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FLETCHER HENDERSON & HIS ORCHESTRA

LES TROMPETTES
DE FLETCHER

1923-1941






Louis ARMSTRONG
Joe SMITH
Tommy LADNIER
Rex STEWART
Roy ELDRIDGE
Bobby STARK
+
Jimmie HARRISON
Bessie SMITH
Coleman HAWKINS
Ethel WATERS
Don REDMAN



Fletcher Henderson fut le grand visionnaire du jazz orchestral, pionnier du swing et à la tête d’un orchestre qui vit passer les meilleurs instrumentistes de son temps. Réalisé par Laurent Verdeaux, connu pour avoir permis la sauvegarde des enregistrements historiques du label Jazz Odyssey de Hugues et Louis Panassié, ce coffret 3 CD vient rendre un hommage inespéré à la musique du célèbre chef d’orchestre. Grâce au travail minutieux de restauration qui a été effectué par l’ingénieur du son Didier Périer, on peut écouter ici la musique de Fletcher Henderson dans des conditions optimales, totalement inédites à ce jour.   
Patrick FRÉMEAUX

Pourquoi cette équipe-là et ses trompettes ? Parce que, venu trop tôt pour pouvoir être enregistré en direct, le big band de Fletcher Henderson – dont les trompettistes étaient l’étendard - ne nous est connu en disque que moyennant d’innombrables contraintes techniques de prise de son, de durée et de fabrication qui en ont passablement brouillé, voire dégradé, l’image sonore.
Outils informatiques et originaux en mains, nous avons essayé de lui rendre une meilleure justice, de l’alléger de pesanteurs vieillottes et de nous rapprocher ainsi de son véritable son, fracassant et haut en couleurs, laissant entrevoir pourquoi ceux qui l’avaient entendu en action le plaçaient au-dessus de tous les autres.     Laurent VERDEAUX / Didier PÉRIER
Fletcher Henderson was the great visionary of orchestral jazz, a swing pioneer leading a band whose ranks included the greatest instrumentalists of his time. This 3CD set — prepared by Laurent Verdeaux, reputed for making it possible to preserve the historic recordings that Hugues and Louis Panassié made for their Jazz Odyssey label — comes as a surprisingly unexpected tribute to the music of this famous bandleader. Thanks to the painstaking work accomplished by sound engineer Didier Périer in restoring Fletcher’s music, we can now listen to his orchestra under the best conditions ever.   
Patrick FRÉMEAUX

Why this particular formation and its trumpeters? Because the big band of Fletcher Henderson was famous for its trumpet sections, yet it arrived too early to be recorded directly, and is only known to us on record after countless technical issues were overcome — the nature of the sound-takes themselves, their running-times, manufacturing flaws — leaving the band’s overall sound-image slightly muddied, and even eroded.
Using computer tools we had available and with recourse to various other original solutions, we have tried to do more justice to the orchestra, and relieve it of some of the weight of its years, in order to come closer to its true, sensationally colourful sound, and so allow a glimpse of the reasons why those who heard the band in action praised it to the skies, way above the others.    
Laurent VERDEAUX / Didier PÉRIER


