Fremeaux.com
Tony Muréna
Swing Accordéon
1939-1949














Tony Muréna  gentleman accordéoniste 1916-1971

Tony Muréna a beaucoup enregistré, sur-tout dans sa dernière période où, comme beaucoup d’autres, il se consacra à l’interprétation de titres de variétés ou d’airs en vogue. Il fallait alors oublier tout ce qui rappelait la guerre et donc aussi la musique de cette période ; bref, l’époque swing était révolue. Nous avons privilégié ici cet âge d’or du swing musette : c’est à dire les années 1939-1947, plus quelques titres postérieurs où Muréna a encore de beaux accents. Si bon nom-bre de ces morceaux ont déjà été réédités en CD, ils furent le plus souvent disséminés sur diverses compilations, la plupart du temps mélangés avec des titres typiques ou commerciaux, sans indication de date ni de personnel, et en ces temps où un produit chasse l’autre, la plupart de ces disques ne sont plus disponibles (1). Voici donc pour la première fois en 3 CDs, et dans l’ordre chronologique, la quasi intégralité des meilleurs titres de Tony Muréna, (avec références précises et indication de personnel lorsque celui-ci est identifié), rendant compte de son immense talent.

Les débuts
Né en Italie en 1916, Antonio Muréna ne connut pas son père, mort au champ d’honneur (tombé au Chemin des dames). Comme beaucoup d’Italiens, il arrive en France avec sa mère, remariée en 1923 avec un compatriote, peu après la Première Guerre mondiale. Ils s’installent à Nogent-sur-Marne puis à Joinville. Un oncle offre son premier accordéon au jeune Tony, qui montre de sérieuses dispositions pour la musique et se livre à l’étude avec passion et obstination. L’autodidacte bénéficie tout de même des conseils du grand Médard Ferrero.

Agé d’une douzaine d’années, il assure déjà ses premiers bals. Puis, lancé par son cousin Louis Ferrari (1910-1988), lui aussi accordéoniste, il débute dans les cabarets et les guinguettes. Il perd sa mère puis son beau-père et se retrouve seul avec sa sœur et ses trois demi-sœurs. Pour faire bouillir la marmite il met les bouchées doubles, se met au bandonéon et intègre rapidement les meilleurs orchestres de tango (Rafael Canaro, Eduardo Bianco…). Nous sommes en 1932, Muréna n’a que 16 ans !

Son quintette est suffisamment réputé pour faire partie des remplaçants du titulaire du Balajo. Devant partir en tournée, Muréna propose à Jo Privat de le remplacer au Balajo ; ce dernier y restera 50 ans ! Muréna joue à La Silhouette, à La Boule noire, à La Java, au Pré catelan, au Ciro’s… Les guitaristes Didi Duprat, Lucien Gallopin, l’un ou l’autre des Ferré, sont alors ses accompagnateurs.

Swing musette
C’est en France que se développe la première forme d’accordéon jazz à part entière. Roger Etlens aurait été l’un des premiers à jouer du jazz à l’accordéon, suivi de Louis Richardet et de Charley Bazin. Mais ces précurseurs ont peu enregistré et c’est Viseur qui sera le premier grand accordéoniste de jazz, suivi immédiatement par Muréna. En l’absence des modèles américains, repartis outre-Atlantique à la déclaration de guerre, les pionniers de l’accordéon swing français vont développer un style métissant jazz « américain », musette français et swing gitan. Viseur, Muréna, puis Jo Privat, ont rénové en profondeur le genre musette en supprimant le registre à vibrations de l’accordéon, en introduisant des harmonies plus sophistiquées et en partant à l’aventure de ce qu’on appelle l’im-provisation.

D’après le témoignage de Mme Muréna (2), dès qu’ils avaient un moment, Gus (Viseur) et Tony (Muréna) jouaient ensemble juste pour eux. On a un aperçu de ce que cela pouvait donner, avec une dizaine de titres mis en boite aux alentours de 1948 par les deux compères (Matelo Ferret serait à la guitare et le contrebassiste n’est pas identifié). Ces enregistrements, peu connus, ont paru sous le nom d’Accordion’s Club (cf. ici « Home Trainer », la magnifique version de « Body and Soul », la super accélération de tempo sur « On The Sunny Side of The Street  » qui swingue à mort, et « After You’ve Gone »). Ils joueront aussi avec toute l’équipe du Hot Club de France, où Muréna entre en 1941, se rencontrent dans des bœufs, après les concerts, et plus régulièrement par la suite au Mirliton, dancing que Muréna achète en 1949 du côté de la place Clichy, et où vient toute la gent accordéonistique, tout du moins celle qui aime les beaux accords. Toujours d’après Madame Muréna, Django et Tony aimaient jouer ensemble… Quel dommage qu’aucune trace sonore ne nous soit parvenue ! «… Nous étions aux sables d’Olonne quand Tony a appris la mort de Django. Tony s’est effondré. C’est la seule fois que j’ai vu mon mari pleurer… » (3)


Muréna, vedette des disques Odéon
En 1939, peu avant la déclaration de guerre, Tony fait la connaissance d’Emile Prud’homme (lequel deviendra son beau-frère), qui venait d’enregistrer pour la prestigieuse marque de disques Odéon. Il présente Tony au directeur artistique de la marque, Edouard Dory, véritablement enthousiasmé par son jeu étincelant. Le 11 Mai 1939 deux swings sont mis en boite, « Madam’s » co-composé par Muréna avec P. Fontaine et « Tout n’est pas perdu », swing léger de Louis Richardet. Jacques Petitsigne est à la contrebasse, Matelo et Sarane aux guitares, ce dernier s’illustrant par deux chorus posés remarquablement construits et bien sûr Tony à l’accordéon, qui conjugue dans son phrasé beau délié et élégance.

