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« On est vraiment magnifiquement servis » par Le Soir
Categories : Press« Dans l’Amérique des années 1950, où le racisme se lovait comme une ombre tenace dans les rues du Sud comme dans les recoins du Nord, cinq hommes noirs montèrent sur la scène du Massey Hall, à Toronto, le 15 mai 1953. Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach – cinq flammes du bebop – ne venaient pas seulement jouer : ils venaient affirmer, dans un éclat de notes et de silences complices, une dignité que le monde blanc s’obstinait à leur refuser. » C’est Patrick Frémeaux, l’éditeur de cet album et de ce livre, qui résume ainsi l’importance de ce concert qui, pour la première et la seule fois, réunissait ces grands du jazz. Mais tout le monde s’accorde à le dire. Au-delà de l’impact politique de cette réunion, la soirée fut exceptionnelle. « Ce concert fait partie de l’histoire », écrit Franck Médioni. « Il vaut son pesant de cacahuètes salées (Salt Peanuts est un des morceaux joués ce soir-là, NDLR). Il donne à entendre la magie du jazz, salée, sucr [...]
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« Permis d’espérer » par Le Monde
Categories : Press« Alors que de trop nombreuses forêts européennes sont transformées en usines à bois par la monoculture et les coupes rases, la Confédération helvétique expérimente une technique ancestrale qui favorise la fraîcheur et la biodiversité.« Renouer avec le sauvage »Toute la Suisse ne pratique pas la forêt pérenne, tant s’en faut. Néanmoins, la loi fédérale du 4 octobre 1991 régissant les forêts oblige à maintenir la surface forestière totale du pays. « Un pays voisin de la France dispose d’une loi forestière exemplaire promouvant les forêts naturelles mixtes, interdisant la coupe rase et les engrais de synthèse, et garantissant à chacun l’accès libre à tous les boisements privés ou publics », note Ernst Zürcher, conscient de la distance qui sépare cette approche de celle de la France, qui, comme d’autres territoires initialement enforestés, a perdu la totalité de ses paysages forestiers d’origine. « Face au réchauffement climatique, la forêt en couvert continu devrait se généraliser » [...]
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« Un régal » par Paris Move
Categories : Press« Ce nouveau coffret projette l’auditeur un siècle en arrière, dans une Amérique où la ségrégation battait encore son plein, en dépit du XIIIème amendement de la Constitution, qui y avait aboli l’esclavage en l’an 65 du précédent. Au cœur de sa déjà bouillonnante capitale culturelle, au terme des désormais mythiques roaring twenties, la scène musicale bruissait d’un exotisme racialisé où éclosaient des substantifs fleuris tels que Cotton Club, Black & Tan ou Jungle Band, transposant au sein de certains clubs huppés une discrimination plus “civilisée” en apparence que celle qui sévissait dans les anciens États esclavagistes. À un public monochrome Blanc se pavanant au bras de ses légitimes (voire de ses maîtresses), des orchestres Noirs en frac (et parfois métissés) dispensaient alors des musiques enjouées aux rythmes souvent endiablés, et sur les travées de l’ensemble d’un Fletcher Henderson (qui dominait alors le marché), un jeune pianiste et band leader de Washington, débarqué e [...]
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« Une voix majeure des musiques afro-américaines » par Jazz Magazine
Categories : PressComme la plupart des artistes qui ont enregistré pour Chess ou ses labels associés, Etta James est victime de l’impéritie des propriétaires actuels de ces catalogues. Son œuvre n’a jusqu’ici pas fait l’objet d’une campagne de réédition exhaustive et le seul coffret qui résume son parcours, sorti en 2000, est évidemment épuisé de longue date. Frémeaux & Associés fait donc œuvre de salubrité publique en regroupant en trois copieux CD l’intégralité des faces publiées entre 1955 et 1962 (les inédits et prises alternatives parus a posteriori, notamment chez Ace, sont en dehors du domaine public et ne sont donc pas repris). Si tout ce matériau a déjà été compilé, le format de cette intégrale permet de suivre l’évolution artistique de James et le développement de ses capacités d’interprète sous la houlette de Riley Hampton, le directeur musical de Chess à l’époque. Au fil des années, la chanteuse s’éloigne du carcan de la braillarde R&B de ses débuts pour révéler un sens de la nuance et [...]
