qui avait perdu d’importants revenus en refusant de participer à l’industrie de la bombe atomique.


BAGDAD BLUES

La famille déménagea à nouveau en Californie, où Joan suivit sa dernière année d’école primaire avant de déménager une fois de plus, cette fois à Bagdad, la capitale de l’Irak, un pays sous-développé où son père enseignait à l’université. Les horreurs de la misère, de l’arriération, de la cruauté envers les animaux, la proximité avec des enfants mendiants estropiés furent un traumatisme pour Joan, qui se passionna désormais pour la justice sociale. Gravement malade à Bagdad (hépatite A), elle a passé des mois en clinique, échappant ainsi au couvent catholique où ses sœurs subirent des brimades. Elle apprit un peu d’Arabe et l’année suivante, retour à Redlands en Californie. Déracinée, Joan Baez détesta le collège où les pachucos2 parlaient beaucoup espagnol et la rejetaient. Elle était également exclue par les non-Mexicains blancs qui la prenaient pour une Mexicaine en raison de son nom et de sa peau basanée. Issues des débats en famille et de l’influence des Quakers, ses positions pacifistes la faisaient passer pour une communiste, la pire des insultes en pleine période maccarthyste, au cœur de la guerre de Corée. Elle adorait son père, un homme brillant et drôle, qui aimait la musique. Très maigre, l’adolescente se sentait isolée et trouva refuge dans la chorale de l’école, où elle brilla. Voulant maîtriser le vibrato, elle travailla dur sa voix et apprit à jouer de l’ukulele avec un collègue de son père, le prof de physique Paul Kirkland. À quatorze ans son premier répertoire comprenait des standards de country de Hank Williams (« Your Cheatin’ Heart ») et Jimmie Rodgers (« You’re in the Jailhouse Now »), mais elle appréciait particulièrement le rhythm and blues et entonnait « Never Let Me Go » et « Pledging my Love » (Johnny Ace), « Earth Angel » (The Penguins), « Annie Had a Baby », « Work With Me Annie » et « Annie’s Aunt Fanny » (Hank Ballard) en s’accompagnant. Autodidacte, Joan relevait les accords et les paroles à la radio, qu’elle écoutait avec sa grande copine Bunny Cabral, une Mexicaine intégrée qui refusait de parler espagnol. Joan Baez était surtout réputée pour ses dessins et prenait des cours par correspondance.

Un jour de 1955 elle emporta son ukelele au collège de Redlands et, pendant la pause déjeûner, attendit qu’on lui demande de chanter. Sa version du « Suddenly There’s a Valley » de Gogi Grant a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements et elle enchaîna les succès du moment : « Earth Angel », « Pledging my Love » et le « Honey Love » des Drifters. Jusque-là considérée comme une gamine maladroite, Joan Baez devint brusquement très populaire au collège et revint le lendemain, reprenant des chansons d’Elvis Presley, Della Reese, Eartha Kitt et Johnny Ace. Joan aimait l’attention qu’on lui portait mais n’a pas gagné le concours de talents du collège. Mauvaise danseuse, elle devint une vedette pour les adolescents du coin et a commencé à écrire des chansons qu’elle ne dévoilait qu’à ses proches. Elle écrit dans son journal « J’ai besoin de gloire pour vivre ». Toutefois l’adolescente restait toujours disponible pour chacun.


NON-VIOLENCE

Joan a aussi écrit qu’elle prenait toujours la défense des Afro-américains. Très bronzée en été, elle passait parfois pour une femme noire et a entendu des remarques racistes. Elle formula aussi ses doutes quant à la véracité du contenu de la Bible, notamment sur la création du monde. Après une nouvelle année à Redlands près de San Francisco, Joan Baez entra en première à l’école de Palo Alto près de Stanford, et se rapprocha de l’organisation d’action sociale des Quakers. Elle y brilla en tant qu’oratrice à l’âge de seize ans. Elle sympathisa avec le pasteur baptiste Martin Luther King, conférencier lors d’un séminaire des Quakers. Inspiré par Gandhi, King était un partisan de la non-violence et de la désobéissance civile comme vecteur de progrès. Il était déjà la principale figure du mouvement des Droits Civiques en plein essor, qui exigeait le droit de vote et des droits égaux comme l’accès à l’éducation pour tous les Afro-américains.

Très impressionnée par cet homme capable de formuler ce qu’elle ressentait, Joan était autant préoccupée par sa poitrine plate que par la couleur de sa peau. C’est avec les Quakers qu’elle rencontra aussi Ira Sandperl, un libraire juif admirateur de Gandhi qui deviendrait son ami, mentor, guide spirituel et politique3. Au collège Joan refusa de se lever pour un exercice de sécurité simulant une attaque atomique, expliquant que les missiles étaient trop rapides pour qu’on ait le temps de rentrer chez soi. Cette position lui valut la couverture du journal local et les encouragements de ses parents. Elle apprit d’autres titres de rhythm and blues dont « Young Blood » (The Coasters, 1957) et « Over the Mountain » (1957), une chanson de Johnnie & Joe dédiée à ceux qui ne trouvaient pas d’amis, une métaphore d’espoir pour un monde meilleur.


ROCK & FOLK
En 1958 Joan a acquis une Gibson folk d’occasion avec ses économies. Elle chantait de plus en plus et fut sollicitée à dix-sept ans pour un premier concert hors de la ville. L’adolescente se passionnait pour les chansons traditionnelles et le style « folklorique » de la Carter Family. Elle découvrit la chanteuse folk Odetta, une chanteuse d’opéra devenue femme de ménage en raison de sa couleur (elle reprend ici sa version de la chanson de marins Lowlands, où une femme se lamente que son fiancé est mort noyé). Odetta, qui marqua aussi fortement Janis Joplin, est ensuite devenue « La Reine de la musique folk américaine », comme l’appelait Martin Luther King et « La Voix du mouvement des droits civiques » pour la presse. Harry Belafonte, un new-yorkais d’origine jamaïcaine couvert de succès, avait pris Odetta sous son aile, comme il le ferait bientôt avec la chanteuse de folk Sud-Africaine Miriam Makeba à partir de 19594. Ces artistes noirs portaient le courant de résistance à la domination blanche, auquel s’identifiait Joan. Elle apprit un succès de Belafonte en 1956, « Scarlett Ribbons », une vieille chanson racontant une prière d’enfant exaucée. Joan découvrit aussi Pete Seeger, un grand nom du folk américain. Ce style intéressait un public nostalgique des chansons d’avant-guerre et une jeunesse en quête de liberté, de justice, de sens, de profondeur, de culture.
Pete Seeger et ses Weavers interprétaient des compositions d’artistes du passé, noirs comme blancs. Comme Makeba, Odetta et Belafonte, Seeger était aussi un militant de gauche. Il appelait à la justice dans la tradition de protest singers blancs dont Woody Guthrie reste le plus célèbre représentant (elle chante ici son Pretty Boy Floyd) et du « hard time blues5 ». Joan reprit la chanson antimilitariste « I Ain’t Gonna Study War No More » de Leadbelly (basée sur le negro spiritual « Down the Riverside ») déjà gravée par Seeger. Sur son premier album figurera aussi Donna Donna, une chanson yiddish (adaptée en anglais) décrivant le calvaire d’un petit veau emmené à l’abattoir. Elle chantait pour sa famille, ses amis en privé et participa à des concours « pour filles » malgré de sérieux problèmes de trac. Sa sœur Mimi a appris la guitare. Joan essayait de séduire les garçons en les regardant dans les yeux pendant les concerts, et avait des flirts avec différents jeunes hommes. En pleine crise d’adolescence, amoureuse de plusieurs garçons à la fois sans pouvoir les amener dans sa chambre, sa santé mentale faiblissait. Sensible, travailleuse, passionnée, elle rêvait d’un homme marginal et sensible aux arts comme elle.
Après le triomphe d’Elvis Presley en 1956 et la vague de rock ‘n’ roll qui submergea la jeunesse du pays dans son
sillage6, l’automne 1957 fut l’objet d’une campagne de presse faisant connaître la Beat Generation, un courant littéraire anti‑conformiste, inspiré par le jazz, où la vie de bohême des « beatniks » devint subitement à la mode7. En plus du jazz moderne et du rock, de la popularité nouvelle des musiques cubaines8 et caribéennes9, le nouveau courant « folk », ouvert aux musiques du monde, particulièrement apprécié par les classes moyennes progressistes et cultivées, contribuait à structurer le nouveau virage vers une plus grande liberté après la chute du sénateur réactionnaire Joseph McCarthy en 1957. Après une décennie conservatrice, le président Eisenhower ferait bientôt place à John F. Kennedy, élu le 20 janvier 1961 à l’âge record de 42 ans.