Dès le début des années 1940, Muréna donne une nouvelle dimension à l’accordéon, s’entourant des meilleurs musiciens de jazz de l’époque : les batteurs Georges Marion, Jacques Irsa, Roger Paraboschi, Pierre Fouad, les contrebassistes Jean Merlin, Jacques Petitsigne, René Larguier ou Pascal Groffe, les clarinettistes Pierre Gossez, Francis Camus, Lucas, Pierre Delhoumeau ou Hubert Rostaing, les pianistes Michel Ramos ou Boris Sarbek, les guitaristes Didi Duprat, René Duchaussoir, Lucien Gallopin… Entre 1939 et 1943, Muréna puise largement à la source manouche et plus exactement gitane, en s’adjoignant, tout comme Viseur (et un peu plus tard Privat) les talents des frères Ferret : Baro, Matelo et Sarane.

Dès 1941, Tony devient la vedette des disques Odéon et met 22 titres en boite cette année là ; l’accordéoniste n’a peut-être jamais joué aussi brillamment. Si son style est moins fougueux, moins flamboyant que celui de Viseur, son toucher est davantage sentimental et aérien (cf. « Le paradis perdu », magnifique ballade où Muréna conjugue finesse et sentiment, cette belle version des «Yeux noirs » avec un long chorus de guitare vraisemblablement de Sarane, ou ces swings nerveux comme « Le jitterbug », « Playmates », « Express 113 », « Harlem Hold Tight » ou « China Town », thème de jazz « américain » que les besoins de la production française vont rebaptiser « Quartier chinois », l’occasion pour Muréna de lancer quelques belles fusées), ces derniers titres presque tous interprétés avec un septet à l’esprit très goodmanien : piano, batterie et clarinette (excellents chorus de Pierre Delhoumeau). L’accordéoniste traite l’instrument comme un véritable orchestre, en tirant parti de toutes ses ressources : finesse de jeu, phrasé d’une rare élégance, sens de l’exposition d’un thème, inspiration constante. Styliste comme il y en a peu, il n’est jamais dans les clichés : originalité, esprit de création et fraîcheur sont au rendez-vous. Pour Marcel Azzola, « quand Tony joue, on oublie que c’est de l’accordéon, c’est un génie authentique ».

Muréna est aussi l’auteur de quelques compositions fabuleuses comme « Swing promenade », « Pacific » (sorte de blues qui démarre un peu comme « Rythm Futur » de Django Reinhardt, avec accélération de tempo illuminé par un chorus de guitare étincelant, vraisemblablement dû à Baro Ferret, et des fusées envoyées par Tony), « Ciro’s », sur lequel sa souplesse et son phrasé décontracté font merveille , « Milk Bar », l’un de ses swings les plus achevés ou « Pré catelan », swing mis en boite le 30 mai 1942, jour où la grâce était sans aucun doute sur lui, puisqu’il enregistrait aussi « Indifférence » et « Passion », deux chef d’œuvre d’une grande beauté mélodique, co-composés avec Joseph Colombo, chargés de sensibilité et d’émotion, illuminés par le chorus de Baro et qui ne cessent depuis d’être joués et rejoués. Muréna est ainsi, avec Viseur et Privat, le chantre de la valse en mineur qui, empreinte d’un certain spleen, s’impose comme la pièce maîtresse du jazz musette.

Mystère et boule de gomme !
« Indifférence » et « Passion » figurent sur le 78 tours odeon 281535 (KI 9372-1). Il existe une autre version de ces deux chefs d’œuvre. Si la référence du 78 tours est bien toujours odeon 281535, le KI indique par contre 9372-3 ! A l’écoute, le son est meilleur (plus de clarté, plus de netteté), plus moderne et les accompagnateurs ne sont plus les mêmes. Késako ? Explication possible (« possible » seulement car il y a souvent eu pas mal de mics macs avec les maisons de disques) : ces deux titres étant de grands succès, il a du y avoir un hic lors du repressage ; le master ayant sans doute été perdu ou endommagé, il a fallu réenregistrer ces deux titres, sans doute au début des années 1950 ? Sur ces nouvelles versions au tempo un peu plus rapide, Tony, très en verve, multiplie envolées virtuoses et broderies incomparables (il est vrai qu’il a du jouer ces deux valses sublimes un paquet de fois depuis 1942). Didi Duprat est sans aucun doute à la guitare et René Larguier ou Pascal Groffe à la contrebasse.

Même chose d’ailleurs pour « Pépée » ; la première version est un Odeon 279652 KI 9044-1 ; la deuxième, est toujours un odeon 279652 mais le KI, gravé sur le disque est 10282-1, ce qui laisse à penser que le titre aurait été réenregistré en 1947 ou 1948 ; nous avons donc replacé cette nouvelle version dans l’ordre chronologique.

Revenons à nos moutons
Cette année 1942 est donc faste pour Muréna qui, outre ses deux grandes valses, signe une dizaine d’autres compositions enlevées, avec l’un ou l’autre des Ferré chorussant sur presque tous les titres. Citons aussi « Flots bleus », jolie ballade d’Aimé Barelli avec une pointe de nostalgie de l’émigration italienne, « Maria », magnifique slow-valse de Roger Luchési (immortalisée par Tino Rossi), avec un chorus exemplaire de Baro, qui pose les bonnes notes quand il le faut (respiration, poids des notes, tout est là) ; Baro qui s’illustre aussi brillamment sur « Mon amant de Saint Jean » et « Mlle Nicole » (ce dernier co-signé avec Muréna).

