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STELLIO

L’Étoile
de la Musique Créole






83 ENREGISTREMENTS
ORIGINAUX
1932 - 1938
avec les témoignages de M. Gaston Monnerville,
ancien Président du Sénat
et Mme Adéla Stellio, veuve du musicien
Coffret 4 CD


Le clarinettiste et compositeur martiniquais Alexandre Stellio (1885-1939), héritier du Carnaval de Saint-Pierre, est le musicien emblématique qui a posé les bases de la biguine des Antilles Françaises.    Jean-Pierre Meunier

Alexandre Stellio was a clarinettist and composer from Martinique, and he inherited the traditions of Creole carnival. He became an emblematic musician, and laid the foundations for the biguine style that originated on his island in the French Caribbean.   
Jean-Pierre Meunier

CD1 (1932-1934) : 1) BANDE ZARROIS. 2) LUNDI PÂQUES. 3) ÉTI TINTIN. 4) BA NOUS EN TI PUNCH. 5) TI PAULE. 6) BETE A FÉ. 7) LA PEAU FROMAGE. 8) LUTIMA. 9) LA DÉFENSE KA VINI FOLLE. 10) EN NOUS MONTÉ. 11) LA BELLE TITINE. 12) VIÉ VIANDE. 13) ÉTI TINTIN. 14) LA PEAU FROMAGE. 15) AH ! MI RORO. 16) PARIS BIGUINE. 17) EN L’AI MONE LA. 18) MANGOT-ZO. 19) LA PEAU FROMAGE. 20) JEANNE-MARIE. 21) ÉTI TINTIN. 22) SAPOTILLE. 23) LOULOUSE.
CD2 (1934) : 1) MOIN BELLE ! MOIN JEUNE ! 2) CALALOU. 3) UN SOIR AU MORNE ROUGE. 4) BO DOUDOU OU, CHÈ ! 5) PAUVRE PÉPÉ. 6) SAMEDI GLORIA. 7) SUR LA ROUTE DIDIER. 8) UN DIMANCHE À SAINTE-ANNE. 9) OLGA. 10) ADÉLA. 11) AUBADE DES TROIS ILETS. 12) BELLE CABRESSE. 13) AMANTINE, AMANTINE. 14) STAVISKA. 15) GRAINES LA PLUIE. 16) MARGOT. 17) CHANSON CANNES. 18) LOIN DE FORT-DE-FRANCE. 19) NOSTALGIE. 20) MAMOUNE.
CD3 (1935-1936) : 1) ELLA. 2) CAMÉLIA. 3) BELLE CAYENNAISE. 4) CES TI PEINTRES LA. 5) SUR LA SAVANE. 6) RENÉE. 7) EN ROUTE POUR LES ANTILLES. 8) PLEUREZ, PLEUREZ CHABIN. 9) BELL’ MATADOR. 10) CONVERSATION. 11) PAS OUBLIER MOIN. 12) LA VIE A BELLE. 13) MA MYNNE. 14) MARCELLE. 15) LA BRISE DES TROPIQUES. 16) UN SOIR AU CHALET DU LAC. 17) CÉ ÇA QUI CHIC. 18) ENCORE CINQ MINUTES VEUX-TU ? 19) LA MARIE-GALANTE. 20) TI ZAZA. 21) LIENNE DOUCE. 22) LINA. 23) LA SAUCE CODINDE. 24) FLEUR CAMPÊCHE.
CD4 (1937-1938) : 1) DOUCE ESPÉRANCE. 2) SÉRÉNADE AUX TERRES-SAINVILLE. 3) EN TI SOU MABI. 4) LUCIE. 5) À L’OMBRE DES PALMIERS. 6) V’LOPPEZ MOIN DOUDOU. 7) ARLETTE. 8) PAIN ÉPI LOZI. 9) MANICOU VOLANT. 10) AU BAR DES ÎLES. 11) LA PETITE BONOISE. 12) FILI-FILI. 13) TI CITRON. 14) POPOL. 15) ALICE ET PAULETTE. 16) MAMAN LENTE. 17) Témoignage de Monsieur Gaston Monnerville, ancien Président du Sénat (15/03/1989). 18) Témoignage de Madame Julienne Élisée, alias Adéla Stellio, veuve d’Alexandre Stellio (26/06/1984).
Information importante : Enregistrements d’origine 78 tours. Le confort d’écoute de certaines plages peut être amoindri du fait des techniques sonores de l’époque et de l’état d’usage des sources disponibles. Détails discographiques à l’intérieur du livret.