COFFEEHOUSE FOLK MUSIC

Après sa dernière année de collège, la famille de Joan déménagea de l’autre côté du pays, à Belmont près de Boston où son père fut engagé par le prestigieux M. I. T.10 et son laboratoire de recherche en physique de haut niveau. Le folk était populaire dans les métropoles de la côte est. Avec ses universités de renom, Boston était la ville étudiante progressiste par excellence. Toutes les écoles ont refusé Joan, qui fut acceptée en dernier recours et sans conviction à l’école d’art dramatique de l’université de Boston. Elle y fréquenta deux amies non-conformistes, Debbie et Margie, avec qui elle passa beaucoup de temps dans un coffeehouse sans alcool où les plus brillants étudiants (dont ceux de l’université voisine de Harvard) venaient parler sciences humaines, jouer aux échecs et écouter des artistes folk dans le quartier étudiant de Harvard Square à Cambridge, au nord de Boston. Joan rencontra le bluesman blanc Eric Von Schmidt ; Margie fit découvrir à Joan le répertoire de chansons traditionnelles de Leadbelly. Debbie lui enseigna All my Trials, une chanson traditionnelle basée sur une berceuse des Bahamas, un cantique où la mère mourante dit à ses enfants que tous ses problèmes seraient bientôt enfin terminés, une fois « le Jourdain traversé » (la mort arrivée). Cette chanson allait devenir un hymne du mouvement folk, enregistré par nombre d’artistes. Le Kingston Trio, dont les « Tom Dooley » (1958) et « Scotch and Soda » étaient le pendant folk commercial du moment, comptait parmi les groupes préférés de Joan.

Silver Dagger, une ballade folk où une mère renvoie un prétendant de sa fille afin de lui éviter un chagrin d’amour, était d’actualité pour l’adolescente. Le corps et le cœur en feu, Joan se passionnait pour des vieilles chansons dramatiques comme Geordie, la supplique d’une femme qui veut que le roi épargne le père de ses enfants, condamné à mort. Elle chantait aussi « Come All Ye Fair and Tender Maidens », un avertissement aux jeunes sirènes au cœur trop tendre comme le sien. Joan reprendrait aussi bientôt John Riley, une vieille chanson anglaise et un classique d’Odetta, contant l’histoire d’une Pénélope qui attendit son amour parti en mer pendant sept ans ; Quand celui-ci revint, il éprouva la fidélité de sa femme en se faisant passer pour un autre, et constatant qu’il n’avait pas été trahi, dit finalement son nom : John Riley. Sur le même thème, The House Carpenter relate l’histoire d’un marin qui revient après des années et trouve sa femme avec un autre mari et un bébé. Il la persuade de le suivre à bord de sa flotte et l’emmène en enfer. El Preso Numero Nueve chante l’histoire de l’auteur d’un crime passionnel (sa femme le trompait) hurlant qu’il ne regrettait rien devant le peloton d’exécution. Railroad Boy raconte l’histoire d’une jeune femme qui se suicide par chagrin d’amour (Joan le chanterait plus tard en duo avec Bob Dylan). Lady Mary est une chanson où l’amour faiblit pas jusque dans l’au-delà. Once I Knew a Pretty Girl évoque une jolie fille qui refuse un homme puis change d’avis. Puis c’est l’homme qui, à son tour, la rejette.

Son style folk, son filet de voix soprano au vibrato très pur, héritage d’une tradition blanche, anglo-saxonne, rigoureuse, un peu froide, tranchait avec le style très senti, cru et chaud du blues, qu’elle appréciait par ailleurs mais qu’elle ne cherchait plus à copier. Joan acheta une guitare classique Levin modèle Goya (cordes de boyau), au son plus doux et aux riches harmoniques, la préférant à la guitare folk aux cordes de métal. Debbie lui apprit une chanson française de 1784, le classique Plaisir d’amour; Debbie chantait en duo avec Joan et les deux copines de dix-sept ans partaient souvent en fou rire pendant leurs spectacles à la coffeehouse. Pourtant Joan aimait les chansons tragiques, telle Mary Hamilton, une ballade écossaise du XVIe siècle où le roi met enceinte une demoiselle de compagnie de la reine d’Écosse. La demoiselle tue alors son bébé et est exécutée pour cet enfanticide. Engine 143 évoque une catastrophe feroviaire…

Rake and Rambling Boy est une chanson anglo-irlandaise typique (également appelée « Newry Town », etc.), arrivée par voie de partition au milieu du XIXe siècle. Elle raconte l’histoire d’un homme marié et amoureux qui a tout perdu en devenant bandit de grand chemin pour subvenir aux besoins de sa famille et chante avant de monter à l’échafaud tandis que sa femme pleure. Même thème pour Henry Martin, une chanson écossaise (début XVIIe) où pour subvenir aux besoins de ses frères, un marin devient pirate. Nombre de ces chansons britanniques étaient arrivées aux États-Unis avec les immigrants avant de devenir des classiques « folk » (parfois interprétées au banjo) dans la région des Appalaches. Elles ont servi de base aux styles country et bluegrass du XXe siècle et étaient caractéristiques du répertoire de Joan Baez.


MICHAEL
À dix-sept ans, Joan tomba folle amoureuse d’un Trinidadien exclu de Harvard pour manque d’assiduité, un apprenti poète et acteur prénommé Michael avec qui elle rêvait de tout plaquer à bord d’un voilier. Bravant sa peur d’aller en enfer, Joan obtint de sa mère qu’un médecin lui pose un diaphragme, ce qui était illégal en 1958, et vit avec lui une relation fusionnelle. C’est alors qu’elle fut engagée au Club de jazz Mt Auburn 47, dont le propriétaire voulait inviter des artistes de folk pour répondre à la demande croissante de ce style chez les intellectuels en herbe. Pour son premier engagement, huit personnes étaient présentes — dont sa famille et le propriétaire. Négligeant son travail à l’école, elle arrêta ses études. Sous l’effet du bouche à oreille, le Club 47 se remplit peu à peu. Joan Baez exigeait une attention totale de son public. Un soir, le sérieux de ses chansons d’amour désespérées fit ricaner un client et elle décida d’ajouter quelques chansons plus marrantes à son répertoire. Elle chantait aussi régulièrement au Ballad Room et au Golden Vanity. Michael était jaloux de sa vie publique, de sa notoriété, dont il craignait qu’elle attire Joan vers des compromis artistiques et, vraisemblablement, d’autres hommes. Ne supportant plus l’emprise qu’il avait sur sa vie, Joan le trompa avec un motard héroïnomane de son âge (qui mourut huit ans plus tard)11. Joan était déchirée entre son amour passionnel et la pression de Michael, qui ne supportait pas qu’elle reçoive des compliments et soit courtisée. La jeune femme consultait régulièrement un psychiatre. Ces tensions allaient prendre un caractère de plus en plus dramatique, évoqué dans Sail Away Ladies, où la narratrice part construire une maison ailleurs. La violence des sentiments est très présente dans l’œuvre de Joan Baez. Elle est reflétée par le choix de ses chansons : On the River Banks of the Ohio, une ballade du XIXe siècle, raconte par exemple l’histoire d’une femme assassinée par un homme parce qu’elle avait refusé de l’épouser. Fare Thee Well, une ballade anglaise du dix-huitième siècle, évoque l’adieu d’un voyageur à son amoureuse.


FOLKSINGERS ‘ROUND HARVARD SQUARE

Peter, un ami de la famille aux velléités de manager, organisa en mai 1959 une première séance d’enregistrement dans la cave d’un copain. La sélection des chansons se retrouve dans le répertoire d’Odetta, du Kingston Trio et d’autres artistes folk. Oh! What A Beautiful City est un negro spiritual créé par des inconnus. Il fait référence aux douze portes de la cité d’Israël. Chacune d’entre elles portait le nom de l’une des douze tribus d’Israël (Apocalypse 21:12-13). Black Is The Color (of my True Love’s Hair) est une chanson apparue dans les Appalaches vers 1915, mais dont le musicologue Alan Lomax estimait qu’elle venait d’Écosse (fleuve Clyde).