Manouches et gitans
Il faut ici faire une parenthèse sur le rôle longtemps sous-estimé des guitaristes manouches et gitans dans l’éclosion du swing musette. Auparavant le banjo était le seul instrument à cordes accompagnant l’accordéon. Le banjo alto faisait la pompe et le banjo mandoline « les trousseaux de clefs », selon l’expression de Matelo. C’est l’arrivée des guitares apportées par les gitans et les manouches, qui modifie le style musette et l’infléchit vers le jazz en lui apportant un enrichissement harmonique notable, une liberté rythmique et un swing latent dans l’accompagnement (cf. «Nostalgia gitana » valse poignante co-signée avec son compatriote Louis Péguri, toute baignée d’âme tsigane, ou « Mlle Nicole » sur lequel le train gitan se met en marche). Même si les accordéonistes sont les indiscutables vedettes de ces formations swing à la française, les Ferret ne sont pas seulement des guitaristes auxiliaires : lorsqu’ils ne chorussent pas, leur accompagnement royal et leur précise ponctuation permettent à Muréna de jaillir et de laisser fuser ses phrases. Certains titres comme « Le dénicheur » ne valent que par leur présence.

Originaires de Rouen, où leur père est marchand de chevaux, les guitaristes Baro (1908-1976) et Sarane Ferret (1912-1968), viennent à Paris en 1931 pour jouer du musette. Leur jeune frère, Matelo (1918-1989) les rejoindra un peu plus tard. Ils sont tout de suite employés dans les bals ; pas question de swing alors ! Ils se consacrent ensuite à la musique tsigane, puis rencontrent Django Reinhardt. Les trois frères accompagneront tous, à un moment ou à un autre, l’illustre manouche surtout Baro, pilier régulier du quintette du Hot Club de France qui va enregistrer plus de 80 titres entre 1935 et 1940. Jazzman confirmé aux vertigineux sautés de cordes, Baro est certainement, (après Django), l’un des guitaristes les plus créatifs de son époque. Brillant soliste à la sonorité ronde et à l’attaque puissante, il va s’imposer au sein d’ensembles swing qui portent tous sa marque : Viseur, Privat et bien sûr Muréna ; ce dernier lui laissera cependant moins de place que Viseur. On peut le regretter à l’écoute de ce « Gitan swing », morceau de bravoure du swing musette, co-composé par Muréna et Baro, où le chorus flamboyant du guitariste est remarquable de construction et de musicalité.

Matelo débuta chez Emile Vacher en remplacement de Gusti Malha (le créateur de « La valse des niglots »). Si sa mise en place rythmique est bien présente dans ces années Muréna, son phrasé typique fulgurant et nerveux est encore en gestation. Matelo saura par la suite s’imposer avec brio dans tous les domaines, du jazz aux tsiganeries de cabaret.

Si Sarane n’était pas le plus virtuose, il fut sans doute le plus célèbre des frères Ferret pendant l’occupation. Sideman très recherché par la nouvelle vague des accordéonistes (Bazin, Viseur, Muréna…) pour la profondeur et la puissance de son accompagnement (cf. sa pompe sur « Begin the beguine »), Sarane monte son propre quintette, qui connaîtra un grand succès populaire. Son jeu intimiste est fait de phrases courtes et l’on sent dans ses chorus posés et construits, l’influence de Django (cf. ses interventions sur « Avenir », beau thème co-composé avec Louis Ferrari, « Tout n’est pas perdu », sur le swinguant « Holdtight » ou sur « Jockey Club » (peut-être s’agit-il ici de Baro, difficile à dire !)

Didi Duprat, un coup de plume unique
Après 1943, les Ferret semblent ne plus apparaître avec Muréna, en tous cas sur disque. C’est Didi Duprat, excellent guitariste lui aussi, qui devient titulaire du poste. Né en 1926 à Paris, René « Didi » Duprat fait partie de ces musiciens de l’ombre dont le rôle est largement sous-estimé. Guitariste au jeu très fin, ayant appris à la feuille, il considérait Django comme son maître. Dès l’âge de 15 ans, il joue le soir aux côtés du violoniste Michel Warlop (la journée il est encore au collège) et l’année suivante avec Viseur. « Tony, qui venait souvent l’écouter, avait remarqué que Didi était doué. En accompagnement c’était un orchestre à lui tout seul » (4). Ligne mélodique, progressions harmoniques, verve du médiator, élégance des beaux accords, pompe légère et swingante, tout y est. Son coup de plume évoquant à la fois le ciel de Paris et la verdine des manouches, en fait l’un des guitaristes les plus recherchés tant par les accordéonistes (Prud’homme, Ferrari, Viseur, Azzola et bien sûr Muréna, avec lequel il travailla pas mal d’années, dont cinq sans interruption), que par les vedettes de la chanson (Aznavour, Gréco, Ulmer, Marlène Dietrich ou Yves Montand chez qui il succède à Henri Crolla et avec lequel il resta 20 ans).

Si Muréna n’est plus dans l’esthétique swing gitan (le terme swing disparaît d’ailleurs dès 1943 de l’étiquette des 78 tours, les disques paraissant à partir de là sous le nom de Tony Muréna et son ensemble, et les chorus de piano remplaçant ceux des guitaristes), il se rappelle à notre bon souvenir par une série de valses plus brillantes les unes que les autres où la jolie mélodie est toujours à l’honneur (« Minouche », « Zaza », « Excuse », « Bizness », « Bouclettes », « Mensonges »). On retrouve également quel-ques morceaux qui swinguent, même s’ils n’ont pas l’originalité, l’esprit de création et la fraîcheur d’inspiration des années 1940-1943 (cf. « Swing 41 » de Django et « Oui » d’Alix Combelle-Loulou Gasté, enregistré en février 1943 par exemple). En décembre 1943, il met en boite « La Guigne », valse en mineur trop méconnue au beau thème mélancolique, composée en hommage à la femme de Django. René Larguier est à la contrebasse et Didi assure un accompagnement béton, déroulant le tapis à un Muréna qui a des ailes. Lorsqu’il est en compagnie d’un clarinettiste (le plus souvent Pierre Gossez), Muréna a des accents goodmaniens comme sur « In the mood », fox swing mis en boite en 1944, son swing volubile étant servi par une grande virtuosité (cf. « Christopher Columbus », pétri de rage et d’inspiration). Si Muréna commence à flirter avec la musique d’ambiance, il a encore de beaux accents (cf. « Kiwi », «Djana » ou « Bis’-ness » de sa composition) ; et si l’on n’est pas loin du répertoire de la danse ce n’est en tous cas jamais vulgaire.