STELLIO
L’Étoile de la Musique Créole


La date du 24 juillet 2019 a marqué le 80e anniversaire de la mort d’Alexandre Stellio alias Fructueux Alexandre (1885-1939), musicien martiniquais le plus vénéré de son temps. Clarinettiste, chef d’orchestre, compositeur prolifique, apôtre de la musique de son pays, il a laissé de 1929 à 1939 à Paris un patrimoine enregistré d’une exceptionnelle richesse. Les refrains du folklore de Saint-Pierre, sortis de la cendre et chantés par Léona Gabriel (1891-1971) avec la gouaille et l’effronterie d’antan, sont le reflet toujours vivant de la ville insouciante et frondeuse anéantie le 8 mai 1902 avec ses trente mille âmes dans l’effroyable éruption de la Montagne Pelée.
Tout au long des années trente à Paris, c’est par la musique et par la danse que beaucoup de Français et d’étrangers découvrent avec curiosité l’attrait et la singularité de ces “Vieilles Colonies” au lourd passé, destinées a devenir départements en 1946. La popularité de Stellio fut considérable, tant chez ses compatriotes qu’auprès du public métropolitain. Deux témoignages inédits nous le rappellent.
Gaston Monnerville (1897-1991), Président du Sénat de 1947 à 1968, avait cinq ans à la fin de l’année 1902 quand il connut Stellio en Guyane. La mère de ce dernier, réfugiée de Saint-Pierre avec ses quatre enfants, était logée par les parents du petit Gaston dans une dépendance de leur maison de Cayenne. Âgé de dix-sept ans, Stellio y exerçait le métier de cordonnier. Les deux garçons si différents se lièrent d’une amitié indéfectible. Gaston Monnerville interviewé en 1989 nous livre un portrait étincelant du musicien, soulignant sa ténacité et son ardeur à acquérir par lui-même la maîtrise de la clarinette et à se forger un style personnel qui sera ensuite copié mais rarement égalé. Il nous révèle tout à la fois l’attachement de Stellio à la mémoire de Saint-Pierre et son talent hors de pair pour exalter l’essence de l’âme martiniquaise.
Adéla Stellio (1898-1991), rencontrée en 1984, nous a fait un récit bouleversant des derniers jours de son mari frappé d’une embolie cérébrale dans la nuit du 15 avril 1939, veille de son anniversaire, sur la scène d’un bal antillais du Quartier Latin à Paris. Hospitalisé plus de trois mois à l’Hôtel-Dieu dans l’Île de la Cité, devenu hémiplégique, Stellio succomba le matin du 24 juillet 1939. Adéla fait ressurgir chaque détail de sa mémoire, décrivant la stupeur éprouvée dans les cercles nocturnes de Montparnasse à l’annonce de l’accident, revoyant la foule compacte aux obsèques de son mari l’après-midi du samedi 29 juillet à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
De 1929 à 1938, Stellio enregistra pas moins de 128 faces de 78 tours, dont les quarante premières (1929-1931) sont déjà rééditées par Frémeaux & Associés. Par souci d’exhaustivité, nous avons maintenu dans cette nouvelle édition un petit nombre de pièces uniques dont l’usure avancée est malheureusement perceptible. Notre coffret approche une intégrale chronologique où manquent seulement cinq titres signalés dans la discographie en fin de livret.
C’est le 16 avril 1885 qu’une cultivatrice de 22 ans, Marie-Louise Pierre-Lucien dite “Lédoinette”, donne le jour à un fils Fructueux dans la commune des Anses-d’Arlet au lieu-dit “Le Flandrin” à la Martinique. Il est le premier d’une fratrie de quatre enfants qui comprendra Thomassine (1887), Théramène (1888), Eugénie (1891), tous nés aux Anses-d’Arlet et reconnus tardivement par leur père Émile Alexandre, marin, à l’exception de Théramène qui le fut à sa naissance. Fructueux quant à lui fut reconnu à l’âge de 17 ans, six mois après l’éruption de la Pelée, par acte n°138 du 20 novembre 1902. Ce document a son importance car on y lit que la mère cultivatrice âgée de 38 ans est toujours domiciliée aux Anses-d’Arlet ce qui contredit la version de Jean-Christophe Averty situant l’arrivée de Stellio en Guyane plusieurs années avant la catastrophe. Il faut donc accorder crédit au récit de Gaston Monnerville indiquant que ses parents avaient accueilli la famille de Stellio à la fin de l’année 1902.
C’est dans les bals de Cayenne que le jeune musicien reçoit le surnom de “Stellio”. Revenu à la Martinique en 1919, il se produit avec le violoniste Ernest Léardée au cinéma Gaumont et dans les dancings de Fort-de-France. Il part pour Paris le 27 avril 1929 à la tête d’un orchestre de cinq musiciens. Accueil chaleureux au bal du “Foyer Colonial”, association d’entraide des Antillais, boulevard Auguste Blanqui. L’évènement est relaté dans un article de Paulette Nardal paru dans “La Dépêche Africaine” du 30 mai. À partir de juillet 1929, l’orchestre Stellio se produit au “Rocher de Cancale”, guinguette du 5 Quai de Bercy face à la gare d’Austerlitz. Les fêtards parisiens sont entichés de la biguine depuis que les artistes de Montparnasse ont découvert le “Bal Nègre” de la rue Blomet créé en 1924 par l’homme d’affaires martiniquais Jean Rezard-Desvouves (1901-1980), pianiste à ses heures. Après sa rupture avec Léardée, Stellio fait l’ouverture de “La Boule Blanche” le 3 octobre 1930 au 33 rue Vavin, en association avec Rezard-Desvouves qui venait de quitter le Blomet, aussitôt remplacé par Léardée. Fin 1930, dans les sous-sols de l’Alcazar au 8 Faubourg Montmartre, Stellio anime à17h00 les apéritifs dansants du “Canari” suivis du bal créole à 23h30.