L’album parut à l’automne 1959 sous le nom de Folksingers ‘Round Harvard Square, où figurent aussi Bill Wood dans quatre duos avec Joan et Ted Alevizos, un « conservateur » (il enregistra un album de chansons grecques l’année suivante). On peut y écouter Joan sur six titres en solo dont Kitty, qui évoque une jeune femme affrontant le monde. Joan donna alors son premier concert à entrée payante au Club 47 et choisit de garder son vrai nom sur l’affiche partagée avec Bill et Ted.

Folle de Marlon Brando dans « L’Équipée sauvage », Joan aimait beaucoup la moto et s’entichait de motards. Pour se faire pardonner d’avoir arrêté ses études, elle prit un boulot de monitrice de conduite de scooter, ce qui lui rapporta de quoi offrir un Vespa quatre vitesses à son père. C’est alors qu’elle rencontra Albert Grossman, un imprésario professionnel qui lui proposa de jouer en première partie de la vedette folk Bob Gibson dans sa splendide boîte de Chicago, The Gate of Horn, pour deux cents dollars par semaine — une forte somme.

C’est là qu’elle rencontra son idole Odetta, qu’elle aborda en lui chantant « Another Man Done Gone » — une des chansons de la reine du folk qui la prit alors dans ses bras. Joan n’aimait pas l’ambiance de boîte de nuit, bien différente des cafés d’étudiants, plus polis et moins alcoolisés. Néanmoins après deux semaines de succès, Gibson l’invita à chanter au premier festival folk de Newport, qui était organisé par Grossman. Après avoir triomphé seule et en duo avec Bob Gibson devant treize mille personnes, Joan Baez était célèbre. La presse l’appela « La vierge Marie » ou « La Madonna ». Elle joua dans une soirée privée avec Gibson le lendemain et gagna cent dollars de l’époque en vingt minutes. Une page était tournée.


LA COMTESSE AUX PIEDS NUS

De retour à Harvard Square, Joan reprit sa routine du mardi soir au Club 47. Cette fois, la queue faisait le tour du pâté de maisons. Son cachet monta à vingt-cinq dollars. Grossman l’emmena à New York rencontrer le grand producteur John Hammond chez Columbia qui, c’était certain, était capable de faire d’elle une grande star. Pourtant Joan préféra Maynard Solomon, le directeur des tout aussi légendaires disques Vanguard, moins commerciaux mais militants de la musique folk depuis toujours. Hammond et Solomon sont venus à l’un de ses concerts à Greenwich Village, et Joan signa avec Vanguard à l’été 1959. Futur manager de Bob Dylan, Grossman n’aimait pas Solomon et prit ses distances. Joan se rapprocha alors de Manny Greenhill, un gauchiste engagé dont elle ne partageait pas toutes les opinions, mais qui aidait plusieurs artistes de blues défavorisés. Greenhill appréciait l’engagement de Joan pour la justice sociale et la paix et resta son agent pendant des années — sans contrat. La chanteuse trouva un emploi de surveillante à l’institut Perkins pour non-voyants, et fut renvoyée à l’hiver au motif d’être « pieds nus et de ressembler à une bohémienne ». Entretemps elle joua plusieurs grands concerts, dont une première partie de Pete Seeger. Déchirée entre sa faiblesse, son trac, son besoin de sécurité affective (assurée par Michael), sa volonté de pureté et d’authenticité, et un besoin de séduire à tout prix, elle se laissa emmener par des hommes de passage rencontrés dans des bars, « des fumeurs de marijuana avec qui on parlait drogues » et consommait des benzodiazépines contre l’anxiété, la culpabilité. Son concubinage avec Michael se passait de plus en plus mal. Il ne supportait pas ses concerts et son action politique. De mensonge en mensonge, les disputes s’intensifiaient.

Michael reparti à la Trinité à l’été 1960, Joan Baez enregistra son premier véritable album pour Vanguard à New York. Les trois jours de séances eurent lieu dans la salle de spectacle du Manhattan Towers Hotel. Trois micros étaient disposés : l’un pour la version mono, deux autres pour la version en stéréo. Après six chansons, elle décida qu’une guitare additionnelle n’était pas une concession faite au commerce. Fred Hellerman des Weavers (le groupe de Pete Seeger) ajouta un micro et joua sur six titres de ce premier véritable album. Ses parents déménagèrent à nouveau en Californie et cette fois Joan resta à Boston. Elle continua au Club 47 le mardi et le dimanche au Ballad Room. Elle partageait un petit appartement avec Michael et une très belle femme blonde, une apprentie beatnik qui l’attirait beaucoup. Joan chantait dans les universités de Boston ; elle remplit aussi une salle de huit cents places, son premier grand concert new-yorkais.

Au désespoir de son agent Manny, après une violente rupture elle céda à Michael et abandonna sa carrière de chanteuse. Ils déménagèrent dans une maison d’une seule pièce à Carmel Highlands (Californie) avec leurs chiens et chats. Leurs seuls revenus étaient les concerts de Joan. C’est alors que l’album Joan Baez paru en octobre 1960 monta au numéro trois des meilleures ventes de disques du pays. Joan était maintenant une vedette nationale ; sa notoriété dépassait déjà les frontières. Tout au long de 1961 elle s’envola régulièrement donner des concerts sur la côte est. Maîtrisant son art, elle enregistra un deuxième album de grande qualité en été, au studio Vanguard de New York. Chansons d’amour impossibles (Wagoner’s Lad) ou évoquant un mariage forcé (The Trees They Do Grow High), le ton était émouvant, lucide.

Elle refusait la plupart des concerts (elle aurait pu jouer tous les soirs et gagner une fortune) car l’argent ne l’intéressait pas. Intègre, déjà bien payée, la chanteuse avait de quoi vivre et refusait même les publicités faciles et lucratives, y compris un gros budget de Coca-Cola. Elle acheta deux voitures en espèces. Au Town Hall de New York, les billets ont été vendus instantanément : malgré son succès, elle ne monta sur scène qu’une vingtaine de fois en 1961 et ne participa qu’à un forum pour le désarmement à Boston — contre l’avis de Michael. De plus en plus aisés, Joan et Michael déménagèrent sur la côte de Big Sur (entre L.A. et San Francisco) dans une maison minuscule où leur mode de vie était négligé, chiche, sans téléphone, ce qui compliquait l’organisation des concerts (elle prenait les appels dans la maison du concierge…). Elle vivait pieds nus, en robe de chambre ou en blue jeans.


REINE DU FOLK

Le décalage entre la notoriété de Joan et son train de vie très modeste, économe, était criant. Refusant l’étiquette d’« intellectuelle », elle était simplement non-conformiste et ne faisait pas de compromis, ce qui la désignait comme une héroïne de la contreculture beatnik, un modèle éclairé dans une Amérique aveuglément consumériste. Désarçonnant son public, elle joua même des concerts avec Lester Flatt et Earl Scruggs, les grandes vedettes du bluegrass, un style du sud en principe incompatible avec sa musique folk traditionnelle, qui faisait revivre des chansons oubliées. Pourtant son deuxième album contenait deux titres de bluegrass (avec banjo et chœurs). La pression sur Joan, devenue une célébrité, était énorme. Elle fréquentait son psychothérapeute quatre fois par semaine. Michael construisait un voilier avec son argent, mais elle savait déjà qu’elle ne partirait pas avec lui. Elle le lui dit, provoquant plus encore de tensions, un sentiment d’oppression décrit dans une situation analogue dans Wagoner’s Lad. Quand Michael l’accompagnait à un concert, elle n’osait pas parler devant lui alors qu’elle était connue pour évoquer Gandhi et la non-violence à toute occasion. Joan redoutait de se retrouver seule avec l’étouffant et possessif jeune homme, qui la trompait. Peut-être chantait-elle pour lui Matty Groves (sur le thème du crime passionnel).

C’est alors qu’elle assista à un concert de Bob Dylan, un chanteur folk qui avait débuté le 11 avril 1961 à Gerde’s Folk City à New York. Venu en ville pour rencontrer son idole Woody Guthrie mourant, Dylan avait le même âge que Joan. Il enregistrerait bientôt son premier album (en novembre 1961). Déjà brillant, après son récital de chansons traditionnelles analogues à celles interprétées par Joan, le jeune chanteur fut amené à la table de la vedette, qui l’admira instantanément.