Changement d’époque
Après la guerre, Tony se produit au Ciro’s, au Lido, à La Vie en rose, au Claridge… C’est dans l’un de ces cabarets sélects que Norodom Sihanouk, futur roi du Cambodge et grand amateur d’accordéon, le découvre et l’invite en Indochine. En 1948, Tony est à Saïgon ; Sihanouk le décore de l’Eléphant blanc, la plus haute distinction du pays. Puis c’est un voyage triomphal aux Etats-Unis. À son retour, Tony fonde avec ses amis Prud’homme, Carrara et Viseur le club de l’accordéon qui fera les beaux jours de la radio et des galas sur les scènes des music-halls. Le talent de Muréna est unanimement reconnu, Il gagne beaucoup d’argent et mène la grande vie. Il roule en voiture américaine, achète une villa au Vésinet dans la banlieue chic de Paris, dilapide de grosses sommes aux courses, au poker et fréquente de plus en plus les bars.

Muréna sait encore swinguer comme le prouvent ces versions d’« Air Mail Special » ou « Fishmarket » (morceau de Roy Eldridge, mis en boite en 1947), sur lesquels il se montre très inspiré. Il envoie aussi quelques belles valses comme ce magnifique « Bouclettes » co-signé avec Ferrari dont c’était le surnom (il était chauve !) ou « Méprise » co-signée avec Colombo, sur laquelle Didi démontre brillamment ce qu’accompagner veut dire.

Au début des années 1960, comme beaucoup d’autres accordéonistes, il cède à la mode du musette populaire (il faut bien vivre !) et se tourne vers un répertoire qui marche mieux et rapporte plus. Il enregistre alors pour Barclay et Festival une foultitude de disques, où ses immenses qualités musicales disparaissent au profit d’un son et d’un style commerciaux. Mais ceci est une autre histoire. Tony Muréna s’éteint début 1971 à l’âge de 56 ans, usé par les galas, les voyages et les nuits sans sommeil. Gus viseur est venu jouer « Nuages » lors des obsèques de son ami Tony. Depuis ce jour Muréna n’a cessé de susciter un respect et une admiration sans faille, ce que l’on comprend aisément à l’écoute de cette sélection contenant quelques unes des plus belles pages du swing musette à la française !

Francis COUVREUX
© 2012 Frémeaux & Associés

A la mémoire de Didier Roussin, Didi Duprat, Francis-Alfred Moerman, Jacques Bourgeois

Notes
(1) trois disques ont été entièrement consacrés à Muréna : « Valse et swing » chez Silex en 1992, un CD chez Forlane en 1996 et « les années Odéon » chez ILD en 2001.
(2) interview de Madame Muréna, pochette du CD Silex
(3) idem
(4) interview Madame Duprat par Françis Couvreux (magazine French guitare)

Remerciements
Maurice Desramé, Dominique Cravic, Daniel Colin, Freddy Haederly, Philippe Krumm, Madame Denise Duprat, Marcel Azzola, studio Art et son.


Tony Muréna  gentleman accordionist 1916-1971
There were literally hundreds of recordings made by Tony Muréna, especially later in his life when, like many others, he turned to playing fashionable pop tunes. Those were times when people had forgotten not only the war but also the music played in wartime; for them, the Swing era was over. So this collection is devoted to that Swing Musette age – the years from 1939 to 1947 – together with a few later titles which show Muréna had lost none of his skills. Many of these pieces have already been reissued on CD, but usually scattered across various compilations – almost always without details of dates and personnel – and many of them are no longer available (1). So here, for the first time, is a 3CD set containing almost all of Tony Muréna’s best titles in chronological order, together with a precise discography wherever available; every title here testifies to his immense talent.

The beginnings
Antonio Muréna was born in Italy in 1916 but never knew his father, who died in action in the Second Battle of the Aisne. Like many Italians, Muréna arrived in France with his mother – she remarried in 1923 – and eventually settled in Joinville. An uncle gave Tony his first accordion when the boy showed a talent for music, and Muréna took to its study with enthusiasm. He taught himself to play, taking advice from the great accordionist Médard Ferrero.

By the time he was twelve he was already playing at dances and, with the help of his cousin Louis Ferrari (1910-1988), another accordionist, he made his debuts in night clubs and the open-air dancehalls known as guinguettes. After losing first his mother and then his stepfather, he found himself alone to fend for his sister and three half-sisters: to provide for them he turned to the bandoneon and began playing with the best tango orchestras of the day, those led by Rafael Canaro or Eduardo Bianco for example… The year was 1932, and he was barely sixteen.

Leading his own quintet, Muréna soon acquired enough of a reputation to replace the house band at the famous Parisian venue known as the Balajo... and when the time came for him to go on tour and look for his own replacement, he found Jo Privat, who stayed there for fifty years! Muréna played at La Silhouette, La Boule Noire, La Java, Le Pré Catelan, and Ciro’s… accompanied by guitarists like Didi Duprat, Lucien Gallopin, or one of the Ferrets.