Le mercredi 6 mai 1931, l’Exposition Coloniale Internationale ouvre ses portes au Bois de Vincennes. Chaque après-midi durant cinq mois, Stellio enchantera les visiteurs du Pavillon de la Guadeloupe agrémenté de son plan d’eau et de son phare. Cette période consacre le succès de Stellio et la vogue de la biguine. Dès le mois de juin 1931, il ouvre son cabaret “Tagada” à Montparnasse. Chaque nuit après l’Exposition, il y fait danser jusqu’à l’aube. À la mi-octobre, un mois avant la fermeture, il se fait remplacer à Vincennes par Sam Castendet pour se consacrer entièrement à son affaire. Un article de Formose Salini dans le bimensuel des spectacles “La Rampe” du 15 mars 1932 décrit l’ambiance : « Rue de l’Arrivée, c’est “Tagada” dont la décoration, d’une richesse de détails prodigieuse, est due au Maître Paul Colin. Stellio en dirige la marche. Stellio est noir, directeur de la boîte et chef de l’orchestre. Il semble avoir gardé en réserve, sous une impassibilité de fétiche, toute la convulsive vitalité de son pays natal. Son orchestre est une partie de lui-même : il en crée et règle les inimitables caprices et les fantaisies musicales les plus échevelées. C’est la Biguine… Il n’y a rien de plus coquin, et Stellio est un spécialiste de la biguine. »
Le “Tagada” ferme provi­soirement en juin 1932. Stellio fait alors l’inauguration de “La Rhumerie Martiniquaise” créée par Joseph Louville au 166 bd Saint-Germain. Il revient quelques mois à “La Boule Blanche” avant de rouvrir son cabaret à la même adresse le 15 novembre 1932 sous le nouveau nom de “Madinina Biguine”. Mais en juin 1933, il se voit contraint de fermer définitivement. La grande dépression, la concur­rence de la musique cubaine, celle des autres orchestres antillais qui prolifèrent à Paris, mais aussi le nouveau succès de la musique de jazz, tout cela a raison des efforts du clarinettiste qui se remet à naviguer de boîte en boîte. Il est engagé en septembre 1933 par le directeur de “L’Élan Noir”, cabaret antillais créé en décembre 1931 par Ernest Léardée au 124 bd Montparnasse mais quitté par celui-ci à cause d’un litige de gérance avec le propriétaire. Stellio y reste un an. Il grave aussitôt une nouvelle série de disques chez Cristal. Car depuis son arrivée à Paris en mai 1929, les séances n’ont pas cessé. Stellio en est à son 29e disque 78 tours et il a déjà enregistré pour Odéon, Polydor, Pathé… les amateurs ne se lassent pas. En avril 1934, voulant fidéliser l’artiste, Odéon lui offre un contrat d’exclusivité. On n’entendra plus Léona Gabriel qui épouse le 6 juillet 1935 Emmanuel Soïme, médecin militaire dans l’Infanterie Coloniale. Stellio, ayant épuisé le répertoire de Saint-Pierre, n’enregistre désormais que des versions instrumentales de ses propres compositions.
Troisième passage à “La Boule Blanche” à partir d’octobre 1934, d’une durée de presque un an cette fois. Stellio laissera la place à Félix Valvert en septembre 1935. Cette année-là est marquée par la célébration du Tricentenaire du rattachement des Antilles et de la Guyane à la France, grand projet national lancé et soutenu dès décembre 1931 par Gratien Candace (1873-1953), député guadeloupéen à l’activité débordante. L’apothéose en fut “La Nuit Antillaise et Guyanaise” du 14 novembre 1935 à l’Opéra de Paris, grand gala mondain en présence du Président de la République Albert Lebrun. Stellio y présenta sur la scène un quadrille antillais de trente jeunes filles créoles réglé par le capitaine guyanais Gabriel Bureau. Après cet événement, le 27 novembre, Stellio anime le “Dîner de la Publicité” dans les salons de l’Hôtel George V. Il est présent tous les soirs “Chez Joséphine”, 3 Cité Pigalle où, comme le précise Paris Soir du 1er décembre 1935 : “dans un cadre exotique et charmant, la maîtresse des lieux est une Martiniquaise qui sourit toujours et qui se nomme, elle aussi, Joséphine”. En 1935, l’orchestre Stellio apparaît dans le film du Tricentenaire “Le Chant des Îles” réalisé par Jean Arroy mais dont il ne reste plus aucune trace. Gratien Candace en fit la présentation le 7 décembre au Salon de la France d’Outre-mer au Grand Palais.
Anecdote révélatrice de la forte personnalité du Maestro et de l’état d’esprit colonial de l’époque : le lundi 27 janvier 1936, Stellio
et son orchestre, son ballet de quadrille antillais et le danseur “Bam Bam” alias Félix Ardinet (1900-1950) sont au programme de l’Opéra Graslin à Nantes, ancien port négrier, pour une soirée de gala en clôture des festivités du Tricentenaire. Ils font les intermèdes musicaux d’une repré­sentation de théâtre exotique “Le Roi Baco”, écrite par l’auteur nantais Bernard Roy et le chansonnier Lucien Boyer, sur les aventures légendaires de ce marin natif de la ville de Nantes. Dans son compte-rendu du 29 janvier 1936, le quotidien “L’Ouest Éclair” déplore que Stellio, ses musiciens et le danseur se soient catégori­quement refusés à endosser les tenues folkloriques préparées en coulisse par le metteur en scène pour accompagner la danse dans le décor tropical. La salle dut se résoudre au tableau d’un orchestre noir ultra chic en grand habit de soirée. Seules les jeunes danseuses se présentèrent en costume traditionnel pour interpréter sur la scène le gracieux quadrille déjà admiré et applaudi deux mois et demi plus tôt à l’Opéra de Paris.
Le 7 mars 1936, l’orchestre de Stellio est retenu pour le bal de bienfaisance de l’École Coloniale dans les salons de l’Hôtel Continental à Paris, bal honoré de la présence du chef de l’État. Durant toute l’année 1936, dans le prolongement des fêtes du Tricentenaire, Alexandre Stellio, grande vedette Odéon, effectue des tournées en France, en Belgique, en Suisse. Il joue à Deauville puis, durant l’été, à “La Potinière” de la plage du Pouliguen à La Baule. Cette brasserie très fréquentée faisait bal de juillet à septembre, rebaptisée “La Potinière Hawaïenne” pour l’occasion.