À la fin de l’été 1961, Joan et Michael prirent des vacances au Mexique. Joan y consomma des crevettes qui provoquèrent une intoxication alimentaire. Loin de tout, très maigre et mal à l’aise avec son amant, elle perdit encore du poids et souffrit terriblement. À leur retour, elle tomba gravement malade en pleine tournée, au moment exact où celle qui était maintenant présentée partout comme « La Reine du folk » sortait son deuxième album. Le disque monta au numéro treize. Il eut encore plus de succès que le premier, dont il relança les ventes. Photogénique, quelques mois après l’élection de Kennedy qui donna une impulsion nouvelle au pays, elle était devenue l’image de son époque, le visage et la voix de la musique folk — icône d’une jeunesse en quête de liberté. Après une série d’interviews pour Time Magazine, Joan fut hospitalisée pour malnutrition, déshydratation, et attaques de différents virus dans les oreilles, le nez, la gorge et les poumons. Bien que mise en quarantaine et à l’isolement, Michael parvint à la joindre. Elle ne le supportait plus et souhaitait « qu’il meure », tout en ayant une peur panique de le perdre. Sous pression, sans autre soutien psychologique que son thérapeute, sombrant dans des crises de larmes, la jeune femme perdait complètement pied. C’est le moment que choisit Time Magazine pour la mettre en couverture du grand hebdo américain.


NON-VIOLENCE
Une fois de plus, partir sur la route fut sa cure. Sa mère l’accompagna. Mémoire vivante de la chanson ‘trad’ américaine, Pete Seeger était interdit de concert en 1961 en raison de son engagement politique. Son antimilitarisme était partagé par Joan qui l’accompagna au Hootenanny Show12 de ABC TV où il ne put être filmé. À Hartford, ils furent accueillis par une amicale de vétérans de la guerre qui les prirent à partie et escortés hors de la ville par la police après le concert. Joan revit alors un ancien amant et elle écrit alors une lettre de rupture définitive à Michael. L’idée de fréquenter un homme lui semblait maintenant étouffante. La chanson (en portugais) illustrant cette rupture est Até Amanhã. Quelques semaines plus tard, elle commença une relation avec Kim, une femme de dix-sept ans. Elles devinrent inséparables et louèrent un appartement dans les collines de Carmel à l’été 1962. Joan acheta des voitures, des motos, deux dobermans et vit avec elle une jolie histoire d’amour. Elle racontera que ce fut la seule relation lesbienne de sa vie, et tourna cette page heureuse.


BOB DYLAN

Puis elle revit Bob Dylan, dont elle tomba finalement amoureuse. Elle le décrivit comme un homme touchant, très fragile, dévoré par les images que son cerveau produisait en permanence. Ils chantaient parfois ensemble. Poussé par Grossman, Dylan avait, lui, choisi de signer avec Columbia. La tournée suivante fut enregistrée pour les besoins de l’album In Concert13 où Joan chanta Copper Kettle, qui revendique la liberté de produire de l’alcool. La chanteuse s’est rapprochée de Dylan, qui était en train de composer ses premiers classiques comme « Blowin’ in the Wind », qu’il interprétait déjà sur scène en 1962. Ce géant influença beaucoup Joan, qui enregistrerait avec lui par la suite et commencera à son tour à composer des chansons. Dylan lui emprunta Wildwood Flower, une vieille chanson de la Carter Family. Vanguard publia Joan Baez in Concert en septembre 1962, un troisième énorme succès. Il contient notamment Danger Waters sur le danger d’avoir des enfants pour les filles mères trop jeunes. Évoquant les retombées radioactives, What Have They Done to the Rain fut sa première chanson politique. Quelques mois après, John F. Kennedy fit cesser les essais nucléaires à l’air libre.

Joan et Bob devinrent amants en 1963 ; Joan Baez, déjà célèbre, lui offrit de précieuses premières parties qui contribuèrent beaucoup à le lancer. Aucun enregistrement ultérieur ne fait vivre comme ceux-ci la fragilité et la pureté de ces premières années décisives, où la force intérieure de la frêle Joan défiait l’Amérique conservatrice avec un mélange d’humilité, de passion et de liberté.
Bruno Blum, juin 2016
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2017



1. Lire le livret et écouter Beat Generation - Hep Cats, Hipsters & Beatniks 1936-1962  (FA 5644) dans cette collection.
2. Pachucos : immigrés mexicains de Californie.
3. En 1965 Joan Baez et Ira Sandperl fonderaient ensemble un institut pour l’étude de la non-violence.
4. Lire les livrets et écouter dans cette collection Harry Belafonte - Calypso Mento Folk 1954-1957 (FA 5234) et The Indispensable Miriam Makeba 1955-1962 (FA 5496).
5. Lire le livret et écouter Hard Time Blues 1927-1960 (FA 5480) dans cette collection.
6. Lire les livrets et écouter Elvis Presley face à l’histoire de la musique américaine 1954-1956 (FA 5361) et Vol. 2 1956-1957 (FA 5383) dans cette collection.
7. Lire le livret et écouter Beat Generation, Hep Cats, Hipsters & Beatniks 1936-1962 (FA 5644) dans cette collection.
8. Lire les livrets et écouter Cuba in America 1939-1962 (FA 5648) et Dominican Republic Merengue 1949-1962 (FA 5450) dans cette collection.
9. Lire le livret et écouter Caribbean in America 1915-1962 (à paraître), Calypso dans la série Anthologie des musiques de danse du monde (FA 5339), Calypso 1944-1958 (FA 5342), Trinidad - Calypso 1939-1959 (FA 5348), Bahamas - Goombay 1951-1959 (FA 5302) et Virgin Islands - Quelbe & Calypso 1956-1960 (FA 5403) dans cette collection.
10. Massachusetts Institute of Technology, l’une des meilleures universités du monde.
11. Lire Joan Baez, And a Voice to Sing (Summit Books, New York, 1987).
12. Hootenanny : réunion informelle de musiciens folk.
13. Un deuxième album en public, Joan Baez in Concert, Part 2, a été enregistré au cours de la même tournée de 1962. Il fut publié par Vanguard en 1963.




The Indispensable Joan Baez
1959-1962
By Bruno Blum

Joan Baez was the most accomplished interpretive American folk singer of the 1960s. In updating ancient songs with her fine renditions, from 1960 onwards she was instrumental in making folk music hip again.

Much influenced by Odetta, The Carter Family, Woody Guthrie, Pete Seeger, Harry Belafonte and The Kingston Trio, right from her teenage years she created her own sober, understated style. Her precision, rigor, authenticity, in-tune vocals, impeccable vibrato and inner fire allowed her to sing often definitive renditions of ripe, old-time and ancient tunes. A minimalist, nonconformist, altruistic activist, she soon embodied the spirit of folk. For this Joan Baez was appreciated and admired by an entire generation, heralding the hippie movement, which she widely pioneered and inspired.

A remarkable guitar player in the difficult finger-picking style (hear Lowlands), she was gifted with a unique, soprano voice displaying great feminity, and a bright, immediately recognizable sound. She was also a pioneer of women’s liberation, living a bohemian lifestyle in phase with the Beat Generation’s dropout, beatnik dreams of freedom and free love1.

Joan Baez has ever since remained a symbol of integrity, authenticity, culture, intelligence, dignity, gentleness and finesse in English-speaking popular music, on which she left a deep mark (i.e. Baby I’m Gonna Leave You, which inspired the more famous Led Zeppelin version and House of the Rising Sun soon embraced by The Animals, then Johnny Hallyday, etc.).

A selfless woman, inspired by Gandhi and her friend, Martin Luther King, to become an activist promoting non-violence and disarmament, her intense, intimate renditions made her one of the most original and sensitive artists of her time.
Her first four albums were her breakthrough triumphs, soon challenged by her master and friend, Bob Dylan, who she championed and helped in breaking to a wider audience. Together, they formed what perhaps ought to be remembered as the most beautiful and legendary couple of the extraordinary 1960s, the freedom years that were just beginning to freewheel in their wake.

SPIRITUALS AND QUAKERS

One of three sisters, Joan Chandos Baez was born on January 9, 1941, in Staten Island, New York City. Albert, her father, was of Puebla, in Mexico, origins and was a student of mathematics who later obtained a Ph.D in physics. A music-loving man, he eventually turned down an important research job in the army and chose to teach instead, refusing to get involved in research on the atomic bomb for ethical reasons — thus missing a big financial opportunity.
Joan Baez’s mother, Joan Bridge, was born in Scotland and had lost her own mother at the age of two. She grew up as an adopted child in foster homes with various foster parents, and developed an insecure personality. Her religious father (a catholic who had converted to the Methodist church) had married dominating women, who mistreated her and her sister. Such feelings are alluded to in Silkie (a gaelic male maiden), where a woman is lamenting that she does not know her son’s father, who then appears as a silkie.