FLETCHER HENDERSON & HIS ORCHESTRA
LES TROMPETTES DE FLETCHER

1923-1941
Par
Laurent Verdeaux et Didier Périer
Personnage complexe et même paradoxal, intraitable sur l’exécution mais laxiste quant à la discipline, gestionnaire limite j’m’en foutiste mais croulant sous les engagements, Fletcher Henderson fut le temps de deux décennies à la tête d’une formation que ceux qui l’ont entendue s’accordent pour la plupart à considérer comme la plus forte impression musicale de leur existence et, bien souvent, comme « la meilleure de tous les temps ».
Ce premier des grands orchestres est un extraordinaire chaudron musical. On y vit musique, on y mange et on y boit musique, on y dort (peu) et on y rêve musique. Et on phosphore… Don Redman y invente l’art de l’arrangement, relayé par Benny Carter et plus tard par Fletcher lui-même, Coleman Hawkins et Jimmy Harrison y révèlent le saxophone ténor et le trombone en tant qu’instruments solistes, et le drummer Joseph Marshall, anobli par ses pairs et proclamé « Kaiser » y conçoit la double cymbale connue plus tard sous le nom de « charleston ».
Coqueluche des mamas fondatrices du temps de la Blue Craze, Fletcher est très présent à leurs côtés : lui et son équipe inventent également l’art d’accompagner les chanteuses, ce qui n’est pas toujours une mince affaire…
Il est difficile à notre époque de se faire une idée de ce qu’on a appelé plus tard The Roaring Twenties, tellement l’explosivité sociale et créatrice de cette décennie défie l’imagination. Harlem en ce temps-là ? Une sorte de maison de fous. Et d’abord fous de musique : la population est jeune, ambitieuse et décomplexée, elle aime danser, rire et pleurer et la musique est là pour ça, partout. Sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L’endroit attire un tas de musiciens venus d’un peu partout, la compétition règne, certains jouent jusqu’à quatorze heures par jour… les réputations se font et se défont, le challenge est permanent et le niveau d’exigence finira par atteindre des sommets.
L’argent ? Pas de problème : les gangsters adorent le jazz, invention d’autres proscrits, s’en servent comme produit d’appel de leurs petits et gros commerces et le dollar circule. Et puis le quartier est devenu un endroit à la mode, très prisé par la population new yorkaise (blanche) qui s’y encanaille, assidue de lieux où l’on ne mélange pas l’orchestre et le service (noirs) avec la clientèle : le Roseland ou le Cotton Club sont les plus courus.
C’est dans cet univers trémulant, tremendous, qu’a débarqué de sa Géorgie natale, par un jour de l’été 1920, un jeune étudiant en chimie nommé James Henderson, venu poursuivre ses études à la Columbia University. Grand, svelte et élégant, clair de peau (ça compte), intelligent et cultivé, il vient d’une bourgeoisie noire militante très engagée dans la défense des droits civiques. Son père, Fletcher Henderson Sr, enseigne les mathématiques, le latin et le grec à Cuthbert (aux confins de la Géorgie et de l’Alabama), dans un collège « colored ». Il en deviendra le pro­viseur - l’établissement porte aujourd’hui son nom. Sa mère, née Ozie Lena Chapman, est une excellente musicienne.
Chez les Henderson, tout le monde joue du piano : on attache énormément d’importance à la musique (classique et lyrique, mais pas de jazz à la maison !). Le futur Fletcher Jr, aîné de trois enfants, est mis au clavier dès l’âge de six ans (son petit frère, Horace, fera aussi parler de lui). A son adolescence, il doit quitter le cocon familial pour Atlanta et le lycée, où il développe une certaine passion pour la pratique du base-ball (gaucher, il est un redoutable lanceur) et du football (américain). Prié par ses professeurs de choisir entre le clavier et les risques musculaires, il optera… pour le football ! Plus tard, la poursuite de son cursus lui impose de s’expatrier de nouveau et, cette fois-ci, très loin de Cuthbert.
A peine parvenu à New York, le futur ingénieur trouve un travail de laborantin et un logement, en commun avec un jeune pianiste qui anime un bateau d’excursion sur la Hudson River. Le roommate tombe malade, Henderson le remplace au pied levé et finit par devenir titulaire du poste : adieu chimie, bonjour musique… bonjour aussi à Leora, sa future femme, qui joue de la trompette sur le même bateau ! James en profite pour changer de prénom : il sera désormais Fletcher… mais tout le monde l’appellera « Smack » à cause d’un petit tic verbal – dont était également coutumier un de nos anciens présidents -, doublé d’une tendance à faire claquer le bisou, qu’il a facile.
Le piano nautique mène à tout, y compris chez Henry Pace & William C. Handy, éditeurs de musique, et à un piano permettant la présentation au public des productions de la société. Bonne pioche : un peu plus tard, Pace décide de faire cavalier seul en fondant un label de disques - qu’il appellera Black Swan -, et d’en nommer le jeune Fletcher directeur musical. Le promu n’est alors même pas à New York depuis un an… mais il faut dire que ses origines et son profil le placent dans les strates supérieures de la société harlémite et du réseau géorgien local.
L’époque est aux productions ethniques, baptisées « Race Records » (et beaucoup plus tard, plus pudiquement, « Rhythm and Blues »). La communauté noire représente un marché important (elle n’est pas la seule), et toute une industrie naissante ouvre une branche dans cette direction. Mais le disque n’est pas une bonne affaire que pour les labels producteurs : vecteur de première importance pour la promotion et l’expansion du jazz, il permet aussi à des musiciens éparpillés dans un immense pays de s’écouter et de s’étudier assidûment les uns les autres.
Jusqu’en 1925 (et même jusqu’en 1928 dans certains cas), on en est encore aux techniques acoustiques d’enregistrement. Difficile à imaginer de nos jours : ni confort numérique, ni post-production. Les musiciens sont placés devant une sorte de panneau mural d’où dépasse un cornet acoustique (ou plusieurs, reliés entre eux par le petit côté). De l’autre côté de la cloison, le son véhiculé par un tube actionne une membrane où est fixée une aiguille, laquelle trace son sillon dans la cire molle d’une galette en rotation, la gravure progressant à chaque tour selon le réglage d’un dispositif à vis sans fin. Parfois, la vitesse du plateau est accélérée ou ralentie, pour rendre le résultat commercialisé plus entraînant ou plus langoureux !
A partir du printemps 1925, l’apparition progressive du système d’enregistrement Western Electric change la donne. Le spectre sonore s’élargit aux harmoniques graves, la platine d’enregistrement est isolée du studio et les instruments jusque-là prohibés deviennent agréés. Tout le monde se place sous un micro unique et suspendu, selon les instructions d’un véritable ingénieur du son. Le résultat s’améliore et le confort des musiciens aussi, mais les facteurs de stress subsistent : le « sans faute » est impératif, l’écoute d’une gravure est toujours destructive (il y a bien des double platines, mais pas pour les « Race Records ») et la limite de durée d’une face reste inchangée et contraignante : trois minutes vingt-cinq...
L’enregistrement, avec toutes les contraintes techni­ques et humaines qu’il représente, ne peut constituer qu’une sorte de reflet, et la production hendersonienne en a beaucoup pâti, plus que celle de l’orchestre Ellington au même moment : Duke, dont la première vocation était l’architecture, était dès ses débuts tourné vers la construction d’une œuvre, là où Fletcher,
ex-futur chimiste, s’est essentiellement attaché aux produits. Les premiers arrangements ellingtoniens, souvent formatés selon des tableaux de revue, sont déjà conçus en fonction des limites du 78 tours. Chez Fletcher, tout est tourné vers la danse, vers toutes les danses : l’orchestre est même très réputé pour l’interprétation des valses - jamais enregistrées, production ethnique oblige ! Ce qu’il joue au Savoy ou au Roseland fait la part belle aux improvisations : la durée des morceaux n’est pas verrouillée, la seule contrainte est de rendre heureux les pieds des danseurs. Les arrangements sont faits pour eux et certains morceaux dépassent facilement dix minutes. Les musiciens peuvent prendre leurs risques et exprimer en totale liberté leur inspiration, avec un tonus resté dans toutes les mémoires, qu’il soit individuel ou collectif. Beaucoup d’arrangements « de tête » sont utilisés, que l’on joue comme un seul homme. Parfois, même, on « envoie » directement, sur une idée du moment. Count Basie suivra plus tard cet exemple-là.
A ses débuts, parallèlement à son activité (assez débordante) au studio, Fletcher Henderson organise des petites formations. Mais il rêve alors d’une carrière à la Paul Whiteman, et déjà d’un grand orchestre. Sa rencontre avec Don Redman au début de l’année 1923 va être déterminante… Don Redman, sorte d’enfant-prodige, ne pouvait pas mieux tomber : son rêve à lui est la mise en arrangements des tonnes d’idées dont il est porteur. L’exigence est au rendez-vous et le restera : le personnel de l’orchestre sera désormais modelé en conséquence, côté technique comme côté lecture. Cette sélectivité associée à la garantie d’une paie confortable permettra l’engagement des meilleurs musiciens : les surdoués n’ont jamais manqué dans cet orchestre-là.