Le 24 mai 1937, le Président Albert Lebrun inaugure l’Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris : 190 pavillons répartis sur les deux rives de la Seine entre les ponts de Grenelle et de la Concorde. La section de la France d’Outre-mer fut ouverte avec retard le 6 juillet sur l’Île des Cygnes qu’il avait fallu élargir avec des berges provisoires sur pilotis. À deux pas des pavillons de la Guadeloupe et de la Martinique, Stellio présentait la biguine au “Bar des Îles”, titre qu’il donna à l’une de ses compositions. L’Exposition Internationale se termina le 25 novembre 1937.
L’année suivante à partir d’avril 1938, avec les mêmes musiciens, Stellio part pour une longue tournée en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie. Il passe au “Belvédère” de Casablanca, à la “Brasserie Laferrière” d’Alger puis au grand café “La Rotonde” de Tunis. Le quotidien “L’Écho d’Alger” l’annonce en juin et juillet 1938 à plusieurs bals, spectacles, soirées dans la région d’Alger. Fin 1938, la situation Internationale s’aggrave en Europe. Cédant à l’appel angoissé de sa femme restée en France avec leurs deux enfants, Stellio annule un nouveau contrat prévu au Maroc. Très fatigué, il rentre à Paris en novembre et grave ses derniers disques pour Odéon le 28 décembre 1938.
C’est au 11 rue de la Huchette, sur l’estrade de l’ancien bal musette d’Antoine Bouscatel reconverti en bal antillais par le danseur guadeloupéen Bill Amour, que Stellio s’effondre en jouant dans la nuit de son 54e anniversaire. Le registre des archives de l’Hôtel-Dieu mentionne à la date du samedi 15 avril 1939, sous le n°4850, l’admission du nommé Alexandre Stellio, profession musicien, à la Salle Saint-Christophe, lit n°53. Son décès survenu le 24 juillet 1939 à 9h15 est le 697e du registre de l’hôpital. La levée du corps est notée le 29 juillet à 15h00 au nom de Mme Stellio domiciliée à sa nouvelle adresse du 49 rue Bonaparte. La presse parisienne semble être restée muette sur l’événement. Le cercueil fut placé dans un caveau provisoire en prévision d’un retour à la Martinique. Un mois plus tard, le projet devenait impossible du fait du déclenchement de la seconde guerre mondiale.
Outre le rôle irremplaçable tenu de son vivant dans la transmission et la sauvegarde de la musique créole de Saint-Pierre, avec le style de clarinette qui lui est attaché, Stellio a laissé une empreinte non négligeable dans la sphère du jazz en France après sa mort : Claude Luter, Maxim Saury, Gérard Tarquin, jazzmen français qui partici­pèrent au “New Orleans Revival” après la guerre, ont reconnu s’être imprégnés des disques du maître de la clarinette martiniquaise pour trouver leurs propres personnalités. Nous n’oublierons pas non plus le charisme, l’inspiration, la créativité d’un Antillais parti de rien et parvenu au sommet de son art à force de volonté et de travail.
On aimera connaître les lieux où l’artiste a résidé durant ses dix années passées à Paris : 9 rue Berthollet (1929-1930), 81 rue Monge (1930-1931), 30 rue Vergniaud (1931-1936), puis 16 rue Alphonse Daudet de 1937 jusqu’à son hospitalisation le 15 avril 1939. Quelques informations nous sont connues de sa descendance. De son épouse Adéla, il eut deux enfants nés à la Martinique : une fille Alberte début 1921 et un garçon André en 1923. Le 17 octobre 1929, ils quittèrent Fort-de-France avec leur mère sur un transatlantique vers Le Havre pour rejoindre leur père parti six mois plus tôt à Paris. Celui-ci leur a dédié la valse “Alberte et André” enregistrée chez Polydor en juillet 1931. Les parents non encore mariés, âgés de 45 et 32 ans, unirent leurs destinées le 6 novembre 1930 à la Mairie du 5e arrondissement, à deux pas du Panthéon. Alberte, devenue épouse Bussy, est retournée vivre en Martinique. André exerça comme professeur dans un lycée d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Alberte a eu deux fils et André un fils. En 1984, Adéla Stellio nous confiait qu’elle était aïeule de deux arrière-petits-enfants : un garçon et une fille.
En 1910, Stellio avait épousé à Cayenne une demoiselle Marie Paula Léonide Élinda Boudaud (1890-1955), dont il avait divorcé en 1916. Il ne semble pas que des enfants fussent nés de ce premier mariage. En revanche, il est avéré que Stellio, au cours de sa jeunesse en Guyane, avait eu au moins deux enfants naturels qui vivaient en Métropole dans les années 1980. Cette information nous a été donnée par l’un d’entre eux, Gontran Marthe-Élysée, ancien président de l’Assolidom décédé en 2001. On peut penser que Stellio a présentement une descendance qui ignore sans doute l’existence de leur illustre ancêtre.
Fructueux Alexandre dit Alexandre Stellio, figure emblématique de la musique antillaise, repose au Cimetière Parisien de Bagneux, 45 avenue Marx Dormoy. Sa sépulture oubliée, aux inscriptions devenues illisibles, se trouve avenue des Frênes Monophylles, division 38, ligne 1, tombe n°34. Adéla Stellio fit trans­férer le corps de son mari dans ce caveau définitif en 1944. La concession est enregistrée à son nom de jeune fille : Julienne Rachel Adéla Lidie, sous la référence 311TR1944. Elle-même repose depuis 1991 dans ce caveau partagé avec son second mari Paul Léon Élisée (1906-1968) épousé en 1958. La concession expire le 6 avril 2034. Au-delà de cette date, si aucun ayant droit ne s’est fait connaître, l’emplacement sera réquisitionné, les restes seront exhumés et placés dans un ossuaire commun ou incinérés.
Jean-Pierre MEUNIER
© Frémeaux & Associés
Groupe Frémeaux Colombini, 2020