Both of Joan Baez’s grandfathers were ministers, and the girl grew up in a puritan, christian background where religion and spirituals were ever-present. Joan started recording at the age of eighteen, and her early records include several religious songs: What You Gonna Call Your Pretty Little Baby is about the Virgin Mary and the birth of Jesus. Other hymns are included here: So Soon in the Morning, Don’t Weep After Me and The Cherry Tree Carol (sung at Christmas). Like Gospel Ship and others included here, Little Moses was adapted from the oral tradition and recorded by Alvin Carter (The Carter Family), a major influence on Joan. She sung hymns at the local Presbyterian church, but was a boisterous child who favoured wearing overalls.

She listened to Beethoven and Brahms with her family. Like her sister, Pauline, she studied the piano; Joan learned Opus 42 of Beethoven’s Sonata in G on her own. Her father, Albert, kept moving and the family first lived in Stanford, near San Francisco, then in Buffalo (NY state), where her father became a researcher at Cornell. After the war, as Albert became a pacifist, resulting in a further spiritual quest, Joan’s mother joined the Quakers, an intellectual and often mystical branch of Protestantism, where Joan disliked the long, silent meditations.


BAGDAD BLUES

The family moved to California again, then to Bagdad in Iraq, where her father taught for a year. This first college year was a traumatic experience for Joan, who witnessed poverty, backwardness, cruelty to animals, and crippled beggar children. She became interested in social issues from then on and spent the best part of the year in a clinic, suffering a bad case of hepatitis A. Back in California (Redlands), she hated college, where Spanish-speaking Pachucos2 rejected her. Non-Mexican Whites did the same because of her name, and thought the dark-skinned girl was a Mexican.
The Quaker and family influences made her a pacifist, and people called her a communist, which, during the period of McCarthyism and the Korean war, was a serious and damaging insult. The skinny girl took refuge in the school’s choir, where she worked hard on her vibrato. She then took up the ukulele and sang Hank Williams and Jimmie Rodgers country tunes at the age of fourteen. She learned mainly rhythm and blues songs, including “Never Let Me Go,” “Pledging my Love,” “Earth Angel,” “Annie Had a Baby,” “Work With Me Annie” and “Annie’s Aunt Fanny.” Self taught, she picked up the lyrics over the radio. She was also a fine artist who took up correspondance courses.

One day, in 1955, she took her ukulele to Redlands High School and waited until someone asked her to sing. Her version of Gogi Grant’s “Suddenly There’s a Valley” caused a sensation. She then sang “Earth Angel,” “Pledging my Love” and The Drifters’ “Honey Love,” instantly becoming popular, and later singing Elvis Presley, Della Reese, Eartha Kitt and Johnny Ace songs. Although Joan didn’t win the school talent show, her status had shifted from clumsy and awkward to an attractive, local star. She wrote in her journal : “I need glory to live” and tried to write some songs, which she only showed to her friends.


NON VIOLENCE
Joan was keen to support African-Americans. Much suntanned in the summertime, she often passed for Black and heard some racist remarks. She also doubted the veracity of the Bible’s content — notably the creation of the world. After another year in Redlands she moved to the Palo Alto school near Stanford. She got close to Quaker social activists, who noticed she was a gifted speaker.

Joan got on well with Baptist Reverend Martin Luther King, who spoke at Quaker meetings. Inspired by Gandhi, King was already the leader of the Civil Rights Movement. He supported nonviolence and civil disobedience as vehicles for social progress. Joan was impressed by this man, who could express what she felt. Through the Quakers she also met Ira Sandperl, a Jewish bookshop owner and Gandhi admirer, who would become her close friend, mentor and spiritual and political guide3. In high school, Joan refused to stand up during an atomic bomb simulation safety practice, saying the missiles were too quick for anyone to reach home. She made the cover of the local paper and was encouraged by her parents. She also sung The Coasters’ “Young Blood” and “Over the Mountain,” a song of hope.


ROCK & FOLK

By 1958, with her savings, Joan had bought herself a second-hand Gibson folk guitar. Aged seventeen, she was offered her first gig out of town. She had become passionate about traditional songs and The Carter Family ‘folk’ style.
Like Janis Joplin, she liked the music of folk singer Odetta, an opera singer turned housemaid because of her skin colour (and learned Lowlands from her record, where a woman laments over her drowned husband). Miriam Makeba and Harry Belafonte also resisted White supremacy and Joan identified with them4. She learned Belafonte’s ‘Scarlett Ribbons’ hit song about a fulfilled child prayer. She also discovered Pete Seeger and the Weavers’ records. His left-wing, activist folk style, influenced by White protest singers such as Woody Guthrie (whose Pretty Boy Floyd is included here) appealed to an audience nostalgic for pre-war songs and the subjects of freedom, justice, meaning and inner depth which resonated with culture-hungry youth.
A yiddish song translated into English, Donna Donna, describes the ordeal of a calf on its way to the slaughterhouse. Her version was to become a classic. In a teenage crisis, Joan was also trying to seduce boys by looking directly into their eyes as she sang. She had flirtations with several young men and loved them all, but could not bring any of them to her bedroom. Sensitive and full of passion, she was a hard worker and dreamt of finding a male nonconformist artist with the same values and qualities as herself.
Following Elvis Presley’s 1956 triumph and the ensuing rock ‘n’ roll wave5, the autum of 1957 saw a media campaign presenting the Beat Generation, a nonconformist, jazz-inspired literary trend where beatnik, bohemian lifestyles were suddenly being hyped6. So, in addition to the popular music of the time, such as jazz, rock, Cuban7 and Caribbean musics8, the new folk wave welcomed ‘world’ music, too.
It was much appreciated by educated, middle class, progressive people and prepared the ground for more freedom after Senator McCarthy’s demise that year. After a conservative decade, Eisenhower would be replaced by Kennedy, elected on January 20, 1961, aged only 42.


COFFEEHOUSE FOLK MUSIC
After high school, Joan’s family moved to the other end of the country, to Belmont, near Boston, where her father worked as a researcher for the prestigious MIT.9 Folk was popular then in the East Coast cities. Joan ended up in the Boston University School of Drama and spent much time with her friends, Debbie and Margie, who turned her on to Leadbelly. They often attended a coffeehouse on Cambridge’s Harvard Square, where students (including Harvard students) played chess, talked about humanities and listened to live folk music. Joan met White bluesman Eric Von Schmidt and Debbie taught her All my Trials, a song based on a Bahamian lullaby where a dying mother tells her childen that her problems would soon be over once she crosses the Jordan River (after death comes). This tune was to become an anthem for the folk movement.
Silver Dagger is a folk ballad where a mother gets rid of her daughter’s pretenders, to avoid her having some heartbreak. This was topical for Joan, whose heart and body were on fire. She loved dramatic songs such as Geordie, a woman’s supplication for the king to spare the father of her children, who had been sentenced to death. She would also sing John Riley, an old British song and Odetta classic, telling how a Penelope waited for her love to return for seven years. When he came back, the man made believe he was another, tested the woman and, understanding that he had not been betrayed, finally spoke his name: John Riley.

On the same theme, The House Carpenter is about a sailor who, after years away, returned only to find his wife with a new husband and a baby. He then persuaded her to follow him with his fleet and took her to hell. El Preso Numero Nueve is about a crime of passion murderer (his wife had been unfaithful), yelling that he had no regrets, when facing the firing squad.
Railroad Boy is the story of a heartbroken young woman comitting suicide out of love (Joan would later sing it as a duet with Bob Dylan). Lady Mary is a song where love never fades, even in the afterlife. Once I Knew a Pretty Girl sings of a pretty woman who rejects a man, then changes her mind, only to find the man changed his mind, too.

With her pure, soprano vocal vibrato, the legacy of a slightly cold, White, rigorous Anglo-Saxon tradition, Joan’s folk style contrasted with the heartfelt, raw and warm style heard in the blues, which she loved but had ceased to copy. She bought a smoother-sounding Goya classical guitar (Levin brand, set with catgut strings) having richer harmonies than those of metal-stringed folk guitars.