Drôle d’orchestre… qui se constitue à l’occasion en équipe de baseball et où on organise des concours de bouffe et des courses de voitures ! C’est aussi une sorte de famille, sur le destin de laquelle veille attentivement Leora, devenue Mrs. Henderson. La jeunesse des musiciens laisse rêveur : dans les premiers temps, la moyenne d’âge y est de 21 ans et aux grandes périodes de l’orchestre elle ne dépassera jamais 28 ans, moment des grandes performances sportives. En ces temps de compétiteurs enragés, les grands dancings organisent des batailles d’orchestres annoncés comme les matches de boxe !
Drôle d’orchestre : on serait presque disposé à payer pour y jouer… évoquant 1933, époque de vaches maigres et de salaires incertains, Dickie Wells en témoignera : « Chez Fletcher, dès que vous commenciez à jouer, dès que vous aviez envoyé la première note de ces bons arrangements, tout le reste était oublié ». Et Walter Johnson d’ajouter : « Cet orchestre était tellement bon que j’y aurais joué pour rien ! ».
Bon pianiste au talent d’accompagnateur très apprécié, Fletcher Henderson était aussi un véritable champion du casting. Sa ligne de conduite : détecter les plus grands solistes et les associer à une section rythmique surpuissante. Avoir choisi successivement Kaiser Marshall, Walter Johnson et Sidney Catlett pour en tenir la batterie est éloquent sur le but poursuivi, surtout en présence de bassistes « pousseurs » comme June Cole ou John Kirby.
Mais ce sont douze trompettistes qui ont donné à son histoire le souffle qui créée la légende : qu’elle annonce le Jugement dernier, fasse tomber les murs de Jéricho ou domine l’histoire du jazz par Louis Armstrong interposé, la trompette est par excellence l’instrument des grandes épopées, celui qui troue le temps et l’espace… et qui met les danseurs en lévitation. Voilà pourquoi nous avons choisi Les Trompettes de Fletcher comme fil conducteur, tout en nous efforçant, via une post-production sur les moyens de laquelle nous resterons d’une discrétion tombale, de dépoussiérer les sonorités de leur nuance vieillotte, de dégoupiller les falsifications rotatoires et d’obtenir un son qui soit le plus contemporain possible. Nous demandons naturellement toute l’indulgence de l’auditeur quant à l’inégalité des résultats obtenus, liée à celle des moyens d’enregistrement, et soulignons être tributaire des techniques acoustiques jusqu’à la plage 10 incluse, plus les plages 17 et 23 du premier CD, ainsi que pour toutes les faces publiées entre 1926 et 1928 sous le label Harmony (série à bon marché destinée par la Columbia aux épiceries et acoustiquement enregistrée dans des studios obsolètes… l’orchestre y apparaît sous un faux nom, et pas souvent au complet !).
La toute première plage, Gulf Coast blues, représente juste une sorte de document, d’illustration d’un point de départ. Il s’agit d’une galette labellisée Paramount (ce que l’on peut trouver sous ce label est généralement assez usé et enregistré « lointain »). Premier trompette, Elmer Chambers (qui joue le solo wa-wa) est sous l’influence de Johnny Dunn et de Charlie Creath, mais il y a du King Oliver dans ce qu’on entend de la partie de Joe Smith au début du morceau. Lui, c’est un vrai phénomène : présenté deux ans plus tôt (il a alors dix-neuf ans) à Ethel Waters comme batteur, il lui fait une telle impression au cornet que la grande dame le prie de désormais s’y consacrer exclusivement s’il veut travailler avec elle. On ne résiste pas à Ethel Waters ! Mais Joe Smith (que l’on retrouvera plus loin) aime trop les tournées pour rester chez Fletcher, où l’on rencontre ensuite (Charleston crazy et Chicago blues) un premier tandem de trompettistes, formé de Elmer Chambers et de Howard Scott, qui resteront côte à côte pendant un an. Sur ce, le leader souhaite étoffer la section et y inclure en soliste un intéressant jeune cornettiste nommé Louis Armstrong entendu à la Nouvelle-Orléans au printemps 1922 et qui accepte, à sa grande surprise, sa proposition. Louis Armstrong quitte Chicago et le voilà à New York, sorte de paysan parmi les déjà stars hendersoniennes, et aussitôt avec elles sur la scène de l’Apollo, où Fletcher le présente au public. Mais il y a là l’orchestre maison, où joue Joe Smith… considérés comme champions respectifs de deux écoles opposées qui font alors controverse à Harlem – celle de l’Est et celle du Sud –, les deux trompettistes se livrent une empoignade mémorable. Le Sud en sort finalement vainqueur et Louis Armstrong devient une sorte d’idole. Mais Fletcher ne le fait pas chanter et ne lui confie pas assez de solos à son goût. Son rôle se limite à l’improvisation « hot », et c’est sabre au clair qu’il traverse cette année-là. Il n’est que d’entendre Shanghaï shuffle ou Money blues pour se rendre compte à quel point, dès qu’il intervient, tout change d’attitude et d’altitude autour de lui. Sa présence pèse encore davantage sur Sugar foot stomp et sur The meanest kind of blues, où il joue plus longuement et magnifiquement. Comme le dira Don Redman : « musicalement, il a complètement changé l’idée que nous nous faisions de cet orchestre ». Même les arrangements porteront souvent la trace de son passage…
Sur ce, il repart, déçu, pour Chicago. Dans l’orchestre, on efface tout côté trompettes. Le nouveau tandem de solistes sera formé de Joe Smith et de Tommy Ladnier.
Grâce aux Panassié Sessions de 1938 et aux récents travaux de l’équipe Vernhettes-Lindström, Tommy Ladnier est bien documenté, musique, biographie et iconographie. Mais Joe Smith, fabuleux musicien, reste peut-être le trompettiste le plus oublié et méconnu de toute l’histoire du jazz. Toujours calme et détendu, sa souplesse d’exécution, sa technique irréprochable, sa parfaite maîtrise de l’instrument, s’accompagnent d’une sonorité très riche que personne n’a jamais pu retrouver (et ce n’est pas faute d’avoir essayé !). Dans le grave du cornet, cette sonorité est tellement large qu’on le prendrait facilement pour un trombone, comme dans le début du Young woman’s blues enregistré avec Bessie Smith. A la trompette, son efficacité l’a longtemps fait confondre avec Tommy Ladnier dans certains morceaux (le débat n’est pas clos) et même avec Louis Armstrong (dito). Poète au style original, inspiré et lyrique, capable de mettre toute son âme dans un simple exposé (Jackass blues), il fait parfois pleurer le public d’émotion. Ailleurs, il développe volontiers un discours à tiroirs, rebondissant et toujours très construit (The Stampede, Stockholm stomp). Comme accompagnateur, enfin, il est exceptionnel et ardemment réclamé par les divas. Chose intéressante, quand on entend distinctement la partie de premier trompette jouée par son grand frère Russell dans certains morceaux (Hop off, par exemple), on remarque dans le timbre quelque chose de commun : un son « de famille » en quelque sorte.
Tommy Ladnier, son voisin de pupitre pour un an à partir de l’automne 1926, est, lui aussi, un des grands trompettistes « historiques ». Avec lui, l’expression « mettre le feu » trouve sa pleine signification : sa sonorité rugissante, son phrasé à l’emporte-pièce, l’éloquence flamboyante de son discours, boustent un collectif fletchérien qui vient à peine de digérer l’apport de Louis Armstrong. Tout juste arrivé, il montre de quel bois il se chauffe dans The Chant, sorte de torride concerto enregistré dans des conditions techniques rocambolesques : l’orgue de Fats Waller se trouve dans un autre espace que l’orchestre, il y a du décalage dans le son ! Mais rien n’arrête cette force-là.
L’idée de placer côte à côte le guerrier et le poète, le rough et le smooth, le calme et la tempête, était risquée. Elle s’avère géniale : Joe Smith et Tommy Ladnier se montrent hautement compatibles…et King Oliver y est pour beaucoup.
On n’a pas idée de l’aura qui était celle de « Papa Joe » au milieu des années vingt : les musiciens connaissaient ses disques par cœur, et ceux qui avaient l’occasion d’une résidence à Chicago se précipitaient au Lincoln Gardens pour l’entendre en direct. C’est dans cette influence commune qu’il faut chercher ce qui lie Joe Smith à Tommy Ladnier, se succédant en toute connivence dans de nombreux morceaux. Dans Snag it, chacun restant soi-même, la sérénité et l’inspiration de Joe Smith (qui reprend là, justement, le fameux break du King) viennent répondre à la clameur de Tommy Ladnier, plus que jamais à son affaire quand il s’arrache au début de ce fameux blues. Un peu plus loin, dans la partie sur tempo rapide, c’est comme un seul homme qu’ils en exécutent à la tierce les réponses, à tel point que l’auditeur non prévenu n’y entend souvent qu’une seule trompette.
Ajoutez à ces deux phénomène le génie de « narrateur » de Jimmy Harrison (ah, les trombones de Fletcher !), la violence de Coleman Hawkins, la virulence de la clarinette virtuose de Buster Bailey : pas étonnant que tant de gens aient placé cet orchestre-là au-dessus de tous les autres ! Les chefs d’œuvre pullulent dans le deuxième CD, où nous avons placé en enclave Senegalese stomp, qui permet d’entendre à la fois, très bien rendues, la puissante voix de Tommy Ladnier et le trombone de Jimmy Harrison en pleine liberté, dans une petite formation organisée par Clarence Williams.
Personne ne sait très bien pourquoi Ladnier décide de quitter l’orchestre de Fletcher Henderson fin 1927. L’appel du grand large, sans doute… surtout qu’il part pour l’Europe, où la ségrégation n’est pas de mise.