Swing musette
France saw the development of the first kind of accordion-jazz. Roger Etlens is said to have been the first to play jazz on an accordion, followed by Louis Richardet and Charley Bazin, but those precursors didn’t leave many recordings and Gus Viseur is considered the first great jazz accordionist, just in front of Muréna. In the absence of American models – they’d returned across The Atlantic when the Second World War was declared – the French «Swing Accordion» pioneers developed a style that was a cross between «American» jazz, French musette and gypsy swing. Viseur, Muréna, and then Jo Privat, completely renovated the musette genre by abandoning the vibrant register of the accordion and introducing more sophisticated harmonies; they also embarked on an adventure known as improvisation…

According to Madame Muréna (2), Gus Viseur and Tony would play together just for the fun of it whenever they had a free moment, and here we have a glimpse of what the result must have sounded like with ten titles recorded by the pair c. 1948, with (probably) Matelo Ferret on guitar, plus an unidentified bassist. These little-known recordings appeared under the name «Accordion’s club» (cf. Home trainer, the magnificent version of Body and soul, the superbly accelerating tempo of On the sunny side, swinging like crazy, and After you’ve gone). The pair would also play with the Hot Club de France crew, which Muréna joined in 1941; they played in jam sessions, after concerts, and later more regularly at the Mirliton, the dancehall near the Place Clichy which Muréna bought in 1949: a host of accordionists played there, especially those with an ear for the finer chords of the accordion... Madame Muréna also said that Django Reinhardt and Tony loved playing together: what a pity there’s no trace of the sound they had together! «We were in Les Sables d’Olonne when Tony learned that Django had died. Tony broke down. It was the only time I ever saw my husband cry…» (3)

Muréna, an Odéon star
Shortly before war was declared in 1939, Tony made the acquaintance of Emile Prud’homme (later his brother-in-law) who had just recorded for the prestigious Odéon label. Emile introduced Muréna to the label’s A&R Director Edouard Dory, who was dazzled by his playing. On May 11th 1939 they recorded two swing tunes, Madam’s, co-written by Muréna and P. Fontaine, and Tout n’est pas perdu, a light swing piece composed by Louis Richardet. Jacques Petitsigne played double bass, and Matelo and Sarane Ferret were the guitarists, with Sarane contributing two remarkable choruses behind Tony’s elegant phrasing on the accordion.

From the beginning of the Forties Muréna gave a new dimension to the accordion, surrounding himself with the best jazz musicians of his time: drummers Georges Marion, Jack Irsa, Roger Paraboschi, Pierre Fouad; bassists Jean Merlin, Jacques Petitsigne, J.C. Camus or René Larguier; clarinettists Pierre Gossez, F. Camus, Lucas, Pierre Delhoumeau or Hubert Rostaing; pianists Michel Ramos, Boris Sarbek or Pascal Groffe; guitarists Didi Duprat, René Duchaussoir, Lucien Gallopin… Between 1939 and 1943 Muréna drew largely on gypsy sources, particularly the Hungarian Gipsies or tziganes, and he, like Viseur and Privat a little later, added the talents of the Ferret brothers, Baro, Matelo and Sarane.

Tony was a star with Odéon Records by 1941, the year in which he recorded 22 titles for them; perhaps the accordionist had never played so brilliantly. His style is less fiery, less flamboyant than that of Viseur, while his touch is more sentimental and ethereal (cf. Le paradis perdu, a magnificent ballad where Muréna balances finesse and sentiment, his beautiful version of Les Yeux noirs with a long guitar chorus (probably by Sarane Ferret), or the edgy swing pieces like Le jitterbug, Playmates, Express 113, Harlem Hold Tight or China Town, an «American» jazz tune rechristened Quartier chinois by the French producers; it gives Muréna the opportunity to take flight as a virtuoso. The accordionist treats his instrument like an orchestra here, taking advantage of all its resources: his playing has finesse, with rare elegance in his phrasing, a real feeling for the statement of a theme, and constant inspiration. An exceptional stylist, Muréna never fell into stereotypes: his playing shows originality, and it is creative and fresh. For Marcel Azzola, «When Tony’s playing, you forget he’s using an accordion. He was an authentic genius.»

Muréna also wrote some fabulous compositions: Swing promenade; Pacific (a kind of blues with an accelerating tempo, illuminated by a sparkling guitar chorus probably from Baro Ferret); Ciro’s, where his flexibility and relaxed phrasing are marvellous; Milk Bar, one of his most accomplished swing pieces; or Pré Catelan, the swing tune he recorded on May 30th 1942 when he was undoubtedly in a state of grace, because the same session saw him record Indifférence and Passion, two masterpieces with extraordinarily beautiful melodies composed jointly with Joseph Colombo; the sensitive, emotional charge in both pieces ensured they would be played again and again. Viseur, Privat and Muréna were the high priests of the minor-key waltz; the spleen carried as its imprint made it the major feature of jazz musette.

So 1942 was a year of splendour for Muréna who, apart from his two great waltzes, wrote a dozen other spirited pieces, with one or other of the Ferrets taking a chorus on almost all of them. There was also Flots bleus, Aimé Barelli’s pretty ballad with a hint of nostalgia for Italian immigrants; and Maria, a magnificent slow-waltz by Roger Lucchesi (immortalized by Tino Rossi), with an exemplary chorus by Baro, who hits the right notes exactly where they should be: breathing-space, the weight of each note... it has everything.

Manouches & Gitans
Some explanation must be given concerning the long-underestimated role played in swing musette by the Gitans (or tziganes, the original gypsies coming to Europe from Egypt and the south, and the Manouches (or «gipsies» in the later spelling, the Man Houches who came from the west or the Roms coming via Rumania).

The banjo used to be the only stringed instrument accompanying the accordion. The alto banjo provided what French musicians call la pompe, or «pump», denoting a distinct percussive technique accenting the second and fourth beats (later played on a rhythm guitar); the banjo-mandolin (essentially a banjo body with the fretboard and tuning of a mandolin) supplied what Matelo Ferret called «bunches of key-rings», maybe because it was much the louder instrument... The guitars brought by Manouches and Gitans modified the musette style, «bending» it to jazz by adding considerably richer harmonies, with rhythmic freedom and a latent swing in the accompaniment the guitar provided (cf. Nostalgia gitana, a poignant waltz composed together with L. Péguri, a compatriot with a similar gypsy soul). Even if the accordionists were the uncontested stars of this swing music à la française, the Ferrets weren’t just auxiliary guitarists: when they weren’t playing choruses, their royal accompaniment and precise punctuation provided a springboard for Muréna to launch himself into phrases that simply flew from his accordion.