Debbie taught her a classic French song from 1784, Plaisir d’Amour, and sang duets with her. The two friends laughed hysterically during their coffeehouse shows. Joan liked tragic songs though, such as Mary Hamilton, a 16th century Scottish ballad, where the King gets one of the Queen’s maids pregnant. The maid then kills her baby and is executed for this infanticide. Engine 143 is an account of a railway accident; Rake And a Ramblin’ Boy is a typical Anglo-Irish song, arrived by way of printed broadsides (broadsheets) in the mid-19th century. It tells the story of a married man in love, who loses everything by turning highwayman to support his family, singing as he steps up to the gallows while his wife is crying. The same theme surfaces on Henry Martin, a 17th century Scottish song about a man turning pirate to support his wretched brothers. Many of these anglo-saxon songs had arrived in the US, brought by immigrants from various countries, before they became folk classics (sometimes played on the banjo) in the Appalachian area. The country and bluegrass styles of the 20th century had taken it from there.


MICHAEL
Aged seventeen, Joan fell madly in love with a Trinidadian student expelled from Harvard for lack of assiduity, a would-be poet and actor named Michael. They had a bonding love affair and dreamed of ditching everything and sailing away.
Joan braved her fear of going to hell and persuaded her mother to get her a diaphragm fitted by a doctor (which was illegal in 1958). She was booked at Club Mt Auburn 47 because the manager wanted to answer the young intellectuals’ demand for folk music. Only eight people attended her first gig, including the club owner and her family. Neglecting her school work, Joan quit her studies and, thanks to word-of-mouth, Club 47 filled up, little by little. She demanded full attention from her audience.

One night, someone laughed at her dead-serious, desperate love songs and she decided to add a couple of funnier songs to her live set. She also sang at the Ballad Room and Golden Vanity. Michael was jealous of her public life, and her growing notoriety, which he said would lead to show business compromise. Also, he was probably afraid that other men would seduce her. Joan could not stand this control over her life and cheated on him with a heroin addict her own age10. She was torn between her passionate love and pressure from Michael, who couldn’t stand the compliments and courting she was getting.

The young woman attended a psychiatrist’s consultations regularly. These tensions were to take an increasingly dramatic course, as hinted at in Sail Away, where the narrator leaves and builds her own house far away. The violence of feelings is a constant theme in Joan Baez’s work, as reflected by the choice of her songs; 19th century ballad On the River Banks of the Ohio tells the story of a woman killed by a man because she refused to marry him; 18th century ballad Fare Thee Well is about a traveller’s farewell to his lover.


FOLKSINGERS ’ROUND HARVARD SQUARE
A would-be manager and friend of the family named Peter organised a debut recording session in a friend’s basement. The selection of songs was drawn from recordings by Odetta, The Kingston Trio and other folk artists. Oh! What A Beautiful City is a negro spiritual created by unknown musicians. It refers to the Twelve Gates of the City of Israel; each one of them bore the name of one of the Twelve Tribes of Israel (Revelation 21:12-13). Black Is The Color (of my True Love’s Hair) is a song found in the Appalachian area, circa 1915. Musicologist Alan Lomax believed it was originally from Scotland (as it mentions the Clyde River).

The album was issued in the autumn of 1959 as Folksingers ‘Round Harvard Square, with Bill Woods duetting on four tracks, with a contribution on one song by Ted Alevizos, called ‘a conservative’ by Joan (the latter issued a Greek folk songs album the following year). She is heard solo on six songs here. With Woods she sang Kitty, about a young woman facing the world. She chose to keep her real name when sharing the bill with Bill and Ted for her first concert with a charge at the door.

Joan was mad about Marlon Brando in The Wild One, loved motorcycles and got infatuated with bikers. To be forgiven for dumping her studies, she got a job as a scooter driving school instructor and bought her dad a four-gear scooter. That’s when she met Albert Grossman, a professional impresario who offered her a gig to open for folk star Bob Gibson, in his prestigious, splendid Chicago club, The Gate of Horn, for two hundred dollars a week — quite a lump sum then.

This is where she met her idol Odetta, and sang to her one of her hits on the spot, “Another Man Done Gone.” The queen of folk then hugged her. Joan never liked the nightclub mood, which was quite different from the more polite and less alcohol-friendly coffeehouses attended by students. After two successful weeks, Gibson invited her along to sing at the first Newport Folk Festival, which was set up by Grossman.

Following her triumph at Newport, both with Gibson duets and solo, Joan Baez was now famous. The press called her ‘The Virgin Mary’ or ‘The Madonna.’ She played a private party the following day and earned a hundred dollars in twenty minutes. A line had been drawn.


THE BAREFOOT CONTESSA

Back in Harvard Square, Joan went back to her Club 47 routine. By then the queue to see her was around the block. Her fee went up to 25 dollars a night.
Grossman took her to New York City to meet Columbia’s legendary producer, John Hammond, who, sure enough, could make her a big star. But Joan preferred Maynard Solomon, the boss of the equally legendary Vanguard Records, which were less commercial but had forever been folk music activists. Both Hammond and Solomon attended one of her gigs in Greenwich Village and Joan signed with Vanguard in the summer of 1959. Grossman, who would soon manage Bob Dylan, did not like Solomon and got uninvolved.

Joan then hooked up with Manny Greenhill, a leftist activist. She did not share all of his views, but he was helping several underpriviledged bluesmen. In turn, Greenhill liked Joan’s commitment to social justice and peace. He would remain her agent for years — on a handshake. The singer got a job at the Perkins Institute for the Blind, and was fired when the winter came for ‘going bare feet and looking like a bohemian.’

Meanwhile she played several shows, including opening for Pete Seeger. Torn apart by her frailty, stagefright, her need for emotional security (handled by Michael), her desire to remain pure and authentic, and at the same time driven by a need to seduce at all cost, Joan sometimes followed passing men, ‘marijuana smokers with whom I talked about drugs’ — and took tranquilizers for anxiety and guilt. Her relationship with Michael was going from bad to worse. Lie after lie, disputes intensified.
As Michael went back to Trinidad in the summer of 1960, Joan Baez recorded her first real solo album for Vanguard in New York City. The Manhattan Towers Hotel auditorium was used for the sessions. Three microphones were set: one for the mono version and two more for the stereo one. After six songs, she decided that, after all, an additional guitar did not mean selling out. Fred Hellerman of The Weavers (Pete Seeger’s group) added a mike and played on six tracks.

Her parents moved to California again. This time, Joan stayed in Boston. She kept playing the Club 47 on Tuesdays and the Ballad Room on Sundays. Michael and Joan now shared a flat with a pretty blonde woman, a would-be beatnik who attracted her very much. She sang at universities, and also filled an eight-hundred seater, her first major show in New York.

To her agent Manny’s despair, and following a violent break-up with Michael, she gave in to him and quit her singing career. They moved to a single-roomed house in Carmel Highlands (California) with their cats and dogs. At this point their only income was Joan’s fees.

That’s when, literally overnight, the Joan Baez album, released in October of 1960 hit number three on the best selling album charts. Joan was now a national star; she was even getting famous abroad. All through 1961 she flew around, playing the East Coast. A master of her art by now, she recorded another high quality album in the summertime at Vanguard’s recording studio. Her tone was moving and lucid, singing songs of impossible love (Wagoner’s Lad) or alluding to an arranged marriage (The Trees They Do Grow High).

Although she could have played every single night and made a fortune, she rejected most offers to sing because she was not interested in money. Honest, earning well, the singer had enough to live on and turned down even lucrative commercials, including a big Coca-Cola budget. She still bought two cars, in cash. At New York Town Hall, tickets sold out instantly. In spite of her success, she only played about twenty times in 1961 and attended only one forum on disarmament in Boston — against Michael’s will. Now well off, Joan and Michael moved into a tiny house in Big Sur (between LA and San Francisco) on the coast. Their way of life was stingy, careless, without even a telephone, which made concert bookings complicated, as she took calls in the caretaker’s house. Joan lived barefoot, wearing a dressing gown or blue jeans.
QUEEN OF FOLK
The discrepancy between Joan’s notoriety and her modest, thrifty lifestyle was glaring. She refused the ‘intellectual’ tag; she was simply a non-conformist and did not compromise, which set her off to become a heroine of beatnik counterculture, a role model for blindly consumerist America.

Although her second album included some bluegrass (with banjo and backing vocals), she unsettled her own audience when she played a few shows with bluegrass stars Lester Flatt and Earl Scruggs. Bluegrass is a Southern style which was supposed to be incompatible with traditional folk music, which made old songs come alive. Joan’s fame brought with it tremendous pressure. She was seeing her psychoanalyst four times a week. Michael was building a sailing boat with her money, but she already knew she would never leave with him and told him so. This created further tensions, a feeling of oppression she described in an analogous situation sung in Wagoner’s Lad.