Avant de partir, il fait un tour au studio pour accompagner l’Impératrice. Dans ce rôle aussi, il montre beaucoup de talent (Dying by the hour). Et pour finir, le voici plus volcanique que jamais dans Hop off, superbement arrangé - Basie aura bien raison de dire plus tard que dans un seul arrangement de Don Redman, il y avait assez d’idées pour en faire trente-deux autres !
En octobre 1928, c’est au tour de Joe Smith de mettre à la voile, pour rejoindre les McKinney’s Cotton Pickers. Depuis le début de l’année, il faisait équipe avec Bobby Stark, venu remplacer Tommy Ladnier : on les trouve ensemble dans le King Porter stomp qui inaugure le troisième CD et contient les dernières interventions de Joe Smith chez Fletcher. Rex Stewart le remplace : un nouveau tandem est né.
Pour qu’une paire de trompettistes fonctionne réellement, il faut que la rivalité cède le pas à l’émulation et même à la complicité. C’était le cas pour l’association de Joe Smith et de Tommy Ladnier et il en sera de même pendant presque quatre ans pour celle de Bobby Stark et de Rex Stewart. Leur inspiration les porte à cette « oblicité » dans le discours qu’on trouvera un peu plus tard chez Bill Coleman. Mais, comme leurs illustres prédécesseurs au style plus direct, leurs personnalités différent : autant Bobby Stark est expansif jusqu’au jubilatoire (quelle meilleure illustration du bonheur de jouer que l’exposé de My pretty girl), autant Rex Stewart se montre le plus souvent agressif et rageur. Il est déjà passé, brièvement, par l’orchestre Fletcher Henderson en 1926, sur la recommandation de Louis Armstrong, à qui il avait succédé. Il dira plus tard qu’à tout juste dix-neuf ans, cette chaise-là était bien trop grande pour lui : Jackass blues le montre alors stressé et son solo « à la Louis » dans Alabama stomp, est efficace, mais un tantinet crispé. Trois ans plus tard, il a trouvé son style, développé une technique bien à lui pour faire « parler » son cornet-trompette et cultivé une ahurissante rapidité de doigté. Il s’est installé au premier plan : son solos de Sugar foot stomp, la vigueur de son exposé du verse de I’m crazy ‘bout my baby, sa manière de rendre hommage à Bix Beiderbecke (un de ses grands hommes) dans le Singin’ the blues gravé pour Melotone, en témoignent. A ses côtés, la vigoureuse trompette de Bobby Stark fait merveille, y compris quand il montre la facette de son talent influencée par les growls de Bubber Miley. Nous avons inclus ici les trois faces de la séance du 6 avril 1928, archaïquement enregistrés pour le label Har­mony mais qu’il considérait comme les meilleures de sa carrière : Oh baby, Feeling good et I’m feeling devilish.
La famille hendersonienne passe les temps de crise en courbant l’échine, mais parvient à survivre dans le contexte difficile des années 1929-1932. C’est une époque où la radio se développe : la ménagère aime les crouneurs et on commence à en entendre beaucoup (et même beaucoup trop) dans les disques. Ainsi le veut le marché, et nous espérons que vous prendrez du bon côté les parenthèses roucoulantes de Singin’the blues (l’autre, publié par Columbia) et de Sugar. Les deux trompettes y jouent superbement et vous pourrez apprécier la facilité de John Kirby à passer du tuba à la contrebasse à cordes, découvrir le violon d’Edgar Sampson (alias « Mama’s Boy ») et vous régaler de la cymbale « dansante » de Walter Johnson.
1933… les choses ne s’arrangent par pour l’orchestre et se gâtent franchement pour Rex et Bobby, qui se font proprement virer, le premier en juin au motif d’avoir critiqué larga voce un planning sursaturant et le second six mois plus tard pour sa ponctualité dans le retard, systématique, insolente et même pas essoufflée. En réalité, Rex est évincé au profit de Red Allen. Il ne digérera jamais l’incident, ce qui vaudra beaucoup plus tard à son successeur une éloquente leçon lors de l’une des séquences filmées de The Sound of Jazz. Alors encensé et même plébiscité par ses confrères, la critique et la vox populi, Red Allen entraîne, par sa seule présence, le rétablissement d’une réputation fletchérienne bien entamée. De nos jours, les avis sont partagés sur le talent de ce musicien, et nous vous laisserons juge du solo typiquement Red Allen qui marque Minnie the Moocher wedding day, enregistré à l’automne 1933 sous le nom de Horace Henderson.
En 1934, il partage les solos de trompette avec Irving Randolph, dit « La Souris », musicien originaire de St Louis et excellent instrumentiste et swingman, comme son solo dans Shanghaï shuffle, bien ficelé et démontrant un certain sens du gag, vous le confirmera. Ce morceau, enregistré en septembre de cette année-là lors d’une session très réussie qui s’étend sur deux jours, a été arrangé par Fletcher lui-même : après Don Redman puis Benny Carter, le leader s’est fait arrangeur, et avec quel talent… plus tard, c’est à sa plume que Benny Goodman devra l’essentiel de son succès : plus de deux cents partitions du répertoire de son big band ont comme auteur celui qui est devenu, dès 1935, l’arrangeur-maison de l’autoproclamé « King of Swing ». Et ça vaut mieux pour lui : les affaires vont alors très mal pour son propre orchestre. Et pourtant, « Smack » va se refaire une santé l’année suivante, autour d’un formidable tandem trompette-saxophone ténor – Roy Eldridge et Leon « Chu » Berry - et grâce au succès national d’un arrangement de Christopher Columbus qui fera mouche.
Roy Eldridge, c’est alors le trompettiste qui monte. Professionnel depuis ses quinze ans, c’est un instrumentiste brillantissime, à la fois virtuose et punchy. Plus tard, il se laissera parfois aller à des démonstrations de virtuosité un peu gratuites, mais la petite année qu’il passe chez Fletcher le montre constamment inspiré et efficace. Quant aux déboulés de Chu Berry, ils font le bonheur de Sidney Catlett, alias « Big Sid », venu relayer le grand Walter Johnson pour Grand Terrace swing, Blue Lou et Stealin’ apples (qui s’ouvre sur un entier chorus de piano, le seul que Fletcher ait jamais enregistré avec son big band). Comme vous pourrez l’entendre, Chu Berry est le genre de musicien qui « fait jouer » le batteur !
Les mêmes se retrouveront le 4 août de cette année-là (Shoe shine boy, où Roy Eldridge chante, et You can depend on me), puis les choses deviennent de nouveau passablement chaotiques pour la formation hendersonienne, qui passe au second plan des soucis de son chef… la collaboration goodmanienne devient prépondérante.
Il reste à évoquer les deux derniers Trompettes de Fletcher. Dès fin 1936, Emmett Berry a succédé à Roy Eldridge. L’as du casting connaît des hauts et des bas, mais il a encore frappé : Emmett Berry, dont le style s’apparente à celui de son prédécesseur, fait partie des grands trompettistes (comme des grands méconnus !). On le retrouve en février 1940 (Shufflin’ Joe) dans une session de Horace Henderson réputée dirigée par son grand frère. On remarquera au passage que Henderson cadet a lui aussi l’arrangement efficace et le souci d’une rythmique qui sait ce que pulser veut dire. Un peu plus tard, dans un autre genre et au sein du même big band, Emmett Berry grave un superbe Ain’t misbehavin’. Toute la face lui est consacrée, de même que l’arrangement et jusqu’à l’étiquette qui mentionne son nom !
Fin 1940, come-back : tout repart sur un engagement de longue durée au Roseland, déjà port d’attache de l’orchestre au début des années vingt. Le trompettiste-solo vient du grand orchestre de Coleman Hawkins. Il a nom Herbert Lee Holland et tout le monde l’appelle « Peanuts ».
« Voilà les plus beaux jours de ma vie » dira-t-il plus tard « rien que les arrangements de l’orchestre étaient merveilleux, on ne se lassait pas de les jouer… en fait, chez Fletcher, on écoutait plus qu’on ne jouait ! ».
Au printemps 1941, chez Columbia, personne ne pourrait imaginer que c’est la dernière fois que « Smack » amène son big band régulier au studio. Son arrangement de Let’s go home est déjà dans le style qu’apporteront chez nous les Américains en même temps que les bas nylon. On y entend le douzième et dernier des Trompettes de Fletcher dans un solo un peu foufou. Plus tard, Peanuts Holland se fixera en Europe et l’influence de Louis Armstrong fera son chemin.
L’orchestre va poursuivre son parcours : il en reste quelques transcriptions radio. Les anciens le quittent dès le début 1942 et le personnel sera désormais composé et recomposé au coup par coup, au gré des engagements. A l’automne 1945, la guerre est finie, les grands orchestres quittent un à un le terrain et celui de Fletcher (qui mourra en 1952) joue les dernières double-croches d’une fantastique aventure musicale.
Faute d’enregistrement « live » d’époque (Bill Savory, qui nous a récemment révélé Count Basie en liberté, n’est pas encore sur le terrain), nous avons tenu à conclure sur une plage enregistrée en 1957 par la famille fletchérienne réunie à l’initiative de Rex Stewart : pas de contraintes de temps, head arrangement mis en place dans l’instant, liberté d’improvisation des musiciens. Aussi enragés qu’au bon vieux temps !
Ainsi pourrez-vous entrevoir pourquoi ceux qui l’avaient entendu en action plaçaient l’orchestre de Fletcher Henderson au-dessus de tous les autres.
Laurent Verdeaux
Didier Périer