Born in Rouen, where their father raised horses, the guitarists Baro (1908-1976) and Sarane Ferret (1912-1968) came to Paris in 1931 to play musette. Their younger brother Matelo (1918-1989) would join them later. The Ferrets immediately found work in the dancehalls, but swing was out of the question then! They later played tzigane music, and met Django Reinhardt, all of them accompanying the Great Gipsy at one time or another, especially Baro, who was a regular feature of the QHCF («Quintette du Hot Club de France») which recorded more than 80 titles between 1935 and 1940. A confirmed jazzman whose technique left listeners dizzy, Baro was certainly (after Django) one of the most creative guitarists of his times. A brilliant soloist with a rounded sound and powerful attack, he stood out in all the swing groups which carried his unmistakeable signature: with Viseur, Privat and of course Tony Muréna, even if Tony left him less space than Gus Viseur. It seems all the more regrettable when you listen to him here on Gitan swing, a bravura piece of swing musette co-written by Baro and Muréna, where his flamboyant guitar-chorus is a remarkable musical construction.

Matelo began playing with Emile Vacher as a replacement for Gusti Malha, the creator of La valse des niglots. His rhythm-playing was already in place in the Muréna years but his typically flashing, edgy phrasing is still in gestation. Matelo would later succeed in imposing his style whatever the domain, playing with brio in contexts ranging from jazz to night-clubs where gipsy music was a specialty.

Sarane may not have had the virtuosity of his brothers but he was undoubtedly the most famous Ferret during the occupation. As a sideman trying to keep up with demand from every «new wave» accordionist (Bazin, Viseur, Muréna…) due to the depth and power of his accompaniment (cf. his «pumping» behind Begin the beguine), Sarane finally formed his own enormously popular quintet. The intimism of his playing came from short phrases, and you can feel Django’s influence in his steady, well-built choruses (cf. his contributions on Avenir, a fine piece co-written with Louis Ferrari, Tout n’est pas perdu, the swinging Holdtight or on Jockey club, where it might even be Baro you can hear, and not Sarane, it’s difficult to say!)

Didi Duprat, a unique signature
After 1943, the Ferrets seem to have moved on from Muréna, on records at least. The chair was filled by another excellent guitarist named René «Didi» Duprat (b. 1926 in Paris), one of the musicians standing in the shadows as it were, as his role, too, has been widely underestimated. A fine guitarist who learned to play by ear, Duprat considered Django as his master. By the time he was 15 he was playing alongside violinist Michel Warlop in the evening (he still went to school every day), and a year later he joined Viseur. «Tony, who often came down to hear him, had noticed that Didi was gifted; as an accompanist, he was an orchestra all on his own.» (4). He had it all: the melody line, his harmonic progressions, his verve using a plectrum, elegant and beautiful chords, a lightly swinging pompe... His signature recalled gypsy-caravans trundling under Parisian skies, and that unique touch made him one of the most sought-after guitarists, playing not only with accordionists (Prud’homme, Ferrari, Viseur, Azzola or Muréna, of course, who worked with him for a long time, including an uninterrupted five years), but also French song-stars such as Aznavour, Gréco, Ulmer, Marlène Dietrich, or Yves Montand, with whom he remained for 20 years after replacing Henri Crolla.

During his time with Duprat, the accordionist was no longer following the gipsy-swing aesthetic, but a series of brilliant waltzes featuring pretty melodies came along to remind us of it, and also a few pieces that had swing, if not the originality and creativeness of the freshly-inspired pieces recorded between 1940 and 1943 (cf. Django’s Swing 41 or Oui, written by Alix Combelle & Loulou Gasté which was recorded in February 1943). The exotic touch in titles such as Hong Kop (December 1943) heralded the future taste for typique (as Latin American/Caribbean music was called). The same session saw him record La Guigne, a little-known minor-key waltz with a theme of beautiful melancholy composed as a tribute to Django’s wife. René Larguier plays double bass and Didi’s accompaniment is rock-solid, unrolling a red carpet for Muréna to cross (walking on air!). When Muréna was playing with a clarinettist (most often Pierre Gossez), his accordion took on the accents of Benny Goodman, as shown on In the mood, a swing-fox-trot piece he cut in 1944 where his voluble sound is served by great virtuosity (cf. also Christopher Columbus, filled with rage and inspiration). Muréna might be beginning to flirt with «background music», but he still shows how beautifully he can play (cf. Kiwi, Djana or his self-penned Bis’ness): the tunes are close to dance-repertoire but never, ever, tasteless.

A change of period
After the war, Tony played in Paris at Ciro’s, The Lido, the Vie En Rose, Claridge’s… He was appea-ring at one of the capital’s select venues when Norodom Sihanouk, the King of Cambodia and a huge accordion fan, saw him play and invited him to Indochina. In Saigon in 1948, Sihanouk honoured Muréna with his country’s highest decoration, the Blue Elephant. On his return from a visit to America, Muréna, together with his friends Prud’homme, Carrara and Viseur, founded the «accordion’s club» which took their music to radio and music halls. A national figure, Tony earned a great deal of money, driving an American car and buying a villa in the chic western suburbs of Paris. He also lost almost as much at the races or playing poker, and spent more time than was usual in various bars...

Muréna could still swing, however, and proved it with inspired versions of Air Mail Special or Fishmarket (a Roy Eldridge piece he recorded in 1947). There were also some beautiful waltzes (Minouche, Excuse, Mensonges, and this magnificent Bouclettes which he wrote with Ferrari, whose nickname inspired the title: they called him Bouclettes because he was bald [«Bouclettes» means «Curly»!] There was also La valse chinoise in 1947 and Méprise a year later, written with Colombo, where Didi Duprat brilliantly demonstrates what «accompanying» means.

Muréna would remain with Odéon until 1958, recording more than 500 titles; the later pieces in the period showed he was oscillating between background-music and the «typique» styles which had now become fashionable, among them rumbas, the cha-cha-cha, boleros and sambas...