Although she was known for speaking about Gandhi and nonviolence on every occasion, when Michael came along to one of her recitals she daren’t talk in front of him. By then she resented spending any time alone with the stifling and possessive young man, who was also unfaithful. Was she perhaps singing Matty Groves (about a crime of passion) for him?

Then she went to a Bob Dylan gig. The young folk singer had played his debut on April 11, 1961, at Gerde’s Folk City, in New York. He’d come to meet his idol, Woody Guthrie, who was dying. Dylan was the same age as Joan. By November he would record his first album and was already brilliant. After his recital he was ushered to Joan’s table. She admired him instantly.

At the end of the summer of 1961, Joan and Michael went on a holiday to Mexico. Joan ate some shrimps and suffered food poisoning. Far away, very skinny, uncomfortable with her lover, she lost more weight and was in great pain. She fell seriously ill upon return, right in the middle of a tour promoting her brand new album. She was billed as “The Queen of Folk,” and the album hit number 13. It outsold the first one, which got its sales boosted by this new hit record.

Photogenic, she had become the face and the voice of the folk movement, the epitome of her time, an icon of youth and freedom, just a few months after Kennedy’s election, which had given the country a new impulse. After a series of interviews for Time Magazine, Joan was hospitalised for malnutrition, dehydration, and several virus attacks on her ears, nose, throat and lungs. She was put in quarantine and isolation, but Michael managed to get through to her.
She could not stand him anymore and “wished he would die,” but was afraid of losing him at the same time. Under pressure, without any psychologic support other than her therapist, she often ended up in tears and was losing control fast. This is the moment Time Magazine chose to put her on the cover of the great American weekly.

Once again, Joan’s cure was to hit the road. This time, her mother came along. A living memory of American traditional songs, in 1961 Pete Seeger was forbidden to play concerts because of his political activism. His antimilitarism was shared by Joan, who went to ABC TV’s Hootenanny Show11 with him, but Seeger could not be filmed. In Hartford, war veterans roughed them up and they had to be escorted out of town by police after the show.

Joan ran into an ex-lover and wrote Michael a final break-up letter. The very idea of a relationship with a man now felt oppressive. The song commenting this break-up is Até Amanhã, sung in Portuguese. A few weeks later, Joan started a relationship with Kim, a seventeen year-old woman. They became inseparable and rented a flat in Carmel Heights in the summer of 1962. Joan bought some cars and motorcycles, two dobermans and had a pretty happy love affair. She moved on a few months later, commenting years later that this had been her only lesbian relationship.


BOB DYLAN
Joan saw Bob Dylan again, and fell in love with him. She described him as a very touching man, very fragile, devoured by the images his brain constantly produced. They sometimes sung together. Supported by Grossman, Dylan had chosen to sign with Columbia. She was getting closer to Dylan, who was then writing his first classics, including “Blowing in the Wind,” which he had already sung live in 1962. This giant influenced Joan a great deal. She would eventually record with him and, in turn, would start writing her own songs, too.
Dylan borrowed Wildwood Flower from her, an old song from the Carter Family. She sang Copper Kettle, a song about having the right to make and sell alcohol, and included it on her forthcoming live album. Vanguard issued Joan Baez in Concert in November, 196212. It was another huge success. Among others, it includes Danger Waters, a song about the danger for mothers of having babies at an overly young age. What Have They Done to the Rain denounces nuclear fallout; it was one of Joan’s first real political, protest songs. A few months later, John F. Kennedy quit atom bomb testing in the open air.

Joan and Bob became lovers in 1963. Already famous, Joan gave him precious opportunities to open for her, which helped him a great deal. No later recording can match the fragility and purity of her crucial early years, when frail Joan’s inner strength challenged a conservative America with a mix of humility, passion and freedom.
Bruno BLum, June 2016,
with thanks to Chris Carter
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2017




1. Cf. Beat Generation - Hep Cats, Hipsters & Beatniks 1936-1962 (FA 5644) in this series.
2. The Mexican immigrants of California are often called Pachucos.
3. By 1965 Joan Baez and Ira Sandperl had founded an institute for the study of nonviolence.
4. Cf. Harry Belafonte - Calypso Mento Folk 1954-1957 (FA 5234) and The Indispensable Miriam Makeba 1955-1962 (FA 5496) in this series.
5. Cf. Elvis Presley and the American Music Heritage 1954-1956 (FA 5361) and Vol. 2 1956-1957 (FA 5383) in this series.
6. Cf. Beat Generation, Hep Cats, Hipsters & Beatniks 1936-1962 (FA 5644) in this series.
7. Cf. Cuba in America 1939-1962 (FA 5648) and Dominican Republic Merengue 1949-1962 (FA 5450) in this series.
8. Cf. Caribbean in America 1915-1962 (to be released), Calypso in the Anthologie des Musiques de Danse du Monde series (FA 5339), Calypso 1944-1958 (FA 5342), Trinidad - Calypso 1939-1959 (FA 5348), Bahamas - Goombay 1951-1959 (FA 5302) and Virgin Islands - Quelbe & Calypso 1956-1960 (FA 5403) in this series.
9. Massachusetts Institute of Technology, one of the world’s best universities.
10. Joan Baez, And a Voice to Sing With, a Memoir (Summit Books, 1987).
11. A hootenanny is an informal meeting of folk musicians.
12. A second live album, Joan Baez in Concert, Part 2, was recorded on the same 1962 tour and issued by Vanguard in 1963.



DISCOGRAPHY - DISC 1
Folksingers ‘Round Harvard Square    
Joan Chandos Baez as Joan Baez-vocals on all tracks.    
Classical guitar on all tracks except So Soon in the Morning, Kitty, Careless Love and Don’t Weep After Me.    
Bill Wood-vocals and folk guitar on So Soon in the Morning, Kitty and Careless Love. Vocals on Don’t Weep After Me.    
Theodore Alevizos as Ted Alevizos-vocals and folk guitar on Don’t Weep After Me.    
Produced by Lemuel Marshall Wells. Recorded by Stephen Fassett. Veritas – XTV 62202-3, late 1959. Boston, May 1959.
1. Banks of the Ohio    
(unknown, 19th century, arranged by Joan Chandos Baez)
2. Oh! What a Beautiful City    
(unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
3. Sail Away Ladies    
(unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
4. Black Is the Color (of my True Love’s Hair)    
(unknown, Scottish song, arranged by Joan Chandos Baez)    
Note: this song is often attributed to John Jacob Niles, who adapted it from an old folk song and copyrighted it.
5. Lowlands    
(unknown, ‘sea-shanty’ sailor song, arranged by Joan Chandos Baez)Note: the term ‘John’ refers here to a ship’s deckhand.
6. What You Gonna Call Your Pretty Little Baby    
(unknown, spiritual, arranged by Joan Chandos Baez)
7. Kitty W/Bill Wood    
(unknown, arranged by Bill Wood and Joan Chandos Baez)
8. So Soon In The Morning W/Bill Wood    
(unknown, spiritual, arranged by Bill Wood and Joan Chandos Baez)
9. Careless Love W/Bill Wood    
(William Christopher Handy aka W. C. Handy, Spencer Williams, Martha E. Koenig)    
Note: the original title as recorded by Bessie Smith in 1925 was “Careless Love Blues.”
10. Don’t Weep After Me W/Bill Wood, Ted Alevizos    
(unknown, spiritual, arranged by Theodore Alevizos as Ted Alevizos)
Joan Baez    
Joan Chandos Baez as Joan Baez-vocals, classical guitar. Fred Hellerman-folk guitar on All my Trials, Wildwood Flower, Donna Donna, Rake and Rambling Boy, Little Moses and El Preso Numero Nueve. Produced by Maynard Solomon.     
Vanguard VSD 2077, September, 1960. Manhattan Towers Hotel, Broadway at 76th Street, New York City, May, 1960.
11. Silver Dagger    
(unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
12. East Virginia    
(unknown, adapted by Alvin Pleasant Delaney aka A.P. Carter)    
Note: this song is attributed to A.P. Carter, who adapted it from an old folk song and copyrighted it.
13. Fare Thee Well    
(unknown, English folk ballad, eighteenth century, arranged by Joan Chandos Baez)
14. House of the Rising Sun    
(possibly Georgia Turner, Bert Martin; music: unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
15. All my Trials    
(unknown, spiritual, arranged by Joan Chandos Baez)
16. Wildwood Flower    
(unknown, adapted by Alvin Pleasant Delaney aka A.P. Carter)    
Note: this song is attributed to A.P. Carter, who adapted it from an old folk song and copyrighted it.
17. Donna Donna [aka Dos Kelbl]    
(Aaron Zeitlin, Sholom Secunda, adapted to English by Arthur Kevess, Teddi Schwartz)