© Frémeaux & Associés 2020



BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

Les ouvrages et publications suivantes nous ont été en particulier d’une grande utilité
pour la réalisation du coffret Les Trompettes de Fletcher :
- LA VIE EN BLUES, par Ethel Waters et Charles Samuels (édition française de His eye is on the sparrow), éditeur Robert Laffont, 1952
- ECOUTEZ MOI CA, par Nat Shapiro et Nat Hentoff (édition française de Hear me talkin’ to ya), éditeur Corréa Buchet/Chastel, 1956
- WHO’S WHO OF JAZZ, par John Chilton, éditeur Bloomsbury Book Shop, 1970
- HENDERSONIA, par Walter C. Allen, éditeur First Edition, 1973
- JAZZ FROM THE BEGINNING, par Garvin Bushell, éditeur Da Capo Press, 1988
- JAZZ MASTERS OF THE 30’s, par Rex Stewart, éditeur Da Capo Press, 1972
- BOY MEETS HORN, par Rex Stewart et Claire Gordon, éditeur University of Michigan Press, 1991
- THE UNKROWNED KING OF SWING, Fletcher Henderson and Big Band Jazz, par Jeffrey Magee, éditeur Oxford University Press, 2004
- POPS, par Terry Teachout, éditeur Houghton-Mifflin-Harcourt, 2009
- TRAVELLIN’ BLUES, The life and music of Tommy Ladnier, par Bo Lindström et Dan Vernhettes, éditeur Jazz’ Edit, 2009
- MA RAINEY, par Karl Gert zur Heide, Doctor Jazz Magazine, 2010-2011
- LE MONDE DE LA TROMPETTE ET DES CUIVRES, par Michel Laplace, CD-ROM édité par l’auteur, 2014
- RACE RECORDS AND THE AMERICAN RECORDING INDUSTRY, par Allan Sutton, éditeur Mainspring Press, 2016
- BULLETIN DU HOT CLUB DE FRANCE articles et chroniques par Hugues Panassié et ses successeurs (1951-2019)

REMERCIEMENTS
Laurent Verdeaux et Didier Périer remercient très chaleureusement :
- Dominique Brigaud, Jean-Claude Vartanian et Alain Marquet, éminents collectionneurs et musiciens, tous trois anciens des Dumoustier Stompers, pour nous avoir prêté, avec une confiance aussi aveugle que justifiée, nombre de leurs précieuses galettes.
- Jean-Pierre Tahmazian, pour avoir mis à notre disposition un travail de numérisation fort utile, réalisé il y a quelques années en collaboration avec Dominique Samarcq.
- La ville de Villefranche-de-Rouergue et Daniel Alogues, directeur de la médiathèque Hugues-Panassié, pour son accueil et l’accès à la collection de Hugues Panassié.
- La Bibliothèque nationale de France et Anne Legrand, conservateur en chef au Département de la musique, ainsi que Bertrand Bonnieux, conservateur en chef au Département de l’audiovisuel et Luc Verrier, responsable des travaux techniques et de la restauration des phonogrammes, pour leur accueil et l’accès à la collection de Charles Delaunay.




FLETCHER HENDERSON & HIS ORCHESTRA
FLETCHER’S TRUMPETS

1923-1941
By Laurent Verdeaux & Didier Périer

Fletcher Henderson, familiarly known as “Smack”, spent two whole decades fronting a magnificent band. Everyone who heard the orchestra play consi­dered it to be the greatest experience of their lives, even often saying that the band was “the best of all time.” It was the first of the great orchestras and an extraordinary melting pot for music. It was here that Don Redman invented the art of arranging; here that Coleman Hawkins and Jimmy Harrison revealed the tenor saxophone and the trombone as solo instruments; and it was here that drummer Kaiser Marshall invented the two-cymbals combination called the hi-hat. Fletcher and his crew would also invent the art of accompanying the divas of the Blue Craze.
Henderson was a good pianist appreciated for his talents as an accompanist, but also the world’s “all-comers casting champion”: he chose the greatest soloists to play with his orchestra’s ultra-powerful rhythm sections. But it was his trumpeters who brought an epic sound to the band and made it one of a kind. Hence the choice of “Fletcher’s Trumpets” to describe this evocation of his music.
Between 1923 and 1941, Fletcher Henderson featured twelve solo trumpets. The first pair was made up of Elmer Chambers and Howard Scott, who played alongside each other for a year. But when Fletcher wanted to fill out his brass section, he remembered an interesting young cornet he’d met in New Orleans in the spring of 1922, and whose name was Louis Armstrong. He hired him. Henderson gave him a single role, that of a “hot” improviser, and the man later referred to as “Satchmo” charged across the band’s firmament like a comet in the year he spent with Fletcher. Don Redman would say, “Louis, his style, and his feeling, changed our whole idea about the band musically.”
A new tandem of trumpeters joined at the end of 1926, namely Joe Smith and Tommy Ladnier. A fabulous musician, Smith remains perhaps the least well-known and most-forgotten trumpeter in jazz history. His relaxed calm, flexible execution, and faultless technique matched his mastery over his instrument and an extremely rich sound. As for Ladnier, he would also become one of the great “historic” trumpets associated with Fletcher, and the expression “he set the house on fire” seemed to have been coined for him: his roaring sound, punched-out phrasing and flamboyant eloquence completed a discourse that boosted a Henderson formation that had only just recovered from digesting Armstrong’s contributions.
The drive behind this band was unstoppable, although Fletcher’s idea had been a risk: he had put a Southerner (Ladnier) alongside a man from the East (Smith came from Ohio), and the combination was poet and warrior, the lull and the storm. But Fletcher was a genius: the pair turned out to be compatible and the bandleader was indebted to King Oliver’s influence.
In 1928 came a new pair of horns, Bobby Stark and Rex Stewart, who were as thick as thieves and yet very different characters: Stark was expansive and almost gleeful, while Rex Stewart was combative and fiery to the point of detonation. By 1933, however, the orchestra was struggling and Bobby and Rex were dismissed…