Sources documentaires :    
La Biguine de l’Oncle Ben’s, par Jean-Pierre Meunier
et Brigitte Léardée, Éditions Caribéennes, 1989.
Ça ! ç’est la Martinique, par Léona Gabriel-Soïme,
Imp. La Productrice, 1966.
Le Carnaval de Saint-Pierre, par Victor Coridun,
Imp. Illemay, 1929

Remerciements :     
Pour leur apport à ce travail, notre gratitude s’adresse à : Archives Nationales de l’Outre-Mer, Jean-Pierre Daubresse, Sylvie Derridj, Christophe Hénault, Ernest Léardée, René Léopold, Albert Lirvat, Gontran Marthe-Élysée, Philippe Martial, Jean Meysonnier, Gaston Monnerville, Marc Pierrisnard, Valérie Poinsotte, Marie-Hélène Sommier, Adéla Stellio, Irène Trémolières.
Cette réédition n’aurait pas été aussi complète sans les prêts de disques consentis par : Olivier Brard, le Centre Européen des Musiques de Jazz (CEM Jazz, Chevilly-Larue), la Discothèque de Radio-France, Sherwin Dunner, Thomas Henry.
La présente publication a bénéficié du soutien de la Collectivité Territoriale de Martinique.




Stellio, the Star of Creole Music

July 24, 2019 marked the 80th anniversary of the death of Fructueux Alexandre (1885-1939), better known as Alexandre Stellio, the most famous musician to come from the island of Martinique. As a clarinettist, composer and bandleader, he was the principal figure of a historic biguine movement that swept through Paris in the early Thirties. Together with singer Léona Gabriel, he contributed to the transmission and preservation of the musical heritage of Martinique’s former capital, Saint-Pierre, which was destroyed in 1902 by the volcanic eruption of Mount Pelée on May 8, in which almost 30,000 people lost their lives. Stellio was hugely popular, a stellar musician not only in the Caribbean but also in France.
After a first volume of his music (1929-1931) released in 1994, this second set covering the period 1932-1938 comes close to a complete discography (the five titles missing are listed at the end of this booklet.) The set includes two previously-unreleased testimonials: the first is from Gaston Monnerville (1897-1991), President of the French Senate from 1947 to 1968, who first met Stellio when the musician arrived in French Guyana in 1902; the second is from Adéla Stellio (1898-1991), the musician’s widow, who gives an emotional account of her husband’s final days. He suffered a cerebral embolism in April 1939 while onstage in Paris at a biguine dance hall.
Fructueux (his given name) was born on 16 April 1885 at Anses-d’Arlet on the island of Martinique. His mother was a 22 year-old farm worker named Marie-Louise Pierre-Lucien, and his father, Émile Alexandre, was a seaman who only recognized the boy as his son when he reached the age of 17. At the end of 1902, six months after the Saint-Pierre disaster, the mother and her four children left for Cayenne in French Guyana, where they were taken in by the parents of the young Gaston Monnerville, a future French Senator. Fructueux worked as a cobbler and developed his passion for music, teaching himself to play the clarinet while forging an immediately recognizable style of his own. Dancers in admiration of his playing in the music halls of Cayenne would soon refer to him by the name “Stellio”.
When he returned to Martinique in 1919, Stellio Alexandre performed with violinist Ernest Léardée at the Gaumont cinema and in the dance halls of the new capital, Fort-de-France. He spent ten years on the island, and then left to go to Paris on 27 April 1929, taking his five-piece group with him. His compatriots in France gave him a warm welcome, first at the “Foyer Colonial” dance hall and then down near the River Seine at the “guingette” called the “Rocher de Cancale”. Parisian nightbirds who were fans of biguine were quick to notice him as a newcomer on a scene that already included the famous “Bal Nègre” on the Rue Blomet, a club founded as recently as 1924. By 1930, the group led by Stellio had bookings to appear in all the new cabarets in vogue, among them “La Boule Blanche” in Montparnasse or “Le Canari” on the other side of the Seine.