DISCOGRAPHY - DISC 2
1. John Riley    
(unknown, English folk ballad, arranged by Joan Chandos Baez)
2. Rake and Rambling Boy    
(unknown, British-Irish song, 19th century, arranged by Joan Chandos Baez)
3. Little Moses    
(unknown, adapted by Alvin Pleasant Delaney aka A.P. Carter)    
Note: this song is attributed to A.P. Carter, who adapted it from an old folk song and copyrighted it.
4. Mary Hamilton    
(unknown, Scottish song, 16th century, arranged by Joan Chandos Baez)
5. Henry Martin    
(unkown, Scottish song, arranged by Joan Chandos Baez)
6. El Preso Numero Nueve    
(unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
Joan Baez Vol. 2    
Joan Chandos Baez as Joan Baez-vocals, classical guitar. With The Greenbriar Boys: John Herald-harmony vocals; Anton Robert Yellin as Bob Yellin-banjo; Ralph Rinzler-mandolin on Banks of the Ohio and Pal of Mine.
Produced by Maynard Solomon. Vanguard VRS 9094, september, 1961. Vanguard Studios, 71 West 23rd Street, New York City, circa June, 1961.
7. Wagoner’s Lad    
(unknown)
8. The Trees They Do Grow High    
(unknown, 18th century British song, arranged by Joan Chandos Baez)
9. The Lily of the West    
(unknown, Irish song, arranged by Joan Chandos Baez)
10. Silkie [The Great Silkie of Sule Skerry]    
(unknown, ancient Scottish song)
11. Engine 143    
(unknown, Hinton, West Virginia, circa 1890)
12. Once I Knew a Pretty Girl    
(unknown)
13. Lonesome Road    
(Naftule Schüldkraut aka Nathaniel Shilkret, Lemeul Eugene Lucas aka Gene Austin)     
14. Banks of the Ohio    
(unknown, 19th century)
15. Pal of Mine    
(Alvin Pleasant Delaney Carter aka A.P. Carter)    
Note: this is not the same composition as Blind Willie McTell’s country blues of the same name. This song is attributed to A.P. Carter, who adapted it from an old folk song and copyrighted it.
16. Barbara Allen    
(unknown, Scottish ballad, 17th century)
17. The Cherry Tree Carol    
(unknown Christmas carol & child ballad, circa early 15th century)
18. Old Blue    
(unknown, minstrel song, 19th century)
19. Railroad Boy [aka The Butcher’s Boy]    
(unknown, 19th century folk song derived from an English ballad)
20. Plaisir D’Amour    
(Jean-Pierre Claris de Florian, Jean-Paul-Égide Martini. English adaptation: unknown)

DISCOGRAPHY - DISC 3
In Concert    
Joan Chandos Baez as Joan Baez-vocals, classical guitar. Produced by Maynard Solomon. Vanguard VRS-9112, late 1962. Recorded by Reice Hamel in concert at various U.S. locations, summer of 1962.
1. Baby I’m Gonna Leave You    
(Anne Bredon née Anne Loeb)
2. Geordie (Child No. 209)    
(unknown, arranged by Joan Chandos Baez)
3. Copper Kettle    
(Albert Frank Beddoe)
4. Kumbaya [aka Come by Yuh]    
(unknown, negro spiritual, arranged by Joan Chandos Baez)
5. What Have They Done to the Rain [aka Rain Song and Just a Little Rain]    
(Malvina Reynolds, née Malvina Milder)
6. Black Is the Color (of my True Love’s Hair)    
(unknown, Scottish song, arranged by Joan Chandos Baez)
7. Danger Waters (Hold Me Tight)    
(unknown, Ghana folk song, arranged by Joan Chandos Baez)
8. Gospel Ship (When We’reTravelling Through the Air)    
(unknown, adapted by Alvin Pleasant Delaney Carter aka A.P. Carter, arranged by Joan Chandos Baez)
9. The House Carpenter (Child No. 243) [aka The Daemon Lover]    
(unknown, Scottish ballad, arranged by Joan Chandos Baez)
10. Pretty Boy Floyd    
(Woodrow Wilson Guthrie aka Woody Guthrie)
11. Lady Mary [aka The Sad Song]    
(unknown, Missouri, circa 1930, arranged by Joan Chandos Baez)
12. Até Amanhã    
(unknown, Portuguese song, arranged by Joan Chandos Baez)
13. Matty Groves (Child No. 81)    
(unknown, English folk ballad, 16th century, arranged by Joan Chandos Baez)


Joan Baez a été l’interprète de musique folk américaine la plus accomplie des années 1960. Devenue instantanément célèbre avec son premier album solo, elle a incarné le renouveau folk en proposant des versions touchantes, sincères, souvent définitives, de chansons anciennes. Non-conformiste proche de Bob Dylan, engagée pour la justice et la non-violence, cette femme intègre, entière, éprise de liberté fut l’une des inspiratrices du mouvement hippie. Accompagnée avec finesse par sa guitare, sa voix soprano d’une grande pureté formule ici des interprétations intenses exprimant des sentiments profonds. Bruno Blum raconte sa jeunesse, sa légende et la magie de ses premiers enregistrements dans un livret de 28 pages.    Patrick FRÉMEAUX

The most accomplished interpretive American folk singer of the 1960s, Joan Baez became instantly famous after the release of her first solo album. She embodied the folk revival with touching, sincere and often definitive versions of ancient songs. A close friend of Bob Dylan’s, a nonconformist, nonviolence and justice activist, Joan Baez is a whole, freedom-loving woman of integrity who did much to inspire the hippie movement. Harmonised with finesse by her own acoustic guitar, her flawless soprano voice formulates intense renditions of songs expressing deep feelings. Bruno Blum tells the story of her youth, her legend and the magic of her first recordings in a 28-page booklet.    Patrick FRÉMEAUX

DISC 1  
Folksingers ‘Round Harvard Square
 1. BANKS OF THE OHIO    2’34
 2. OH! WHAT A BEAUTIFUL CITY    3’18
 3. SAIL AWAY LADIES    2’44
 4. BLACK IS THE COLOR    2’39
 5. LOWLANDS    2’46
 6. WHAT YOU GONNA CALL YOUR PRETTY LITTLE BABY    2’27
 7. KITTY W/Bill Wood    1’59
 8. SO SOON IN THE MORNING W/Bill Wood    2’07
 9. CARELESS LOVE W/Bill Wood    2’11
10. DON’T WEEP AFTER ME W/Bill Wood, Ted Alevizos    2’45

Joan Baez
11. SILVER DAGGER    2’29
12. EAST VIRGINIA    3’39
13. FARE THEE WELL    3’17
14. HOUSE OF THE RISING SUN    2’52
15. ALL MY TRIALS    4’31
16. WILDWOOD FLOWER    2’34
17. DONNA DONNA    3’09

DISC 2
 1. JOHN RILEY    3’48
 2. RAKE AND RAMBLING BOY    1’55
 3. LITTLE MOSES    3’26
 4. MARY HAMILTON    5’51
 5. HENRY MARTIN    4’09
 6. EL PRESO NUMERO NUEVE    2’47

Joan Baez Vol. 2
 7. WAGONER’S LAD    2’13
 8. THE TREES THEY DO GROW HIGH    2’58
 9. THE LILY OF THE WEST    3’20
10. SILKIE    3’58
11. ENGINE 143    3’30
12. ONCE I KNEW A PRETTY GIRL    2’53
13. LONESOME ROAD    2’21
14. BANKS OF THE OHIO    3’07
15. PAL OF MINE    2’48
16. BARBARA ALLEN    4’14
17. THE CHERRY TREE CAROL    3’28
18. OLD BLUE    2’34
19. RAILROAD    2’28
20. PLAISIR D’AMOUR    3’07

DISC 3  
In Concert
 1. BABY I’M GONNA LEAVE YOU    2’58
 2. GEORDIE    3’37
 3. COPPER KETTLE    2’44
 4. KUMBAYA    3’34
 5. WHAT HAVE THEY DONE TO THE RAIN    2’55
 6. BLACK IS THE COLOR    2’50
 7. DANGER    3’40
 8. GOSPEL SHIP    3’01
 9. THE HOUSE    5’22
10. PRETTY BOY FLOYD    4’43
11. LADY    2’52
12. ATÉ AMANHà   2’27
13. MATTY GROVES    7’30


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