Red Allen, praised to the skies by his peers, the critics and the vox populi, would now make his entrance and single-handedly steer the band back to its former renown. A year later he was sharing solo trumpet duties with Irving Randolph, known as “Mouse”, an excellent swing musician with a taste for a practical joke. After Don Redman and Benny Carter, Fletcher took his turn at arranging and another facet of his talent became obvious… in fact his skills would (much later) be a major factor in the success of Benny Goodman’s orchestra: more than two hundred of his scores went into the book of the self-proclaimed “King of Swing”, whose “house” arranger Fletcher later became.
The end of 1935 saw the arrival of Roy Eldridge, who was seen as “promising.” Only twenty-four, Roy had been playing professionally since the age of fifteen and he was a brilliant instrumentalist, a punchy, virtuoso trumpeter who was constantly inspired and just as efficient a player as the band’s other star in that period, tenor saxophonist Leon “Chu” Berry.
Beginning in 1938, life became chaotic in for the Henderson big band: it was no longer Fletcher’s priority, as he was devoting most of his time to his association with Benny Goodman...
We should still leave room to mention the final two horns that counted amongst the dozen gifted musicians who played with this band. Emmett Berry had taken over from Roy Eldridge as early as the end of 1936, and his style was something like that of his predecessor. Fletcher’s knack for casting a trumpet section showed itself to be as strong as ever: Emmett Berry was one of the best… and also one of the least known!
At the end of 1940, the band headed for a lengthy booking at the Roseland (the ballroom had already been its home port in the early Twenties), this time with a new solo trumpeter in the shape of Herbert Lee Holland — everyone called him “Peanuts” — who would say later, “Those were the best days of my life. The band’s arrangements alone were marvellous, we never got tired of playing them… with Fletcher, in fact, we did more listening than playing!”

The orchestra’s path continued, and a few radio transcriptions remain to testify to its activities. The early members started moving on early in 1942, and until 1945 the band’s line-up would be composed ad hoc as bookings came and went. No “live” recordings were made over the period (Bill Savory wasn’t around yet) but we wanted to conclude with a track recorded by a large Fletcher group brought together by Rex Stewart in 1957 (5 years after Fletcher Henderson’s death): there were no time constraints, with the musicians playing head arrangements put together on the spot and freely improvising. They sound as wild as the band did in the old days! It gives you more than a little insight as to why those who heard Fletcher Henderson’s orchestra in action placed it way above all the others.
Laurent Verdeaux
Didier Périer

English Adaptation : Martin Davies
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2020



LES TROMPETTES DE FLETCHER - DISCOGRAPHIE


DISQUE 1 / DISC 1

FLETCHER HENDERSON’S ORCHESTRA
Elmer Chambers, Joe Smith (ct); prob. George Brashear (tb); Don Redman (cl, as); unknown (ts); Fletcher Henderson (p); prob. Charlie Dixon (bj).
New York City, 15-20/05/1923
1. GULF COAST BLUES (C.Williams)     3’04
Paramount 20235/mx 1413-1
Solistes : Chambers/J.Smith, Redman (cl), Chambers, Redman (cl).
Played by FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Elmer Chambers, Howard Scott (ct); prob. Teddy Nixon (tb); Don Redman (cl, as); unknown (as); Fletcher Henderson (p); prob Charlie Dixon (bj); prob. Coleman Hawkins, bass sax.
New York City, 30/11/1923
2. CHARLESTON CRAZY (Grainger-Ricketts)     2’45
Vocalion 14726/mx 12376
Solistes : Chambers (break par Scott), Redman/Scott, Nixon/Scott, Scott (breaks), Redman (break). Elmer Chambers mène les ensembles.
HENDERSON’S DANCE ORCHESTRA
Elmer Chambers, Howard Scott (ct); Teddy Nixon (tb); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); prob Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 05-09/02/1924
3. CHICAGO BLUES (Biese-Altjere-Williams)      2’48
Pathé 036069/mx n105120
Solistes : Nixon (break par Henderson), Chambers/Scott (break par Scott). Elmer Chambers mène les ensembles.
Arrangeur : probablement Don Redman.
BESSIE SMITH – Trio Accomp.
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Charlie Green (tb); Fletcher Henderson (p).
New York City, 26/09/1924
4. WEEPING WILLOW BLUES (P.Carter)      3’07
Columbia 14042-D/mx 140062-2
MA RAINEY – Acc. By Her Georgia Jazz Band
Gertrude “Ma” Rainey (voc) accompagnée par : Louis Armstrong (ct); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj).
New York City, mi-10/1924
5. JELLY BEAN BLUES (Ma Rainey-L.Arant)     3’10
Paramount 12238-B/mx 1926-2
Played by FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Elmer Chambers, Howard Scott, Louis Armstrong (tp); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 07/11/1924
6. SHANGHAI SHUFFLE (Rodemich-Conley)     2’45
Vocalion A14935/mx 13950
Solistes : Armstrong, Green. Break vocal par Don Redman.
Arrangeur : Don Redman.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Elmer Chambers, Howard Scott, Louis Armstrong (tp); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 14/11/1924
7. THE MEANEST KIND OF BLUES (L.Katzman)     2’58
Columbia 249-D/mx 140138
Solistes : Armstrong (exposé du thème, reprise du thème), Green (breaks). Chambers (courte phrase), Armstrong (chorus de blues), Chambers (courte phrase), Scott (break, mène la fin).
MAGGIE JONES – Cornet and Piano Accomp.
Maggie Jones (voc) accompagnée par : Louis Armstrong (ct); Fletcher Henderson (p).
New York City, 17/12/1924
8. SCREAMIN’ THE BLUES (Jones-Henderson)     3’13
Columbia 14055-D/mx 140187-1
TRIXIE SMITH
Trixie Smith (voc) accompagnée par : Louis Armstrong (ct); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj).
New York City, 16-28/03/1925
9. RAILROAD BLUES (Trixie Smith)     2’55
Paramount 12262/mx 2063-2
CLARA SMITH – Piano and Cornet Accomp.
Clara Smith (voc) accompagnée par : Louis Armstrong (ct); Fletcher Henderson (p).
New York City, 02/04/1925
10. SHIPWRECKED BLUES (Spencer Williams)     3’16
Columbia 14077-D/mx 140491-1
BESSIE SMITH – Accompagned by HENDERSON HOT SIX
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj), Coleman Hawkins (bass sax).
New York City, 05/05/1925
11. CAKE WALKING BABIES (Smith-Troy-Williams)     3’11
Columbia 35673/mx w140585-2
N.B. Un son de basse a induit certains auteurs en erreur : Tom Lord cite le tuba de Ralph Escudero, et les auteurs les plus anciens y voient Hawkins au saxophone ténor (mais on n’entend pas de saxophone ténor). Walter C. Allen pense a juste titre qu’il n’y a que les cinq musiciens ci-dessus : il s’agit vraisemblablement d’une résonance dans le grave de la caisse du piano, du fait de la pièce où s’est déroulé l’enregistrement.
N.B. Au début de la plage, on entend la discrète note de piano par laquelle Fletcher Henderson indique gentiment à Joe Smith (et à l’octave) la première note à jouer dans ce morceau sans introduction !
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Elmer Chambers, Joe Smith, Louis Armstrong (tp); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 19/05/1925
12. MONEY BLUES (Leader-Coleman-Eller)      3’01
Columbia 383-D/mx w140616-1
Solistes : Armstrong, Bailey, Hawkins.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Même personnel que la plage 12 ci-dessus.
New York City, 29/05/1925
13. SUGAR FOOT STOMP (Oliver – Armstrong)     2’48
Columbia 395-D/mx w140639-2
Solistes : Green, Armstrong. Break vocal par Redman. Breaks notes tenues par J.Smith.
Arrangeur : Don Redman.
14. WHAT-CHA-CALL-’EM BLUES ( S.L.Roberts)     2’51
Columbia 395-D/mx w140640-2
Solistes : J.Smith, Green.
Arrangeur : Don Redman
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Même personnel que la plage 12 ci-dessus.
N.B. Selon Louis Armstrong (qui a quitté la formation et New York deux semaines plus tard), Russell Smith avait à cette époque remplacé Elmer Chambers comme premier trompette dans l’orchestre Fletcher Henderson.
New York City, 21/10/1925
15. T N T (Schoebel)    2’49
Columbia 509-D/mx w141170-1
Solistes : Smith, Armstrong, Hawkins, Green, Smith.
Arrangeur : Don Redman.
N.B. Le premier passage de trompette est généralement attribué à Louis Armstrong. Pour notre part, nous y avons toujours entendu Joe Smith : le timbre est légèrement différent et une tournure vers la fin du solo nous semble typique de ce musicien, qui ne dédaignait pas, ici ou là, d’imiter tel ou tel de ses confrères, à telle enseigne qu’il a fallu plusieurs dizaines d’années pour se rendre compte que le second solo de trompette de I’m coming Virginia (CD 2, plage 20) était de lui et non de Tommy Ladnier. Ici, on rapprochera son intervention de son solo de Nobody’s Rose (plage n° 18 ci-après). A souligner que, dans la même séance que T.N.T., Carolina stomp pose la même problématique.
ETHEL WATERS – Piano and Cornet Accomp.
Ethel Waters (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Coleman Hawkins (bass sax); Pearl Wright (p).
New York City, 28/10/1925
16. TELL’EM ABOUT ME (Easton-Waters)     3’02
Columbia 561-D/mx w141208-1
MA RAINEY – Acc. By Her Georgia Jazz Band
Gertrude “Ma” Rainey (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Coleman Hawkins, bass sax.
New York City, début 05/1925
17. CHAIN GANG BLUES (Dorsey-Parker)     3’06
Paramount 12338-A/mx 2372-2
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Prob. Russell Smith (tp) ; Joe Smith (tp); Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as, goofus); Coleman Hawkins (ts, bass sax); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 18/12/1925
18. NOBODY’S ROSE (Rose)    2’58
Columbia 532-D/mx w141410-1
Solistes : J.Smith, Green, Hawkins (bass sax), J. Smith (lead).
ETHEL WATERS – Piano and Cornet Accomp.
Ethel Waters (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Fletcher Henderson (p).
New York City, 22/01/1926
19. I’VE FOUND A NEW BABY (William-Palmer)     2’58
Columbia 561-D/mx w141542-1
BESSIE SMITH – Vocal, Cornet and Piano Accomp.
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Fletcher Henderson (p).
New York City, 04/05/1926
20. BABY DOLL (Bessie Smith)     3’01
Columbia 14147-D/mx w142147-2
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Rex Stewart (tp); Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Ralph Escudero (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 14/05/1926
21. THE STAMPEDE (Henderson)    3’14
Columbia 654-D/mx w142205-3
Solistes : Stewart, Hawkins, J.Smith, Stewart.
Arrangeur : Don Redman.
22. JACKASS BLUES (Stitzel-Kassel)    3’12
Columbia 654-D/mx w142206-2
Solistes : J.Smith (lead), Green, Bailey, Stewart.
Arrangeur : Don Redman.
THE DIXIE STOMPERS
Joe Smith, Rex Stewart (tp); Benny Morton or poss. Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, ss, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 20/10/1926
23. ALABAMA STOMP (Creamer-Johnson)     3’11
Harmony 283-H/mx 142847-3
(from “Earl Caroll’s Vanities)
Solistes : Stewart, Bailey.
Arrangeur : prob. Don Redman.
BESSIE SMITH And Her Blues Boys
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Buster Bailey (cl), Fletcher Henderson (p).
N.B. La présence d’une basse à vent est audible, mais ne figure sur aucune disco­graphie… et pas davantage, selon Walter C. Allen, dans les registres de la Columbia. Il s’agit peut-être du tuba de June Cole, lequel venait alors tout juste de rejoindre l’orchestre de Fletcher Henderson.
New York City, 26/10/1926
24. YOUNG WOMAN’S BLUES (Bessie Smith)     3’08
Columbia 14179-D/mx w142878-3