On Wednesday, May 6, 1931, the International Colonial Exhibition opened in the Bois de Vincennes, and the event received considerable attention. For five whole months, Stellio and his group entertained visitors to the exhibition’s Guadeloupe Pavilion, and the length of his stay was evidence of his popularity and the importance of the biguine fashion. As early as June 1931 he opened his own nightclub, “Tagada”, in Montparnasse, on the Rue de l’Arrivée. There were many articles in the press to celebrate the club’s exotic atmosphere, and everyone who was anyone in Paris passed through its doors. The “Tagada” temporarily closed in June 1932, and Stellio took advantage of the hiatus to inaugurate “La Rhumerie Martiniquaise” on the Boulevard Saint-Germain. He reopened his old “Tagada” club under a new name (“Madinina Biguine”) at the old address in Montparnasse on 15 November 1932, but it was short-lived: the economic depression obliged the club to close its doors permanently. From September 1933, Stellio continued to appear in Montparnasse, first at the club “L’Élan Noir” for a year, and then again at “La Boule Blanche” between October 1934 and September 1935. In addition to his many appearances, Stellio would make records almost continuously, for labels such as Polydor, Pathé, Cristal, and Odéon, with which he finally signed an exclusive contract.
The year 1935 was marked by national celebrations that surrounded the Tercentenary of France’s attachment of the French Antilles and French Guyana as overseas territories, and the festivities’ apotheosis came on November 14, 1935, when the “Nuit Antillaise et Guyanaise” gala was staged at the Paris Opera, a great event held in the presence of the President of the Republic, Albert Lebrun. Onstage, Stellio presented an Antilles quadrille of thirty young Creole girls in a spectacular performance that would be repeated on January 27, 1936 at the Graslin Opera in Nantes. At the end of 1935, the press announced Stellio’s appearance at the Pigalle cabaret “Chez Joséphine” (meaning, “Josephine’s place…”). The owner in question was from Martinique herself. Stellio’s orchestra also appeared in the film “Le Chant des Îles”, directed by Jean Arroy in 1935, but all trace of that film has since disappeared. After the Tercentenary celebrations, Alexandre Stellio continued touring in 1936 with concerts in France, Belgium and Switzerland. He played in Deauville, and then that summer he appeared at “La Potinière Hawaïenne” near the beach of Le Pouliguen at La Baule.
On May 24, 1937, French President Albert Lebrun officially opened the International Arts and Techniques Exhibition in Paris, which contained 190 pavilions spread out on both banks of the River Seine between the Grenelle and Concorde bridges. Up until the exhibition’s closure on November 25, 1937, Stellio played biguine for audiences at the “Bar des Îles”, which was also the title of one of his compositions. Beginning in April 1938, Stellio and his musicians went away on a lengthy tour of North Africa, visiting Morocco, Algeria and Tunisia. In Casablanca they appeared at the “Belvédère”, and then at the “Brasserie Laferrière” in Algiers before they went to “La Rotonde” in Tunis. When Stellio returned to Paris in November he was very tired, and made his last recordings for Odéon on December 28, 1938.
It was on April 15, 1939, on the stage of a former “musette” cabaret refurbished as an Antilles dance hall (located at 11, Rue de la Huchette in Paris) that Stellio would collapse while playing. It was a Saturday, the night of his 54th birthday. He was taken into hospital at the Hôtel-Dieu on the Île de la Cité. He was paralysed and remained there for three months until he passed away on the morning of July 24. An immense crowd attended his funeral at the cathedral of Notre-Dame on the afternoon of Saturday, July 29. His coffin was placed in a provisory vault to await a return to Martinique for burial, but the outbreak of the Second World War made this impossible, and today Stellio lies at rest in division 38 of the Parisian Cemetery located at 45 avenue Marx Dormoy, in Bagneux.
Apart from the irreplaceable role he played during his lifetime in order to safeguard and hand down the Creole music tradition of Saint-Pierre, Alexandre Stellio left behind him many original compositions and an influence over a number of French musicians who were lovers of New Orleans jazz. We must all remember the charisma, inspiration and creativity of this French Antilles musician who started out with nothing, yet reached the summit of his art through sheer willpower and hard effort.

Jean-Pierre MEUNIER
English translation by Martin Davies, © Frémeaux & Associés 2020