Early in the Sixties, as with other accordionists, Muréna yielded to «pop» musette – he had a living to earn after all – and turned to music that sold better. He recorded many titles for Barclay and Festival where his immense musical talents were hidden by «commercial» sounds... But that’s another story. When he died in 1971 at the age of 56, Tony Muréna was simply worn out by touring, concerts and sleepless nights. Gus Viseur played Nuages at his funeral, a last tribute.
Adapted in English by Martin Davies
Francis COUVREUX
© 2012 Frémeaux & Associés

In memory of Didier Roussin, Didi Duprat, Francis-Alfred Moerman, Jacques Bourgeois

Notes
(1) Three records were devoted entirely to Muréna: Valse et swing (Silex, 1992), a CD for Forlane (1996) and Les Années Odéon (ILD, 2001).
(2) (3) from an interview with Madame Muréna, reproduced on the Silex CD Valse et swing.
(4) Francis Couvreux interview with Madame Duprat, in Guitare magazine.

Thanks to
Maurice Desramé, Dominique Cravic, Daniel Colin, Freddy Haederly, Philippe Krumm, Madame Denise Duprat, Marcel Azzola, studio Art et son.


CD1
1. Madam’s (Muréna - P. Fontaine) 78 t Odéon 279604 / KI 8905 - 1
2. Tout n’est pas perdu (Louis Richardet) Odéon 279604 / KI 8906 - 1
3. Mélancolie (Ferrari - Davon) Odéon 279652 / KI 9046 - 1
4. Pépée (Muréna - Fontaine) idem / KI 9044 - 1
5. Nostalgia gitana (Muréna - Péguri) Odéon 279653 / KI 9045 - 1
6. Swing accordéon (Viseur - Strower) idem / KI 9049 - 1
7. Le paradis perdu (H. May) Odéon 281475 / KI 9179 - 1
8. Étude swing (Muréna - Dardane) idem KI / 9177 - 1
9. Rythme et swing (P. Durand) Odéon 281476 / KI 9180 - 1
10. Les yeux noirs (Trad) idem / KI 9178 - 1
11. Le jitterbug (Arlen - Harburg) Odéon 281477 / KI 9176 - 1
12. Holdtight (Brandow - Spotswood) idem / KI 9190 - 1
13. Swing promenade (Murena - Fontaine) Odéon 281479 / 9189 - 1
14. Ciro’s (Muréna) idem / KI 9193 - 1
15. Moulin rouge (Delaunay - Payrac) Odéon 281488 / KI 9223 - 1
16. Harlem (E. Caroll) idem / 9224 - 1
17. Gitan swing (Baro Ferret - Muréna) Odéon 281489 / KI 9221 - 1
18. Express 113 (Lucien Legrand) idem / KI 9222 - 1
19. Au temps de la cour (R.Scott) Odéon 281490 / KI 9219 - 1
20. Playmates (S.Dowell) idem / KI 9220 - 1
21. Christopher Colombus (Berry - Razaf) Odéon 281508 / KI 9295 - 1
22. Quartier chinois (Jérôme Schwartz) idem / KI 9298 - 1
23. Boum boum (Tito Leoni) Odéon 281509 / KI 9297 - 1
24. Avenir (Muréna - Ferrari) idem / KI 9296 - 1

Personnel et dates
Titres 1 et 2 Jacques Petitsigne, contrebasse ; Matelot et Sarane Ferret, guitares ; 11 mai 1939
3 et 4, probablement Lucien Gallopin ou peut-être Lulu Beliard ?, guitare ; contrebasse, ? ; 1940
5 et 6 : Jean Merlin, contrebasse ; Sarane et Matelot Ferret, guitares ; Michel Ramos, piano sur titre 6 ; 18 janvier 1940
7 à 11 : Jean Merlin, contrebasse ; Michel Ramos, piano, Baro et Sarane Ferret, guitares ; probablement Georges Marion, batterie sur 8 et 11 ; 14 mars 1941
12 à 14 personnel : le même que sur les pistes 7 à 11 ; 15 avril 1941
15 à 20 : Pierre Delhoumeau, clarinette ; Michel Ramos, piano ; Jean Merlin, contrebasse ; Pierre Fouad, batterie ; Baro et Sarane Ferret, guitares ; 14 juin 1941
21 à 24 : Michel Ramos, piano ; Jean Merlin, contrebasse ; Baro et Sarane Ferret, guitares ; 27 novembre 1941

CD 2
1. Flots bleus (Aimé Barelli) Odéon 281534 / KI 9368 - 1
2. Mlle swing (R. Legrand - Potera) idem / KI 9370 - 1
3. Passion (Muréna - Colombo) Odéon 281535 / KI 9372 - 1
4. Indifférence (Muréna - Colombo) idem / KI 9373 - 1
5. Pacific (Muréna) Odéon 281536 / KI 9369 - 1
6. Pré - catelan (Muréna) idem / KI 9371 - 1
7. Ping pong (J. Delannay) Odéon 281557 / KI 9428 - 1
8. Maria (Roger Luchési) idem / KI 9425 - 1
9. Mon amant de st jean (E.Carrara) Odéon 281558 / KI 9429 - 1
10. Mlle Nicole (Muréna - Baro Ferret) idem / KI 9426 - 1
11. Milk bar (Muréna) Odéon 281559 / KI 9424 - 1
12. Jockey club (Muréna) idem / KI 9427 - 1
13. Swing 41 (Django Reinhardt) Odéon 281575 / KI 9466 - 1
14. Oui (A.Combelle - L.Gasté) idem / KI 9468 - 1
15. Le dénicheur (Daniderff) Odéon 281576 / KI 9469 - 1
16. Tout m’est égal (Muréna - Ferrari) Odéon 281622 / KI 9580 - 1
17. Jimmy’s bar (P.Brun) Odéon 281623 / KI 9579 - 1
18. Café au lait (Muréna) idem / KI 9581 - 1
19. La guigne (Muréna) Odéon 281624 / KI 9577 - 1
20. La zone (Muréna - Carrara) idem / KI 9578 - 1
21. Claridge (Muréna) Odéon 281628 / KI 9592 - 1
22. Whisky soda (Muréna) idem / KI 9594 - 1
23. Kiwi (Muréna) Odéon 281629 / KI 9595 - 1