DISQUE 2 / DISC 2

FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Thomas “Fats” Waller (p #1, orgue #2); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 03/11/1926
1. HENDERSON STOMP (Henderson)    2’51
Columbia 817-D/mx w142902-2
Solistes : R. Smith (lead); Waller, J.Smith.
Arrangeur : Don Redman.
2. THE CHANT (Stitzel)    2’56
Columbia 817-D/mx w142903-2
Solistes : Waller, Ladnier, Dixon, Ladnier, Ladnier.
Arrangeur : Don Redman.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 08/12/1926
3. CLARINET MARMALADE (Shields-Ragas)    2’48
Vocalion A 1065/mx 4183
Solistes : Ladnier, Bailey, Bailey, Ladnier, Hawkins, Bailey.
Arrangeur : prob. Don Redman.
CLARENCE WILLIAMS AND HIS BLUE SEVEN
Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl); Coleman Hawkins (ts); Clarence Williams (p); Leroy Harris (bj); Cyrus St.Clair (tuba).
New York City, 10/12/1926
4. SENEGALESE STOMP (Clarence Todd)      2’38
Okeh 8443/mx 74444-B
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Même personnel que pour la plage 3 ci-dessus.
New York City, 13/12/1926
5. SWEET THING (Williams-Kahn-Verges)     3’01
Columbia 854-D/mx w143125-2
Solistes : Ladnier, Henderson (? Cf. N.B. ci-dessous), Cole (voc), Morton (break par orch.), Hawkins, Bailey (breaks), Henderson, Hawkins.
N.B. Il est possible que le (brillant) pianiste qu’on entend accompagner le vocal soit James P. Johnson, compositeur de l’autre morceau enregistré lors de cette séance (I need lovin’).
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Vocal chorus by Evelyn Thompson
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Benny Morton, Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj, g); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms). Evelyn Preer-Thompson (voc).
New York City, 19/01/1927
6. BABY, WON’T YOU PLEASE COME HOME (Warfield-Williams)    3’13
Vocalion A 1079/mx E 4394
Solistes : Dixon (g), J.Smith (verse), Ladnier, Hawkins, Evelyn Thom­pson (voc acc. par J. Smith), Harrison.
7. SOME OF THESE DAYS (Brooks)     2’58
Vocalion B 1079/mx E 4397
Solistes : Harrison, Hawkins, Evelyn Thompson (voc acc. par J. Smith), Harrison/Morton (duo), J. Smith.
THE DIXIE STOMPERS
Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); prob. Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts, bs); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 20/01/1927
8. SNAG IT (Joe Oliver)     3’06
Harmony 353-H/mx 143334-2
Solistes : Hawkins (introduction) Ladnier (deux chorus), J. Smith (chorus avec break). Les mêmes ensemble et à deux voix dans la partie en tempo rapide.
Arrangeur : Don Redman.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Benny Morton, Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj, g); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 22/01/1927
9. STOCKHOLM STOMP (Pettis-Goering)    2’54
Vocalion A 15532/mx E 4404
Solistes : Hawkins, Morton, Bailey, Ladnier, J.Smith, Harisson.
BESSIE SMITH And Her Band
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Coleman Hawkins (bass sax).
N.B. La présence d’une basse à vent est audible, mais ne figure sur aucune discographie. Les six musiciens mentionnés étant présents à cette séance d’enregis­trement (selon les registres de la Columbia), nous pensons vraisemblable la composition d’orchestre ci-dessus.
New York City, 02/03/1927
10. ALEXANDER’S RAGTIME BAND (Berlin)     2’59
Columbia 14219-D/mx w143568-1
BESSIE SMITH And Her Blue Boys
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Joe Smith (ct); Charlie Green (tb); Fletcher Henderson (p).
New York City, 03/03/1927
11. TROMBONE CHOLLY (Brooks)     3’12
Columbia 14232-D/mx w143575-3
BESSIE SMITH Vocal, Trombone, Cornet & Piano accomp.
Même session et personnel que le morceau précédent.
New York City, 03/03/1927
12. HOT SPRINGS BLUES (B. Smith)     2’54
Columbia 14569-D/mx w143584-2
FLETCHER HENDERSON & HIS ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 22/01/1927
13. FIDGETY FEET (LaRocca-Shields)     2’55
Brunswick(US) 3521 A/mx E 4788-W
Solistes : Harrison (breaks), Bailey, Hawkins, Bailey, J.Smith, Harrison, Ladnier.
14. SENSATION-STOMP (Edwards)     2’46
Brunswick(US) 3521 B/mx E 4792
Solistes : J.Smith, Harrison, Bailey, J.Smith, Hawkins, Ladnier, Hen­derson, Hawkins.
THE DIXIE STOMPERS
Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison, Charlie Green (tb); prob. Carmelo Jejo (cl, as); Don Redman (cl, as, vocal); Coleman Hawkins (cl, ts, bs); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
N.B. Les premiers discographes (Charles Delaunay, Brian Rust et Hugues Panassié dans sa Discographie critique) mentionnent la présence de Charlie Green au trombone aux côtés de Jimmy Harrison, mais leurs successeurs (Walter C. Allen, Tom Lord) y indiquent Benny Morton. L’auteur du premier solo de trombone de Wabash blues n’en est pas moins à l’évidence Charlie Green, donc présent à cette séance d’enregistrement.
New York City, 23/03/1927
15. WABASH BLUES (Meinken-Ringle)     3’00
Harmony 407-H/mx 143637-1
Solistes : J.Smith, Ladnier (break), Hawkins, Green, J. Smith, Ladnier (break), Smith (sourdine), Harrison.
N.B. Hugues Panassié, suivi en cela par Walter C. Allen, considère que le solo de trompette de la fin du moreau revient à Tommy Ladnier. Comme on peut le voir ci-dessous, nous ne partageons pas cette position et pensons que seul le break médian lui appartient (comme au premier chorus du morceau, entre l’exposé de Joe Smith et la suite du chorus par Coleman Hawkins). Le reste du solo (ouvert avant le break, avec sourdine ensuite) est à notre avis à attribuer à Joe Smith, dont la sonorité chantante, le phrasé et certaines tournures nous semblent très reconnaissables. De plus, autant dans le break médian du premier chorus que dans celui-ci, où la “voix” de Tommy Ladnier est reconnaissable, on remarque que l’un et l’autre trompettiste ne se trouvent pas sur le même plan par rapport au micro et qu’il y a donc bien deux intervenants distincts. Enfin, on imagine mal comment le même musicien pourrait à la fois terminer une séquence très inspirée et détendue, exécuter un break-solo percutant, attraper une sourdine et reprendre moins de 40 millisecondes plus tard son ouvrage avec la même hauteur d’inspiration…
16. THE WANG WANG BLUES (Mueller-Johnson-Busse-Wood)    2’52
Harmony 407-H/mx 143638-3
Solistes : Harrison / Hawkins, Ladnier, Dixon, Ladnier, Harrison, Redman (scat), Hawkins, Ladnier.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison, Charlie Green (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
N.B. Les premiers discographes (Delaunay, Rust et Panassié dans sa Discographie critique) mentionnent la présence de Charlie Green au trombone aux côtés de Jimmy Harrison, mais leurs successeurs (Walter C. Allen, Tom Lord) y indiquent Benny Morton. L’auteur du premier solo de trombone de Variety stomp, enregistré lors de la même séance, n’en est pas moins à l’évidence Charlie Green, donc présent à cette séance d’enregistrement - et dont le nom est d’ailleurs mentionné sur l’étiquette du shellac original publié sous le label Bluebird.
New York City, 27/04/1927
17. ST. LOUIS SHUFFLE (Pettis-Waller)     2’50
Bluebird B-10246-A/mx BVE38496-3
Solistes : Bailey (break), J.Smith (break), Hawkins, Redman (break), Harrison, Hawkins (break), Harrison, Ladnier, Dixon, Ladnier, Bailey.
Arrangeur : Don Redman.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Même personnel que pour le titre précédent.
New York City, 28/04/1927
18. P.D.Q. BLUES (Henry-Simpson)     2’38
Columbia 1002-D/mx w144063-2
Solistes : Hawkins, Ladnier, Harrison.
19. LIVERY STABLE BLUES (Nunez-Lopez)     2’45
Columbia 1002-D/mx w144064-3
Solistes : J.Smith, Ladnier, Bailey, J.Smith, J.Smith, Hawkins, J. Smith.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as, vocal); Coleman Hawkins (cl, ts, bs); Thomas “Fats” Waller (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 11/05/1927
20. I’M COMING VIRGINIA (Heywood-Cook)     3’04
Columbia 1059-D/mx w144133-3
Solistes : J.Smith (sourdine), J.Smith (ouvert), Hawkins/Ladnier (dialogue), Harrison, Ladnier, Harrison, Bailey.
Arrangeur : Don Redman.
THE DIXIE STOMPERS
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Redman (cl, as, vocal); Coleman Hawkins (cl, ts, bs); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 12/05/1927
21. THE ST. LOUIS BLUES (William C. Handy)     3’00
Harmony 451-H/mx 144136-1
Solistes : J.Smith, Ladnier (break), J.Smith (lead), Harrison/Ladnier (dialogue), Bailey, Cole, Ladnier, J.Smith (lead).
Arrangeur : Don Redman.
THE DIXIE STOMPERS
Russell Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison (tb); prob. Buster Bailey (cl, as); Don Pasquall (cl, as, vocal); Coleman Hawkins (cl, ts, bs); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj).
New York City, 24/10/1927
22. GOOSE PIMPLES (Trent-Henderson)     2’59
Harmony 451-H/mx 144136-1
Solistes : Ladnier (lead), Harrison, Henderson, Pasquall, Hawkins, Henderson, Ladnier, Hawkins, Ladnier, Ladnier.
Arrangeur : Don Redman.
BESSIE SMITH Vocal, novelty accomp.
Bessie Smith (voc) accompagnée par : Tommy Ladnier (tp); Fletcher Henderson (p); June Cole (tuba).
New York City27/10/1927
23. DYIN’ BY THE HOUR (Brooks)     2’57
Columbia 14273-D/mx w144918-1
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Tommy Ladnier (tp); Jimmy Harrison, Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Pasquall (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 04/11/1927
24. HOP OFF (Williams-Waller)     2’53
Columbia 35670/mx w144954-3
Solistes : Ladnier, Hawkins, Harrison, Bailey, Ladnier, J.Smith, Marshall, Hawkins, Harrison (vocal, breaks).