CD 1 (1932-1934) :    
Stellio et son Orchestre Créole du Tagada.
Masséna (tb), Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (bjo), René Léopold (p), Paul Mathias
(chacha dans 1, 3, 5, guitare dans 1), Hanany (batt), Léona Gabriel (chant).    Polydor, Paris, vers août 1932
1.    BANDE ZARROIS (Stellio) Biguine chantée    5666 BKP    2’56
2.    LUNDI PÂQUES (Stellio) Mazurka créole    5667 BKP    2’43
3.    ÉTI TINTIN (Stellio) Biguine chantée    5668 BKP    2’49
4.    BA NOUS EN TI PUNCH (Stellio) Mazurka    5669 BKP    2’45
5.    TI PAULE (Stellio) Biguine chantée    5670 BKP    2’54
6.    BÊTE A FÉ (Stellio) Biguine    5671 BKP    3’00
Stellio et son orchestre Créole du Madinina.    
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (bjo), Paul Mathias (guitare), Finotte Attuly (p),
Hanany (batt), Léona Gabriel (chant).    Polydor, Paris, 20 juillet 1933
7.    LA PEAU FROMAGE (Stellio, L. Gabriel) Biguine    6478 BKP    2’57
8.    LUTIMA (Stellio, Gabriel) Biguine    6479 BKP    3’13
9.    LA DÉFENSE KA VINI FOLLE (Stellio, L. Gabriel) Biguine    6480 BKP    2’48
10.    EN NOUS MONTÉ (Stellio, L. Gabriel) Biguine    6481 BKP    3’30
11.    LA BELLE TITINE (L. Gabriel) Biguine    6482 BKP    2’51
12.    VIÉ VIANDE (Stellio, L. Gabriel) Biguine    6483 BKP    2’29
Orchestre de l’Élan. Direction Stellio.    
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (bjo, g métal.), Finotte Attuly (p),
Paul Mathias (chacha, chant), Hanany (batt).    Cristal, Paris, vers nov. 1933 (*)
13.    ÉTI TINTIN (Stellio) Biguine chantée    CP 1039    2’58
14.    LA PEAU FROMAGE (Stellio, L. Gabriel) Biguine chantée    CP 1040    2’51
15.    AH ! MI RORO (Stellio) Biguine chantée    CP 1042    2’43
16.    PARIS BIGUINE (Stellio) Biguine chantée    CP 1043    3’23
17.    EN L’AI MONE LA (Stellio) Biguine    CP 1044    3’02
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Paul Mathias (guitare, chacha, chant),
Finotte Attuly (p), Maurice Banguio (batt).    Odéon, Paris, 29 janvier 1934
18.    MANGOT-ZO (Stellio) Biguine    KI 6450-1    2’57
19.    LA PEAU FROMAGE (Stellio, L. Gabriel) Biguine chantée    KI 6451-1    2’54
20.    JEANNE-MARIE (Stellio) Valse martiniquaise    KI 6452-1    2’55
21.    ÉTI TINTIN (Stellio) Biguine chantée    KI 6453-1    2’46
22.    SAPOTILLE (Stellio) Biguine rumba    KI 6454-1    2’40
23.    LOULOUSE (Stellio) Biguine chantée    KI 6455-1    2’58
(*) Manque CP 1041 (Oncle Tom, Biguine)

CD 2 (1934) :
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p), Maurice Banguio (batt),
Léona Gabriel (chant dans 1 et 2, poss. chacha dans 1 et 4).    Polydor, Paris, 26 mars 1934 (*)
1.    MOIN BELLE ! MOIN JEUNE ! (Stellio, L. Gabriel) Biguine    1094 WPP    3’08
2.    CALALOU (Stellio) Biguine    1095 WPP    3’26
3.    UN SOIR AU MORNE ROUGE (Stellio) Valse martiniquaise    1096 WPP    2’52
4.    BO DOUDOU OU, CHÈ ! (Stellio) Mazouk créole    1097 WPP    2’47
5.    PAUVRE PÉPÉ (Stellio) Biguine    1098 WPP    2’54
6.    SAMEDI GLORIA (Stellio) Biguine    1099 WPP    2’48
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Paul Mathias (chacha et chant dans 13 et 14), Maurice Banguio (batt).    Odéon, Paris, 17 avril 1934
7.    SUR LA ROUTE DIDIER (Stellio) Valse pasillo    KI 6611-1     2’54
8.    UN DIMANCHE À SAINTE-ANNE (Stellio) Mazouk créole    KI 6612-1     2’53
9.    OLGA (Stellio) Biguine    KI 6613-1     2’58
10.    ADÉLA (Stellio) Biguine    KI 6614-1     2’51
11.    AUBADE DES TROIS ILETS (Stellio) Valse martiniquaise    KI 6615-1     2’49
12.    BELLE CABRESSE (Stellio) Mazouk créole    KI 6616-1     2’47
13.    AMANTINE, AMANTINE (Stellio) Biguine chantée    KI 6617-1     2’56
14.    STAVISKA (Stellio) Biguine chantée    KI 6618-1     3’07
Stellio et son Orchestre Créole.    
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (bjo), Paul Mathias (g, chant dans 17, chacha dans 18),
Finotte Attuly (p), Maurice Banguio (batt).    Odéon, Paris, 29 septembre 1934
15.    GRAINES LA PLUIE (Stellio) Biguine    KI 6848-1    2’40
16.    MARGOT (Stellio) Valse antillaise    KI 6849-1     2’49
17.    CHANSON CANNES (Stellio) Biguine chantée    KI 6850-1     3’03
18.    LOIN DE FORT-DE-FRANCE (Stellio) Mazouk créole    KI 6851-1     3’04
19.    NOSTALGIE (Stellio) Valse antillaise    KI 6852-1    3’07
20.    MAMOUNE (Stellio) Mazouk créole    KI 6853-1     2’49
(*) Manquent 1092 WPP (Solange, Biguine)
et 1093 WPP (Maman Corine, Biguine)