Personnel et dates
1 à 6 : Baro et Sarane Ferret, guitares ; Durand, contrebasse ; Michel Ramos, piano sur 1 et 2 ; 30 mai 1942
7 à 12 : Baro et Sarane Ferret, guitares ; Jacques Petitsigne, contrebasse ; 29 octobre 1942
13 à 15 : Baro et Sarane, guitares ; basse et batterie ? ; février 1943
16 à 18 : probablement Didi Duprat, guitare ; Pierre Gossez, clarinette ; Pierre Larguier, contrebasse ; Michel Ramos, piano sur 16 et 17 ; 23 novembre 1943
19 et 20 : probablement Didi Duprat, guitare et Pierre Larguier, contrebasse ; 23 novembre 1943
21 à 23 : comme 16 et 17 + batteur inconnu ; décembre 1943

CD 3
1. Besame mucho (Velasquez) Odéon 281641 / KI 9637 - 1
2. In The Mood (Razaf - Garland) Odéon 281642 / KI 9639 - 1
3. Jumpin’ at The Woodside (Count Basie) Odéon 281693 / KI 9757 - 1
4. I’m Beginning To See The Light (Ellington - James) Odéon 281694 / KI 9758 - 1
5. Minouche (Muréna) Odéon 281720 / KI 9816 - 1
6. Zaza (Muréna) idem / KI 9815 - 1
7. Excuse (Muréna) Odéon 281721 / KI 9817 - 1
8. Bizness (Muréna) idem / KI 9819 - 1
9. Bouclettes (Muréna - Ferrari) Odéon 281722 / KI 9818 - 1
10. Mensonges (Muréna) idem / KI 9821 - 1
11. On the sunny side of the street (Mac Hugh) Odéon 281772 / KI?
12. Air mail special (Ellington) Odéon 281773 / KI 9928 - 1
13. Quai de la jatte (Tony Muréna - M.Saint - Paul) idem / KI 9930
14. Valse chinoise (Colombo - Gestehem) Odéon 281842 / KI 10069 - 1
15. Fishmarket (Roy Eldridge) Odéon 281843 / KI 10070
16. Pépée (Muréna - Fontaine) Odéon 279652 KI 10282 - 1
17. Valse indoue (Colombo - Gestehem) Odéon 281994 / KI 10410
18. Méprise (Muréna - Colombo) Odéon 281996 / KI 10414
19. On the Sunny Side of the Street (Mac Hugh) pacific 787
20. Body and Soul (Heyman - Green - Hayton) idem
21. Home Trainer (Muréna - Viseur) pacific 1184
22. After You Have Gone (Creamer - Turner - Clayton) pacific 791
23. La godasse (Tony Murena) Odéon KI 10501
24. Passion (Muréna) Odéon 281535 KI 9372 - 3 prise 3
25. Indifférence (Muréna) Odéon 281535 KI 9373 - 3 prise 3
 
Personnel et dates
1 et 2 : Michel Ramos, piano, celesta ; Hubert Rostaing, clarinette ; Jacques Petitsigne, contrebasse ; guitariste inconnu, probablement Didi Duprat ; probablement mars 1945
3 et 4 : probablement Pierre Gossez, clarinette ; Michel Ramos, piano, Didi Duprat, guitare ; Larguier, contrebasse ; batterie ? ; fin 1945
5 à 11 : probablement Didi Duprat à la guitare ; contrebasse ? ; 1946
12 : piano, contrebasse, guitare, batterie ? ; décembre 1946
13 : valse en trio avec probablement Didi Duprat à la guitare ; décembre 1946
14 et 15 : Pierre Gossez, clarinette (sur 15) ; Didi Duprat, guitare ; Larguier, contrebasse ; batterie+piano ? ; 21 juillet 1947
16 : fin 1947 ou début 1948
17 et 18 : probablement Didi Duprat, guitare ; contrebasse ? ; 1948
19 à 22 : sous le nom d’Accordion’s Club ; Gus Viseur et Tony Muréna, accordéons, Matelot Ferret, guitare ; contrebasse ? ; 1948
23 : clarinette (?) ; probablement Didi Duprat, guitare ; probablement 1949
24 et 25 : l’accompagnement royal à la guitare ne peut être que de Didi Duprat ; basse, probablement P Groffe ? ; probablement début des années 1950

Tony Muréna occupe une place de choix dans le Panthéon des accordéonistes. Avec Gus Viseur et Jo Privat, il fait partie des « rénovateurs » du style musette. Sa sensibilité pour le jazz et sa collaboration avec les grands guitaristes manouches ou gitans (Django Reinhardt, les frères Ferret) font de Tony Muréna l’une des grandes vedettes du « swing musette ». Francis Couvreux en distille la quintessence dans ce coffret triple CD de 72 titres, permettant de retrouver l’âge d’or swing de Tony Muréna, le « gentleman accordéoniste ».  
Patrick Frémeaux

Tony Muréna has a choice seat in the accordionists’ Hall of Fame. Together with Gus Viseur and Jo Privat he “renovated” the musette style: his feeling for jazz and his associations with the great gypsy guitarists (Django Reinhardt, the Ferret brothers…) made Tony Muréna one of the greatest “swing musette” stars. His quintessential recordings have been gathered by Francis Couvreux in a 3CD boxed-set featuring 72 titles made in the Golden Age of Swing of Tony Muréna, the “gentleman and accordionist”. 
Patrick Frémeaux

CD SWING ACCORDEON 1939-1949, TONY MURENA © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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