DISQUE 3 / DISC 3

FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Joe Smith, Bobby Stark (tp); Jimmy Harrison, Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Pasquall (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); June Cole (tuba); Joseph “Kaiser” Marshall (dms).
New York City, 14/03/1928
1. KING PORTER STOMP (Morton)     2’52
Columbia 1543-D/mx w145763-3
Solistes : Stark, Hawkins, J.Smith, J.Smith, Bailey, Harrison.
Arrangement : “head” arrangement sur des idées de Coleman Hawkins.
THE DIXIE STOMPERS
Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Benny Morton (tb); Buster Bailey (cl, as); Coleman Hawkins (ts, ); Fletcher Henderson (p); Charlie Dixon (bj); Don Pasquall (bass sax).
N.B. Cité par Walter C. Allen, Rex Stewart se souvenait de cette séance d’enregis­trement, où il avait échangé avec Bobby Stark le lead de la partie de trompette. C’est effectivement Bobby Stark qui prend tous les solos de trompette, y compris avec sourdine, sous l’influence de Bubber Miley. Rex Stewart mène les ensembles de ces «head arrangements».
N.B. Walter C. Allen et les discographes les plus connus (B.Rust et T.Lord) men­tionnent la présence de Charlie Green dans ces enregistrements. A l’audition, son absence est une évidence, de même que la présence de Benny Morton, auteur des passages de trombone.
New York City, 06/04/1928
2. OH, BABY ! (Murphy)     2’44
Harmony 636-H/mx 145975-1
(from “Rain or Shine”)
Solistes : Morton (break), Hawkins, Stark, Hawkins, Stark, Hawkins, Bailey, Morton, Bailey, Morton.
Arrangement : “head” arrangement.
3. FEELIN’ GOOD (Murphy-Yellen)     3’25
Harmony 636-H/mx 145976-1 (from “Rain or Shine”)
Solistes : Pasquall, Hawkins, Stark, Hawkins, Stark, Morton, Bailey, Morton, Pasquall, Stark, Hawkins, Morton, Bailey, Stark.
Arrangement : “head” arrangement.
4. I’M FEELIN’ DEVILISH (Oh by Golly Ho) (Pinkard)    2’43
Harmony 974-H/mx 145977-2
Solistes : Stark, Bailey, Marshall, Hawkins, Morton, Hawkins, Stark, Pasquall.
Arrangement : “head” arrangement.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Jimmy Harrison, Claude Jones (tb); Benny Carter (cl, as); Harvey Boone (as); Coleman Hawkins (ts); Fletcher Henderson (p); Clarence Holiday (bj); John Kirby (tuba); Walter Johnson (dms); Lois Deppe, (vocal).
New York City, 05/02/1931
5. MY PRETTY GIRL (Fulcher)     3’19
Columbia 2586-D/mx w151276-2
Solistes : Hawkins (introduction) Stark, Jones (contrechants de Benny Carter, cl), Deppe (vocal), Hawkins, Stark, Hawkins, Stark.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Claude Jones, Benny Morton (tb); Russell Procope (cl, as); Harvey Boone (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Clarence Holiday (g); John Kirby (tuba); Walter Johnson (dms).
New York City, 19/03/1931
6. SUGAR FOOT STOMP (Joe Oliver)     3’17
Columbia 2513-D/mx w151442-1
Solistes : Jones, Stewart, Henderson, Morton, Hawkins.
Arrangeur : Fletcher Henderson, d’après Don Redman (version de 1925)
CONNIE’S INN ORCHESTRA
Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Claude Jones, Benny Morton (tb); Russell Procope (cl, as); Harvey Boone (cl, as); Coleman Hawkins (ts); Fletcher Henderson (p); Clarence Holiday (g); John Kirby (tuba); Walter Johnson (dms). Vocaliste inconnu dans la plage 7.
New York City, 10/04/1931
7. I’M CRAZY ABOUT MY BABY (Hill-Waller)     3’09
Melotone M 12145/N /mx E 36454-A
(And My Baby’s Crazy’Bout Me)
Solistes : Stewart, Jones, Stewart, Jones, Stark (derrière le vocal), Hawkins, Procope.
8. JUST BLUES (Henderson)     3’10
Melotone M 12239/N /mx E 36456-A
Solistes : Jones/Stark, Stewart, Hawkins/Stark, Morton, Stark.
Arrangement : “head” arrangement.
9. SINGIN’ THE BLUES (Till My Daddy Comes Home) (Lewis-Young-Conrad-Robinson)    2’45
Melotone M 12145/N /mx E 36457-A
Solistes : Stewart (se réfère au célèbre solo de Bix Beiderbecke), Procope.
Arrangeur : prob. Bill Challis, d’après la version Frank Trumbauer-Bix Beiderbecke (1927)
CONNIE’S INN ORCHESTRA
Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Claude Jones, Benny Morton (tb); Russell Procope (cl, as); Edgar Sampson (cl, as, violon); Coleman Hawkins (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Clarence Holiday (g); John Kirby (tuba); Walter Johnson (dms).
New York City, 17/07/1931
10. THE HOUSE OF DAVID BLUES (Schoebel, Meyers-Mills)    3’02
Melotone M 12216/N /mx E 36926-A
Solistes : Hawkins, Stark, Sampson (violon), Morton.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Jay C. Higginbotham (tb); Russell Procope (cl, as); Edgar Sampson (cl, as, violon); Coleman Hawkins (ts); Fletcher Henderson (p); Clarence Holiday (g); John Kirby (b); Walter Johnson (dms). Les Reis (vocal)
New York City, 15/10/1931
11. SINGIN’ THE BLUES (J.Mc Hugh-D.Fields)      3’04
Columbia 2565-D/mx w151845-1
Solistes : Stewart, Stark, Reis (vocal), Stark, Hawkins, Stark, Hawkins.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Même personnel que pour le morceau précédent.
New York City, 16/10/1931
12. SUGAR (Meyer-Young)     2’58
Columbia 2559-D/mx w151848-1
Solistes : Higginbotham/Sampson (violon), Stark, Reis (vocal), Stewart.
HORACE HENDERSON & HIS ORCH.
Russell Smith, Bobby Stark, Henry “Red” Allen (tp); Dicky Wells, Claude Jones (tb); Russell Procope (cl, as); Hilton Jefferson (cl, as); Coleman Hawkins (cl, ts); Horace Henderson (p); Bernard Addison (g); John Kirby (b); Walter Johnson (dms).
N.B. Cette séance pour Parlophone n’a pas été publiée sous le nom de Fletcher Henderson mais sous celui de son frère Horace, sans doute pour des raisons juridico-financières. Il s’agit bien là de l’orchestre de Fletcher Henderson. Horace Henderson y tient le piano à la place de son frère.
New York City, 03/10/1933
13. MINNIE THE MOOCHER WEDDING DAY
(The anniversary of) (Arlen-Koehler)     3’09
Parlophone R 2031/mx w265153-2
Solistes : Wells, Allen, Hawkins, Allen, Hawkins, Procope.
Arrangeur : Horace Henderson
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Russell Smith, Irving “Mouse” Randolph, Henry “Red” Allen (tp); Claude Jones, Keg Johnson (tb); Buster Bailey (cl); Russell Procope, Hilton Jefferson (as); Ben Webster (ts); Horace Henderson (p); Lawrence Lucie (g); Elmer James (b); Walter Johnson (dms).
New York City, 11/09/1934
14. SHANGHAI SHUFFLE (Rodemich-Conley)     3’07
Decca 158 A/mx 38599 –A- Solistes : Bailey, Randolph, Jefferson.
Arrangeur : Fletcher Henderson
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Dick Vance, Joe Thomas, Roy Eldridge (tp); Fernando Arbello, Ed Cuffee (tb); Buster Bailey (cl, as); Scoops Carry (as); Elmer Williams, Leon “Chew” Berry (ts); Fletcher Henderson (p); Bob Lessey (g); John Kirby (b); Sidney Catlett (dms).
New York City, 27/03/1936
15. GRAND TERRACE SWING (F.Arbello)     2’57
Vocalion 3213/mx C 1332-1
Solistes : Eldridge, Berry, Henderson, Bailey.
Arrangeur : Dick Vance.
16. BLUE LOU (Sampson)     3’07
Vocalion 3211/mx C 1333-1
Solistes : Eldridge, Cuffee, Eldridge, Berry, Eldridge.
Arrangeur : Horace Henderson.
17. STEALIN’ APPLES (Thomas Waller)     2’56
Vocalion 3213/mx C 1334-1
Solistes : Henderson, Berry, Eldridge, Bailey.
Arrangement : “head” arrangement.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Joe Thomas (tp); Dick Vance, Roy Eldridge (tp, vocal); Fernando Arbello, Ed Cuffee (tb); Buster Bailey (cl, as); Don Pasquall (cl, as); Elmer Williams, Leon “Chew” Berry (cl, ts); Fletcher Henderson (p); Bob Lessey (g); John Kirby (b); Sidney Catlett (dms).
New York City, 04/08/1936
18. SHOE SHINE BOY (Cahn-Chaplin)     3’35
Victor 25375-B/mx BS-100882-1
Solistes : Eldridge (vocal), Eldridge, Bailey, Eldridge, Cuffee, Berry.
Arrangeur : L.J.Russell.
19. YOU CAN DEPEND ON ME (Thomas Waller)      3’32
Victor 25379-B/mx BS-100887-1
Solistes : Eldridge, Berry, Cuffee, Berry, Vance (vocal), Bailey, Berry.
Arrangeur : Fletcher Henderson
FLETCHER HENDERSON CONDUCTS HORACE HENDERSON & his ORCHESTRA
Pee Wee Jackson, Emmett Berry, Ray Nance (tp); Ed Fant, Nat Atkins (tb); Delbert Bright (cl, as); Willie Randall (as); Elmer Williams, Dave Young (ts); Horace Henderson (p); Hurley Ramey (g); Jesse Simkins (b); Oliver Coleman (dms).
Chicago, 27/02/1940
20. SHUFFLIN’ JOE (Horace Henderson)     2’42
Vocalion 5518/mx wc2963
Solistes : E.Berry, Young, E.Berry, E.Berry, Young, Bright, E.Berry.
Arrangeur : Horace Henderson. Direction (possible) : Fletcher Henderson
HORACE HENDERSON & his ORCH. Featuring Emmett Berry trumpet
Nat Bates, Emmett Berry, Harold “Money” Johnson (tp); Leo Williams, Archie Brown (tb); Howard Johnson, Charles Q. Price (as) Bob Dorsey, Lee Pope (ts) Leonard Talley (bs) Horace Henderson (p); Israel Crosby (b); Debo Mills (dms).
New York City, 23/10/1940
21. AIN’T MISBEHAVIN’ (Thomas Waller)     3’02
Okeh 5900/mx 28960
Solistes : Berry, unidentified trombone, Berry.
Arrangeur : Horace Henderson.
FLETCHER HENDERSON & his ORCHESTRA
Alec Fila, Russell Smith, Herb “Peanuts” Holland (tp); Benny Morton, Sandy Williams (tb); George Dorsey (as); Eddie Barefield (cl, as); Mickey Folus, Freddie Mitchell (ts); Fletcher Henderson (p); John Collins (amplified g); Ted Sturgis (b); Walter Johnson (d).
New York City, 24/04/1941
22. LET’S GO HOME (Thomas Waller)     3’04
Columbia 36214/mx CO 30307-1
Solistes : Collins, Henderson, Mitchell, Henderson, Holland, Williams, Holland.
Arrangeur : Fletcher Henderson.
FLETCHER HENDERSON ALL STARS under the direction of REX STEWART
Rex Stewart (tp); Jay C. Higginbotham, Dicky Wells, Benny Morton, (tb); Hilton Jefferson (as); Coleman Hawkins (ts); Red Richard (p); Albert Casey (electric g); Bill Pemberton (b); Jimmy Crawford (dms).
New York City, 02/12/1957
23. CASEY STEW (Trad)     4’30
Jazztone J 1285
Solistes : Casey, Wells, Jefferson, Morton, Richards, Pemberton, Higginbotham, Hawkins, Stewart.
Arrangement : cursif, sans préméditation, à partir d’un riff d’Albert Casey.


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