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« Un livre très intéressant, écrit par un musicien accompli » par Rock & Folk
Categories : PressPierrejean Gaucher publie un « Abécédaire Raisonné Jazz, Pop, Rock » (Frémeaux & Associés, 24 €). C’est un livre très intéressant, écrit par un musicien accompli qui a écouté tout ce que ceux de ma génération (quand ils n’étaient pas sectaires) ont écouté, de Ritchie Blackmore à Hermeto Pascoal en passant par Zappa. C’est comme si l’auteur vidait son cerveau et nous livrait l’ensemble de ce qu’il a appris au cours de son existence, dans tous les domaines de la musique et du son. Ses considérations, par exemple sur le vinyle ou sur les différences entre oreille relative et absolue, sont d’une grande justesse, fondées sur sa propre expérience et non le dogmatisme. Bertand Burgalat - Rock & Folk
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« Essentiel » par Souffle Bleu
Categories : Press« Julien Le Gros avec son « Daniel Humair » définit un genre spécifique l’évocation en creusant la mémoire du batteur essentiel de notre temps, Suisse exilé en France et qui a marqué l’art de la batterie, instrument du jazz, créé par le jazz et emblématique du jazz. Son jeu, son geste a influencé ou suscité l’admiration de ses confrères comme se ses compagnons de route. Il suffit de citer les trios : Martial Solal, avec Guy Pedersen à la contrebasse, HUM, pour Humair, Urtreger, Michelot ; HLP, pour Humair, Louiss, Ponty, HJT pour Humair, Jeanneau, Texier, Joachim Kühn, Jean-François Jenny-Clark – le contrebassiste le plus aventureux que j’ai jamais rencontré, à l’affût de qu’il n’avait pas joué demain -, Daniel Humair bien sur, qui, tous, ont défrayé la chronique, affolant les uns, suscitant l’admiration des autres rencontrant le public plus ou moins nombreux suivant les lieus. A chaque trio, un Humair semblable et différent, toujours plus libre, plus affûté, plus musicien, toujou [...]
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« Une saine lecture ! » par Culture Jazz
Categories : Press« Daniel Humair est un batteur inventif et cela dure depuis soixante-dix ans au moins. Et pour être inventif, il faut être curieux, facétieux aussi, et prêt à tout pour que la musique soit bonne et drôle à la fois. Il faut qu’elle s’agrémente d’ingrédients originaux, histoire de relever son goût, de la démarquer du commun des jeux de batteurs. Pour Daniel Humair, c’est un plat signature. Tout au long des décennies, il n’a eu de cesse de fréquenter les musiciens les plus originaux et aujourd’hui, il va les chercher dans les nouvelles générations, là où l’aventure est incessamment friande d’inconnu. On dit de lui qu’il a une palette de couleurs riche et variée, qu’il enrichit par touches uniques son propos, ses contours, entre ombre et lumière, à coup de pinceau, pardon de baguette et de balai, et que l’ensemble est en toute occasion cohérent et original. Voilà, je vous ai dressé le tableau ! C’est idiot de ma part puisque Julien Le Gros le fait avec beaucoup plus de détails et un s [...]
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« C'est vivant, bien écrit et très instructif » par La Tribune
Categories : Press« 1 % d'inspiration et 99 % de transpiration », même si les plus grands disent le contraire. Paul Mc Cartney aurait rêvé Yesterday et transcrit le lendemain », mais combien de temps pour la transcription ? C'est vivant, bien écrit et très instructif sur notre époque actuelle par rapport aux nouveaux outils techniques et numériques, l'avenir des musiciens et la culture en général. À la lettre M, il détaille le musicien comme un autoentrepreneur et la multitude de tâches à accomplir. C'est beaucoup. La lettre G console les gauchers de devoir peiner au début comme lui : avec un nom pareil, il ne pouvait pas être droitier. La lettre C correspondant à Célibataire est amusante, Pierrejean Gaucher pense que le musicien consacre trop de temps à son instrument et pas assez à ses partenaires amoureux, d'où le célibat à subir ! D.M. – La Tribune