CD 3 (1935-1936) :
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Paul Mathias (chacha), Maurice Banguio (batt).    Odéon, Paris, 25(a) et 26(b) février 1935
1.    ELLA (Stellio) Biguine    (a) KI 7110-1    2’48
2.    CAMÉLIA (Stellio) Rumba    (a) KI 7111-1    2’57
3.    BELLE CAYENNAISE (Stellio) Biguine    (a) KI 7112-1    3’03
4.    CES TI PEINTRES LA (Stellio) Biguine    (a) KI 7113-1    2’57
5.    SUR LA SAVANE (Stellio) Valse antillaise    (b) KI 7114-1    2’42
6.    RENÉE (Stellio) Biguine    (b) KI 7115-1    2’58
Stellio et son Orchestre Créole.    
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Maurice Banguio (batt).    Odéon, Paris, 24 octobre 1935
7.    EN ROUTE POUR LES ANTILLES (Stellio) Valse antillaise    KI 7434-1    2’47
8.    PLEUREZ, PLEUREZ CHABIN (Stellio) Biguine    KI 7435-1    3’02
9.    BELL’ MATADOR (Stellio) Biguine    KI 7436-1    2’58
10.    CONVERSATION (Stellio) Mazouk créole    KI 7437-1    2’48
11.    PAS OUBLIER MOIN (Stellio) Biguine    KI 7438-1    2’48
12.    LA VIE A BELLE (Stellio) Valse antillaise    KI 7439-1    3’01
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Mémé Costin (cb), Charles Nicolas (batt).    Odéon, Paris, 29 mai 1936
13.    MA MYNNE (Stellio) Valse antillaise    KI 7575-1    2’38
14.    MARCELLE (Stellio) Mazouk créole    KI 7576-1    2’52
15.    LA BRISE DES TROPIQUES (Stellio) Biguine    KI 7577-1    2’54
16.    UN SOIR AU CHALET DU LAC (Stellio) Valse antillaise    KI 7578-1    2’51
17.    CÉ ÇA QUI CHIC (Stellio) Biguine    KI 7579-1    3’01
18.    ENCORE CINQ MINUTES VEUX-TU ? (Stellio) Mazouk    KI 7580-1    3’01
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Charles Nicolas (batt, chacha dans 24).    Odéon, Paris, 28(a) et 29(b) septembre 1936
19.    LA MARIE-GALANTE (Stellio) Valse antillaise    (a) KI 7673-1    3’06
20.    TI ZAZA (Stellio) Biguine    (a) KI 7674-1    3’04
21.    LIENNE DOUCE (Stellio) Biguine    (b) KI 7675-1    2’52
22.    LINA (Stellio) Valse antillaise    (b) KI 7676-1    2’57
23.    LA SAUCE CODINDE (Stellio) Biguine    (b) KI 7677-1    3’04
24.    FLEUR CAMPÊCHE (Stellio) Mazouk créole    (b) KI 7678-1    2’54

CD 4 (1937-1938) :

Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p),
Charles Nicolas (batt).    Odéon, Paris, 21 janvier 1937
1.    DOUCE ESPÉRANCE (Stellio) Valse antillaise    KI 7834-1    3’03
2.    SÉRÉNADE AUX TERRES-SAINVILLE (Stellio) Biguine    KI 7835-1    3’03
3.    EN TI SOU MABI (Stellio) Biguine    KI 7836-1    2’46
4.    LUCIE (Stellio) Mazouk créole    KI 7837-1    2’40
5.    À L’OMBRE DES PALMIERS (Stellio) Valse pasillo    KI 7838-1    2’51
6.    V’LOPPEZ MOIN DOUDOU (Stellio) Biguine    KI 7839-1    2’45
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Henri Boye (g métal.), Finotte Attuly (p), Mémé Costin (cb),
Charles Nicolas (batt), Paul Mathias (chant dans 8).    Odéon, Paris, 8 mars 1938 (*)
7.    ARLETTE (Stellio) Valse antillaise    KI 8387-1     3’03
8.    PAIN ÉPI LOZI (Stellio) Biguine    KI 8388-1     3’06
9.    MANICOU VOLANT (Stellio) Mazouk créole    KI 8391-1     3’04
10.    AU BAR DES ÎLES (Stellio) Marche créole    KI 8392-1     3’02
Stellio et son Orchestre Créole.
Alexandre Stellio (cl), Mémé Costin (bjo), René Léopold (p),
Charles Nicolas (batt).    Odéon, Paris, 28 décembre 1938
11.    LA PETITE BONOISE (Stellio) Valse antillaise    KI 8730-1    2’53
12.    FILI-FILI (Stellio) Biguine    KI 8731-1    2’59
13.    TI CITRON (Stellio) Mazouk créole    KI 8732-1    2’51
14.    POPOL (Stellio) Biguine    KI 8733-1    3’04
15.    ALICE ET PAULETTE (Stellio) Valse antillaise    KI 8734-1    2’59
16.    MAMAN LENTE (Stellio) Biguine    KI 8735-1    3’12
17.    Interview de M. Gaston Monnerville, ancien Président du Sénat
le 15/03/1989 à son domicile, 27 avenue Poincaré, Paris 16e        10’55
18.    Interview de Mme Julienne Élisée, alias Adéla Stellio, veuve d’Alexandre Stellio,
le 26/06/1984 à son domicile, 10 rue de la Félicité, Paris 17e        9’08
(*) Manquent KI 8389-1 (Florence, Valse)
et KI 8390-1 (Canne à Sucre, Biguine)


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